Le français Daher annonce le premier vol de son drone MALE EyePulse

Lors de la dernière édition du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, en juin, la Direction générale de l’armement [DGA] signa des conventions de subventions avec cinq industriels en vue de mettre au point des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] pour les opérations du « bas du spectre ».
Cette approche, décrite comme « agile et collaborative », doit permettre de trouver la « meilleure solution opérationnelle en respectant les contraintes de temps et de coût » en favorisant l’émulation entre les cinq industriels retenus, à savoir Turgis & Gaillard [Aarok], AURA-AERO [Enbata], SE Aviation [DRIADE], Fly’R [R2-600 MALE] et Daher. L’objectif était de disposer de démonstrateurs de drones prêts à voler en 2026.
Parti avec un temps d’avance, l’Aarok de Turgis & Gaillard a effectué, malgré les contraintes réglementaires, son vol inaugural en septembre dernier.
De son côté, après la signature de la convention proposée par la DGA, Daher avait assuré qu’il serait en mesure de faire voler un drone MALE dans les six mois à venir. Pour cela, il avait noué un partenariat avec Thales afin de proposer une » solution ‘plug & fly’ crédible et immédiatement opérationnelle, basée sur une plateforme CS 23 certifiée ». Cette certification concerne les avions ayant une masse au décollage de 5 670 kg et la capacité de transporter jusqu’à neuf passagers.
Or, Daher a tenu son pari. En effet, ce 2 décembre, l’industriel a annoncé que son drone MALE EyePulse venait d’effectuer son premier vol avec succès, depuis Tarbes. Ce dernier a consisté en une séquence automatisée, incluant « la phase d’atterrissage en autonomie ».
« C’est une étape clé qui confirme la capacité du groupe Daher à agir dans le temps court et à répondre aux besoins des acteurs de la défense. En réalisant en moins de six mois, en partenariat avec Thales, un prototype démonstrateur de drone MALE, Daher a respecté ses engagements et prouve ainsi sa capacité à répondre à l’objectif de la DGA de pouvoir envisager de renforcer rapidement les capacités en drones des armées françaises et à l’export », a-t-il fait valoir.
🚀@DAHER_official successfully completed the first flight of EyePulse, its MALE drone prototype !
Goal: strengthen the @Armee_de_lair French Armed Forces’ drone capabilities.
👉Integration of @thalesgroup's ScaleFlyt technology
📢More info here: https://t.co/cGjPqEGxk3 @DGA pic.twitter.com/z8qxEH49Et— Daher (@DAHER_official) December 2, 2025
Dans le détail, Daher a intégré le système de pilotage automatique « ScaleFlyt » de Thales sur une plateforme existante, en l’occurrence un avion TBM 910/960. Cela a ainsi permis « une phase de vol en autonomie complète après activation faite depuis le sol par l’ingénieur général de classe exceptionnelle de l’armement Alexandre Lahousse, directeur général adjoint de la DGA », raconte l’avionneur.
S’agissant de ses performances, le drone EyePulse peut emporter une charge utile de 500 kg et voler à 30 000 pieds d’altitude pendant 12 à 24 heures.
Par ailleurs, Daher avait également assuré qu’il serait en mesure de produire, à Tarbes, des « drones en volumes significatifs avant la fin de la décennie », soit entre 10 et 40 appareils par an. C’est en effet ce qu’a confié son directeur général, Didier Kayat, dans les pages du Figaro. « Ce ne sera pas un problème car nous pouvons transférer une partie de la production des TBM aux États-Unis, afin de libérer de la capacité souveraine en France », a-t-il expliqué.
Pour la DGA, ce point peut faire la différence. « Le volet souverain de Daher, à travers sa capacité d’industrialisation et de production sur le territoire, est un atout majeur », a en effet estimé l’IGCEA Lahousse, pour qui la capacité de l’industriel « à collaborer efficacement avec d’autres acteurs pour intégrer des technologies non maîtrisées en interne mérite également d’être saluée ».
Photo : Daher / AirborneFilms





La performance de Daher est remarquable. L’ambitieux délai annoncé est tenu.
