L’Otan suspend l’achat d’avions d’alerte avancée E-7 Wedgetail auprès de Boeing et cherche une alternative

En novembre 2023, l’Otan annonça qu’elle allait commander six avions de détection et de commandement aéroportés E-7A Wedgetail auprès de Boeing, afin de remplacer les quatorze E-3A Sentry [ou AWACS] mis en Å“uvre par sa Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle [NAEW&C] depuis la base de Geilenkirchen, en Allemagne. Ce qui n’était pas vraiment une surprise, même si le suédois Saab avait tenté sa chance en proposant le système GlobalEye, associé à l’avion d’affaires Bombardier Global 6000.
Pour rappel, choisi par le Royaume-Uni et la Turquie, l’E-7A Wedgetail est équipé d’un radar à antenne active multirôle [MESA Multi-role Electronically Scanned Array] d’une portée supérieure à 400 km, de contre-mesures électroniques et de différents systèmes de communication [UHF, HF, VHF, Liaison 11, Liaison 16, ICS, SATCOM, etc.].
Ce choix avait probablement été influencé par l’US Air Force qui, à l’époque, envisageait de remplacer ses propres E-3A Sentry par des E-7A Wedgetail. Seulement, l’avion de Boeing n’a désormais plus la cote au Pentagone car jugé coûteux et, surtout, trop vulnérable pour évoluer aux abords d’environnements contestés.
D’où l’intention de l’US Air Force d’acquérir des avions de guet aérien E-2D Advanced Hawkeye [par ailleurs plus « conformes » à sa doctrine dite Agile Combat Employment] et de recourir à des capteurs spatiaux, comme ceux du système ATMI [Air Moving Target Indicator].
Si le Congrès a le dernier mot, l’administration américaine a déjà pris la décision d’annuler la contribution financière du Pentagone à la future capacité initiale de surveillance et de contrôle de l’Alliance [iAFSC], pour laquelle ces six E-7A Wedgetail devaient être acquis. Parmi les contributeurs, il ne restait alors plus que l’Allemagne, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Roumanie.
En août, il a été rapporté que l’achat des Wedgetail allait être « reconsidéré ». Et la sanction vient de tomber : il sera annulé. C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère néerlandais de la Défense, via un court communiqué publié ce 13 novembre.
« Les Pays-Bas participaient initialement, avec sept partenaires dont les États-Unis, au programme de remplacement de la flotte d’AWACS » qui « seront en fin de vie en 2035. […] Suite au retrait des États-Unis en juillet dernier, ce programme fait actuellement l’objet de modifications importantes », a d’abord rappelé le ministère néerlandais.
Et, estimant que les « fondements stratégiques et financiers » sont désormais « compromis », les sept pays encore impliqués dans ce programme ont décidé de « suspendre l’acquisition des E-7 », a-t-il ensuite affirmé. « Ils étudient désormais des solutions alternatives pour le renouvellement de leur flotte et recherchent de nouveaux partenaires », a-t-il ajouté.
« L’objectif demeure la mise en service d’autres avions d’ici 2035. Le retrait américain démontre également l’importance d’investir autant que possible dans l’industrie européenne », a fait valoir Gijs Tuinman, le secrétaire néerlandais de la Défense. Et cela d’autant plus qu’une telle capacité est « indispensable à la sécurisation de l’espace aérien de l’Otan et à la conduite des opérations aériennes ».
A priori, cette décision devrait remettre en jeu le système GlobalEye de Saab, qui, au passage, a été choisi par l’armée de l’Air & de l’Espace pour prendre la relève de ses quatre E-3F SDCA.





Il reste aux suédois à saisir l’opportunité qui se présente en proposant d’implémenter le GlobalEye sur un Airbus militarisé.
L’A321 MPA ou l’A400M par exemple.
Dans le cadre d’une telle démarche la FRANCE pourrait convertir ses commandes pour passer de la base Bombardier Global 6000 à une base Airbus.
Un choix européen pragmatique !
on arrête le Wedgetail pour des raisons principalement tactiques -et de coût de ce fait-, ce n’est pas pour faire la même erreur et proposer une solution analogue proposée par Airbus
Relis l’article.
L’OTAN arête parce que Donald enlève les sous et que les Européens ne savent plus faire sans
L’OTAN arrête aussi parce que l’US Air Force a décidé d’arrêter avec ce type d’aéronef, au profit d’appareils plus petits et capable de plus de survivabilité ainsi que l’emploi de satellites. Cela a fait grimper en flèche le prix à l’unité des E7.
Donc les raisons sont pécuniaires, et à l’instar des américains et des français parce qu’on ne croit plus à l’intérêt de ces appareils chers, lents et facilement atteignables
@Georges Frérot
Pourquoi pas, mais les coûts d’intégration seront nécessairement élevés, pour un gain (autre que symbolique) extrêmement limité sur le plan opérationnel. Or, nous devrions réserver nos moyens à des choses plus utiles que de réinventer un avion AWACS qui fonctionne déjà très bien.
Comme indiqué plus bas, il faut repenser l’avenir de la fonction d’alerte avancée. Ce serait une erreur énorme de simplement remplacer nos avions AWACS par d’autres avions AWACS. Entre temps, ces appareils sont devenus très vulnérables aux armes air-air à très longue portée, comme le R37M et ses équivalents chinois (portée actuelle de 400km, demain bien davantage, et aux mains d’un nombre croissant de pays pas nécessairement amicaux…). On ne peut pas continuer à faire comme si cela n’existait pas, et que rien ne changera.
