Le Rafale F5 devra être interopérable avec le futur avion de combat conçu par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon

Pour le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], le général Jérôme Bellanger, le point le plus important du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], mené en coopération avec l’Allemagne et l’Espagne, n’est pas l’avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter]… mais le « cloud de combat », lequel doit permettre à différentes plateformes [chasseurs, drones, avions de transport, etc.] de communiquer entre elles.

Avec les Allemands et les Espagnols, « nous convergeons sur le besoin opérationnel » mais « pas sur un besoin opérationnel du NGF. On a trop tendance à réduire le SCAF au NGF, que l’on peut effectivement envisager de faire seul, mais d’une manière assez différente quand même », a en effet déclaré le général Bellanger, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 22 octobre.

« Le SCAF, c’est quatre piliers : le NGF, les moteurs, les effecteurs connectés [comme les drones de combat collaboratif] et surtout le cloud de combat, c’est-à-dire la bulle de connectivité entre toutes ces plateformes. Or, on doit absolument développer ce cloud de combat ensemble mais aussi avec ce que font les Britanniques, les Italiens et les Japonais » avec le GCAP [Global Combat Air Programme, concurrent du SCAF, ndlr], a insisté le CEMAAE.

Ainsi, a-t-il expliqué, il s’agit que « l’on ait des architectures qui soient à peu près similaires pour que, demain, on puisse faire ensemble des opérations et non pas les uns à côté des autres, comme on le fait malheureusement actuellement avec le F-35 ».

Au regard de la mésentente entre Dassault Aviation et Airbus, le premier exigeant d’avoir les moyens de tenir son rôle de maître d’Å“uvre, ce qui lui conteste le second, rien ne dit que le NGF sera opérationnel d’ici 2040… D’où l’importance du Rafale porté au standard F5.

Durant son audition, le général Bellanger a insisté sur le fait que le Rafale F5 sera un « nouvel avion ». En 2021, le général Frédéric Parisot, alors major général de l’AAE, avait expliqué qu’il serait doté « d’un nombre impressionnant de capacités, dont certaines que nous n’imaginons pas encore », dont celle consistant à traiter « d’énormes volumes de données ».

Le standard F5 du Rafale incarnera « vraiment une rupture technologique. Ce sera un nouvel avion en termes de connectivité et de combat collaboratif, entre autres », a souligné le général Bellanger. Et d’ajouter qu’il devra ainsi être capable de « travailler dans un cloud que l’on espère interopérable, notamment avec le GCAP » développé par le Royaume-Uni, l’Italie et Japon. « C’est décisif pour les futures générations [d’avions de combat] et pour la supériorité aérienne globale que l’on souhaite avec ces pays », a-t-il fait valoir.

D’ici que le Rafale F5 fasse figure de plan B en cas d’échec du NGF, il n’y a qu’un pas… que le général Bellanger s’est toutefois gardé de franchir.

En attendant, pour que le Rafale F5 puisse prendre son envol, il lui faudra des moteurs plus puissants que les actuels M88. D’où le programme T-REX, dont le financement n’avait pas été prévu lors de l’élaboration de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. Pour autant, en juin, il a fait l’objet d’un contrat de levée de risques, notifié à Safran.

« Avec le T-REX, le but est de passer de 7,5 à 9,5 tonnes de poussée […] tout en conservant le niveau de performance du Rafale dans les configurations les plus lourdes, sans compromis sur son rayon d’action. Donc, c’est un défi », a expliqué Emmanuel Chiva, le Délégué général pour l’armement, aux députés. Il s’agit aussi de préparer le développement des futurs moteurs du NGF.

« Sur le T-REX, on est extrêmement attentif. Il est indispensable pour le Rafale F5 et il sera un élément décisif et préfigurateur du moteur du NGF », a confirmé le général Bellanger. Seulement, la “difficulté est que Safran, depuis le M88, n’a pas fait de moteur. Et donc, il y a certains savoir-faire qu’il faut récupérer absolument pour être au rendez-vous. Je suis très confiant sur les capacités de Safran à être aux rendez-vous de 2035 et de 2040 plus », a-t-il poursuivi.

D’autant plus que, a conclu le CEMAA, « pour des raisons de souveraineté, il sera très difficile d’accepter, pour le Rafale bien sûr mais aussi pour le NGF, des moteurs autres que ceux produits par Safran ».

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88 contributions

  1. Goose dit :

    Voilàààà ! LA solution = Un Cloud commun, des effecteurs communs, des armements communs et des moteurs communs !
    Et à chacun son NGF : 1 français et 1 allemand !
    Et tout le monde il est content !

    • Fralipolipi dit :

      @Goose
      Absolument pour le Cloud.
      Mais pour le moteur commun, ce ne sera pas possible avec le GCAP … chasse gardée RR of course 🙂
      Quant aux effecteurs, si tout le monde utilise le même système d’iinformation et un cloud commun, alors il peut très bien co-exister différentes versions de ttes origines (collaborations ou produits strictement nationaux, comme l’UCAS nEUROn).

      • Lothringer dit :

        Chacun des 2 systèmes peut avoir son approche propre, et dialoguer avec l’autre si des APIs sont correctement définies en informatique, dès le départ, et pouvant être enrichies au fur et à mesure.

      • Goose dit :

        Au temps pour moi… Je suis resté dans l’optique SCAF/NGF.
        Mais hormis le moteur et la cellule, il y a moyen de trouver des solutions communes qui conduiront à des économies d’échelle et à une interopérabilité complète entre les différents équipements européens

      • Lure dit :

        Un cloud commun peut-il être souverain ?

        • Math dit :

          Un cloud souverain 100% a t’il un intérêt?
          Oui, on peut avoir des sous domaines travaillants de manière autonome, mais cela est-il si bénéfique pour notre armée de l’air? Et si on part sur une solution 100% nationale, cela sera difficile à amortir et en plus extrêmement coûteux. Je ne vois presque pas l’intérêt d’en monter un de cette manière à part si on veut un avions de combat en 2060, avec une population mondiale à 7 millards d’habitants. On ne peut pas passer son temps à nous mentir nous mêmes. Ça en devient stupide. On est aura un avions peu intéressant et pas grand chose derrière si on continue à penser ainsi. Notre marché national n’est pas suffisant pour amortir ces coûts. Les Alcatels avant leur vente travaillaient 70 heures par semaine, mal payés. C’est vraiment la voie que vous voulez pour nos enfants? On a juste pas assez d’ingénieurs. On peut faire un truc sympa, mais on aura pas assez de données ou d’ingénieurs pour en faire un système dominant. Encore une fois, on peut écouter les farceurs, mais ça se paie toujours.

      • Bastan dit :

        Un Cloud commun demandé par Saint Cloud . Logique.

    • tschok dit :

      Goose,

      Certes, tout le monde est content.

      Mais non, en fait.

