La défense des bases aériennes contre les essaims de drones est « perfectible, selon le général Bellanger

Le 1er juin dernier, le service de renseignement ukrainien [SBU] a mené une opération audacieuse en lançant des drones dits FPV [First Person View, pilotage immersif] contre cinq bases aériennes russes abritant des bombardiers stratégiques. Quatre des objectifs visés furent effectivement atteints, l’attaque planifiée contre celui d’Oukraïnka [Extrême-Orient russe] ayant échoué.
Au total, cette opération, appelée « Toile d’araignée », s’est soldée par la destruction d’un douzaine de bombardiers Tu-22M3/Tu-95 et celle d’un avion de transport An-22. En outre, une vingtaine d’appareils auraient été endommagés. Mais au-delà de ce bilan, c’est surtout la capacité du SBU à utiliser des drones FPV pour viser des cibles stratégiques qui aura été le fait saillant de cet épisode de la guerre russo-ukrainienne.
Aussi, d’autres pourraient être tentés de reproduire un tel mode opératoire. D’où la nécessité pour l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] de s’y préparer.
« Les menaces sur nos espaces aériens sont multiples et se situent dans toutes les couches de l’atmosphère : des plus basses avec les mini-drones jusqu’aux objets en très haute altitude. Celles-ci sont de nature variée entre menaces militaires, menaces civiles, menaces terroristes », a récemment relevé le général Olivier Poncet, chef d’état-major du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA], lors d’un point presse du ministère des Armées.
S’agissant de la menace des mini et micro drones, la « protection des sites sensibles relève en premier lieu de chaque ministère de tutelle », a-t-il ensuite rappelé. Et d’ajouter : « Ces sites sont de nature très diverse : aéroports civils, prisons, centrales de production d’énergie, sites industriels stratégiques ou encore zones urbaines. Dans ces cas, l’armée de l’air & de l’Espace n’assure pas la primo-intervention, qui incombe aux autorités compétentes. En revanche, elle reste au cœur du dispositif : informée immédiatement de tout incident, elle peut intervenir en relais et prendre la main si la situation l’exige, afin de protéger et de mettre fin à la menace ».
Quoi qu’il en soit, pour déployer des dispositifs particuliers de sûreté aérienne [DPSA] et assurer la protection de ses bases aériennes, l’armée de l’Air & de l’Espace dispose des systèmes MILAD [Moyens mobiles de Lutte Anti-Drones], BASSALT et PARADE [Programme de protection déployAble modulaiRe Anti-DronEs], lesquels permettent de détecter et de suivre des drones, ainsi que des moyens de brouillage, mis en œuvre par ses hélicoptères Fennec.
En outre, les données collectées par tous les capteurs dédiés à la lutte antidrone alimentent un logiciel qui, appelé SAP [pour Situation aérienne partagée], est « essentiel pour le commandement et la conduite des opérations complexes [déconfliction des pistes, aide à la prise de décision en temps réel, etc.] », selon le ministère des Armées.
D’autres moyens sont en cours de développement, comme les armes à énergie dirigée [laser et micro-ondes] ou encore comme le système Épervier, lequel vient récemment de faire l’objet d’un appel à projets, émis par l’Agence de l’innovation de défense [AID].
Pour autant, selon le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, il « reste encore beaucoup à faire en matière de lutte antidrone ».
Certes, a-t-il dit, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, la semaine dernière, « l’effort est en cours mais nous devons clairement accélérer sur tout le spectre » c’est-à-dire « sur la détection, l’identification et la neutralisation, aussi bien cinétique qu’électromagnétique ».
« Nous allons donc passer à l’échelle sur les systèmes de surveillance aérienne partagée, les fusils brouilleurs et les canons antiaériens pour atteindre une cible de sept systèmes en 2035 », a détaillé le CEMAAE. A-t-il fait un lapsus ? Toujours est-il qu’attendre dix ans pour déployer de telles capacités semble très long. Trop long même car il y a urgence.
