L’US Navy met un terme à son programme de frégates de type « Constellation »

Ces dernières années, à force de faire des choix technologiques hasardeux, l’US Navy a accumulé les déconvenues dans ses projets capacitaires. Outre les problèmes de disponibilité de certaines de ses flottes, dus à un maintien en condition opérationnelle [MCO] déficient, et les difficultés rencontrées avec la nouvelle classe de porte-avions « Gerald R. Ford », elle a été contrainte de se contenter de seulement trois « destroyers » furtifs de nouvelle génération [classe Zumwalt] sur les trente-deux qu’elle entendait acquérir. Et cela à cause d’une hausse exponentielle des coûts.

Dans le même temps, d’un montant initialement estimé à 37 milliards de dollars, le programme LCS [Littoral Combat Ship], censé lui permettre d’aligner cinquante-deux navires polyvalents grâce à l’intégration de « modules de mission » choisis en fonction des tâches qui devaient leur être assignées, n’a pas tenu ses promesses, certaines des unités ayant été désarmées à peine quelques années après avoir été admises au service actif.

L’échec des LCS [surnommés « Little Crappy Ships »] a motivé le lancement du programme FFG[X] en 2015, l’objectif étant de doter l’US Navy d’une vingtaine de nouvelles frégates. En 2020, à l’issue d’un appel d’offres, l’US Navy fit savoir que la conception de ses futurs navire s’inspirerait du modèle italien de la frégate multimissions [FREMM]. Un contrat fut alors notifié à Fincantieri Marinette Marine [la filiale américaine du constructeur naval transalpin] pour six unités.

Seulement, ce programme a pris l’eau, notamment à cause des exigences de l’US Navy, lesquelles ont modifié considérablement la conception initiale de cette future frégate, au point qu’elle n’avait pratiquement plus rien en commun avec la FREMM italienne, tout en affichant un tonnage sensiblement plus élevé.

Publié en mai 2024, un rapport du Government Accountability Office [GAO, l’équivalent de la Cour des comptes] a ainsi dénoncé « des pratiques inadéquates […] et des mesure bâclées » ayant « contribué à lancer prématurément la construction du premier navire avant que la conception ne soit suffisamment stable pour soutenir cette activité ». Et d’estimer que l’US Navy était responsable du retard de trois ans pris dans la construction de l’USS Constellation, la première frégate de ce programme dont le coût total avait été initialement estimé à 22 milliards de dollars.

Avec l’arrivée de l’administration Trump, on pouvait parier que les jours du programme FFG[X] allaient être comptés. D’ailleurs, dans la demande budgétaire adressée par le Pentagone au Congrès, en juin dernier, il n’était même pas mentionné, alors que la construction de la seconde frégate avait débuté.

Finalement, le couperet est tombé le 25 novembre. Via le réseau social X, le secrétaire américain à la Marine, John Phelan, a annoncé que le programme des frégates Constellation n’irait pas jusqu’à son terme.

« Dès le premier jour, j’ai été clair : je ne dépenserai pas un dollar si cela ne renforce pas notre capacité opérationnelle ou notre aptitude à vaincre », a d’abord fait valoir M. Phelan. « Pour tenir cet engagement, nous repensons la manière dont nous construisons et déployons la Flotte, en collaborant avec l’industrie. Obtenir un avantage décisif au combat suppose un changement stratégique radical, ce qui passe par l’abandon du programme des frégates de classe Constellation », a-t-il ajouté.

« L’US Navy et ses partenaires industriels sont parvenus à un accord-cadre global afin d’annuler la commande des quatre derniers navires de cette classe et dont la construction n’a pas encore débuté. Nous accordons une grande importance au travail des chantiers navals du Wisconsin et du Michigan. Bien que les travaux se poursuivent sur les deux premiers navires, leur sort reste à l’étude dans le cadre de cette réorientation stratégique », a expliqué M. Phelan.