A noter que dans des temps plus anciens, la SNIAS qui possédait la SOCATA (l’un des ancêtres de Daher) avait proposé le développement d’un drone HALE sur la base d’un TBM700. Le projet fut abandonné avec la création d’Airbus dont la division DS privilégia les activités allemandes en matière de drones. S’en suit l’Eurodrone dont on attend toujours la construction d’un prototype et dont on en est à rechercher quel usage il pourrait avoir …
a l’époque il étais pas question de drone ,déplacer les MTB aux USA n’est pas la bonne solution car on sacrifie la souveraineté de ses TBM . la meilleur solution est de reconvertir des usines automobiles ou autre et de faire sur place . 30-40 drones de ce genre c’est peu et pourquoi faire ? 500KG il peut pas porter un taurus . belle réussite technologique ,mais pour quoi faire avec?
Taurus …
Tant qu a dire n importe quoi, vous auriez pu évoquer l impossibilité d y mettre une tourelle de 155mm.
Et des chenilles. Important, les chenille.
Les chenilles.
C’était pour magnifier le génie français, l’Allemagne tellement béate devant ce drone magnifique, à prévu d’en acheter des centaines, mais pour cela, y mettre un Taurus serait bien la moindre des choses en retour
Bon, déjà je vois pas trop l’intérêt d’y coller un Taurus si on a un scalp-eg. Ensuite tu utilises pas un drone pour lancer un missile de croisière moyenne/longue portée, c’est inutile. Les drones c’est plus de la reconnaissance, du air-sol léger et du air-air. Un météor, c’est 190kg, ça fait 2 météors + autre chose, un MICA c’est 112kg, ça en fait 4.
Après ces appareils sont surement destinés à patrouiller sur notre territoire qui est vraiment très grand, surtout avec le territoire maritime inclu, c’est pas cher ça emporte largement assez pour mettre tout ce qui faut en capteur.
Avant de parler il faut connaître un minimum, personne ne parle de faire du combat avec cet appareil dans l’article.
Eh oui moins de blabla mais des résultats…suivez mon regard
Je dirais la ou plutôt les performances de Daher sont remarquables cela est un fait réel et ils le démontrent par leurs produits sortants des usines et en plein vols partout dans le monde ! mais ou il faut revenir dans les bureaux d études et ateliers, un Drone doit être conçu et créé absolument que pour devenir un Drone en tant que tel ! ils peuvent le faire et ils faut le penser, l inventer et le créer ! Les avioniques sont présentent dans le Pays, mais ils leurs faut les compréhensions des futurs projets et concepts extra novateurs voire avant gardistes de l occupation des espaces aériens à venir des Armées? mais aussi et surtout des Aérodynamiciens avec leurs propres CFD! il faut que l état aide cette belle et discrète entreprise.
Merci Thank you merci à vous.
volume significatif: 40 / an . alors que leur durée de vie en situation de combat va se compter en heures
Ce ne sont pas des drones de combat justement.
Et les TB2 , Orion et Forspot volent toujours dans le contexte Ukrainien.
On ne va pas les faire voler des milliers d’heures si y’a pas le besoin.
On ne va pas les fabriquer par milliers si y’a pas le besoin.
Il faut bien un début à tout.
En ce qui concerne la motorisation, capacité souveraine également ?
Moteur Canadien. Produit en masse.
HORS SUJET (Veuillez m’en excuser, merci).
Ayant été outrageusement mis en cause par @Louis XVI le 1 décembre 2025 à 18:47, à propos du char Merkava (Commentaires fermés), je me permets d’exercer un droit de réponse.
Autant j’accepte et comprends les réponses que m’ont opposées @HMX et @Thorgal, que je n’accepte pas les insinuations de @Louis XVI ; d’autant plus que, même si je suis critique, je soutiens Israël ! Alors, n’allez pas sur le terrain scabreux des posts répugnants destinés à influencer, en participant à “la chasse aux juifs“… Par vos accusations stupides me concernant, vous desservez NOTRE cause !
Je dis simplement que le Merkava n’est, à mon humble avis, pas la solution “pour demain“ ou répondre à un trou capacitaire de nos propres moyens ! Et à propos, bien entendu, M1A2, Challenger, Léo ou Leclerc, auraient également des difficultés face à cette techno-guérilla comme le dit @HMX. A mon sens, la véritable question réside dans l’emploi du char lourd en zone de conflit, cette doctrine doit évoluer, avec un char élaboré pour les défis de demain, comme l’indiquent les systèmes développés ou suggérés pour les prototypes EMBT et Leclerc EVO.
se justifier, c’est déjà accepter le principe qu’on aurait à le faire.
