Le ministère des Armées a évalué la munition téléopérée « Rodeur 330 », d’une portée de 500 km

En janvier, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait souligné la nécessité de compléter les capacités de frappe dans la profondeur par des « effecteurs » rustiques et peu coûteux, comme peuvent l’être, par exemple, les munitions téléopérées [MTO], afin d’obtenir à la fois des effets de saturation et de précision.
« La frappe dans la profondeur répond au besoin de produire des effets décisifs, cinétiques mais pas seulement. Au-delà du champ de bataille, elle a pour objet de percer les systèmes de défense d’un ennemi pour frapper ses centres de gravité et l’affaiblir durablement. […] Son avenir réside probablement dans des capacités de salves mixtes, combinant effet de saturation par des effecteurs peu chers et rustiques et effet de pénétration par des vecteurs haut de gamme précis et puissants », avait en effet expliqué le CEMAT.
Seulement, les munitions téléopérées jusqu’à présent développées dans le cadre de l’appel à projets « Larinae », émis par l’Agence de l’innovation de défense [AID] en 2022, n’ont pas la portée suffisante pour répondre au besoin exprimé par le général Schill, l’une des plus performantes, la MV-100 Larinae, commercialisée par KNDS France et mise au point sous le nom de « Veloce 330 » par EOS Technologie, ayant la capacité de fondre à la vitesse de 400 km/h sur une cible située à 100 km de distance.
En juin, il a été annoncé que le ministère des Armées allait recevoir 17 exemplaires de la MTO « Veloce 330 » pour mener des expérimentation.
D’un autonome de 3 heures, le Veloce 330 est doté d’une charge militaire de 2,5 kg, fournie par KNDS France et basée sur la technologie de l’obus BONUS [charge à génération de noyau], ainsi que d’un système de navigation sans GPS développé par TRAAK. Réutilisable, il peut être utilisé pour des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance] grâce à une boule optronique .
Mais EOS Technologie ne s’est pas arrêté en si bon chemin. À l’occasion du forum franco-ukrainien sur les drones, organisé à l’Élysée, ce 17 novembre, l’industriel a présenté sa nouvelle MTO qui, appelée « Rodeur 330 », affiche une portée de 500 km. Et elle a déjà fait l’objet de démonstrations au profit des forces françaises.
« Les munitions téléopérées développées par EOS et KNDS, le Veloce 330 et le Rodeur 330, viennent de démontrer à nouveau aux forces armées françaises leur incroyable capacité à changer le cours d’un combat aéroterrestre moderne », a en effet indiqué Jean-Marc Zuliani, le PDG d’EOS Technologies, via un communiqué. « Après avoir été livrés cet été aux trois armées françaises, des Veloce 330 et Rodeur 330 vont être expérimentés en Ukraine très prochainement », a-t-il ajouté.
Contrairement au Veloce 330, le Rodeur 330 n’est pas propulsé par un réacteur mais par un moteur à pistons. Pour le reste, sa conception est quasiment identique. D’après EOS Technologies, cette MTO peut emporter une charge de 4 kg et voler pendant 5 heures à une vitesse de croisière de 120 km/h et à 5 000 mètres d’altitude.
En outre, avec une seule station au sol, il est possible de contrôler simultanément trente Rodeur 330 évoluant en essaim.
L’industriel précise que le Veloce 330 et le Rodeur 330 ont récemment conclu une « nouvelle phase de tests », en présence de l’Agence de l’innovation de défense et de « représentants des forces armées ».





Fort bien. Et on n’aurait pas pu inventer ça avant que d’autres y pensent et le mettent en pratique ? c’était si dur que ça ?
Combien de pays en Europe ont « inventé ça et l’ont mis en pratique » ?
Pourquoi vous, vous ne l’avez pas fait avant ?
Nous vous attendons dans nos locaux.
Pardon Dodo, nous nous adressions à Gallifet.
Nous vous attendons dans nos locaux.
Cit :[ Fort bien. Et on n’aurait pas pu inventer ça avant que d’autres y pensent et le mettent en pratique ? c’était si dur que ça ?]
Je vous propose de lire d’abord le lien que j’ai donné sur l’utilisation par l’armée Israélienne d’un avion RC pour le 1er drone de reconnaissance » moderne « .
En discutant avec des » moustachus » du radiomodélisme , j’ai un peu appris la ( pré)-histoire de cette activité en vrounze .
Là voici .
Au mitan des années 70 sont apparus ce que l’on a appelé des » Petits Gros » cad des modèles RC de plus d’1,5 m d’envergure .
