Une différence d’interprétation sur les échanges de données explique les difficultés des CAESAr tchèques
En juillet, l’armée tchèque fit savoir qu’elle n’était pas satisfaite du résultat des essais réalisés avec les deux premiers CAESAr 8×8 [Camions équipés d’un système d’artillerie de 155 mm] qu’elle venait de recevoir sur les soixante-deux commandés auprès de KNDS France.
« Sur la base de la documentation fournie, l’armée a effectué une série d’analyses techniques qui, si elles confirment certains paramètres, indiquent aussi qu’il y a un risque que des critères non négociables ne soient pas pleinement respectés », avait en effet expliqué le général Miroslav Hlaváč, le chef d’état-major adjoint des forces tchèques.
Aussi, la ministre tchèque de la Défense, Jana Černochová [qui va bientôt quitter ses fonctions, ndlr] avait laissé entendre que le contrat pourrait être annulé si aucune solution n’était trouvée pour remédier à ces soucis techniques.
« Le problème se situe au niveau de la portée et de l’efficacité du tir. Mais je veux croire qu’il sera résolu. Mais il est aussi possible qu’il ne le soit pas et l’armée ne peut pas renoncer aux conditions [du contrat] », avait ainsi affirmé Mme Černochová. En outre, et avant de décider éventuellement d’annuler la commande, elle avait menacé de suspendre le paiement des acomptes attendus par KNDS France.
Jusqu’alors, le ministère tchèque de la Défense avait versé environ 285 millions d’euros à l’industriel français. Et 40 millions d’euros de plus devaient l’être en 2025.
Pour rappel, le contrat notifié par Prague à KNDS France prévoit une implication importante de l’industrie locale [40 %], Excalibur Army étant chargé de l’assemblage final de ces CAESAr 8×8, avec le concours de Tatra Defense Vehicles et de Tatra Trucks. eeee
Par ailleurs, à la différence de ceux mis en œuvre par l’armée de Terre française, équipés du système de conduite de tir ATLAS, les CAESAr destinés à l’artillerie tchèque doivent être dotés du système Adler III, fourni par l’entreprise allemande ESG pour 28 millions d’euros. Or, le problème se situe justement à ce niveau.
Selon la presse locale, l’armée tchèque n’aurait pas reçu les tables de tir permettant à l’Adler III de fonctionner correctement. « Sans ces données, les canons ne peuvent pas être intégrés et leur conformité aux normes Otan n’est pas certaine », avait expliqué un responsable proche du dossier, en juillet.
Dans une réponse à une question écrite posée par le député Marc Chavent [UDR], le ministère des Armées a donné des explications sur les difficultés rencontrées par les CAESAr 8×8 destinés à l’armée tchèque.
« Concernant le système de conduite des feux des canons CAESAR, le ministère de la défense tchèque a fait un choix différent de celui de la France, qui utilise le système ATLAS de Thales. La République tchèque a opté pour le système allemand ADLER III », a-t-il d’abord rappelé.
Or, ce choix a été confirmé à la fin de l’année 2023, donc « postérieurement » aux contrats notifiés à KNDS France. En effet, une première commande de cinquante-deux CAESAr avait été passée par Prague en 2021. Puis celle-ci a été complétée par une seconde [dix exemplaires], confirmée en juin 2022.
Quoi qu’il en soit, a expliqué le ministère des Armées, l’intégration du système ADLER III dans les CAESAr est effectuée par l’Institut militaire tchèque [VTU], lequel « coordonne les parties prenantes que sont la société allemande ESG, la société tchèque RETIA et KNDS France. D’où la source des problèmes.
« Les difficultés liées aux données sont dues à une différence d’interprétation d’ordre contractuel entre KNDS France et le ministère de la défense tchèque sur la nature des données à transmettre […] à l’institut militaire VTU », a avancé le ministère des Armées. Et cela alors que le logiciel ADLER III « requiert le transfert de plus de données qu’envisagé dans le contrat initial ».
Contrairement à ce qui a pu être suggéré, les difficultés « ne sont pas liées au secret industriel ou à la réglementation des transferts sensibles », assure le ministère.
En attendant, a-t-il continué, des « solutions sont en cours de mise en œuvre entre les différents partenaires [KNDS France, le ministère de la défense tchèque, le VTU, les sociétés ESG et RETIA] et un déplacement de KNDS France à Prague a eu lieu fin juillet 2025 dans l’objectif de résoudre les difficultés ».
