La Direction générale de l’armement a procédé avec succès au premier lancement de la fusée-sonde SyLEx

Faute de pouvoir disposer de sa propre fusée-sonde, la Direction générale de l’armement [DGA] avait dû se reposer sur le Naval Surface Warfare Center, Port Hueneme Division [NSWC PHD] de la marine américaine pour procéder au premier essai du planeur hypersonique V-MAX [Véhicule Manœuvrant Expérimental] depuis son centre de Biscarrosse, en juin 2023.
En effet, scellée en 2020, la coopération entre la DGA et le NSWC PHD reposait sur la mise en œuvre d’une fusée-sonde à trois étages, selon une configuration dite « Terrier-Oriole-Oriole ». Par ailleurs, le détachement américain avait été chargé de superviser la construction des infrastructures nécessaires au décollage de ce lanceur et de former les techniciens français. En outre, trois entreprises avaient été sollicitées, dont Kratos Defence and Rocket, Peraton et Corvid Technologies. »
« Début 2020, le détachement NSWC PHD a commencé à aider le ministère [français] des Armées à établir son propre programme de fusées-sondes à Biscarrosse », avait en effet expliqué le Pentagone, en novembre 2023.
Cela étant, à l’occasion d’une audition au Sénat, le président exécutif d’ArianeGroup, Martin Sion, affirma que le second essai du V-MAX serait effectué avec un fusée-sonde française.
« Nous utiliserons d’ailleurs dès cette année une fusée-sonde française que nous sommes en train de développer car, jusqu’à présent, les essais étaient menés avec une fusée-sonde américaine », avait-il dit, sans livrer plus de détails.
Il aura fallu attendre ce 28 novembre – soit deux jours après le soixantième anniversaire de la mise sur orbite du satellite Astérix par une lanceur Diamant – pour en savoir davantage. Via un communiqué, la DGA a annoncé qu’elle venait de réaliser avec succès le premier tir de la fusée-sonde française « SyLEx » [Système de Lancement d’Expériences] depuis le centre DGA Essais de missiles des Landes, à Biscarrosse.
Ainsi, développé par ArianeGroup, SyLEx est un lanceur national « expérimental » qui permettra désormais de tester non seulement des nouvelles technologies dédiées à la dissuasion française mais aussi les démonstrateurs de planeurs hypersoniques. Cette fusée-sonde pourra également servir pour des applications civiles.
Plus précisément, SyLEx est plus qu’un lanceur : il s’agit surtout d’un système de lancement comprenant deux fusées-sondes [une mono étage et une bi-étage] ainsi qu’un pas de tir dédié.
[#Essai 📋] Succès du 1er vol de la fusée -sonde SyLEx
La DGA et ses partenaires ont mené avec succès le 1er vol de la fusée sonde système de lancement d’expériences #Sylex pour des expérimentations en haute atmosphère et en exo-atmosphérique ⤵️ pic.twitter.com/FypsciPzRr
— Direction générale de l'armement 🇫🇷 (@DGA) November 28, 2025
« Avec un emport de charge utile jusqu’à 600 kg, ce nouveau système de lancement pourra atteindre une altitude comprise entre 200 et 400 kilomètres. Selon la charge utile et la configuration de la mission, la fusée-sonde SyLEx peut emporter plusieurs expériences simultanément », explique ArianeGroup, qui a commencé à développer cette solution en 2021.
L’essai réalisé par la DGA dans la nuit du 27 au 28 novembre a permis notamment de « valider l’étape critique du décollage » et le « suivi du démonstrateur embarqué » grâce à des radars, à des outils de télémesure et au Bâtiment d’essais et de mesure Monge.
« Ce premier vol réussi dote la France d’une capacité souveraine d’essais par fusée-sonde, développée par les équipes d’ArianeGroup suivant des méthodes test-and-learn en moins de 3 ans », souligne Vincent Pery, directeur des programmes Défense chez l’industriel.
Et d’ajouter : « La confiance renouvelée de la DGA envers le savoir-faire d’ArianeGroup permet d’assurer l’autonomie et la souveraineté française en matière de lancement suborbital. Nous travaillons déjà à la prochaine étape de notre feuille de route incrémentale, la version bi-étage ».
Reste maintenant à voir quand le prochain essai du V-MAX aura lieu. D’après ArianeGroup, il s’agira de faire un « pas de plus vers l’opérationnel » avec ce planeur hypersonique « dont la forme innovante, résistante d’un point de vue thermomécanique » a été « rendue possible grâce à des ruptures technologiques ».
Photo : DGA Essais de Missile





SyLEx est un outil indispensable au développement des vecteurs de pénétration hypervéloces que leurs ogives soient classiques ou nucléaires.