Relisez. Ce n’est pas une justification.
il y a quelque chose que je ne comprends pas dans le MGCS…. les chars lourds ne devaient ils pas être des ROBOTS super blindés? RIEN à voir avec du LéO + voire ++ , de l’EMBT ni Leclerc EVO
Rappel: un char lourd tire en DIRECT Ã 4000m , 8000m dans le futur?
Effectivement.
La base de la base du MGCS, c est que l on ne parle pas d un char lourd. Mais d un système de combat a plusieurs plateforme (probablement 3) en partie dronisé et dronisable pour remplacer les MBT (et non les chars lourds).
Oui mais l’article parlait d’un char intermédiaire, pas du MGCS. Développement du sujet dans l’article en rapport, pour ne pas mélanger les sujets… Merci.
@Roland DESPARTE : en relisant les commentaires dans l’article sur le MGCS, on ne trouve pas mention d’accusations infâmantes que vous mentionnez ou sous-entendez ; uniquement de la mauvaise foi assez inoffensive dans la réponse de @Louis XVI. En vous indignant de la sorte, vous créez vous-même la confusion (et le malaise), là où il n’y en avait pas au départ.
Bravo à Daher et au TBM 910, puisque c’est le sujet du présent article.
Vous avez bien raison d’engueuler les gens que vous citez.
Et je vous approuve.
Bravo, c’est rondement mené!
Transformer un avion certifié en drone est aussi une solution. À quand un Falcon…?Toutefois, quid du coût in fine?
De même ce type de drone devra trouver un emploi « durable », un minimum, dans un espace contesté.
La DGA a payé des TBM940 a environ 5M. Ce sera forcément plus cher bien sur.
Donc tout dépend de ce que l on veut ajouter comme capacités et modifications.
Mais l avantage de Daher ici, c est un cout (et risque associé) de possession relativement faible car pouvant s appuyer sur un marché civil .
NB: C est un drone MALE. Par définition, ils opèrent principalement hors des espaces contestés. Sauf si tu choisis de les sacrifier comme au début de la guerre en Ukraine ou comme les US au dessus du Yemen.
Rondement mené en effet. Bravo aux équipe de Daher.
Reste néanmoins des interrogations :
– En l’état, le TBM 700 n’est pas ITAR Free, avec son moteur Pratt&Whitney (comme d’ailleurs toute la gamme TBM). Est-il envisagé de lui installer un turbopropulseur Safran Ardiden 3 TP, comme son concurrent l’Aarok de Turgis&Gaillard ?
– 500 kg de charge utile, c’est très peu, et sans doute trop peu pour un appareil de ce gabarit (l’Aarok est annoncé pour 1.5 tonnes de charge utile !). C’est d’autant plus surprenant que Aarok et TBM 900 ont une masse à vide relativement proche. Il faudrait nécessairement retravailler ce sujet côté Daher…
– Autonomie de 12h à 24h : l’Aarok promet 24 à 30h, selon la configuration.
– Capacité de production jusqu’à 40 exemplaires par an : alors là , net avantage pour Daher, qui s’appuie sur une chaîne industrielle bien rôdée, un appareil certifié déjà vendu à plusieurs centaines d’exemplaire. En face, l’Aarok est un simple prototype, et on ne sait pas à quelle cadence ni à combien d’exemplaires il pourrait être produit, si un contrat était signé demain. Gros travail à faire côté Turgis&Gaillard pour démontrer l’existence et la crédibilité de leur chaîne industrielle, qui pourrait potentiellement passer par une alliance avec un géant de l’aéronautique qui apporterait ses capacités de production ce projet.
– Le prix : inconnu à ce stade pour Daher (le TBM 900 est vendu entre 3.5 et 4 M$, mais cela ne préjuge pas du prix réel du drone). L’Aarok promet un coût situé « entre le MQ9 Reaper et le Bayraktar Akinci », soit une fourchette assez large entre 8 et 30M$, que certains estiment plus précisément entre 10 et 20M$ (cf. Michel Cabirol notamment).
Au final, difficile de partager Aarok et TBM 900 à ce stade. Il y a encore trop d’inconnues. A prix égal, l’Aarok promettrait sur le papier une fiche technique plus ambitieuse. L’année qui vient sera décisive pour concrétiser (ou pas…) les promesses techniques et financières.