« De notre côté, on a stressé le système, il y a un mois [lors de Volfa 25 ?], avec un scénario d’attaque saturante contre l’une de nos bases aériennes. J’ai envie de vous dire que le résultat est… perfectible », a confié le général Bellanger aux députés de la commission de la Défense.
Par ailleurs, s’agissant de la lutte antidrone « depuis les airs », le CEMAAE a fait valoir qu’il n’était « pas soutenable de traiter au missile [air-air] MICA », qui coûte plusieurs centaines de milliers d’euros, « des drones qui en valent quelques milliers ». Aussi, a-t-il estimé, « nous devons donc impérativement développer des armements à bas coût ou, tout simplement, adapter nos conduites de tir canon pour traiter de telles cibles ».
D’après ce que le général Bellanger a expliqué dans le 500e numéro d’Air Fan, le Mirage 2000D pourrait donc ainsi se voir confier la tâche d’abattre des drones.
Photo : Julie Khlifi-Sebileau – armée de l’Air & de l’Espace





« Perfectible » est un doux euphémisme… ^^
j’allais le dire
on tend plus vers le néant…
@Kamelot
Perfectible est en effet un doux euphémisme… nos généraux ont le sens de la formule ! Et il faut élargir un peu la problématique : ce ne sont pas simplement nos bases aériennes qui sont en déficit critique en matière de protection air-sol et antidrones, mais bien l’ensemble de nos implantations militaires, et de nos sites civils stratégiques (centrales nucléaires notamment…).
La protection à moyenne et haute altitude face à des avions, missiles ou drones est globalement « assez facile » à assurer : les moyens existent déjà (SAMP/T, MICA-VL, Mistral, bientôt des lasers…), il faut « seulement » en planifier l’acquisition et le déploiement progressif, pour obtenir une couverture satisfaisante. La détection radar à moyenne/haute altitude peut également assez simplement être améliorée, simplement en multipliant les moyens actuels.
Le vrai problème, comme l’indique l’article, c’est la couche basse et très basse, notamment la menace de petits drones quadcopter autonomes ou semi-autonomes, lancés en essaim (scénario de l’opération ukrainienne « toile d’araignée », parfaitement réplicable par une puissance comme la Russie). Ces petits drones volent à quelques mètres du sol en tirant parti du relief et des différents masques de terrain, ils ne peuvent pas être interceptés par des missiles, et les mitrailleuses et canons à tir rapide présentent la plupart du temps des risques bien trop élevés de dommages collatéraux ou de « tir ami », sachant que la plupart de nos implantations sont situées à proximité d’habitations (une munition de 12.7mm retombera potentiellement à plus de 5km, une munition de 20mm jusqu’à 10km…). Le laser présente lui aussi des risques importants de tir fratricide ou de dommages collatéraux si le tir est effectué « à l’horizontale » face à de petits drones attaquant à quelques mètres du sol. Et les mitrailleuses comme le laser supposent par ailleurs un prérequis : une ligne de visée directe sur l’objectif à atteindre : pas facile lorsque les cibles zigzaguent entre des arbres, des bâtiments, des véhicules, ou se servent des masques de terrain…
On peut également évoquer l’emploi de brouilleurs. Ces systèmes sont à mon sens indispensables sur tous les sites sensibles, mais il faut garder à l’esprit qu’ils seront efficaces uniquement face à des drones pilotés « basiques », dérivés de drones civils du commerce. Face à des drones autonomes, ou semi autonomes dotés de caméras et d’une petite IA de reconnaissance de cibles (c’était semble-t-il le cas des drones employés par les ukrainiens pour « toile d’araignée ») les brouilleurs ne servent à rien. Ils ne peuvent donc pas constituer la seule ligne de défense.
L’emploi d’armes à impulsion électromagnétique (IEM) est également envisageable face aux essaims de drones, mais génèrerait également d’importants problèmes dans un contexte d’emploi à proximité d’habitations et d’installations civiles. On peut par ailleurs supposer qu’il serait assez simple et peu coûteux de « blinder » sommairement des drones en isolant leur électronique (Ex : feuilles d’aluminium…) réduisant ainsi l’efficacité et la portée de ce type d’arme.