A priori, une issue est proche. « KNDS France s’annonce confiant sur l’aboutissement de cette intégration, les systèmes ADLER et ATLAS répondant aux standards de
l’Otan et ayant déjà été intégrés avec succès sur différentes plates-formes d’artillerie », a conclu le ministère des Armées.





Comment faire simple quand on peut faire compliqué ?
Le Caesar fonctionne parfaitement avec la conduite de tir ATLAS de Thales, alors nos amis tchèque choisissent la conduite de tir ADLER III allemande.
Comprenne qui pourra !
Certes, mais est-ce qu’on connait les raisons derrière ce choix?
Et quoi qu’il en soit, il aurait fallu tester les munitions et charges propulsives tchèques de la même manière.
De mémoire, ils étaient déja équipé sous ADLER.
En tout logique, ils ne vont pas exploiter 2 systemes en parallele.
Pourquoi ça ne figurait pas dans le contrat si ils étaient déjà équipés ?
???
Ils étaient déjà équipés.
Intégration avec leur système de combat déjà implanté sûrement.
Nos amis tchèques.
les amis allemands des tchèques leur ont peut-être suggéré l’idée ?
Les allemands font lourd, inefficace et cher. Il serait temps que les pays d’Europe centrale le comprennent et fassent confiance à l’art français de la guerre basé sur des retex solides.
Pour vous répondre sur les menaces que pourrait subir un dirigeant d’une entreprise américaine en Europe. Dans le cadre d’une infrastructure civile non critique, la question ne se pose pas.
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Si vous avez déjà travaillé dans la défense, la seule possibilité qu’il y ait un lien de pression d’une entité étrangère sur une personne ayant accès (directement ou indirectement) à des informations classifiées est un motif pour bloquer les habilitations. Donc le dirigeant américain qui peut subir une requête du type « dans le cadre de notre enquête, nous devons absolument avoir accès à ces données… Non rien à signaler en fait » est simplement inacceptable. C’est vrai de pressions internes en France, alors pour les USA la question ne se pose même pas, quelles que soient les lois américaines.
@Alternative
Ce n’est pas moi qui suis à l’origine du commentaire auquel vous venez de répondre. Apparemment le gars trouve son bonheur dans la vie en balançant de la daube avec le nom des autres. S’il est heureux comme ça, je suis content pour lui.
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« Si vous avez déjà travaillé dans la défense, la seule possibilité qu’il y ait un lien de pression d’une entité étrangère sur une personne ayant accès (directement ou indirectement) à des informations classifiées est un motif pour bloquer les habilitations ». Dans ce cas, MBDA ne devrait pas être habilité à faire nos bombes nucléaires, car ce que vous dites s’applique également à MBDA.
Je ne doute pas que la philosophie motivant les habilitations est vraie, mais son application est évidemment adaptée au cas par cas.
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« Donc le dirigeant américain qui peut subir une requête du type « dans le cadre de notre enquête, nous devons absolument avoir accès à ces données… « . La justice américaine n’a aucun motif pour avoir accès aux données confidentielles des programmes européens, en particulier si ces données sont stockées à l’étranger. Rappelons le, il y a des lois, et les USA ne sont pas la Chine. Le département de justice américain ne peut pas faire un chantage sur une personnalité quelconque pour avoir accès à des données confidentielles et professionnelles.
« La justice américaine n’a aucun motif pour avoir accès aux données confidentielles des programmes européens, en particulier si ces données sont stockées à l’étranger. »
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Ce n’est pas vraiment la question du motif. Regardez la situation de la Russie pour qui, du point de vue légal, il n’y avait aucune raison que ses actifs soient un jour bloqués. Il y a eu une raison, et cette raison ne relève que de la politique. L’armée est un outil politique, elle doit se mettre à l’abri des divergences politiques, et il y a régulièrement des divergences politiques de moyennes à sérieuses avec les États-Unis depuis 1990, en moyenne deux à trois par décennies qui ont des implications sur les armées et les politiques militaires de la France.
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Pour mbda… étudiez un peu mieux le problème du cloisonnement de l’information avant de vous lancer dans des parallèles hasardeux.
