L’Allemagne a prononcé la capacité opérationnelle initiale de son système de défense aérienne Arrow 3

Quelques semaines après le début de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022, Berlin fit connaître son intention de se doter de son propre bouclier antimissile alors que l’Otan était en train de finaliser le déploiement d’un tel dispositif, avec deux sites AEGIS Ashore [l’un en Pologne, l’autre en Roumanie], un radar d’alerte avancée en Turquie et un centre de commandement à Ramstein, en Allemagne.
Lors d’un discours prononcé à Prague en août 2022, le chancelier Olaf Scholz confirma cette orientation et plaida pour un investissement « massif » dans les capacités de défense aérienne au niveau européen. « Un système de défense aérienne bâti conjointement en Europe serait non seulement moins cher et plus efficace que si chacun de nous construisait sa propre défense aérienne. […] Ce serait un gain de sécurité pour toute l’Europe et un excellent exemple de ce que nous voulons dire lorsque nous parlons de renforcer le pilier européen de l’Otan », avait-il dit.
Du point de vue de Berlin, la mise en place d’un tel bouclier antimissile se justifie par le fait que, en cas de conflit avec la Russie, l’Allemagne risque d’être principalement menacée en tant que plaque tournante logistique de l’Otan en Europe.
Puis, deux mois plus tard, par l’entremise de l’Otan, l’Allemagne lança l’initiative « European Sky Shield » afin de créer un système européen de défense aérienne via l’acquisition commune des capacités nécessaires… dont les systèmes IRIS-T SLM [de l’allemand Diehl Defence], Arrow-3 [développé par Israël avec un appui des États-Unis] et Patriot.
L’année suivante, l’Allemagne finalisa l’achat du système de défense aérienne Arrow 3, dans le cadre d’un accord de gouvernement à gouvernement conclu avec Israël. Et cela, après le feu vert de l’administration américaine, laquelle avait son mot à dire de par la participation de la Missile Defense Agency [MDA] du Pentagone et de Boeing dans le développement de cette capacité.
Pour rappel, l’Arrow 3 a été mis au point par Israel Aerospace Industries [IAI] pour intercepter et détruire des missiles balistiques lors de leur phase exo-atmosphérique grâce à un « projectile cinétique » [ou « kill vehicle »], un centre C4ISR appelé Yellow Citron et le radar « Super Green Pine ». Sa portée est estimée à 2 000 km et son altitude d’interception serait supérieure à 100 km [ce qui correspond à l’orbite terrestre basse – LEO].
« D’une valeur d’environ 14 milliards de shekels [soit 3,2 milliards de dollars], il s’agit du plus gros contrat d’armement de l’histoire d’Israël », s’était alors félicité le ministère israélien de la Défense, le 17 août 2023.
Puis, le commandant de la force aérienne allemande [Luftwaffe], qui était alors le général Ingo Gerhartz, assura que les premiers éléments du système Arrow 3 seraient déployés dès 2025, sur la base aérienne de Holzdorf, c’est-à -dire à moins de 100 km au sud de Berlin.
Ce calendrier pouvait sembler ambitieux, au regard de la situation au Proche-Orient, laquelle a mis la défense antimissile israélienne sous forte tension. Mais il a été tenu, sans doute grâce à l’implication de MBDA Deutschland. En effet, le 3 décembre, la Luftwaffe a prononcé la capacité opérationnelle initiale du premier élément de son système Arrow 3 [désigné AWS-G, pour Arrow Weapon System – Germany].
Ce premier élément comprend notamment le radar « Super Green Pine » qui, conçu par Elta, serait suffisamment puissant pour aussi « couvrir » la Pologne et les États baltes.
« Prononcer la capacité opérationnelle initiale signifie que les premiers composants du système sont mis en service, c’est-à -dire que le radar, l’équipement de lancement et le personnel formé sont prêts à mener des opérations de protection à échelle limitée », a rappelé la Bundeswehr.
« Grâce au nouveau système Arrow, nous renforçons notre défense aérienne en y intégrant une couche extérieure. Pour la première fois, nous sommes en mesure d’assurer une alerte précoce et de protéger notre population et nos infrastructures contre les missiles balistiques à longue portée », s’est félicité Boris Pistorius, le ministre allemand de la Défense, à cette occasion.
