M. Chiva quitte la Direction générale de l’armement en catimini

Chargé d’équiper les forces armées françaises, de gérer, à ce titre, entre 10 et 20 milliards d’euros de crédits budgétaires par an, de préparer l’avenir, de garantir le maintien des savoir-faire industriels, de promouvoir les exportations d’armement et d’assurer les approvisionnements stratégiques, le poste de Délégué général pour l’armement est un rouage essentiel du ministère des Armées. Or, c’est par une indiscrétion relayée par La Tribune et Challenges, la semaine dernière, que l’on a appris que son actuel titulaire, Emmanuel Chiva, allait quitter ses fonctions, sans que l’on en connaisse exactement la raison.
Cette information a été confirmée lors du Conseil des ministres du 10 novembre, avec l’annonce de la nomination du conseiller d’État Patrick Pailloux à la tête de la Direction générale de l’armement [DGA], à compter du 17 novembre prochain. Le décret confirmant cette décision a été publié dans le Journal officiel de ce jour.
Pour rappel, M. Chiva avait été nommé Délégué général pour l’armement en juillet 2022 alors que, contrairement à ses prédécesseurs [à l’exception de Jean-Laurens Delpech, dans les années 1970], il n’était pas ingénieur de l’armement.
Passé par l’École normale supérieure [ENS], docteur en biomathématiques, auditeur de la 49e Session Nationale Armement & économie de défense de l’Institut des Hautes Études de la Défense nationale [IHEDN], entrepreneur, M. Chiva avait porté l’Agence de l’innovation de défense [AID] sur les fonts baptismaux avant de prendre les rênes de la DGA, à un moment charnière, étant donné qu’une nouvelle Loi de programmation militaire [LPM] était en gestation et qu’il fallait assurer la transition de la Base industrielle et technologique de défense [BITD] vers « l’économie de guerre ».
À la tête de la DGA, M. Chiva a dû gérer les programmes menés en coopération avec l’Allemagne, comme le Système de combat aérien du futur [SCAF], le Système principal de combat terrestre [MGCS] ou encore l’EuroDrone. Programmes qui sont tout… sauf simples, au regard des tensions entre les industriels impliqués et des enjeux politiques.
Par ailleurs, et conformément aux instructions données par Sébastien Lecornu, qui aura été son ministre de tutelle pendant trois ans avant de devenir Premier ministre, M. Chiva a lancé une ambitieuse réforme de la DGA [tout en veillant à lui redonner toute sa militarité], en mettant l’accent sur la simplification, l’innovation, les ressources humaines [avec la modernisation des corps d’ingénieurs de l’armement ainsi que sur la résilience industrielle [avec les créations de la Direction de l’industrie de défense pour soutenir la BITD et du service « Sécurité économique » ].
Évidemment, on ne réforme pas une maison comme la DGA en un claquement de doigts… ni sans susciter quelques résistances. Est-ce la raison du départ de M. Chiva ? Une autre a été avancée : la nouvelle ministre des Armées, Catherine Vautrin, aurait souhaité placer un « proche de confiance » à la tête de la DGA pour préparer l’actualisation de la LPM 2024-30. Actualisation hypothétique pour le moment puisqu’on ignore si la loi de finances 2026 sera adoptée par le Parlement.
Quoi qu’il en soit, et contrairement aux usages, le remplacement de M. Chiva par M. Pailloux n’a fait, pour le moment, l’objet d’aucun commentaire officiel de la part du ministère des Armées, que ce soit via un communiqué ou via les réseaux sociaux. Et la ministre n’en a pas dit un mot non plus.
Sur LinkedIn, M. Chiva a commenté son départ. « Ensemble, nous avons mené des projets d’ampleur couronnés de succès : la transformation de la DGA, l’application rigoureuse de la LPM 24-30, l’accélération des commandes et des livraisons, l’innovation de défense, notre attractivité et la fidélisation de nos agents. […] Je quitte mes fonctions, fier du chemin parcouru, confiant dans l’avenir et convaincu que notre institution continuera de servir la défense et la souveraineté de la France avec le même professionnalisme, la même passion et la même détermination », a-t-il écrit.
Le remplacement de M. Chiva à la tête de la DGA intervient au moment où le sort du SCAF reste incertain [du moins, pour ce qui concerne l’avion de combat de nouvelle génération] et où les contrats du MGCS doivent être notifiés aux industriels.
Jusqu’alors directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense, Patrick Pailloux est, comme deux ex-DGA [Jean-Yves Helmer et Jean Blancard], passé par Polytechnique avant de devenir ingénieur général des mines. Après avoir travaillé au sein de France Telecom, il a assuré les fonctions de chef de département dans le domaine des systèmes d’information et de télécommunication au sein du ministère des Armées entre 1995 et 2003. Conseiller auprès du Secrétaire générale de la Défense nationale [SGDSN] par la suite, il a dirigé l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information [ANSSI] dès sa création, en 2009, puis la Direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE] jusqu’en 2022.