Un point non évoqué, mais qui pourrait faire la différence, tient aux armements que ces drones pourraient embarquer : compte tenu de la réalité des combats de haute intensité, seuls des armement « stand off », c’est à dire tirés à distance de sécurité, peuvent permettre à ces drones de survivre à proximité d’un champ de bataille. Un candidat qui promettrait un « ticket » avec un grand industriel fabricant de bombes guidées propulsées à longue portée (Safran ?), ou de missiles et munitions rôdeuses à longue portée (MBDA ?), et qui démontrerait par des tirs d’essais la validité de ce concept, prendrait assurément une grande longueur d’avance sur ses concurrents…
Un mixte des deux ne serait pas idiot, les missions pourraient être différentes suivant les besoins, les performances, les équipements et les prix respectifs des engins.
Oui, mais ce que je note surtout c’est qu’on est parvenu à faire voler pour la première fois de l’histoire de France un drone male et souverain.
Soit, le 2 décembre, si j’ai tout bien compris.
Donc, à graver sur une plaque de marbre: premier vol, le deux décembre 2025. Tarbes. Préfecture du département des Hautes-Pyrénées.
Et après, je vous propose qu’on s’engueule sur la suite. Je n’ai aucun objection à cela. Je vous demande juste de garder en mémoire que c’est une grande date dans l’histoire de France.
Alors, il y aurait eu un autre premier vol, d’un autre drone male français et souverain, en septembre, le fameux Aarok, dont je n’ai malheureusement pas noté la date historique.
Nous aurions donc deux dates qui marquent l’entrée de la France dans la cour des grands, aux côtés de la Turquie, des mouvements terroristes islamistes et des narcotrafiquants.
J’ose le dire: la France sort son glaive, le monde retient son souffle.
Ca va chier: on a deux dates historiques!
Avec deux dates historiques, donc a priori une de plus que l’ennemi, on a d’ores et déjà gagné la guerre, rien que par le nombre.
Bon, en tout cas, on ne pourra rien nous reprocher: qui d’autre que notre génération a offert aux suivantes autant de dates de victoire? Je vous le demande.
@tschok , le second degré, pour vous répondre, c’est sympa quand on comprend le message sous-jacent. Ou à la limite en ouverture de discussion
un peu provoc donnant lieu, dans un 2nd temps, à des explications intelligibles sur ce que vous pensez vraiment (et qui, pour le coup, nous intéresse, notez-le).
Vou préférez apparemment rester dans le mystère et vous amuser, du haut de votre grandeur, de ces ignares qui essaient de vous déchiffrer. Quitte à verser dans la rhétorique creuse, comme ici. Vous valez mieux que ça.
Produit sans composants US ?
Sinon ça vaut pas la peine……
Sur les TBM, le moteur est un P&W TP6…
@Fausse_7tic
Oui canadien…
Un prototype en moins de 6 mois ?
Je n’en crois pas un mot, c’est impossible.
En 2026, nous la grande Germany et ses subalternes Italo-franco allons continuer le développement des études de l’euroflop pour une livraison 2031 où plus vraisemblablement 2034.
Les études sont récentes, elles n’ont commencées qu’en 2013, s’agissant d’un important bon capacitaire pour l’Europe désunie du chacun pour sa gueule ce retard de quelques mois est normal.
Alors s’il vous plaît, ne dites pas n’importe quoi, la production d’armements c’est sérieux dans nos landers.
L EURO DRONE est NULLE PART
« Daher a intégré le système de pilotage automatique « ScaleFlyt » de Thales sur une plateforme existante, en l’occurrence un avion TBM 910/960 ». rendre les gouvernes pilotable par logiciel
ScaleFlyt de THALES est la clé absolue du programme. c’est un logiciel créé pour piloter des drones « moyens » y compris atterrissage automatique. c’est GENIAL non?
dommage le TBM 910 est limité à 500kg de charge utile..
Bon, et l’AAROK quel est son logiciel de drone? hum?
Un génie.
Transformer un avion EXISTANT en drone, juste en y mettant un système de pilotage, ce n’est pas un prototype de drone militaire, c’est une coquille vide.
Pour l’Eurodrone, ce qui est critiquable, c’est le temps qu’il a fallu pour se décider à le faire. Mais c’est de la responsabilité de tous les clients, y compris la France.
Et depuis le lancement formel, le développement du drone avance.
Le contrat de l’Eurodrone date de ? 2022.
Sinon on peut parler du développement du Rafale qui a commencé dans les années 70? Quand est-il entré en service? La faute à quoi / à qui?
Si l’état avait fait avancer le projet plus rapidement, le Rafale aurait pu entrer en service en 1990.