Le prochain vol du V-MAX est attendu avec impatience.
La France se donne ainsi les moyens de disposer de vecteurs très difficilement interceptables.
je ferais une observation ,la technologie de base est bien américaine comme l#indique l’article ,alors lorsque la France collabore avec les USA c’est halleluja ,quand c#est les allemands avec Airbus Allemagne et Cratos ,lá ils sont les valets des américains ,des traites , et autre insulte . ariane groupe n#est pas une société française mais européenne . celas donne du baume au coeur pour les français . A Bremen c’est dérouler la conférence de l ESA https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/spatial/79727108642676/spatial-leurope-portee-par-lallemagne-gonfle-enfin-ses-muscles
la différence est que la france a recours à une technologie inexistante en europe pour développer une capacité souveraine, qui lui profite certes en premier lieu,mais qui a par sa nature un impact sur le continent entier, l’allemagne, elle sabote les efforts européens pour prendre une première place qu’elle n’a pas. même un tapin dyslexique devrait pouvoir saisir la différence de but comme de modalité : l’effort français vise à l’autonomie, la stratégie allemande vise à l’inféodiation croissante pour arrimer encore un peu plus les états-unis – qui pourtant nous piétinent la gueule dès qu’ils le peuvent et qui sous trump ne ontmême pas semblant. je note d’ailleurs que c’est une inflexion récente en allemagne, un adenauer était plus proche de la vision gaullienne à ce sujet, alors que l’impératif atlantique était pourtant plus évident durant la guerre roide
Cela est le cas ?
Cf au dessus.
Si vous souhaitez être compris, apprécié, ou distingué, ne semez pas dans votre écrit un ou plusieurs »Gros mots » ou des « expressions déplacées ».
Et puis vous : « inféodiation ». Non pour le dico c’est inféodation.
Enfin relisez votre texte, il y a d’autres lézardes.
VBD
Si vous souhaitez être compris, apprécié, ou distingué, » un degré d’intelligence des situations au-dessus t’aurait assez rapidement convaincu que je m’en bats sévère les steaks de ton label de reconnaissance, homoncule. Bien cordialement à toi.
@sous-lieutenant czaza : « … je m’en bats sévère les steaks de ton label de reconnaissance, homoncule. »
Ca on n’en a jamais douté pépère!
Au fait ma grande clairvoyante, vu que selon tes dires t’étais bébé sous-bite pendant ton service, ( ce qui doit bien remonter aujourd’hui à quelques dizaines d’années, allez on va dire 35 ans à la louche) tu ne ferais des fois pas partie des fameux boumeurs que tu adores tant? Ceci expliquant cela……
T’énerves pas, y a toujours ta Russie pour remonter le niveau.
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/11/28/le-cosmodrome-russe-de-baikonour-endommage-apres-le-decollage-d-une-fusee-soyouz-transportant-un-equipage-russo-americain_6655172_1650684.html
Le principal, les cosmonautes russes et américains sont dans l’ISS.
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Automne 2024, n’était-ce pas la fosse de cosmodrome de Plesetsk, qui avait explosé ? Cause le méchant bidule Sarmat « Satan », que c’est le meilleur des meilleurs ?
Y a tellement de ratages, missiles et lanceurs de satellite, je m’y perds
Ils nous foutent vraiment les pétoches ces russes, avec leurs ergols de la mort
https://www.opex360.com/2024/09/23/un-missile-russe-rs-28-sarmat-a-probablement-explose-dans-son-silo-au-cosmodrome-de-plessetsk/
A vérifier, mais ca semble s’empiler, les bavures.
https://t.me/exilenova_plus/14323
Région d’Orenbourg. La base militaire des ICBM ?
Allez, gros dodo !
avant même la fin de derrick? Tu tiens plus le coup, tu veux un 8ème booster covid ?
Deux cosmodromes plantés dans la même semaine, champions du Monde !
Sinon, tu t’y retrouves dans le nombre de robots, que le France serait la meilleure?
C’était sympa Calimero quand l’on était jeune…..
Apparemment la lecture n’est pas votre fort. Soufflez un coup et relisez. Ce n’est pas ce que dit l’article
@jean luc,
Pourquoi ce désir assumé de vouloir tout mélanger pour conforter une position idéologique ?
