Un rapport parlementaire plaide pour doter la Marine nationale de porte-drones

Comme la Turquie, qui a admis au service le TCG Anadolu, la Corée du Sud a récemment fait part de son intention de doter ses forces navales d’un porte-drones en lieu et place du porte-avions qu’elle avait initialement envisagé [programme CV-X].
Plus précisément, il s’agit pour Séoul de construire un « navire de commandement polyvalent » pouvant mettre en Å“uvre des hélicoptères, différents modèles de drones aériens et des munitions téléopérées [MTO]. Pour justifier cette décision, les responsables sud-coréens ont avancé trois arguments : l’évolution de la guerre navale, le développement de systèmes autonomes grâce à l’apport de l’intelligence artificielle et l’économie engendrée par l’annulation de l’achat de chasseurs-bombardiers F-35B [soit au moins 2,5 milliards d’euros].
Dans le fond, ce projet consiste surtout à remplacer des avions de combat embarqués par des drones aériens. Est-ce que ce sera pertinent pour mener les opérations navales de demain ?
Pour la Chine, cela ne fait aucun doute. Cette semaine, son nouveau navire d’assaut amphibie de type 076, le Sichuan, a entamé ses essais en mer. Or, il a la particularité d’être équipé d’une catapulte électromagnétique afin de lancer des drones de combat [UCAV] furtifs. À noter que, dans le même temps, elle poursuit le développement de ses capacités aéronavales, son quatrième porte-avions étant d’ores et déjà en construction.
Par ailleurs, Singapour a récemment lancé le Victory, le premier des six navires de combat multirôles [MRCV – Multi-Role Combat Vessels] construit par ST Engineering Marine. Affichant un déplacement de 8 000 tonnes pour une longueur de 150 mètres, ce bâtiment aux allures d’une frégate est conçu pour déployer non seulement des drones aériens mais également des drones de surface [USV] et des drones sous-marins [AUV].
Le Portugal s’est aussi engagé dans cette voie, en confiant au chantier naval néerlandais Damen le soin de construire le navire polyvalent « João II », dans le cadre du programme Plateforme Navale Multifonctionnelle. En effet, d’une longueur de 107,6 mètres pour un déplacement de 7 000 tonnes, ce bâtiment aura la capacité de mettre en Å“uvre des drones aériens et navals.
En France, la construction d’un tel navire n’est pas envisagée. Du moins pas encore. Et pourtant, les arguments en sa faveur ne manquent pas : équipage réduit, polyvalence des missions [surveillance, frappe, exploration, renseignement, etc.], coût abordable, etc. En outre, un porte-drones pourrait compléter les capacités d’un groupe aéronaval.
D’ailleurs, l’an passée, la députée Caroline Colombier [RN] avait interpellé le ministère des Armées sur ce sujet, via une question écrite.
Un porte-drones « symboliserait la prise de conscience générale du rôle des drones dans les conflits présents et à venir » et « sans remplacer pour autant les porte-avions ou les porte-hélicoptères amphibies », il « pourrait constituer une pièce maîtresse dans l’arsenal de la marine afin d’effectuer rapidement des missions diversifiées en limitant les arrêts techniques qui paralysent régulièrement les bâtiments majeurs », avait fait valoir Mme Colombier.
Dans sa réponse, le ministère des Armées avait écarté cette idée en avançant que « les navires, sous-marins et aéronefs de la marine, actuels et futurs, seront les porteurs de ces drones qui font, et feront encore plus demain, partie intégrante des capacités nécessaires pour assurer la supériorité en mer ». Et d’ajouter : « À ce titre, le porte-avions et les porte-hélicoptères amphibies constituent déjà des plateformes capables d’accueillir et mettre en Å“uvre des drones, en complément des aéronefs habités ».
Tel a d’ailleurs été l’enjeu de l’exercice Dragoon Fury, mené en mars dernier avec le PHA Tonnerre.
Pour autant, le débat n’est pas clos. Rapporteur pour avis sur le budget du programme 178 « Préparation et emploi des forces – Marine », le député Yannick Chenevard a d’abord souligné le retard pris par la Marine nationale en matière de drones, en le mettant sur le compte du « manque d’agilité » de la Direction générale de l’armement [DGA] ainsi que sur celui des expérimentations beaucoup trop longues des nouveaux systèmes [il a fallu neuf ans pour déployer le drone aérien S-100 Serval à bord d’un porte-hélicoptères amphibie, alors que les premiers essais avaient été réalisés en 2008, à bord de la frégate Montcalm, aujourd’hui désarmée, ndlr].
Quoi qu’il en soit, même s’il y a eu une prise de conscience sous l’effet des conflits en cours, pour M. Chenevard, « la révolution des drones posait la question des porteurs ».