      Seuls les gagne-petit sont contents. Les autres, c’est-à-dire ceux qui comprennent, savent que 90% de la valeur ajoutée de la totalité du programme réside dans:
      – « Un Cloud commun, des effecteurs communs, des armements communs et des moteurs communs ! »
      – Et surtout que celui qui met la main sur le NGF met la main sur la VA dont on parle

      S’il avait suffit de faire chacun dans notre coin un avion, et puis d’assembler des briques, on n’aurait eu nul besoin de lancer un programme comme le SCAF. On aurait tout simplement fait ce que fait déjà Dassault au sein de son propre système de BITD française, en y greffant selon les besoins des coopérations avec les Suédois, les Israéliens, les Américains, les Allemands, etc, voire les Turcs. Et pourquoi pas les Sud-Coréens.

      Si vous ne voulez pas du SCAF, vous allez devoir reconfigurer l’écosystème qui en a eu l’idée et qui veut le faire. Vous ne pourrez pas vous contenter d’une opération chirurgicale qui fait passer le scalpel entre le SCAF et le NGF en préservant Dassault, ce qui est votre fantasme de souverainiste imbécile fasciné par Eric Trappier, dans lequel vous voyez une résurgence inespérée de Charles de Gaulle.

      Et tout le problème est de savoir si cette reconfiguration est une destruction créatrice, à la Schumpeter, ou une destruction tout court.

      Sortir du SCAF, ce n’est pas seulement exciser une tumeur cancéreuse (l’alliance avec les Boches) pour faire produire à l’organisme français, désormais expurgé de ce qui l’amoindrissait, le NGF de vos rêves, qui est le prolongement en 6GEN du Rafale.

      C’est beaucoup plus compliqué que ça.

      Mais il faudra peut-être le faire. Perso, j’y suis favorable, mais pour des raisons totalement étrangères aux vôtres, mais je ne m’étends pas, car si je ne m’abuse vous n’êtes pas homme à vous intéresser à des raisons qui ne sont pas les vôtres.

      En tout cas, si on le fait, essayez au moins de comprendre que ce sera beaucoup plus compliqué que vous le concevez. Vous concevez ça comme un acte de vengeance (contre Macron et sa clique d’européistes pervers et narcissiques) et de reconquête d’un territoire perdu (la souuuuveraineté nâââtionale que nos zélites traîtresses ont bradée à des puissances occultes et étrangères). Ce sera bien plus gonflé que ça.

      C’est d’ailleurs pour ça qu’il faut le faire.

      • olivier dit :

        Je partage totalement votre commentaire sur l’erreur d’une vue trop simpliste pour un sujet très complexe.

        Pour autant, la démarche de se concentrer sur un cloud de combat commun pour éliminer les points de frictions sur le reste me semble intéressante:
        – Je ne crois pas une seule seconde à cette « convergence du besoin opérationnel », à priori deux capacités clés pour la France (aéronavale, emport de l’arme nucléaire française) sont sans objet pour l’Allemagne et l’Espagne… donc cela va conduire à surcontraindre les spécifications du NGF (point de vue Allemand et Espagnol)
        – Effecteurs communs? On sait équiper les avions avec d’autres effecteurs que ceux prévu à l’origine. Par contre l’idée de co-développer au cas par cas des effecteurs me semblent pertinente, mais je ne crois pas que contraindre ces co-développements au cadre contractuel du SCAF va aider (le meteor est un bon contre-exemple). De plus j’ai tendance à penser, à la vue de l’évolution des conflits, que le cycle de développement de nouveaux effecteurs va s’accélérer fortement, c’est donc l’adaptabilité/flexibilité du porteur qui sera clé et non des « effecteurs communs »
        – Pour les « moteurs communs », on peut prendre le contre exemple de Boeing et Airbus qui savent gérer plusieurs fournisseurs de moteurs pour le même appareil

        Pour faire simple, en dehors des guéguerres airbus-dassault, je n’arrive pas à voir comment le SCAF dans son contour actuel pourra être un succès.

        Par contre un cloud de combat commun (ou de manière plus réaliste des clouds de combats interopérable) est un véritable enjeux (incluant le GCAP) effectivement loin d’être simple. Cela demanderait une définition d’interfaces, de protocoles, etc. communs (avec probablement un gros travail également sur la partie opérations type interfaces homme/machines, « vocabulaire » communs, etc.). D’autres industries y arrivent, on peut aussi peut être se pencher sur ces cas. Une harmonisation à posteriori peut aussi fonctionner mais avec un coût délirant (cf ACCS LOC1).

      • Alternative dit :

        D’une façon générale, je suis contre le projet scaf que je vois en programme-cathédrale. Les cathédrales sont belles, mais longues à construire, complexes à maintenir et fragiles dans la durée. Le gothique français est magnifique, mais pas vraiment adapté à faire la guerre. Sur un programme industriel militaire, je préfère une inspiration scandinave : Légo et Ikéa. Des briques élémentaires efficaces, remplaçables à souhait, que l’on peut produire partout ou presque. Quant à la manière d’assembler les morceaux, ça doit dépendre moins de l’industriel que du chef d’état-major. Aujourd’hui on a besoin de rangements pour une cuisine, demain d’un placard pour les vêtements : ce sont les mêmes vis, les mêmes supports, les mêmes planches.

        En ce sens, l’avion ne devrait être une brique parmi d’autres d’un système, et il devrait y avoir plusieurs avions disponibles en Europe : du jetable, du haut de gamme piloté, du drone… ça n’est pas faisable à prix raisonnable avec un projet de type scaf.

      • MonCulEnColleretteSurLaCommode dit :

        Voilà homme qui aime user de la langue française — qui aime surtout se lire —, pour au total : ne rien dire.

        Certains détournent les institutions ; celui-là détourne la Langue, la vide de son essence : dire.

        On blablate et blablate pour survoler la mêlée, puis certain de ne pas être écouté et compris,
        on garde pour soi ses inestimables raisons.

        Mais que cet homme est au-dessus du lot. Mon dieu qu’il est beau. Et qu’il change rapidement de chemise !
        (Le grand progressiste européen qui se met désormais à admirer les rapidités de prise de décision de Musk et Trump, face aux lenteurs bureaucratiques françaises… Quand on sait toujours se déplacer au bon moment, bizarrement l’on s’avère toujours gagnant !… hein… Ô chantre de la Grande Mobilité et de la Flexibilité ! Chez moi on appelle ça un faux-derche… chez les psycho-pathologue : un pervers narcissique.)

        Quoi qu’il en soit : on est dans du gros gros gros blaireau.

    • Alain d dit :

      Oui, surtout que :
      https://idrw.org/rafales-spectra-ew-suite-shines-in-declassified-operation-sindoor-details-thwarts-paf-f-16-amraam-locks-on-su-30mki-strike-package/
      Pourquoi refilerions nous tout notre savoir faire « combat proven » aux allemands ?

