Le Commandement de l’Espace aura une première capacité de défense en orbite basse dès 2027

Outre le satellite PALADIN [pour Patrouilleur pour prépAration opérationneLle de surveillAnce et D’INspection], qui a récemment fait l’objet d’un contrat notifié par la Direction générale de l’armement [DGA] à la PME Infinite Orbits, les capacités de manœuvre et d’intervention du Commandement de l’Espace [CdE] reposeront également sur les programmes YODA [Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile] et TOUTATIS [Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales].

Pour le moment, on ignore quand PALADIN et les deux nanosatellites « patrouilleurs » du programme YODA seront mis sur une orbite géostationnaire [soit à 35 786 km d’altitude]. Et aucun lanceur n’a pour le moment été désigné.

En revanche, les choses se précisent pour les satellites du programme TOUTATIS, lequel a été confié par la DGA à l’entreprise U-SPACE et à MBDA en septembre 2024.

Pour rappel, intégré à l’opération Ares [Action et résilience spatiale], TOUTATIS constitue la « première étape de la stratégie de défense en orbite basse ». Il repose sur le satellite Splinter, doté d’une capacité de manœuvre élevée, et le satellite « guetteur » Lisa-1.

L’un et l’autre auront à réaliser des « scénarios d’opposition ou de coopération qui permettront de vérifier les performances du satellite d’action en orbite basse et les capacités du satellite guetteur en termes de surveillance de l’espace », avait expliqué la DGA au moment du lancement du programme TOUTATIS. Surtout, ils permettront d’agir contre des satellites hostiles ou dangereux.

Quoi qu’il en soit, la mise en orbite de Splinter et de Lisa-1 ne saurait tarder. En effet, ce 28 novembre, U-SPACE a indiqué qu’ils seront lancés par MaiaSpace, une filiale d’ArianeGroup qui, fondée en 2022, « fabrique, commercialise et exploite le premier mini-lanceur réutilisable et éco-conçu en Europe ».

Selon l’Agence de l’innovation de défense [AID], Splinter et Lisa-1, d’une masse totale au décollage de 200 kg, seront placés simultanément sur une orbite héliosynchrone par le lanceur Maia en 2027, depuis le Centre Spatial Guyanais de Kourou.

« Après évaluation de l’adéquation des solutions de lancement disponibles sur le marché avec les besoins de la mission TOUTATIS, le choix de MaiaSpace s’imposait. Il nous permet ainsi d’accompagner l’émergence d’une filière européenne souveraine d’accès à l’espace pour les opérateurs de microsatellites », a expliqué Fabien Apper, le PDG de U-Space.

En effet, souligne l’AID, la « synergie entre le savoir-faire de U-Space en matière de fabrication de petits satellites innovants, et la modularité des solutions de transport spatial de MaiaSpace, marque une étape majeure en matière de souveraineté d’accès à l’espace fiable et réactif pour la France et l’Europe ».

Cela étant, le lancement des deux satellites du programme TOUTATIS est suspendu au premier vol de Maia, prévu en 2026.

Selon l’AID, propulsé à l’oxygène et au biométhane liquides, ce lanceur peut emporter jusqu’à 4 000 kg en orbite basse, en fonction de la version retenue [réutilisable ou consommable], de l’inclinaison visée et de l’usage optionnel du « kick-stage Colibri ».

Quoi qu’il en soit, la décision de U-Space de recourir au lanceur Maia « consacre la nécessité de fédérer les acteurs du New Space français pour renforcer les capacités spatiales au sein de la dynamique de défense et ainsi garantir la souveraineté française », a fait valoir l’Ingénieur général de l’armement Patrick Aufort, directeur de l’AID.

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34 contributions

  1. Albatros dit :

    tous ces termes et acronymes anglais…
    Alors même que tout est fabriqué en France, lancé avec du matériel français d une base spatiale française et pour des besoins de défense française…

    • Bench dit :

      Tiens, un czaza bis, pourfendeur du « globish »?

    • mich dit :

      Scandaleux en effet ,vivement des tribunaux populaires ! C’est TOUTATIS ou PALADIN qui vous gênes tant ?

      • Czar dit :

        « qui vous gênes  » je comprends que tu mises tout sur le pidgin globish, pour le français, c’est déjà probablement trop tard

    • farragut dit :

      C’est pour être mieux compris par les « Young Leaders » et les investisseurs de « Choose France » !
      Un Globish pour Blackrock, sinon rien…

    • Kardaillac dit :

      C’est moins l’anglais que tous ces acronymes qui m’agacent aussi.