Et pour « Cratos » (l’orthographe exacte est KRATOS), il s’agit pour Airbus de s’appuyer exclusivement sur une technologie extraeuropéenne pour développer un drone de combat principalement destiné à la Luftwaffe, mais aussi censé accompagner l’avion de combat (européen) de nouvelle génération [NGF], et ce alors qu’existent des possibilités 100% européennes et souveraines… C’est un choix que l’on peut comprendre, fonction des orientations stratégiques et des besoins urgents de l’Allemagne (Ces « wingmen » devant être disponibles en 2029), mais ce n’est pas la même chose que de s’appuyer temporairement sur un industriel US pour réaliser des essais, le temps nécessaire à devenir quasi-souverain en la matière ! Les deux peuvent être critiqués, mais ne mélangeons pas tout, l’un résulte d’une volonté de privilégier une coopération transatlantique aux dépens des propositions de la BITD européenne, l’autre résulte d’une carence industrielle française l’obligeant à un partenariat (partenariat US puis européen avec ArianGroup).
moi je comprend bien que la France collabore avec les américains celas me pose pas de problême , concernant Kratos et Airbus le problême est simple il y as pas d’équivalent européen á court terme (2029) . j’ai simplement ironiser sur les français avec la souveraineté . on reproche les F35 seul a porter la bombe B61 pas le choix , pour les patriotes on les fabrique depuis 1982 époque oú l’Allemagne avais pas encore sa totale indépendance , le Gmar himar pas de solution européenne 92% des dépense militaire sont faite en Allemagne
@Johann Lukas
Tu compares encore des incomparables.
Cette fusée est une fusée de R&D … produite et utilisée en très faibles qtés.
Ce n’est pas une arme offensive vouée à être acquise en très grande qté.
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Sinon, pour le budget de l’ESA, tu sors de l’oeuf mon ami. Cela fait déjà 3 ans que l’Allemagne est le 1er contributeur de l’ESA.
Auparavant, c’était constamment la France. Donc, il s’agit d’un rattrapage-rééquilibrage, en lien avec les nouvelles ambitions de ton cher pays. Mais comme l’Allemagne part de plus loin et a une industrie du spatiale moins développée et mature que celle qu’il y a en France, il n’y a pas encore de quoi faire le gros canard, comme tu sais si bien le faire.
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Et puis Kourou, port spatial important le mieux positionné au monde (au plus proche de l’équateur avec la proximité maritime immédiate à l’Est et au Nord, c’est bien en France … et nulle part ailleurs 😉
La géographie, cela pèse toujours bien plus lourd que quelques Milliards d’€ !
« ariane groupe n#est pas une société française mais européenne »
Toujours aussi cruche le pauvre vieux…
En chercher l’actionnariat et en déduire la majorité devrait être du niveau Cm2 dans les années 60, paraît-il, et en perdant un niveau de classe tous les 10 ans ce serait maintenant en 2de? Voire ‘mieux’?
Tu dois pouvoir y arriver même en tant que boomer germain!
Pour t’aider à supporter cet effort:
https://www.youtube.com/watch?v=DlXjwuUiPjE
pas faux
Commentaire nul, venant d’un nul, mais constant !
Si la France collabore ou s’appuie sur de la technologie US, c’est qu’il n’y a rien de similaire en Europe.
L’Allemagne, elle, et à contrario, s’appuie systématiquement ou presque, sur les industriels américains, même si l’Europe propose quelque chose de similaire.
Tu saisis ?
euhh non.
Pas saillie la prose, je dois saisir quoi ?
C’est pas ce qui ait dit. L’aide américaine a été au ministère donc pour la base d’expérimentation et non à Airbus pour la sonde elle même. Mais chacun lit qu’il veut apparemment
@Jean luc. Arianne espace est une société française. Arianne groupe group quand à lui n’a d’européen que le drapeau . Les fusées arrianne sont intégralement conçu en France et produitent a 80% sur notre territoire.Les Allemands récupèrent quelques miettes en échange de leurs financement, ce qui est normal.
Très bonne nouvelle. C’est absurde de se baser sur des fusée-sondes américaines pour tirer nos missiles.
Maintenant, la question est quand même de savoir si un missile hypersonique a une vraie utilité. Rappelons que c’est des missiles qui vont à plus de Mach 5. Cela leur impose d’être finement contrôlés si on les envoies contre des bâtiments ou des infrastructures adverses car oui, envoyer des missiles hypersoniques pour du bombardement stratégiques n’est pas très intelligent.
Ensuite, cela impose de leur mettre des dispositifs de guidage terminal. Et pour qu’un missile puisse se guider par lui-même alors qu’il est dans une boule de feu, c’est clairement compliqué.
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Du côté positif, Hyperspace fait de la propulsion hybride qui pourrait permettre à un tel missile d’être tiré depuis l’atmosphère à prix réduit.
OB-1, Orbital Baguette One > HyPrSpace, Hybrid Propulsion for Space !
