L’armée de Terre s’intéresse de nouveau au Flyboard Air

Vedette de l’édition 2018 du Forum innovation défense [FID] puis du défilé du 14 juillet 2019, le Flyboard Air [ou Flyboard-R] avait très vite suscité l’intérêt de l’Agence de l’innovation de défense [AID] de par les applications militaires que l’on pouvait en tirer. Celle-ci accorda une subvention de 1,3 millions d’euros à son concepteur, Zapata Industries, afin de le rendre compatible avec les exigences que les forces armées étaient susceptibles de formuler. Et cela, avec l’appui de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA].

Pour rappel, le Flyboard-R est, en quelque sorte, une planche de surf « volante » pouvant évoluer à une altitude de 10 000 pieds grâce à un algorithme développé pour ajuster en permanence l’inclinaison de ses six moteurs [dont quatre d’une puissance de 250 chevaux] et la vitesse de ses turbines latérales.

Alors ministre des Armées, Florence Parly annonça, en 2021, que les forces spéciales allaient tester une « plateforme volante individuelle, pilotée, dérivée du Flyboard-R ». Et puis, les choses en restèrent là… Du moins, plus aucune communication ne fut faite au sujet de cette innovation, après un accident survenu lors d’une démonstration au-dessus du lac de Biscarrosse, en mai 2022.

Mais il se pourrait bien que le Flyboard-R fasse son retour. C’est en effet ce qu’a suggéré le général Bruno Baratz, le « patron » du Commandement du combat futur [CCF] de l’armée de Terre, lors d’un entretien accordé à l’influenceur Romain Lanéry.

Interrogé sur l’intérêt qu’il y aurait à permettre aux combattants de se déplacer de bâtiment en bâtiment à l’image d’Iron Man [et comme le permet le Jetpack], le général Baratz a dit regretter l’abandon du Flyboard-R.

« Ce que je trouve dommage, c’est qu’on a une pépite en France, Zapata Industries, qui le fait depuis des années. On n’a jamais réussi à l’aider et à progresser dans ce domaine-là, ou, en tout cas, à lui passer la commande nécessaire pour sécuriser son objet, alors que j’y crois beaucoup », a en effet déclaré le général Baratz.

Et le CCF y croit d’autant plus que, selon lui, le champ de bataille d’aujourd’hui, comme celui de demain, est « devenu tellement transparent et violent que la vitesse est une priorité ». D’ailleurs, en Ukraine, a souligné le général Baratz, « on voit bien que des deux côtés, que ce soit les Ukrainiens ou les Russes, on revient à des choses très mobiles et les unités d’assaut sont d’ailleurs sur des motos et des quads pour aller vite ».

Aussi, cette nécessité « d’aller vite » est de nature à rendre pertinent le Flyboard-R, ou, du moins, une équipement similaire. « Des objets comme ça, effectivement, je pense qu’on les verra assez rapidement sur les champs de bataille », a conclu le général Baratz.

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51 contributions

  1. Kantaten dit :

    « Avec l’armée de terre, envoyez vous en l’air ! »

  2. Bastan dit :

    Pour attraper les petits drones à la main, avec un filet à papillon, ou les tirer au fusil. Au delà de la boutade une telle utilisation par des fantassins isolés sur le terrain peut s’avérer réaliste.

    • HMX dit :

      @Bastan
      Le principal intérêt de ce type d’engin, c’est pour améliorer la mobilité tactique. Sans aller jusqu’à évoquer les exploits d’Iron Man, pouvoir « sauter » depuis le sol jusqu’au toit d’un immeuble, ou au sommet d’une montagne en moins d’une minute, c’est un avantage tactique indéniable. On peut aussi évoquer la possibilité de réaliser des « sauts de puce » en traversant une coupure humide, en passant du sol à un atterrissage sur le pont d’un navire, ou inversement, ou encore, pour le combat d’infanterie, prendre à revers un adversaire en contournant sa position. Les possibilités sont quasiment infinies, en exploitant ce principe d’une plateforme volante individuelle. Le potentiel est gigantesque.

      Reste que en l’état, le Flyboard Air est limité en autonomie (10 min max), instable et délicat à manœuvrer (il faut probablement beaucoup d’entraînement pour maîtriser le vol, surtout en conditions météo dégradées !), et extrêmement bruyant avec ses 6 turbines (difficile de prendre l’ennemi par surprise…). On peut également supposer qu’avec ses turbines, son maintien en conditions opérationnelles s’avèrerait assez délicat sur le terrain, et que son coût de possession devrait donc être très élevé.