Plutôt que de concentrer nos moyens sur une petite poignée de plateformes ultra coûteuses et désormais vulnérables, la solution consiste au contraire à diversifier et multiplier les capteurs. Concrètement, nous allons devoir nous doter en grand nombre de drones de détection aérienne à longue portée : drones avec capteurs radars actifs et/ou passifs à bas coût, drones volant à très haute altitude (potentiellement stratosphériques) avec capteurs optroniques pour la détection IR à très longue portée de chasseurs furtifs, etc… Il faudra aussi envisager de mettre en Å“uvre des satellites de détection aérienne, à l’image de ce que prévoit l’US Air Force, sous la forme d’une constellation. Sans aller jusqu’à égaler la future constellation US à vocation planétaire, l’Europe pourrait a minima viser une constellation permettant une permanence d’observation H24 au-dessus du théâtre européen.
La fonction d’alerte aérienne avancée doit devenir davantage résiliente, par obligation. C’est en effet une question de survie et d’adaptation, dans un contexte prévisible de combat de haute intensité face à des adversaires disposant eux-mêmes de moyens évolués capables d’atteindre nos appareils AWACS actuels.
Pour revenir à votre propos, au lieu de dépenser des centaines de millions € pour adapter le GlobalEye sur une cellule Airbus ou autre, j’estime qu’il serait infiniment plus utile d’utiliser cet argent pour concevoir des drones radar à coût maîtrisé, destinés à être produits en série, ou lancer un démonstrateur préfigurant un satellite de détection aérienne…
@HMX
Des drones radar ne seraient absolument pas à « coûts maîtrisés ». Un radar est une pièce de très haute technologie qui a le double inconvénient d’être lourde et de faire de la trainée. Donc il ne faut pas imaginer faire des drones bon marché.
Il faut se rendre compte d’une chose : un drone n’a aucune magie lui permettant d’être moins cher qu’un appareil piloté. Il s’avère simplement qu’on envoie des drones qui ont à peu de choses près la technologie, donc le prix, des avions pilotés de la seconde guerre mondiale (la caméra est plus avancée, je l’admets mais on met des caméras basiques). Fatalement ce n’est pas des armes très performantes, mais elles sont donc bon marchés.
Donc faire des quantités de drones-radar, donc des drones restant longtemps en l’air et avec des moteurs suffisamment puissants pour se déplacer malgré la trainée du radar, ça va revenir très cher.
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Une solution pouvant peut-être réduire le prix serait d’envoyer des drones à long rayon d’action équipés de simples émetteurs et d’utiliser le radar passif ou multistatique d’un A400M, Hawkeye, ou Globaleye. Mais du coup, ça voudrait dire qu’on cumule peut-être le pire des deux mondes, car on doit d’une part s’équiper d’un Awacs, et d’autre part des drones à long rayon d’action. Après, peut-être qu’avec une simple évolution logicielle, le Rafale pourrait capter les signaux des drones émetteurs.
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La constellation américaine concerne plutôt les communications et la mise en réseau (internet en gros). Ils ne sont pas utilisés pour émettre des signaux radar ou pour de l’observation (en tout cas, ce n’est pas officialisé, si c’est le cas).
@NRJ
Je pense au contraire qu’il serait possible de concevoir des drones radar à coût maîtrisé :
– Les drones « émetteurs » seraient littéralement construits autour de la source d’émission (le radar). celle-ci pourrait être intégrée structurellement au fuselage, ou aux ailes d’un grand drone MALE, ou HALE. Pour visualiser la chose, imaginez un drone de la taille de l’Aarok/MQ-9 Reaper, mais doté de turboréacteurs, et dont le fuselage serait intégralement occupé dans sa partie centrale par une antenne radar noyée dans la structure. Bien sûr, on ne parle pas d’emporter un radar de la taille de celui d’un E3, ni même d’un GlobalEye. L’idée est cependant bien de réussir à « caser » sur un drone MALE ou HALE une antenne AESA la plus puissante possible, au coût le plus réduit possible : un challenge que nos électroniciens européens (Thales, Leonardo, Hensoldt, Saab…) devraient pouvoir relever, sachant qu’il ne serait pas question d’en construire 4 ou 5 exemplaires, mais bien plusieurs dizaines.
– Les drones récepteurs seraient pour leur part tournés vers la furtivité maximale (radar et IR) car destinés à opérer au plus près des zones à risque. On peut imaginer des drones dérivés d’un UCAV furtif en forme d’aile volante (Neuron ou équivalent), mais avec des surfaces alaires agrandies, à la fois pour leur procurer une autonomie élargie… et pour y intégrer des antennes.
– Enfin, on peut aussi imaginer une catégorie à part, avec des drones dotés de capteurs optiques dédiés à la détection IR à longue portée (détection d’avions furtifs ou de missiles en approche), réutilisant par exemple les capteurs « champ large » qui équipent l’OSF du Rafale (portée jusqu’à 100km environ selon les conditions météo), ou pourquoi pas envisager quelque d’encore plus performant, avec l’équivalent d’un véritable « télescope IR » capable de « voir » encore plus loin. Cette dernière catégorie de drone gagnerait à pouvoir voler haut, très haut, si possible jusque dans la stratosphère, pour accroître le champ de vision.
Cette « famille » de drones d’alerte avancée serait appelée à travailler de concert, formant un réseau, qui serait contrôlé depuis le sol ou depuis un AWACS (Saab GlobalEye, par exemple) qui resterait pour sa part à une confortable distance de sécurité (1000km) tout en bénéficiant des données reçues par les drones.
