Le ministère des Armées va louer des avions d’entraînement tchèques Aero L-39 pour l’EPNER

L’an passé, la Direction générale de l’armement [DGA] fit savoir qu’elle était en quête d’un « avion d’armes » biplace et devant « avoir des commandes de vol réversibles » pour le compte de l’École du personnel navigant d’essais et de réception [EPNER], laquelle relève de son centre « Essais en vol »[DGA EV]. Il était alors question de passer un marché pour la location d’un tel appareil, via un appel d’offres.
« Cette location intervient au profit des séances d’instruction et d’évaluation qui font partie du cycle des stages. Elles permettent aux stagiaires d’étudier les performances et qualités de vol des avions. De plus, la location permet l’usage de l’avion en tant que plastron dans le cadre des essais en vol », avait en effet précisé la DGA.
Ce 4 décembre, l’Entreprise de Services de Sécurité et de Défense [ESSD] Babcock France a fait savoir qu’elle venait d’obtenir ce marché d’une durée de un an, susceptible d’être renouvelé par tacite reconduction à quatre reprises.
« Babcock France a remporté un nouveau contrat pour soutenir l’École du Personnel Navigant d’Essais et de Réception et réaliser des vols plastron au profit de la Direction Générale de l’Armement – Essais en Vol, grâce à la mise à disposition d’avions L-39 issus de la flotte acquise en 2024 », a en effet indiqué l’ESSD.
Plus précisément, ce contrat « inclut 40 heures de vol annuelles en location coque nue pour la formation aux essais en vol ». En outre, il permettra d’utiliser un L-39 Albatros pour « des sessions d’instruction et d’évaluation, offrant aux stagiaires l’opportunité d’analyser les performances et les qualités de vol des aéronefs dans des conditions opérationnelles réalistes ».
Conçu par l’avionneur tchèque Aero Vodochody vers la fin des années 1960, le L-39 Albatros est un appareil robuste et économique qui, propulsé par un réacteur Ivchyenko AI-25TL, peut voler à la vitesse de 750 km/h. En 2024, Babcock France a fait l’acquisition de onze exemplaires auprès de la société Apache afin de créer une « académie pour la formation et l’entraînement des pilotes de chasse étrangers » sur l’ancienne base aérienne 102 de Dijon.
S’agissant du contrat obtenu auprès de la DGA, Babcock France précise que cette location permettra également de former des « mécaniciens de mise en Å“uvre [servicing] », de remettre à niveau les mécaniciens de DGA EV, et d’effectuer des « vols de relâcher au profit des instructeurs de l’EPNER et des pilotes d’essais déjà qualifiés sur L-39 ».
Ce partenariat avec l’EPNER « illustre notre engagement à soutenir les forces françaises dans leurs missions critiques, en mettant à disposition des moyens aériens performants et adaptés aux exigences de la formation et des essais », a commenté Pierre Basquin, le PDG de Babcock France. Et d’ajouter : « Ce contrat marque une étape structurante dans notre feuille de route » car c’est le premier qui concerne « notre flotte d’avions L-39 ».
Pour rappel, l’EPNER a su se forger une solide réputation au niveau mondial, avec plus de 2 000 pilotes et ingénieurs d’essais formés depuis sa création, en 1946. Outre ce contrat, la DGA a récemment émis d’autres appels d’offres afin de louer d’autres aéronefs à son profit, dont un « avion de type biréacteur » relevant de la catégorie EASA CS-25 et des hélicoptères Robinson R44 II et H135 T2+.
Photo : Babcock France





pourquoi pas, une solution econimique, et qui évite de re-developper la poudre (un peu tard non ?) et ca reste europeen
Oui, perso c’est regrettable que plusieurs L-39 n’aient pas été achetés, et cela depuis longtemps
Pour décorer les ronds points?