@Alternative
« Regardez la situation de la Russie pour qui, du point de vue légal, il n’y avait aucune raison que ses actifs soient un jour bloqués. ». C’est légal justement. L’Europe a agi légalement à travers l’application des sanctions, et c’est pour des raisons de légalité qu’on n’a pas (encore) saisi ces avoirs russes.
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Maintenant il est certain qu’avoir des informations sur le territoire américain les rend forcément vulnérable à des sanctions américaines. Mais quelque soit ces sanctions, un juge ne peut pas imposer à un employé de voler les informations confidentielles de son entreprise.
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« Pour mbda… étudiez un peu mieux le problème du cloisonnement de l’information avant de vous lancer dans des parallèles hasardeux » Je crois que vous avez dit vous-même les mots : cloisonnement de l’information.
Pourquoi MBDA serait capable de cloisonner l’information et pas IBM ? Comme quoi, mon parallèle n’est pas si hasardeux, même si j’aurais pu prendre n’importe quelle autre entreprise ayant un site aux USA.
Tiens, voilà une très bonne démonstration, fraîche du jour :
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/19/nicolas-guillou-juge-francais-de-la-cpi-sanctionne-par-les-etats-unis-face-aux-attaques-les-magistrats-de-la-cour-tiendront_6654016_3210.html
… tu admettras que le rôle de ce juge, pour emblématique qu’il soit, est anecdotique par rapport aux enjeux d’une armée. Imagine maintenant qu’il soit américain, et dirige IBM en Europe.
@Alternative
Par rapport à votre commentaire sur https://www.opex360.com/2025/11/11/evoquant-le-scaf-mme-vautrin-insiste-lallemagne-na-pas-la-capacite-pour-fabriquer-un-avion/
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« L’Allemagne refuse simplement d’acheter de l’armement français. ». Ils ont acheté 1 milliard d’euros d’équipement sur la période 2014/2024. Ce n’est pas grand chose. Mais avons nous fait plus qu’eux ? Le seul programme où j’ai observé un achat d’armement allemand, c’était le remplacement du FAMAS. Et si Heckler&Koch ont été choisi, ce n’était pas pour faire plaisir à l’Allemagne mais simplement car leur fusil était le meilleur.
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« ils refusent alors même que la solution franco-italienne est supérieure à la solution américaine. » C’est des français qui disent que le SAMP-T est meilleur que le Patriot, les américains disent l’inverse et notamment que le Patriot peut arrêter les missiles balistiques ce que le mamba est incapable de faire (et on ne le nie pas).
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« Mais comme en plus, ils ont sous-investi dans la défense pendant 30 ans, leur industrie de défense à la diète s’est faite larguer sur leurs domaines d’excellence : La Corée par exemple, et sur les drones n’en parlons même pas. » Je regrette comme vous leur baisse en budget de Défense. Néanmoins ils ne sont pas largués loin de là. Le Leopard 2A8 ou le Lynx sont de bons exemples de la qualité de leur production. Quant aux drones, on ferait mieux effectivement de ne pas en parler, surtout quand vous et moi sommes français…
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« ils essaient simplement d’obtenir gratis l’investissement français dans le sujet aérien qui dure depuis 1945, et qui a été très significatif avec le Rafale. Ca tient du hold-up. ». Vous croyez vraiment qu’ils n’ont rien investi non plus ? Ils ont des entreprises parmi les meilleures au monde en aéronautique militaire avec Airbus DS, Hensoldt, et Diehl.
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« Ce qu’il faut créer, ce n’est pas objet militaire unique et de haute technologie, mais un tissu industriel qui propose des briques technologiques intégrables permettant d’adapter l’arme au développement du champ de bataille. »
J’aimerais bien que vous précisiez votre pensée. Car des « briques technologiques intégrables permettant d’adapter l’arme », si ce n’est pas quelque chose qui est déjà présent sur le Rafale, je ne sais pas ce que c’est.
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« Le Rafale devrait être le dernier avion de combat conçu de la sorte. » C’est ce que disaient des historiens en 2011 vis-à-vis de l’aviation de combat : « le F-35 sera le dernier avion développé ainsi ». Force est de constater que ça ne s’est pas réalisé.