  2. Fralipolipi dit :

    « D’autant plus que, a conclu le CEMAA, « pour des raisons de souveraineté, il sera très difficile d’accepter, pour le Rafale bien sûr mais aussi pour le NGF, des moteurs autres que ceux produits par Safran ».  »
    … Dissuasion nucléaire oblige !!!
    .
    Pour le Cloud commun, en effet, vu que le Rafale F5 sera largement en avance sur tous ses « collègues » européens, et qu’il sera conçu et optimisé pour le combat collaboratif, notamment avec les drones (l’UCAS nEUROn pour commencer), c’est dès à présent qu’il faut jeter les bases d’un système commun à toute l’Europe.
    Il ne faut surtout pas attendre pour cela après une remise d’aplomb du programme SCAF … qui n’est pas certaine.
    .
    Espérons que les voeux du CEMAA pourront vite déboucher sur une « programme commun » pour ce fameux « Cloud » et certaines caractéristiques du système de communication = la L16 du futur ! … qui ne peut pas être le MADL (qui est certes en avance, mais pas non plus au niveau visé, car pas orienté drones, et puis bien trop américain).

    • Math dit :

      Ok, parlons de l’éléphant dans la pièce: le cloud commun.
      Voici une fable, une fiction sur le sujet, car je n’y connais rien mais imagine.
      Donc, système d’exploitation, stockage, calcul distribué, framework de développement, système de collecte, d’inventaire, d’orchestration, de gestion des incidents, cœur de réseau, transport IP, noeuds radio, IA, Jumeau numérique, sécurité :
      Que veut on avoir de souverain exactement? Enfin, d’Européen.
      La question est loin d’être triviale et on pourra peut-être faire qqch, mais ça ne servira à rien si on re utilise pas ensuite de gros morceaux de ces recherches dans le civile.
      Idem pour les processeurs. Ce n’est pas avec ce programme que l’on va faire les CPU ou GPU. Encore moins au niveau national. Je ne suis pas un expert. Vu de loin, vu les compétences qui existent en France, je dirais que ce n’est pas gagné. Sur tous ces sujets, il y a peut être des systèmes qui existent pour le Rafale et qu’il faut faire évoluer, mais ça fait tout de même de très gros paris à l’échelle française sur, on ne va pas se le cacher, des compétences rares et pointues.
      Les ingénieurs d’exploitation sont la masse. Les concepteurs sont 1/10ie des ingénieurs d’exploitation. Les intégrateurs idem. Donc on doit considérer que si l’armée de l’air française est le seul client, on aura immobilisé une élite intellectuelle pour que dalle. Ça ne nous rendra pas plus sûre, on sera perpétuellement à la bourre des innovations des autres, nos avions recevront moins d’informations dans les cieux européens, pour aucun avantage. En plus, comme on l’aurait fait dans notre coins, personne n’en voudrait.

      • Fralipolipi dit :

        @Math
        C’est sans doute pour cela que le CEMAA appelle à une collaboration, le plus tôt possible, à l’échelon européen, GCAP inclus.

        • Math dit :

          Oui, mais on s’enflamme parfois un peu vite contre nos décideurs. Et on s’embarque, et on râle. Disons que on pourrait peut-être se calmer.

      • EchoDelta dit :

        Dans ce domaine c’est plutôt le militaire qui est très en retard sur le civil actuellement.
        Regarder un réseau de type AWS est comparer le aux réseau de défense EU. Le dernier en date était Echelon et il date de longtemps maintenant. Depuis nous avons fait Scorpion qui est bien mais c’est un petit réseau comparé aux mastodonte US.

  3. Bloodasp dit :

    Pour Cloud en commun, avec les allemands & espagnols, va falloir qu’on en fasse un de notre côté et hébergé chez un opérateur français (Thales?), car pour mémoire celui des allemands sera basé sur solution IBM et hébergé chez eux, donc pas compatible avec notre politique de souveraineté. Mais sinon, c’est un bon compromis, chacun son NGF avec des mutualisations au niveau des moteurs et des armements, mais pour le reste chacun pour soi et dieu pour tous ! Nous on choisira Thales pour le radar, les capteurs…Dassault pour les CDV, la furtivité…

    • Math dit :

      Oui, la question du stockage se pose, idem pour l’hébergement de la capacité de calcule, mais la géo redondance (intra pays / multi pays) n’est pas impossible. De même, on pourrait avoir plusieurs cœurs de réseau etc. Les technologies ne sont pas 100% nationales, donc même si on voulait faire un truc souverain, ce serait avec des briques au mieux open source, avec des coûts d’intégration sévères pour pas mal de briques. Je ne dit pas qu’il ne faut pas le faire, mais tout ne sera pas 100% français, même si on cite Dassault, Thales, Safran. Le débat me semble un peu biaisé. Et faire de l’IA sans processeurs étrangers, genre Nvidia, c’est plus un programme à 100 milliards d’euros qu’il faut envisager, mais 200, dont 100 milliards sur les processeurs. Donc essayons de ne pas tronquer le débat et de ne pas nous laisser arrêter au premier chiffon rouge. Ok pour protéger nos données, pas d’accord pour dire des bêtises. Ce n’est pas si simple.

      • EchoDelta dit :

        de l’IA on en fait depuis 50 ans… En revanche du processeur concerné vient la performance temps réel !
        Et la dedans nous ne sommes pas des manches dans la conception des processeurs, mais quant à les industrialiser, c’est comme pour les voitures, ca pollue alors l’Europe n’en veut pas vraiment et met tous les batons possible en travers d’une industrialisation sur le territoire européen.

  4. Lothringer dit :

    J’ai toujours du mal à comprendre ce lien qui est fait systématiquement entre besoin de puissance (électrique) supplémentaire fournie par les réacteurs et évolution de l’informatique embarquée. Et les progrès de la miniaturisation des CPUs avec pour corolaire leur consommation électrique toujours + réduite, on en fait quoi ?
    Que je sache, le Gripen n’a qu’un seul réacteur et parvient néanmoins à embarquer des outils optionnels performants, dont des Pods et autres nacelles. Donc ?

    • Naledi dit :

      Pour alimenter les radars ?