Encore une fois nous sommes sous la influence d’ une société étrangère (anglaise dans ce cas) qui nous propose des avions juste pour la formation (et non pour l ‘ entraînement aux combats). Merci aux décideurs alors que d’ autres pays s’ entraînent aux combats avec des M 346 qui sont le top des machines actuelles ( voir l école internationale de pilotage militaire ou participent des pilotes américain, japonais, allemand, italien…
On parle de l’EPNER là …. pour eux, moderne ou ancien, il suffit que ça vole (il est dit dans l’article « commandes de vol réversibles » – ça vous parle ?)
L’équivalent anglais de cette école – l’Empire Test Pilot School de Boscombe Down – a bien utilisé des Alphajets, si cela peut consoler votre fierté nationale.
https://www.fightercontrol.co.uk/forum/viewtopic.php?t=110013
40 heures de vol annuelle au profit de l’EPNER , quelle influence!
40 heures de vol annuelles.
C’est affligent vous confondez tout.
En Italie l’Intenational Flight Training School est destinée à la formation des pilotes de chasse.
C’est l’équivalent de ce que faisait la France avant sur Alphajet et maintenant sur PC21, ou l’Angleterre sur Hawk
Ces L39 de Babcock sont destinés à l’EPNER, l’école des pilotes d’essais.
oui mais il reste que nous n’avons pas été capables de développer un successeur digne de l’Alpha jet
La France est parfaitement capable de développer ce type d’appareils. Entre les priorités et les budgets, il faut faire des choix. La priorité n’est certainement pas de développer un avion d’entrainement alors que le marché est déjà largement couvert par des appareils parfaitement capables.
C’est encore plus affligeant quand on y met deux a.
Des pilotes américains, japonais, allemands, italiens.
Pas sûr que nous ayons assez de mouchoirs pour vous quand vous passerez nous voir…
L’EPNER n’est pas une unité destinée au combat…
hélas nous avons des nuls a tout les niveaux . pauvre France
Ha !!! La France n’a donc pas de solution SOUVERAINE ?
non mais elle a un stock hélas encore conséquent de boumeurs à grande gueule, « souverains » de par le fait, car personne à l’étranger ne s’arrache leurs grands plans de paix au vietnam par la force du transit intestinal, ni plus que leur philosophie affûtée sur le thème de « si on était plus jônti, on serait moins missônt »
On sent la satisfaction chez vous @Raymond75 !
Non, et c’est justement là le but ! Ici, on parle de l’EPNER, l’école des pilotes d’essai. Le principe, c’est de les entraîner à voler sur tout et n’importe quoi, et en particulier des avions pas de chez nous, avec une philosophie de conception différente. Donc, surtout pas un Alphajet ou un avion français !
pour 40h annuelles?
C’est vrai que pour des vols « plastron » et quelques dizaines d’heures d’essais par an, il faut une solution souveraine… C’est indispensable !
non Robmac les imbéciles qui nous commandes sont eux bien souverains .
On a en effet une solution souveraine
Ils volent en escadrille avec toi comme chef
Depuis les annonces du CEMA, on en a vu beaucoup qui essayent de voler
ouais du bricolage on ne pourrait relancer la production du gadjet et moderniser son avionique ?
il en faut combien 80 ?
en plus les vieux pourraient faire de la chasse au drone dans l’est
Vous être hors sujet… Ici, on parle de l’EPNER, l’école des pilotes d’essai. Le principe, c’est de les entraîner à voler sur tout et n’importe quoi, et en particulier des avions pas de chez nous, avec une philosophie de conception différente. Donc, surtout pas un Alphajet ou un avion français !
Il en faut pas 80, mais plutot 1 et pendant uniquement 40h par an.
@benoit
Désolé, mais les outillages de la chaine de production des Alpha Jet ont été ferraillés (de toute façon c’était du Bréguet Aviation, conçu en « coopération » avec des Allemands de Dornier, pouah!), comme ceux du Mirage 2000, pour éviter sans doute de faire concurrence au « tout Rafale »…
Et aussi pour faire de la place, vu l’augmentation régulière et inexorable des taxes foncières ! 😉
(Et ne pas oublier qu’avant E.T., le P-DG de Dassault Aviation était un expert comptable)
Faites tout votre possible pour éviter d’acheter le Master M 346 italien… vous êtes contre les achats européens…
ne te prive pas de nous rappeler ce que la ritalie dédaignéea acheté à la france sur, disons, ces vingt dernières années.