Donc les m51 à Mach 25 c’est du stratégique debile. D’accord, merci nous expliquer ça.
Le problème a rien à voir avec le contrôle mais le mur de la chaleur et surtout les nuages de plasma qui perturbe les capteurs à partir de Mach 7-8.
@Wagdoox
Je parlais évidemment des missiles balistiques conventionnels. Pour rappel, les missiles hypersoniques à l’image du V-max sont envisagés pour des armes conventionnelles, pas nucléaires (car ça on fait déjà avec le M51 qui tombe à Mach 25 comme vous le mentionnez). Ces derniers n’ont aucun intérêt pour le bombardement stratégique, et des bombes planantes ou de simples drones Flamingo feraient aussi bien pour bien moins cher si on devait y recourir.
« les missiles hypersoniques » « sont envisagés pour des armes conventionnelles, pas nucléaires »
Tous les programmes ?
Excellente nouvelle. Cette fusée sonde « souveraine » va bien évidemment servir en priorité aux essais du VMax. Mais elle devrait également pouvoir trouver d’autres applications par la suite, notamment si la France décidait (enfin) de se doter d’armes hypersoniques conventionnelles.
On peut également supputer que cette fusée sonde fera un excellent engin-cible pour de futurs tests antimissiles (évolutions de l’Aster 30, et futur Aquila…).
Vu ce qui s’est passé durant la « guerre des 12 jours » –/
1> à 90% un conflit missile-antimissile avec une configuration géographique France-Russie en cas de CHI qui ressemble FORTEMENT en distances d’engagement et en ciblage de points stratégiques français (Ile Longue, Centrales, Postes haute-tension, Bases aériennes, Balard…) à la configuration Israël- Iran
2> Le Ministère, l’EMA et la DGA seraient TRÈS inspirés de considérer que l’une des PRIORITÉS absolues est de doter la France d’une défense anti-missile HAUTES COUCHES capable de traiter les missiles balistiques manœuvrant (même le Pakistan vient d’essayer le SMASH), les planeurs hypersoniques HGBV et les Scramjets de croisière comme le TZIRKON
3> Comme nous ne commanderons pas d’ARROW 3 ou 4 ou de SKYSONIC israëliens et que l’AQUILA NE SERA PAS EXO-atmosphérique, il serait hautement judicieux de lancer un PEA pour créer un tel intercepteur exoatmosphérique, si ce n’est un GBI, du moins équivalent au moins à l’ARROW 3. Ceci à partir de cette fusée sonde SYLEX dans sa version à 2 étages. C’est faisable pour un coût très raisonnable et gagnant-gagnant efficacité / budget vu que le lanceur est déjà là. Reste à développer des kill-vehicles, quitte à en mettre 2 ou 3 par missile.
4> La « profondeur » et la position stratégique en « nœud de 2ème ligne » de l’Hexagone rend très peu utile d’investir dans des milliers de blindés que vont acheter allemands et polonais pour leur premières lignes OTAN, mais ce recul géographique français rend PAR CONTRE EXTRÊMEMENT utile d’investir dans un radar dalle géante TLP du type BMEWS UHF sub-métrique 440 MHz et dans des intercepteurs de type ARROW 3 ou 4 « made in France »……
les blindé serons toujours utile ,car on ne gagne pas une guerre sans occuper le terrain ,il y as un moment faut y aller .
LOL ! Ou quand jean-luc voit toutes les guerres comme un remake de celle opposant Israël au Hamas…
Complément : la plupart des 3 catégories d’engins hypersoniques (HGBV, Scramjet et balistique manœuvrant), comme 2 des composantes de la nouvelle panoplie chinoise de missiles YJ-15 (type ASMP-Coyote intra-atmosphérique), YJ-17 (Glide Body comme V-Max) et YJ-19 (Scramjet comme futur AS4NG) peuvent être interceptés par AQUILA comme le Tzirkon par des PAC3 MSE Patriot….
> MAIS AQUILA ou HYDEF ne pourront se charger des balistiques manœuvrant exoatmosphériques et il faut éviter qu’ils rentrent en stratosphère car ils NE PEUVENT manœuvrer aussi bien dans le vide s’ils n’ont pas de micro-jets d’azote et sonc donc plus facilement interceptables vers 40-50 km….Ceci dit, les ATACMS et les Patriot ont déjà des jets azotés….Un ARROW 3 français serait donc quand même un complément NÉCESSAIRE d’AQUILA.
Projet d’antimissile Exoguard proposé vers 2010 par Astruim, depuis 2014 Space Systems : https://www.senat.fr/rap/r10-733/r10-73362.html
Du SyLEx pour mettre le feu aux poudres … bonne idée 🙂
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Quand même bien pratique ce CEL de Biscarrosse !