Emmanuel Chiva restait le seul élément de stabilité vis à vis des « clients » étrangers de matériels militaires français. Le remplacer abruptement par une proche de la Ministre, elle même peu assurée de sa pérennité à son poste, est un message d’incertitude envoyé à nos partenaires. Et toute incertitude est dommageable en matière de contrats d’armements.
Proche de la Ministre ? Vous êtes bien sûr… car elle est une pure politicienne depuis 25 ans, alors que lui est haut fonctionnaire, et il quitte son poste de Dir Cab quand elle arrive ! J’imaginais plutôt un changement de poste déjà prévu par l’ancien MinArm devenu PM.
J’espère que la nomination du nouveau Dir Cab ne sera pas décevante en ces temps troubles et troublés…
Vu de loin par quelqu’un peu au fait de ces arcanes, remplacer un directeur de 56 ans par quelqu’un de 59 ans ne paraît pas optimal, mais la ministre est plus âgée encore, et novice en matière militaire.
En remontant dans le temps je lis la fiche bio d’un ancien Dir Cab, qui avait été je pense choisi comme spécialiste des relations franco-allemandes… horreur !
Mais Mme Vautrien est une excellente gestionnaire, elle saura dire où des économies peuvent être faites dans la variable d’ajustement de Bercy. Silence dans les rangs de la Grande Muette….. un petit effort pour la France
excellente gestionnaire ? qu’a-t-elle fait de remarquable dans ses précédentes fonctions?spécialisée dans le domaine social, aucune appétence signalée dans le domaine militaire, technologique ou industriel…on marche sur la tête.
Il semblerait que vous soyez passé à côté de l’ironie pourtant coutumière de rainbowknight.
Elle a déjà frappé,
confondant frégate et porte avion,
elle coule les ambitions e la Marine !
Espérons que nos soldats ne reçoivent pas des couches culottes à la place de gilet par-balle !
ça pue cette histoire. on sent les rivalités déplacées et le pantouflage pour petit copain.
on est à 1 an et demi des élections… donc on place la DGA et les armées dans l’instabilité par convenance personnelle ?
triste France.
Cela serait pas mal de ne pas nous casser les noix avec vos élections. Allez faire de la politique au bistrot ou sur twitter.
Il n y a aucun signe de départ contraint.
Le Mr est agé, il a de toute évidence profité de la vie (et il a bien raison) . La raison de santé est la premiere hypothese.
Et en l absence de plus d info, je ne vois pas de raison positive de commenter la chose.
Le monsieur est âgé c’est la raison pour laquelle on place plus vieux que lui ? Une affaire de boomer….ou d’échéance électorale
son successeur n a pas la même ligne, ni le visage marqué par une vie arrosée.
Cela aide sans aucun doute a garder une meilleure santée.
Ces critiques sur le physiques me semblent déplorables. Sa mission n’était pas de ramper dans des tranchées.
Pour le reste, il est difficile de ne pas voir un signe de départ contraint: un article du monde qui parle de blocage, un autre dans Challenge qui évoque une mauvaise manière faite à M. Chiva…
Enfin, M Chiva a pendant 3 ans dirigé la DGA, à une période particulièrement chargée avec un contexte international plus tendu que depuis longtemps, et des programmes d’armements majeurs à mettre en place qui suscitent aussi des tensions très fortes. On peut aussi noter que si la durée typique dans le poste est plus longue, dans les années 80 c’était aussi souvent 3 ou 4 ans, et les 9 ans de M. Collet-Billon sont absolument exceptionnels
Une meilleure santé.
Cela aide à garder.
@précision
La question n’est pas de savoir s’il a la capacité à réaliser un parcours du combattant, mais si son aspect physique ne pourrait pas donner une piste concernant la raison de son départ inattendu.
À cet égard il n’y a rien de déplorable à constater le très important surpoids de M. Chiva et à se demander s’il n’y aurait pas derrière son départ une raison de santé liée à ce constat.
Cela est moins malsain que de vouloir à toute force y voir des raisons politiques alambiquées.
j’ai 58 ans et je t’emerde … 🙂
56 ans, âgé ? Laissez moi rire.
En poste depuis juillet 2022 à la DGA… donc désolé mais à part un coup de pied de l’âne je ne vois pas pourquoi il serait parti de son propre chef surtout que ce départ semble précipité…
Même avis. Et si en règle générale il me semble pertinent de faire confiance à la jeunesse, je suis plutôt heureux qu’on ne confie pas chez nous des postes administratifs de ce niveau à une équipe de jeunes à peine majeurs sans grande expérience et travaillant pour certains sous substances…
Le M. est âgé.
L’abréviation de monsieur est M. ; « Mr » est celle de « Mister ».
Vous n’en savez rien.
