Le ministère des Armées a notifié le marché d’un satellite patrouilleur « Orbit Guard » à Infinite Orbits

Ce 12 novembre, alors que le président Macron doit donner les grandes lignes d’une « stratégie nationale spatiale » à l’occasion de l’inauguration, à Toulouse, des nouveaux locaux du Commandement de l’Espace [CdE], créé à la suite de la « stratégie spatiale de défense » publiée il y a six ans, la Direction générale de l’armement [DGA] a fait savoir qu’elle venait de notifier la commande d’un satellite patrouilleur de type « Orbit Guard » auprès de la PME toulousaine Infinite Orbits. Et cela, dans le cadre du programme PALADIN [Patrouilleur pour prépAration OpérationneLle de surveillance et d’INspection].
Permettant de lancer la réalisation de ce satellite patrouilleur et de commander sa mise en orbite, ce marché était attendu dans la mesure où la DGA avait déjà signé un accord-cadre avec Infinite Orbits en août dernier. Le montant de ce dernier s’élève, au maximum, à 50 millions d’euros.
« Faisant suite à la notification de l’accord cadre éponyme notifié le 8 août 2025, PALADIN permettra de fournir un service d’inspection et de surveillance de l’orbite géostationnaire et de préparation opérationnelle au Commandement de l’Espace de l’armée de l’Air et de l’Espace », a en effet précisé la DGA. En clair, il permettra à la Brigade aérienne des opérations spatiales [BAOS] de s’exercer à manœuvrer un tel engin placé sur une orbite géostationnaire.
En outre, le satellite PALADIN sera doté « des dernière innovations » portées par Infinite Space et bénéficiera aussi des « développements réalisés dans le cadre de projets du plan d’investissement France 2030, mené par le Centre National d’Études Spatiales [CNES].
« Grâce à la technologie avancée Rendez-Vous, les satellites Orbit Guard excellent dans les inspections rapprochées et les manœuvres autonomes, établissant ainsi une nouvelle norme en matière de protection de nos actifs orbitaux », explique Infinite Space.
« Grâce à cette société, nous disposerons d’une première capacité d’action dans l’espace, d’inspection et de signalement stratégique », avait expliqué Emmanuel Chiva, l’ex-Délégué général pour l’armement, lors de sa dernière audition à l’Assemblée nationale, en octobre.
Le satellite PALADIN fait partie de l’opération d’ensemble ARÉS [Action et résilience spatiale], laquelle s’appuie sur trois piliers : surveillance, action et C4 [Computerized Command, Control, Communications]. Il visera à « protéger les satellites militaires face aux menaces croissantes dans l’espace, à renforcer la surveillance spatiale et à préparer la conduite des futures opérations spatiales », précise la DGA.
Outre PALADIN, deux autres projets de même nature sont en cours de réalisation. Ainsi, confié à la PME Hemeria, YODA [Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile] consiste à mettre au point deux nanosatellites « patrouilleurs » pour assurer une « défense active » en orbite proche géostationnaire. Enfin, U-Space et MBDA ont été retenus pour réaliser la démonstration TOUTATIS [Test en Orbite d’Utilisation de Techniques d’Action contre les Tentatives d’Ingérences Spatiales], avec les satellites Splinter et Lisa1, placés en orbite basse.





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Sauf erreur, Laurent Lagneau vient de signer ici son 25 000e article sur Zone militaire. Vingt-cinq mille !
Félicitations et surtout un énorme merci à notre hôte pour ce travail incroyable fourni depuis plus de 18 ans pour nous informer de l’actualité militaire en France et à travers le monde.
Longue vie à Opex360.com et à son créateur !
… et rendez-vous aux alentours de juin 2029 pour fêter le 30 000e.
@ Ad augusta per angusta,
Merci ! « Pourvou qu’ça doure ! », comme disait la mère de Napoléon Bonaparte.
25 000 ? Chapeau l’artiste !
Longue vie au site Opex360 !
Bravo et merci.
Bravo 🙂 !