    • jean luc dit :

      La base de lancement de Kourou, le
      Centre spatial guyanais (CSG), est gérée conjointement par le CNES (Centre national d’études spatiales) et l’Agence spatiale européenne (ESA). Le CNES en est le propriétaire foncier et coordonne les opérations sur place, tandis que l’ESA assure le financement et l’utilisation des lanceurs européens.

      CNES : En tant que propriétaire du site, le CNES en assure la gestion opérationnelle, la sécurité et la modernisation des installations.
      Agence spatiale européenne (ESA) : Elle est le principal client et financeur de la base, l’utilisant pour lancer ses propres lanceurs, comme Ariane 6 et Vega-C.
      Arianespace : Cette entreprise est responsable de la commercialisation et de la mise en œuvre des missions de lancement.
      ArianeGroup et Avio : Ces entreprises sont responsables de la conception et de la production des lanceurs européens, ArianeGroup pour les fusées Ariane et Avio pour les lanceurs Vega.

      comme démontré ici c’est beaucoup plus compliqué Kourou est bien en Guyane Le principale de la base Client est ESA qui dirige les investissements (plus la France directement ) le satellite lui est bien français, mais as t’il 100%de composants français , je croit pas ,mais ITAR FREI oui. Concernant les lanceurs car il faut un lanceur pour le satelitte Vega c’est italien ,Ariane 6 c’est européen ,le moteur vinci est monté á lampolshausern en Allemagne . l’Allemagne va lancer 40 satellites militaire d’ici 2030 certains serons offensif , ils sont pas américains ,mais finlandais . La france n’est plus que le 3eme contributeur de l#ESA avec 3,6milliard ,l#Italie c’est 4 milliard , l’Allemagne 5,1 Milliard ,elle va injecter 30milliard dans son industrie du spatiale d’ici 2030 https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/sommet-de-l-esa-a-breme-un-tournant-strategique-pour-la-defense-spatiale-europeenne/ .La question que je me pose est la suivante si Daussault fait le NG ,quelle sont les compensation Françaises obtenus par l’Allemagne Sans l’espace le NG ne seras qu’un tas de ferraille de plus . pour en revenir á l’espace notablement Iris soutenus par la France car elle as plus les moyens de sa politique ,je me demande pourquoi l’Allemagne devrais financer ce projet ,alors qu’elle peut faire avec les finlandais. voir ici l#article Rheinmetall et ICEYE créent une coentreprise

      Le groupe de défense Rheinmetall, basé à Düsseldorf, et ICEYE, opérateur mondial de premier plan de satellites radar à synthèse d’ouverture (SAR), ont créé une coentreprise baptisée Rheinmetall ICEYE Space Solutions GmbH. L’accord correspondant a été signé à Berlin par Armin Papperger, président du directoire de Rheinmetall AG, et Rafał Modrzewski, PDG et cofondateur d’ICEYE, selon Rheinmetall. Rheinmetall détiendra 60 % des parts de la coentreprise, dont le siège social est situé à Neuss, tandis qu’ICEYE en détiendra 40 %.

      Rheinmetall avait annoncé la création de cette société en mai 2025. D’après cette annonce, Rheinmetall ICEYE Space Solutions devrait démarrer ses activités cette année, la fabrication du premier satellite sur site étant prévue pour 2026.

      Dans le cadre de cette collaboration entre Rheinmetall et ICEYE, les satellites SAR fournissent déjà à l’Ukraine des images de reconnaissance pour sa défense. Selon Rheinmetall, les satellites SAR présentent l’avantage, par rapport aux satellites conventionnels, de pouvoir générer des images haute résolution quelles que soient les conditions météorologiques ou l’heure.

      Une partie de l’usine Rheinmetall de la région du Bas-Rhin a récemment été transférée de la division Systèmes d’énergie civils à la branche militaire du groupe. Les employés de Rheinmetall sur le site de Neuss bénéficieront également de perspectives de carrière prometteuses grâce à la création de Rheinmetall ICEYE Space Solutions GmbH, comme l’indique le communiqué de presse.

      Selon l’entreprise, ICEYE offre des capacités de surveillance continue permettant de détecter et de réagir aux changements sur Terre plus rapidement et avec une précision inégalée.

      Propriétaire de la plus grande constellation de satellites au monde équipée d’un radar à synthèse d’ouverture (SAR), ICEYE fournit des informations objectives en temps réel et garantit à ses clients un accès permanent à des données exploitables, même dans des conditions environnementales difficiles, précise Rheinmetall.

      Partenaire de confiance des gouvernements et des entreprises, ICEYE fournit des informations dans des domaines tels que la défense et le renseignement, l’assurance, la préparation et la réponse aux catastrophes, la sécurité, la surveillance maritime et la finance, permettant ainsi des décisions qui contribuent à la résilience des communautés et au développement durable.