« Aujourd’hui, la Marine n’envisage les drones que lancés ou mis à l’eau depuis un bateau existant, frégates, patrouilleur outre-mer, patrouilleur hauturier ou porte-hélicoptères amphibie. Or, s’ils constituent, naturellement, un atout pour ces navires, dont ils renforcent les capacités et améliorent les conditions de réalisation de leurs missions, le fait est qu’ils ne sont pas dédiés aux drones et qu’ils ne peuvent en emporter qu’un nombre très limité, ce qui empêche la mise en œuvre de stratégie telle que les attaques en essaim », souligne le rapporteur.
Aussi, estime-t-il « nécessaire » de mener « une réflexion sur une nouvelle classe de bâtiments, des porte-drones, qui pourraient emporter un grand nombre de drones, à la fois aériens, de surface ou sous-marins, comme l’ont compris des pays tels que la Turquie, le Portugal ou Singapour, en voie de se doter d’un tel bâtiment ».
Et d’insister : « Au final, les drones sont le moyen le plus simple, le plus rapide et le moins coûteux pour nos armées pour gagner en masse, notamment dans le domaine sous-marin, tout en leur permettant d’accomplir de manière plus efficace leurs missions ».
Photo : Drone S-100 « Serval » à bord du PHA Tonnerre – Marine nationale





Les bâtiments de la Marine Nationale et leur armement sont construits l’un autour de l’autre et conçus pour accomplir leur mission, et ce depuis toujours. Au lieu de prêcher un mantra « il nous faut des porte-drones », il faut d’abord réfléchir aux missions qu’on veut confier à la Marine Nationale, aux moyens budgétaires (et humains) qu’on veut y consacrer, pour ensuite en déduire quels sont les moyens, armes et porteurs, les plus adaptés.
Jusqu’à présent, la Marine « fait le job », mais les moyens restreints et vieillissants (matériels comme RH) sont un handicap de plus en plus criant. Alors oui, il faut s’adapter. Mais peut être faudra-t-il admettre que nous n’avons plus les moyens de nos ambitions, que les drones n’y répondront que partiellement, et qu’il faudra bien abandonner des missions, ou des théâtres d’opération, et des ambitions.
Première étape? Créer une force de garde-côtes.
Laisser à la marine une force militaire, et les garde-côtes se chargent des ZEE et des frontières maritimes.
Je pense que séparer les deux simplifierait le travail de la marine avec des moyens clairs et définis.
Merci de rappeler qu’effectivement l’armée ne devrait pas avoir à effectuer des missions civiles (ou uniquement en soutien ponctuel). Cela génère un spectre de mission trop large et donc une flotte complètement hétérogène et disparate… La marine a 115 bâtiment, combien de bâtiment de guerre dans le lot?
Vous pronez donc une réduction drastique des capacités de la marine nationale.
Si les nouveau patrouilleurs ont des capactités ASM haut du spectre, c est pas pour l AEM …
https://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_Nationale_Garde-C%C3%B4tes_des_Douanes_(DNGCD)
Vous persistez à raconter n’importe quoi. Cela existe déjà . Et vous pouvez ajoiter la gendarmerie maritime.
@ji_louis
Et oui, il faut faire des choix. C’est à dire évaluer la menace, en déduire une stratégie et enfin, compte tenu de nos moyens financiers, identifier les matériels les mieux à même de mettre en œuvre cette stratégie.
Nous devons aussi avoir toujours à l’esprit que si nous sommes une puissance respectable, nous ne sommes pas une grande puissance avec des ambitions impériales
Nous bénéficions aussi des investissements passés en matière de dissuasion nucléaire qui nous dispensent d’investir dans de la quincaillerie d’un autre âge pour privilégier les outils nécessaires à contrer les menaces d’aujourd’hui : espace et Très Haute Altitude, cyberspace, milieux sous marins, . ..
Et si le sous-marin Surcouf inspirait Naval Group pour produire un drone sous marin furtif capable de déployer des essaims de drones aussi bien aériens que subaquatiques?
Turquie 1
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Les BPC sont des portes drones…
Retard sur qui? Les marines ayant des drones aériens et des drones navals similaires a la France, on doit en compter moins de 10.
Seule les US et la Chine semblent avoir de l avance.
Les marines en avance DANS CE DOMAINE? Pas dans d’autre domaines, mais dans CE DOMAINE.
Est-ce important d’être en avance ou est-ce un problème d’être en retard? Pas forcément.
Mais dire que la France a du retard sur certaines marines n’est pas faux. Exemples?
Turquie: TCG Anadolu qui reçoit maintenant des drones, et le MUGEM en construction (60 000 tonnes) prévu pour être un porte-avion et porte-drone.
Le MRCV de Singapour a une rampe pour des drones maritimes.
Dans des développements:
L’Indonésie prévoit d’adapter le Giuseppe Garibaldi en porte-drones.
Le Royaume Uni prévoir d’adapter ses Queen Elizabeth pour ce rôle.
Le Portugal a commandé le NRP D. João II à Damen.
Donc il ne faut pas être sensible avec « avoir de l’avance ».
