Développé par le français Alta Ares, le « dôme tactique de protection » contre les drones a été validé par l’Otan

Devant les députés, la semaine passée, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, a admis que la protection des bases aériennes contre une attaque saturante de drones aériens était « perfectible ». La solution développée par la jeune entreprise française Alta Ares va-t-elle contribuer à l’améliorer ?
En effet, créée en janvier 2024 et ayant récemment finalisé une levée de fonds de 2 millions d’euros auprès, notamment, d’Expansion & Starburst, de Kima Ventures et de Durandal, Alta Ares a mis au point un « dôme tactique de protection » contre les drones, lequel vient d’être validé par l’Otan à l’issue d’une campagne de tests menée sur le site de DGA Essais de missiles [DGA EM] de Biscarrosse.
« Fruit d’une expérience concrète sur le terrain en Ukraine, ce système de défense multicouche, basé sur l’IA, a été développé en France et en Europe. Il répond à l’un des défis sécuritaires les plus urgents : la protection de notre espace aérien contre les incursions non autorisées » de drones, explique Alta Ares.
« Le Dôme tactique de protection est la consécration de la collaboration entre plusieurs acteurs français, ukrainiens, américains et allemands de la défense. Cette réussite illustre notre capacité à concevoir des solutions agiles, interopérables et éprouvées sur le terrain, au service de la sécurité de nos alliés », a fait valoir Hadrien Canter, PDG et cofondateur de cette entreprise spécialiste de l’intelligence artificielle [IA] militaire.
Dans le détail, ayant une portée opérationnelle pouvant aller jusqu’à 30 km, un dôme tactique de protection permet d’assurer une défense multicouche contre les drones, grâce à une combinaison de radars tactiques, fournis par Thales et l’américain Echodyne, d’un logiciel de fusion de données développé par le californien Picogrid et de drones intercepteurs « Bagnet » [багет], fournis par l’ukrainien Tenebris.
« Chaque couche d’intercepteur dispose de son rayon d’action de courte, moyenne et longue portée et intègre la solution Pixel Lock », explique Alta Ares. Il s’agit d’un algorithme d’intelligence artificielle embarqué permettant d’identifier, de suivre et de neutraliser une menace « sans intervention humaine directe », poursuit l’entreprise, pour qui cela apporte un « véritable soutien aux forces armées dans la difficulté que représente l’interception de drones dans des conditions exigeantes ».
Dans cette solution, le drone intercepteur « Bagnet » tient une place essentielle. Comme l’a expliqué Kyrylo Androussiak, le copropriétaire de Tenebris, à Ukrinform, en août dernier, cet appareil a été spécialement conçu pour contrer les drones Shahed/Geran et Gerber utilisés à grande échelle par les forces russes. Il « peut fonctionner avec un guidage automatique et manuel », a-t-il précisé.
Le Baget était jusqu’à présent produit par cinq entreprises ukrainiennes. Elles viennent d’être rejointes par Alta Ares, qui, ce 30 octobre, a annoncé l’inauguration d’une ligne de production en France.
« Pour garantir souveraineté et réactivité européennes, Alta Ares a […] ouvert une ligne de production de drones intercepteurs ukrainiens dans l’Ouest de la France. Associée à un droniste ukrainien, Alta Ares entend internaliser en France l’ensemble de la chaîne fonctionnelle sur la base de retours d’expérience provenant d’Ukraine, assurant ainsi robustesse et adaptation rapide aux besoins opérationnels », a en effet indiqué l’entreprise, via un communiqué.
Quoi qu’il en soit, on peut imaginer de déployer plusieurs dômes tactiques de protection le long d’une frontière ou pour assurer une couverture défensive mobile pour protéger des sites sensibles et/ou des infrastructures critiques.





Pour être sûr de l’efficacité de ce dôme intégrant plusieurs systèmes hétérogènes de détection et d’interception il serait bon de le tester en Ukraine.
S’il est efficace peut-être il sera appelé Patriot Pocket, qui sait
Un systeme développé spécifiquement pour l Ukraine , utilisé en Ukraine et dont on augmente la production a destination de l Ukraine. Et vous pensez qu on devrait le tester en Ukraine?
A votre avis, on devrait aussi tester les caesars, mirages, f16, mistral, etc en Ukraine?
Droniste et drones ukrainiens, je parie donc que de nombreux essais ont été réalisés en Ukraine.
Parce ce que « ce dôme intégrant plusieurs systèmes hétérogènes de détection et d’interception », heu, qu’il doit déjà un peu exister en Ukraine, hein ?
c’est trois société européenne et une ukrainienne qui développe ce système Alta Ares, Atreyd (France) et Tytan (Allemagne)c’est plutôt une réussite européenne . beau succés
Trois sociétés européennes et une ukrainienne qui développent.
@Pirlouis……
Vous avez lu que ce drone intercepteur provient d’une entreprise ukrainienne?