Félicitations et merci pour cet exceptionnel travaille d’information.
Quand on travaille à l’information, on fait un travail d’information.
Belle constance, qu’il fasse beau ou qu’il neige…
C’est énorme, bravo pour ce long travail et d’être aussi vigilant à la qualité de vos articles!
Merci et félicitations à M Lagneau pour la qualité des articles publiés sur le site.
Grande nouvelle en effet ! Bravo M. Lagneau !
Mais comment diable avez vous fait le compte des articles ?
Voir plus bas.
Bravo et merci.
ça dépend si l’on prend en compte le papier sur renouvellement des Berlingo de la brigade de gendarmerie de Mende comme un article à part entière…. sérieusement, vous avez fait comment pour connaître le chiffre ?
@ Czar,
Simple : il y a maintenant 2 501 pages recensant chacune 10 articles.
Pour être précis, il y a toujours 11 articles sur la première page et 10 articles sur toutes les suivantes, à l’exception de la dernière qui varie de 1 à 10.
Il fallait donc attendre que le compteur affiche 2500 pages et que la dernière page comporte 9 articles.
11 + (10 × 2498) + 9 = 25000.
Imparable !
Et maintenant il ne vous reste plus qu’à faire tourner une IA pour améliorer les tags des premières années.
En tout cas les moteurs de recherches se régalent et OPEX360 est souvent la première réponse pour un matériel militaire : compliments !
18 ans de labeur sept jours sur sept !
ah oui, effectivement… comme quoi ils s’étaient pas trompés à l’école, j’étais un vrai littéraire… en tous cas, bravo pour l’endurance, la permanence opérationnelle, tant jours maigres que jours de fête, du Savouâr kaki : « être et durer » comme disait l’autre.
Tssssss… article franchouillard !…
La Grande Allemagne possède depuis au moins 10 ans des satellites de ce type !
Bon, je ne sais pas leurs noms, leurs missions et leurs capacités me sont inconnues, mais je sais qu’ils sont supérieurs…
N’est-ce pas, jean-luc ?
France et Allemagne ont des satellites militaires , les deux ont accès aux informations des satellites de l’autre , dernièrement
l#ALLEMAGNE as lancé une constellation de 3 satellites militaires en remplacement de ceux de sar.lung donc 2 ont eu des problèmes , maintenant régler . est que les satellites allemand sont supérieur ou pas j’en sait rien , je connais pas les fonctions et technologie des nouveaux satellites français , on verras bien . La France et l’Allemagne ne sont pas des nunuches en matière spatiale
L’Allemagne A lancé.
DonT 2 ont eu.
Des problèmes, maintenant réglÉS.
Est-CE que.
Les satellites allemandS sont supérieurS.
JE N’en saiS rien.
JE NE connais pas les fonctions et technologieS.
On verrA bien.
Il me semble que la France est le seul pays européen à disposer de satellites patrouilleurs avancés, comme les CERES (écoute électromagnétique) et les CSO (observation optique), ce qui la place parmi les leaders en Europe pour ce type de capacité.
C’est exact concernant le programme CERES. Le programme CSO, qui fait partie du programme MUSIS, est une collaboration avec l’Italie pour le partage d’images. Côté français, il s’agit de la constellation CSO et côté italien, de la constellation Cosmo-Skymed.
Tout à fait.
Je me moquais gentiment de jean-luc. Il a répondu, mais n’a pas compris.
Paladi, Yoda et Toutatis constituent de premières marches, de nature encore expérimentales, dont la finalité est la sécurisation de nos « infrastructures » spatiales.
Il faut noter que ces satellites sont d’un coût très modestes et ne préjugent pas de la capacité financière de la France à financer des systèmes opérationnels
Pendant ce temps, l’Allemagne, en conséquence des moyens financiers hors de nos possibilités qu’elle s’apprête à mettre à la disposition de l’ESA, va prendre le contrôle de cette dernière.
Ceci intervient alors que le transfert en Allemagne de la technologie (cryogénique/réallumable) du 2eme étage (Vinci) d’Ariane 6 est maintenant effective.
