L’armée de Terre pourra localiser ses combattants débarqués sans recourir à des systèmes GPS

Comment un poste de commandement peut-il savoir où se trouvent les combattants débarqués qu’il a envoyés au contact de l’ennemi [ce que l’on appelle le « blue force tracking »] alors que les signaux de géolocalisation par satellite [GNSS] sont brouillés ? Cette question revêt une importance cruciale car disposer d’une telle capacité permet d’avoir une connaissance plus fine de la situation, d’éviter les tirs fratricides et de porter éventuellement secours à des soldats blessés plus rapidement.
C’est là tout l’intérêt de la solution LocIndoor qui, mise au point par la PME Sysnav, a reçu le prix « Ingénieur général Chanson » de l’Association de l’armement de terrestre [ATT], des mains du général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] à l’occasion de la dernière édition du Forum innovation défense [FID].
Évidemment, il n’est pas possible d’équiper un fantassin avec une centrale inertielle car celle-ci est à la fois encombrante et trop coûteuse. Aussi, Sysnav a mis au point le « Tachymètre Magnéto-Inertiel » [TMI] qui, selon les explications de l’ATT, est un « appareil portatif, fixé à la cheville, robuste et adapté aux conditions d’opérations ». Il permet une localisation précise et autonome, indépendante des signaux GPS. En outre, il « détecte les anomalies [absence de mouvement, chute], fournit une visualisation en 3D des effectifs équipés et assure une remontée de l’information en temps réel au commandement ».
« La technologie magnéto-inertielle permet de faire de la reconstruction de mouvements grâce à des capteurs de type MEMS [Micro Electro-Mechanical Systems] couramment utilisés dans l’électronique grand public. Il s’agit d’une véritable rupture qui porte à la fois sur la trajectographie et la localisation. Elle reconstruit, ou calcule et communique les informations sur la vitesse de déplacement d’un individu, son mouvement, sa dynamique et sa localisation », avait expliqué David Vissière, le PDG de Sysnav, dans les pages de « La Jaune et la Rouge », le magazine des anciens élèves de l’École polytechnique, en novembre 2024.
Pour le moment, le prototype du TMI a démontré son efficacité, avec une erreur de localisation inférieure à 1% de la distance parcourue. Cependant, il est encore trop volumineux [200 x 100 mm] pour être utilisé par un combattant débarqué… ou par un sapeur-pompier amené à intervenir dans un bâtiment où la visibilité est réduite à cause de la fumée.
« Dans les prochains mois, un prototype fonctionnel miniaturisé sera disponible intégrant une initialisation GNSS et une initialisation via un véhicule. L’objectif de prix visé est compatible avec un déploiement à grande échelle », avance l’Association de l’armement terrestre.
À noter que la solution de Sysnav fait partie du projet CENTURION, qui vise à préparer les équipements du combattant du futur.





Excusez-moi mais les centrales inertielles (laser) ne sont pas trop encombrantes, par exemple celle-ci :
https://www.usinenouvelle.com/expo/centrale-inertielle-lmrk20-p126174.html
Les prix c’est plusieurs milliers d’euros mais si on en commande beaucoup…
Oui mais la t’as pas le système complet donc l’alimentation tu te la fout au…
On traque nos gars, c’est pas des sous marins ou des avions.
Faut faire plus simple et trouver à les repérer par rapports à nos véhicules comme si on les avait en wifi on a tellement de capteurs, de caméra d’antenne et machins…On les met en 5G illimité.
Et le véhicule transmet au poste de commandement. Sur qu’on peut autister tout ca un peu.
Faudrait qu’on fasse notre propre Division Skunkwork…Ils te font ca à la pause déjeuner.
Sinon il est bien ton machin mais elle est ou ton alimentation? Et la transmission de donnée?
Faut faire plus simple et trouver à les repérer par rapports à nos véhicules comme si on les avait en wifi on a tellement de capteurs, de caméra d’antenne et machins…On les met en 5G illimité.
Et le véhicule transmet au poste de commandement. Sur qu’on peut autister tout ca un peu.
Faudrait qu’on fasse notre propre Division Skunkwork…Ils te font ca à la pause déjeuner.
Quand un GV est capable de perdre son doigt de maintien dans les bois, on hésite un peu à lui confier un équipement à plusieurs milliers d’euros, c’est bien normal…
C’est du MEMS…
@Galactika
je pense que si on commande beaucoup ça va faire beaucoup ! … voire encore plus ! 🙂
autant multiplier zéro par un nombre astronomique ça ne fait pas augmenter beaucoup autant pour le reste ça chiffre vite ! 🙂
sinon plus sérieusement pour aller plus loin, et passer de la société de consommation à la société de capture, (de capteurs), le modèle qui se plugue donne en plus l’altitude, la position corporello-tactique du soldat, assis debout couché, les papattes en l’air, le rythme cardiaque et la température interne. prochain développement : IAA connecter le deuxième cerveau avec le boule optronique pour un monitoring à 360… mais chut on approche 🙂
@ est un « appareil portatif, fixé à la cheville…
au moins, avec cela… pas d’horaires pour les déplacements…
Sinon, ils n’ont qu’à cliquer leur position sur la carte de leur tablette pour donner leur position, ou leur tablette avoir le dispositif de localisation tactique: cela fait moins bracelet électronique d’assignation à résidence https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F2007
(Ils n’ont pas cela?)