Aujourd’hui ils se sont popularisés même si c’est une activité qui n’est pas réservé à toutes les bourses . Un » Petit Gros » c’est entre 500€ et 2500 € .
A l’époque d’après les catalogues que j’ai pu consulter c’était de l’ordre de 2 à 5 SMIC . Si bien sûr vous n’aviez pas les compétences de le fabriquer vous même ( il n’y avait pas internet pour trouver les profils performants ) et de le motoriser avec un moteur de » meule » par exemple au lieu d’acheter le moteur d’une marque schpountze . Il n’ y avait pas de moteur » Made in RPC » et seuls quelques circuits confidentiels proposaient du » Made in Hong-Kong » .
Dés le début ces amateurs ont compris la possibilité d’utiliser ces zingues pour faire de la photographie aérienne , avec un appareil déclenché automatiquement comme ce qui avait été fait en Israël et même une caméra Super 8 désossée .
Sauf que vous étiez et vous êtes toujours en vrounze ! Déjà que l’ amateur » lambda » était persécuté avec son zingue de 40cm-60cm d’envergure par le fonk du Ministère des P&T , par le fonk de l’aviation civile dépêché à l’aéroclub local et même par le militaire – l’adjudant Kronembourg c’était la référence de l’époque – du coin vous pouvez » imaginer » ce qui pouvait arriver au » fondu » qui avait bricolé son » Petit Gros » et surtout qui avait bricolé des circuits E/R un peu » exotiques » .
A l’époque vous étiez poursuivis en justice pour avoir » bidouillé » votre quartz !
J’ai ainsi pu discuter avec de vieux » moustachus » qui lors de leur SN dans l’artillerie au mitan des années 80 ont proposé à leur encadrement un avion RC pour l’observation d’artillerie ( repérage de cibles par caméra argentique car les flux vidéos n’étaient pas » grands publics » ).
Bien sur ils ont essuyé des refus moqueurs et l’un d’entre eux à même reçu la » visite » de la Maison Poulaga chez ses parents . Cela s’est terminé par une procédure judiciaire …
Donc entre les années 1975 et 1985 des amateurs de radiomodélisme français ont bien pris conscience des applications militaires possibles de leurs » jouets » mais ils ont été moqués par l’institution et même poursuivis en justice pour au moins l’un d’entre eux . C’est d’autant plus triste car les radiomodélistes français ont été les pionniers dans la conception de microturbines même si bien sûr elles commençaient à se développer en schpountzie et aux Tazunis .
https://minijets.org/wp-content/uploads/2020/12/Dreher_TJ76_-_Baby_Mamba_-_02.jpg
Cordialement
Est-ce que votre IA est capable d’écrire en français, car cela ressemble à du Czar ?
La voici.
Une activité qui n’est pas réservée.
Un zinc, des zincs.
Un zinc radiocommandé.
Une toiture en zinc.
Prendre un café au zinc.
Lr 61e RA était au top avec ça : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sagem_Cr%C3%A9cerelle
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sagem_Sperwer
Ils auraient pu les conserver pendant aussi longtemps que les GBC… Cette manie d’innover.
a première vue le vol en essaim parrait plutot une bonne solution, par contre 4kg a 120mk/h, c’est pas un peu léger ?
C’est une charge creuse : la vitesse n’a pas d’importance.
Le MMP Akeron à une charge de 2 kg en tandem capable de perforer du char lourd moderne.
Donc 4kg c’est pas mal.
On peut envisager des charges antipersonnels ou HE.
regardez bien la video vous comprendrez que les deux impacts ont raté le char : la très grande directivité du jet de charge creuse fait que dans les deux cas, l’impact n’est pas suffisamment précis pour détruire le char !
Notez aussi que la charge BONUS n’est pas une charge creuse mais un générateur de noyau. aussi directif qu’un charge creuse, plus longue portée (environ 100m) moins bonne performance de pénétration.
Le premier est un hit en plein dans le toit (fort probable destruction). Le deuxieme est un hit dans la chenille (fort probable immobilitastion).
On ne parle pas de charge de vieux rpg soviétiques comme en Ukraine actuellement.
Totalement faux l’impact n’est pas sur le toit ni même la nuque de tourelle, c’est sur la partie arrière et l’angle d’arrivé la hauteur (c’est l’aile qui touche et la charge étant dans le corps se trouve plus et peut clairement manquer le char) ne permet très probablement pas pénétration si le noyau touche le dessus de la partie arrière (angle limite de ricochet probablement atteint). Et pour info vieux RPG russe ne sont pas a noyau …
Le MMP Akeron a une charge.