« Grâce à cette capacité stratégique, unique parmi nos partenaires européens, nous consolidons notre rôle central au cÅ“ur de l’Europe. Ce faisant, nous protégeons non seulement nous-mêmes, mais aussi nos partenaires. Nous renforçons le pilier européen de l’Otan et atteignons un objectif de planification de l’Otan. Nous démontrons que l’Allemagne assume ses responsabilités », a ensuite fait valoir M. Pistorius.
Normalement, le déploiement de l’AWS-G devrait être terminé avant 2030 au plus tard. Pour le moment, aucune précision n’a encore été donnée sur les autres sites qui abriteront les autres éléments de ce système.
« Au cours des prochains mois et des prochaines années, des sites supplémentaires seront mis en place en Allemagne. D’autres sites sont en cours d’aménagement à cet effet. La répartition sur plusieurs sites stratégiques garantit une couverture optimale de l’ensemble du territoire allemand, une grande efficacité et la résilience nécessaire en cas de panne, de dysfonctionnement ou de sabotage », a seulement indiqué le ministre.
Photo : Bundeswehr / Francis Hildemann





Information qui rappelle cruellement qu’à l’heure actuelle, aucun projet d’intercepteur exo-atmosphérique n’est prévu en Europe, qui se repose donc sur des solutions US ou israéliennes. Une hérésie, car on sait qu’en cas de conflit, il sera très compliqué d’obtenir du soutien et des munitions de la part des pays producteurs qui ne voudront pas nécessairement s’impliquer dans une guerre sur le théâtre européen. On note que les projets TWISTER et Aquila ne visent « que » l’endo-atmosphérique.
Avec l’explosion en cours des budgets défense, serait-il enfin possible d’imaginer qu’un pays, ou un groupe de plusieurs pays européens, lance enfin un projet d’intercepteur exo-atmosphérique, équivalent à l’Arrow 3 ou au SM 3 américain ?
La France avait entamé des études dans les années 2000 sur le projet Exoguard (EADS Astrium), projet sans lendemain. L’heure est sans doute venue de ressortir cette idée pour la remettre au goût du jour, avec les technologies du moment. Un projet d’intercepteur « Aster 50 » pourrait voir le jour, en coopération avec l’Italie, la Grande Bretagne, et les pays ayant acquis le PAAMS/Mamba. L’objectif serait d’agrandir la famille Aster « par le haut ».
Il s’agirait de concevoir un nouveau radar à longue portée, avec une grande dalle AESA, et un intercepteur plus long et plus « musclé » que l’Aster 30 : longueur de 6 à 7 mètres, et diamètre de 50cm environ (contre respectivement 4.90m et 30 cm pour l’aster 30). Ces dimensions resteraient en effet compatibles avec les lanceurs navals verticaux Sylver A70 qui équipent certaines marines européennes et mondiales.
En cas d’échec de la coopération, ou en complément de celle-ci, on notera que la France disposerait potentiellement d’une solution 100% nationale, grâce à la fusée-sonde Sylex récemment conçue et testée par Arianespace :
https://www.opex360.com/2025/11/28/la-direction-generale-de-larmement-a-procede-avec-succes-au-premier-lancement-de-la-fusee-sonde-sylex/
Cette fusée-sonde, qui existe en version mono (10 mètres) ou bi-étage (15 mètres), a été conçue dans le but de tester les armes hypersoniques françaises (VMAX notamment). Mais elle pourrait sans doute être détournée de son usage initial, pour en faire un intercepteur exo atmosphérique doté de « kill vehicles », de la classe du GBI américain : on changerait donc d’échelle. Il s’agirait cette fois d’intercepter non plus des missiles balistiques en phase d’attaque, mais bien de les intercepter à mi-parcours en orbite basse, à des distances de l’ordre de 5 000 à 7 000km (2 400km pour l’Arrow 3, à titre de comparaison). La portée de ce système serait donc véritablement continentale (et n’aurait de sens et d’intérêt qu’avec un système d’alerte/détection placé en orbite basse). Ces missiles, probablement acquis en nombre limité (car forcément coûteux) seraient bien sûr installés à terre dans des silos fixes, compte tenu de leurs dimensions. Un tel projet doterait la France d’un instrument politique intéressant et différenciant, (presque) au même titre que sa dissuasion nucléaire : il serait en effet envisageable d’installer ces missiles sur le territoire d’autres Etats européens volontaires.
@ …seraient bien sûr installés à terre dans des silos fixes, compte tenu de leurs dimensions.