Cela étant, a-t-il insisté, la « construction navale reste une priorité absolue ». La marine « a besoin de navires, et nous sommes impatients d’en construire dans tous les chantiers navals possibles. Un facteur déterminant dans cette décision est la nécessité d’accroître plus rapidement la flotte pour faire face aux menaces de demain », a assuré le responsable américain.

En clair, l’objectif est de construire de nouvelles classes de navires plus rapidement, afin de fournir à l’US Navy « les capacités dont elle a besoin dans des délais plus courts ». Pour M. Phelan, « c’est une nécessité absolue ». Seulement, il ne s’est pas attardé sur les détails. « J’espère pouvoir en dire plus très prochainement », a-t-il promis.

De son côté, ayant investi plus de 800 millions de dollars dans les quatre chantiers navals qu’il possède aux États-Unis [Marinette, Green Bay, Sturgeon Bay et Jacksonville] pour y « optimiser l’efficacité de la production, la flexibilité et l’innovation technologique », Fincantieri ne sera pas perdant étant donné qu’il a obtenu l’assurance de recevoir de nouvelles commandes « pour des navires répondant aux besoins immédiats » de l’US Navy ainsi qu’à la « renaissance de la construction navale américaine ».

Pour cela, ses investissements dans les chantiers navals américains, lui ayant permis de « consolider une chaîne d’approvisionnement industrielle de pointe », Fincantieri estime être en mesure de « répondre aux nouvelles priorités de l’US Navy, notamment en termes « de délais de livraison, de modularité et d’évolutivité des plateformes navales »

Illustration : US Navy

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55 contributions

  1. AirTattoo dit :

    La plus grande armée du monde, le budget militaire le plus colossal de la planète et une organisation parfois délirante. L’exemple de l’US Navy ou, plus récemment, celui de l’US Army avec le Booker en est une nouvelle démonstration. Quel gâchis. Le blondinet devrait vraiment remettre les pendules à l’heure, aussi bien pour les industriels américains que pour les pseudo-experts du Pentagone.

    • Le Breton dit :

      En fait, ils sont tellement habitués au confort de l’argent illimité qu’ils en deviennent inefficaces à jeter de l’argent par les fenêtres à tout va, l’argent c’est magique aux Etats-Unis, il suffit de faire marcher la planche à billet…puis qui ira faire la morale à oncle Sam après tout ?

      • Czar dit :

        « il suffit de faire marcher la planche à billet… » pourquoi pas, puisque c’est payé en fait par les vassaux qui ont survalorisé la monnaie d’un pays qui se désindustrialisait sans voir la valeur de celle-ci jamais remise en cause « le dollar, c’est notre monnaie, et votre problème » les rednecks à la con qui prétendent nous ffaire la leçon sur nos manques d’investissements en défense la ramènent moins à ce sujet.

    • Ontyl d'Egeambh dit :

      Avec l’habitude de leurs budgets astronomiques, les Américains n’ont pas la recherche d’économie pour priorité et ont trop souvent tendance à jeter de l’argent sur les problèmes (« to throw money at problems ») pour essayer de les résoudre.

    • Green dit :

      Il vous aura échappé que c’est sous l’administration Trump que ce programme a été lancé (en 2017). La pendule n’est pas a l’heure du tout chez vous non plus.

      La Constellation est elle démocrate? Est elle un de ces ennemi de l’intérieur sans uniforme?

    • Vladimir Vladimirovitch dit :

      Oui mais c’est tant mieux, vivement l’effondrement complet de l’Empire.

    • HMX dit :

      La crise structurelle de la construction navale militaire aux USA, aggravée par une planification stratégique elle-même défaillante, continue donc à sévir. A ce niveau, on pourrait presque parler de sabordage… pendant ce temps, la flotte de surface US continue inéluctablement à vieillir. Tout aussi inéluctablement, la flotte chinoise continue à progresser à grandes enjambées, quantitativement et qualitativement. Le moment où les courbes vont se croiser entre la Chine et les USA approche.