Le DGA peut tout aussi bien avoir été amené à quitter son poste pour raison de santé, ce qui, compte tenu de son physique, n’aurait rien d’étonnant.
Inspiré par le Secrétaire à la Guerre ? Un discours aux généraux et amiraux un peu trop ventripotents …..
Le Président du Sénat appréciera …
« Putain on avait dit pas les gros… »
Qui est gros ?
https://pbs.twimg.com/media/CaxXHSVW8AAkD2H.jpg
Triste France en effet avec des commentateurs comme vous qui se livrent sans retenue à des procès d’intention.
là encore s’il a été poussé vers la sortie c’est quand même dommage surtout en ce moment et avec l’accélération des programmes militaires.
Où est la stabilité là dedans ?
On va encore mettre un homme qui n’y connaît que dalle comme la nouvelle ministre des armées.
Comme si on pouvait pas trouver un homme ou une femme qui travaille dans la dga depuis des années et rodée.
C’est bien là tout le paradoxe français.
En espérant que ces nouveaux promus ne torpillent pas les intérêts français au détriment de mauvaises collaborations qui sur le long terme finiront par detricoter le savoir faire et la souveraineté pleine et entière de nos forces armées.
Pour quelqu’un qui selon vous « n’y connaît que dalle », il a pourtant, comme le précise l’article, un parcours au sein des institutions de la Défense qui tient plutôt bien la route :
« il a assuré les fonctions de chef de département dans le domaine des systèmes d’information et de télécommunication au sein du ministère des Armées entre 1995 et 2003. Conseiller auprès du Secrétaire générale de la Défense nationale [SGDSN] par la suite, il a dirigé l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information [ANSSI] dès sa création, en 2009, puis la Direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure [DGSE] jusqu’en 2022. »
Un profil de communiquant ? Il est vrai que la communication ça manque en ces temps d’accalmie, tout va bien comme dirait un ancien sinistre des Finances….
C’est le profil de quelqu’un qu’on a employé à organiser ou réorganiser des services régaliens quand le status quo n’était plus tenable (l’informatique, le cyber, la refonte de notre espionnage au cours de la guerre contre le terrorisme). Sa nomination pour piloter la DGA au moment où le politique souhaite le passage dans une économie de guerre est totalement cohérente. Ce n’est pas un spécialiste de l’armement mais quelqu’un qui a passé sa carrière au chevet d’administrations désorientées par les changements.
Normal qu’il soit viré..
Non, pardon, qu’il quitte la DGA, je le trouvais trop compétent, sûrement son profil d’entrepreneur Mathématicien, normalien, spécialiste en IA et biomimetisme..
Son remplaçant à un profil qui correspond bien mieux à l’air du temps, c’est un très haut fonctionnaire lambda qui virevolte de poste en poste.
Depuis 20 mois on assiste à une valse de nominations, la tendance va fortement accélérer, élection oblige, il faut verrouillé l’état profond avant l’arrivée du prochain locataire du Palais..
J’émets une hypothèse à son éviction: M.Chiva diplômé de l’ENS dirigeait la DGA, la plus forte concentration d’ingénieurs de l’X du pays, connaissant le corporatisme et l’égo surdimensionné de ce corps, il devait être insupportable pour eux d’être dirigé par quelqu’un de l’ENS et il est remplacé par un X.
Ce corporatisme va vous paraitre quelque peu dépassé mais détrompez vous il est bien vivace, j’ai pu l’observer au sein d’une de nos grande entreprises de la BITD, Thales pour ne pas la nommer, ou les X-mines et X-telecoms se faisaient la guerre en permanence pour les bons postes de direction.
Perso je l’aimais bien M.Chiva, je trouve qu’il a apporté de la nouveauté, de la rupture et l’ambition à la DGA, pour s’en persuader il suffit de voir comment il a fait monter Turgis & Gaillard ou son programme de prospective, la Red team…Bref quelqu’un de très compétent.
En terme de niveau l’ENS Sciences c’est encore plus sélectif que l’X, la plupart des Nobels français des 30 dernières années en sont issus
Ça n’a rien à voir avec la choucroute. C’est une histoire de chapelle et chacun défend la sienne.
Les X forment le bataillon des dirigeants des grosses entreprises et c’est chasse-gardée (fut un temps, il se battait contre les Centraliens, avant que le niveau de Centrale ne s’écroule… Pour info, il n’y a plus d’X à France Télécom, que ces Centraliens, ce qui explique aussi pourquoi Orange en est là ).
L’ENS n’a jamais été un vivier pour les entreprises. Ce sont au mieux des chercheurs et à l’origine, simplement des profs de prépa.
Maintenant, selon mon expérience perso, il vaut mieux laisser un X faire de la technique que du management. Ils sont en général assez balèzes et c’est dommage de gâcher des talents pour faire de la bidouille managériale.