    • lecoq dit :

      ca se voit que tu n’es pas dans ‘informatique : les data centers d’antan étaient immenses, pour y caser des milliers d’armoires avec des ordinateurs monstrueux ayant la capacité d’une calculatrice.
      le progress venant la miniaturisation, la concentration de puissance des puces fit que la taille des armoires se réduisîtes, la consommation au GIGAFLOP aussi, donc on pourrait croire que la consommation des data center diminuaient ??? que nenni, le developpement de la puissance de calcul des puces fut sans commune mesure plus importante par rapport à la reduction des armoires … du coup un des principaux probelems des data centers du 21eme siecles fut : la consommation electrique, et la dissipation des calories produites …
      d’ou tes problemes dans un avion pour avoir plus de puissance et un gros refroidisseent de l’informatique de calcul …
      appliqué au grippen ? au Rafale ? au F35 ? tous ont a plus ou moins le meme probleme : besoin de plus de puissance electrique et de puissance de refroidissement … l’avion où le probleme est le plus critique : F35, celui ou la production est la plus faible ? (un seul « petit » moteur : le Grippen
      tu en conclura que meme si c’est un bon avion, il sera de toute facon inferieur a ses grand freres, sur le plan du calcul possible …
      cqfd

    • Mic dit :

      Le besoin de puissance supplémentaire des réacteurs est primordial pour le F5.
      Le besoin en énergie électrique sera beaucoup plus important pour le F5 (Radar bcp plus performant, bcp plus de calculateurs ayant une puissance de traitement de données sans aucune mesure avec le F4 etc….).
      C’est un des problèmes du F35 qui n’a pas un réacteur suffisament puissant pour fournir de l’énergie à son électronique très gourmandes.

    • PK dit :

      La puissance électrique, c’est pour absorber les ondes radar, pas pour faire fonctionner l’électronique de bord (ou alors l’électronique de contre-mesure).

    • Tesla dit :

      Déjà il est très probable que le Rafale F5 sera plus lourd, il faut donc pour conserver ses performances avoir plus de puissance.
      De plus pour alimenter un POD de désignation par exemple, basiquement vous alimenté une caméra et son électronique soit une puissance appelée de quelques kW max.
      Pour effectuer de la fusion et du traitement de données performant, via une IA par exemple, il vous faut énormément de puissance de calcul + un data hub + du refroidissement dans un environnement contraint (ce qui appelle également beaucoup d’énergie). On est plutôt sur un ordre de grandeur en MW.
      Juste à titre de comparaison, une requête sur Chat GPT requiert 10 fois plus d’énergie qu’une recherche Google.

      • PK dit :

        LOL. Du MW dans un avion pour faire tourner l’IA…

        Ce site est un bijou… Ne changez rien surtout !

        Le père Poutine ne va pas s’en remettre : c’est sûr !

        Pop-corn…

      • Math dit :

        Générer une image via IA, c’est autant d’énergie qu’une charge complète de la batterie d’un IPhone.
        Ça donne une idée de ce que pourrait demander un Rafale avec de l’IA embarquée en terme de consommation électrique. Si c’est pour, en plus, disposer d’un faible volume de données pour entraîner l’IA (capteurs français seulement), on aura du mal à être au top vu la quantité d’agents à entraîner de manière fiable. Donc évidemment oui à un cloud européen doté de milliers de plateformes plutôt que 10 à 15 fois moins au niveau national. Si on veut se comparer aux meilleurs armées de l’air, il faut à minima partir sur un data set de qualité et quantité comparable.

        • PK dit :

          « Ça donne une idée de ce que pourrait demander un Rafale avec de l’IA embarquée en terme de consommation électrique. »

          C’est juste n’importe quoi. Vous n’aurez jamais la puissance d’un cloud DANS un avion. Vous confondez ce qui est possible aujourd’hui en le faisant demain.

          Si un jour il est possible de faire de l’IA embarquée, alors la condition sine qua non sera que la puissance consommée soit acceptable (autrement dit, les puces embarquées feront avec quelques centaines de watts ce que font un cluster aujourd’hui d’un méga-watt).

          Sinon, et plus probalement, la solution aujourd’hui sera de déporter les calculs en ligne, via une liaison rapide (mais alors vraiment rapide).

          Les deux relèvent encore aujourd’hui de la SF.

          Mais à la vitesse avec laquelle va le projet, une solution sera trouvée…

    • EchoDelta dit :

      Si je vous dire que dans une voiture actuelle, 20 à 25% de la puissance sert « au confort », comprendre la consommation des composants électroniques du véhicule. Transposez-le dans un avion, et cela vous permet d’identifier combien l’électronique embarquée est énergivore. Et ce n’est pas faute de traquer la consommation électrique de chaque composants.
      Dans une voiture 80 calculateurs qui consomment en fonctionnement en moyenne 100W ca vous fait déjà 8KW, en permanence… Dans un avion de combat, le radar, les Contre mesure électromagnétiques consomment énormément d’énergie. Plus vous portez loin, plus la puissance d’émission doit être forte, plus la consommation aussi. Communiquer avec son missile, ses effecteurs déporté, la liaison L16 avec tous les calculs de cryptage / décryptage, tout cela consomme beaucoup d’énergie, même à l’échelle d’un avion de chasse.
      La clé de l’efficacité comme toujours se trouve dans le bon compromis.

  5. Yvon dit :

    Ce qui était jusqu’alors un secret de polichinelle éclate au grand jour : le plan B, alternative au Scaf , se déroulera en deux temps.
    1ere étape : le Rafale F5 avec son cloud de combat, son Ucav et ses autres effecteurs, …. et l’évolution du M88 qui nécessitera un travail conséquent sur ses parties chaudes et les matériaux afférents, travail qui sera constituera une marche conséquente vers un nouveau moteur nécessaire à un nouvel avion.
    2eme étape : le moment venu, quand le Rafale F5 sera arrivé à son optimum de développement, Dassault pourra développer un avion totalement nouveau (un NGF) qui reprendra les acquis du Rafale F5 et en particulier le cloud, l’Ucav, ….
    Et on devrait ainsi aboutir à un Scaf à un coût optimisé compte tenu de l’abandon des spécifications de pays partenaires et des surcouts inhérents à une coopération sans réel maître d’œuvre (cf. l’Eurofighter).
    Dernier point, le budget 2026 prévoit 1,5 milliards d’Euros pour les développements des standards F4 et F5 du Rafale, et il existe un consensus large à l’Assemblée sur le budget de la défense .

    • NRJ dit :

      @Yvon
      « Dassault pourra développer un avion totalement nouveau ». Oui, exactement. ça s’appelle un NGF franco-français (car oui, développer un Super Rafale et le produire à des centaines d’exemplaires, c’est faire un NGF en solo, ni plus ni moins. Et qui en paiera le prix ? Vous êtes moi, ainsi que tout le reste de la BITD.
      Rappelons le simplement : on ne pourra pas financer ce programme en solo. On ne pouvait pas le faire pour le Rafale, et ce sera encore pire pour son successeur, inflation des coûts des avions de chasse oblige.
      Conséquence : Il faudra sacrifier d’autres programmes. Vous pensez à quoi ? aux futures frégates ? Aux futures SNA ? Réduire de 20000 les effectifs de l’armée de terre ?
      Il n’y aura pas le choix de toute façon, donc il faut s’habituer à l’idée de sacrifier quelque chose.
      Faire un programme aussi dispendieux qu’un avion de chasse de nouvelle génération en solo, c’est s’assurer être asséché de toute ressources financières. Ne soyez pas surpris, c’était déjà le cas pour le Rafales qui a supprimé les drones Male et tant pis pour les bidasses en Afghanistan et au Mali car oui, il fallait financer une commande supplémentaire et imprévue de Rafales sans quoi le programme Rafale s’arrêtait dès 2010. Donc à quelle sauce voulez vous manger la BITD avec un NGF en solo ?
      Trappier se moque de la BITD, car ce n’est pas son problème (et il a raison. Il n’est pas là pour défendre les intérêts de la nation mais ceux de son entreprise), donc ne comptez pas sur lui pour la défendre.