S’agissant de la constellation de satellites US, il ne s’agit pas de communication, mais bien de satellites de détection de cibles aériennes. Ces satellites pourraient combiner plusieurs type de capteurs, mais leur capacité principale reposerait sur un capteur IR très puissant, capable de repérer et de suivre tout ce qui vole par la chaleur émise par les tuyères : avions furtifs, drones, missiles, etc…
@HMX
Sur les drones émetteurs, j’avais assez bien compris le principe. Mais rendez-vous compte de la technologie. Il s’agit d’avoir un drone Male, donc un type de drone surement très bien mais aussi coûteux comme on le voit avec l’Eurodrone. Et en plus, vous voulez y intégrer un radar AESA, donc une pièce de très haute technologie forcément assez coûteuse (même si dans votre idée, on évite d’avoir recours à la puissance de calcul pour capter les émissions, c’est toujours ça de gagné). Et derrière, il faut des moteurs très puissants pour compenser la trainée, et qui dit moteurs puissants dit aussi consommation élevée. Donc c’est aussi un coût qui augmente par rapport à un simple drone Male.
Et évidemment, ces drones seraient les premiers visés en cas de conflit. Je crains donc qu’on soit incapable de les faire à la pelle.
Pour ma part, je pense qu’il faut se contenter d’une antenne assez faible, avec un moteur à hélice le moins coûteux possible et voir si on peut atteindre un coût inférieur à 500 000 euros. Ce serait la seule façon de pouvoir en produire suffisamment pour compenser les pertes et permettre un gain financier par rapport à la solution actuelle.
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J’ai du mal à comprendre pourquoi vous voulez des drones récepteurs. Avoir des drones ayant la capacité informatique, les antennes de réception nécessaires, et en plus furtif, ce sera loin d’être bon marché. Pour le coup, je compterais soit sur un A400M avec un radar passif en le disposant plus loin de la zone de combat, ou je compterais sur une capacité de détection multistatique plutôt. Ca n’a pas été intégré au Rafale F4, mais ça pourrait l’être au standard suivant.
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Sur les capteurs optiques, j’ai la même critique : système IRST trop cher, trop de trainée, nécessitant en plus des capacités de traitement donc des drones plus gros et trop chers. Pour qu’un tel système marche, je pense qu’il faut des drones jetables pour que ça devienne trop peu rentable à l ‘adversaire de s’exposer pour aller les détruire un par un.
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Ah d’accord, merci pour l’information sur cette constellation. J’ignorais cela.
Je suis malgré tout sceptique également sur ces constellations, car si on arrive à avoir des laser puissants, ces satellites seront les premières cibles.
Pourquoi ils le feraient, Ã moins que les clients en fassent la demande?
Et l’A400M ? Vous êtes sérieux? Comment multiplier par 10 le coût du système, et par 20 sur sa durée de vie?
Si la France développe l’A321 MPA et y incorpore une capacité de ravitaillement en vol, l’A321 peut avoir un intérêt.
Mais en réalité, un avion plus léger comme l’A319 aurait une portée plus intéressante.
ils peuvent également prendre des Hawkeye. Savez-vous si la version commandée par l’USAF est la même que celle de la Navy ?
Bonjour Nike,
La Navy utilise l’E-2D Hawkeye pour les missions AEW, pas l’E-7. Confusion ?
L’USAF avait initialement prévu d’acquérir des E-7A pour remplacer ses E-3 Sentry (programme annulé en juin 2025 puis relancé pour seulement 2 appareils). l’US Navy utilise actuellement l’E-2D Advanced Hawkeye, plus petit et embarquable (PA).
@Roland DESPARTE. @Nike, fait allusion au souhait du Pentagone d’abandonner le E-7 et de procurer à l’USAF des E-2D en attendant une solution « tout »spatiale. Mais comme je le dis sur mon autre commentaire, le Sénat a rebattu les cartes et alloué des fonds pour continuer le programme E-7 pour l’USAF…
Il y a plusieurs pays qui n’ont ni portes-avions, ni d’aéronavale et ont pourtant des Hawkeye qu’ils emploient donc de façon « terrestre ».
@Nike. L’USAF n’a encore rien commandé, et le Sénat vient de remettre l’E-7 sur les rails en allouant des fonds de développement. https://www.airandspaceforces.com/senate-passes-bill-end-shutdown-e-7/… Rien n’est encore décidé pour l’USAF..
En retenant le Saab « Global Eye », l’AAE semble avoir choisi la bonne voie.
Par ailleurs et toujours du côté français, devons-nous nous attendre à une baisse des coûts d’exploitation des 04 systèmes ?
Excellent pour Saab !
Un choix de son GlobalEye par l’OTAN et par des armées de l’air majeures (comme l’AdA&E) donnerait une visibilité certaine à son produit, et serait susceptible de lui ouvrir d’autres marchés exports (Arabie, Japon, Brésil,…?)
Il faut apprendre à lire et surtout comprendre Loose. Le choix d’abandonner le E-7 repose sur une prise de conscience : la vulnérabilité.
En quoi le GlobalEye ou tout autre appareil serait-il moins exposé que son concurrent américain ?
Le SAMP/T aurait dû s’imposer face au PATRIOT et pourtant….
Le monde évolue Loose. Pour survivre il est nécessaire de considérer les risques en sachant approcher au plus près la réalité. Le renseignement c’est crucial , qu’est-ce que les « ricains » savent que nous ignorons ?
Peut-être le GlobalEye a-t-il un champ magnétique qui le protège de la missilerie adverse ? On ne nous dit pas tout Loose.
MDR ! Attends ma vieille, ma réponse va faire « olive » dans ton fondement ! 🙂
Que vois-je dans l’article ?