Le premier contrat d’études pour l’Eurodrone, c’est 2016.
https://www.occar.int/404?page=european-male-rpas-definition-study-contract-awarded
J’ai tendance à raconter n’importe quoi, car j’aime critiquer les français et Dassault, moi qui fut technicien de surface chez Airbus Deutschland. Ainsi j’ai l’impression d’en avoir une grosse.
@ Fabien Tremm
une grosse serpillère..!.?
L’avenir est au consommable, pas cher à produire et à entretenir et produit potentiellement en quantité, du moins pour la cellule…déjà quelques dizaines / an c’est un début si cela peut être augmenté en temps de guerre.
La machin genre bus Mercedes à hélice coute une blinde à produire et à entretenir, nécessite des infrastructures coûteuses etc…
Pour les capteurs, ils ne dépendent pas vraiment du support. La masse d’armement plus mais plus c’est armé plus ça douille si c’est descendu.
Pour la baston entre grands, ce seront d’autres drones.
Fabien, est ce que vous avez pris conscience que vous répondez à un Boche?
Un être vivant qui, vu de la France, se situe aux limites du genre humain?
Un insondable inconnu.
Un être incompréhensible, une énigme.
Moi-même, qui revient d’Allemagne, et qui ai pour autant survécu, il faut que je vous raconte tout. En tout premier lieu, ce qui m’a absolument fasciné: ils m’ont laissé sortir. Vivant. Qu’ils m’aient laissé entrer, cela ne m’étonne pas, on a signé des accords diplomatiques, tout de même. Mais qu’ils m’aient laissé sortir, après tout ce que que j’ai vu, ça me tarabuste. Je suis persuadé que c’est une ruse.
Bon bref, Sorensen, c’est un Boche. Certes, il parle français, mais ça ne le rend que plus redoutable.
Je dirais prudence et circonspection. Moui. Jeune fou!
« il faut que je vous raconte tout. En tout premier lieu, ce qui m’a absolument fasciné: ils m’ont laissé sortir. Vivant. … »
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Et comment voulez-vous qu’on les pardonne après ça ?
.
Je comprends que l’envoi d’un tel colis piégé était peu diplomate, mais de là à nous rendre le bébé en un seul morceau… Il y a du savoir faire qui se perd, c’est indéniable.
Elle n’ont commencé qu’en…
Dans nos lands ou dans nos Länder, mais pas dans nos « landers ».
Un land, des lands (orthographe rectifiée).
Un Land, des Länder (orthographe traditionnelle).
en quoi celui-ci serait moins exposé aux dangers d’un conflit haute intensité qu’un euro drone quasi enterré ?
On parle ici d’un drone destiné à effectuer des missions du bas du spectre, il n’est pas question de survoler des environnements contestés.
1-0 pour Daher face Turgis-Gaillard.
C est surtout le : « c’est la faute a la paperasse qui en prend un coup ».
Pas vraiment
Daher est parti de son TBM, il a simplement ajouté la plateforme CS23
Turgis & Gaillard eux sont partis de zéro ou presque
Et oui, la chasse au turgis est ouverte, mon gaillard !
Pourquoi ? Car Turgis-Gaillard à fait aussi volé son drone , je crois .
Celui de Turgis-Gaillard n’a pas encore volé et atterri sans pilote…
La charge utile du TBM dronisé est de 500 kg contre 1500 kg pour l’Aarok. Le panel de missions de l’Aarok est plus large.
Le contexte de développement a aussi son importance : la DGA attend des industriels qu’ils financent eux-mêmes leurs prototypes, une pratique qui n’est pas adaptée à une façon de travailler se voulant « agile et collaborative ».
Soit on est capable de produire un cahier des charges complet, soit on collabore au développement avec l’industriel. Dans ce dernier cas, il faut se retrousser les manches et cofinancer pour partager les risques. A la décharge de la DGA, le ministère est aussi partie prenante dans la décision budgétaire du développement.
Je suis bon public, faites ce que vous voulez les gars, mais essayez de transformer ces deux machins en armes.
Vous m’expliquez tous que je vais en avoir besoin pour défendre ma peau, ma civilisation et mon pays pour lundi prochain, et quand je vous écoute, je comprends que le truc ne sera pas disponible avant la fin de l’année prochaine: à un exemplaire, alors qu’on a 10.000 ennemis qui sont déjà sur ton paillasson en train d’attaquer ta porte blindée à coups de drones.
Je reste serein malgré tout.