@lecoq: Je suis pas expert mais 4kg d’explosif militaire dans une charge creuse, ça doit percer quelques dizaines de centimètres d’acier et ces mêmes 4 kg d’explosif sous la scelle de votre vélo doivent vous mettre en pièce sans grande difficulté. Regardez ce que font les drones FPV en Ukraine sur les fantassins avec une grenade, soit quelques centaines de grammes…
La question des 120km/h se pose quand même, c’est pas très rapide et c’est pas un engine particulièrement petit. Ça risque de le rendre vulnérable aux tirs à la mitrailleuse par exemple.
Une angine.
Un engin.
Parfait, c est l avantage de l essaim. Si l ennemi se dévoile, il devient une cible. Son canon a intérêt a être autrement plus efficace que le pantsir ou le terminator.
Son canon a intérêt à être.
Sous la selle de votre vélo.
s’il parlait du merdier ukrainien c’est « sous la selle »
À première vue.
4 kg à 120 km/h.
Je parais, tu parais, il paraît.
Le vol en essaim paraît plutôt.
Plutôt.
Téléopérée, donc possibilité de brouillage. J’espère que la France met autant de moyens sur les moyens de brouiller des drones adverses. De tous temps une arme nouvelle, a vu l’apparition d’une arme ou d’un moyen pour y faire face.
navigation sans GPS = radiocommandé OU navigation inertielle ET/OU navigation par reconnaissance optique
Les 2 dernières options ne sont pas brouillables, surtout combinées.
Le Veloce 330 dans sa version d’attaque est piloté par un opérateur au sol. Donc brouillage.
La vidéo est assez claire. Il n y a plus grand chose d’obligatoirement piloté .
Le drone rejoint le secteur d utilisation seul. Il se met en phase d attente seul. Le télépilote peut alors le controler vers sa cible, lui désigner une cible (que le drone traitera seul) ou lui désigner une zone ou le drone a le droit de frapper des cibles qu il a lui même identifié.
On est une génération au dessus de ce qui est mis en oeuvre en Ukraine. Cela devient tres dur a brouiller puisque qu il faut pouvoir brouiller la liaison plusieurs kilometres (potentiellement dizaines) derrieres les lignes ennemies.
C est possible, ponctuellement, car ton brouilleur devient immédiatement la cible de frappes aériennes.
Puisqu’il faut pouvoir. Pas « puisque qu il faut pouvoir ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/23623/lorthographe/elision-et-apostrophe/elision-de-lorsque-puisque-et-quoique
Très dur à brouiller.
Des cibles qu’il a lui-même identifiées.
Ou lui désigner une zone où le drone a le droit.
@ji_louis
Oui mais pas le même prix.
La navigation inertielle impose d’avoir des composants très technologiquess. Et si la navigation par reconnaissance optique marche bien de jour, elle devient inutile la nuit (en particulier car il faut un guidage infrarouge, et cela coûte cher).
Accéléromètre 3 axes à 6€ pièce, pas besoin d’une précision extraordinaire :
https://www.kubii.com/fr/modules-capteurs/3958-module-gyroscope-et-accelerometre-3-axes-3272496314511.html
Navigation par reconnaissance optique, cela marche aussi en infrarouge, il suffit que le paysage ne soit pas monotone (donc pas en mer). Par exemple, la caméra à vision nocturne à 15€ :
https://www.kubii.com/fr/cameras-capteurs/2270-raspberry-pi-camera-fisheye-grand-angle-5mp-kubii-3272496011823.html
https://www.ultralytics.com/fr/blog/how-to-calculate-distance-using-computer-vision-models
Je me suis frotté à la conception de tels drones, circuits électroniques et logiciels embarqués, mais les ukrainiens vont plus vite que moi pour le faire (et je dois avouer que je suis moins bon).
@ji_louis
Ah effectivement 6€ c’est pas cher. J’imaginais plutôt un coût de quelques dizaines de milliers d’euros. Tout dépend de la précision bien sûr, faudrait donc voir ce que ce capteur peut faire.
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Pour la caméra nocture, la bonne qu’es est plutôt s’il s’agit d’intensification de lumière (dans quel cas dépendant de la météo ou de la nuit, le système aura des problèmes) ou d’infrarouge. Je me souviens d’une valeur de 60000€ mentionné par Xavier Tytelman pour des drones ukrainiens avec une caméra infrarouge.