Par ailleurs la guerre en Ukraine est représentative. Les Ukrainiens combattent massivement avec des drones. Et malgré ça il veulent des avions de chasse (Gripen, F-16, Rafale) que vous déclarez pourtant obsolètes. Comment analysez vous cette situation alors que vous pensez que l’avion de combat piloté est mort ? Si votre réponse est « les Ukrainiens sont stupides », écrivez le directement, ça fera gagner du temps (je précise car certaines personnes ont ce type d’arrogance, mais essaye de le cacher sous un vocabulaire verbeux).
Le retex français pré Ukraine est globalement basé sur des combats de faibles intensités dans un théatre bien différent de l’Europe malheureusement. Le choix des roues contre les chenilles en est la conséquence ultime, malgré les excuses sorties tout droit du ministère des armées on a des véhicules qui sont peu capable de sortir des routes dans les mauvaises conditions. Notre retex est loin d’être « solide » et compatible pour la situation en Europe.
Ça marche pour des armes qui ne sont pas directement au combat, telles qu’artilleries, missiles, etc.. Par contre pour tout ce qui est directement au front, c’est pas top je pense.
@NRJ (le faux)
Les seuls qui aient un retex solide en Europe, c’est les Ukrainiens.
Le retex en France se limite au Mali, et est aujourd’hui complètement obsolète.
Quand il y a un problème quelque part, l’Allemagne n’est jamais loin.
Sauf que le système fonctionne partout où il est utilisé, et qu’une entreprise tchèque se charge de l’intégration.
A cela s’ajoutent les munitions tchèques qui ne sont pas connues du Caesar AVANT les premiers essais.
Vous m’enlevez les mots de
Des problèmes de langage , l#intégration de système qui sont pas d’origine pose toujours des problême ,en plus le système voulu par les tchèques est allemands .
Adler dans la langue de Goethe, se traduit en français par Aigle.
De systèmes qui ne sont pas.
Des problèmes.
Le système est allemand.
Un tube et un lien élastique français, un châssis tchèque, une conduite de tir allemande ; sans parler des munitions. Cela fait beaucoup de composants disparates à assembler, et il est normal que la mise au point prenne du temps. L’idée tchèque de remplacer un élément français par un élément allemand n’était peut être pas très bonne, en particulier dans un domaine où la France possède un savoir faire et une expérience reconnus.
L’intégration au châssis a été faite pour le Danemark, et le Danemark a payé les retards de développement.
Donc ici, pas d’inconnue à ce niveau sur ce nouveau système.
Par contre oui, nouvelle conduite de tirs et nouveau couple obus / charges propulsives / canon.
Et la question ici n’est pas le savoir faire ou l’expérience, car les 2, Thales et ESG sont reconnus pour ces systèmes, et ils fonctionnent les 2.
Qu’est-ce qu’on constate dans ce programme?
La République Tchèque veut une autonomie sur ce système. Ils le produisent localement presque tout.
Véhicule: production du châssis, moteur, transmission
Sysème Caesar (physique): production locale avec transfert de technologie
Munitions: elles sont produites par l’entreprise nationale
Système de contrôle de tir: transfert du contrôle de celui-ci à la Tchéquie.
Avec ESG, ils peuvent modifier eux même le code source et le système dans son ensemble sans dépendre d’une entreprise étrangère.
Est-ce le bon choix? C’est le leur, et ils en paient le prix. Mais il y a une cohérence dans leur choix, et vous agissez comme si il n’y en avait pas.
Est-ce que Thales a offert cette option? Je n’en sais rien. Mais il semblerait que non, sinon ils auraient forcément fait ce choix.
Et à noter que la Tchéquie va intégrer ce système à tous les postes d’artillerie.
https://mocr.mo.gov.cz/assets/multimedia-a-knihovna/casopisy/czech-army/areview_4_2023.pdf
Et comme de bien entendu… on retrouve une boite allemande en interface!
« … le logiciel ADLER III « requiert le transfert de plus de données qu’envisagé dans le contrat initial »
Décidément c’est une manie germanique!
Dès qu’un acteur allemand est dans un business il y a un doute majeur qui doit s’installer chez un éventuel partenaire français.
Avec les anglo-saxon/hollandais la question est: Où sont les tentatives de m’arnaquer? Souvent multiples et dès la RFI
Avec les allemands c’est devenu: Où sont les pièges pour me piquer mon savoir-faire? En permanence
Et bravo aux Tchèques de vouloir faire un hybride à partir d’un système qui marche très bien… On $e demande pourquoi.