Le seul truc où ils sont en général tous mauvais, c’est pour faire des soldats 🙂
« Le seul truc où ils sont en général tous mauvais, c’est pour faire des soldats », si on prend les élèves en général, peut-être, ce n’est plus l’esprit, et contrairement à d’autres écoles dont l’objectif premier n’est pas de former les officiers des forces armées. Par contre à certaines époques: Nivelle, Joffre, Foch, Maunoury, Fayolle…
Chaque année, un X part dans l’armée (autre qu’à la DGA) et en général, il fait une brillante carrière (non pas parce qu’il est systématiquement devant au tableau d’avancement, mais tout simplement parce qu’il est bon).
Le recrutement de l’X est quand même le haut du panier des prépas de France… Ce sont tous des gens très intelligents (et c’est pourquoi c’est dommage de les sortir de leur domaine de compétence pour en faire des manageurs.)
Après, c’est comme partout : il y a humainement un pourcentage de cons et d’arrivistes à l’intérieur. Mais en général, quand on est un arriviste et X à la fois, on ne choisit par l’armée comme carrière 🙂
Discutable. D’abord la première chose c’est qu’il n’y a pas une ENS mais plusieurs (avec certes un objectif globalement semblable pour la formation et un bon niveau dans tous les cas). M.Chiva est ancien élève de l’ENS Lyon (bizarrement sa page wikipedia indique Fontenay-Saint Cloud, ce qui semble incohérent car il a bien été reçu sur le concours Sciences).
La différence de sélectivité entre ENS Lyon et X est discutable, c’est du même ordre à ce niveau.
 » la plupart des Nobels » peut-être en effet je n’ai pas eu le courage de vérifier sur 30 ans, mais sur les 10 dernières années on est à à peu près la moitié. C’est déjà bien. En revanche ce ne serait pas un critère pour comparer le niveau ) l’entrée (si tant est que cela ait un sens) car l’X est une école d’ingénieur et à ce titre, sans négliger la formation à la recherche, elle n’a pas tout à fait la même orientation vers la recherche que les ENS.
En prenant les 10 dernières années vous avez un biais assez fort dans votre conclusion ; je crois qu’au global il n’y a que 3 prix Nobel scientifiques issus de l’X : Becquerel au début du 20° siècle en Physique bien sûr et deux d’Economie : en 1988 Allais, et 2014 Tirole. Mourou est professeur à l’X donc l’Ecole le rajoute dans son « tableau d’honneur » . 3 ou 4 sur 35 si l’on compte Physique Chimie et Économie, Médecine exclue. C’est la portion congrue…
Attention je n’ai jamais sous entendu que l’autre moitié serait issue de l’X, pas du tout (plutôt répartis sur les universités et les écoles) et je ne tirais pas vraiment de conclusion si ce n’est que la remarque sur la sélectivité était discutable.
En effet j’ai aussi le chiffre de 3 sur le site de l’X et encore, si on veut pinailler sur le titre l’économie c’est le prix de la banque de Suède en mémoire de Nobel, pas le Nobel. J’ai trouvé des sites (en particulier une page wikipedia de qualité douteuse) qui ajoute Mourou, mais cela me semble absurde car si on compte les enseignants je ne vois pas pourquoi la liste ignorerait Aspect et bien d’autres. Portion congrue si on veut mais déjà pas mal vu les missions et débouchés principaux.
Accessoirement si on cherche les Nobels anciens élèves de l’ENS Saint Cloud/Lyon sur les 20-30 dernières années, c’est 1 seul je crois (L’Huillier) , ce qui là encore est déjà pas mal vu la taille des promos et les débouchés divers.
« Accessoirement si on cherche les Nobels anciens élèves de l’ENS Saint Cloud/Lyon sur les 20-30 dernières années, c’est 1 seul je crois (L’Huillier) , ce qui là encore est déjà pas mal vu la taille des promos et les débouchés divers. »
Une promo « science » à l’ENS, c’est une dizaine de pax. La recherche pour les X est réservée à la botte. C’est kif.
Techniquement parlant, il y a même moins d’X qui font de la recherche que de normaliens.
Je confirme vos observations 🙂 bien que je ne pense pas cela soit le cas ici, c’est plus un ministre qui met en place son équipe rapprochée. Reconnaissons au nouveau DGA, qu’il n’est pas un ignorant du sujet du fait de ses précédents postes.
Je trouve également dommage cette manie de détruire tout élément de stabilité à chaque remaniement, fondamentalement je trouve que le trio Lecornu/Chiva/Bukhard fonctionnait plutôt pas mal avec un vrai intérêt pour la défense (ou alors ils font tous très bien semblant). L’énorme intérêt de Chiva est qu’il n’était pas là pour le salaire et sans attache politique, ce qui faisait de lui, un peu, un ovni (outre le fait que je le trouve très limpide dans sa communication). Il était bien vu des militaires (enfin en tout cas ceux que j’ai pu croiser du fait de sa capacité à rester concentré sur le besoin opérationnel tout en ayant une vrai appétance pour l’innovation à la fois fondamentale et de terrain) et par les industriels (maîtrise technique et légitimité de par son passé entrepreunarial).