En tant que contribuable, suffisait de faire un M51 version terre et de reprendre l’amx 30 B2 porteur du pluton comme Chassis. Faisons simple. point besoin de nouvelle fusée sonde. Le M51 est dérivé des boosters d’ARIANE 5
Bonjour jo666,
Le démonstrateur V-Max doit être placé en orbite avec un angle de rentrée très faible et dans des conditions très précises, entre Mach 15 et Mach 25 à la séparation à une altitude entre 80 et 120 km environ. Actuellement, aucun avion, aucun missile, y compris de croisière, y compris un M51, ne peut effectuer une telle mise en orbite. Actuellement, pour la France, seule une fusée-sonde est capable d’accélérer une charge de plusieurs centaines de kg à plus de 6 km/s et la placer sur une trajectoire suborbitale.
Par ailleurs, une fusée sonde c’est environ quelques dizaines de millions d’euros par tir, alors qu’un M51 c’est 150 à 200 millions d’euros le missile… Pour des essais le choix est vite fait !
À terme, au-delà de 2035, le VMaX opérationnel n’aura plus besoin de fusée sonde. Le planeur sera directement emporté par le missile stratégique (Comme l’Avangard sur Sarmat), mais pour les essais une fusée sonde est actuellement le meilleur moyen financièrement acceptable, et techniquement indispensable.
ben si à 1000 km pour faire le tour de la terre
Additif : Avant que la question soit posée… je précise que le futur lanceur dédié (2035+) s’appellera certainement le « M60 », plus gros qu’un M51, plus lourd (70–90 tonnes ?), capable d’emporter 2 à 4 VMaX ainsi que des leurres. Chaque chose en son temps…
un M51 version terre sur un AMX-30. Et du booster d’octane dans la vapoteuse, voilà le résultat !
lol peut-être mais des fusées à 120 millions, faudrait baisser leurs couts
Second degré j’espère ? Le châssis l’AMX 30 ne peut supporter un missiles de plus de 50 t !?!!!
Les dérivés à plusieurs étages de cette fusée vont permettre à Ariane Group de se positionner sur les petits lanceurs de satellites et concurrencer les start-ups notamment germaniques poussées par l’ESA/UE.
C’est une perspective motivante qui dépasse très très largement le nombre des tirs pour VMax et autres expériences militaires souveraines.
Et contrairement aux start-ups Ariane Group ne part pas de zéro ou presque, sans parler de sa pérennité de nature à sécuriser les clients futurs.
Quand on pense aux manœuvres de boutiquier du corbeau de la finance contre Arianegroup…
ArianeGroup et l’ESA (Agence spatiale européenne) ne sont pas concurrents, mais collaborent étroitement. Ils ont établi un partenariat dans lequel l’ESA joue un rôle institutionnel et ArianeGroup celui de maître d’œuvre industriel.
Répartition des rôles :
ESA (Agence spatiale européenne) : L’ESA est une organisation internationale chargée de définir et de gérer le programme spatial européen. Elle finance, développe et qualifie de nouveaux lanceurs pour le compte de ses États membres. L’ESA possède l’infrastructure de lancement et fait appel à des entreprises privées pour la mise en œuvre de ses projets.
ArianeGroup : ArianeGroup est une entreprise industrielle européenne qui assure le développement et la construction des lanceurs européens, tels qu’Ariane 6. Il s’agit d’une coentreprise entre Airbus et Safran, garantissant à l’Europe un accès indépendant à l’espace. avoir des lanceur de plusieurs taille est une bonne chose.
comme je le répète Ariane groupe n’est pas français ,mais européen , les actionnaire sont Airbus -saffran .
@Momo,
Vous avez tout à fait raison. Le développement de cette fusée sonde, en coordination avec le CNES, permettra également de placer en orbite des minisatellites, comme ceux de la Composante Spatiale Optique (CSO), des satellites d’écoute électromagnétique (Programme Ceres / pour détecter les ondes émises depuis le sol) ou des relais de liaison satellite sécurisée (dérivés de Syracuse) pour les forces déployées sur un théâtre. Peut-être même pour lancer des satellites patrouilleurs (de type « Orbit Guard » / programme PALADIN ).
La France est une grande nation du spatial. Elle possède l’ensemble des briques technologiques nécessaires au développement de projets de nouvelle génération, grâce à Ariane groupe, mais aussi Dassault qui développe le VORTEX.
La France est considérée comme la meilleure nation européenne en technologies spatiales, et son expertise est indispensable pour plusieurs raisons historiques, industrielles, stratégiques et politiques.
