La Royal Navy élabore de nouveaux concepts opérationnels avec des drones de surface
En septembre, lors du salon de l’armement DSEI 2025, organisé à Londres, le chef d’état-major de la Royal Navy [ou First Sea Lord], le général Gwyn Jenkins, issu des Royal Marines, a affirmé son ambition de « redéfinir la puissance militaire » en développant une force navale « hybride », c’est-à-dire « connectée » et composée de navires avec et sans équipage. « Il ne s’agit pas d’une aspiration pour un avenir lointain. C’est une nécessité immédiate », a-t-il insisté.
En clair, étant donné que la construction de nouveaux navires « traditionnels » s’inscrit dans le temps long, recourir à des drones de surface permettrait de gagner rapidement de la masse. D’où le mot d’ordre du général Jenkins : « des bateaux dronisés quand c’est possible, des bateaux habités quand c’est nécessaire ». À noter que l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, défend la même idée.
Cette hybridation voulue par le First Sea Lord n’est « pas seulement un changement technologique, elle incarne aussi « une transformation stratégique dans la manière dont nous projetons notre puissance, préservons des vies et nous adaptons au rythme de la guerre moderne ».
Mais encore faut-il élaborer des concepts opérationnels, en tenant compte des évolutions technologiques. D’où les essais que la Royal Navy a évoqués, la semaine passée.
Ainsi, cinq exemplaires du drone de surface « Rattler », mis au point par le Bureau des capacités et technologies disruptives [DCTO – Disruptive Capabilities and Technology Office] et l’Escadron d’expérimentation de la flotte [FXS], de création récente, ont encerclé le patrouilleur HMS Tyne lors d’un exercice organisé au large de l’Écosse.
Plus précisément, ce dernier a consisté à simuler « une mission d’escorte » afin de tester la « coordination de plusieurs drones de surface [USV] dans des conditions réelles ». Les « Rattler » ont ainsi été « pilotés » depuis le navire expérimental XC Patrick Blackett, amarré à Plymouth, soit à plus de 800 kilomètres de distance.
« Les données et les flux vidéo collectés par les drones ont été retransmis en temps réel aux opérateurs, démontrant ainsi la possibilité d’un contrôle à longue portée, sécurisé et avec un délai minimal, dans un environnement maritime complexe », a expliqué la Royal Navy.
Dans le détail, les USV ont pu manœuvrer avec le patrouilleur HMS Biter de l’escadron des forces côtières, en lien avec un hélicoptère Merlin. « Grâce aux caméras, aux capteurs et autres données transmises au XC Patrick Blackett, les Rattler ont pu escorter avec succès et en toute sécurité le HMS Tyne et le [bateau-mère de guerre des mines] HMS Stirling Castle, qui jouaient le rôle de navires de guerre étrangers », a précisé la marine britannique.
Pour le moment, celle-ci dispose de sept drones de surface de type Rattler, dont la conception repose sur celle d’un bateau pneumatique semi-rigide. Chacun d’entre eux est mis en œuvre par deux marins : l’un est chargé de le « piloter » tandis que l’autre doit gérer les flux de données reçus en temps réel. « L’ensemble du dispositif est entièrement portable et fonctionne via un ordinateur portable ‘plug and play’, permettant une utilisation simple, flexible et complète depuis différents emplacements fixes ou mobiles », explique la Royal Navy, qui entend accélérer ses projets dans ce domaine.
En effet, le 5 novembre, le ministère britannique de la Défense [MoD] a émis un « avis préliminaire de consultation du marché » en vue d’acquérir vingt « navires de surface sans équipage » dans le cadre du projet « Beehive ». Destinés à la flotte de surface [SURFLOT], ils serviront de bancs d’essais pour le développement de technologies émergentes et l’élaboration de nouveaux concepts opérationnels.
« La transition vers une marine hybride nécessitera le développement et les essais de nouvelles technologies. Si une grande partie de ce travail sera menée par DCTO, la flotte d’USV permettra à la Royal Navy de tester des capacités autonomes et hybrides avancées. Le soutien technique à l’intégration progressive des nouvelles capacités par les équipementiers sera pris en compte dans le cadre de l’appel d’offres », précise le MoD.