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Si vous avez réussi à mettre en place la gestion de logiciel de ce genre dans un drone, c’est très fort. Après les Ukrainiens sont plus nombreux et payent plus pour développer leurs systèmes. C’est difficile de rivaliser si vous n’avez pas les infrastructures et les hommes. Mais à votre niveau, c’est déjà très fort.
S’il ressort une évidence des Retex d’Ukraine, c’est bien la place prise dans les combats par les MTO. Il est bon que notre pays commence à en tirer les conséquences.
Sachant que les guerres sont des accélérateurs de technologies militaires et compte tenu des relations étroites qui lient l’Ukraine à la France, il est particulièrement opportun de travailler sur les MTO avec les ukrainiens afin d’être au plus près des avancées technologiques validées sur le terrain.
Soyons ainsi pragmatique et évitons soigneusement tout programme en la matière qui pourrait germer dans un esprit bruxellois.
Soyons ainsi pragmatiques.
Écrire « Soyons ainsi pragmatique » signifierait que vous parlez de vous-même en utilisant le pluriel de majesté ou de modestie.
Yvon: pathétique, la supériorité de la frite bruxelloise n’est pas contestable…
les drones shahed jusqu’à 600km/h désormais
2500km de portée…
Le shahed est un drone missile de croisière, pas une munition rôdeuse, ils n’ont pas le même objectif.
quel est l’interet d’envoyer une munition rodeuse aussi lente à 500 km pour aller taper du blindé…
à cette vitesse et altitude un canon anti arien en fera son affaire… ou un drone anti drone…
c’est déjà dépassé avant meme que cela aille sur le front ukrainien.
le filoguidé sur 50-100 bornes en rodeur oui avec une vitesse de plus de 500 km/h
Demandez aux russes. Ils perdent chaque nuit des systemes a haute valeur ajoutée qui sont tapés a plusieurs centaines de kilometres sur leurs arrieres.
Des systèmes à haute valeur ajoutée qui sont tapés à plusieurs centaines de kilomètres.
Avec un guidage et un ciblage lamentable.
Les V1 faisaient mieux en 45.
Mais leur nombres posent problème en plus si mélangés avec d’autres missiles ou munitions de précision.
Mais leur nombre pose problème.
2,5Kkm de portée avec un moteur de tondeuse à gazon ??? ça me laisse rêveur.
source wikipédia
je les ai entendu aussi personnellement , cela planne , vole lentement et est suffisament gros , ça fait un bruit de tondeuse et cela est malgré tout précis…
les derniers models sont meilleurs
Cela plane.
Je les ai entendus.
Les derniers modèles.
@Guilhom
La machine à innover française s’est réveillée.
cf par ex. Alta Ares, Start-up française avec bureaux notamment à Paris et Kyiv
http://www.challenges.fr/entreprise/defense/ce-drone-est-une-premiere-mondiale-alta-ares-degaine-un-drone-tueur-de-shahed-ultra-rapide_630888
Il y a des formats et des usages différents – tout n’est pas comparable.
Aucun rapport avec le Veloce et le Rodeur
Cit :[ les drones shahed jusqu’à 600km/h désormais
2500km de portée…]
L' »innovation » ne vient pas de là ! Elle vient du Shahed-101 qui est un drone d’une autonomie jusqu’à 600 km et qui donc sert à frapper les emprises logistiques qui alimentent directement le front . ( » Tout pour le front » y compris les gros pétards comme on dit en URSSIe )
Dans un article précédent on causait de la surveillance des emprises : il suffit de voir ce que l’on peut faire dans l’éxâgône avec un drone de 250-300 km d’autonomie . Attention , cela ne veut pas dire nécessairement de 250-300 km de rayon d’action , hein , loin de là !
Pour un guique éclairé ce n’est VRAIMENT PAS la mer à boire d’en concevoir un , loin de là .
Vous allez à une concentration de modèles RC » aéro » vous y trouverez TOUTES les compétences . Ces personnes respectent juste la réglementation , un peu par » peur du gendarme » mais beaucoup par autodiscipline ou respect civique en fait .
Ce n’est pas le genre de la maison , je ne m’en cache pas !
Le problème du retard en matière de drones en vrounze provient du mépris du » système » pour les amateurs RC pour qui c’était une évidence dés le début des années 2000 . Je connais même des » anciens » qui ont causé de ça à leurs chefs militaires lors de leur SN .