Cet étage pourra valoriser un premier étage réutilisable allemand tel qu’envisagé par RFA Augsburg ou Isar Aerospace. La succession d’Ariane 6 est déjà en préparation outre-Rhin.
On peut dire que la France s’y prépare aussi (Maiaspace, …). A ceci près que la France n’a plus d’argent et que l’Allemagne déborde de ressources, lesquelles vont également alimenter un programme spatial militaire sans commune mesure avec ce qu’il nous est encore possible de faire.
Quand la classe politique, par opportunisme souvent personnel. par lâcheté et par bêtise choisit le renoncement à l’effort, les conséquences s’imposent immédiatement. Le domaine spatial est une première « victime collatérale «
Depuis au moins quarante ans, l’investissement français dans les lanceurs et les moyens d’essais progresse trop lentement au regard du rythme européen, tandis que l’Allemagne accroît fortement ses budgets civils et de défense et finance des infrastructures d’essais de premier plan. Le recentrage de l’intégration et des essais d’acceptation de Vinci à Lampoldshausen s’inscrit dans cette dynamique : ce n’est pas une « reprise à bas coût » d’une R&D française, mais le résultat d’engagements financiers et industriels substantiels outre-Rhin, dans le cadre du retour géographique de l’ESA. En clair, l’équilibre industriel se déplace parce que l’effort d’investissement n’est pas symétrique. Si la France souhaite conserver un rôle moteur, elle doit réenclencher un cycle d’investissements visibles, prévisibles et pluriannuels, tant sur les programmes que sur les moyens d’essais.
L’impact sur la filière spatiale française est concret : déplacement du centre de gravité des compétences, risque d’érosion du savoir-faire tacite, difficulté accrue à attirer et à retenir les talents, fragilisation de certains sites et de leurs écosystèmes de sous-traitants. À moyen terme, cela peut se traduire par une dépendance opérationnelle pour certaines phases critiques d’essais, un décrochage en cryogénie avancée et en réutilisation, et une perte d’influence dans les arbitrages futurs. Ce biais n’a malheureusement rien d’étonnant au vu des parcours de formation de nos élites politiques : les profils techniques et scientifiques restent minoritaires, quand le droit, la science politique et, de plus en plus, le management dominent. Par exemple, à l’Assemblée, plus d’un quart des élus ont étudié le droit, un peu plus de 20 % sont passés par Sciences Po et environ 5 % par l’ENA, tandis que le corps des ingénieurs et scientifiques demeurent une toute petite minorité ; côté gouvernement, 35 % des membres du cabinet Barnier 2024-2025 étaient issus d’écoles de commerce, ce qui illustre la faible présence d’une culture d’ingénierie au sommet de l’État. Ainsi, beaucoup d’élus viennent de formations juridiques, administratives ou de gestion ; peu ont une expérience de l’ingénierie, de la R&D expérimentale, des essais ou de l’industrialisation.
@zorgawa
Je partage votre point de vue.
Bien cordialement
« Depuis au moins quarante ans, l’investissement français dans les lanceurs et les moyens d’essais progresse trop lentement au regard du rythme européen » , pourquoi pas 50 pendant que vous y êtes ! vous savez vraiment quel pays européens investissaient dans le spatial de défense il y 30 ou 40 ans ? le retard qui est pris c’est surtout celui de l’ Europe par rapport aux deux grands blocs USA et Chine et bientôt Inde ,mais bon je pense que vous vouliez surtout placer le mot « zelite » !
@zorgawa
Judicieux. Je partage.