Si, le chef de groupe.
Mais c est moins régulier et augmente la charge de travail du CDG. Avec l infovalorisation, on cherche justement a réduire au maximum cette charge de travail supplémentaire.
De l’importance de la portée, mais peut être que des équipes peuvent placer des relais en cours d’avancée( ou un drone relais qui se déplace ou fait le mort, voir une série de drones relais).
Les essais sur Nicolas Sarkozy commenceront dans les prochaines semaines.
Très bon
Oui mais la t’as pas le système complet donc l’alimentation tu te la fout au…
On traque nos gars, c’est pas des sous marins ou des avions.
Par contre les drones MALE, ILS PEUVENT SUIVRE NOS GARS UN MINIMUM? Ca sert à quoi si ce n’est pas pour avoir une vision globale du terrain.
Le retour d’expérience de la guerre en Ukraine nous apprend clairement que la fibre optique résiste aux tentatives de brouillage. Donc, pourquoi ne pas relier chaque fantassin d’une compagnie avec un unique brin de fibre optique pour la transmission des données de positionnement? Souple et léger, que des avantages!
On a déjà essayé d’équiper la 7e compagnie, mais les résultats ont été peu concluants, bien que parfois très drôles.
Le retex, c est aussi qu il est tres facile de suivre une fibre optique et de taper ce qu il y a au bout.
ah ah, vous m’avez refait avec votre histoire de fil à la patte ! tirer un fil à travers les fourrés dans les bois, les tranchées, traverser un cours d’eau…effectivement, pourquoi personne n’y a pensé avant vous ? allez, bonne soirée quand même !
non, c’est pas con…Si c’est un fil en wifi…
bon .cette histoire de localisation ne me semblent pas etre une bonne idées..
les réseaux de transmission sont deja saturé et nous n’avons pas besoin d’en rajouter une couche …
Ce matériel, placé sur la cheville produit une gêne.
Il pourrait être placé sur n’importe quel moyen vestimentaire, ou de protection, que chaque mili porte obligatoirement. Courir avec ne serait-ce que 200gr de plus à une cheville, est très déstabilisant. Tous les coureurs pourraient en attester, et les milis sont tous coureurs.
Je ne doute pas qu’après miniaturisation, cet appareil sera implanté sur un vêtement ou une protection du pax en campagne.
Dans tous les cas, il faudra prévoir un moyen de couper cet outil, car un avion ou drone collecteur ROEM, pourra localiser les porteurs, et par définition faire placer du monde sur leur parcours. Les MEMS, c’est ce qui permet de localiser nos tel portables, même éteint, que par l’opérateur certes, mais en temps réel.
S’ils le mettent à la cheville, c’est probablement pour une bonne raison.
Faut arrerer de fumer avec les complotistes. Les MEMS ne sont que des capteurs miniaturisés et intégrés sous forme de puces. Vu leur qualité dans les téléphones, bon courage pour faire du positionnement et aucun rapport avec le fait que ça fonctionne ou pas téléphone éteint. Il est bien plus simple d’utiliser la wifi et vous avez gentiment accepté que Google le fasse.
Je ne suis pas technicien mais dans l’optique de compter les pas et d’apprécier la portée la cheville me semble être bien plus précise qu’un autre élément du corps humain.
Cela pourrait se placer ailleurs, comme pour géolocaliser le bétail égaré, volé, en Madagascar: https://youtu.be/OZKe6uZ-wBg
La moitié des Malgaches mangent tout juste à sa faim… ce genre de techno c’est pour l’export.
Heu … « « détecte les anomalies [absence de mouvement, chute], … » visiblement, ils ne savent ce que c’est que le combat d’infanterie … tu plonge, glisse, saute, chute et quand tu peux, tu bouge pas pour éviter de te faire repérer …
Moi aussi j’ai eu de la peine à en croire mes yeux. Sans parler de la masse de données à traiter au deuxième échelon.
Fascinant l’inventivité des ingénieurs dans l’armement pour trouver des solutions contournant les brouillages de l’ennemi!
Malgré tout, pour empêcher l’inéluctable dérive dans le temps induite entre la position calculée et la position réelle du soldat, il faudra forcément une resynchronisation du simulateur et là on retrouve le mur du brouillage même s cette synchronisation nécessite probablement moins d’échange d’informations qu’un suivi point à point
Comment localiser ses combattants débarqués ?