Même si à ce jour, une usine de montage s’installe en France, sa production sera principalement dirigée vers l’Ukraine.
Aujourd’hui l’ensemble de ce « dôme » vient d’être testé et validé par la DGA pour le compte de l’OTAN…Il me paraît évident que ce système va être implanté en Ukraine, probablement sur les infrastructures critiques… l’hiver arrive.
Mais c’est une réponse au général Bellanger…. Qui a mon avis étant au courant de ces essais, et de leur validation, prépare juste le terrain, pour qu’un système similaire, mais plus franco/européen soit mis en chantier, avec ce drone, pour la protection des divers sites sensibles en France, et à l’export, en plus de ceux de l’OTAN.
En dehors du drone intercepteur, on a déja tout.
Et comme on est pas en guerre et que ces systemes sont tres perfectibles et vont connaitres d importantes améliorations , c est pas encore l heure de passer de grosses commandes.
grosse erreurs ,l’Ukraine c’est maintenant qu’elle en as besoin pas dans 6 mois . en plus celas permet d#améliorer le système . tu vend , tu investi,tu revend ,tu ré-investi , etc,etc, les industrielle ont besoin de perspective pour investir dans une usine , il faut un an pour la faire sortir de terre , et la mettre en route
L’Ukraine récupère l’IA mise au point pour ses drones.
La France assemble une variante des drones définis en Ukraine.
Deux lignes de production.
Puisqu’il serait contreproductif de constituer des gros stocks, nos armées vont être servies, mais au final la production de ligne française servira probablement l’Ukraine.
Quid d’un quadrillage de zone sur base aérienne, une centrale nucléaire, etc… avec des HELMA-P (2 kwatts) de Cillas ?
Certes c’est une bulle d’un km mais ils travaillent sur l’augmentation de puissance. Mince les lasers de puissance ou armes scalaires n’aiment pas les nuages et la pluie sauf lors des essais à Biscarosse devant l’ex-Ministre Mme Parly. Comme quoi il faut persévérer.
Contre les hommes il y a déjà des armes à micro-ondes pulsées (Syndrome de la Havane)
Sauf que par exemple pour les drones intercepteurs, la production doit être revue et modifiée très régulièrement pour suivre l’évolution des tactiques et contre-mesures électroniques.
Raison pour laquelle l’Ukraine s’attache plus à maintenir un écosystème de conception et fabrication très souple, mais avec des capacités de fabrication à grande échelle …
Nos commandes devraient peut-être commencer par les radars et le logiciel et quelques drones …. Cela permettrait aussi de travailler sans attendre à la connexion de ces bulles avec notre système de surveillance, notamment la fusion des données.
Poutinophiles en PLS… Quoi? Drones de chasse!
On va concevoir des chasseurs de chasseurs à long rayon d’action…
En cherchant sur le net à quoi ressemble le Baget, je ne trouve pas grand chose. Par contre, je tombe sur Bagnet, ce dernier étant un drone intercepteur Ukrainien. Erreur de typo ou c’est un drone différent?
C est un drone intercepteur type racer (drone de course). Une vingtaine de modeles sont en service en Ukraine.
Un drone type aile volante devrait bientot le rejoindre pour intercepter les drones pulsés.
@dhomber
drones à décollage vertical (2 modèles)
pour les photos, cf
http://x.com/Intel_Online/status/1983564536129933758
et
http://www.lepoint.fr/monde/alta-ares-cette-entreprise-francaise-qui-implante-l-ia-dans-les-drones-ukrainiens-29-10-2025-2602051_24.php
Baguette est la version française et on espère que son succès ira croissant.
C’est « Bagnet » le nom du drone , pas Baget.
il est déjas en service en Ukraine ,car la société qui produit le drone est ukrainienne . L’IA est par-contre française
Il me semble que l’appellation de ce drone intercepteur est « Bagnet » et non « Baget ».
Quid contre un essaim de drone ?
C est un peu comme un champs de mines sol air. Si ton essaim de shahed passe au dessus d un champs de mines, il va souffrir.
Les Shahed ne volent pas en essaim.
Les russes vont peut-être en envoyer 150 sur plusieurs heures, mais c’est sur un territoire énorme et non sur un seul point au même moment.
Les ukrainiens quand ils affrontent une volée de Shahed, généralement une unité sol-air va en voir passer 1 ou 2 sur sa localisation.
Les russes ne balancent pas d’essaims de drones, ils vont en tirer beaucoup depuis plusieurs endroits et sur plusieurs cibles sur une zone très vaste. De plus, beaucoup de ces drones sont des leurres qui servent juste à faire tirer des missiles aux ukrainiens dans l’idée qu’ils n’auront plus rien à tirer. 3 ans que cette idée dure et on voit ces derniers temps poindre des drones intercepteurs moins coûteux que les Shahed/Geran inversant petit à petit le rapport coût/bénéfice que Moscou espérait tirer, imaginant qu’on resterait sur une logique ou l’interception continuera à se faire avec des missiles coûteux.