Koikidit le secrétaire à la défense néerlandais ?
Ooooh ! « L’objectif demeure la mise en service d’autres avions d’ici 2035 » !
Alors, qui ne sait pas lire ?
Et que dit la conclusion de l’article de notre hôte ?
L’as tu compris ?
Au passage, l’USAF abandonne le E-7 pour du E-2 Hawkeye…
Le Hawkeye bénéficierait de ce fameux champ magnétique ?
Et hop ! Olive, rainbowknight ! 🙂
Pfffff… Un chevalier qu’il se dit le type… Le bon Perceval de Kaamelot assurément…
Bon gros débilos, quoi…
L’USAF avait en d’autres temps l’intention d’acquérir le tanker européen….
La France aussi à des intentions mais faut-il encore pouvoir concrétiser.
La stratégie US a changé et se tourne vers le spatial notamment parce qu’elle sait pouvoir « profiter » de ses deux champions.
Un spatial vers lequel la France et l’Europe se tournent elles aussi non sans raison mais avec retard… l’espace offrirait plus de sécurité et capacité ?
Quant au ministre néerlandais qui fait le choix d’une force aérienne reposant sur la bonne volonté américaine, d’autres aussi se sont livrés au bon vouloir « ricains » avec le F-35, qui ose parler de BITD et défense européenne c’est …. une moquerie dont on peut se passer.
La susceptibilité de l’ignare s’exprime par la vulgarité, assurément Loose tu es un champion…
Bla bla bla …
Tu n’es pas assez souple pour te rattraper aux branches, tu viens encore de te casser la gueule le nez dans ta fange.
Et oui , les évidences te font mal.
Tout comme les faits ci-dessus que je reprends.
Bon, après aucun étonnement de ma part, ayant visiblement maille à partir avec le couteau le moins aiguisé du tiroir…
Alors bien sûr que tout le monde viendra aux satellites. Mais quand ?
Et en attendant :
Est-il plus rapide d’acheter un avion AWACS ou AEW&C sur étagère, GlobalEye ou Hawkeye, ou de développer et lancer une constellation de satellites ?
Aïe ! C’est dur comme question !
Allez, mon brave, je te laisse deux heures pour répondre !
Grand seigneur, non ?
Bon, après, je sais très bien qu’il te manque 15 mn de cuisson… Je vais pas t’accabler.
Les Awacs sont vulnérables depuis qu’ils existent, comme les portes avions, ce n’est pas pour autant que les ricains arrêtent la production de ces derniers, alors que les systèmes balistiques anti navires foisonnent…
Les USA font une erreur stratégique, point barre. Une constellation satellitaire n’a pas la flexibilité d’un awacs dans le cadre d’une action qui demande une boucle de commandement relativement proche – hiérarchiquement ET physiquement- du théâtre d’opération. Vous faites comment pour camoufler les dizaines de mouvements orbitaux de votre constellation si vous souhaitez conserver une certaine discrétion??? Sachant que tout ces satellites sont aussi extrêmement vulnérable aux missiles anti satellites, et surtout aux lasers…
Pour le Japon, ils ont le Hawkeye en grandes quantités, donc non, très très improbable, à moins de développer une solution sur leurs avions de patrouille maritime.
Brésil? Ils utilisent déjà le radar Erieye ER qui est celui du GlobalEye, donc marché déjà dans leur poche.
L’Arabie Saoudite utilise déjà le Erieye.
Saab n’a pas besoin de visibilité, ils ont tout ce qu’il faut à ce niveau, et la concurrence est en la faveur du client. Donc il sera toujours considéré dans un appel d’offre.
Bien vu pour le Brésil ! J’avais totalement oublié leur EMB145 Erieye !
Idem pour le Japon, qui a effectivement commandé récemment une tranche supplémentaire de E-2.
L’Arabie, elle, même si elle dispose de 2 Saab 2000 Erieye devra songer à remplacer ses Boeing E-3 Sentry.
En revanche, l’acquisition de GlobalEye pourrait faire des émules avec des pays ne disposant pas à ce jour de capacités AEW&C .
Comme le Chili qui a retiré du service son Boeing 707 Condor.
Si la Thaïlande, le Pakistan ont acquis ces type d’appareil, d’autres devraient s’y intéresser…
OTAN suspend ton vol … De Wedgetail
C’est vraiment une chance pour l’Europe !
Il fait absolument pousser le choix du Saab GlobalEye !
C’est le meilleur au monde tout simplement
Et cette fois, vous n’avez pas peur que nous soyons « encore la risée de la Terre entière » parce qu’il ressemble à une tringle à rideau ?
Quelle mauvaise fois.
On ne peut pas essayer de discuter sur le sujet et de façon rigoureuse
Mauvaise foi…
assurément comme cette réponse…
Vous vouliez discuter de façon rigoureuse, avec votre ami Malien, se moquant de la forme de l’antenne du radar Look Up Space lozérien ?
C’est ça. Il est certain que vous, en revanche, nous avez précédemment fait la démonstration rigoureuse de votre bonne foi.
Vu ses commentaires précédents, il a peur de rien l’animal
Brave Toutou à son maître
Cela vous vaudra un bon point.
Et sinon, tu as quelque chose à dire sur l’article ?
MDR !
le contrat du siècle pour Saab.
bon allé Airbus va encore nous tanner avec son A321XLR….
Va.
Allons.
Allez.
Bon, allez, Airbus va encore nous tanner.
C’est en effet une opportunité énorme pour Saab et son GlobalEye. A court terme, il s’agit clairement de la meilleure solution disponible pour les européens, puisqu’ils seront a priori les seuls financeurs.