Ce fut tout le contraire en Israël , en ouqraïnie et en Russie . Et même dans la République Islamique d’Iran c’est vous dire .Une fois les drones » admis » et même » plébiscités » , ce sont les dronistes professionnels qui ont ostracisé les amateurs . Ce sont les amateurs qui ont développé les premiers modèles RC à turbine , pas EOS™. La problématique de la gestion du carburant qui est une allocation de ressource en fonction du profil de la mission – exhibition ( Vmax et Vcrois ) elle est connue à donf .
Quand au matos , les « briques technologiques » , il n’ y a RIEN de plus facile que de se le faire livrer , y compris au travers d’une BAL ( Boite Aux Lettres ) … ;0)
3…2…1…
S’il vous plaît. Quant à, quant au. Avec un t. Pas un d.
Quant à = En ce qui concerne. Quand à = Lorsque à.
Quant au matos, il n’y a rien…
Ce qui m’inquiète, c’est que tous ces drones ne sont finalement que des aéronefs radiocommandés (RC) comme on en utilise depuis des années. Certes, ils ont été améliorés, bardés d’électronique et capables d’emporter une charge militaire, mais cela reste fondamentalement la même logique. Difficile pour moi de m’extasier devant ce genre de “révolution”. Je me demande même si la réponse proposée par ANDURIL n’est pas, au fond, bien plus cohérente pour traiter des cibles à 500 kilomètres.
https://www.anduril.com/barracuda/
Ce barracuda serait peut-être rustique et consommable pour le buget COLOSSAL du Ministère de Guerre US, mais il serait presque un joujou de luxe pour les armées EU.
On peut avoir mieux, mais c’est plus cher.
Le défi est de trouver le compromis efficacité/prix.
@Airtattoo : Ces « aéronefs radiocommandés » sont là pour faire de la saturation. C’est pourquoi ils sont simples et pas chère.
.
Rien à voir avec le Barracuda qui est un effecteur déporté. L’offre d’Anduril est dans la même gamme que les propositions faites par Airbus et MDBA pour le SCAF : https://www.aerospatium.info/bourget-2019-mbda-scaf/
Après le verbe être, « cher » est un adjectif et s’accorde (cher, chère, chers, chères).
Après un verbe d’appréciation (coûter, vendre, payer, acheter, valoir, revenir…), « cher » est un adverbe et est invariable.
Ainsi, dans aucun cas on ne peut faire suivre « ils » (masculin pluriel) de « chère » (féminin singulier).
Ils sont chers, ils coûtent cher.
C’est pourquoi ils sont simples et pas chers.
A-t-on une idée du prix… Car si c’est à 40k€ ou plus, ce n’est pas demain qu’on en aura en quantité.
200 000 Euros pour la version à réaction.
Je pense que c’est évidemment la meilleur question ici. Car oui, le prix de ces unité est importante surtout quand on voit combien sont produit et utilisé dans une guerre à haute intensité comme en Ukraine. Donc si c’est pour que le gouvernement en commande 300 unités frabriquées en 12 mois…
Le prix de ces unités.
Combien sont produits et utilisés.
Combien sont produites et utilisées (ces unités).
Ah oui. Merci. Mais c’est surtout à Luke qu’il faut l’expliquer.
La meilleure question.
Le prix est important.
En référence à un article précédent: je suis en train d’essayer de calculer le nombre de coffres de bagnoles qu’il va falloir fouiller si on définit un périmètre de 500 km autour de chaque site sensible, et je suis en train de me demander si, pour un pays comme la France (550.000 km²), il ne va pas falloir qu’on devienne tous des OPJ, soit près de 67 millions d’OPJ.
Sans compter que les MTO sont, comme leur nom l’indique, télépilotées à distance.
Donc, si ça se trouve, le télépilote qu’on veut capturer dans, mettons, le Loir et Cher, est tranquillement assis dans son siège de gamer, bien au chaud dans la banlieue de Moscou, avec ses petits biscuits et son samovar, alors qu’on va demander à nos militaires de fouiller tous les coffres de toutes les bagnoles qui passent dans le périmètre de sécurité d’un rayon de quelques kilomètres autour d’une base hyper-stratégique.
On est en train de s’inventer une ligne Maginot mentale, alors que franchement rien ne nous y pousse.
La réponse sera de protéger les bases. Les armes anti drones sont le prochain défit.
Cf ce qu’history legend disait sur les nouveaux matériels chinois.
Le prochain défi.
Quand le nom d’un département est constitué de deux noms propres coordonnés par « et », on n’emploie pas « dans le » (ou « dans la ») mais « en », ni « du » (ou « de la ») mais « de ».