      La solution pourrait venir de l’extérieur : les USA ont récemment conclu des accords avec la Corée du Sud, portant sur la réparation et l’entretien des navires militaires américains en Corée. Cet accord pourrait aisément être étendu à la construction de navires militaires, la Corée du Sud étant au 2ème rang mondial (derrière la Chine) en matière de construction navale.

      De l’autre côté de la planète, l’Europe dispose d’un grand nombre de chantiers navals, globalement performants et dont certains sont par ailleurs en sous-capacité. Les USA pourraient trouver avantage à y faire construire tout ou partie de leurs navires (coques nues complètes, ou uniquement des blocs pré-assemblés), l’assemblage final et/ou l’armement des navires restant réalisé aux USA, pour des questions symboliques de prestige et de souveraineté.

      Ce scénario, alliant les capacités industrielles de la Corée du Sud, de l’Europe et des USA, est à mon sens le seul crédible à court terme pour réussir un « surge » industriel, en décuplant sur un délai court la production des coques dont l’US Navy a désespérément besoin pour faire jeu égal avec la Chine.

      Sans cela, il faudra attendre de longues années pour qu’un miracle industriel se concrétise aux USA, afin que les cadences de production remontent au niveau requis : il risque alors d’être bien trop tard pour rattraper la Chine…

      • peterr dit :

        >> et dont certains sont par ailleurs en sous-capacité
        j’imagine que vous vouliez dire surcapacité (sous-charge) ?

      • Math dit :

        Il semble que le soucis ne concerne pas seulement les coques nues. Au rythme où vont les choses, on pourrait aussi bien bâtir 50 frégates pour l’oncle Sam armement inclus. Les britanniques ont procédé ainsi au cours de la seconde guerre mondiale. Faire construire à l’étranger en cas de conflit ne nuit pas au prestige. Ce qui nuit, c’est de perdre des conflits.

      • toufik dit :

        @HMX : avec le Japon aussi.
        Priorité 1 : la Corée du Sud, capable d’encaisser vite et bien, et sans faire de chichis vu qu’elle a plus que jamais besoin des US pour sa sêcurité ;
        Priorité 2 : l’Italie, pour la continuité après les Constellation mais aussi pour faire du gringue à Georgia Meloni et affaiblir l’UE ;
        Priorité 3 : le Japon, en plan B asiatique après la Corée, parce qu’on ne sait pas trop jusqu’où Kim du Nord peut mener ses intimidations et agressions.

      • Yvon dit :

        @HMX
        Le monde est en train de se recomposer en zones d’influence. Les USA redécouvrent la doctrine Monroe. Sont ils encore nos alliés ?
        On ne peut éviter la question.
        Et, pour en rester au domaine naval, Aukus n’est pas là pour rassurer

  2. R2D2 dit :

    La FREMM italienne devait etre un achat sur étagère: l’U.S Navy a complètement dénaturé le projet.
    Il y a eu comme un peu trop de commandant à bord.

  3. dolgan dit :

    L Ajax est en train de subir le même sort.

    Quand tu achetes sur étagere, faut pas jouer a tout transformer.

  4. benoit dit :

    Globalement le prix actuel des armements pose question.
    Après il y a la conception, choisir un design inspiré et ensuite faite de telles modifications que l’on passe sur un nouveau truc.
    la Navy est directement responsable de ses malheurs.
    Quand on est trop riche on fait n’importe quoi…

  5. Fralipolipi dit :

    « « des pratiques inadéquates […] et des mesure bâclées » ayant « contribué à lancer prématurément la construction du premier navire [avion] avant que la conception ne soit suffisamment stable pour soutenir cette activité » »
    … Voilà qui rappelle bigrement la génèse d’un certain F35 Dindon !… Mais pour ce dernier, on a résolu l’affaire en disant : « Too big to Fail » … le Fail35 …
    Graces (et surtout grimaces) lui soient rendues à la veille de Thanksgiving 😀
    .
    Concernant l’annulation du programme des frégates Constellation, on ne peut penser qu’une chose … too bad, too sad … for the US to start with.
    Ca ne va pas être simple de rattraper tout ce retard en redémarrant d’une feuille blanche.