      Présente à l’international, ICEYE possède des bureaux en Finlande, en Pologne, en Espagne, au Royaume-Uni, en Australie, au Japon, aux Émirats arabes unis, en Grèce et aux États-Unis. L’entreprise emploie plus de 900 personnes. voir article originale
      https://www.hartpunkt.de/rheinmetall-und-iceye-gruenden-gemeinschaftsunternehmen/
      .

      • Grotesque dit :

        @JL Observer vos moments de panique est assez drôle je dois dire. Oui Kourou est en France, je sais ça fait mal…

        • jean luc dit :

          Kourou c’est en Guyane c’est pas la même chose .

          • grotesque dit :

            Jean Luc, s’il vous plaît un peu d’efforts…. Kourou, c’est où ? En Guyane…. Francaise…
            Donc, en France.
            On sait c’est douloureux mais c’est surtout révélateur de votre bassesse.

          • Autocrate sanguinaire dit :

            La Guyane française est un département et une région française, comme la Martinique ou la Corse. Lesquels départements et régions font partie de la France. Je sais qu’un pays qui utilise des subdivisions territoriales est un truc prodigieux dans certaines régions du monde mais c’est un usage qui existe bel et bien. Certains ont essayé de diviser Monaco et régions et départements… sujet compliqué.

          • Why not dit :

            jean luc, c’est pas sûr, Trump la mort vient de garer son plus gros porte-avion juste en face sous ce qui ressemble à un faux prétexte… La Guyane française après le Canada et le Groenland?

      • Goose dit :

        Besoin de te rassurer ma poule ?

    • Jack dit :

      @Albatros : « tous ces termes et acronymes ANGLAIS… » => Vous êtes sûr de ne pas vous tromper d’article ?
      .
      PALADIN = Patrouilleur pour prépAration OpérationneLle de surveillance et d’INspection
      DGA = Direction générale de l’armement
      CdE = Commandement de l’Espace
      YODA = Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile
      TOUTATIS = Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales
      AID = Agence de l’innovation de défense
      .
      Infinite Orbits, U-SPACE et MaiaSpace = Noms de sociétés

  2. Pirlouis dit :

    La filière New Space de la BITD française semble gagner en substance. C’est une bonne nouvelle, mais il est essentiel que le « i » de cette BITD — l’innovation — ne soit pas externalisé sans qu’une capacité opérationnelle majeure reste ancrée en France.
    Il est dommage que les relations avec l’Allemagne se dégradent, mais d’autres partenaires existent, même si leurs moyens financiers sont plus limités.
    Nous payons aujourd’hui les conséquences de la gabegie financière qui traverse tous les gouvernements depuis 1981. Hélas, si les ambitions politiques sont nombreuses, nos finances, elles, ne le sont pas. Elles ne nous permettront pas de mener à bien des projets autres qu’échantillonnés, aussi excellents soient-ils.
    Ce blocage persistera tant que les problèmes de financement des retraites, les prébendes des élus (inutiles tant pour les élus que pour ceux qui en bénéficient), les dépenses somptuaires des ministères et les pseudo-aides à des pays peu amicaux ne seront pas résolus. Il est regrettable que notre président, si brillant pendant la crise de la COVID, se soit endormi sur les autres dossiers, créant ainsi un tsunami politique dont les répercussions sont loin d’être apaisées.

    • vrai_chasseur dit :

      Exemple d’autres partenaires, Lukasiewicz-ILOT
      http://ilot.lukasiewicz.gov.pl/en/
      MaiaSpace a fait appel au savoir-faire de cet institut de recherche polonais spécialisé en aéronautique, pour la mise au point de son étage de manœuvre à réacteurs synchronisés (le « Kick-Stage Colibri »)
      Lukasiewiz-ILOT travaille depuis longtemps avec les grands de l’industrie : Airbus, Boeing, GE, Dassault, Saab, Rolls-Royce…

      • jean luc dit :

        pourquoi pas les polonais sont des gens sérieux ,les allemands de rheinmetal availlent bien avec des finlandais ,C’est une bonne chose .

    • Chabannes dit :

      Somptuaire signifie relatif aux dépenses. Des dépenses somptuaires est donc un pléonasme.

    • Kardaillac dit :

      Le hamac social français est le plomb qui tient la montgolfière au sol. Nous n’arriverons à rien de significatif avec ce coulage des contributions de chacun.