Sur le plateau d’Albion…
Sauf qu’aux environs de Saint-Christol, les 18 silos ne sont plus qu’un lointain souvenir. Démantelés avec soin qu’ils ont été et remodelage de l’emprise pour y permettre la mise en place de centrales solaires ou encore de déchetteries….
A présent à une ou peut être deux exceptions, ces petites emprises « ex-silo » ont donc des destinations très éloignées de la défense nationale.
Quant à ce qui fut la BA 200 et ses hectares qui furent le centre du dispositif. Depuis 1995, elle a connu le calme et l’élimination d’équipements trop spécialisés et notamment ceux qui furent indispensables à la maintenance des missiles et au stockage des têtes nucléaires .
Elle abrite et couve maintenant les activités d’un régiment du génie de la Légion ainsi que celles de très grandes « zoreilles » , elles aussi, indispensables aux missions de la DGSE.
Soulignons tout de même que la population de Saint-Christol a connu une sorte de « Boom » démographique depuis la fermeture de la BA 400. Aujourd’hui ce village compte 1.416 âmes contre 636 en 1990 ( soit 05 ans avant la fin des années missiles )
Toujours à propos des populations locales. Cela ne fut pas la même chose pour celle de la ville d’Apt, la voisine typée « activité repos et plus » qui par ailleurs est située à environ 25 kilomètres. Là , la population baissa.
De 11.506 habitants en 1990, elle est tombé à 10.297 habitants en 2022 ( – 1209 habitants ) et reste dans ces eaux là .
Intéressant n’est-il pas ?
A là là !!!!!!
Autour de Saint-Christol avec Hans, mon beau légionnaire, j’adore me promener dans les champs de lavandes.
Et puis……..J’vous dis pas comme c’est bon.
Il s’agissait de la B.A .200 et du 1er G.M.S. (Groupement de Missile Stratégique)
Votre remarque relative à la fusée-sonde Sylex est particulièrement pertinente.
Pensez-vous que sa « transformation » en un intercepteur cinétique exo-atmosphérique
soit techniquement réalisable dans des délais compatibles avec l’urgence de la situation ?
Y aurait-il des signes objectifs d’un intérêt de la DGA pour cette adaptation de Sylex ou
peut-on redouter qu’il ne s’agisse que d’un vÅ“u pieux ?
il fraudais avoir des financements ,une volonté politique,et du temps ,beaucoup de temps . développer un systéme pareille demande 10-15 ans ,il faut les radars ,les lanceurs , les centre de contrôle , des satellites , enfin bref la France peut réver le chef d#état major de l’air estime d’un dôme de fer est inutile .
@HMX. « Mais elle pourrait sans doute être détournée de son usage initial, pour en faire un intercepteur exo atmosphérique doté de « kill vehicles », de la classe du GBI américain : on changerait donc d’échelle. Il s’agirait cette fois d’intercepter non plus des missiles balistiques en phase d’attaque, mais bien de les intercepter à mi-parcours en orbite basse, à des distances de l’ordre de 5 000 à 7 000km (2 400km pour l’Arrow 3, à titre de comparaison) » Les SM-3 et Arrow sont aussi là pour intercepter des missiles balistiques avant qu’ils ne soient en phase d’attaque.. Une portée de 2400km est largement suffisante.. Certes les US ont en plus des GBI, mais c’est leur emplacement sur le territoire américain qui nécessite d’aussi gros et coûteux missiles.. Une grande partie du travail revient aux SM-3 basés sur leurs destroyers et sur différentes installations terrestres qu’ils ont sur différents continents/îles. A noter que le successeur du GBI (NGI) est en cours de développement. Sans compter pour les US, les futurs intercepteurs qu’ils comptent placer dans l’espace…
@NORAD
« Une portée de 2400km est largement suffisante »
ça dépend de quelle distance sont tirés les missiles assaillants, de leur nombre, et aussi et surtout de la taille de l’Etat (ou du continent !) à défendre… Dans une logique multicouches, les GBI vont pouvoir les attaquer dès leur entrée en orbite basse, à très grande distance. Les SM3 étant censés jouer le rôle de « gardiens de but » en détruisant à plus courte distance ceux qui auraient réussi à passer (c’est une image).