Je vais en Saône-et-Loire, la population de Tarn-et-Garonne, la vie en Seine-et-Marne, Chartes est la préfecture d’Eure-et-Loir.
Ainsi, les paroles de la chanson « Le Loir-et-Cher » de Michel Delpech devraient être « Ma famille habite en Loir-et-Cher » et non « Ma famille habite dans le Loir-et-Cher ».
Le préfet de Loir-et-Cher, l’action de l’État en Loir-et-Cher : https://www.loir-et-cher.gouv.fr/
Le télépilote qu’on veut capturer dans, mettons, le département de Loir et Cher, est tranquillement assis dans son siège de gamer, bien au chaud dans la banlieue de Moscou.
Le télépilote qu’on veut capturer en, mettons, Loir et Cher, est tranquillement assis dans son siège de gamer, bien au chaud dans la banlieue de Moscou.
Vous avez raison, mais c’est Chartres qui est la préfecture d’Eure-et-Loir.
C’est ma foi vrai.
Mes excuses contrites à Tschok.
Attention vous réfléchissez beaucoup plus que nos énarques… C’est pas bon pour votre santé.
Pour ma part le DRONE idéal part, bombarde sa cible (ou abat un drone adverse, on pense aux « shahed ») et REVIENT à sa base.
ainsi le coût d’opération tend vers zéro ( juste la charge explosive, ou la roquette, ou le tir « canon »).
avec un taux de réussite supposé de 90% sur ces cibles, cela permet de rendre le programme adverse inutile car inefficace trop coûteux.
Tout le reste, c’est du gâchis.
C’est pour ça que l’article parle de MTO et non de drones. Cela vient appuyer la palette de moyens à disposition d’une armée.
Une MTO est beaucoup moins onéreuse à fabriquer qu’un drone (sans faire une liste exhaustive: pas besoin d’une structure faite pour encaisser le tir) et offre l’avantage de son allonge (puisque pas besoin de revenir).
Ce sont deux types de systèmes qui sont complémentaires.
hey. je vais être CLAIR: la « MTO » doit PARTIR, »BOMBARDER » et REVENIR. comme un AVION REUTILISABLE
Bon, on va peut-être arrêter de regarder le monde de haut en regardant le temps qu’il nous faut pour faire un équivalent moins bon que le matos iranien ?
Cit :[ nous faut pour faire un équivalent moins bon que le matos iranien ?]
Surtout que les développeurs françouzes avouent directement s’inspirer de ces drones ! Il n’ y a que parmi les commentateurs de ce blogue , les » sachants » de ce blogue et chez moncolonel Goya et la plumitivie françouzienne qu’il y a eu autant de mépris , de morgue , de condescendance pour ces Shahed et pour les Russes qui les ont copié puis amélioré !
Pareil pour les drones turcs .
https://www.challenges.fr/entreprise/defense/mbda-eos-au-bourget-la-course-au-drone-suicide-inspire-du-shahed-iranien-est-lancee_606171
Qui les ont copiés puis améliorés.
Ps : précision . Avec de telles distances ( 250km – 300km ) il n’est bien sûr pas question d’utiliser une » télécommande RC »
Les » fondus » connaissent les solutions » au delà du champ visuel » !
Vous êtes priés de vous mettre en rapport avec votre modéliste ou droniste le plus proche . Ce n’est pas mon propos de les exposer . ;0)
Il faut noter que le premier » drone » était piloté à vu !
» The team chosen to fly the plane consisted of two people, one a “pilot” who operated the remote control and the other a “navigator” who watched it through a set of 120 x 20 binoculars and ensured that the pilot did not lose his line of sight. »
https://www.jpost.com/israel-news/israels-eyes-how-the-drone-went-from-a-toy-to-the-idfs-greatest-tool-641742
https://images.jpost.com/image/upload/f_auto,fl_lossy/t_Article2016_ControlFaceDetect/463317
Il semble que notre vieille baderne de l’autre article méprise ceux qu’ils veut traquer ! Lui et ses sycophantes ;0)
Le premier « drone » était piloté à vue. Pas « piloté à vu ».
Dans cet usage, il s’agit bien de « la vue » (le sens de perception oculaire).
Ca semble bien ces deux déclinaisons. Le système reste assez léger pour être déplacé partout rapidement, et éventuellement se planquer.