Tant que la stratégie n’est pas clairement définie, lancer des projets de centaines de millions sans cohérence dans l’ensemble de la marine serait bête.
Mais dire que la France a du retard sur certaines nations est juste. MAIS la France a les technologies pour le faire donc ce n’est pas un problème, à condition que les spécialistes, les décideurs travaillent pour avancer sur des solutions cohérentes.
Le seul endroit où le retard est problématique, c’est la perte d’opportunités. La Turquie a démontré qu’elle pouvait exporter des drones avec beaucoup d’investissements sur fonds propres. Il y a de nombreuses start up en France (et partout en Europe) qui développent de petits drones.
Il y en a moins qui développent des drones maritimes.
Et il y a en a encore moins qui développent des drones de tailles moyenne ou des espèces de drones / missiles de croisière pas chers.
Mais c’est aussi une affaire de chèques, donc avoir quelques drones capables nous permet peut-être d’être dans le coup, ou pas trop en retard dans nombre de domaines, mais ça ne fait pas des séries conséquentes livrées qui pourrait dissuader nos ennemis. La France a les capacités d’accélérer, mais encore faut-il les bons CdC, et les gros chèques associés.
Enfin gros, pas toujours, puisqu’il y a des drones kamikazes, MIF, annoncés pour 500 euros, en test.
Les BPC opérent des drones aériens a voilure fixe et tournante.
Ils peuvent opérer les drones de guerre de mine, ils pourront mettre en oeuvre des USV sans doute seaquest.
On est dans le réel, pas dans le « prévoit de » avec des capacités inférieures.
Ce ne sont pas les BPC qui « opèrent des drones », ce sont les drones qui opèrent à partir et au profit des BPC.
Employer « opérer » au sens de « mettre en oeuvre » est un anglicisme.
Taisez-vous car vous ne connaissez rien au sujet nautique et ne faites que développer des contrevérités. Renseignez vous sur naval group et ses projets qui sont en avance sur les turcs et autres idiots utiles dans votre genre. Un BPC est d’ores et déjà un porte drones pour les voilures tournantes. Et une frégate peut trés bien déployer un essaim de drones. Le reste est du baratin de communication pour les nations incapables de développer un CATOBAR.
Les BPC sont avant tout de gros navires logistiques pour des débarquement ou embarquements amphibies, à destination des forces terrestres, avec des hélicoptères pour la reconnaissance, l’appui aérien et l’héliportage.
Avec des outils de commandement et accessoirement un hôpital.
« Les BPC sont des portes drones »
Les BPC n’ont pas été pensés comme des porte drones, tous comme les autres navires de surface en service. L’intégration d’un ou deux drones aériens dans des programme de surface semble très récente.
Vous ne suggérez pas de remplacer la capacite héliportée (le H de PHA) par des drones ?
Donc nous n’avons pas de portes drones !
—
Ensuite un porte drones pour embarquer quels drones, pour quelles mission?
Un BPC me semble trop volumineux, mais moi pas être expert, hein?
Est-ce que comme dans le terrestre, ne vaudrait-il pas mieux se faire plus discret, et disperser et multiplier les moyens. Et puis des bâtiments plus petits permettrait de faire bosser une ligne de chantier en continue pour l’éternité, et donc de s’adapter plus rapidement, mais aussi de viser plus sereinement des marchés pour l’export.
Parce que lorsque que nous arrêtons brutalement des lignes de production (Leclerc, FREMM, munitions petits calibres, machines pour ces munitions, ….), au bilan final, nous ratons de nombreuses exportations, et nous ne sommes pas capables de relancer pour nos propres besoins. Et pour la souveraineté, circulez, le 3ème effet pas cool.
Arretez de dire des anneries.
Les BPC sont pensés comme porte drone depuis plusieurs années. sans doute 10 ans.
Depuis les FREMM, chaque navire qui sort est prévu pour opérer un drone en complément de son hélicoptere ( ou seul pour les petites plateformes).
Quand les autres prévoient de remplacer des f35 ou hélico par des drones , ils ont un porte drone. Si nous on fait pareil, c est pas un porte drone. On est dans l argumentation sérieuse, pas du tout dans le french bashing …
Quand on sait pas, on se renseigne, on ne fait pas des pavés.
Arretez de dire des anneries.
« chaque navire qui sort est prévu pour opérer un drone »
Oui comme j’ai indiqué, un ou deux drones.
Un drone pour les FREMM, donc le drone un des systèmes, comme le canon de 76 mm.
Les FREMM sont aussi des porte-embarcations-rapides.
« Les BPC sont pensés comme porte drone depuis plusieurs années. »
Les BPC > PHA pas été conçus comme des porte drones
Le fait qu’on y teste et y installe quelques drones n’en fera pas des porte drones !
Et transformer le BPC en porte drones ne parait une grosse connerie, et pourquoi pas cogiter à partir d’une feuille blanche?
« Quand les autres prévoient » Et ça prouverait que?