Nous verrons bien.
Insupportable pour eux d’être dirigés.
Je confirme. De manière générale, les polytechniciens sont ambitieux, carriéristes, parce que EP et ENA sont des écoles des chefs. En contraste, on entre à l’ENS par passion pour la science et l’enseignement, rarement par envie de devenir chef.
Les écoles d’ingénieurs forment des cadres. C’est leur rôle. L’X forme des cadres ayant généralement d’excellentes aptitudes académiques à l’entrée, et par la suite de très bonnes compétences scientifiques. Il est heureux que les anciens élèves aient l’ambition à la hauteur de leurs capacités, tant que cette ambition est bien employée et non un but. La devise de l’école les y invite: « Pour la Patrie, les Sciences et la Gloire ». La plupart des X que j’ai croisé (et j’en ai croisé un certain nombre) étaient des personnes agréables et dont l’ambition ne s’exprimait pas dans le mauvais sens, que ce soit à l’école ou après.
L’esprit de corps dépend sans doute beaucoup du milieu professionnel, et pour les X-DGA ou les ENA-DGA je n’en connais pas suffisamment pour avoir un avis sur le commentaire de Bloodasp.
En revanche dans leur immense majorité les X en général que je connais n’auraient pas de problème à accepter un supérieur ENS ou autre. Je dirais même qu’après 25 ans de carrière il faudrait être un peu stupide pour
juger une personne sur la base de sa formation (la formation peut rester un critère déterminant à une première embauche pour les grilles de salaires, etc., mais c’est une autre question. Là on parle de postes à haute responsabilité pour des personnes qui ont déjà une longue carrière derrière eux).
Il n’y a pas que la science dans les ENS, mais oui son but n’est pas de former des ingénieurs ou même explicitement des cadres. Néanmoins il est assez naturel même dans les carrières de normalien (a fortiori ceux qui choisissent une carrière dans l’industrie) d’évoluer vers des responsabilités, et on n’arrive pas aux responsabilités qu’a eu M Chiva si l’on n’a pas le goût de ces responsabilités, c’est-à -dire l’envie de devenir chef.
Pour l’ENS de Lyon, il semble que l’objectif de former des cadres a été formalisé. Le plus étonnant pour les générations anciennes est d’ailleurs de constater que les élèves des ENS se détournent aujourd’hui de l’agrégation pour plus d’un tiers d’entre eux…
« il faudrait être un peu stupide pour juger une personne sur la base de sa formation (la formation peut rester un critère déterminant à une première embauche pour les grilles de salaires, etc., mais c’est une autre question. Là on parle de postes à haute responsabilité pour des personnes qui ont déjà une longue carrière derrière eux). »
Malheureusement, il s’agit d’un mal profond français. Toute la carrière d’un gars est à peu près tracée dès la fin de sa carrière académique. Dit autrement, plus votre école est cotée et meilleure sera votre carrière.
Me rappelle un trou du cul de commercial qui m’avait demandé de présenter rapidement mes 20 ans de carrière et ce que je savais faire. J’avais volontaire omis mes études et mon diplôme. Ça n’a pas raté : le seul truc qu’il m’a posé comme question était la nature de mon diplôme.
Le gars qui sort du néant est l'(heureuse) exception, pas la règle. Et en ce sens, les États-Unis nous sont infiniment supérieurs. Mais à leur décharge, c’est du pragmatisme, étant donné qu’ils ne savent pas former de bons scientifiques.
je connais pas ce monsieur , il est peut être pousser á la porte ,pour mettre un copain a sa place ,victime collatéral du SCAF ???
La France as toujours la sale habitude de changer de cheval au milieu du gué
Je NE connais pas.
Il est peut-être poussÉ.
À la porte.
À sa place.
Victime collatéralE.
La France A.
Après le changement à la tête du ministère des armées voici un changement supplémentaire qui, me semble-t-il, ne s’imposait pas compte tenu de l’actualité européenne et des choix importants qui en découlent .
@PHILIPPE
le changement concomitant de MinDef et de DGA est en effet assez regrettable, sur le fond comme sur la forme.