La Tchéquie a choisi une indépendance totale.
Ils produisent localement le véhicule, le système caesar, les munitions, et ils ont un contrat avec une entreprise LOCALE pour adapter le Adler III à leur armée.
Ils ont été clair avec ce programme, indépendance TOTALE. Ce système va être intégré à toute l’artillerie de la Tchéquie. Est-ce que Thales a proposé cela?
Pour les données, quelle surprise, le système de commandement bénéficie des données de tir du Caesar? Tout le monde soit être choqué.
Décidément la compétence n’atteint pas tous les décideurs !
On a un système qui fonctionne très bien avec une conduite de tir qu’utilise tous les utilisateurs du Caesar !
Mais non on va chercher une qu’il faut adapter au Caesar et qui me..de !
Pas étonnant que les tchèque est des problèmes !
Qu’utilisent tous les utilisateurs.
Que les Tchèques aient des problèmes.
Vous me cassez les pieds avec vos remarques et corrections sur mes commentaires !
Surtout que vous n’amenez rien sur l’article de Monsieur Lagneau !
Tout à votre critique, vous en négligez la différence entre les verbes « être » et « avoir ».
Dans « Pas étonnant que les tchèque ‘est’ des problèmes ! », le verbe « être » est utilisé sans discernement.
Dans « Pas étonnant que les Tchèques aient des problèmes ! », le verbe « avoir » est employé à bon escient (et au subjonctif).
idem ci dessus !
Vous me cassez les pieds avec vos remarques et corrections sur mes commentaires !
Surtout que vous n’amenez rien sur l’article de Monsieur Lagneau !
C est sur qu on ne peut te livrer ce que tu n as pas commandé…
C’est sûr.
quand un projet est bien géré:
on s’occupe du client dès qu’il fait une observation, une remarque, un reproche.
on passe du temps avec lui directement.
quand c’est un peu compliqué on explique la route à suivre et on fait une PROPOSITION commerciale.
quand on s’appelle KNDS on se soit de travailler avec des CLIENTS pas à la mode FONCTIONNAIRE « c’est pas moi, c’est l’autre », « c’est pas dans le contrat »
un truc pareil au niveau d’un ministre!!!
Le client est roi mais je pense que désormais KNDS dont le carnet de commande est bien plein évitera à l’avenir de s’embarquer dans un projet aussi risqué avec un client aux souhaits, disons originaux.
Car si le client est roi, le prestataire est libre d’aller chercher un autre roitelet aux attentes plus conforment à son business.
On n’aurait pas là le début d’une réponse au manque d’entrain d’un constructeur de sous-marins national avec un client nordique adepte du sirop d’érable ?
En même temps dans un projet, chacun s’occupe de la partie qui le concerne.
Si les spécifications initiales de l’interface d’ADLER III n’étaient pas correctement définit…
Vous n’avez pas l’air d’avoir compris d’où vient le problème !
Lisez mieux !
Quand on veut mettre une conduite de tir qui n’est pas prévue pour le Caesar ! il faut « adapter » l’interfacage avec une conduite de tir allemande (choisis pas les tchèques), et ils découvrent que le Caesar n’est pas aussi performant qu’avec le système ATLAS de Thales que tous les autres utisateurs du Caesar ont choisis !
Comment les tchèques font compliquer quand on peut faire simple !
Vous ne comprenez pas que le problème est tcheko-tcheko. autrement dit ADLER a été choisi par un responsable thèque qui ne PEUT pas perdre la FACE.
DONC, pour DEMINER il FALLAIT remettre une proposition commerciale d’intégration à ADLER.
Ainsi, par une démarche pro-active KNDS se dédouane de sa responsabilité.
On ne laisse jamais un « CANARD » prendre son envol!
Résultat: tout un BINZ même chez opex360!!
@ Contrairement à ce qui a pu être suggéré, les difficultés « ne sont pas liées au secret industriel ou à la réglementation des transferts sensibles », assure le ministère.
Mais non, les tchèques ne vont pas nous le faire à l’envers…
Enfin ce serait pas les premiers…
Enfin ce seraient pas les premiers…
Enfin, ils NE seraient pas les premiers…
Vous ergotez. Mal.
Besoin de visibilité ? Ce n’est pas la meilleure façon de faire.