J’ajoute : Nos cycles de formation de nos futurs ingénieurs sont à revoir et malheureusement trop peu de “diplôme d’ingénieur de spécialisation“ (bac+ 6). Sans parler des quelques 10% qui quittent la France ; +23 % ces dix dernières années, soit environ 40 000 ingénieurs…
Lire : https://www.latribune.fr/article/economie/7609846581098/toujours-plus-de-jeunes-ingenieurs-quittent-la-france-pour-travailler-a-l-etranger
Les Allemands ne feront QUE l’assemblage des moteurs de Ariane 6. Je ne pense pas que nous leur avons expliqué comment faire les parties chaudes.
problême c’est á lampolhausen que les essais des moteurs d’Ariane 5 – 6 se font https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_propulsion_spatiale .pour le moteur vinci la chambre de combustion est fait par Airbus Allemagne ,pour le vulcain par atrium allemagne ,chambre á combustion =Partie chaude . la construction d’une fusée ne se fait pas en gardant des secret pour soit . pour le vulcain c’est safran et Ariane groupe , pour le Vinci Ariane groupe . mais ne t’inquiète pas le spatiale français est reconnus en Allemagne
@KL42,
Bonjour. Les parties chaudes… qui ont bouffé des milliards de $ pour le F-35… Le problème c’est que nous aussi nous avons des lacunes dans ce domaine et d’autres. Voir les accords de Safran avec l’américain General Electric (CFM International) pour élever nos niveaux de compétence. Voir aussi les activités internationales de l’ONERA, dont d’ailleurs un programme conjoint de recherche entre l’ONERA et le DLR (le centre aérospatial allemand). Voir encore les participations de Dassault Aviation avec Pratt & Whitney.
Soit les européens bossent ensemble, soit ils disparaissent, un peu comme ma chère Savoie, auquel il ne reste plus que la fondue et « Les Allobroges », joués immédiatement après » La Marseillaise ». Même Monaco, Andorre et St Barth’ ont fait mieux que nous! On avait une grande zone franche, envolée! Les régiments savoyards ne devaient pas être envoyés en 1ère ligne, le carnage de 14-18 nous a laissé de beaux et graves monuments funéraires. Paroles d’Etat, paroles de ruffian.
Peut être
Mais il semble probable, à l’instar de la numérisation ratée de la Heer, que l’Allemagne dépense bien plus de milliards que prévu pour simplement rattraper ses retards.
Une performance de rattrapage à la chinoise demande un investissement continu tous secteurs assez faramineux, pas sur que nos voisins aient vraiment une assise économique aussi solide qu’il ne le faudrait pour ca
@Thomas,
Les allemands sont de bons commerçants. Ils sauront négocier des accords pour rattraper leurs retards, sans aucune attention à la souveraineté industrielle… Seul le résultat compte !
Je vous crois bien volontier
Néanmoins, ils chercheront tout de même à concevoir certains éléments, au moins ceux qui leur semblent accessibles financièrement, et on les comprends bien.
De fait, cette manne d’argent déversée par tombereaux entraînera nécessairement gabegies et gaspillages, à des échelles assez conséquentes car ils partent de loin sur ces thématiques, la ou nos maigres moyens font de l’efficacité une nécessité.
Je vous rejoins cependant sur le fait que passé la manne divine, la rationalisation consécutive de leurs outils (industriels, intellectuels…) en feront de réels et dangereux concurrents, car je n’ai aucun doute sur le fait que demain, ils rétro-ingenieront à la coréenne les technos qu’ils acceptent aujourd’hui de simplement assembler.
Et je ferai de même à leur place.
en effet des milliards dépensés pour une radio numérique logicielle qui transmets avec un temps de retard de 3s!!
achtung le DRONE: paff
3s indique une technologie irrattrapable : 2 ou 3 Mds€ à jeter
@Yvon
Les allemands ont en effet prévu de mettre les bouchées doubles sur le segment du spatial militaire, en y affectant des moyens conséquents : pas moins de 35 milliards € annoncés d’ici à 2030… mais outre le fait qu’il faut se méfier des effets d’annonce (on l’a vu pour les « 100 milliards » soi-disant alloués à la défense…), il faut également voir que leur retard est abyssal en matière de spatial militaire, où les allemands partent de presque rien, et s’appuient à l’heure actuelle presque exclusivement (en dehors des 3 satellites radar SARah succédant aux SAR-Lupe) sur des coopérations ou des accords européens et mondiaux.