@HMX. Des SM-3 placés sur des destroyers ou bases proches de la Russie ou de la Chine peuvent faire la même chose que les GBI pour moins cher… L’installation en cours à Guam en est un exemple… Dans un autre registre la batterie THAAD positionnée en Corée du Sud peut intercepter les missiles balistiques nord Coréens dans leur phase ascendante…
@NORAD
THAAD ne peut pas intercepter en phase ascendante. Sa fenêtre d’engagement est terminalisée (haut endo / bas exo). Les rapports du MDA et du GAO le précisent clairement.
De même, les SM-3 — y compris sur Guam — sont des intercepteurs midcourse exclusivement. Ils ne disposent d’aucune capacité boost-phase : cinématique insuffisante, senseurs inadaptés, fenêtre trop courte (<1 min) et nécessité d’être très proche du site de lancement (<150 Km).
À ce jour, aucun système US en service n’offre d’interception boost-phase opérationnelle.
@HMX. Et ce que je mentionne pour le THAAD est encore plus pertinent avec le SM-6
@HMX
L’idée est intéressante, mais il faut garder en tête que SYLEX est une fusée-sonde hypersonique, pas un booster conçu pour l’interception exoatmosphérique.
Un intercepteur midcourse n’a absolument pas le même profil de vol qu’un missile balistique classique.
Un missile balistique peut fonctionner avec une accélération initiale modérée et suivre ensuite une trajectoire purement balistique sans manœuvre.
Un intercepteur, lui, doit au contraire :
– accélérer très rapidement pour rejoindre une cible déjà en fuite,
– disposer d’une capacité de manœuvre exoatmosphérique (DACS),
– être intégré dans une architecture de détection/discrimination dédiée.
SYLEX n’a été conçu ni pour ces régimes d’accélération, ni pour ces manœuvres, ni pour porter un kill vehicle.
Le transformer en intercepteur midcourse reviendrait à concevoir un système entièrement nouveau, pas à dériver la fusée-sonde existante.
En résumé : SYLEX démontre un savoir-faire utile, mais la marche technologique vers un véritable intercepteur ABM de longue portée est immense.
@HMX
Il existe un vide évident en matière de défense exo-atmospherique en France.
L’Arrow 3 n’étant pas itar free, il est hors de question d’acheter ce missile.
Effectuer un développement commun entre la France, l’Italie et la GB qui ont le recul d’un travail ensemble sur le SAMP-T/PAAMS me paraît opportun à condition qu’au prétexte de récupérer quelque subside, on ne viennent pas mêler l’UE à cette opération avec les risques avérés de voir arriver d’autres participants inexpérimentés présents pour bénéficier de la funeste loi du juste retour.
Quand à la fusée sonde Sylex, hormis le fait que sa mise au point n’est pas achevée, il faudrait lui adjoindre un système de détection qui reste à créer et à développer un système de guidage d’une toute autre complexité que celui d’une simple fusée sonde. Tout ceci demanderait des financements TRES importants dont on ne dispose pas, sauf à faire le tri dans des des programmes dépassés avant de naître tels l’Eurodrone, le MGCS, …. Et je ne parle même pas du porte-avions à temps partiel.
Bien cordialement.
@Yvon. « on ne viennent pas mêler l’UE à cette opération avec les risques avérés de voir arriver d’autres participants inexpérimentés présents pour bénéficier de la funeste loi du juste retour. » L’UE peut-être pas, cependant ne pas systématiquement exclure d’autres pays, même s’ils n’ont guère d’expérience à apporter en R&D mais qui auraient des industries pour en produire certains composants…
@Yvon. « on ne viennent pas mêler l’UE à cette opération avec les risques avérés de voir arriver d’autres participants inexpérimentés présents pour bénéficier de la funeste loi du juste retour. » L’UE peut-être pas, cependant ne pas systématiquement exclure d’autres pays, même s’ils n’ont guère d’expérience à apporter en R&D mais qui auraient des industries pour en produire certains composants…
@Yvon
Nous avons déjà eu cet échange, sur les moyens budgétaires et « l’impossibilité » de financer certains programmes (porte-avions, etc…). Je vous rappelais que nous n’étions plus au début des années 2010, avec un budget qui frôlait alors dangereusement un plancher à 30 Md€. En 2025, c’est factuel, notre budget est remonté à 50.5Md€. Il sera de 57 Md€ en 2026, malgré la crise que nous traversons, et pourrait atteindre 90 Md€ en 2030, puis environ 110 à 120 Md€ en 2035, en cohérence avec la cible d’un effort de défense à 3.5% du PIB, à l’instar de tous nos voisins européens. On va changer d’échelle : il serait bon que nos ambitions comment également à évoluer… tous comme nos discours.