Pour autant, aussi performant soit-il, le GlobalEye ne peut pas constituer pas à lui seul la réponse, mais juste un élément de cette réponse. Impossible d’ignorer que les AWACS actuels sont déjà vulnérables aux missiles à très longue portée russes ou chinois (R37M et équivalents), et qu’ils le seront encore davantage demain. Miser toutes nos capacité d’alerte avancée sur un petit nombre d’appareils ultra coûteux, et bientôt ultra vulnérables, ne constitue certainement pas une option viable.
Le reste de la solution est à construire : il s’agit prioritairement de drones AWACS, dont le coût devra rester limité (certains étant par exemple dotés d’émetteurs actifs, d’autres de récepteurs passifs et de capteurs optroniques pour la détection de cibles aériennes lointaines et/ou furtives) car ils devront être produits à la chaîne et déployés en grand nombre, et seront optionnellement « perdables » compte tenu du fait qu’ils opèreront à proximité des zones à risque. Ces drones pourront notamment servir d’éclaireurs et/ou d’avant-garde aux avions AWACS, qui pourront ainsi rester plusieurs centaines de km en retrait de ces zones à risque tout en fusionnant les données reçues par les drones.
L’autre élément du « puzzle » consistera à développer des satellites, conçus pour détecter des cibles aériennes. C’est ce que prévoit l’US Air Force, et c’est à l’évidence une voie à suivre pour les européens. Il s’agirait donc de concevoir une constellation de ces satellites, permettant a minima une couverture H24 au-dessus du théâtre européen, voire en poussant un peu l’ambition, d’envisager (à l’américaine !) une couverture mondiale permettant de toucher du doigt un vieux rêve : pouvoir détecter en temps réel et en un seul lieu tout ce qui vole, sur toute la planète.
On notera qu’aucun de ces vecteurs n’est invincible : les drones peuvent être abattus, les avions aussi, et les satellites sont vulnérables aux armes antisatellites actuelles et futures. C’est l’addition de ces systèmes qui créera la force et la résilience de la fonction alerte avancée future, en opposant à l’adversaire une multitude de capteurs variés dont il sera long et difficile de venir à bout.
L’avenir de la fonction AWACS réside donc dans la diversification des capteurs : fini les « éléphants blancs » ultra coûteux, acquis au compte goutte. Nous devons désormais nous tourner vers la conception d’un mix d’avions, de drones, et de satellites, au cours des 10 années qui viennent.
Masse, abondance, serait-ce l’enseignement tiré de l’expérience du conflit en Ukraine ?
La seule « supériorité  » technologique ne semble plus suffire car rapidement obsolète. La lutte entre le glaive et le bouclier s’est accentuée avec l’introduction de l’ IA ? Les stratèges font eux aussi leur révolution…
Il est regrettable que les « ricains » n’en disent pas plus sur la raison de cet abandon. Faut-il y voir une étape supplémentaire pour satisfaire l’agent orange et son ambitieux projet de Golden Dome ?
Additionner les systèmes c’est bien, coûteux probablement , mais si l’un des maillons de la chaîne vient à manquer la chaîne demeure -t-elle solide et fiable ?
Ce que vous préconisez ne peut se faire qu’à l’échelle européenne dans une parfaite cohésion sinon voir comment chinois et américains géreront cette nouvelle problématique.
Les « ricains » ont répondu , a contrario les chinois développent eux une capacité de détection « conventionnelle » mais la Chine porte encore bien des mystères pour de nombreux experts…..
@rainbowknight
L’évolution de la fonction d’alerte avancée est en effet un sujet qui devrait « naturellement » être traité au niveau européen, en particulier pour ce qui concerne la future constellation de satellite de détection de cibles aériennes, dont la couverture sera au minimum continentale. Voilà un beau sujet de coopération en perspective. Ce sujet tombe à pic, au moment où l’Allemagne annonce vouloir investir 35 milliards d’euros dans le spatial militaire d’ici à 2030, et où la France vient d’inaugurer les locaux de son Commandement de l’Espace…
s’agissant des drones, l’intérêt d’une coopération semble moins évident, de nombreux acteurs européens étant en mesure de concevoir et de fabriquer de tels drones, que ce soit au niveau des plateformes, ou des équipementiers/électroniciens. En revanche, il serait essentiel de définir préalablement un « langage commun », probablement dans un cadre OTAN, afin de s’assurer de l’interopérabilité de ces drones et de leur connexion à un futur cloud de combat.
Je suis d’accord ! Pertinent !
@HMX
Vos 2 longues interventions me semblent cohérentes et bien argumentées. Merci.
– Pourrait-on en déduire que sur le court terme, une solution (je n’ai pas dit LA solution) pourrait être d’avoir des avions-radars au gabarit d’un chasseur (Rafale / EF2000) pouvant ainsi être protégé par un tunnel lorsqu’il stationne au sol ? Il me semble que le GlobalEye, malgré son gabarit + petit qu’un Boeing ou un Airbus, ne répond pas à cette préoccupation.
– Y a-t-il une possibilité de reconversion pour un gros drone (au hasard … gabarit approximatif de l’EuroDrone) capable de voler TRÈS haut (augmenter la surface ailaire pour palier la baisse de pression atmosphérique). Votre approche de radariser en mode passif ( une meute de drone émetteur-radar , et une meute de drones récepteur-radar) me plaît.