Les autres vont surtout étudier de nouveaux bâtiments.
Les LRM transformés et LRU plutôt que de démarrer à l’époque de nouvelles études :
3 effets pas cool : nous sommes à poil ce jour, nous ne sommes pas souverains, et pour les exportations c’est le néant. HIMARS, Lockheed Martin, le Pentagone et Trump apprécient.
C’est ce genre de mentalité qui te fais glisser dans la médiocrité.
On a pris du retard dans les dernières décennies à cause d’un manque de direction et de volonté politique. Quand est-ce que vous comptez investir, combien de pays au-dessus faut-il qu’on ait pour se bouger le *** ?
La Chine et la Turquie sont deux pays avec lesquels on est en compétition directe et dont les gouvernements font preuve d’aggressivité. C’est trop tard quand un conflit éclate.
La chine fait preuve d agressivité envers la France? lol
La France écrase la Turquie sans aucun doute possible. Et leur porte drone jouerai un role anecdotique et court dans un tel conflit assymétrique.
@Dolgan
Non, les BPC ne sont pas des porte-drones. Ils peuvent certes en emporter, mais n’ont pas été conçus spécifiquement pour cela. C’est bien ce qu’explique le rapport : à l’heure actuelle, l’ensemble de nos navires (frégates, BPC, patrouilleurs…) peuvent potentiellement, et secondairement, emporter des drones (généralement de petite dimension), mais n’ont clairement pas été conçus ni dimensionnés pour cela. Car ce n’est tout simplement pas leur mission première.
C’est précisément ce qui va changer dans les prochaines années : l’apparition de navires dont la mise en Å“uvre de drones sera la fonction principale. On en voit les prémices à l’heure actuelle (Turquie, Chine, Portugal…). Appliqué à la France, on pourrait imaginer plusieurs classes de porte drones :
1/ Dans le haut du spectre, une classe de porte-drones à pont plat avec tremplin, d’environ 30-40 000 tonnes, destinés à mettre en Å“uvre plusieurs dizaines d’UCAV à haute performance (10 à 15 tonnes max). Ces UCAV seront les drones ailiers (« loyal wingman ») qui accompagneront le Rafale F5, puis sont successeur : il serait en effet regrettable que ces drones viennent encombrer le hangar du porte avions, celui-ci étant dès lors exclusivement dédié à son cÅ“ur de mission : la mise en Å“uvre de chasseurs et d’appareils lourds (30 tonnes). Le porte drones sera donc appelé à intégrer le GAN, où il naviguera de concert avec un porte avions, jouant le rôle de multiplicateur de puissance.
2/ Dans le milieu du spectre, reprenant les missions effectuées par les frégates/destroyer, on peut imaginer des porte-drones d’environ 10-15 000 tonnes. Visuellement, cette nouvelle classe de navire ne ressemblera pas du tout aux actuelles frégates, fines et élancées. Ce sera au contraire des navires beaucoup plus larges, type multicoques ou trimaran, permettant d’offrir de larges espaces dédiés au stockage, à la manutention et la mise en oeuvre de drones de tous types. Ces navires auront en effet la fonction de « bateaux-mères », destinés à mettre en Å“uvre des flottilles de drones de combat armés, de surface, sous-marins, et aériens, permettant d’étendre considérablement le périmètre contrôlé. Ces navires emporteront néanmoins toujours des missiles à longue et très longue portée, ainsi que des moyens d’autodéfense, mais l’essentiel de leurs capacités offensives seront déportés sur les drones.
3/ Dans le bas du spectre, on peut imaginer une classe de patrouilleurs, « modèle réduit » de la classe décrite ci-dessus, avec un tonnage d’environ 4 000 à 5 000 tonnes, emportant évidemment moins de drones, eux-mêmes plus légers, et un armement plus simple, en rapport avec les missions confiées. Un tel patrouilleur, avec ses drones déployés, serait néanmoins capable de contrôler jusqu’à plusieurs milliers de km² d’océan, décuplant les performances de l’actuelle génération de patrouilleurs.
« Non, les BPC ne sont pas des porte-drones. Ils peuvent certes en emporter,  »
Ils peuvent en emporter. Ce sont donc des portes drones. Merci bonsoir.
On est sur du CSC de premier niveau.
Amusant votre définition « magique » du porte drone… du moment qu’on peut poser un drone sur un bateau, c’est donc un porte drone. CQFD, point final… tous les bateaux en service dans le monde sont donc des porte drones qui s’ignorent. Pourquoi s’embêter à réfléchir, à discuter, ou dépenser des milliards en R&D, puisqu’on avait la réponse sous le nez…
Plus sérieusement, j’ai le droit de m’exprimer, et vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, ou d’avoir une autre vision des choses, en matière de drones et sur le reste. On est là pour échanger sur le sujets de défense. Exposez vos idées, votre point de vue, et nous pourrons en débattre de manière constructive, sans s’insulter. On pourra même parfois être d’accord 😉
« Ils peuvent en emporter. » Oui
« Ce sont donc des portes drones. » Non
Comme à Colares au Brésil 1977-78, nous ne sommes que des fourmis.