Dès 1965, la France devient la 3ᵉ puissance spatiale mondiale après l’URSS et les États-Unis, avec le lancement de sa première fusée Diamant. Elle est le seul pays européen à avoir développé une capacité de lancement autonome.
Indépendance militaire : La France a toujours refusé de dépendre des États-Unis ou de la Russie pour ses besoins spatiaux (observation, télécommunications, renseignement). Cela a conduit à la création de programmes comme Hélios (satellites d’observation militaire) ou Syracuse (communications sécurisées).
Leader mondial des lanceurs commerciaux avec Ariane 5 (et bientôt Ariane 6), la France porte l’Europe dans la course spatiale. Le Centre Spatial Guyanais (Kourou) est le port spatial de l’Europe, idéalement situé près de l’équateur.
Thales Alenia Space : Coentreprise franco-italienne, leader en satellites de télécommunications, d’observation et de navigation (Galileo).
Safran, Airbus Defence & Space : Expertise en propulsion, systèmes de navigation, et satellites.
Startups innovantes : La France compte un écosystème dynamique de startups (comme Exotrail, Anywaves, Hemeria) qui repoussent les limites des nanosatellites et des technologies spatiales.
CNES : L’agence spatiale française est l’une des plus performantes au monde, avec des programmes phares comme Rosetta (exploration cométaire), Perseus (réutilisabilité des lanceurs), ou SWOT (satellite d’observation des océans).
Recherche académique : La France forme des ingénieurs et chercheurs de haut niveau (ISAE-SUPAERO, Polytechnique, ONERA) et participe à des missions internationales (Mars, exoplanètes, astrophysique).
Innovation : La France est leader en propulsion électrique, en intelligence artificielle appliquée au spatial, et en miniaturisation des satellites.
ESA : La France est le premier contributeur de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), avec plus de 20% du budget. Elle en a souvent la présidence et oriente les grandes décisions.
Galileo : Système européen de navigation par satellite, concurrent du GPS américain, porté en grande partie par la France.
Copernicus : Programme d’observation de la Terre, essentiel pour le climat et la sécurité, où la France joue un rôle central.
La France est la seule nation européenne à disposer d’une composante spatiale militaire (Commandement de l’Espace, satellites d’écoute, de renseignement et de communication sécurisée).
Climat et environnement : Les satellites français (comme MicroCarb pour mesurer le CO₂) sont en première ligne pour la surveillance du climat.
Télécommunications : La France assure la souveraineté européenne en communications spatiales, notamment pour les zones isolées ou en crise.
Face à la montée en puissance de la Chine, des États-Unis (SpaceX) et de l’Inde, la France pousse l’Europe à accélérer (lanceurs réutilisables, constellation de satellites, exploration lunaire et martienne).
Souveraineté européenne : Sans la France, l’Europe serait dépendante des États-Unis ou de la Chine pour ses besoins spatiaux critiques (GPS, communications, renseignement).
Coopération internationale : La France collabore avec la NASA, l’ISRO (Inde), le Japon, tout en défendant une Europe spatiale autonome.
Sans la France, l’Europe n’aurait pas d’accès indépendant à l’espace.
Elle garantit la sécurité, la défense et la compétitivité économique de l’Europe.
Elle permet à l’Europe de jouer un rôle majeur dans les enjeux climatiques, scientifiques et géopolitiques mondiaux.
En résumé : La France combine héritage, industrie, recherche, défense et leadership européen pour faire du spatial un levier de puissance et d’indépendance. C’est cette combinaison unique qui en fait la meilleure nation spatiale d’Europe et un acteur incontournable sur la scène mondiale.
ce que l Allemagne veut absolument voir cesser en prenant la place de la France
???… Z’êtes souffrant, le Suisse ?
@Fabien Tremm. »Dès 1965, la France devient la 3ᵉ puissance spatiale mondiale après l’URSS et les États-Unis, avec le lancement de sa première fusée Diamant. Elle est le seul pays européen à avoir développé une capacité de lancement autonome. » Si l’on considère la mise en orbite d’un objet dans l’espace c’est vrai. Sinon, elle est 4ème, car la V2 a atteint l’espace bien avant tout le monde. Et les Allemands auraient été la première puissance spatiale sans leur défaite… »Leader mondial des lanceurs commerciaux avec Ariane 5 (et bientôt Ariane 6), » Cela n’est plus le cas depuis de longues années, et Ariane 6 ne redonnera pas cette première place…Il faut faire autre chose… Et Ariane n’est pas franco-francaise..au passage.
il me semble que ce lanceur est de type militaire ,fait pour des expériences militaires
ArianeGroup n’est pas français, mais franco-allemand.