– Nos amis Ukrainiens construisent leur missile Flamingo-2 à une cadence de 2-3 par jour (objectif 10/j pas encore atteint). Peut-être serait-il utile de développer, à partir de briques existantes , un prototype de plateforme capable d’être produite, le moment venu, rapidement à moult exemplaires pour faire face à une forte attrition. A priori, seule une approche « drone » semble en mesure de répondre à cette contrainte. Ou impliquer l’industrie automobile qui a pour habitude de produire à la chaine.
L’alternative s’impose : le GlobalEye de Saab.
Ce qui permettra de plus une homogénéité avec le choix français.
Pour qui et pourquoi ?
Si la France offre à tous le GlobalEye nul doute qu’ils l’accepteront…
Si la France n’en a pas les moyens, beaucoup vont attendre et observer avant d’investir dans une coûteuse Cible Hautement Prioritaire…. jeter l’argent par la fenêtre (de tir) est un luxe que tous ne peuvent se permettre.
Relis l’article…
Tu deviens grotesque à insister de la sorte !
L’OTAN dit vouloir un nouvel avion pour 2035 malgré l’abandon du E-7… Et la solution Saab est fortement pressentie.
L’USAF, elle, veut du E-2 Ã la place du E-7…
GlobalEye et Hawkeye resteront des cibles hautement prioritaires.
Tu sors de SEGPA ou quoi ?
C’est cela oui, c’est cela …..
@Goose. « L’USAF, elle, veut du E-2 à la place du E-7… » Non, c’est le Pentagone qui veut cela. La décision du Sénat américain de ces derniers jours relance l’E-7. C’est un bras de fer entre le Pentagone et le Congrès qui s’annonce. Le choix des militaires de l’USAF reste le E-7…
@NORAD
De toute façon, E-7, E-2 ou GlobalEye peut importe ! L’urgence est le remplacement des E-3.
Et si l’avenir pour les missions de détection est évidemment l’espace et les satellites, il reste à développer, construire et lancer cette solution, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain.
Le E-3 aura donc bien un remplaçant dans l’immédiat, et ce sera un avion.
Très bien mais encore faut-il avoir une alternative. Les moyens de télédétection orbitaux restent très vulnérables en cas de guerre de haute intensité. Les missiles ASAT ont fait leur preuves depuis plusieurs décennies…
@Cochonou
Il n’y a pas de solution magique : les satellites peuvent être vulnérables au brouillage et aux armes ASAT (dont peu de pays disposent pour le moment), les avions radars AWACS sont vulnérables face aux missiles air-air à très longue portée (>400km) comme le R37M et ses équivalents chinois, les drones radars pourront également être abattus par ces mêmes moyens, etc…
La solution de bon sens consiste donc à repenser et diversifier la fonction d’alerte avancée. Concrètement, il s’agit de réaliser un « mix », en multipliant les plateformes et les capteurs, pour gagner en résilience et en efficacité. Pour nos adversaires, il sera plus difficile de mettre en échec un réseau composé de nombreux capteurs aériens et spatiaux, plutôt que d’abattre un unique appareil AWACS à l’aide d’un « simple » missile à longue portée.
Pour le dire plus simplement, il s’agit de mettre en application l’adage populaire selon lequel « il ne faut pas mettre tous nos Å“ufs dans le même panier »…
Les missiles ASAT ont fait leurs preuves.
Un exemple de plus qu’il faut vite sortir de la dependance des US et privilégier les industriels de Defense en France. stop a l’herbe verte toujours plus verte aux USA.
Mieux vaut tard que jamais
Cela dit l’Allemagne va essayer de tirer la couverture …
C’est pour cela que l’Allemagne achète sur étagère les systèmes Arexis de Saab pour ses Eurofighter?
Achète des missiles anti-navire à la Suède?
Collabore sur le missile Taurus avec la Suède?
En ce moment, c’est surtout les Français qui veulent le Erieye ER sur un avion Dassault 10X / Airbus, et ils osent même dire qu’il serait ITAR Free alors que les A321 utilisent des moteurs en partie américains, et ont beaucoup d’équipements américains, pareil pour le Dassault 10X qui a énormément d’éléments américains. Le seul avantage, c’est un moteur allemand. Et oui, le Pearl / famille BR700 est un moteur allemand !
Saab a du s’associer avec Helsing pour vendre son Arexis. Il ne s’agit pas d’une acquisition sèche…
Donc l’Allemagne essaye bien de tirer profit, de tirer la couverture…
Pour le reste, tes petites attaques mesquines et incessantes sur Dassault et la France meme si HS… Tu ne serais pas affilié au site AviaNews ?
Tu sembles aussi frustré que son administrateur !
En plus d’avoir la même nationalité…
En tout cas, vu vos attaques, heureux de voir que Dassault et la France gênent !
Sûr que de voir un pays avec une défense pour beaucoup souveraine, doit faire bien chier les voisins obligés de se vassaliser auprès de l’Oncle Sam ! 😉
ITAR Free……. Pour un éventuel A321 (neo)-Erieye c’est tout comme.
Le CFM LEAP a été, et est produit à des milliers d’exemplaires pour les A 320/ 321 civils. Sur notre planète, Il y en a partout !
Aussi et en ,cas d’un quelconque embargo d’origine US, trouver des pièces pour les faire fonctionner serait à mon sens un jeu d’enfant.
Mais je peux me tromper.
Enfin oui, ces sentinelles sont très exposées et l’avenir est probablement dans l’addition de très nombreux moyens inhabités à faibles prix et remplaçables très rapidement suivant le développement des opérations.