Opération Prato de l’armée de l’air brésilienne + CIA.
Peut etre que cela couterait moins cher de refaire le pont d’envol d un ou plusieurs navires de la classe Mistral
Pourquoi refaire le pont des BPC?
Pourquoi pas ?
Tant qu’Ã faire, cela fera toujours croire que l’on fait quelque chose
Nous ne sommes ni anglais, ni turcs. On ne fait pas semblant.
Les armées françaises ont toujours du mal à intégrer le potentiel énorme des drones tel qu’illustré par la guerre en Ukraine.
Pour preuve, pour la seule Marine Nationale, on en est (presque) toujours à penser le drone comme complément des outils existants sur les navires militaires.
Cela rappelle la stratégie adoptée pour les chars jusqu’au début de la seconde guerre mondiale. Ceux-ci étaient employés en accompagnement des unités d’infanterie et non, comme l’Allemagne les organisa en divisions blindées autonome en charge d’une action rapide synchronisée avec l’aviation. On connaît le résultat de cette funeste faute de stratégie .
Tout espoir n’est donc pas perdu puisqu’on évoque enfin la possibilité de réfléchir à l’utilisation de navires porte-drones spécialisés. Espérons toutefois que la réflexion ne sera pas trop longue et que les crédits disponibles pour la Marine ne serons pas gaspillés pour le financement d’un instrument à temps partiel de gesticulation.
@Yvon
Oui, la marine Nationale (elle n’est pas la seule…) n’a pas encore fait sa révolution culturelle. Plus exactement, elle évolue trop lentement sur le sujet. D’abord perçus comme des gadgets, les drones sont aujourd’hui perçus comme des outils potentiellement utiles, et même de plus en plus comme des outils indispensables.
Mais on raisonne toujours « petit » : les drones en service ou en projet restent des engins légers, au gabarit et aux capacités limitées, avec une autonomie et une capacité à tenir la mer forcément réduites…
Or, il est aujourd’hui urgent pour la Marine Nationale de remonter en puissance. L’acquisition d’une poignée de frégates supplémentaires est évoquée (passage de 15 à 18 navires « de premier rang ») : cela reste anecdotique. Difficile d’aller plus vite, en raison des budgets, et des tensions sur le recrutement : une montée en puissance « classique » de ce type s’opère sur 10 à 15 ans minimum. Sauf à changer de logiciel.
La solution à court terme pour la Marine réside dans la création d’une classe de grands drones de surface, du gabarit d’une corvette (environ 1000 tonnes). Ces navires présenteront une bonne autonomie et tenue à la mer. Ils emporteront une suite sonar et radar AESA, des silos verticaux, et un armement pour leur autodéfense (Ex : RapidFire et/ou LMP). Ils seront mis en Å“uvre à raison de plusieurs exemplaires, sous le contrôle d’une frégate. La FDI présentant justement des prédispositions innées pour jouer ce rôle. L’ensemble frégate + drones de surfaces représenterait une force de frappe considérable,
L’intérêt majeur serait de pouvoir construire de façon standardisée ces drones de surface à la chaîne à un coût maîtrisé et soutenable pour le budget (Ex : 3 à 4 exemplaires par an), pour équiper progressivement la Marine d’une véritable petite flotte secondaire, appelée à jouer le rôle de multiplicateur de puissance. Une partie de ces drones pourraient d’ailleurs être stockés à terre, pour être mis à l’eau sous bref préavis si nécessaire.
Comme le montre l’expérience des hollandais sur leurs drones de surface, on pourrait accélérer le programme et vaincre plus facilement les réticences psychologiques en faisant le choix d’intégrer provisoirement un équipage réduit de quelques hommes, chargés de s’assurer que « tout fonctionne », avant de passer progressivement au 100% automatique. Vivement que la DGA et Naval Group se jettent à l’eau, en proposant un tel projet…
@HMX
Votre propos est intéressant.
Le problème budgétaire n’en est pas moins aigu et oblige à faire des choix.
As t’on besoin d’un porte-avions à temps partiel ?
@Yvon
j’estime pour ma part que le problème budgétaire est relatif. Attention, je ne parle pas de la question du budget de la France en général, mais de la question du budget de la défense. Comme expliqué ci-dessus, il semble exister un consensus national et transpartisan sur le sujet. La prise de conscience liée à la guerre en Ukraine a fait son effet. Il y a 5 ou 10 ans, si une crise de ce type était survenue, le 1er réflexe aurait été de « faire les poches » du budget de la défense. Là , on constate que des partis qui ne sont d’accord sur rien se sont tacitement mis d’accord. L’augmentation du budget de la défense 2026, qui devait initialement s’établir à +3.2 Md€, bénéficierait d’une rallonge supplémentaire de +3.5 Md, soit +6.7Md€ au total. Et cela, alors même que la LPM 2024-2030 n’a pas encore été révisée. Et ces augmentations vont continuer chaque année, pour atteindre la cible à 3.5% du PIB en 2035, en cohérence avec nos engagements OTAN.