Cependant, aucun détail sur les caractéristiques de ces drones de surface n’a été donné, si ce n’est qu’ils devront avoir un « niveau de maturité technologique de 4/5 » et être conçus selon une « architecture ouverte pour les développements futurs ».
Photo : Royal Navy





La vérité c’est que la Royal Navy (et les forces armées britanniques de manière générale) voit son effectif fondre comme neige au soleil et cette robotisation à outrance n’est pas là dans la volonté d’innover véritablement mais pour palier à un manque de ressource humaine, cela compensera-t-il réellement ? Seul le futur nous le dira.
@Le Breton
On est loin d’une robotisation à outrance, mais dans une phase ascendante d’expérimentation. La Marine Nationale aurait tout intérêt à partager les « bonnes pratiques » avec nos amis anglais.
ah donc la vréhinnauvassiôn© c’est pas pour régler les problèmes qu’on a (de main d’oeuvre en l’occurrence) mais pour remplir l’éther des idées du noble champ de la cogitation « pour le plaisir » comme dirait herbert. accessoirement parlant, ce petit problème de main d’œuvre va nous aussi nous arriver en plein dans la tronche, avec l’hiver démographique qui s’annonce (mais macron va régler le problème puisqu’il a causé du réarmement démographique™ 15 jours avant d’inscrire l’avortement de masse comme pinacle civilisationnel hexagon) ah et aussi : on pallie un manque on pallie pas « à » kekchose.
Et toujours un style tordu, peu lisible, enfantin et ridicule.
A défaut de grive, on mange des merles.
A défaut de grives, on mange des merles.
Le palier avec un seul l, c’est celui où je passe la serpillière tous les matins.
Et puis il paraît qu’on ne dit pas « pallier à un manque » mais « pallier un manque ». Une histoire de manteau romain…
Les Britanniques ont eux un souvenir très lourd des pertes humaines d’une Marine au combat. La relecture de la liste des centaines d’unités détruites ou coulées de la Royal Navy de 1939 à 1945 est édifiante. Et stratégiquement, leur enjeu maritime n’est pas celui de la Russie et de sa flotte neutralisée en Mer Noire.
Nul doute que réduire ou supprimer les équipages embarqués non indispensables ne soit vu comme un objectif prioritaire.
Eh bien on leur souhaite plus de réussite avec leurs drones qu’avec tous leurs porte-avions, destroyers, sous-marins, etc…..
un drone naval trés pratique dans des mers fermer comme la Baltique ,la mer noir , la méditerranée .
Mon cher Jean luc, payez vous un correcteur orthographique performant car franchement, quelle que soit la pertinence de vos contributions, vous êtes difficile à lire, voire incompréhensible.
Ou un vrai logiciel de traduction, car c’est incompréhensible et ça ressemble à du Czar, du Besson ou du Malazgirt1071.
Piloter à distance des embarcations c’est bien mais pas suffisant, perte ou brouillage des comms et tout s’écroule
Pour ma part il je pense qu’il faut aller jusqu’à l’ailier autonome … tu donnes la mission, l’ia exécute et rend compte
Les alliées en l’occurrence devraient n’avoir que quelques ordres donnés pour définir voir redéfinir la mission
Avec des communications laser flash pour rendre compte, recadrer, ouvrir le feu ou autre
Avons-nous déjà une réflexion en cours sur le réemploi en bateaux dronisés, de nos vieilles vedettes, ou autres bateaux plus petits encore, après les avoir retirés du service ?
https://www.meretmarine.com/fr/defense/gendarmerie-maritime-la-vedette-melia-desarmee-l-armet-en-attente-de-rejoindre-toulon
Pas d’homme sur le bateau = pas de problématique de sécurité, de confort minimal… et potentiellement plus de capacité d’emport d’armes ? Avec certes une moindre optimisation de la coque autour de ces seuls usages, mais un coût moindre.
Réflexion dans laquelle il faut peut-être encourager de petits chantiers navals ou jeunes pousses agiles, à coté des efforts vers des drones navals neufs hyper sophistiqués à la Seaquest.