Conclusion : L’époque du Lasagne type AWACS est relancée.
pourquoi pas ??? proposer une solution avec airbus ,ou mieux avec SAAB avec un gros contrat ,et un autre accord pour le futurSCAF allemands au cas ou?????? chut il faut pas le dire
ça me fait penser à un avion avec un 35 dans le code, je suis peut-être un poil taquin
Le problème de vulnérabilité subsiste avec le Globaleye.
Ben oui, faut l’expliquer à rainbowknight…
« Le retrait américain démontre également l’importance d’investir autant que possible dans l’industrie européenne » …
Ah oui, c’est bien vrai ça !
Je sens que l’on va souffrir (encore) dans les années à venir en Europe des avancées américaines dans le domaine de la détection par satellite et des drones avancés
Il y a là incontestablement une fenêtre de tir commerciale pour Saab (radar) et Airbus (A321-XLR) si ces 2 sociétés parviennent à s’entendre.
Mais n’y aurait-il pas également une étroite fenêtre de tir pour Thalès pour développer-proposer ce type de radar ? Ah …on me dit à l’oreille que les sociétés françaises du secteur de la défense n’ont pas pour habitude de développer des solutions de leur propre initiative sur fonds-propres (exception à cette règle générale : la Gowind de Naval-Group) . Ah, on me dit à l’oreille que le gouvernement français n’a pas l’argent pour leur passer commande d’un programme de recherche-développement (du genre Turenne-II pour les réacteurs de Safran).
Car sinon j’ai comme dans l’idée qu’un certain allemand Hensodlt , profitant de la manne financière de son gouvernement, va en profiter pour développer-proposer une solution, avec la bénédiction de l’impératrice de l’UE, elle-même allemande, et dont 50 sur 70 des plus hauts fonctionnaires européens qui l’entourent sont eux-mêmes allemands .
Ah, pour faire une digression sur un article récent où j’évoquais la puissance de calcul qui nous fait défaut en Europe…
Le traitement des signaux captés par les radars, nécessitant lui-même beaucoup de puissance de calcul…
Une société française en est au point d’avoir conçu un CPU ARM 80 cÅ“urs. Pour l’instant le fondeur est TSMC (Taïwan) donc pas ITAR, mais le design est français. Gravure en 6nm. Puissance 350W je crois.
https://www.comptoir-hardware.com/actus/processeurs/48198-le-processeur-europeen-rhea1-est-pret-pour-la-production-premieres-livraisons-en-2026-post_846400.html
C’est encore loin de Ampère et ses 256/512 cÅ“urs. Mais c’est un début avec une amorce de souveraineté. Il ne reste plus qu’à espérer que la société trouve son marché pour rester vivante durablement, et un fondeur de bonne qualité en Europe.
Un AWACS pourrait être escorté de drones de défense équipés de leurres, brouillage, et même équipé d’une hypothétique future munition anti-missile (sorte d’Aster anti R37).
Le seul vrai problème est qu’il ne peut pas se dédoubler et qu’il est une cible prioritaire en l’air mais aussi au sol.
En fait, c’est plus compliqué. Le E7A a été commandé il y a plus de 20 ans par les australiens. L’avion que voulait les américains devrait s’appeler E7B car il est tout nouveau dont un nouveau radar. Le développement coûte plusieurs milliards. Donc si les usa annule leur commande et donc les développements, il’y a pas d’avions récents a commander mais des avions avec une technologie datant de 20 ans.
Il n’y a vraisemblablement pas de solution idéale.
Si un Boeing E-7 est désormais condidéré comme trop exposé pour ce rôle d’Awacs, alors il en sera de même pour un Airbus A320 …
mais la question se pose aussi de la même manière pour un Bombardier-Saab Globaleye !!!
Il sera certes « un peu » plus discret qu’un Boeing parceque plus petit, mais sans doute pas suffisamment pour prétendre à une non-vulnérabilité suffisante.
Il pourrait certes être mis en oeuvre plus facilement qu’un Boeing, depuis de plus petits aéroports/aerodromes, mais est-ce suffisant pour correspondre au concept US de « Agile Combat Employement » avec le Hawkeye ?…
Le Globaleye, dans ce contexte, semble se positionner un peu entre le Boeing E-7 et le Hawkeye. Mais cela ne me parait toujours pas suffisamment distinct.
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Avec une veille satellite qui présente elle aussi des faiblesses (cf les récents articles à ce sujet),
on songe assez vite que la plateforme aerienne idéale n’exite tout simplement pas.
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Et il y aurait le même problème pour le ravitaillement en vol.
Lockheed a bien proposé une étude sur un ravitailleur en vol en forme d’aile volante furtive, mais le Pentagone n’a pas donné suite … par manque de budget (pour les US aussi).
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Dans le contexte actuel, avec des US qui n’arrivent plus seules à soutenir tous les efforts financier de R&D partout dans tous les secteurs, et avec une Chine que rien ne semble pouvoir arrêter sur le temps long …
… il serait peut-être temps pour les Américains de prendre les Européens pour autre chose que des vassaux et clients de fin de série, mais plutôt comme des partenaires.
En tous les cas, sur ce sujet précis, je verrais bien Américains et Européens unir leurs efforts pour produire ensemble une nouvelle cellule d’avion gros porteur, aux formes discrètes (sans doute aile volante ou large delta), pouvant servir à la fois de ravitailleur en vol discret (dans une configuration) et de plateforme AWACS discrète (dans une 2nde configuration).
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Pour cela, la difficulté serait plustôt côté US. Car côté européen,le partenaire serait logiquement Airbus.
Mais côté US, cela ferraillerait dur entre les intérêts des 3 grands : Boeing, Lockheed et Northop Grumann …
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Alors, c’est sans doute une idée trop improbable pour être considérée comme sérieuse. Mais techniquement, ce serait une bonne solution (il y en a sans doute d’autres, of course).