      En revanche, il existe d’ores et déjà de grands drones (hexacoptères ou équivalent) capables de transporter un combattant tout équipé. Ils sont certes moins rapides, mais avec davantage d’autonomie, de discrétion sonore, une grande stabilité en vol (donc plus faciles à contrôler, notamment en phase atterrissage…), un MCO plus simple, pour un coût de possession probablement très inférieur au Flyboard Air. A mon sens, c’est donc plutôt dans cette direction qu’il faut creuser à court terme si on cherche à doter notre infanterie d’une plateforme volante individuelle…

      Cela étant, le Flyboard Air peut représenter un atout décisif dans certains contextes, et pourrait tout particulièrement intéresser les forces spéciales ou le GIGN (par exemple). Son inventeur mérite d’être soutenu et accompagné dans sa démarche, visant à fiabiliser son prototype et à fabriquer une première version « de série ».

      • Bastan dit :

        Ce n’est qu’un prototype et un concept qui évoluera techniquement. Blériot a traversé la Manche et ce jour là on ne pouvait imaginer toutes les évolutions qui ont suivies..

      • Naledi dit :

        Idem, à mettre une pièce entre Ironman et Go-Go Gadget-au-coptère je choisirai le second, plus accessible et prometteur.

        • HMX dit :

          @Naledi
          Bien vu pour l’analogie avec le chapeau du célèbre Inspecteur Gadget ! 😉

          Blague à part, je pense en effet qu’il s’agirait d’une piste sérieuse : un drone hexacopter qui serait aménagé avec une plateforme sur sa partie centrale, sur laquelle prendrait place le fantassin tout équipé. la plateforme serait dotée d’un garde-corps (pour pouvoir se maintenir) et potentiellement d’une assise pour davantage de confort. Une console de guidage très simplifiée serait fixée sur le garde corps, pour permettre de contrôler relativement facilement l’appareil (Ex : joystick pour la direction, bouton haut/bas pour l’altitude, témoin lumineux du niveau de charge de la batterie). L’appareil serait conçu pour être nativement stable : pas de possibilité de réaliser des looping ou autre figure acrobatique mettant en danger l’occupant, et en cas d’erreur de pilotage le fait de ne plus toucher à rien se traduirait automatiquement par un retour immédiat en vol stationnaire. En option (peut être sur une version plus évoluée ?), une fois le fantassin débarqué, un bouton pourrait permettre le retour autonome de l’engin à son point de départ.

  3. Czar dit :

    « On n’a jamais réussi à l’aider et à progresser dans ce domaine-là, » ah parce que claquer 1.3 million dans une subvention – donc même pas une prise de participation dans sa boite dans l’optique de rembourser le contribuable le jour où on l’espère ça marchera n’est pas un soutien assez fort ? « c’est pas grave c’est l’Etat qui paye » ou Nicolas.

  4. Dodo dit :

    Il est vrai que dans le contexte ukrainien, pouvoir se déplacer ainsi serait intéressant (pour un usage en nombre.

    • Pirlouis dit :

      En principe oui, mais il semble que les soldats opérant avec ce surf volant seraient des cibles faciles et fragiles. Un usage ponctuel peut-être

    • Why not dit :

      Dodo, pour servir de cible dans un tir au pigeon et sans parachute?

    • dolgan dit :

      bof. C est casse gueulle, pas discret et sans protection.

      Par contre, il semble que les ukrainiens ont testé les premieres civieres volantes. Mais on a pas encore d images.

  5. fred131 dit :

    La Royal Navy test depuis un moment un jet pack qui pourrait avoir le même usage

    Royaume-Uni : la Royal Navy teste le « jet pack » pour faire voler ses soldats https://www.franceinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/royaume-uni-des-soldats-de-la-royal-navy-testent-une-technologie-de-jet-pack_4612185.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

    Bon, pas d’armes utilisables sur ce protype. Mais depuis?

    • La Teste-de-Buch dit :

      Quand la Royal Navy teste un « jet pack », elle fait un test de « jet pack ».