  6. Titeuf dit :

    Quel gâchis….
    Être péter de thunes en ne savoir plus qu’en faire…
    Pauvre USA…
    La Chine, faut le reconnaître, est plus pragmatique sur la construction en série,chose que les USA ont complètement perdu dans leur délires de domination technologique…

  7. Yvon dit :

    Ce « fait divers » met à jour plusieurs aspects des déficiences du complexe militaro-industriel américain.
    Tout d’abord, l’Amérique n’arrive pas à suivre le rythme effréné auquel les chinois bâtissent une puissante flotte militaire.
    Par ailleurs, la sophistication à tout prix des matériels commandés en rend la réalisation à tout le moins délicate (au plan aérien, le F35 en est un parfait exemple).
    L’inflation des coûts et les annulations de programmes relativisent l’ampleur du budget militaire américain, même si celui-ci reste considérable.
    Certaines augmentations de coûts (programme de remplacement des 2 Air Force One, ravitailleurs KC46, …) viennent opportunément gonfler la trésorerie de Boeing en difficulté dans sa branche civile).
    On peut en conclure que le complexe militaro-industriel américain est d’une efficacité toute relative et constitue un État dans l’État. Les analyses du GAO, souvent peu indulgentes, ne viennent pas à bout d’une inertie camouflée derrière des budgets (trop) abondants.

  8. lxm dit :

    Mouais, si ça se trouve Trump voulait juste un programme 100% américain, et des destroyers au lieu de frégates, parce que destroyer ça destroy, c’est ricain !

  9. mich dit :

    Décidément pas beaucoup de changement du côté du mamouth US ,je crois que le premier exemple que j avais lu de ce genre de fiasco c etait l adaptation du système sol air ROLAND pourtant l un des meilleurs de l époque. Maintenant c est vrai que ce programme semblait bien foireux ,a la limite avec leur flotte de 80 destroyers ,je trouve que se sont les plus « compacts  » FDI qui aurait un sens ,on va voir ce que leur propose nos voisins transalpins , les PPA ?peut etre mais qu est ce que ces batiments sont moches !(rien a voir avec le sujet bien sur ).

  10. Goose dit :

    Zummwalt, LCS, Constellation, F-35, … ou quand le « tout technologique » est à la peine !
    Mais concernant les frégates Constellation, quid de la Grèce du coup ? Athènes qui était intéressée pour 7 navires ?

    • Flixm dit :

      m’est avis que la Grèce va peut être en acquérir deux d occasion ayant très peu servi…

      • Goose dit :

        Peut être… Mais il leur faudra bien négocier le prix d’acquisition et de soutien !
        Et puis 2 ne remplaceront pas le besoin pour 7 navires…

  11. Le sicaire dit :

    Une oligarchie étatique qui, en dépit de tous les systèmes de contrôles et d’audits, n’est jamais responsable de rien. Ils ne sont jamais sanctionnés. Voilà se dont souffre nos « démocraties »… et ce n’est que le début…

  12. Olivier C dit :

    Sachant qu’elles sont dérivées des FREMM, et que celles-ci ont montré leur efficacité, ils n’avaient qu’à les acheter sur étagère. En voulant tout américaniser, ils ont rendu ces navires hors de prix.
    Au bout d’un moment, quand on voit les Zumwalt, les LCS et ces fregates, il va peut-être être temps pour les américains de commencer à réfléchir plutôt que de toujours vouloir l’inatteignable. On le voit avec les promesses du F-35 et vous pouvez être sûr que ça en sera de même avec le F-47. On l’a aussi vu avec le programme XM7 qui est une véritable catastrophe, presque pire que le M17. Il faut qu’ils comprennent que pendant la 2GM, le Sherman était moins évolué que le Panther ou le Tigre mais c’est pourtant lui qui a gagné

    • Math dit :

      D’après ce que l’on lit, le problème serait plutôt à rechercher au niveau programmatique et sur spécification.
      Si le directeur de programme ne peut pas arbitrer la fin d’un débat, il s’éternise. Quand il s’éternise, la cohérence d’ensemble des spécifications s’effondre. Même avec de super pratiques MBSE, ça peut arriver. Avec 3 à 4 énormes ratés, il ne doit plus y avoir grand monde de crédible pour tenir le rôle de directeur d’un programme d’armement naval. Et là, le problème explose littéralement. Parce que sans directeur de programme, pas de programme. Le pentagone peut blâmer ses industriels, mais il ne doit pas être si propre que ça de son côté… Je ne pense pas que qui que ce soit puisse pavoiser.