    • bonnechancemonpapa dit :

      Le « i » de BITD signifie « industrielle » (ce qui induit – normalement – innovation). La prétendue gabegie financière est liée à la décision des élites de 40 dernières années – y compris les élites européennes – de délocaliser la production dans les pays d’ Asie pour développer une société de loisirs et de consommation qui vivra dans un environnement plus sain (puisque la pollution s’externalise avec la délocalisation de la production). Un bon programme de soixante-huitards irresponsables.

      Quant aux moyens financiers, rassurez-vous, ils seront au rendez-vous : le centre de gravité de la dépense publique va basculer du social à la défense (il faudrait commencer par faire le ménage dans les subventions publiques accordées à toutes ces associations parasites dont la plus-value sociale est totalement déconnectée de leur coût : si elles sont jugées utiles par les français, les dons ne manqueront pas d’affluer. Exemple avec Duralex dont le maintient de l’activité a été jugé suffisament
      utile et pertinent d’un point de vue économique et sociale pour que les dons fassent sauter le compteur en 48h.

      D’autre part, l’Allemagne que tout le monde présente en exemple à suivre, s’endette à tours de bras ces derniers temps, au fur et à mesure que sa base industrielle – et plus particulièrement ses précieuses bagnoles – s’effrite du fait de la concurrence mondiale qui produit aussi bien pour tellement moins cher. Bref elle suit notre chemin avec 40 ans de décalage.

      J’observe de surcroît que, par une sorte d’atavisme historique, l’Allemagne, à l’instar de la Pologne d’ailleurs, se remilitarise en cherchant à reconstituer un gros corps de divisions blindées, dont le déroulement de la guerre en Ukraine permet de douter de l’utilité : n’importe quel drone à 200 dollars peut mettre un char hors de combat. Bref l’Allemagne se recentre sur sa zone de confort et ces certitudes passées, comme l’état-major français pendant l’entre deux guerres.

      Conclusion : aucune raison particulière de craindre l’Allemagne

  3. Roland DESPARTE dit :

    Pour aller plus loin…
    La société française « MaiaSpace », filiale à 100 % d’ArianeGroup, est une joint-venture entre Airbus et Safran, structurée comme une entité totalement indépendante poursuivant sa propre stratégie d’innovation et de développement. Basée en France, à Paris (bureaux d’études) et à Vernon (atelier de 3 000m²), l’entreprise emploie environ 200 ingénieurs et techniciens. Son objectif principal est de garantir la souveraineté spatiale de la France (et des pays membres de l’Union européenne) par le lancement de petits satellites, en combinant l’agilité d’une start-up avec l’expertise industrielle de grands groupes. Pour ce faire, en 2024, MaiaSpace a reçu 180 millions €, dont des subventions du programme « France 2030 », et en 2025 l’entreprise a signé son premier contrat commercial avec « Exotrail » pour le déploiement de véhicules de transfert orbital (ou “SpaceVan“) en orbite basse (LEO = Low Earth Orbit = jusqu’à 2 000 km d’altitude), avec des lancements multiples à partir de 2027 [Exotrail est une petite entreprise française du “New Space“ qui développe et commercialise des moteurs à propulsion électrique pour les nanosatellites, comme ceux de la constellation de l’opérateur européen Eutelsat, ainsi qu’un innovant véhicule de transfert orbital (OTV) permettant de livrer les microsatellites précisément sur l’orbite désirée].
    C’est dans ce cadre qu’a été conçu le lanceur « Maia », un véhicule spatial orbital doté de moteurs « Prometheus » développés par ArianeGroup. Ces moteurs, alimentés au méthane liquide (bio-méthane) et à l’oxygène liquide (MethaLox), valident une approche éco-responsable et lui permettent de maintenir une vitesse minimale pour se maintenir sur une orbite stable autour de la Terre (d’où le terme “orbital“). Haute d’une cinquantaine de mètres sur deux étages, Maia est destinée à des missions en orbite basse terrestre (LEO) et orbite héliosynchrone (SSO = Sun-Synchronous Orbit = en orbite polaire synchronisé autour de la Terre, à une altitude de 600 à 800 km). Contrairement aux fusées traditionnelles, MaiaSpace sera capable de récupérer le premier étage de son lanceur après chaque vol (comme SpaceX), par un atterrissage vertical sur une barge en mer, réduisant ainsi considérablement les coûts opérationnels [le premier étage représente plus de la moitié du coût d’un lanceur]. Maia permettra le déploiement de constellations de nano/microsatellites adaptés à des missions spécifiques, de 50 kg à plus de 1,5 tonne, voire 2,5 tonnes [SpaceX avec Falcon 9 c’est 15 t mais les objectifs sont différents], avec un positionnement orbital très précis.
    Le lanceur sera exploité (sous commandement français pour la partie militaire) depuis le Centre spatial guyanais à Kourou en Guyane française, sur l’ancienne plateforme Soyuz abandonnée après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022. Le premier vol inaugural de Maia est prévu pour fin 2026 avec une cadence espérée de 20 lancements par an dès 2032.
    Le programme « TOUTATIS », lancé en septembre 2024 par la DGA et l’AID, vise des capacités de défense spatiale en orbite basse contre les ingérences spatiales. Pour ce faire, TOUTATIS utilise deux types de nanosatellites, un « guetteur » [Lisa-1, satellite de surveillance stratégique] qui est un « œil en orbite » pour la détection/surveillance en temps quasi réel des objets et débris spatiaux, et un « d’action » [Splinter] à haute manœuvrabilité pour la neutralisation non destructive via une énergie dirigée (laser à haute énergie pour éblouissement optique, causant interférences et dommages aux systèmes ennemis, avec un brouillage possible ; le “tir“ étant contrôlé à distance par un opérateur au sol. A terme il est question de « dogfight » spatial…).
    Ces nanosatellites sont développés par la start-up toulousaine « U-Space », un autre partenaire clé du « New Space » français, en partenariat avec MBDA [U-Space est spécialisée dans la conception et la production de nano-satellites, de 4 à 50 kg]. Ces satellites seront lancés simultanément en 2027 à bord du lanceur Maia, pour être déployés sur une orbite héliosynchrone (SSO), pour une surveillance précise et répétitive au-dessus des zones d’intérêt choisies (d’où le terme “héliosynchrone“, le satellite passant au-dessus d’un point donné toujours à la même heure et selon un angle constant par rapport au soleil, facilitant l’observation et les comparaisons temporelles).
    Si la France est le leader européen en la matière, d’autres programmes comparables existent aux États-Unis (Programme GSSAP), en Russie (Programme Kosmos), en Allemagne (Isar Aerospace, avec son lanceur Spectrum non réutilisable) et en Inde (Projet NETRA).
    Il est à noter que Maia pourrait également lancer le V-MaX, en remplacement de la fusée sonde suborbitale (article précédent de Laurent Lagneau). A l’inverse, le lanceur du V-MaX (fusée sonde suborbitale ; suborbital = ne peut se maintenir en orbite) nécessitera un développement et une reconfiguration (ajout d’un étage orbital) pour lui permettre éventuellement de seconder Maia, ce qui ne serait actuellement pas prévu.