La prochaine marche, ce sont les élections présidentielles de 2027, qui déboucheront sur une nouvelle LPM, et une révision à la hausse du format de nos armées (soit 2 à 3 ans après les annonces de nos voisins, mais mieux vaut tard…).
Pour fixer les choses, notre budget de la défense évolue ainsi :
– 31 Md € en 2013
– 32 Md € en 2017
– 50.5 Md € en 2025
– 57.6 Md € en 2026
– 80 Md € en 2030
– 115 Md € environ en 2035 (selon taux de croissance)
Ces budgets sont évidemment nécessaires pour rattraper notre retard, et regagner en « muscles ». On peut discuter des montants, prévoir des taux de croissance inférieurs ou une inflation supérieure, etc… Mais la tendance est là , et on voit mal ce qui viendra nous faire dévier de cette trajectoire. Au passage, cette trajectoire est européenne, et pas uniquement française. On ne voit pas les choses de la même façon en 2013, avec un budget à 31Md €, et en 2030, avec un budget à 80 Md€. Ce qui était impossible ou impensable devient planifiable…
Donc pour vous répondre, je pense sincèrement que le PA-NG sera construit, et que la seule vraie question des prochaines années sera la construction de son sistership…
on fera comme les autres voir mieux que les autres mais avec 20 ans de retard
Le porte-drone : un porte-avion au rabais …
Le porte-drones, le porte-avions de demain
Ex: Le Queen Elizabeth et le Prince of Whales. La royauté britannique. Mais ils font aussi dans les hélicoptères et porte Royal-Marines avec Jetpacks.
Bon, quand je lis « rapport parlementaire » je comprends « parle » puis « ment » puis « taire ».
Et « rapport » c’est un truc qui sédimente, donc rien.
Il y a bien longtemps que le concept de « porte-avions » avec un pilote à bord de l’avion, a été descendu par l’évolution technico-logistique. Le pilote n’est plus qu’un accessoire des commandes de vol.
Le porte-avions est mort dans les année 1980.
Dans Science-&-vie…
Un croiseur semi-immergé, juste sous la surface, avec un brouillard d’eau pour l’effacer des radars,
qui lance ses missiles de croisière.
Aujourd’hui des drones.
Pas besoin de porte-avions pour porter le feu.
Même le feu nucléaire, y’a mieux pour moins cher,
et vachement plus crédible.
quand je lis « rapport parlementaire » je comprends « parle » puis « ment » puis « taire »
Et oui et dans « contribuable », il y a « c*n », sans oublier que dans « député », il y a « p**e ». Comme quoi, la langue française est bien faite !
un porte drone furtif avec des drones furtifs et tout automatisé niveau porte drone avec très peu d’équipage.
avec possibilité d’ essaims, de drones sous marins, des drones de surfaces, des drones hélicoptères, du fpv, du drone type neuron et l’envoi de munitions rodeuses.
bref on peut les imaginer en plusieurs formats
Nos ou ces parlementaires non rien à penser en urgences aujourd hui ! Ils veulent des portes Drones comme ça avant Noël ! Alors que l on ne sait même pas inventer et créer des Drones dignes de ce nom pour nos différents services de Défense !! c est le monde où plutôt le Pays à l envers, et ça continue.
Merci Thank you merci a vous et à Tous.
Des drone, il y en a de tous les gabarits. Du moins de 1 kg à plusieurs tonnes. De l’aérien et du (sous-)marin.
La guerre en Ukraine nous a montré que les drones à transmission hertzienne sont « facilement » brouillables par l’ennemi. Dès lors quel(s) type(s) de drone(s) pourraient être mis en oeuvre ? Fibre optique ? 40-50 km de distance. Pour un usage marin ça fait un peu court en comparaison des distances franchissable par des torpilles haut-de-gamme pouvant être lancée par l’ennemi. Faisceau optique (infrarouge) cousin du Li-Fi ? A vérifier la capacité selon les conditions météo, et j’imagine qu’une parade sera rapidement trouvée à l’image des transmissions hertziennes.
Du coup quel gabarit et quelle propulsion du navire porte-drone ? nucléaire afin d’accompagner le PAN ?
D’ailleurs les successeurs des actuels « classe Mistral » seront-il à propulsion nucléaire ?
Un gros effort de réflexion reste encore à mener au sujet d’une doctrine d’emploi.
les drones justement ont montré qu’isl changeaient de bande de fréquence et donc meme si pendant un laps de temps il y a une perte de connexion, le drone cherche de lui meme une fréquence pour emettre.
L’expérience du conflit en Ukraine montre que lorsqu’un des 2 partis active une bulle de déni radiofréquence, même les drones multi-fréquences perdent la connexion.