  13. farragut dit :

    Ce qui frappe dans cette décision de l’administration américaine, c’est la différence flagrante avec la pusillanimité des « décisions » des décideurs politiques européens quand il s’agit de couper court aux dépenses inutiles dans des « coopérations européennes foireuses » comme l’Eurodrone ou le MGCS, sans parler du SCAF.

    Peut-être que les formations de l’ENA devrait aussi entrainer les « décideurs » à la pratique de la « tronçonneuse », mais aussi et surtout à celle de l’humilité et de l’acceptation de l’erreur humaine.
    C’est persévérer dans l’erreur qui est « diabolique », et ce n’est pas qu’une question de formation initiale religieuse qui permet d’accepter d’être faillible, mais surtout de le reconnaître.

    Il est vrai que notre mode de « promotion » favorise les gens « forts », qui ne (se) doutent de rien, et savent parler avec assurance et force de conviction de sujets dont ils ne connaissent rien.
    Socrate déjà pestait contre les « sophistes », ces gens qui enseignaient la rhétorique aux jeunes des familles aisées pour leur apprendre à discourir sur n’importe quel sujet avec l’apparence de la maîtrise.
    Aujourd’hui, nous sommes entrés dans l’ère de la « Logocratie », où le pouvoir de décision est laissé à ceux qui maîtrisent le verbe creux au détriment de la pensée (pensée complexe, c’est encore mieux!).

    Bref, Trump est peut-être brutal dans ses simplifications extrêmes ainsi que dans sa lutte contre la « science » à l’américaine, mais il faut reconnaître qu’il sait accepter de revenir sur les erreurs (des autres, pour l’instant!), et trancher dans le vif.
    A nous de reprendre les bonnes pratiques dans ce Retour d’Expérience de cette capacité de décision et de les transmettre dans notre Constitution, nos Lois, règlements, et formations des décideurs, du Chef des Armées, de la DGA, et aussi des citoyens électeurs !!! 😉

    https://www.amazon.fr/Logocratie-Cl%C3%A9ment-Viktorovitch/dp/2021591166

    • Jack dit :

      Votre comparaison entre un programme mené seul par les USA (Constellation) et un autre embarquant la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Belgique (SCAF) n’est pas très pertinente 🙁

    • GotoRaptor dit :

      « Oh non un pays et une union c’est pas la même chose ».

      • farragut dit :

        Dans « USA », il y a « États-Unis »…
        Pour l’instant, l' »UE » est constituée de 27 « ÉTATS membres ».
        Quand nous en serons à 50, peut-être que nous serons un « pays », mais ce n’est pas sûr du tout… 😉

    • Alan dit :

      Détail ici, c’était sous son administration qu’a été lancé le projet, c’est donc sur son erreur qu’il revient, sans trop le dire.

  14. Léon Boum dit :

    Les deux uniques exemplaires seront de classe : « CONSTERNATION »

  15. Koudlanski Romain dit :

    En cas de conflit Sino-Américain pour Taiwan , les Américains risquent de se prendre une sacrée dérouillée ( livre : 2034 de Elliot Ackerman et James Stavridis ) .

  16. LM dit :

    C’est les chinois qui doivent rigoler le plus.
    Les taiwanais et philippins un peu moins…

  17. Sharpei dit :

    pour ceux qui comparent les USA avec les chinois, n’oubliez pas l’histoire du sous marin coulé à proximité de son quai d’attache lors du premier test de plongée. Qui dit mieux ?