  4. Goose dit :

    Bien ! Cette première capacité, unique en Europe, contribuera à une certaine souveraineté sur notre continent.

  5. Meuh non….
    Parce que n’ayant pas été un élu de base, le train train quotidien l’ennuie.
    C’est aussi cela chez ce « presque grand bourgeois ».
    Et j’en arrête là avec ce zèbre.

  6. Goose dit :

    HS, mais important :
    https://www.ouest-france.fr/politique/emmanuel-macron/neuf-generaux-se-sont-ils-reunis-a-saumur-pour-destituer-emmanuel-macron-comme-laffirment-de-nombreux-internautes-71b145f0-c9e0-11f0-a0e6-83b9718ad3c0
    Si c’est avéré, @Gallifet et les 8 autres pieds nickelés apprentis putschistes vont passer de mauvaises nuits… 🙂

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour Goose,
      J’ai vu cette info et fait quelques recherches… C’est une fake news !

  7. Le globish tuera le français avant que Tik Tok ne le fasse dit :

    La pépinière d’entreprises française est concentrée en Occitanie:
    https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4187087-20251124-entre-lanceurs-vehicules-spatiaux-gironde-devient-hub-acteurs-new-space

    • Pascal, (l'autre) dit :

      La Gironde fait partie de l’Aquitaine et non de l’Occitanie. (même si Toulouse est un grand pôle aéronautique!)

  8. Sharpei dit :

    On parle de surinvestissement de l’Allemagne et la perte de positionnement de la France mais il ne faut pas oublier d’où partent l’Allemagne et la France. Cette dernière n’a jamais abandonné le secteur tandis que l’Allemagne a tout a reconstruire et a subit des échecs concernant le déploiement de plusieurs satellites de surveillance. La seule force de l’Allemagne est d’avoir de pouvoir s’agglomérer d’autres pays derrière elle et nous, nous traînons malheureusement l’image d’un pays à a contre courant car ayant tjrs eu un but souvenairiste fort pour ne pas dépendre des US et, malheureusement, l’histoire nous donne raison contre vent et marée. Les autres pays ne font que subir et réagir que trop tardivement d’où ce surinvestissement .