Mais, disons que je commence à envisager d’autres solutions. Je reste à l’écoute cela dit, hein?
Fausse_7tic……
D’un autre côté, TG a déjà intégré divers matériels sur l’AAROK… Daher a juste intégrer un système de commande à distance sur un produit du commerce…
Ils n’avaient pas promis autre chose, ils ont donc tenus parole, reste que le chemin pour rattraper l’AAROK, est encore très long…. La ligne d’arrivée n’est pas encore en vue.
@Carin. « D’un autre côté, TG a déjà intégré divers matériels sur l’AAROK ». Lesquels ???
« reste que le chemin pour rattraper l’AAROK, ». Il y quelque chose à rattraper??? A part vos grands rêves, bien sûr…
« D’un autre côté, TG a déjà intégré divers matériels sur l’AAROK »
Faux.
Pourquoi tous les fanboys de TG ont besoin de polluer les commentaires avec des mensonges?
Turgis & Gaillard qui avait lancé la course au drone MALE puis la course au MLRS longue portée franco-français : battu dans les 2 batailles sans grande résistance. L’ Aarock n’a prouvé qu’il avait qu’un coupe circuit fonctionnel et le Foudre n’existe que dans le tiroir des ingénieurs de leur bureau d’étude et n’est qu’un camion civil avec 5 plaques de blindage.
Vous avez lu l’article ? La compétition oppose CINQ participants. A date, personne n’a gagné ou perdu :
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« Cette approche, décrite comme « agile et collaborative », doit permettre de trouver la « meilleure solution opérationnelle en respectant les contraintes de temps et de coût » en favorisant l’émulation entre les cinq industriels retenus, à savoir Turgis & Gaillard [Aarok], AURA-AERO [Enbata], SE Aviation [DRIADE], Fly’R [R2-600 MALE] et Daher »
Ou l’on voit que le projet Eurodrone est complètement hors sol et à la ramasse. Autant d’argent dépensé depuis 10 ans pour un truc qui n’est même pas encore en train de planifier une date d’un premier vol…
Mais il parait que les projets en coopération coutent moins cher dixit certain… Et bien l’Eurodrone n’en sera pas un exemple. Et on peut même se demander si l’A400M ne nous aurait pas couté moins cher si nous l’avions fait en solo…
@EchoDelta
« Autant d’argent dépensé depuis 10 ans pour un truc qui n’est même pas encore en train de planifier une date d’un premier vol… » Combien d’argent a été dépensé ? Vous pouvez nous le rappeler ?
Sinon, c’est bien de rappeler aussi qu’Airbus ne faisait pas le cahier des charges de l’Eurodrone, pas plus que le choix de leur sous-traitant (en particulier Dassault, qui leur a mis des bâtons dans les roues).
Sinon, vous pouvez nous estimer le prix des programmes de drones Male des différents acteurs ici, qu’on rigole un peu ? Pour l’instant on voit surtout des prototypes dont la seule démonstration est déjà démontrée depuis 20 ans dans le civil.
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« Et on peut même se demander si l’A400M ne nous aurait pas couté moins cher si nous l’avions fait en solo… » On peut se demander bien sûr. Et c’est quoi votre réponse ? Et sur quelles données factuelles et rationnelles allez vous vous appuyer pour la justifier ?
3-0 pour les constructeurs francais face à airbus ds. NERON, Daher, Turgis-Gaillard.
Daher possède également un avion léger le Kodiak qui pourrait servir pour la logistique légère, la surveillance, car apte à se poser sur des pistes courtes, non préparées, sur la neige, la glace ou grâce à des flotter sur des plans d’eau, rivières, ce qui augmente considérablement ses possibilités.
Des TBM900 peuvent se poser de façon autonome en cas de malaise du pilote. Un passager pouvant activer une commande assurant le retour autonome de l’avion sur la piste d’un aérodrome le plus adapté.
@Raphael……
Peut-être, comme le précise l’article, ce drone n’est pas fait pour le « haut du spectre »…
C’est bien de faire tous ces drones MALE. Le problème, c’est qu’il faut soit des grandes quantités de petits drones qui seraient autant « d’obus guidés », soit des drones furtifs capables d’effectuer des frappes dans la profondeur ou bien du combat aérien. On a encore une guerre de retard
« On a encore une guerre de retard » : Les projets de drones MALE visent à remplacer les Reaper. Il existe d’autres projets :
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– « grandes quantités de petits drones qui seraient autant d’obus guidés » => C’est le but des Munitions Télé-Opérées (MTO) proposées par Thales, MDBA et d’autres (je vous laisse chercher)
– « soit des drones furtifs capables d’effectuer des frappes dans la profondeur ou bien du combat aérien » => C’est le but du drone ailier qui accompagnera le Rafale (idem)
Un drone militaire très largement dérivé d’un avion de tourisme, est-ce une proposition vraiment sérieuse face à des appareils spécialisés? J’ai un doute.