Pour le moment, la nouvelle MinDef se fait discrète. Elle n’a pas particulièrement brillé lors de ses interventions publiques. Ses compétences ne sont sans doute pas en cause (elle a probablement une tête bien faite, au vu de sa carrière) mais son manque de connaissance de la chose militaire ne rassure pas du tout, dans le contexte actuel. A supposer qu’il ait vraiment fallu se séparer d’Emmanuel Chiva, pour de bonnes ou de moins bonnes raisons, choisir de conserver le DGA en poste au moins 6-8 mois supplémentaire, le temps que la ministre monte en puissance sur les dossiers « chauds » du moment (SCAF, MGCS, etc…) aurait sans doute été une excellente idée…
Pour résumer la chose, nous nous retrouvons avec deux personnes (nouveau MinDef + nouveau DGA) relativement inexpérimentées sur leurs fonctions, à un moment pour le moins critique dans la (re)définition de notre planification stratégique, et de notre politique de défense… croisons les doigts pour que tout se passe bien, mais on aurait quand même pu s’épargner de prendre de tels risques…
C’est un mathematicien, donc un individu formé aux systemes complexes et ayant un recul necessaire pour trancher.. Je mets ma main à couper que nous aurons à la place un litteraire visqueux pétri d’idéodologie mediocre, conscient de l’être (malgrés sa pretention..) qui sera particulierement loyal à ceux qui l’auront mis à cette place..La politique Française.
Le président de l’ONERA part à la retraite en fin d’année, je verrai bien M. Chiva prendre sa place.
@L’ONERA? Si M.CHIVA prend le poste alors là je dis bravo et bonne pioche pour l’ONERA, là on rentre dans le dur, et il y aura toute sa place, allez on va croiser les doigts pour lui!
Ces gens ne partent jamais sans rien derrière. Qu’on lui ait proposé un poste plus intéressant ailleurs est fortement probable.
Très souvent dans ce genre de postes, on est sur du passage, c’est un peu comme un CEMA.
Faut pas croire non plus que c’est lui qui gère tous les dossiers, que toute la DGA repose sur son délégué tout comme faut pas croire qu’un ministère repose sur un ministre. Vous avez des centaines, parfois des milliers de gens qui sont derrières et ce sont eux qui font le job au quotidien. Le « chef » remplit un rôle communiquant ou d’intermédiaire avec le politique, le public. Changer le délégué général de la DGA ne va pas bousculer l’ensemble
C’est effectivement peut être le cas sauf qu’encore une fois le profil de Chiva est très atypique, c’est avant tout un mathématicien et un entrepreneur (allez voir sa bio). Je doute de la notion de passage dans son cas, je le vois plus comme un « challenge » et l’ayant croisé en conférences à plusieurs reprises, il est tout à fait impressionant (clarté, discours percutants, capacité de rentrer dans le détails techniques si besoin, etc.). Et oui le chef a une forte influence sur l’équipe qu’il dirige… la poussée vers l’IA, l’innovation rapide, le soutien aux PME et start-ups… cela ressemble furieusement à son parcours antérieur.
Je doute également qu’il soit parti volontairement (la mécanique de communication et la rapidité d’exécution de la décision me font plus penser à un débarquement en règle), mais effectivement, pas mal de grands groupes seraient prêts à se l’arracher (sauf qu’il a toujours travaillé dans de petites structures).
Un contributeur a mentionné l’ONERA, cela pourrait effectivement se tenir au regard de la dose d’enjeux technologiques et organisationnels à laquelle cette institution fait face (et son rôle pivot entre la puissance publique et les entreprises).
Pour autant cela ne veut pas dire que le nouveau DGA ne sera pas efficace et excellent.
bonjour, bon ce changement de portages a un ans de la présidentielle me semblent une Aberrations. Ensuite avec un changement de ministre de la défense et des difficultés persistance dans les grands programme de coopération militaire crée de l’instabilité et donc rien ne vas dans le bon sens…
Espérons sue le ministe sera maintenir les réformes de fonctionnement et données un nouvelle élans dans ka coopération…
Un nouvel élan c’est orignal ça caribou d’impatience…..
Petite vengeance pour tous ces X qui auraient loupé l ENS….? je déconne
ENS ? Vous parlez de Macron ?
Avé César !
Espèce de jaloux !
Au moins, ils n’ont pas pistou la bataille d’Alésia
Chiva défendait sûrement trop la souveraineté française au regard de Macron, l’européiste effréné ! Macron veut tellement maintenir la relation franco allemande unilatérale pour l’Allemagne qu’il fait éjecter ceux qui peuvent nuire à cet objectif ! Il pourrait virer Trappier, il le ferait tout autant !
Merci Monsieur
Reposez-vous désormais.
De ce que j’en sais, vous avez fait le boulot.
Décidément, Macron n’en aura pas raté une !! Changer de DGA à 18 mois de la présidentielle, alors que les relations technico- militaires avec l’Allemagne sont tellement alambiquées! Une co…rie de plus.
Peut être même un sabordage en règle, au moment ou l’Allemagne voudrait devenir la première puissance economique ET militaire en Europe, les autres pays etant ravalés au rang de satellites.
Des rumeurs disent qu’il paierait une montée en puissance de « l’économie de guerre » trop lente !
Une remontée de l’outil industriel à votre avis qui a le chéquier ?
La DGA ?
J’ai comme un doute..
ça prouve que nos politiciens ont rien à foutre de la France , seul leur ego et copains comptent
Il est sûr que Monsieur CHIVA avait toute sa place au sein de la DGA.