      • JILI dit :

        Pourquoi certains n’arrivent pas à comprendre que M. Zapata est un inventeur fabuleux dont son invention est la première dans son domaine, donc bien en avance sur tout le monde, et son exploit exceptionnel est qu’en 2019, il a traverse la manche avec. Sans compter qu’à l’étranger il a déchaîné de nombreux chercheurs pour l’égaler car les plus férus ont compris l’importance de sa découverte. De plus, il est évident que M. Zapata a très certainement encore amélioré son matériel qui déjà est impressionnant. Ainsi, lorsque j’entends que le moteur est bruyant ça ne me fait même pas sourire mais m’attriste car ce qu’il a créé n’est pas un produit courant de consommation, n’est pas comparable à un autre car il n’existe pas, tout comme cet infime détail et ainsi que d’autres seront résolus rapidement le moment voulu. Également, il ne faut pas oublier que son engin qui vole à une haute vitesse, peut porter un poids élevé qui amélioré peut permettre d’y installer de l’armement, de la haute technologie afin de même l’accompagner de drone, et j’en passe tellement les possibilités de l’équiper sont effarantes. Bien sûr et tellement son invention est géniale, je le dit haut et fort: COCORICO !

    • Nimbus - parfois cumulo dit :

      Pas d’armes utilisables puisque les mains servent à manier les engins. Comme dirait Coluche ils se servent des mains, car avec la queue c’est plus difficile ( pour cueillir les cerises 🙂 ). Entre l’atterrissage sur mes deux pieds et la possibilité improbable d’utiliser une arme – avec son recul sur une petite plateforme assez instable – mon choix serait vite fait. Me dépêcher de me poser, et libérer mes mains si je ne repars pas aussitôt !…
      Au 14 juillet 2019, Zapata avait fait sa démonstration avec un fusil d’assaut dans les mains, mais qu’en est-il des essais de tir en vol ?

      • Naledi dit :

        C’est plutôt « les cerises, tu les ramasse avec la queue? Non avec les mains, c’est plus rapide ».
        Bref je m’éloigne du sujet

  6. AirTattoo dit :

    On n’est pas le 1er avril, et ça me fait penser à ce drone armé d’un fusil. Je vais me risquer à une prospective simple et directe. Ce sujet est irréalisable et surtout dangereux pour nos fantassins qui, pour l’instant, ne savent pas voler.

  7. François 01 dit :

    Une cible volante bien à découvert !

    • Kaboom ! dit :

      Peut-être, mais à un moment, il faut bien sortir de sa tranchée…

    • WhatTheFrites dit :

      Vous avez raison ! Les motos et les quads utilisés par l’armée russe sur le front ukrainien, sont bien plus discrets et non prévisibles… ou pas 🙂 Sinon, l’armée a peut être pensé à ce détail, non ?

      • François 01 dit :

        A ce jour aucun achat d’aucune armée, en particulier des ukrainiens qui sont plutôt bien placés pour savoir ce qu’il faut au front.

    • HMX dit :

      @François 01
      Comme tout véhicule ou toute nouvelle arme, celui-ci devrait faire l’objet d’un cadre d’emploi, qui restera à définir. C’est logique de se poser ce genre de questions… et d’y apporter des réponses.

      On peut supposer qu’un usage nocturne sera particulièrement approprié pour préserver autant que possible l’effet de surprise et la sécurité des « fantassins volants ». Pour un usage en plein jour, sur une zone susceptible d’être sous le feu ennemi, on peut imaginer que ces plateformes volantes individuelles seraient accompagnées/précédées par des drones munis de fumigènes, permettant de masquer les engins volants et de compliquer leur détection et interception.

      Les solutions existent, et cela n’enlève rien à l’intérêt de ce type de plateforme volante.

      • François 01 dit :

        Pourquoi les ukrainiens ne s’y intéressent pas si c’est si prometteur ?

      • VinceToto dit :

        Quatre gros chalumeaux bruyants qui crachent des flammes de nuit? Alors là oui cela serait très surprenant mais beaucoup plus détectable et facile à dégommer que des drones électriques FPV qui se font pourtant déjà repérer et dégommer même de nuit.

  8. JILI dit :

    Surtout qu’on avait de l’avance, qu’il avait traversé la manche avec, et que depuis d’autres pays s’y sont mis car cette plate-forme individuelle volante a d’intéressantes possibilités de développement. N’oublions pas aussi qu’anciennement, ce Monsieur a aussi créé une moto volante qui est parfaitement opérationnelle, et c’est impressionnant de la voir voler à vive allure. Eh oui, il y a beaucoup de gens talentueux en FRANCE, et c’est bien dommage de les voir partir à l’étranger , aux Usa, en Allemagne et ailleurs.