      • ji_louis dit :

        La BITD française est en partie le problème de Trappier, parce que la chaîne de production du Rafale dépend des cadences de production de chacun de ses fournisseurs, des PME françaises pour la plupart. Il a été obligé d’y envoyer des ingénieurs de chez Dassault pour faire le tour des problèmes lorsqu’il a fallu grandement augmenter les cadences de production, contacter les banquiers pour qu’ils soient moins frileux avec ces PME, et faire jouer ses contacts politiques pour « améliorer l’ambiance » industrielle et commerciale.
        Dassault, comme Renault ou Peugeot pour l’automobile, dépend en partie de ses sous-traitants.

        • NRJ dit :

          @ji_louis
          Oui, vous avez raison. Trappier défend la BITD de son domaine. Rien du reste. C’est bien de préciser.

      • lecoq dit :

        c’est vraiment debile, le rafale F1-F4 puis F5 a été fait par la france, qui l’a financé sans soucis, les ventes export permettent de justement survivre dans ce mode et de financer kes evolutions
        ce sera vrai pour un scaf souverain
        ce ne sera pas vrai pour un scaf en cooperation …

        • NRJ dit :

          @lecoq
          « le rafale F1-F4 puis F5 a été fait par la france, qui l’a financé sans soucis ». Sans soucis vraiment ? Vous vous rappelez le programme de drones Male qu’on a sacrifié en 2009 pour piquer le budget à destination d’une commande additionnelle imprévue de Rafales ? Et ce n’était pas faute de besoin opérationnels car justement nos gars au sol avaient un besoin crucial de drones Male en Afghanistan puis au Mali. En ce qui concerne les Rafales à cette époque, il n’y avait au contraire presque aucun besoin opérationnel (j’attends le moment où vous me parlerez des show of force en Afghanistan…). Mais bon, qui se soucie que des bidasses se prennent un ied et se retrouvent paralysés jusqu’à la fin de leur jour ?

          Et en 2014, vous vous souvenez les sociétés de projet ? Le but était de vendre le matériel de l’armée française à des entreprises privées pour financer l’acquisition de Rafales supplémentaires. Mais pas de sacrifice, ici, n’est-ce pas ?
          Donc non, on ne peut rationnellement et factuellement pas dire que le financement du Rafales s’est fait « sans souci ».

          « les ventes export permettent de justement survivre dans ce mode et de financer kes evolutions » Et si les exportations ne sont pas là ? Encore une fois, c’est ce qu’il s’est passé jusqu’en 2015 avec le Rafales, d’où tous les problèmes.
          Les exportations, ce n’est rien de plus que du poker. Si vous voulez jouer au poker le futur de la souveraineté, et de l’industrie française sur un espoir de carré d’as, assumez le. Dites le très clairement.

          « ce ne sera pas vrai pour un scaf en cooperation … ». Ah bon ? en quel honneur ? A ma connaissance l’Eurofighter a été exporté à 151 exemplaires. Ça aurait même pu faire 191 exemplaires sans l’affaire Kagoshi.
          C’est moins que le Rafales certes, mais c’est loin d’être négligeable, personne ne peut dire l’inverse.

      • Yvon dit :

        @NRJ
        Les budgets militaires des années 2000 étaient bien inférieurs à ce qu’ils sont en train de devenir.
        On peut aussi mutualiser des développements amonts avec des pays qui partagent les mêmes problématiques que nous (Inde, Suède, ..) pour peu que chacun y trouve son compte.
        Dans tous les cas, nous avons l’exigence de refuser une coopération dispendieuse style Eurofighter (les anglais ont bien retenu la leçon).
        Et une revue de tous les programmes semble s’imposer. Bien que je me fasse régulièrement insulter quand j’évoque ce propos : je me demande bien à quoi peut servir un porte-avions à mi-temps.
        Dernière chose : la fiabilité de la force nucléaire française repose aussi sur le fait que ses équipements sont nationaux. Un Scaf avec un cloud sous responsabilité allemande reposant sur une solution IBM me paraît être une ânerie monumentale.
        Bien cordialement

        • Math dit :

          Ça dépend de quoi il s’agit. Si c’est un logiciel propriétaire IBM, oui, c’est compliqué. Si c’est un framework de développement IBM, on paie le framework et il est développé comme les allemands le veulent. Si ça a tiqué sur le sujet, c’est peut-être parce qu’on est dans le cas un. Mais il peut y avoir des intérêts autres pour monter ce point en épingle. On a pas les éléments pour se positionner.

        • NRJ dit :

          @Yvon
          « Les budgets militaires des années 2000 étaient bien inférieurs à ce qu’ils sont en train de devenir. ». Pouvez vous nous dire à combien se monteront les budgets militaires en 2045 ?
          S’il y a une conscription par ailleurs, les budgets seront dirigés vers l’armée de terre, car il faudra bien équiper les recrues. Donc un budget supérieur du mindef ne signifie pas un budget supérieur alloué à l’achat d’avions.

          « On peut aussi mutualiser des développements amonts avec des pays qui partagent les mêmes problématiques que nous (Inde, Suède, ..) pour peu que chacun y trouve son compte. ». Ce que vous appelez « mutualiser des développements amonts avec des pays » s’appelle ni plus ni moins faire un programme en coopération. Donc dites clairement : êtes vous réellement en train de nous vendre un programme en coopération avec les suédois ou les indiens ?

          « Dans tous les cas, nous avons l’exigence de refuser une coopération dispendieuse style Eurofighter ». Ce serait mieux effectivement et c’est ce que Trappier a affirmé éviter avec la répartition de la phase 1B du SCAF. Et autant Airbus veut bien continuer avec ce cadre, autant Dassault veut tout changer pour avoir toujours plus.
          « les anglais ont bien retenu la leçon ». Pas vraiment non. Ils sont repartis dans le Temps et avec le même cadre.

          « je me demande bien à quoi peut servir un porte-avions à mi-temps. ». Peut-être a être utilisé pendant sa période où il est opérationnel pour taper soit des bateaux ennemis, ou d’autres armées qui sont trop éloignées du territoire national. Ou pour défendre une zone géographique. Que pensez vous de ces propositions ?

          « Un Scaf avec un cloud sous responsabilité allemande reposant sur une solution IBM me paraît être une ânerie monumentale. ». Ce sera IBM deutschland, basé à Fribourg. Dites moi, pensez vous que tous nos secrets sur nos missiles nucléaires soient connus des suédois ? Car si on va dans votre sens, on ne peut pas donner à MBDA une quelconque responsabilité sur les missiles nucléaires.