On peut discuter ces chiffres, mais la trajectoire est bien là , et personne ne la remet en cause, ni en France, ni en Europe. Il me semblait important de vous le rappeler, en réponse à cette complainte permanente « on a pas les moyens », « on aura pas les financements »… cette complainte appartient désormais au passé. Un passé certes récent, mais passé ! Les financements sont devant nous, ainsi que les défis qui vont avec.
Donc pour vous répondre, si la France décidait de se doter dans les 10 ans qui viennent d’un système de défense anti-missile composé d’un lanceur doté de « kill vehicles », associé à un système d’alerte avancée en orbite (c’est déjà prévu) et de radars au sol, c’est largement du domaine du possible, d’autant qu’un grand nombre de briques technologiques existent déjà . Et comme nos voisins voient également leurs moyens augmenter, ils serait sans doute possible de les associer à un tel projet (au moins sur le segment spatial), donc de partager le coût d’un tel système à vocation continentale.
@HMX
Devant l’ampleur des besoins qui se font jour et malgré l’augmentation (non assurée dans le temps) du budget militaire, il n’empêche que nous avons l’impérieuse obligation de peser chaque défense et de faire passer à la trappe ces programmes de temps de paix dont l’utilité a disparu avec le temps.
Bravo ;L’Allemagne qui se dote d’un système anti -aérien digne de ce nom. il y as pas d’équivalent en Europe . le système est monté en Allemagne d’ou son nom AWS-G . Les missiles sont fabriquer par MTBA DEUTCHLAND , il va falloir les sortir en nombre pour avoir du stock en cas de conflits de haute intensité se seras pas une mince affaire , mais le pays as des ressources industrielle pour le faire . le systéme seras aussi compléter par deux autre base l’une dans le Schleswig-Holstein (Baltique) l’autre la Bavière . il seras compléter par des patriote germano-américains ,et par IRIS-T (basse et moyenne altitude )allemand , car le AWS-G ne peut pas intercepter les missile de croisière . L’intermédiaire de European Sky Shield ,l’Allemagne as fédérer 22pays européens en matière de défense anti-aérienne ,elle assume fièrement son rôle de leader en matière de défense européenne ,mais pour Europen sky shield ,la France et l’Italie n’en font pas partie , pourquoi ?je connais pas vraiment les raisons ,peut a cause du système Manba . C#est un beau coup militaire et politique .celas va pas plaire á certain . L’article est bien écrit merci á Mr lagneau .
Pleine capacité opérationnelle basée sur Arrow 3 qui ne sera pas capable d’intercepter les Kinzhal, Islande ou Tzirkon russes…
Quant aux ICBM…
Bah ! Ça donnera l’occasion à Berlin de plaire à Trump en achetant des RIM-161 hors de prix…
Développer une capacité souveraine ? Non, sûrement pas !
@Goose. « Pleine capacité opérationnelle basée sur Arrow 3 qui ne sera pas capable d’intercepter les Kinzhal, Islande ou Tzirkon russes… » Pour ces missiles, c’est le rôle des PATRIOT…
oui patriot, mamba,iris-t , mais bientôt l’Allemagne auras aussi le AWS-G 4 ,1800km , 30km-100km de d’altitude
nous avons une récente expérience au mois de juin pendant la guerre de douze jour entre Israel et l’Iran ,il me semble que les israéliens ont été mis a dure épreuve devant l’attaque massive de missiles hypersonique iraniens et ce malgré leur grande avancée en matière de systèmes anti aérien ,arrow 3 compris , fronde de david ecc ecc
oui , mais c’est Israël qui as gagné , Sans ce bouclier ,elle aurais perdu , mais il faut avoir beaucoup de stock et de réserve -.MTBA DEUCHTLAND as bien travailler .
Israel a tellement gagné qu’il a demandé aux USA de négocier un cessez le feu avec l’Iran.
oui ,mais Israël as gagnée
HMX, vous êtes fatiguant.
On dirait que vous êtes comme « porté par je ne sais quoi ».
Pourriez-vous s’il vous plait, synthétiser en quelque lignes ?
Pourquoi ne pas ouvrir un blog à vous.
A mon âge, je ne vous suis pas.
Merci HMX pour vos posts toujours intéressants, motivés et le plus souvent pertinents.
@Ulysse Entièrement d’accord avec vous. @HMX Merci pour vos interventions très pertinentes et détaillées sur des sujets complexes.