Lu « les successeurs des actuels……..seront-ils à propulsion nucléaire ? « .
Cette interrogation a un sens.
Déjà si le futur monstre PANG est finalement abandonné en raison de coûts trop élevés, d’une évolution doctrinale ou encore pour ces deux raisons à la fois, il faudra ou il faudrait « recaser » deux réacteurs nucléaires en cours de construction.
Dans cette hypothèse, quelle voie choisir ?
Construire 02 « Soum » supplémentaires avec un réacteur qui serait bridé ?
Autre hypothèse : Construire un PANG moins ambitieux, mais remplacé pendant ses périodes d’IPR par un nouveau type de PHA à propulsion classique qui aurait une coque aux dimensions plus généreuses que ceux d’aujourd’hui. La série aurait à compter au moins 02 bâtiments, dont l’un peut-être allongé, serait spécifiquement désigné PH-PA . Ce dernier à la modularité spécifique, serait ainsi rendu apte à remplir une partie appréciable des missions dévolues à un PAN.
Pour comprendre mes dires, regardez déjà le projet Indien d’un PA libre de catapultes, mais utilisable pour la mise en oeuvre démontrée des « Dassault Rafale ».
Et puis, comme c’est dimanche, un dernier point à flairer.
Connait-on au moins le prix de revient d’une catapulte électrique pour [ PA- CATOBAR ] ? Son prix de vente oui, il est très élevé.
Puisque la construction d’un PAN ( Type catobar ) est un projet à long terme, n’aurait-il pas été judicieux tout comme l’étude et la construction d’un réacteur nucléaire spécifique de créer une société ( Cf de type d’économie mixte ) apte à traiter ce type de projet à « cinq pattes » voire d’autres ?
A l’appui de mes dires, revoyez donc l’époque où il fut étudié et mise en place de la Force stratégique nucléaire. Epoque où des sociétés françaises ont « attaqué » et gagné en travaillant sur des questions qui au départ n’étaient dans leurs champs d’activités…….
Bonnes méditations.
« Connait-on au moins le prix de revient d’une catapulte électrique pour [ PA- CATOBAR ] ? »
je serais tenté de dire, ou en tout cas de penser….que nos responsables du MinDef (politiques comme hauts-fonctionnaires) ne veulent surtout pas savoir. Même pas une pré-étude d’estimation. Ils ne veulent même pas savoir si développer cela en interne (ou en partenariat avec les Indiens) nous coûterait moins cher. Mon opinion personnelle est que développement+construction en France coûterait moins cher que achat aux USA qui de toutes façons nous sera facturée les yeux de la tête en raison des stratosphériques « coûts d’adaptation aux spécificités du PANG français » . Mais ce n’est qu’une opinion. Nos dirigeants préfèrent la soumission à l’Empire.
On n’oblige pas à boire un âne qui n’a pas soif.
@Vu
Quelques éléments de réponse ou de réflexion sur les différents points que vous évoquez :
– Vous semblez partir du principe que le PA-NG ne verra pas le jour, soit pour des raisons de coût, soit pour des raisons doctrinales : qu’est ce qui vous fait dire cela, alors même qu’il n’y a jamais eu autant de porte avions en construction ou en projet, depuis la Seconde Guerre mondiale ? Énormément de pays se tournent vers les porte avions : sont-il tous des arriérés, des imbéciles n’ayant rien compris aux fameuses « évolutions doctrinales » prédisant la fin du porte avions ? D’après vous ? Quant à l’argument budgétaire, on remarquera que le programme PA-NG est déjà bien engagé, puisque comme vous l’indiquez, la conception des réacteurs K22 est déjà terminée et leur construction a déjà commencé. Catapultes et brins d’arrêt ont également déjà été commandées (sans doute avec de grosses pénalités en cas d’annulation, précisément pour rendre le programme quasiment irréversible). Par ailleurs, au cas où cela vous aurait échappé, le budget de la défense est en augmentation constante et programmée, aujourd’hui à 2% du PIB, avec un objectif à 3.5% du PIB en 2035. Malgré l’incertitude politico-budgétaire actuelle, personne ne remet sérieusement en cause cette évolution, on note une forme de rare consensus politique, ce qui est quand même un signal notable. Le PA-NG, qui semblait financièrement hors d’atteinte entre 2010 et 2015, devient subitement presque « accessible » avec un budget de la défense qui aura pratiquement doublé sur 15 ans. Au point que la question ne sera bientôt plus de savoir s’il faut construire un PA-NG, mais bien de savoir s’il ne faut pas en construire un deuxième. Vous verrez…
– Sur la conception d’une catapulte électromagnétique : la question pourrait en effet être posée, principalement pour des questions de souveraineté nationale, avec les incertitudes sur l’évolution future de l’allié américain. les chinois ont su le faire en un temps record. Il ne fait aucun doute que la France dispose des capacités d’ingénierie pour concevoir ce type de système (voir notamment les travaux de l’ISL). Mais le coût serait nécessairement élevé. Un tel choix pourrait en revanche se justifier si la France construisait un second PANG, et si d’autres pays étaient intéressés : on pense par exemple à l’Italie et l’Espagne, qui ont annoncé chacun un projet de porte avions. L’Inde pourrait également être intéressée, ainsi peut être que le Royaume Uni. L’autre hypothèse serait de le faire, parce qu’on n’aurait pas le choix… notamment en cas de blocage US sur la livraison des catapultes et/ou leur maintenance. Dans tous les cas, il semblerait prudent de lancer des études préliminaires, pour évaluer la faisabilité, les partenariats potentiels, et les coûts d’un tel programme.