Rappel, pour les véhicules de reconnaissance et de logistique : motos, quads, 4×4 légers, robots, la guerre en Ukraine démontre qu’il faut cogiter de multiples moyens légers et dispersés pour acheminer les munitions rapidement avec de faibles empreintes.
Et donc aussi rétrécir et les disperser.
En proximité des lignes de fronts, le GBC bâché et sa remorque, chargés de munitions, c’était bon pour le Sahel, l’Afghanistan et l’Irak.
Absolument adapté pour la haute intensité du jour, sachant que chaque trimestre. les drones kamikazes augmentent leurs NEZ « « No Escape Zone ». :>))
Et puis la diversité des drones augmente aussi, donc certains très spécialisés, ce qui complexifie encore plus la défense.
Les drones infligent ~ 2/3 des pertes, donc les pilotes de drones, en freelance ou en casemate , sont prioritairement recherchés, comme la logistique des drones : stockage et transport.
Même problème pour les pièces d’artillerie, notamment pour les calibres sous les 152-155 mm, qui portent peu.
A cause des drones, les zones grises comme les zones de combat s’élargissent, donc les zinzins à faible portée sont trop facilement trouvés et ciblés, et perdent en valeur, quand les drones ne leurs pètent pas leurs boulons.
Sans supériorité aérienne, exit pour les colonnes lourdes.
Dispersion et furtivité et agilité maximum !
Comme le nombre de drones russes et ukrainiens continueront à augmenter, chaque camp aura de plus en plus d’infos sur la situation en réel, et donc se planquer sera toujours plus compliqué, tout comme réussir à se carapater à temps pour sauver ses fesses.
Les solutions anti drones sont prioritaires, peu importe la taille de l’armée et le nombre de ses équipements lourds.
Les pays baltes n’ont pas l’embarras du choix, donc ils devraient forcement capter cela plus vite que d’autres. La Pologne et l’Allemagne dépensent un pognon de dingues en commandant un maximum de matériels lourds terrestres, mais serait-ce le meilleur choix ?
Avec les drones intercepteurs qui vont gagner en portée, quel est l’avenir des hélicoptères de combat ?
Un véloce 330, même sans charge, autonome par l’IA, du moins en phase finale, avec le faciès enregistré d’un hélicoptère ennemi.
Un drone totalement autonome, grâce à sa base de données associée à l’IA.
Bah, je ne parierai pas un seul kopek sur l’hélico.
Bah il parait que le drone intercepteur d’Alta Ares arrive à dégommer du Shahed-Geran2.
Entre un Geran2 manœuvrant et un hélico ?
Je pense que nous allons y venir très rapidement, ensuite se posera la question pour les avions.
Et puis idem pour les ballons et satellites.
En jeu la capacité, à non pas brouiller, mais carrément griller l’électronique du drone par faisceau micro-ondes téléopéré, ou de le griller par rayon laser téléopéré ?
Les casemates sur étagères facilement entérales ? Que il faut aussi penser aux zones marécageuses ou inondées, volontairement ou pas, comment s’y installer ou y progresser.
Enterrer. Enterrement. Enterrable.
D’après une source ukrainienne, les russes seraient en train de mettre au point des kits UMPK pour GBU, portée 200 puis 400 km.
Mêmes effets que les MTO mais pour un coût largement inférieur.
Aucun rapport en terme d effet.
Les MTO ont une faible charge capable de taper un véhicule a plusieurs centaines de kilometres. C est une arme de précision.
Les UMPK russes ont une grosse charge capable de cibler au mieux un quartier d une ville. C est une arme de terreur.
Taper un véhicule à plusieurs centaines de kilomètres.
Aucun rapport en termes d’effet.
Aucun rapport en matière d’effet.
https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de
Cit :[ Les UMPK russes ont une grosse charge capable de cibler au mieux un quartier d une ville. C est une arme de terreur.]
Non Daulganne / Thauraque !
Demandez ça à vos potes zélensquistes qui font leur Fort Chabrolyuk ou Fort Alamousky à 2 hryvnias dans des immeubles si l’UMPK ils ne se la ramassent pas dans la chetron et s’ils ne finissent pas sous des plaques de béton ( effet de souffle ) !
Une UMPK elle possède une précision suffisante pour taper au milieu sur une bande correspondant à un tablier de pont » normal » d’une trentaine de mètres de long comme on a pu le voir il y a peu . Soit en gros 3.8 x30 = 114m2 . » cela dépend du pont bien sûr » ( citation célèbre )
Elle est certainement inférieure .