Répondre à cette menace des attaques de petits et micro-drones, potentiellement saturantes (en essaim coordonné ou non), pose donc un problème redoutable. D’autant qu’il faut nécessairement et trivialement évoquer un autre facteur : le coût, qui doit rester le plus bas possible, en raison du très grand nombre d’implantations à protéger (on a vu que cela ne se limitait pas aux seules bases aériennes). La soutenabilité budgétaire est donc essentielle : dans l’idéal, le coût de l’interception doit être inférieur ou égal au coût du drone assaillant…
La solution la plus évidente passe par l’interception de ces drones… par d’autre drones intercepteurs. Ces drones intercepteurs, type FPV, doivent être conçus pour avoir un coût très bas, leurs capteurs étant simplement constitué d’une paire de caméras (une à large champ pour la recherche de cible, et une caméra dédiée à la poursuite et à l’interception). Un programme de reconnaissance de cible et d’interception leur permettrait d’être autonomes dans leur mission de recherche et d’acquisition, une fois lancés. L’interception pourrait être réalisée par la simple énergie cinétique du drone intercepteur, impactant le drone assaillant à environ 200km/h, le faisant ainsi chuter au sol.
On pourrait ainsi imaginer un système complet, incluant a minima une station d’écoute et de détection faisant appel à des capteurs acoustiques et optiques (complétés en option par un radar d’observation des intervalles, type Murin ou équivalent, mais uniquement pour les sites les plus sensibles). Cette station mettrait en œuvre les drones intercepteurs, stockés dans des boîtes/containers, dont le nombre serait virtuellement illimité et adapté à la taille du site à défendre (en pratique, plusieurs centaines de drones, voire plusieurs milliers, pourraient être stockés, prêts au vol). Pour les sites les plus étendus, plusieurs systèmes seraient probablement nécessaires. A la moindre alerte, plusieurs drones seraient automatiquement mis en vol, recherchant automatiquement une cible. Lorsque l’alerte serait levée, ou en fin de potentiel batterie, les drones reviendraient se poser sur leur zone d’atterrissage où ils pourraient ensuite être reconditionnés et réemployés. L’avantage d’un tel dispositif serait son efficacité (effecteurs de faible coût, utilisables en nombre potentiellement illimité), son coût très accessible permettant d’envisager un déploiement massif (au moins dans la version « de base », des versions plus complexes avec des capteurs plus coûteux étant envisageables pour des sites très sensibles), sa sécurité d’emploi (pas d’explosifs ni de rayonnements, peu de risques de dommage collatéraux, possibilité d’utilisation au milieu d’habitations ou de forces amies), la quasi-impossibilité de brouillage (les drones seraient autonomes), et la possibilité de tir indirect, les drones étant capables de détecter et poursuivre une cible masquée et/ou au delà de la vue directe. Sauf erreur, aucun système anti-drones n’offre à ce jour une telle somme d’avantages. C’est donc à court terme la meilleure voie à emprunter.
non, toile d araignée c était de drones pilotés utilisant la 4g civile locale. D ou les profils de vol étrange a cause de la forte latence. Ce type d attaque ne serait pas possible face a nos moyens actuels de brouillage.
Non les drones pilotés IA volant au ras du sol cela n existe pas encore en dehors des ppt. Encore moins chez les russes.
Non, tu ne blindes pas un drone avec des feuilles d alu… Et non tu ne blinderas jamais un drone suffisament pour résister aux systemes IEM.
Les drones intercepteurs, cela fait plus de 10 ans qu on en parle et qu on dépense de l argent dessus. Il existe des systemes commerciaux qui équipent des sites.
Contre un attaque de drones fpv pilotés par IA, un hangard ou un grillage suffit.
Un « hangard », cela fait trop quand un hangar suffit.
Les centrales sont en bord de fleuve en raison de leurs besoins en eau.
C’est une vulnérabilité d’autant plus grande que l’envasement n’a pas été pris en compte et que les corbicules sont une plaie.
Des drones pourraient l’exploiter.
Des canons à eau et des rideaux d’eau pourraient être une ligne de défense.