  9. Nike dit :

    J’imagine plutôt ce genre d’appareils pour le GIGN ou le RAID afin de permettre le déploiement rapide de snipers sur les toits en ville, ou bien prendre de vitesse des terroristes qui cherchent à fuir.
    Une application civile pourrait être de transporter très vite un reéanimateur vers une victime d’un arrêt cardiaque ou autre en attendant que le véhicule du SMUR puisse s’affranchir des bouchons qui le ralentissent.
    Une autre application peut être le transport autonome de charge relativement lourde (100kg ?) qu’un drone compact sur batterie ne peut pas réaliser.
    Enfin pour la furtivité de l’engin on repassera, les turbines font un raffut de dingue.

  10. Guilhom dit :

    la moto volante est plus crédible avec une IA gérant l’armement avec une mitrailleuse lourde et lancé grenades
    le fantassin pourrait avancer a plus de 200 kmh sans se soucier des mines, attaquer une position en essaim avec des drones de soutien et prendre celle ci.

    les chars sont trop visible et des cibles prioritaires.

    il sera difficile de suivre des unities rapides de petites tailles très bien équipées.
    de plus si c’est électrique zéro son parfait pour des attaques de nuit.

  11. ji_louis dit :

    A tous les optimistes au sujet de ce flyboard : Il ira toujours moins vite que les FPV employés sur le front, tout soldat vu est une cible facile. Je rappelle que les FPV employés pour la défense aérienne par l’Ukraine volent à 400 km/h.

  12. Carin dit :

    En l’état, cet outil n’est pas exploitable par nos gars, pour la simple raison du bruit assourdissant que génèrent ses moteurs..
    Mais il peut évoluer vers un produit moins performant, (il parait inutile de voler à 300km/h, ou même à 10000 pieds).
    Cet outil peut servir à projeter rapidement plusieurs combattants pour sécuriser la traversée d’un point humide, passer une zone minée pour permettre aux démineurs d’ouvrir un passage en toute sécurité, contourner un groupe de combat ennemi, et l’arroser de tous côtés, etc… mais sûrement pas pour faire avancer ne serait-ce qu’une cinquantaine de paxs… parce que même dans une version moins puissante, ce truc restera bruyant, et les 80 kilos d’un combattant plus son armement individuel, et la masse de munitions qui lui permettront de tenir (même si cet engin peut être radio commandé, et faire des rotations de transport de munitions et autres), seront un gros handicap pour une version moins puissante.
    Mais oui, ce truc peut être modifié pour faire de l’approvisionnement par les airs, à moindre coût, et même de l’évacuation sanitaire.

    • HMX dit :

      @Carin
      Ce « truc » peut en effet s’avérer très utile. Son utilisation peut apporter un avantage tactique significatif dans un vaste panel de situations, dont celles que vous évoquez. Le potentiel est même gigantesque.

      A court terme (cf. mon post ci-dessus), et compte tenu des limitations d’usage du Flyboard Air et de ses turbines, il semble cependant plus simple, plus sécurisé et moins coûteux d’avancer sur le concept de plateforme volante individuelle en adaptant « simplement » un drone type hexacopter (ou équivalent). Ces drones développés pour le marché civil ont prouvé pour certains d’entre eux qu’ils pouvaient emporter plus de 100kg de charge utile, pour des durées de vol de l’ordre d’une heure environ. Il semble tout à fait concevable d’en dériver une version militaire, adaptée au transport d’un fantassin tout équipé.