Donc il y a largement la marge avec un immeuble … Vous avez une idée des surfaces offertes par un immeuble ? J’ai l’impression que vous prenez les ingénieurs et techniciens Russes pour des c*** et que essayez de nous en persuader ! Ben c’est loupé Daulganne / Thauraque !
C’est effectivement une » arme de terreur » par ce que je ne pense pas que vos potes zélensquistes soient particulièrement joyeux à la perspective de s’en ramasser une et qu’ils ne comptent pas trop que ce soient leurs petits copains de l’immeuble du bout du quartier qui sera l’accusé de réception s’ils sont localisés !
La » punition » elle vient rapidement si ils se font localiser . La mauvaise santé par l’écrasement sous des plaques de béton , façon crêpe !
Vous avez aussi l’option » Le terrassier de la mort » si elle tombe , en fait elles tombent , à proximité d’un réseau de tranchées Pas besoin de taper dans la tranchée pour provoquer l’écroulement de celle-ci sur les zélensquistes qui sont dedans ! On le sait depuis plus d’un siècle avec des obus de calibre de l’ordre de 210 mm, pas besoin de ni 305 ni de 420 .
« D’après une source ukrainienne, les russes seraient en train de mettre au point des kits UMPK pour GBU, portée 200 puis 400 km. »
Pour les 200 km, c’est déjà validé, car il y a plusieurs frappes réussies (de mémoire, à 220 km).
C’est fou ce que l’on peut faire avec des machines à laver quand même…
Ces essais sont très positif. Entre EOS technologies, Delair, Altes Ares, on a plusieurs fabricants de drones. Mais il faudra un moment resserrer les rangs, car on ne peut pas avoir des dizaines de fabricants. On se rappelle les blindés et avions militaires français à la fin des années 30.
Et Thales, Atreyd, HARMATTAN IA, Parrot.
Remarquables, Auterion et Helsing du coté allemand.
Que les meilleurs gagnent.
Je ne suis pas d’accord avec : « Mais il faudra un moment resserrer les rangs »
« des dizaines de fabricants » validé par nos armées, nous en sommes loin.
Comparez des drones, coutant quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros, avec de chars et blindés qui coutent plusieurs millions d’euros, ne me semble pas raisonnable.
D’une coté du très court terme à consommer rapidement, de l’autre du très long terme à bichonner longtemps.
Il faut comparer l’efficacité/coût. Taux de d’attrition et dans quelles conditions.
Si nous ne pouvons pas acquérir de la masse (cause temps ou (et) finances) par les matériels lourds et les hommes, bienvenue aux drones en fabrication additive et de leurs opérateurs à distance.
Je suppose qu’il y en aura pour tout le monde tant le besoin en drones va exploser.
Une orientation que va avoir tendance niveler la force entre les grosses et petites armées, riches et pauvres armées.
Rien ne va plus, faites vos jeux.
Nos filets de pèche qui puent sont utiles (installés dans le sud de l’Ukraine, nos médias viennent de percuter).
Mais utile de trouver des solutions rapides pour protéger des gains tactiques, même éphémères.
Barbelés et mines au sol, filets résistants, pêche ou autres, pour protéger des attaques aériennes. Voir du coté des produits déjà existants comme des treillis métalliques (pour carrelage ou béton) facilement déformables et clipsables.
Evidement, plastiques ou composites sont plus furtifs, mais résistent moins sauf à y mettre un pognon de dingues.
Pour une planque, dans des arbustes ou sous de arbres, le nylon est préférable à l’acier. Pour les axes logistique et des tranchées : acier, ou pas, parce que plus lourd et volumineux au transport. Pour l’installation, pas savoir et pour le rebouchage des trous, pas savoir.
Enfin, y a plein de truc à cogiter, à tester, puis faire tester par les ukrainiens.
L’innovation prend le pouvoir. Les frelons attaquent, le mammouth reste scotché.
« Evidement, plastiques ou composites ».
Pour l’évidement, les outils en plastique sont moins résistants que ceux en composite, mais l’acier reste la star des cuillères, des truelles, des pelles et des godets de pelleteuse destinés à évider.
Évidemment, ce n’est pas de cela que vous parliez…
@Alain
« Comparez des drones, coutant quelques milliers ou dizaines de milliers d’euros, avec de chars et blindés qui coutent plusieurs millions d’euros, ne me semble pas raisonnable. » Les deux ne sont pas comparables sur la masse. En Ukraine, ce sont plusieurs milliers de drones qui sont détruits tous les jours. A la longue, même si les drones coûtent individuellement pas grand chose, ça revient cher.