« Ils ne seraient… » ou bien « ce ne serait… »
Enfin ce NE seraient pas les premiers…
C’est boche les tchèques en bois.
Cela rappelle les déboires initiaux des Airbus A380, parce que les logiciels français et allemands n’étaient pas compatibles …
Cela rappelle aussi des satellites qui se sont perdus dans l’espace parce que l’on avait confondu kilomètres et milles !
Est-ce que les Allemands ont dit aux Tchèques qu’ils habitaient dans l’hémisphère « Nord » ?
Non, je dis ça parce que c’est un cas historique connu par la Marine Anglaise (Royal Navy) quand ses tables de tir ne donnaient pas les bons résultats au tir dans l’hémisphère « Sud », une sombre histoire de rotation de la planète Terre et d’une force dite « de Coriolis »… 😉
« Par ailleurs, à la différence de ceux mis en œuvre par l’armée de Terre française, équipés du système de conduite de tir ATLAS, les CAESAr destinés à l’artillerie tchèque doivent être dotés du système Adler III, fourni par l’entreprise allemande ESG pour 28 millions d’euros. Or, le problème se situe justement à ce niveau. »… Décidément, quand ça veut pas ça veut pas. Si les Tchèques ont tenu à installer un système allemand en lieu et place de l’équipement initial qui, semble-t-il, fonctionnait correctement, ils est a priori normal qu’ils supportent les conséquences de leurs choix. La tentation est forte toutefois de n’y voir pour la nième fois qu’une carence d’un industriel français…
La tentation est forte aussi de dresser un tableau d’honneur des emmerdeurs pour les achats d’armements à notre BITD :
1 – les Aussies : la seule nation au monde à enterrer des hélicoptères, peut être pour faire l’autruche !
2 – les Norvégiens : plus riche que moi tu meurs ; d’où des demandes d’indemnités disproportionnées.
3 – les Tchèques qui veulent faire leur propre canon avec des briques disparates et s’étonnent que les 2 premiers modèles aient des dysfonctionnements ; groupe de Visegrad un jour, groupe de Visegrad ( initialement en 1335 ) toujours…
Si, à leur niveau, les tchèques semblent avoir voulu « bricoler » par contre KNDS se doit d’affiner son protocole de remise aux clients de manière à assurer une utilisation conforme aux prescriptions.
Si j’achète le moindre produit du commerce et que je le bricole ( parfois que je me limite à l’ouvrir) je perds toute garantie. Donc j’imagine que dans un tel cas il devrait y avoir beaucoup de réserves sur la garantie du fonctionnement optimal !
La pseudo-deutsche qualität a encore frappé.
en gros les tchèques jouent au maitre d’œuvre brouillon -avec des composants qu’ils maitrisent mal- et ensuite ils accusent l’industriel français.
ils auraient aussi pu accuser l’industriel allemand qui complique le projet, mais comme ils avaient au préalable insisté pour qu’il soit là, ça aurait été se déjuger
Je me souviens que cette explication a été délivrée par le constructeur dès la survenue du problème.
Comme le dit @Yvon, Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi avoir choisi une conduite de tir allemande ? Bien qu’aucune preuve ne soit apparente, un léger fumet de corruption s’échappe de la marmite…
En 2008 avait explosé un des plus grands scandales de corruption au sein du ministère de la Défense tchèque, de quoi alimenter la marmite [Source : Transparency International.english.radio.cz]. Mais je suis certainement mauvaise langue…
Enfin, grâce aux allemands (encore ! comme dirait Boualem Sansal…), nos amis tchèques vont enfin pouvoir tirer un coup.
Etonnant que la Tchéquie n’ait pas passé contrat avec Elbit Systems qui propose l’Atmos 2000 sur camion tchèque Tatra ; le groupe israélien avait déjà réussi à détrôner le Caesar au Maroc, bien que les FAR marocaines soient déjà équipées du système Caesar de KNDS France ; sans parler du ministère danois de la Défense en “discussions exclusives“ avec ce même groupe pour remplacer par des Atmos 2000 les Caesar danois donnés à l’Ukraine. L’Atmos 2000 serait-il supérieur au Caesar, je m’interroge…
Allez, je retourne à ma marmite, j’ai faim.
Grâce aux Allemands ( pour B.S. ) car ils ont été un soutien assez constant du FLN… À l’Est comme à l’Ouest.