@piem
navré de vous importuner. Il est vrai que je sui souvent trop long, quand un sujet m’intéresse… mais vous n’êtes pas obligé de me lire, et encore moins de me répondre ! 😉
Et la France ? Ha oui : elle va développer une solution SOUVERAINE !
arrow 3 system limite d’utilisation
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Le système de défense Arrow 3 présente des
limites d’utilisation principalement liées à son concept d’interception exoatmosphérique (dans l’espace) et à sa spécialisation contre les missiles balistiques à longue et moyenne portée.
Ses principales limites sont les suivantes :
Type de cible spécifique : L’Arrow 3 est conçu pour intercepter des missiles balistiques sur une trajectoire prévisible, principalement au-dessus de l’atmosphère (à plus de 100 km d’altitude).
Vulnérabilité aux menaces non balistiques : Le système est moins efficace, voire inefficace, contre les menaces qui volent à l’intérieur de l’atmosphère terrestre, telles que :
Les missiles de croisière.
Les avions ou drones.
Les missiles balistiques à courte portée qui restent dans l’atmosphère ou n’y passent que brièvement.
Certains analystes estiment qu’il a des « angles morts » face aux aéronefs manÅ“uvrables à basse altitude.
Conditions environnementales : Les composants du système peuvent être affectés par les conditions atmosphériques, ce qui les rend moins efficaces pour les interceptions à l’intérieur de l’atmosphère.
Complémentarité nécessaire : En raison de ces limites, le système Arrow 3 fait partie d’une architecture de défense multicouche en Israël, qui comprend d’autres systèmes (comme le Dôme de fer pour la courte portée et la Fronde de David pour la moyenne portée) pour assurer une protection complète.
Restrictions d’exportation/politiques : Le développement conjoint israélo-américain du système implique des approbations des États-Unis pour son exportation (comme dans le cas de l’Allemagne), ce qui peut imposer des conditions d’utilisation ou des limitations géopolitiques.
En résumé, bien que l’Arrow 3 offre une capacité unique et stratégique d’interception à très longue portée et haute altitude, il n’est pas un bouclier « imperméable » et doit être intégré dans un système de défense aérienne plus large pour contrer l’ensemble des menaces modernes.
comme tout système il as ces limites ,il doit être intégrer a d’autre système comme le mamba,patriote ,iris T de façons á faire une défense multi couche . En 2 ans le projet prend forme , maintenant le pays as les compétences pour faire des fusée balistique ,lanceur, radar longue veille etc,etc, jean luc
@ jean-cu
attention à votre allemand… au copié/collé… ça pourrait vous trailir
quand je vous lis, je pense à ce général allemand, qui pleure presque parce que le pentagone ne le prend plus au téléphone
tu as oublier le L á Jean-cul . je lit l’allemand , et j’ai infos que je traduit ,oui j’ai lu cette infos de ce général a qui personne ne répond au Pentagone , c’est l’administration Trump dans splendeur , cette infos est paru aussi en français . les français parlent trés mal anglais , et pas du tout allemands . j’ai souvent des infos 1-2 jours avant Zone Militaire , normale il faut traduire l’article ,moi j’ai l’original
L’intégration Arrow 3 + Patriot + IRIS-T correspond bien à la logique multi-couches recherchée :
– engagement haut exo (Arrow 3),
– engagement endo haute altitude (Patriot PAC-3 MSE),
– engagement basse altitude / manœuvrant (IRIS-T).
C’est uniquement dans cette architecture que l’Arrow 3 prend tout son sens.
La France n’a pas adhéré à l’Initiative européenne de défense aérienne (ESSI), lancée par l’Allemagne. Le gouvernement français privilégie une approche originale de la défense aérienne européenne, fondée sur le renforcement de l’industrie de défense européenne et de l’autonomie stratégique.
Position de la France sur l’ESSI
La position de la France se caractérise par plusieurs points :
Préférence pour les systèmes européens : La France critique le fait que l’ESSI repose principalement sur des systèmes non européens, notamment américains et israéliens (tels que le MIM-104 Patriot, l’Arrow 3 et l’IRIS-T). Le gouvernement français, sous la direction du président Emmanuel Macron, insiste sur la nécessité de privilégier les solutions européennes afin de garantir l’autonomie stratégique de l’Europe.