Et ils sont les premiers à bénéficier de la manne DE-ESA
C’est le frère de Jan Lkuk? 🙂
La « manne » de l’ESA… mieux vaut en rire 😉
Airbus est une entreprise européenne à majorité de capitaux français basée en France à Toulouse et issue des programmes spaciaux français principalement.
elle met en œuvre les fusées Ariane créées par la France et construites en France principalement.
mais aussi les missiles stratégiques M5.
DONC PAS ALLEMANDE mais franco européenne.
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Safran est franco français
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L apport de l Allemagne est essentiellement des actions et très peu d industrie.
l Allemagne a l ambition de supplanter la France dans tout le spectre stratégique et ce ne sont pas nos amis…juste des alliés de circonstance.
Ariane Group étant une entité commune Airbus et SAFRAN donc majoritairement…française
lacontriburon de l Allemagne aux lanceurs européens à été prépondérante jusqu à la fin du 3eme Reich…depuis c est la France qui a repris le flambeau en matière spatiale grâce à une politique étatique nationale très volontariste et soutenue jusqu à aujourd hui.
l Allemagne ayant un comportement de coucou en matière spatiale comme en matière de production d énergie quand elle défend le gaz russe et les éoliennes moulins à vent et miroirs magiques chinois contre nos barrages hydroélectriques et surtout centrales nucléaires.
pour airbus regarde les actionnaires et le statut https://fr.wikipedia.org/wiki/Airbus_(soci%C3%A9t%C3%A9)
pour Ariane groupe voir ici https://fr.wikipedia.org/wiki/ArianeGroup . Se sont des groupe européen
Les moteurs vinci sont maintenant monté à Lanpolshausen en Allemagne .
ARIANE GROUPE dépend beaucoup de l ESA voir ici https://de.wikipedia.org/wiki/Europ%C3%A4ische_Weltraumorganisation le 1eme contributeur c’est l’Allemagne 5,1 millard 2eme l’Italie 4 milliard
3 eme la France 3,6 milliard .
Les problême financier et politique de la France ne font que commencer ,je craint fort que pour l’espace qu’elle dégringoler encore .hélas
@Albatros. « lacontriburon de l Allemagne aux lanceurs européens à été prépondérante jusqu à la fin du 3eme Reich… » Cette contribution a duré bien plus longtemps.. Tous les programmes spatiaux Americains, russes et français ont utilisé les ingénieur allemands pendant de longues années. Air&Cosmos a fait un excellent article sur le responsable des moteurs fusée français jusqu’à Ariane 1, et c’était un Allemand…
@ fabien Tremm
ce que tu as écrit étais vrais il y as quelque année mais plus maintenant Hélas voit ici
Sommet de l’ESA à Brême : un tournant stratégique pour la défense spatiale européenne
Juliette Verdes
6–8 Minuten
Publié le 26.11.2025
Juliette Verdes
Réunis dans la ville allemande les 26 et 27 novembre, les États membres de l’Agence spatiale européenne doivent s’accorder sur des moyens financiers pour les trois prochaines années. Un budget de 22 milliards d’euros serait sur la table, visant notamment à soutenir de nouvelles priorités en matière de défense.
Les 23 pays membres de l’ESA devront définir le budget de l’agence jusqu’en 2028 – Crédits : Ph. Servent / Agence spatiale européenne
« C’est un peu l’Eurovision du spatial », entame L’Usine Nouvelle. « Tous les trois ans, les ministres en charge de l’espace des 23 pays membres de l’Agence spatiale européenne (ESA) se réunissent en conclave. L’édition 2025 de cette grand-messe ministérielle a lieu les 26 et 27 novembre à Brême en Allemagne ».
Pour les Européens, le sommet qui s’ouvre aujourd’hui « a valeur d’ultimatum, si l’Europe veut rester dans la course face à de grandes puissances comme les États-Unis ou la Chine, mais aussi face aux mastodontes du privé tels Space X ou Blue Origin », résume Sud Ouest. « Tout en misant sur des coopérations intelligentes avec l’Inde et le Japon », identifiés comme des partenaires stratégiques, complète L’Usine Nouvelle.
Sans action forte, l’Europe risque de perdre du terrain dans la course spatiale mondiale estime la Tagesschau. “L’Agence spatiale européenne finance environ 60 % des dépenses spatiales européennes”, explique le quotidien allemand. « Problème : en Europe, les investissements dans le domaine spatial sont bien inférieurs à ceux des États-Unis », pointe Josef Aschbacher, le directeur général de l’ESA.