Vos propos tombent sous le coup de la loi.
Je veux une bmw, mais avec un moteur Puretech.
Excellent choix monsieur. Et pour la boîte de vitesse, une américaine ?
Pas mieux c’est exactement la traduction de la pensée allemande quand il s’agit d’évoquer les français…. un respect mutuel utile à la construction européenne.
Ne pas hésiter à écrire Putin ou Poutine de sale race….
Depuis 1938 les Tcheques sont sous emprise psychologique Allemande
toi t’en es un de pure race c’est sur.
Ménon, ils sont juste égaux à eux-mêmes. Faut juste en faire des copains comme avec les Américains : on prend ses distances et on se méfie toujours. Entre deux guerres, ils peuvent même être sympas !
Ja, ja … verdammte noch mal diese Deutschen !
de toute facon, a chaque fois qu’il y a les allemands dans la boucle, il y a toujours des problemes d’intégration, et souvent au niveau des logiciels …
voir Airbus avec l’A380, Damen avec les fregates allemandes, mainenant les Tcheques …
put1 mais quand est-ce que tous ces cons vont se retourner sur les responsables de tous ce merdier ….
damen est hollandais , quand A380 ce genre de programme est si complexe qu’il y as toujours des problême as régler . puisque qu’on fait de la merde le camion du CEZARE est un UNILOGE ALLEMAND ,l’un des meilleur camion au monde . Si les acteurs de ce programme ,n’ont pas vérifier l’alignement des systèmes ,ça coince .
@orion ,En 38 ils ont été lâché par les anglais et nous les français voir les accords de Munich , comme ça les allemands ont pu étudiez la ligne Maginot Tchèque en 1938-39 avec le résultat que l’on connais en 40. les tchèques sont indépendant depuis 1990 , avant c’etais les russes as tu oublier les massacres de 1968 .
Cela s’appelle une spécification d’interface. Et pour pas se faire avoir on signe un clause à clause entre les partenaires du projet pour s’assurer qu’on est bien aligné et que les sujets qui puent sont bien adressés.
Sans ça on ne peut pas dire qui est en charge de quoi. Si chacun pense que c’est à l’autre de faire le taf immanquablement ça foire.
Faut croire que cela n’a pas été fait. et que KNDS, ESG et RETIA se sont renvoyés la balle jusqu’à ce que le client siffle la fin de la partie.
KNDS n’aurait jamais dû accepter un autre partenaire que Thales. Espérons que Retex sera bien pris en compte pour les prochains projets.
KNDS n’aurait jamais dû accepter un autre partenaire que Thales. Espérons que Retex sera bien pris en compte pour les prochains projets.
@ il y aurais pas eu de contrat pour KNDS France
« On sait jamais, sur un malentendu, ca peut marcher » https://youtu.be/6KZo-xKxuLY
(Mais ce cirque dans les médias n’est pas glorieux)
C’était dans le civil, cela se passait en France, souvenons-nous :
https://www.bing.com/search?q=wikip%C3%A9dia%20affaire%20des%20surirradi%C3%A9s%20de%20l%27hopital%20d%27Epinal&qs=n&form=QBRE&sp=-1&ghc=1&lq=0&pq=wikip%C3%A9dia%20affaire%20des%20surirradi%C3%A9s%20de%20l%27hopital%20d%27epinal&sc=8-55&sk=&cvid=C7F09D53EE91420AB6F29AF79422C518
DONT :
« L’affaire des surirradiés de l’hôpital d’Épinal fait suite à une mauvaise utilisation, en France, de la radiothérapie pour des patients atteints de cancer, notamment de la prostate, au début des années 2000. À la suite d’une erreur de programmation dans le système de planification de traitement, des patients sont irradiés avec des doses supérieures à la prescription de 20 à 30 %. Une des causes de l’accident évoquée par le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales est l’absence de notice en français[1]. »
=> prudence, prudence !
Je crois me rappeler que l’on utilisait le système ADLER avec le CL289 pour les transmissions de données et ATLAS pour les désignations d’objectifs. Donc, comme ATLAS, ça fonctionne depuis 30 ans. Reste à vérifier l’interface entre la chaise et le clavier, comme souvent…
Que ce soit du cloud, de la pâle imitation SCORPION, des logiciels de conduite de tir, … décidément les allemands, ils n’y arrivent pas et ils osent tenter de nous faire la leçon ? Qu’ils balayent devant leur porte, ces bouffons asservis aux américains.