@Framlucasse
Tout dépend de ce qu’on veut en faire… le prix étant un critère non négligeable puisqu’il conditionne le nombre d’exemplaires qui pourront être acquis. Daher dispose d’un outil industriel éprouvé, et avec plusieurs centaines d’exemplaires déjà vendus, on peut supposer que cet outil industriel a déjà largement été amorti. Ce qui peut laisser augurer un coût plus bas, comparé à l’Aarok, qui doit construire un outil industriel en partant de zéro ou presque (outil qu’il faudra bien amortir, au mieux sur quelques dizaines d’exemplaires en comptant sur l’export…).
cela étant, sur le papier et indépendamment du coût, l’avantage irait plutôt à l’Aarok : son autonomie plus grande (24 à 30h), et sa charge utile plus élevée (1.5 tonnes) en font l’instrument idéal pour en faire un « camion à bombes », ou plus exactement un appareil qui serait à la fois un porteur et un relais de communication pour des munitions rôdeuses à longue portée, qui pourront être tirées à distance de sécurité.
C’est en effet le principal usage qu’on puisse imaginer à des drones MALE dans un contexte de CHI : ils ne pourront pas survoler directement la zone de conflit, en raison de leur grande vulnérabilité aux défenses sol-air de tous types. Par contre, ils pourront s’approcher aussi près que possible de cette zone de conflit, et tirer des munitions « stand off » : salve de missiles de croisière légers (200 à 300kg), missiles antiradars, ou munitions téléopérées.
Oui, rien que la charge utile parle, et c’est primordial. L’espace perdu ou sous-utilisé dans le Daher aussi, à mon sens. Je ne suis pas un spécialiste, mais ça ressemble plus à un ballon d’essai en vue d’élargir un marché qu’à une proposition bien pensée et crédible.
Je ne peux pas dire que je sois convaincu par l’allure du « drone ». Cela parait gros et lourd pour l’endurance et la masse utile d’un drone « optimisé »… J’ai du mal à comprendre la logique de la DGA de demander à 5 sociétés de faire des drones MALE alors que la guerre en Ukraine montre plutôt sa faible utilité, au moins dans un conflit de haute intensité… Soit il faut faire des drones plus légers et beaucoup moins cher, soit des CCA (drones furtifs avec réacteur)…
@Gab76……
D’un autre côté, nous avons tous entendu parler de cet étudiant, ayant atterri sur la place rouge à Moscou, avec un avion de tourisme, et en ayant traversé une bonne partie de l’Europe avant…
Il faut aussi noter que les méchants ukronazis, en font autant avec des drones à peine plus furtifs, malgré La Défense aérienne entièrement en alerte en Russie….
Partant de ce constat, un TB900, ou un AAROK, pourrait très bien arriver et larguer ses cachou sur le Kremlin, avant de s’en retourner, non sans prendre le temps de refaire le plein de carburant (si besoin), sur un petit aérodrome civil russe.
J’ai l’air de me moquer, mais….. oui en fait!
Comparaison n’est pas raison, mais…
Coté solidité des entreprises, ‘Turgis & Gaillard Groupe’ (créé en 2011) c’est un effectif de 400 collaborateurs (2025) et un CA de 80 millions € (estimé 2025), alors que Daher c’est 14 000 collaborateurs implantés dans 15 pays pour un CA de 1,8 milliard € (2024) !
Il est à remarquer que Daher a été créé en 1911 sous la marque ‘Morane-Saulnier’ par trois pionniers de l’aviation (Léon et Robert Morane, Raymond Saulnier (qui volait avec Louis Blériot), et que leurs avions à hélices ont été rendus célèbres par Roland Garros et Georges Guynemer ; ‘Morane-Saulnier’ c’est aussi le premier brevet (1914) d’un dispositif de synchronisation du tir à travers le champ de l’hélice…
Pour comparer les prix de vente des appareils, selon des sites spécialisés en aéronautique, 5 à 10 millions € pour l’Aarok équipé “ISR“ [renseignement, surveillance et reconnaissance] contre 4,7 millions € à 5,2 millions € (2025) pour un TBM 960 de série (La version drone TBM 910/960 “EyePulse“ n’est pas chiffrée et ses équipements ne sont pas détaillés).