Initiative alternative (SAMP/T NG) : En contre-proposition à l’ESSI, la France, en collaboration avec l’Italie, promeut le système de défense aérienne SAMP/T NG (Plateforme de missiles sol-air/terrain – Nouvelle génération), développé conjointement. Ce système se positionne comme une alternative européenne aux systèmes américains tels que le Patriot.
Doctrines divergentes : La France défend une vision stratégique différente en matière de défense aérienne, qui, selon elle, dépasse le simple cadre de l’acquisition d’équipements et doit également prendre en compte des aspects tels que la protection civile et le lien avec sa force de dissuasion nucléaire.
Situation actuelle : Les approches divergentes de la France et de l’Allemagne en matière de défense aérienne constituent un point de friction majeur dans leur coopération bilatérale. Si de nombreux États européens ont rejoint l’ESSI (dont le Royaume-Uni, les pays baltes et, plus récemment, la Pologne), la France, ainsi que l’Italie et l’Espagne, demeure un pays non participant.
Cependant, des voix dissidentes se font entendre en France, au sein de différents partis, en faveur d’un rapprochement avec l’ESSI, notamment face à la menace russe et en soutien à l’Ukraine. Officiellement, la France maintient néanmoins sa position.
J’ai chercher sur le net les raisons pourquoi La France,l’Italie , et l’Espagne ne sont pas dans l’ESSI .
Ce que propose Macron n’est pas tenable en ce moment , á cause des délais L’ARROW3 2400km ,SAMPT_NG 350km , le système SAMPT
as pas été retenues , pour développé un telle système il aurais fallut attendre 15-20 ans pour le développé , on peut pas attendre que BERLIN soit en ruine pour discuter d’un système anti-aérien . nos militaires ont prévenu 2028-2029
@jean luc
Dans les années 2000, l’OTAN a bien étudié un bouclier antimissile territorial de grande ampleur, et la France a clairement freiné le projet.
La raison était doctrinale : un ABM stratégique pouvait être interprété comme une remise en cause du principe central de la dissuasion française, qui repose sur la capacité de frappe et non sur un « bouclier étanche ».
La France soutenait en revanche la BMD « de théâtre » (type SAMP/T), mais pas un bouclier continental susceptible de brouiller l’équilibre nucléaire en Europe.
Déjà ils ne se les ont pas fait piquer pendant le transport, ouf !
Du coup, notre dissuasion basée sur les missiles M51 vient de devenir inefficace contre l’Allemagne? C’est pas rassurant!
Rien à voir.
Mais… si après tout vous sentir en état d’insécurité par rapport aux Boches, ça fait de vous un être stratégiquement plus intelligent, alors, pourquoi pas.
Auquel cas ce blog pourrait devenir autre chose qu’un énorme gisement de connards identitaires.
Mais c’est pas du tout garanti, hein?
Ca dépend de la quantité de haine que vous y mettez, en fait.
J’ai beau lire et relire votre prose: pas un argument technique ou militaire à m’opposer. Juste une leçon de bien-pensance, avec un vocabulaire de racaille. Ca m’étonne, c’est vous l’expert normalement.
Bravo aux Allemands pour leur sérieux dans la défense.
Maintenant, il faut aussi faire des efforts pour construire un appareil militaire capable de dissuader Poutine. Cela veut dire construire des armes offensives et crédibles !
Avoir une capacité de seconde frappe conventionnelle crédible et en quantité très importante est nécessaire autant que des chars ou des VCI
L’Allemagne dispose actuellement du
missile de croisière Taurus KEPD 350, considéré comme une arme à longue portée avec une portée d’environ 500 km. En 2025, de nouvelles initiatives ont été lancées pour développer des capacités de frappe à très longue portée :
Taurus Neo : Le ministre allemand de la Défense a annoncé en octobre 2024 le développement d’une nouvelle génération, le Taurus Neo, avec une portée supérieure à 500 km, une ogive plus puissante et un guidage amélioré. Les premières livraisons sont prévues pour 2029.
Co-développement germano-britannique : En mai 2025, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont annoncé un projet commun pour développer un missile d’une portée allant jusqu’à 2 000 km.
Autres projets : L’Allemagne envisage également l’acquisition de missiles Tomahawk américains et participe à d’autres initiatives européennes pour des missiles de croisière.
En parallèle, l’Allemagne a inauguré en décembre 2025 son système de défense antimissile de longue portée Arrow 3, conçu pour intercepter les missiles balistiques à plus de 100 km d’altitude, dans une optique de défense contre les menaces, notamment russes.