Ils ont probablement pompé leurs logiciels de conduite de tir sur les Suisses car cela fonctionne.
Je me suis un petit peu renseigné sur le problème posé et les clauses de responsabilité.
Tout d’abord j’ai voulu connaître les clauses généralement admises pour les contrats d’armement, me référant à la seule source disponible : les contrats américains régis par les « Federal Acquisition Regulations » (FAR). C’est trop long pour développer sur le blog, mais les indications sont claires et définissent des spécifications et normes de production. Ainsi, est admis que “Toute modification (dont customisation) doit être approuvée par écrit et que le Fournisseur est tenu de maintenir un système de contrôle qualité certifié “. Concernant la Sous-traitance est précisé que le Fournisseur peut sous-traiter (jusqu’à XX% de la production), selon les préférences de l’Acheteur, “sous réserve d’approbation préalable et de conformité aux réglementations…“, et surtout est précisé que “Le Fournisseur reste pleinement responsable de la qualité des biens produits par des sous-traitants…
Dans le cas des 62 Caesar tchèques, il faut savoir que le contrat signé en 2021 par KNDS prévoyait bien une customisation, avec la production en France des deux premiers prototypes et les suivants étant assemblés localement par Excalibur Army. Ainsi, à la signature du contrat, la République tchèque avait bien opté (customisation) pour l’ADLER III (au lieu du système standard de KNDS), et ce en partenariat avec la société allemande ESG ; société allemande qui a elle-même signé, début décembre 2022, un contrat spécifique pour équiper les Caesar avec la conduite de tir ADLER III ; ce “contrat ESG“, d’un montant dit de 28 millions €, a été signé avec l’Institut militaire technique tchèque (dit “VTU“), en pleine connaissance de KNDS, précisant que ESG était également “tenue de garantir une bonne conformité pour la customisation du système aux exigences tchèques, s’engageant à adapter le système, à assurer son développement, son intégration, son opération et son support in-service, en collaboration avec le sous-traitant tchèque RETIA pour le support local“ [Source : presse spécialisée tchèque].
A la base, le contrat initial prévoyait donc que KNDS fournisse toutes les données essentielles pour permettre au système de fonctionner correctement [cf. Le Fournisseur reste pleinement responsable de la qualité des biens produits par des sous-traitants]. Or il apparait que KNDS n’aurait pas fourni les « tables de tir » (firing tables) essentielles au bon fonctionnement de l’ADLER III, rendant le système inopérant et les obusiers non interopérables…
Nous sommes donc en présence d’un problème d’interprétation contractuelle concernant un éventuel “défaut“ de fourniture des tables de tir balistiques, ainsi que l’interprétation contractuelle relatif à l’engagement de la pleine responsabilité du Fournisseur (KNDS) en ce qui concerne la qualité et la bonne adaptation des biens produits par un sous-traitant, le Fournisseur étant tenu responsable des défaillances techniques, même en cas de customisations car l’Acheteur n’a modifié les biens post-livraison !
Alors [avis personnel], “ça me fait un trou au cul“ mais les commerciaux de KNDS semblent ne pas avoir suffisamment blindé un contrat compliqué, et in fine il semble que les ingénieurs de KNDS ont péchés lors des tests des deux premiers prototypes réalisés en France. Remontage de bretelles oblige…
Il effectivement être très clair. Les Tchèques réclament des tables de tir sans lesquelles un canon ne peut faire que du tir approximatif et après de longs réglages. Mais, pour fournir une table de tir, il faut la connaissance de la balistique intérieure du canon, des obus, des charges de propulsion. Or il semble que les Tchèques n’ont pas fourni les munitions nationales. C’est pourtant une condition essentielle. Si cette nécessité n’a pas été précisée dans le contrat, on peut considérer que les techniciens, chargés de la rédaction des conditions du marché, n’ont pas de cerveau ou n’ont jamais étudié la balistique. La sélection des rédacteurs de la DGA et de l’EMAT ne se fait pas à la sortie du CAP plomberie ! Ou alors, c’est que le haut commandement n’est plus composé de personnes qualifiées. C’est inquiétant avec les va-t-en-guerre qui nous gouvernent.