La capacité de production est également un paramètre. Daher dispose d’une chaîne d’assemblage dédié au TBM à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées (près de 1.500 salariés ; plus de 1 100 TBM livrés dans le monde entier) ; Daher possède aussi un technocentre dédié aux aérostructures à Nantes, et un à Toulouse dédié à la logistique ; Le site de Tarbes produit également des pièces et des structures d’avion pour Airbus, Embraer et Dassault ; le 2 mai 2025 ‘Airbus Atlantic’ a pris le plein contrôle (achat) de deux sites de Daher en Loire-Atlantique (Malville et Carquefou) pour sécuriser la production de pièces pour l’A320 ; Le site US de Daher à Sandpoint (dans l’Idaho) produit un autre modèle d’avion, le Kodiak (Dont parle @Bastan).
Turgis & Gaillard, jeune entreprise du secteur de l’aéronautique et de la défense est plus modeste, avec une unité de production du drone MALE Aarok à Blois-Le Breuil (Loir-et-Cher) et Grenoble (Isère), avec quelques dizaines de salariés, et une bonne dizaine d’établissements ou filiales qui assurent des opérations d’entretien, de maintenance (civile et militaire) et de MCO (Ex : le MCO des PC-6 Pilatus de l’Armée de Terre), une usine en construction (2026) à Cuers-Pierrefeu dans le Var (qui devrait être dédiée à la maintenance de l’Aarok), ainsi qu’une filiale en Inde (Turgis et Gaillard India) en cours de développement. Notons qu’en 2025 Turgis & Gaillard a présenté un LRU dit “Le Foudre“, un projet de lance-roquettes (sujet déjà développé par Laurent Lagneau), et -gage de technicité- produit des pièces et outillages pour le véhicule expérimental intermédiaire “IXV“ (un véhicule de rentrée suborbitale expérimental de l’Agence spatiale européenne) et ce en utilisant les logiciels de CAO ‘Dassault Systèmes’.
Coté souveraineté, comme l’a dit @HMX, l’Aarok et l’Eyepulse ne sont actuellement pas entièrement souverains. L’Aarok est actuellement propulsé par Pratt & Whitney PT6 (A terme il devrait être motorisé par un Ardiden 3 Safran en cours de développement), et le TBM 910/960 est équipé d’un moteur Pratt & Whitney Canada PT6E-66XT (Un projet de moteur hybride est également développé avec Safran). On peut donc espérer que bientôt ces drones seront souverains.
Si Daher apparait comme un avionneur d’expérience aux reins solides, à mon avis on ne peut pas dire que le TBM 910/960 Eyepulse résulte seulement de six mois d’études. Comme affirmé par le site, Daher -en 6 mois- a intégré le système de pilotage automatique « ScaleFlyt » de Thales sur un TBM 910/960, mais l’avion était déjà doté d’un système de liaison de données de nouvelle génération ainsi que d’un système d’atterrissage automatique d’urgence « HomeSafe » auquel est couplé un radar météo Doppler Garmin GWX 8000, cet ensemble permettant -en cas de défaillance du pilote- une automatisation robotisée de la recherche d’un terrain d’atterrissage d’urgence ainsi que la pose de l’avion !
Daher apparait donc mieux placé que Turgis & Gaillard, avec une meilleure capacité de réactivité, mais il est probable que ces deux drones auront des spécifications et armements différents, ce qui laisse la porte ouverte à Turgis & Gaillard avec son Aarok ainsi qu’aux autres compétiteurs [Le toulousain AURA-AERO, SE Aviation Aircraft de Pontarlier, et la start-up réunionnaise FLY-R] .
Et pour répondre à @Gab76, l’armée française teste actuellement de petits drones furtifs, par exemple ceux de la société française ‘Multinnov’ [Drone « kamikaze » ‘Uriel’ et drone de reconnaissance ‘Sidé’ ; il est à noter que ‘Multinnov’ est la seule entreprise en France à développer ses propres cartes électroniques]. Vous voyez, une innovation en cache une autre, et l’un n’empêche pas l’autre.
Ils auraient mieux fait de garder l’ancien nom, porteur d’histoire.