  13. Roland DESPARTE dit :

    Le problème avec notre beau pays est le poids de sa bureaucratie, la frilosité consternante des décideurs et des organismes de financement (banques), qui bien souvent rebutent les talents. Saviez-vous que certains fonctionnaires de l’État sont allés jusqu’à saisir le matériel de Mr. Zapata, au motif que celui-ci représentait un « danger pour l’espace aérien », l’interdisant de vol en France sous peine de poursuites…
    Le général a raison, même s’il semble découvrir la poudre. Il suffit de rappeler les propos du DGA Emmanuel Chiva lors de son audition devant la Commission de la défense nationale et des forces armées (Compte rendu de réunion n° 28, déposé le 21 janvier 2025) :
    « En 2019, j’avais fait voler Franky Zapata au-dessus de la Manche sur son Flyboard Air. Nous avions demandé l’expression de besoins d’utilisation d’un tel système, que nous avions commencé à trouver intéressant, dans les armées. Or nous avons mis un an à l’obtenir. Sans sponsors prêts à s’engager sur la mise en place d’une innovation — que nous devons être capables d’activer —, cela ne fonctionne pas. De plus, cela ne fonctionne pas si cela prend trop de temps, car, par définition, l’innovation sera déclassée au moment où elle sera mise en service ».
    A mon avis, le « Flyboard Air » (que certains écrivent “Flyboard-R“) pourrait avoir un avenir pour quelques unités spécialisées, les Forces Spéciales, le RAID, le GIGN… Mais dans cette version, à grande échelle, je ne crois pas. Par contre d’autres systèmes sont tout aussi intéressants, tel le « MiniFly Air 6 Pro » doté de 6 réacteurs miniaturisés : https://www.minifly.com/galerie/
    Le « jetpack » testé par les Royal Marines britanniques, produit par Gravity Industries, est une adaptation de l’innovation française… Elle repose sur un exosquelette doté de deux turbines fixées sur chaque bras afin d’orienter et de stabiliser le vol, 50 km/h à une altitude de 10 000 pieds, alors que le Flyboard Air, selon Zapata Industries, peut voler à plus de 150km/h
    En octobre 2017 Me Zapata avait effectué une démonstration aux USA pour le commandement des forces spéciales américaines (USSOCOM), proposant le concept “Ez-Fly“ développé par la société Z-Air, une filiale de Zapata Industries. En voici une vidéo :
    https://youtu.be/ExAY2kYvkpQ

    • Czar dit :

      « saviez-vous que certains fonctionnaires de l’État sont allés jusqu’à saisir le matériel de Mr. Zapata,  » je suppoSe que vos sources sont bonnes, Roland. pouvez-vous préciser si ça a eu lieu avant ou après le partenariat avec l’armée ?

    • JILI dit :

      Bonjour Roland, je suis tout à fait d’accord avec vos propos, et vous confirme qu’en plus à une certaine époque, il lui a même été interdit de voler. Effarant de constater dans notre pays que des personnes non qualifiées et bureaucrates puissent avoir un tel pouvoir de décision. Je pourrais raconter de nombreux exemples qui ont fait que des sociétés sérieuses et rentables ont cessé leur activité définitivement ou sont parties s’installer au Portugal, en Italie ou ailleurs. Mon dernier et récent cas connu, est un magnifique bateau restaurant de de 23 metres qui remonte la Seine le long de la Forêt de Bretonne et à chaque fois s’arrête à Rouen afin que ses passagers puissent visiter son centre ville qui est magnifique.

  14. toufik dit :

    Comment un engin générant 120 décibel, et quand même un peu casse-gueule pourrait-il être utilisé au combat ? Sans compter le ratio entre coût de la formation et vulnérabilité du « pilote ».
    A l’inverse, pourquoi l’utilisation militaire du Airscooter du même Zapata n’est-elle pas étudiée ?
    https://www.zapata.com/fr/airscooter/
    Ça n’est qu’un gros drone VTOL, fragile mais bien plus discret, à première vue aérotransportable, pas bien cher (~100 k€) et ne demandant qu’une formation limitée a 20h. Il n’y a plus qu’à parvenir à une version à mats repliables, et/ou à le rendre aérolargable. Voire à adapter ses dimensions pour l’intégrer dans un véhicule terrestre… ou naval.

    • Lalande dit :

      toufik

      « A l’inverse, pourquoi l’utilisation militaire du Airscooter du même Zapata n’est-elle pas étudiée ? »

      Je trouve aussi que ça paraît beaucoup plus rationnel.

  15. Hdl dit :

    Non mais sans rire????? Nombre insuffisant de CAESAR, rénovation « plutôt légère » de nos malheureux 200 XL, rien en vue pour une rénovation du VBCI, pas, ou quasiment pas de capacité de frappe à longue portée terrestre, et quand on voit la cible à atteindre pour 2030 ça laisse rêveur… Je ne m’avance sur le sujet de la LAD, plus tout le reste… On pourrait consacrer trois volumes à nos déficits et autres ruptures capacitaires …Mais claquer du fric dans une planche de surf volante ça c’est l’avenir….Pfffhhhh

  16. Kardaillac dit :

    Reste à passer l’épreuve du ball-trap avec Michel Douville au pas de tir. Pull !