C’est simple, on demande au chef de section.
Tous ces gadgets coûteux font que de plus en plus le commandement sera impliqué dans la gestion des troupes dans le détail et finira pas donner des ordres au GV de pointe.
Ce qui marginalisera chefs de groupes et chefs de section.
Sans eux et leur « culture terrain », pas d’armée efficace.
Toutes les tentatives de voir et de communiquer en direct ont fini par court-circuiter la chaîne de commandement du terrain. Erreur classique qui sera amené à se répéter ad nauseam.
Sans compter la surcharge d’infos au niveau du commandement en particulier le J3 qui finira paralysé, le nez sur son écran et la MANFUT aux oubliettes.
On fait l’inverse de ce que les russes font en Ukraine avec le passage d’un chaîne de commandement très rigide,
« a la turque » a un système d’autonomie qui va jusqu’à donner aux commandants de bataillon la possibilité de déclencher eux-mêmes les frappes ARTY et même d’Iskander.
Mais bien sur….
« amenée » bien sûr… Puisqu’on parle d’erreur 🙂
Si je me souviens bien, dans les années 2010, un système audio guide révolutionnaire appelé interface comportemental (avec semble t il des applications militaires) avait travaillé sur cette solution pour dépasser le défaut de gps dans les bâtiments et l’avait testé au château de Lourmarin et avait été testé aux arts et métiers.
Qu’en est-il ?
heureusement que des montres peuvent contenir des accéléromètres…. on croît rêver . juste pour communiquer les positions par ondes, il est possible de faire de la triangulation ….. 2025 …..
faut bien donner des sous aux industrielles et que les polique aient leurs sensation fortes
L’appareil est entièrement autonome, précis et peu onéreux.
Bravo à la société Sysnav.
La version contemporaine du fil à la patte…
Ce lien ne pourra, bien sûr, pas être exploité par l’adversaire pour envoyer un mini drone explosif qui arrivearait juste à la cheville.
Question un peu bête peut-etre, mais si nous pouvons localiser nos soldats, est-ce à dire que en cas de piratage ennemi, celui-ci pourrait connaître la position précise de chaque individu ?
Si la réponse est oui, alors cela pose un petit problème malgré tout…
Toute transmission aérienne est susceptible d’être captée, donc brouillée ou déchiffrée.
C est le probleme de l infovalorisation. Rien de surprenant ou nouveau.
Si le GPS n’est plus dispo, on peut s’attendre à ce que l’environnement EM soit dégradé. Du coup, même si le système a la position (déjà que je ne comprends pas bien la différence entre une « centrale inertielle » et un ensemble d’accéleromètres/gyros/magnetos MEMS multi-axes, vu que les deux intègrent l’acceleration linéaire/angulaire pour obtenir la position), comment la transmettre au commandement?
Et si on a la capacité de recevoir un signal de ses fantassins, on peut le trianguler avec deux stations en reception, non?
Avant toute chose, qu’entend-on par poste de commandement? Parce que s’il est logique qu’un chef de groupe ou même
un chef section se preoccupe de la position individuelle de ses bonhommes sur le terrain, ça le devient beaucoup moins à un niveau superieur puisqu’il y a des subordonnés dont c’est le travail. De deux choses l’une ou chacun fait son travail à sa place, ou tout le monde s’occupe de tout et fait n’importe quoi. Ensuite, il ne faudtait pas non plus transformer l’encadrement de contact en gestionnaires de bureau devant des tablettes. Parce que la technologie, c’est bien, mais ça ne remplace et ne remplacera pas tout. Et enfin si ces bidules ne sont pas waterproof, resistants aux chocs, et tutti quanti, autant ne pas les trainer.
Le chef de section ne s’occupe pas de la position individuelle des ses hommes, c’est le boulot du Chef de groupe.
Il donne des ordres, tenir un point, tenir une lisière, flanc garder la progression de la section, éclairer sur tel axe, monter a l’assaut au signal etc.
Et les consignes de liaisons et d’appui entre les groupes.
Le CdG exécute.
Le chef de section corrige si nécessaire.
Tout contrôler c’est le travers des jeunes officiers sortis d’Appli, c’est pourquoi en général on leur donne comme adjoint un sous-officier supérieur retaillé pour bien définir les rôles.
Signification de ou même, d’après vous?
Je n’ai pas eu la chance d’avoir un adjoint, qui plus est sous officier supérieur, même en detachement isolé; et je n’étais pas le seul à l’epoque. Mais comme on restait lieutenant 4 ans ça laissait le temps d’apprendre sans nounou.
Localiser ses fantassins débarqués? Vu nos effectifs ce sera facile. Michel, Kevin, Jean-Eudes, vous êtes là ? C’est bon, section complète !
Vous avez oublié Jamaisla et Pala (Djamela et Paola).