  18. Motoscafo dit :

    Il est vraiment très loin le temps où ces deux Congressmen, Carl Vinson et Park Trammell, qui par leurs actions politiques résolues juste avant la WW2 furent décisifs pour le vécu de l’US Navy pour une période qui s’étira de 1940 à 1960.
    Lancer une série de 20 malheureuses Frégates semble aujourd’hui plus complexe à faire que pour celle des 24/31 PA- Classe ESSEX.
    Pour le futur de cette grande flotte que devons- nous en déduire ?
    Et pour les autres que serait-il opportun, ou mieux, plus prudent de faire ?

    • ji_louis dit :

      Déduction : Autant abandonner la construction de tout ce qui flotte de repérable au(x) radar(s) et en infrarouge.
      Les navires n’iront jamais plus vite que les missiles chargés de les couler, et il ne coûteront jamais moins que l’essaim de drones chargé de les détruire.

      Les sous-marins sont encore pour un peu de temps les navires les moins localisables, donc les moins destructibles.

  19. Zed dit :

    Plutôt que d’américaniser (radars, armements etc) des frégates européennes, ils auraient mieux fait de construire des modèles déjà américanisés : à voir du côté de la Corée du sud ou du Japon

    • farragut dit :

      Comment ? Les dossiers de conception et de réalisation étaient tous rédigés en italien, et c’est un traducteur IA qui a converti les textes et annotations de dessins en american ? 😉

    • Al MIRAL dit :

      Ou encore refaire des bâtiments en « fer blanc » .

  20. Alex Delalibre dit :

    Comme quoi, acheter italien…

  21. Lex dit :

    Je ne comprends pas pourquoi vouloir faire une frégate en modifiant une conception Franco-Italienne alors que les dimensions sont très proches des destroyers de classe Arleigh Burke.
    Il y a déjà une évolution III en cours de production.
    Se pencher sur l’évolution IV (plus d’automatisation pour réduire l’équipage et plus de défense aérienne) aurait coûté moins cher et partir sur de l’existant évite les retards de conception/production.

  22. Marcorr dit :

    La condition sine qua non était une construction aux États-Unis. Les chantiers navals coréens ou japonais possèdent-ils des filiales capables de les construire localement ?

  23. Remi dit :

    Les américains devraient demander le renfort d’ingénieurs chinois. Au moins, ces derniers savent faire des copies de qualité.

  24. vrai_chasseur dit :

    Échec qui souligne l’importance de la conduite de grands programmes d’armement. Un vrai métier qui, s’il est déficient ou mal positionné dans la chaine de décision, peut engendrer de très gros soucis. C’est là que le bât a blessé avec ce programme Constellation.
    La singularité française, surtout si on regarde la taille des budgets défense, est que ce métier est plutôt bien maitrisé.
    Sans grande surprise, l’US Navy recherche maintenant des unités de taille plus réduite, avec un cycle de production inférieur à 3 ans en régime permanent.
    De là à dire que le mètre-étalon de référence c’est la FDI et l’organisation industrielle du chantier français Naval Group, il y a un pas à franchir avec beaucoup de prudence. Mais certains aux USA le disent ouvertement.

  25. Lomax dit :

    Cette annulation tombe bien mal pour l’US NAVY, la version italienne de la FREMM semblait pourtant être une bonne base pour compléter les destroyers classe Arleigh Burke avec une série de navires moins couteux d’une conception « classique » et éprouvée. Les Etats-Unis ne cessent de dire que leur adversaire principal est désormais la Chine, la marine chinoise lance en grandes séries des frégates, des destroyers type 052, des croiseurs type 055, etc. Celle-ci est en train de devenir un sérieux rival pour l’US NAVY, trouver un remplaçant aux frégates « Constellation » prendra certainement un certain temps et elle ne disposera donc que des Arleigh Burke et des croiseurs classe Ticonderoga pour faire face.

  26. Lothringer dit :

    Un Constellation, c’est pas super ?