D’un coût très modeste.
Nous allons donc bientôt mettre en service notre propre « satellite butineur », chargé d’établir un état des lieux de l’orbite géostationnaire, et surtout d’aller inspecter de très près les satellites de nos principaux adversaires stratégiques, pour ramener de belles photos souvenir et caractériser leurs principales émissions. On pourra donc enfin rendre la pareille, notamment aux russes. Il était temps. Et tout ça pour la somme modique de 50 millions d’euros le programme : cela mériterait, à mon sens de développer une petite série de satellites identiques.
Il est réjouissant de voir qu’on se dote enfin de projets concrets d’action dans l’espace. Vivement la suite du projet PALADIN, du projet YODA (satellites « gardes du corps »), et du projet TOUTATIS. On pourrait également évoquer le projet d’avion spatial VORTEX porté par Dassault, qui constitue un vecteur évident pour l’action dans l’espace.
oui le moteur Vinci est développer á lamposhausen á 25 km de chez moi en Allemagne ,dans une usine ultramoderne. https://www.dlr.de/de/aktuelles/nachrichten/2025/endmontage-von-ariane-oberstufentriebwerk-vinci-kuenftig-in-lampoldshausen .
quand aux allemands eux préparent toujours l’avenir , concevoir est une spécialité, ceux qui ont conçus Vinci peuvent faire un nouveau projet de moteur en Allemagne , Ariane 6 est au point donc les allemands passe á Ariane 7 .L’Allemagne va lancer 40 satellites militaires de defence passive et active et prévoit investir 35 milliards d’euros , une usine est en reconversion á Neuss .Ariane groupe as récupérer une usine audi pour faire des satellite á noter Heilbronn accueille un grand centre d’IA plusieur milliers de chercheurs vont venir et venant du monde entier ,il est en construction .https://ip.ai/
« Quant aux allemands eux préparent toujours l’avenir » Vous savez Jean Luc plus vous écrivez des énormités moins vous êtes crédible et donc lu.
tu croit que Ariane groupe reste á rien faire , la concurrence est lá , notablement pour des petits lanceur . je pense aussi qu’en France c’est pareille ,je parle de lampolshausern car je connais ce centre ,C#est un centre d’essai pour moteur ,y compris sous vide d#air (espace) , on y fait aussi des éléments de satellites , qui serons bientôt assemblé á Heilbronn dans une usine ultra-moderne . il faut pas oublier qu’Ariane groupe c’est européen avec une gouvernance européenne https://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_spatiale_europ%C3%A9enne .il y as déjas un successeur , d#ailleur la France aussi y participe
Ma remarque portait sur l’extrait que j’ai cité à savoir : » Quant aux allemands eux préparent toujours l’avenir »
Qui est évidemment lunaire et cet absolutisme ne vous sert pas.
Non, le Vinci pas développé à Lamposhausen…
Juste l’assemblage final des composants du moteur.
excuse moi , le vinci as été développer á Vernon ,et maintenant assemblé á Lampolshausern .La chambre de combustion est allemande 7 autre pays ont participer á la conception de ce moteur
@Johann Lukas
Parle nous donc du moteur « Prometheus », qui est vraiment l’avenir d’Ariane, plutôt que nous servir tes salades teutonnes habituelles !
Je t’excuse.
Dans ma grande mansuétude.
Ariane 7 ,rien que ça ,impressionnant !
nom code Ariane next https://fr.wikipedia.org/wiki/Ariane_Next .
@Johann Lukas
Yep, Ariane Next … avec moteur Prometheus … conçu à Vernon 😉
Si les allemands semblent vouloir faire un important et louable effort [ils annoncent effectivement un programme militaire spatial de 35 Md€ jusqu’en 2030], les réalisations spatiales françaises s’enchainent avec une certaine fierté, mais (financièrement) saurons-nous tenir le rythme et la distance ?