Il n’y a aucune inversion puisque le problème des leurres n’est pas réglé même par des drones intercepteurs qui ne pourront jamais faire la différence entre un Géran chargé et un Géran simplifié inerte.
Sans compter les Géran3 hors d’atteinte compte tenu de leur vitesse.
Dans cet article il est question d’une contribution Allemanden : quelle est elle? ( c’est clair pour les USA et les ukrainiens) .
C’est Bagnet le nom du drone intercepteur ukrainien.
Baget ça doit être la version française… il arbore un bouclier en forme de béret… et il tire… des croissants de calibre 12 !
EDF va enfin pouvoir protéger ses centrales nucléaires en France, sauf si l’UE lui impose de les laisser libres d’accès à la concurrence russe… 😉
Les russes ont trois coups de retard au contraire.
Ils sont tellement dépassés qu ils sont obligés d utiliser des systemes civils chinois qui résistent mieux au brouillage que les systemes mili russe. Mais ils atteignent une limite ou physiquement, les antennes ne vont plus rentrer dans les Shaheds .
C’est intéressant, même si les Ukrainiens disent qu’un logiciel de drone est déjà obsolète au bout d’un mois, mais on va continuer d’améliorer. On va peut-être arriver à un système dont la résilience sera à terme « automatisée » sans configuration humaine.
Certes il y aura auparavant pleins de cas particulier à gérer et prendre en compte mais si on veut un mur anti drones, il faut bien y mettre les moyens.
Et comme avec la méthode scientifique appliquée chez les physiciens, il faudra supposer que l’adversaire connaitra toutes les caractéristiques et le moindre bout de code et cherchera à y trouver la faille. Et là on se dit que l’IA peut aussi jouer ce rôle, une IA contre une autre IA, qui se stimulent mutuellement pour améliorer « le mur », ce qui pourrait permettre d’anticiper et de gagner plusieurs générations d’avance face aux russes.
L’ennemi, ça dépend: qui envoie ses chars contre des pays européens, qui fait des incursions dans notre espace aérien, qui fait des exercices militaires de grande envergure en Biélorussie avant de lancer une invasion, qui menace Paris de frappe nucléaires, qui se flatte d’avoir des missiles et des torpilles à propulsion nucléaire pour nous attaquer… C’est une question de perception je suppose, mais aussi de faits avérés.
Il suffit de regarder l’actualité. C’est disponible pour tout le monde. Après, on peut aussi toucher des roubles et trahir.
Faits avérés:
 » envoie ses chars contre DES pays européens « .
Le deuxième, çela doit être Monaco ou l’Andorre
tiens un vatnik du Kremlin.
En plus antisémite.
Un faf quoi
Les français sont réputés pour ne pas être très forts en géographie mais j’ignorais que c’était a ce point là !
Cher @ Un sapeur.
[Les Russes ont trois coups d’avance]…..
Si le conditionnel a été crée, cela n’est pas pour des clous.
Pensez-y !
On comptera les bouses à la fermeture de la foire …..
@Dbomber @mitridate https://www.tytan-technologies.com/ ,c’est une star up á Municht qui travailler avec l’université technologique une des meilleur au monde , et avec le laboratoire de l ‘innovation de l’armée allemande . il est en Ukraine pour des essaies en condition réelle
1 – Un peu court en vitesse face aux derniers modèles de Geran3.
2 -C’est du1 contre 1, il faudra donc atteindre un volume de production identique a celui des Gerans soit 2700 par mois ou 32 000 par an.
3 – Chaque attaque russe suivant un itinéraire nouveau, le pré-positionnement risque d’être compliqué.
A suivre…..
Lâche l’affaire Jordan et va au boulot pour une fois.
Donc on résume : des radars fournis par Thales et l’américain Echodyne, un logiciel de fusion de données développé par le californien Picogrid et des drones intercepteurs « Bagnet »de l’ukrainien Tenebris.
Qui ya t’il de français là de dans ?
D’un autre côté c’est logique pour une boite sans aucun salarié et deux dirigeants sans aucune compétence technique (juristes de formation) mais cela interroge sur la manière dont la DGA sélectionne des entreprises. Voilà qui fait un peu penser à la société DRONE XTR qui revend des solutions Chinoises estampillées « made in France » sur les stands de la DGA….
Cette notion de dôme de protection avec notamment des drones intercepteurs est certainement une solution d’avenir pour les trois armes, reste à trouver les bons acteurs pour la production dans la durée. Le mécano un peu façon bricolage proposé est un peu trop fragile pour offrir de bonnes garanties industrielles et garantir l’ évolution de l’outil dans la durée, l’intérêt de ce nouveau concept est surtout de le tester rapidement en Ukraine, il sera alors toujours temps en cas de succès de le vendre à un Thalès ou à un Safran pour une production à grande échelle.