« L’enjeu est de taille. C’est le moment où les investissements sont décidés pour plusieurs années. La prochaine opportunité ne se représentera qu’en 2028 » a-t-il souligné dans une vidéo publiée sur le site internet de l’agence [L’Usine Nouvelle].
Une priorité : la défense spatiale
Cette réunion à Brême devrait marquer un tournant stratégique en donnant un rôle accru à l’Agence spatiale européenne en matière de défense. « Oubliez les missions lunaires ou les images toujours plus nettes des glaciers en recul : pour convaincre un continent en guerre d’investir davantage dans l’espace, il faut aujourd’hui orienter le débat vers la défense », insiste Euractiv.
“L’Europe reste la seule grande puissance à développer des technologies spatiales exclusivement civiles, sans intégrer leur potentiel de double usage. La prochaine conférence de l’ESA doit marquer un tournant stratégique pour faire face à la concurrence accrue”, appuient dans les colonnes des Echos l’eurodéputé Christophe Gomart, vice-président de la commission sécurité et défense du Parlement européen, et Vincent Baudoin, vice-président de l’entreprise Latitude.
Ainsi, « plutôt que d’esquiver les références aux questions militaires, les ministres […] insisteront fortement sur la nécessité de protéger les ressources orbitales et de déployer des systèmes de reconnaissance par satellite pour parer aux menaces qui pèsent sur la Terre » [Euractiv]. Une nouvelle constellation de satellites de reconnaissance, baptisée « European Resilience from Space », sera financée conjointement avec la Commission européenne, poursuit le média.
Afin de soutenir ces ambitions nouvelles en matière de sécurité, le directeur de l’ESA entend plaider en faveur d’une augmentation significative du budget de l’agence. « Alors que 16,9 milliards d’euros avaient été approuvés lors du sommet de l’ESA à Paris en 2022, M. Aschbacher propose désormais à Brême un budget total d’environ 22 milliards d’euros pour les trois prochaines années », relate la Tagesschau.
L’Allemagne compte frapper fort
Toutefois, bien que la défense soit au cœur des préoccupations, « les projets scientifiques et d’observation civils continueront de représenter la majeure partie des 22 milliards d’euros que l’ESA vise à lever jusqu’en 2028 au moins », nuance Euractiv.
En amont du sommet, la presse européenne constate aussi la montée en puissance de Berlin. Et souligne le recul de la France. « Comment positiver une hausse de 400 millions d’euros de la contribution française à l’ESA, […] alors que dans le même temps l’Allemagne va tout écraser en mettant sur la table 5 milliards d’euros et que l’Italie (4 milliards) pourrait chiper la deuxième place [à la France ?] », s’interroge La Tribune.
À Brême, la France va de nouveau défendre le concept de “préférence européenne” pour le spatial, poursuit le journal, afin que l’argent européen finance majoritairement des équipements conçus en Europe. Mais « Berlin hésite à se lancer dans un concept plutôt favorable à la France, dont l’industrie spatiale est beaucoup plus mature que la sienne en raison des investissements français continus depuis les années 1960 ».
Au niveau de l’UE, la conférence « offre une occasion unique de dialogue entre la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne”, mettent en avant Christophe Gomart et Vincent Baudouin dans Les Echos. « La réunion du Conseil des ministres de l’ESA à Brême pourrait ainsi déboucher sur une politique de sécurité plus affirmée, qui viendrait compléter l’orientation essentiellement civile de l’agence spatiale », conclut la Tagesschau. https://www.touteleurope.eu/economie-et-social/sommet-de-l-esa-a-breme-un-tournant-strategique-pour-la-defense-spatiale-europeenne/
L’Allemagne va lancer une constellation de 40 satellite militaires d’ici 2030 ,il serons de conception finlandaise ,donc européenne . La France n’est plus que le 3eme contributeurs
Encore un truc qui coute des milliards pour un aneantissement du monde a « encore plus grande vitesse » comme si 5000 missiles nucleaires etaient interceptables, surtout l’argent de ce type de gadget que l’on a deja ne pourrait il pas etre investit ailleurs, dans quelque chose de plus acceptable, ou nous faut il rattraper les grandes puissances (usa, chine, russie) en termes de caca invendable…
Encore un outil militaire au service des militaires, sans aucun plan pour que ce cela soit un investissement. Un concorde hyperveloce sans atterissage. Ne servira encore a rien, a part des investissement massif dans des technologies militaires sans avenir. Preparons nous a la guerre pour 2027 2028 sauf que ce type d’armes n’est pas la guerre mais une destruction totale et massive de toutes societe telle que nous la connaissons : dixit poutine.
A rajouter une couche avec le tres gros demonstrateur qui sert a etre demonter. Ils ont Vraiment de l’argent a cracker.