Pour le nucléaire, quasiment certain que non.
Les navires nuke actuels ont vocation a rester en mer et a tres rarement visiter les eaux territoriales ou les ports étrangers.
Les BPC sont avant tout des LHD dont le rôle est au contraire d aller sans préavis visiter les cotes ou les ports étrangers. Le côté nucléaire étant loin d être accepté partout, c est un obstacle a sa mission premiere.
Le porte-drones semble être une évidence, beaucoup moins cher qu’un porte-avions… Mais la France n’a pour l’instant aucun drone pertinent pour équiper un éventuel porte-drones.
Prendre un porte-conteneurs, mettre un pont plat et le tour est joué pour pas trop cher. Pas besoin d’un navire sophistiqué qui sera défendu par frégates et sous-marin lors de ses déplacements.
Un porte-conteneurs est une coquille de noix vide, il n’a pas de pont sauf au niveau du château (machines, zone vie, passerelle). Dans votre hypothèse, mieux vaut partir des plans d’un navire roulier.
Mais le château en plein milieu du pont gène les opérations aériennes, il vaut mieux le déporter… Il faut donc les plans d’un porte-avions.
Il y a possibilité de bricoler des trucs. Comme les anglais pour les malouines.
Si c est pour mettre en oeuvre des drones MTO a voilure fixe lancés depuis des rampes de moins de 10 metres, ce doit être assez rapide. Mais on va pas immobiliser des moyens 40 ans pour un bricolage de ce type.
oui, pour des portes – drones mais en complément du ou des portes – avions on pourrait utilisé les PHA en configuration porte- drones voir les avantages et inconvénients
pour les drones de surface, pourquoi pas de grands drones escorteur avec des capteurs, sonar ou radar et de l’ armement embarqué pour agir comme des loyal wigman » flottant
pourquoi pas en surveillance de nos vastes ZEE ?
On a 3 BPC qui ne servent à rien. Manque d’hélicoptère, d’escorte, missions essentiellement de représentation ou formation. Il serait temps de les employer à leur juste valeur. Et soulager le PA pour l’utiliser dans des missions de dissuasion ou assurance. Ce n’est que mon avis bien sûr, et certainement mal éclairé!
Les BPC font partie des navires les plus utilisés ….
Un appareil capable de lancer des moyens multimilieux, il me semble que cela s’appelle un PHA. Le PA NG est prévu pour lancer drones et avions.
Donc plutôt que de faire du buzz en tentant de copier des marines de secondes zones, les députés devraient déjà donner les moyens suffisants à la marine pour se renforcer (FDI convenablement armée, il manque toujours 3 frégates, problèmes des munitions, etc.), de recentrer sa mission (donner la partie garde côte au Minint) et de demander une réflexion sur le PA NG (réduire les ambitions mais en faire deux).
Porte drone veut dire aussi groupement aéronavale, donc la réflexion avec un PA qui sera plus flexible d’emploi (drones et avions) ou autour d’un nouveau PHA me semble plus adéquate que de vouloir réinventer la roue.
Les PHA actuels peuvent complètement être mis à niveau, pour optimiser des envois de drones par essaims.
Le coût global de mise à niveau serait inférieur à la création d’une nouvelle classe.
Ca rendrait les PHA plus multi rôles, en leur conférant de nouvelles capacités militaires.
Quand on sait que tous les PHA accueillent rarement des escadrons ALAT en même temps, il y a de la place pour innover et proposer une complémentarité ALAT + Drones.
L’emploi de drones en essaims est compatible avec des opérations amphibies. On ne connait pas encore tous les débouchés possibles d’emploi des drones. Des drones peuvent être utiles pour évacuer des ressortissants, sécuriser une zone par observation complète, renseigner, etc…
Partant de là , améliorer l’existant peut s’avérer plus efficace que proposer du nouveau sous-équipé, parce que limité financièrement.
En lisant cet article, je suis vraiment fier de notre marine qui est capable d’avoir un vrai porte-avions plutôt qu’un ersatz turc.
Ceci étant dit, je serais réellement curieux de connaître les plans de la marine pour déployer plus de drones marins ?
Est-ce le rôle de bâtiments spécialisée ou des bâtiments auxiliaires ?