Le spatial est l’avenir de nos forces armées. SCAF, Tempest, X-2 Shinshin japonais, F-47 et suivants, Baidi chinois, SU-57 ou PAK DP russe, tous ces vecteurs aériens des futures générations d’avions de combat seront dans un avenir proche à la merci du spatial, détection-destruction ! Idem pour les missiles dans un avenir plus lointain. L’Allemagne l’a bien compris, nous aussi, d’où la crucialité de ne pas nous endormir et d’engager prioritairement tous les crédits nécessaires à assurer NOTRE sécurité de demain, NOTRE dissuasion.
J’ai listé les projets/programmes français ou en participation en relation avec le “spatial“, en cours ou prévus…, c’est impressionnant !
Ce 12 novembre, Emmanuel Macron annonce que l’Etat consacrera 16 Md€ dans le spatial d’ici 2030 (Donc moins de la moitié des 35 Md€ allemands). Vu qu’un programme spatial se développe sur au moins une décennie, vu la compétence de nos ingénieurs, on a un peu d’avance, mais…
[Et pour info, le budget annuel 2024 de l’US Space Force (USSF) a été chiffré à hauteur de 28,88 Md$]
PROJETS/PROGRAMMES FRANÇAIS (C’est long ! Alors n’hésitez pas à passer au post suivant…) :
> CERES (CapacitÉ de Renseignement Électromagnétique Spatiale, opérationnel, 3 satellites de renseignement électromagnétique, détection et localisation des signaux émis par tous les systèmes radio et radar, CNES / Airbus DS / Thales, seront remplacés par les satellites du programme CELESTE),
> OMEGA (Opération de Modernisation des Equipements GNSS des Armées, résistance aux interférences et au brouillage pour utiliser les signaux GPS et GALILEO, opérationnel, Thales Alenia Space),
> GRAVES (Grand Réseau Adapté à la VEille Spatiale, détecte les objets en orbite basse / 3 radars SATAM opérationnels, remplacé en 2030 par le radar AURORE, plus grand radar EU de surveillance permanente et suivi jusqu’à 2 000 km des objets spatiaux de manière simultanée, Thales),
> Nostradamus (Radar transhorizon opérationnel d’une portée de 3 000 km, ONERA, intégré au réseau d’alerte avancée Très Haute Altitude [THA] du CDE, en cours de modernisation),
> CSO-MUSIS (Composante Spatiale Optique, opérationnel, 3 satellites CSO, Airbus DS + Thales, partenariat avec l’imagerie satellitaire allemande, Partenaires : France, Allemagne, Suède, Belgique, Italie, Espagne, Suisse, Pologne, Grèce, seront remplacés par 2 satellites du programme IRIS),
SYRACUSE IV (SYstème de RAdioCommunication Utilisant un SatellitE, opérationnel, 2 satellites permettant d’assurer l’ensemble des communications militaires, système complété par le satellite Athena-Fidus du programme “Comcept“ (besoins complémentaires en communications d’élongation de projection et de théâtre) ainsi que des satellites commerciaux par le système “Telcomarsat“ qui équipe les bâtiments de la Marine nationale, une nouvelle génération Syracuse est en cours pour 2030, Airbus DS + Thales),
> Nexus (Neo-Espace pour de multiples Usages Sécurisés, notifié Eutelsat, nanosatellites destinés à compléter les satellites Syracuse en orbite géostationnaire par une constellation en orbite basse),
> Rivesalt (Reconnaissance et Identification pour la Vigilance de l’Environnement Spatial A Toutes Les alTitudes, notifié Aldoria, surveillance de l’espace au profit du CDE),
> Hyp4u (2026, notifié Sophia Engineering, constellation de 4 NanoSats, imagerie hyperspectrale, Surveillance des frontières, Alerte feux de forêt, Détection de la pollution, Décamouflage),
> Cobraa (en cours, traitement IA des images “satellite“, proto ProtoMéthée de la start-up Prométhée, résolution 1,5 m),
> Flore (Flight Demonstration of RoEm, microsatellite, partenariat U-space et Unseenlabs, écoutes électromagnétiques),