      • Math dit :

        L’avion est loin d’être le seul enjeux. Les technologies des années 80 que l’on maitrise tout seul, très bien.
        Je vais faire une comparaison simple avec des téléphones :
        L’enjeu du Scaf n’est pas que l’avion. Il n’est qu’un élément visible (iPhone). L’enjeu n’est pas vraiment non plus sur les capteurs (caméra, écouteurs). L’enjeu est sur l’IA à bord. Si on tronque le débat… Et bien voilà. Il peut y avoir plusieurs avions ou drones (iPhone, Google phone). Après tout, c’est redondant et donc plutôt dommage mais bon, si un programme foire, il y en aura peut-être un autre qui fera mieux comparativement (capteur IOT, smartphone, téléphone à touche). Le vrai enjeux est ailleurs. Le Général l’a bien compris. Il me semble que les positions de Dassault tronquent le débat (mon IPhone) Et c’est bien dommage. En Allemagne, Airbus aussi en fait de même. L’objet avion de combat seul perd rapidement de sa valeur (tunnel, pas de réseau). Je trouve regrettable qu’on continue à la jouer comme ça.
        C’est peut être parce qu’on imagine pas encore bien qu’à terme on ne vendra plus d’avion, on vendra un « abonnement » (forfait + téléphone mobile). Ça va prendre un peu de temps à se comprendre. Plus le clous est l’IA sont performant, plus le service est bon pour l’utilisateur (reconfiguration temps réel du réseau, handover, IA pour gérer le réseau). Plus le nombre de charges utiles est important (magasin d’applications bien remplis), plus on peut faire de choses. Donc voilà.

        L’enjeu n’est pas de savoir si on aura un IPhone ou un téléphone à touche. On devrait avoir un avion correct. Il est de savoir si notre armée de l’air et de l’espace aura la qualité d’un forfait business Orange avec un catalogue d’applications Apple au prix d’un abonnement à 2€ chez Free, ou l’inverse…

        • NRJ dit :

          @Math
          Utiliser l’IA dans un avion de chasse peut être effectivement utile. En quoi est-ce l’enjeu principal ? On parle quand même d’un système qui est là pour frapper des positions adverses.
          Ce qu’on veut en premier lieu, c’est un avion et des drones pour transporter des armes.
          L’équilibre entre les deux (avions et drones) sera sûrement amené à évoluer au gré des menaces et des évolutions technologiques. Mais ça ne fait pas, a première vue, de l’IA « l’enjeu ».

      • Mat49 dit :

        Un avion en solo c est moins cher que le SCAF car comme l a explique Trappier on ferait un appareil de 15 tonnes et pas 20 comme il l a dit devant les parlementaires. On eliminerait aussi les surcouts lies aux doublons de la cooperation sur l avion et les autres piliers et on commenderait nous moins d avions que les 3 pays cumules. Mais NRJ va bien sur nous dire que lui va expliquer a Trappier qu il a tort

      • EchoDelta dit :

        Quand on voit l’exemple de l’Eurodrone, une coopération, qui plus est mal emmanchée, nous coutera infiniment plus cher que n’importe quel programme solo. Je crois que plus personne ne peut dire le contraire maintenant.

  6. valerianf dit :

    Et bien sur le Cloud AI commun choisi par les allemand est américains (IBM)!
    https://meta-defense.fr/en/2023/09/01/artificial-intelligence-scaf-ibm/
    C’est lui qui va diriger le futur NGF équipé de la bombe atomique française vers sa cible.
    Ces déclarations sont une complète vassalisation à la puissance américaine.

    • Mic dit :

      Bla Bla ….
      Vous êtes complètement a côté de la plaque !
      la France possède un missile qui emporte une tête nucléaire il se nomme l’ASMP A, qui sera remplacé par l’ASN4G (2030) et son vecteur c’est le Rafale !

    • ji_louis dit :

      Un « cloud » n’est qu’une quantité d’ordinateurs connectés (serveurs) à un *net et mis à dispositions de clients connectés. A partir du moment où les interfaces logicielles (API) et matérielles (fréquences de travail, vitesses de connexion, etc) sont définies, n’importe quel candidat fournissant ces interfaces peut être accepté pourvu qu’en plus il satisfasse aux vérifications de sûreté/sécurité. Ce peut être une entreprise civile qui ne s’est pas encore déclarée, un consortium d’entreprises, une régie civile hébergée dans une infrastructure militaire, ou même la mise à disposition des « supercalculateurs » français utilisés pour les simulations d’armes nucléaires (surtout si on doit changer régulièrement de générations de ces serveurs).

  7. Jre91 dit :

    Bien, mais pour le Cloud, ce n’est pas Airbus qui est à la manœuvre ?
    Sûr que ce sera de la faute de DS si cela n’est pas compatible.
    Je ne suis pas expert en la matière, mais Airbus maîtrise ce sujet ? Je suppose qu’il y a des partenariats avec des boîtes plus spécialisées non ? Quelqu’un à plus d’infos sur le sujet ?

    • Naledi dit :

      En tout cas Dassault Systèmes un cloud souverain Outscale. Ainsi que prochainement S3NS chez Thales. A voir quelle est l’offre réelle. Car n’est pas un hyperscaler qui veut. Ovh Cloud a aussi une offre.

      • Math dit :

        Complètement exact. Outscale est un bon début, mais il n’y a pas grand chose dedans, pas beaucoup de puissance, pas beaucoup de clients, pas beaucoup de scalabilité justement. Et concernant les outils… ce n’est pas très intégré. Donc faible volume de données et IA faible. Thales a le même soucis. Orange a un intermédiaire, l’éternelle nouvelle offre Blue, mais le gouvernement américain se fait du mal tout seul avec son patriot acte, et Orange n’avance pas.
        Soyons honnête, Dassault continuera à végéter tout seul avec son offre. Et ce n’est pas bon pour moi, français, de laisser les choses ainsi. Ça se fera à l’échelle européenne, ou ça ne se fera pas. Vu la manière dont le Scaf a été traité et le débat tordu, je ne suis sûr de rien. L’AFD et le RN s’entendent bien, ou ils se disputent? S’ils s’entendent, pourquoi pas.

    • Math dit :

      Airbus a des capacités adossé à des partenaires. Ils l’ont déjà prouvé pour le ministère de l’intérieur.

  8. baldin dit :

    La question reste la cellule qui est celle d’origine , peut elle concurrencer les avion 6eme generations GCAP, mais aussi F47 ou J36

  9. Alain d dit :

    « la difficulté est que Safran, depuis le M88, n’a pas fait de moteur » pour des avions de combat

    • kolmibob dit :

      Ne pas oublier l’échec du Silvercrest pour le 5X…

    • Fralipolipi dit :

      @Alain d
      Vous oubliez que le M88 d’aujourd’hui n’est déjà plus le M88 de 2000.
      Ce moteur a déjà connu plusieurs évolutions depuis sa première utilisation opérationnelle.