Il y a eu de nombreux débats en 2025 concernant la potentielle livraison des missiles Taurus KEPD 350 à l’Ukraine.
Les USA vont déployer des missile longue porté 2000km genre Tomahawk (2026) ,L’Allemagne cherche aussi as en acheté en attendant le développement de missile européen (7 Ans environ)
la presse française est plutôt favorable á l’AWO3
C’est très bien. Mais les Arrow 3 ne pourront rien faire contre des missiles ICBM qui volent plus vite qu’eux. Les ICBM seront tirés à distance de sécurité, loin des Arrow, qui ne pourront pas les abattre en phase propulsive. Et surtout les Arrow ne peuvent rien faire contre les ogives multiples: MIRV, dont la trajectoire est imprévisible et qui vont à Mach 15. Surtout s’il y a un groupe de leurre qui entoure la vraie ogive nucléaire. Israel a seulement abattu des missiles iraniens IRBM, moins rapides, sans MIRV et sans leurre. De toute façon, les ICBM, comme les M51 français, ou les Boulava russes, sont beaucoup plus nombreux que les Arrow 3.
@Anoulemago
Il faut aussi rappeler que les MIRV n’ont de sens que dans un emploi nucléaire stratégique.
Sur un vecteur conventionnel, ce serait un gaspillage d’emport ; et sur un théâtre régional, un ICBM serait une aberration :
– trop coûteux (un ICBM = plusieurs IRBM) ;
– mal adapté aux distances courtes ;
– ambiguïté stratégique dangereuse vis-à -vis des États-Unis ;
– atteinte à la crédibilité de la dissuasion russe en cas d’usage hors du cadre intercontinental.
Les interceptions israéliennes récentes portaient sur des IRBM simples.
Arrow 3 n’est pas un système anti-ICBM, et il n’a jamais été pensé pour traiter des MIRV nucléaires.
@Anoulengo. ».Mais les Arrow 3 ne pourront rien faire contre des missiles ICBM qui volent plus vite qu’eux ». On sent le grand spécialiste sur l’interception d’ICBM…. L’interception se fait en trajectoire de collision quasiment frontale !! Pas en mode poursuite par l’arrière !!!! Et un ICBM ne largue pas ses MIRV à des milliers de kilomètres de sa cible. L’Arrow 3, tout comme le SM-3 peut intercepter ces missiles avant qu’ils ne larguent leurs ogives…
Oui, effectivement, trois ans pour atteindre l’IOC.
Entre le moment où ils prennent la décision de faire un truc et le moment où ils enregistrent les premiers résultats: 3 ans.
Nous, on est incapable de faire ça:
– Prendre une décision: on ne sait même plus ce que c’est.
– Affecter des moyens à un objectif: avec du bol, on aura peut-être ce qui ressemble vaguement à une loi de finances avent la fin de l’année, en attendant c’est concours de conneries.
– Prendre livraison d’un truc: c’est la seule compétence qui nous reste, mais parce qu’on gère des programmes qui ont été engagés avant nous, et que nos ancêtres (qui sont morts) nous livrent post mortem. On est encore capable de faire ce qu’on appelle la « recette ». Mais pas tant que ça: il y a des tas de recettes qui donnent lieu à procès, parce qu’il y a encore des gens vivants parmi ceux qui les ont engagés.
Donc, il faut prendre conscience de ce qui nous sépare des Boches: ils ont pris une décision, trois ans plus tard, ils glanent les premiers résultats. Ils les récoltent. Entre les deux, ils ont bossé.
Nous, on a pris aucune décision, on a affecté aucun moyen à part claquer « un pognon de dingue », et en bout de course on ne récolte que de la révolte: que des mecs en colère qui veulent péter la gueule à quelqu’un en étant persuadés de sauver la civilisation.
Le rendement n’est évidemment pas le même.
Bon alors HMX, on discute de quoi, au fait?
Piem a-t-il reçu les réponses à ses questions? A part le prendre pour un con, je n’ai rien vu d’autre.
Je vais modifier ma philosophie: je m’en voulais d’avoir trop fonctionné sur l’attaque perso. Je pense que vous êtes des sales cons prétentieux et que vous méritez des coups de triques. Et qu’il est plus que temps de vous les administrer. Qui aime bien châtie bien. Je vous adore.
Espérons que ces systèmes seront plus fiable que leurs voitures