> Repttil (projet de connexion inter-satellitaire),
> Keraunos (en cours, Unseenlabs et Cailabs, communication optique sol/orbite, 1ère mondiale),
> Teleo (en cours, Airbus Defence & Space / ONERA, communication sol/orbite par laser, 1ère mondiale),
> M3sfa (en cours, antenne satellite tactique compacte, start-up Greenerwave),
> K-Trace-Kinéis (en cours, amélioration de la géolocalisation),
> Mil-IOT-Kinéis (systèmes de communications autonomes),
> Target One (Partenarait Geoflex, amélioration des capacités de précision de coordonnées de cibles),
> Toutatis (notifié, bientôt lancé, actions en orbite basse au profit du CDE),
> Salazar-Interceptor (Société Dark, intercepteur spatial, ABANDON faute de financement…)
> Bloomlase (Confidentiel = test d’aveuglement et de neutralisation d’un satellite par laser depuis le sol),
> Flamhe (Confidentiel = test neutralisation d’un satellite par un autre satellite au moyen d’un laser militarisé),
> Delf.SSA (en voie de développement, surveillance du trafic orbital, en partenariat avec ArianeGroup),
> Dephys ((DÉmonstrateur de Propulseur HYbride Spatial, micro-lanceur de la start-up HyPrSpace, sera utilisé sur le lanceur orbital « Baguette 1 (OB-1) » afin de mettre en orbite des petits satellites au profit du CDE),
> Paladin (notifié, satellite patrouilleur dit « Orbit Guard », infinite Orbits/CNES, surveillance de l’orbite géostationnaire pour le CDE),
> Yoda (Yeux en Orbite pour un Démonstrateur Agile, 2 satellites patrouilleurs transportés par le véhicule de transfert SpaceVan d’Exo, programme expérimental du système EGIDE [Engin Géodérivant d’Intervention et de DécouragEment], censé être opérationnel à l’horizon 2030).
> Espadon (Recherche de financement, ONERA, conception d’un aéronef hypersonique militaire),
> Superman (en cours, ONERA, manœuvrabilité des futurs concepts d’aéronefs de combat),
> MSCS (Centre d’entrainement collaboratif aux opérations spatiales du CDE, Centre Spatial de Toulouse, opérationnel 2025),
> VORTEX (Véhicule Orbital Réutilisable de Transport et d’Exploration, Dassault / CNES, en attente de financement, prochaine LPM ?)
> Lisa 1 (ESA, CNES, NASA, laboratoire orbital de surveillance de l’espace en orbite basse, détection des ondes gravitationnelles),
> ESA-DLR LUNA (Projet ESA avec le centre aérospatial allemand DLR, pour un terrain d’entraînement pour les astronautes et un centre d’essai pour de nouvelles technologies, objectif lune ?),
> IRIS² (Infrastructure de résilience, d’interconnectivité et de sécurité par satellite, CNES / UE, projet 2030, validé mars 2023, constellation de 282 satellites multi-orbitaux interconnectés par transmission laser à haut débit, connectivité sécurisée des forces armées EU + service commercial, 3 partenaires “SpaceRISE“ : Eutelsat / SES / Hispasat, réticences de Berlin qui semble vouloir faire bande à part…, centres de contrôle sélectionnés : France/Toulouse, Italie/Fucino, Luxembourg/Bettembourg).
OUF !
@Roland Desparte
Je partage votre avis selon lequel le spatial est l’avenir de nos armées. Il n’est toutefois pas le seul : le cyberspace, la protection des milieux sous marins, la Très Haute Altitude, …. La liste n’est pas exhaustive. Sans oublier le quantique qui approche à grand pas et va bouleverser les puissances de calculs et les moyens de détection dans tous les milieux .
Mais il se trouve aussi des matériels qui ont une Histoire mais sûrement pas un Avenir : les chars lourds, les portes avions ( surtout à temps partiels), …
Si l’on veut être présent sur les domaines d’avenir et, compte tenu de nos moyens financiers, il faut impérativement sabrer dans les programmes de l’ancien temps.
Bien cordialement