  10. vrai_chasseur dit :

    La colonne vertébrale du SCAF c’est le Cloud de combat. C’est une bonne chose que les 3 chefs d’état-major le disent ensemble.
    Pou rappel Airbus est responsable de ce pilier. Pas du pilier NGF, ça c’est Dassault.

    • Fralipolipi dit :

      @vrai-chasseur
      Mais manifestement, on ne veut pas attendre le Scaf et Airbus !..
      Il s’agit de lancer ce Cloud dès le Rafale F5, dès demain ou presque ! , dont l’ambition est justement de s’intégrer à un Cloud et au combat collaboratif (avec aussi des drones loyal wingman),
      et cela se fera donc à l’initiative de Dassault et Thales, et non de Airbus, … à moins que l’Allemagne lance très vite un programme équivalent sur Typhoon … plutôt que de commander une cinquantaine de F35 …

    • ji_louis dit :

      A partir du moment ou les spécifications logicielles et matérielles sont partagées (API publiques, même si Secret Défense ou NATO Confidential), n’importe quel fournisseur national ou international peut s’aligner et proposer ces services (et ses services). Chaque pays pourra avoir son fournisseur national ou ses fournisseurs nationaux (ou internationaux), c’est le principe d’internet, et je ne doute pas que chaque pays agira ainsi au grand dam d’Airbus qui ne pourra pas en faire une rente exclusive.

  11. jean dit :

    Si c’est dans nos besoins, le budget ne doit pas être un problème. On définit nos besoins et ensuite on construit le budget pour y arriver coute que coute. Quitte à augmenter les recettes de l’état. Cela ne devrait pas être difficile étant donné les centaines de milliards de recettes auxquelles l’état a renoncé depuis 2017.

  12. Bastan dit :

    Qu’elle est la part de la puissance d’un réacteur, entre la part réservée à la poussée et celles réservées à la fourniture d’énergie ou autres? Le fait de posséder deux réacteurs devra-t-il devenir la norme pour assurer à un chasseur le maximum de capacités nécessaires en cas de baisse ou perte de puissance sur un moteur?

    • lecoq dit :

      voir ma reponse plus haut sur le rapport puissance produite/refroidissement/calcul …

      en complément : le F35 avec son unique moteur monstrueux, a besoin de tripler sa production d’electricité et de refroidissement : d’où developpement d’un nouveau moteur, que tous les clients du F35 devront se payer sinon leur avion sera mort, en plus du changement de 70/80% de tous les equipeements techno du F35.
      faire un moteur avec de telles specs, sera plus facile en repartissant la charge sur deux moteurs, en plus de la redondance …
      forcément si un moteur a des ratés, il faudra degrader les calculs, d’un autre cote, avec un moteur, s’il y a des ratés, alors faudra s’éjecter … bref

      • NORAD dit :

        @lecoq. « d’où developpement d’un nouveau moteur, que tous les clients du F35 devront se payer sinon leur avion sera mort, en plus du changement de 70/80% de tous les equipeements techno du F35. » Âneries sur âneries. Il ne s’agit pas d’un nouveau moteur…Et même avec le moteur actuel, un appareil pourra être passé au standard Block 4. Quant aux « 70/80% », c’est la même chose.. ânerie.

    • Logan dit :

      On en revient au F-35 et à ses problèmes de moteur.

  13. bruno dit :

    la collaboration en matière de briques technologiques marche bien (moteur,cloud de combat, liaisons satellitaire, furtivité,…) ,ces briques vont être intégrées progressivement dans les avions actuels (metode Agile).Ainsi divers pays vont pouvoir développer des avions différents qui correspondent à des besoins différents et ce a moindre coût.Il y a effectivement une confusion entre le projet scaf et le ngf ,on devrait plutôt dire les ngf.

  14. Carin dit :

    Ou Airbus DE conçois un vrai cloud de combat, avec des produits européens, et ITAR free, ou jamais nous ne pourrons y adhérer, en dehors de l’OTAN..
    Si nos édiles commencent à parler de plusieurs NGF, parce que chacun veut le siens, il en sera de même pour le cloud de combat.
    La France ne peut pas œuvrer sous surveillance américaine, et aucun NGF issu de chez Dassault, ne pourra s’exporter, si des logiciels américains sont à bord… Les clients du Rafale, sont tous des non alignés.
    Je ne suis pas inquiet pour notre dissuasion nucléaire… ce sont des missions, ou le silence radio est imposé, ou l’avion est seul, et ou le trajet jusqu’à le cible, est pré-enregistré, avant même le décollage du porteur.
    Thalès fait déjà le cloud de combat de l’OTAN

    • Math dit :

      Ça ne marche pas comme ça. Désolé. Problème mal posé, conclusions trop rapides.
      Les questions peuvent être liées à la propriété intellectuelle du code, au lieu de stockage des données ou au lieu d’hébergement. À chaque fois, il faut creuser un peu pour ne pas dire de bêtises.

  15. PK dit :

    « d’un nombre impressionnant de capacités, dont certaines que nous n’imaginons pas encore »

    Ça ne choque personne ? On se lance dans un projet dont on ne connaît pas le contour…

    Que le machin évolue après son lancement, soit. Mais qu’on se lance sans délimiter les contours, ça paraît fou. Faut dire qu’un projet lancé pour une durée de dév de plusieurs dizaines d’années, c’est de la connerie en barre, d’un point de vue industriel, scientifique et humain.

    • ji_louis dit :

      On se lance dans un projet avec des spécifications précises et ouvertes permettant d’interfacer des choses dont certaines ne sont pas encore imaginables.
      C’est avec de telles spécifications précises et ouvertes que les militaires américains ont définit arpanet, qui a évolué et est devenu internet.

      • PK dit :

        Rien à voir.

        Là, vous avez un protocole. Un protocole, c’est pour parler. Le langage permet ensuite d’exprimer différentes choses, qui effectivement n’étaient pas forcément prévues, par définition.

        Un avion, c’est pour une mission. Pas pour un langage. On y met des pods par exemple pour définir les missions du « futur », car par définition, on ne les connaît pas. Mais si l’on pourra créer un pod ad hoc, si les supports pour poser les pods n’existent pas, on ne pourra pas faire évoluer les missions de l’avion.

        Donc, aujourd’hui, quand vous créez un avion, vous insérez des points d’accroches (internes et externes) afin de pouvoir le faire évoluer : c’est peu ou prou votre seule latitude.

        Ou alors vous payez bonbon chaque évolution. Le Rafale a tenu jusqu’à aujourd’hui sans que l’on touche à sa carcasse. C’est une belle réalisation : presque 30 ans d’évolution intégrée.