Avec une question : dois je utiliser mes réserves peu ou prou ?
Le périmètre défendu doit être porté à l’allonge des drones.
Excellent exemple de ce qu’est « la défense » des missiles aux canons à l’urbanisme et au renseignement territorial : la police à hauteur de garde pêche…
Pour les pistes d’aéroports la question de l’usage d’explosifs posés sur le tarmac par une accumulation de drones est un problème.
Le périmètre défendu ne peut être limité aux hangars et tours. Il y a tout l’entourage technique (électricité, fibre, circuit d’eau incendie et carburant…) qui constituent des biais indirects de neutralisation.
D’ailleurs ça n’a pas besoin de produire plus que de la panique et de l’usure des moyens… Où de l’ à quoi bon.
Pourquoi ne pas dire qu’il n’existe pas de solution efficace pour stopper un essaim de drones, surtout s’ils deviennent capables d’être autonomes et guidés par des algorithmes d’IA et de reconnaissance de cible. Pour chaque arme, il existe une réponse. Face à la menace nucléaire, c’est la dissuasion ; face à celle des essaims de drones, c’est la protection des appareils dans des hangars durcis. Imaginer intercepter un essaim de plusieurs dizaines de drones arrivant simultanément de toutes les directions est illusoire. J’exclus bien sûr les solutions à fort risque collatéral, comme les systèmes balistiques. Les armes à micro-ondes existent bien, mais leur efficacité reste limitée à des contextes précis et l’aspect collatéral est important. Quant aux champs de force, on les laissera encore quelques années aux ingénieurs de Star Trek et de Star Wars.
Si, cela s’appelle la hangarette durcie, abandonnée en France il y a 20 ans, car c’était plus facile de faire la maintenance dans un hangar que dans 12…
Si les hangarettes n’ont jamais arrêté une bombe pénétrante guidée, en revanche, les drones de base seraient totalement inopérants
@Tintinpayeur
Exact. Il faut réapprendre quelques fondamentaux, notamment les vertus de la dispersion, et aussi à mettre systématiquement sous abri nos avions (mais cela vaut aussi pour nos blindés, et il serait bon d’y songer pour nos navires à quai…).
« « Nous allons donc passer à l’échelle sur les systèmes de surveillance aérienne partagée, les fusils brouilleurs et les canons antiaériens pour atteindre une cible de sept systèmes en 2035 », a détaillé le CEMAAE. A-t-il fait un lapsus ? »
La partie systeme de surveillance partagée fait référence je pense au programme qui vise a permettre a l AAE d avoir directement acces aux données radars LAD des administrations voir entreprises.
La partie fusils brouilleurs n est pas claire. C est pas nouveau dans l AAE et c est de plus en plus présent en unités a tous les niveaux.
Pour les canons anti aériens, je suppose qu il fait référence a 7 systemes rapidfire . C est le seul projet connu de canon AA pour l AAE.
NB: l essentiel des moyens LAD étant ADT et non AAE.
Pour dire « et même » l’adverbe « voire » (avec un e) convient parfaitement, mais pas le verbe « voir » (qui n’a pas cette signification).
Avoir accès aux données radars LAD des administrations, voire entreprises.
7 systèmes pour 2035…..
La réactivité n’est pas notre fort en France…
La question qu’on peut se poser est de savoir s’il choisit un délai qu’il estime raisonnable, ou bien s’il calque son ambition sur celles des PR successifs, qui laissent les patates chaudes pour leurs successeurs…
La question c est de quels systemes il parle.
C’est probablement tout le pays qui est très peu protégé par une attaque venue des airs, de quelque nature qu’elle soit (drones, avions, missiles). Il est bien sûr quasiment impossible à un coût abordable de protéger tout le territoire. Un dome de fer (lui-même faillible) à la mode israélienne n’est concevable que pour un micro-état.
L’impératif est d’identifier tous les sites vitaux pour le pays. La liste est longue : bases navales et aériennes stratégiques, usines d’armements essentielles, centres de commandement et de pouvoir, ….