Rien à voir… Ici, on parle de l’EPNER, l’école des pilotes d’essai. Le principe, c’est de les entraîner à voler sur tout et n’importe quoi, et en particulier des avions atypiques, avec une philosophie de conception différente. Donc, surtout pas un avion trop « occidental » comme le M346 !
Pas fort en géographie les italiens. La Suisse et la Tchéquie sont des pays européens.
À 80 millions pièce… ça fait cher ton bijou
En général quand on loue, c’est que le besoin n’est suffisant pour justifier l’achat ; ou qu’on n’a pas les moyens d’acheter…
La France utilise des pilatus suisses et des albatros tchèques. Hors coopération, et hors sous-traitance, il n’y a aucun achat militaire de produits finis par l’Italie de matériel français, ni de matériel italien par les français depuis 2000. La coopération et la sous-traitance se portent très bien dans les deux sens par contre.
C’est un moyen économique pour un usage qui ne demande pas de nombreuses heures de vol. À l’avenir l’AAE aura besoin de moyens d’entraînement, de simulation et de démonstration (PAF).
Que restera-t-il des combats rapprochés air-air et l’appui air-sol, y compris au canon? L’avènement des drones aussi sophistiqués que les appareils habités va changer la done. Le pilotage devient une partie de la gestion d’un système avec des moyens d’entrainement qui vont évoluer pour d’autres pratiques. Un jet d’entraînement versatile sera-t-il nécessaire et opportun pour « rejouer un Top Gun »?
La donne.
vous avez qu à nous acheter des hurjet
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aero_L-39_Albatros
La vitesse de pointe serait de 910 km/h et non 750 km/h comme écrit dans l’article, ce qui correspont plus à la performance d’un fouga magister.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fouga_CM-170_Magister
Dans la même série, quelques L-159 B seraient bienvenu pour l’armée de l’air et de l’Espace pour l’entrainement et la police du ciel.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aero_L-159_Alca
40 heures de vol annuelles ?…
Babcock a 11 L-39 à Dijon, depuis 1 an. A quoi d’autre les utilisent-ils ? Et pas de nouvelle sur l’attribution du marché de REDAIR par la DGA ? Il y a d’autres candidats sur les rangs, eux aussi bien outillés, et pour bien plus que 40 heures.
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/babcock-france-lance-a-dijon-une-nouvelle-activite-de-formation-et-dentrainement-au-profit-des-forces-aeriennes/
Ils me semblent qu ils ont des clients militaires étrangers.
C’est donc là que se sont retrouvés les avions de la défunte Patrouille Breitling…
Quelqu’un sait ce qu’en sont devenus les pilotes ? Embauchés par Babcock ?
Un article de la presse locale qui en dit plus : https://www.bienpublic.com/defense-guerre-conflit/2024/12/11/la-societe-apache-aviation-(ex-patrouille-breitling)-vendue-a-un-groupe-specialise-dans-la-defense . D’après cet article il semble que les derniers salariés à temps plein étaient les mécaniciens, les pilotes eux étaient devenus des prestataires de service indépendants. Quant à Jacques Bothelin, le patron, il a presque 70 ans et peut prétendre à une retraite bien méritée.
Merci B.M.
Merci !
à la BA-102 !!!
que de souvenirs
C’est vraiment dommage que cette base ne soit plus opérationnelle
Pourtant, elle a des abris durcis et tout ce qu’il faut pour permettre d’abriter des escadrons de chasseurs
J’espère qu’un jour on va sortir du dogme du toujours plus gros. La base de Dijon serait parfaite pour abriter des avions dédiés à la posture permanente (ou police du ciel)
Ce n’est pas les quelques habitations autour qui gènent vraiment …