@Fralipolipi. »Lockheed a bien proposé une étude sur un ravitailleur en vol en forme d’aile volante furtive, mais le Pentagone n’a pas donné suite … par manque de budget (pour les US aussi). » Non, le programme NGAS est toujours en cours, mais l’USAF étudie plusieurs pistes, dont celle proposé par Lockheed, mais également par d’autres. Le programme continue ainsi que son financement. https://www.airandspaceforces.com/air-force-ideas-next-gen-tanker-ngas-airframe/
@Fralipolipi
Comme vous l’indiquez, il n’ y a pas de solution idéale. La seule certitude, c’est que les AWACS actuels, longtemps pratiquement invulnérables, sont désormais à portée de missiles, et qu’on ne peut donc plus tout miser sur eux : il faut les éloigner autant que possible du champ de bataille, diversifier et multiplier les capteurs (drones, satellites) pour accroître la résilience de la chaîne d’alerte aérienne avancée.
S’agissant d’une potentielle coopération américano-européenne, c’est très mal parti. Les USA ne nous ont pas attendus, et ont déjà commencé à travailler activement sur leur future chaîne d’alerte avancée. L’annulation du financement américain des E-7 Wedgetail de l’OTAN n’est que la conséquence logique.
En revanche, une coopération européenne est possible, et même souhaitable compte tenu de ce contexte. Nous pourrions lancer un programme de constellation de satellites de détection aérienne, à l’image de ce que sont en train de faire les américains. Même moins ambitieuse que son homologue US (qui vise l’échelle planétaire), un éventuel programme de constellation européenne pourrait, au minimum et dans un premier temps, viser l’obtention d’une permanence H24 d’observation du théâtre européen. C’est assez largement à notre portée.
De tels satellites auraient par ailleurs une grande valeur ajoutée : dotés de puissants capteurs IR pour détecter les avions, même furtifs, on peut supposer qu’ils pourraient également détecter des missiles, même ceux à vol rasant. On peut également supposer qu’ils pourraient offrir des fonctionnalités secondaires intéressantes, comme le fait de pouvoir détecter des véhicules terrestres, des navires, ou des êtres humains. Ils seraient potentiellement très complémentaires avec des satellites radar et d’observation optique.
Boeing Boeing avec sa grève de 100 jours dans le secteur militaire!
dans l’accord le salaire de base est passé de 75.000$ à 100.000$ RIEN que çÃ
incroyable, vous croyez que cela va diminuer les prix des matériels US?
« C’est un conflit social de très longue durée qui vient de prendre fin chez Boeing. Après quatre refus successifs, les quelque 3 200 salariés des usines de St. Louis, St. Charles et Mascoutah  »
Bon, le site de Seattle de construction des E7 wedgeTail ne semblait pas concerné
Bonjour
Rien sur les murs (ou bulles) de drones ?
Fuitage, ou pas, sur Business Insider, mercredi :
« Une entreprise occidentale »
Confirmé le jour même sur réseau :
« французькою компанією Atreyd. »
Et TF1 hier.
Une entreprise française peut en cacher d’autres, dont Alta Ares déjà traitée ici :
https://www.altaares.com/
Dont des drones « coup-de-boule »
Vite, vite, des RETEX.
C’est vraiment lamentable de voir le désengagement des USA malgré les milliards d’euros dépensés par les Européens chez les marchands d’armes des USA.
Il faut vraiment que les Européens prennent en main leur défense. Rappelons que la meilleure défense reste l’attaque
En Ukaine les ruSSes ont perdus au moins 2 A50 avec les équipages complet et au moins 2 hélicos équivalent avec les équipages.
Au Soudan un Il76 vient de se faire abattre à son altitude de croisière.
que ce soit un E3, un Erieye ou tout autre chose le fait est que perdre l’avion est une chose mais perdre un équipage complet de spécialistes c’est pire.
Or ce que nous montre les conflits actuels c’est que tous les vecteurs radars ou de guet avancé sont devenus des cibles prioritaires, les détruire en vol ou au sol est une priorité.
Pourtant ces missions sont essentiels c’est bien là tout le paradoxe.
Pour les USA vu la puissance et les capacités dont ils disposent les solutions de replis doivent déjà exister.
Pour des pays plus petits il va falloir être créatif.
A court terme on peut prendre un radar équivalent sur un autre porteur mais à long terme je pense que tout le monde travail sur autre chose, des systèmes plus distribués.
Avec les algorithmes de recherche profonde et les progrès des algos mal-nommés d’Intelligence Artificielle c’est tout un champ de la guerre EM qui s’ouvre.
Une solution serait de faire voler le radar sur un ou des porteurs sans équipages, de limiter les interventions humaines dans tous les processus de base du traitement et de transmettre les flux identifier critiques à des stations au sol.
De toute façon la guerre a changé, les Ukrainiens et les RuSSes ont malheureusement numérisé le champ de bataille et cela pour le pire.
Ça fait toujours sourire quand les néerlandais parlent d’industrie européenne alors qu’ils achètent en masse des F-35 et Patriot, missiles surface-air US sans même songer à sonder leurs alliés et industriels sur ces besoins.
On à eu le nez creux, de choisir le Global-eye pour remplacé nos Awacs
Le F-35 est finalement peut-être l’aéronef radar dispo le moins pire car furtif et auto-défendu ;))
Reste l’endurance très faible en comparaison des e-7.
Sinon, ils peuvent acheter des Iliouchines A-50.
En plus c’est ITAR free.