Mais, pour en revenir aux seuls drones, identifier les points de départ est capital en préalable à leur neutralisation. Attention en particulier à l’espace marin voisin des côtes qui peuvent accueillir d’innocents porte-conteneurs à même de reproduire depuis la mer une opération analogue à l’opération ukrainienne « Toile d’araignée « .
On voit que le champ d’investigation est vaste et les coûts à la mesure du problème posé : ENORMES.
D’où l’impérieuse nécessité de faire des choix et d’aller à l’essentiel.
Je vous rassure, identifier tous les sites vitaux est fait depuis longtemps.
Reste a les protéger
Facile : on impose une vignette crit-air 12 contre les drones, ou on impose d’attacher les bouchons aux drones et hop, le tour est joué.
Et là, la boucle est bouclée, on retombe sur la misère des crédits infra, pour le quotidien, comme pour le durcissement, car la seule solution contre des attaques de nuées de drones guidées par l’IA, c’est de creuser et bétonner, façon bases aériennes Suisses.
Plus aussi, avant les mouvements d’appareils avec équipage, faire décoller une armada de drones tueurs, chargés de nettoyer les cieux.
C’est un peu ce que faisaient les allemands en 1945 avec leurs escadrilles de FW 190, dédiées à la protection des bases de ME 262, très vulnérables au décollage comme à l’atterrissage.
Quand n’est il d’un achète des canons 40 mm rapide fire sur châssis camion ?
Il en est => qu’en est-il ?
Merci collègue.
Qu’en est-il d’un achat.
Comme dans le reste du monde, pour tout et partout.
» Nous allons donc passer à l’échelle sur les systèmes de surveillance aérienne partagée, les fusils brouilleurs et les canons antiaériens pour atteindre une cible de sept systèmes en 2035″
Il n’y a plus que 7 bases aériennes à protéger ?
Et les autres ? On ressort les bitubes ?
La France patauge dans la choucroute , depuis des décennies , elle est incapable d’avoir une défense anti-arienne correcte . Le Dôme de fer allemand ne seras pas efficace á 100% ,on le sait ,mais il seras utile pour les missiles ,pour les drones se seras plus compliquer ,lá il faudra des armes plus conventionnelle , comme le40mm ,monté sur camion ,des centres mobiles de commandement ,radar d’approche, sur les lieu sensible des mitrailleuses lourde , mais il seras impossible de tous protéger . la meilleur defence ,c’est l’attaque
avoir des missiles capable de détruire les centre névralgique ennemis ,notablement ses usine d’armement
Vaut-il mieux une défense anti-aryenne ou une défense anti-aérienne ?
Une défense antiaÉrienne.
Le Dôme de fer allemand ne serA pas.
À 100 %.
Il serA.
Pour les drones Ce serA plus compliquÉ.
LÀ, il faudra.
Des armes plus conventionnelleS.
Les lieuX sensibleS.
Des mitrailleuses lourdeS.
Il serA impossible de touT protéger.
La meilleurE dÉfenSe.
Des missiles capableS.
Les centreS névralgiqueS ennemis.
NotaMment ses usineS d’armement.
Pour les drones Ce sera plus compliqué.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Je serai. Tu seras. Il sera. Nous serons. Vous serez. Ils seront.
Le Dôme de fer ne sera pas.
Il sera utile.
Ce sera.
Il sera impossible.
Que sont devenus les VBI avec leur canon de 20 qui équipaient les escadrons de protection?
Vab t20 vous voulez dire?
Je penses qu ils en ont encore.
Une partie a été reversé a des unités de l ADT pour des fonctions d appui feu. (role qui devrait être repris avantageusement par les VBAE « agresseurs »)
On devrait les voir upgradés type Proteus et plutot rester ADT qui a les plus gros besoin LAD et qui est chargée de tout ce qui est drone inférieur au shahed.
Il parle du VIB.
http://florent1973.free.fr/FrenchAirWings/francais/aviation/servitude/VAB/a_fiche_VAB.htm
Une partie a été reversée.
Vous voulez dire les VAB avec tourelle T20-13 (canon F2 20mm) des EP de l’Armée de l’Air (fusiliers commandos de l’air) ?