  17. Barba D.Rossa dit :

    Pourquoi pas l’utiliser pour acheminer des troupes rapidement et de manière individuelle, sans avoir à crapahuter au sol, avec tous les pièges que cela comporte (mines, barbelés etc.) ?
    Ça me semble une bonne utilisation.
    SAUF QUE, bah en fait les cibles sont toutes désignées par l’adversaire retranché (tranchée, mur de maison, trou d’obus etc.).
    Je dirais que c’est une fausse bonne idée, très gadget et technologique pour dire que c’est technologique…
    Les premiers jetpack développés durant la guerre du Vietnam ont été abandonnés, c’est qu’il y a une raison, ou plusieurs.
    Fausse bonne idée à mon humble avis.

  18. Raphaël dit :

    voler à 10000 pieds avec ce machin…le gars pourra jeter une GBU sur la gueule de l’ennemi !

  19. Alfred dit :

    Ben voyons. En l’été actuel, les petits inconvenients de ce gadget sont le bruit, sa consommation de carburant, son autonomie limitée, et l’atterrissage sur une surface plane suffisamment dégagée. De là a voir Rambo sauter de son engin volant sur le rebord de la fenetre, il y a encore de la marge a réduire ( et des cables aeriens et des antennes a éviter )

  20. Olivier Héral dit :

    Ce prototype nécessite un véritable virtuose volant, un acrobate en fait, ce que n’est pas le soldat lambda. Et que dire de la précision du tir…
    Par contre un drone volant assis à 2 places permettrait d’aller vite avec un pilote et un passager qui serait ainsi projeté rapidement sur place et à la même vitesse que des drones FPV d’appui. Les chinois (https://www.youtube.com/watch?v=5ya2anNkedk) ont développé cela sous forme de taxi, pourquoi pas une entreprise française et après les autorisations nécessaires des autorités de l’aviation civile ?

  21. peterr dit :

    En dehors des avantages nombreux et des inconvénients bien plus nombreux encore d’un tel zinzin je pense qu’il y a des sujets bien plus importants sur lesquels investir : restaurer une filière de munitions de petit calibre souveraine, drones FPV pouvant voler en essaim et pilotés par un opérateur unique, investir chez les industriels pour être en capacité d’en sortir 10.000 par jour, capacité pouvant être utilisé par lesdits industriels pour fabriquer de l’électro-ménager grand public en temps de paix (les moyens de production sont assez voisins) plutôt que d’acheter ces produits en Chine, etc, etc …). Bref des sujets surement plus utiles, moins couteux et surtout relativement facilement atteignables.
    Bon, à budget illimité je ne dis pas. Le pb est que notre budget est loin d’être illimité
    Si non il y avait ça :
    https://www.bedecouverte.com/80539-large_default/franquin-spirou-et-fantasio-fantacoptere.jpg
    C’est au point depuis 1953

  22. olivier dit :

    Préférence pour le jetpack façon Mandalorian

  23. Robmac dit :

    J »avais vu une démonstration bluffante de cet engin à La Ferté Allais il y a deux ou trois ans : cela semble très stable et maniable … pour un pilote bien entrainé, c’est monstrueusement bruyant, et j’ai du mal à imaginer un fantassin avec tout son barda pouvoir l’utiliser …

    De plus comme l’a fait remarqué l’un des commentateurs, le soldat serait une magnifique cible, car ne pouvant se dissimuler ni se réfugier rapidement.

  24. VinceToto dit :

    Les motos électriques volantes grâce à de meilleures batteries seront dans quelques années très intéressantes dans de nombreuses applications. Pour le moment c’est des jouets pour voler de prises en prises(et le Flyboard air, une horreur de foire/cirque pour faire rêver les enfants sourds).

  25. Lalande dit :

    Question : un quadricoptère avec le bonhomme suspendu trois mètres en-dessous, c’est faisable ?

    Et si oui, est-ce que ce ne serait pas plus simple ? Et plus sûr ? Moins cher ? Moins bruyant ?

    Moins stylé aussi, ça au moins c’est sûr.

  26. rational dit :

    la soucoupe Zapata n’a aucun intérêt tactic. Trop bruyante, faible autonomie, instable. Le soldat qui monte au ciel avec ça deviendra un pigeon de fête foraine.
    C’est une soucoupe de temps de paix, mais je vois mal comment elle peut aider une unité pendant le feu