Ce pourquoi il a été promu dans cette institution, a été mené à bien.
J’attends de voir ce pourquoi le nouveau DGA est promu, quelles sont les nouveaux dossiers qu’il doit traiter, les nouvelles orientations qu’il doit faire prendre à ses collègues, aux industriels, et donc aux armées.
Lorsque Monsieur CHIVA est arrivé, certains contributeurs (les mêmes d’ailleurs) disaient déjà ce qu’ils écrivent plus haut…
Aujourd’hui ils encensent E. CHIVA, et dénigrent le prochain.
Aucun recul… aucune réflexion… rien, Nada, que dalle, nibe.
Les gars, arrêtez de cracher dans la soupe, avant de savoir quelle est sa saveur, c’est vous qui allez la manger!
Si on dégraisse le mammouth la soupe sera meilleure, avec ou sans vermouth ?
Le budget des Armées : variable d’ajustement et les promesses pour ceux qui y croient. Nacht und Nebel c’est bien ça contre les drones…mobylette et trottinette.
@Carin
Vous semblez à cran, déçu du Macronisme ?
De mémoire, car ça remonte à loin, il me semble que les contributeurs ont salué l’arrivée de M. E. Chivas à la direction de la DGA avec vivas et bravos, ils ont aussi applaudi le départ de Joël Barre..
Rappellez vous celui-ci était très critiqué !
Connaissant votre penchant pro-Macron on peut vous assurer que l’on ne crache pas dans la soupe mais on n’a aucune envie de manger celle que concocte l’Elysée, à savoir imposé un Scaf à l’avantage des Teutons au détriment de Dassault Aviation puisque la coopération pour l’Allemagne signifie un partage et un transfert du savoir de Saint-Cloud vers Berlin..
Macron a tout raté depuis 2012, il a même proposé la fin de la dissuasion nucléaire Française lors de la la commission Attali, autant vous dire que je souhaite ardemment la fin du SCAF, le parasitage de notre bidt par l’Allemagne..
Quelque chose a déplu au Château de Narcisse. Et Chiva esquive les complications. Il a raison.
Mon point de vue qui n’engage que moi
-E Chiva,un vrai changement, est mis en place par Macron depuis 2017 (Recherche Defense avant la DGA) avec Lecornu.Remplacé par un pur produit du « systeme » (X mines..mais pas DGA..!) sous les ordres d’une Ministre, politicienne experimentée au sein des Republicains/LR sans experiences ou intérêt manifeste pour la Defense.Un tel départ ressemble à un clash et le SCAF en est la cause..probable.Un programme voulu par E Macron qui ,n’a plus aucun pouvoir
-il est aussi possible que les ingenieurs de la DGA, issus de l’Xavec differentes Ecoles d’Application, n’ont pas « digerer » d’être sous tutelle d’ un Normalien, Docteur es Sciences.plus jeune…un « autodidacte ».. quasiment !
E Ch. s’intéressait aux start-up..les gros de la BITD ne pouvaient aimer cela..car les credits d’études sont une ressource rare.Le corporatisme a de beau jour devant lui
Fin « officielle »du Scaf pour moi.Les prises de position publiques des gens de Dassault montraient déjà qu’ils ne craignaient plus de fâcher E Macron et le SCAF etait donc mort depuis pas mal de temps
Un gouvernement inexistant ,un President sans pouvoir..la BITD Fr prend le pouvoir..est ce une bonne chose ? je ne sais pas
Un président sans pouvoir ? Que faites-vous de son pouvoir de nuisance ?
La raison évoquée, mais pas non plus officielle, de la demande de Mme Vautrin est évidemment totalement ridicule.
Si jamais c’était la vessie que l’on nous présentait en guise de lanterne ce serait vraiment une insulte à Mr Chiva et à la DGA, ainsi qu’une planche de départ vraiment pourrie pour P Pailloux. Additionner les incompétences n’est pas la formule mathématique – + – = +
Plus dans l’actualité les réticences d’E Chiva à peut-être prendre à son compte les injonctions de mise au pas de Dassault et son sens démontré de l’intérêt national plutôt que personnel peuvent avoir déplu au niveau où plane l’Elyzinzin aveuglé par sa propre brillance?
Dans tous les cas il serait bien compréhensible qu’E Chiva qui a bien servi rejoigne une des grandes entreprises de la BITD pour la conseiller sur la manière d’évoluer et communiquer avec ses acteurs nationaux et internationaux.
Ou la manière de ne pas communiquer.
C’est regrettablement dans l’air du temps.