Situation aérienne partagée … on a l’impression de découvrir souvent les menaces, qui sont qd mm actuelles depuis des années.
Le souci est que l’on sous-estime la menace air-sol depuis très longtemps, pensant que Mamba, Crotale NG et Mistral + avions de chasse y pourvoiront. Les menaces sont désormais multiples et très asymétriques comme l’a montré l’opération « Toile d’Araignée »…
Etre sans détection adaptée c’est être « à poil » … et on n’a pas de couverture Awacs permanente !!
Pour autant est-ce si difficile de mettre en réseau les systèmes AAE, AdT voire MN (ex. programme Proteus bitubes 20mm assistés d’IA pour la conduite de tir, en essais à la STAT et/ou 35°RAP) ?
Ces bitubes sont réputés « passifs » du pt de vue EM, mis sans détection courte/moyenne portée même en réseau. Ne pourrait-on se doter par ex. de radars type Giraffe pour la détection de drones en « local » (ex. 20km autour d’une base ou site sensible) partageable avec d’autres unités et CNOA ?
Qd on voit ce que l’Ukraine arrive à faire en termes de lutte AA et d’applis d’alerte aérienne en temps quasi-réel pour sa population, on est TRES loin en Europe occidentale.
Sinon, il nous reste notre arme ultime, celle qu’aucun autre pays de l’OTAN ne peut mettre en oeuvre et que tous nous envient : les acronymes créatifs de la DGA, dissuasifs s’il en est. Aaah « Parade » … là, on est bien 🙂
lisez l article. Vous avez un train de retard sur les moyens dont dispose la France.
La priorité est la couverture de la détection en temps réel, donc radars, capteurs sons, thermographes !
Identifier au plus tôt pour choisir la défense la plus appropriée, tout en planquant les meubles.
https://www.lepoint.fr/monde/alta-ares-cette-entreprise-francaise-qui-implante-l-ia-dans-les-drones-ukrainiens-29-10-2025-2602051_24.php
« China free » très important, puisque la Chine commence à bloquer des composants pour répliquer à Trump.
Je n’avais pas bien suivi les drones proposés par Alta Ares.
Pour ce cas, il ne s’agit donc pas d’intercepter les bombes planantes?
Non insurmontable à l’image des déploiements Pégase Indo Pacifique très énergivores en moyens ponctuels mais sans autres effets autres que d’affichage, mais qui ne s’inscrivent pas dans la durée.
De manière préventive les desserrements sont à envisager, ceci dans le cadre de l’anticipation face aux menaces de plus en plus actives et déstabilisantes qui apparaissent sur notre territoire. Face à l’intensification des menaces hybrides et à la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui révèle le rôle clé des drones,
Se desserrer outre-mer est une mesure audacieuse qui entre dans une stratégie de dispersion qui implique de la logistique conséquente, une infrastructure adaptable et durable, une connectivité interbases fiable et durcie. Enfin, pouvoir valider ce dispositif étalé sur des territoires immenses.
Pour cela il faut dépasser les hésitations, même dans un contexte financier très tendu. Actuellement la présence militaire Française dans les territoires outre-mer est “bas du spectre ”.
Pour autant positionner quelques ravitailleurs Phenix à Hao n’a pas d’intérêt stratégique évident si ce n’est de gêner la Chine qui circule comme en terrain conquis en Polynésie Française et se verrait dérangée.
L’agilité devient la clé : savoir évoluer en fonction des menaces, renforcer les dispositifs de surveillance et de renseignement, et maintenir des forces capables d’agir rapidement en cas de crise. Cette souplesse, loin d’être synonyme de dispersion, permet d’ancrer la présence française dans la durée, tout en évitant l’écueil de l’escalade systématique.
Face à l’incertitude, la France doit ainsi privilégier une posture flexible, mêlant anticipation, coopération internationale et capacité à repositionner ses moyens au gré des mutations géopolitiques. Les enseignements du passé invitent à conjuguer prudence et audace, car seule une stratégie adaptative permettra de pérenniser l’influence nationale sans s’exposer à une vulnérabilité excessive.