Tout à fait sur la ligne de l’hypothèse développée par @Bloodasp ci-dessus (corporatisme). Moi aussi je l’aimais bien ce type. @Yvon n’a pas tort également, pourquoi distendre ainsi ces liens commerciaux qui passent aussi par le relationnel établi depuis plusieurs années avec certains clients étrangers…
J’avais vu cette info sur Challenges, avec étonnement et une certaine incompréhension. J’ai également regardé sur CNews l’interview de notre nouvelle ministre Catherine Vautrin. Une belle pirouette verbale lorsque le SCAF a été abordé… Défendre les intérêts de la BITD française (Thales et Safran en particulier), mais aussi défendre la BITD européenne (Suivez mon regard…), sans un réel appui à Dassault ! J’ai peur…
Et le passage sur la LPM et le possible non-vote en la demeure du budget a avant tout démontré son implication politique toute macronienne. J’aurais aimé un peu plus de niaque ! J’aurais aimé un peu plus de saveur…
Patrick Pailloux apparait avoir des compétences, des ami(e)s aussi…, et son passage à France Telecom va certainement lui permettre de transmettre la bonne parole…
Je vous invite, comme moi, à transmettre sur LinkedIn juste un mot à Monsieur Chiva : MERCI !
J’ai peur pour la France…
Il est préférable d’avoir un autodidacte qu’un Centralien en mal de portefeuille! Les ingénieurs -maison valent souvent mieux que des Centraliens intéressés par leur solde …
Celui-là était un « bon » ,dommage de le perdre par la faute de » frères trois-points » qui ne lui arrivent pas à la cheville !
On sait ce qu’on perd … Cela ne fera pas avancer plus vite le programme de vente pas plus que celui du de réarment!
Un mot :MAC!
Changement de représentant pour attaquer une phase pénible d’explications viriles avec les Allemands au sujet du SCAF et de la gouvernance de KNDS ? On s’espionne beaucoup entre alliés. M. Pailloux doit en connaître des vertes et des pas mûres sur les coulisses, côté allemand, de cet affrontement qui ne dit pas son nom.
Il a au moins eu des responsabilités chez FT lors de l’accord Atlas qui visait à la rapprocher de DT. Au final je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu une belle intégration industrielle des opérateurs télécom (ou même équipementiers) au niveau européens mais il y a bien eu des réussites dans l’élaboration des normes au moins sur les réseaux mobiles, et de nouveaux acteurs se sont partagés les marchés.
Changement? Toujours le même marais mentalité HEC Paris recalés des grosses boites internationales et, par exemple, du loft de fonction à NY vue sur central parc. Il y a quelques décennies malgré tous les défauts de ces castes ce n’était pas comme cela: il y avait des doués qui restaient volontairement en France, y croyaient encore malgré paye ~x 3 ailleurs.
Malgré la sympathie que l’on peut avoir pour M Chiva, il faut quand même constater que de nombreux programmes n’avancent pas. Il y a ceux en partenariat avec d’autres pays certes, et il y en a aussi d’autres comme par exemple le programme de guerre des mines, le VSR700..
Et comme on est un peu pressés, le remplacement de M Chiva n’est pas vraiment une surprise. Et oui la DGA a besoin d’un patron avec des qualités d’administrateur, comme une grosse boite d’ailleurs. On ne dirige pas une structure de plusieurs milliers de personnes comme une PME.
Enfin je ne suis pas du tout convaincu de l’argument de la proximité avec la ministre. Le DGA a nécessairement l’aval du PR. Et toutes les décisions majeures que prendra ce nouveau DGA se prendront avec l’aval du PR. Alors évidement la ministre et le DGA ne peuvent pas être comme chiens et chats car ils doivent travailler ensemble. Mais pour l’une comme pour l’autre c’est probablement le poste de leur vie. Ils ne devraient pas prendre le risque de se faire virer en se perdant dans des querelles inutiles. Le DGA sera le stratège et la ministre validera ce que le DGA lui proposera et sera présente sur les photos.
Il faut espérer un peu plus de fluidité et de rapidité efficace avec ce nouveau DGA. En tout cas c’est à mon avis pour ça qu’il est là .
MERCI Monsieur et je l’espère bientôt à la tête de l’ONERA où votre expérience aurait de mon point de vue une probable valeur ajoutée
Bon courage au nouveau. La DGA c’est pas simple, beaucoup de normes civiles non adaptées aux besoins militaires. Les gens de bonne foi se heurtent aux lourdeurs administratives (perpétuelles…) voir à la mauvaise foi de personnels qui rament à l’envers (syndiqués pour la plupart). Au final il en ressort beaucoup de frustration.
Je lui souhaite une pleine réussite et un bon coup de pied dans la fourmilière !
Quand je suis venu au monde
Ma mère m’a tout donné
Une panse bien ronde
Des pieds, des grands pieds
Pour marcher, pour danser
Mais la plus belle chose
Qu’elle ait pu me donner dans l’fond
C’est à peine si j’ose
Le dire… c’est mon
P Pailloux, P Pailloux, P Pailloux, P Pailloux lélé
J’ai le plus beau des P Pailloux lélé
Qu’on ait vu depuis des années
Vive la BITD !