  16. Robmac dit :

    Pas avec le F35 ou son super successeur ? C’est dommage, car il est l’avion le plus répandu dans l’Otan.

  17. Georges Frérot dit :

    Séparer le Cloud de Combat du NGF ne réglera aucun des problèmes que nous rencontrons avec l’Allemagne dans la version d’ensemble du projet.
    Le problème fondamentale est bien un choix du leadership européen du futur système de combat aérien.
    Donc de ceux qui empocheront la plus grande part de la plus value, si le système est exportable.
    A ce stade, seul le NGF semble exportable, peut-être avec un Cloud de Combat réduit pour l’acheteur, ou une intégration à son Cloud de Combat National.
    Tous les beaux discours n’effaceront pas les faits, l’abandon de 5 à 6 projets « communs » ces 7/8 dernières années !
    L’Allemagne reste et restera le cheval de Troie de l’industrie américaine car sous le chantage permanent de la « couverture nucléaire » des États Unis.
    Pour la FRANCE deux agendas restent en compétition, le Rafale F5 et le NGF.
    Il faut donc s’interroger sur les moyens et l’agenda des moteurs qui semblent être sur le chemin critique du NGF.

  18. JILI dit :

    Le M88B ou le nouveau moteur du Rafale est en conception, et ainsi tout en consommant la même quantité de carburant que le M88, il apportera une forte puissance au Rafale, qui lui permettra d’augmenter son chargement etc. A tout ceci, vont s’ajouter des améliorations électroniques et autres, qui permettront à l’avion, si je puis dire, de conserver sa première place dans les avions de combat, car en effet il est un avion redoutable, et le F5 le sera encore pour une longue durée. Eh oui, les nouveaux avions comme le Ngf et autres, auront besoin de nombreuses années pour devenir parfaitement fiable et opérationnel. Par contre, il est tout à fait logique que le F5 puisse être interoperable avec les Ngf et tous autres de l’Otan. De même car je suis persuadé que le Scaf ne se réalisera pas avec les allemands, il est certain que Dassault le réalisera seul, tout comme le Vortex.

    • Roland DESPARTE dit :

      Bonjour JILI,
      A l‘appui de votre post, je peux vous donner quelques confirmations sur le T-REX.
      Comme vous le savez, ce nouveau moteur dit “à poussée augmentée“ découle du M88. La cible est de lui donner une poussée de 9 tonnes (88 kN) en post-combustion, soit une augmentation de 20 % par rapport aux 7,5 tonnes du M88. Cette poussée de 88kN a été définie tant suite à l’analyse des nécessités face aux évolutions technologiques souhaitées et nécessaires, que pour des raisons stratégiques (faire face aux défis du futur et à la concurrence).
      Pour ce faire, les ingénieurs des BE de Safran (En lien avec les ingénieurs de Dassault) développent un compresseur basse pression optimisé pour obtenir un débit d’air supérieur, une turbine haute pression avec de nouveaux matériaux, une optimisation des circuits de refroidissement, une étude d’aérodynamisme pour améliorer les performances (en particulier celles de la tuyère), ainsi que l’intégration de l’ensemble sur un avion de combat de nouvelle génération.
      Les défis sont de taille mais totalement à la portée des BE de Safran qui doivent produire rapidement un prototype qui aura les mêmes dimensions que le M88 de façon à pouvoir l’intégrer facilement au Rafale, y compris aux F4 en tant que de besoin, et ce sans modification majeure de la cellule porteuse ; à noter que cette même modularité permettra de ne pas avoir à concevoir de nouveaux outils pour la maintenance du T-REX.
      Actuellement, Safran procède à une étude dite de “levée de risques“ pour identifier précisément les solutions techniques à mettre en œuvre ; cette étude comprend des simulations relatives aux performances tant recherchées qu’obtenues, ainsi que des tests concernant les divers composants et la résistance/comportement des matériaux (chaleur, choc, résonance, fluidité, durabilité, maintenance, etc.).
      En fonction de ce préalable, la décision de production est attendue fin 2025 ou début 2026, mais cela dépend aussi de la validation de toutes les exigences du F5, tant techniques que financières.
      Pour le F5, techniquement, je pense que beaucoup de lecteurs de ce site connaissent les enjeux : puissance augmentée, radar AESA étendu, guerre électronique et contremesures, agilité et furtivité améliorées, connectivité accrue, drones ailiers, missile hypersonique ASN4G, …
      Financièrement, pour le T-REX, le coût de son développement est actuellement estimé à 650 millions d’euros, et cela pose un petit souci par le fait que ce budget n’est actuellement pas pris en compte par la LPM 2024-2030… Ainsi, les diverses Commissions (Défense nationale) planchent sur le sujet, en particulier celle du Sénat qui souligne l’urgence de retenir le lancement du T-REX comme priorité absolue dès 2025, et ce tant pour conforter le programme F5 (Entrée en service du F5 dès le début des années 2030), pour assurer la transmission des savoir-faire entre générations d’ingénieurs chez Safran, que pour maintenir l’avance technologique française face à des menaces géopolitiques croissantes, y compris le potentiel échec de la coopération franco-allemande (SCAF)…
      Pour conclure, il faut aussi savoir “qu’accessoirement“ Safran espère diverses retombées sur d’autres programmes, tels ceux menés avec l’Inde pour l’avion de combat multirôle indien dit le “Tejas Mk-2“, mais aussi en ce qui concerne la motorisation de l’hypothétique SCAF.

      • JILI dit :

        Bonjour Roland, je vous remercie des nombreux renseignements que je ne connaissais pas. Il est certain que le Rafale F5 va être un excellent avion, va perdurer, et encore en étonnera plus d’un malgré la denigration constante qui lui est faite. Également une alliance ou une coopération avec l’Inde est une excellente initiative, tout comme je me demande si au final , une alliance avec eux pour le SCAF et même le Vortex ne serait pas un bon choix. En effet, il existe une guerre économique et technologique en Europe au profit des USA qui nous nuit énormément, alors que l’Inde qui deviendra prochainement une des premières puissances mondiales, est partie dans une folle course pour rattraper son retard dans de nombreux domaines dont le spatial, aéronautique etc.

        • Roland DESPARTE dit :

          JILI,
          Concernant nos coopérations avec l’Inde (J’y suis perso favorable) il faut cependant être vigilant car l’Inde est à la manœuvre pour au final amener Dassault (Dassault Aviation et Dassault Systèmes) à “déporter“ en Inde la production du Rafale, mais aussi “in fine“ ses BE et son relationnel [En particulier Safran et Thales, car le Rafale est un tout].
          Ainsi, face au défi de la production [Pas facile de construire beaucoup de Rafale en France ; on est toujours à 3 par mois], en juin 2025, Dassault a signé avec l’indien Tata quatre accords de coopération “gagnant/gagnant“ qui visent à transférer en Inde une production locale de fuselage du Rafale. Ainsi encore, comme déjà évoqué dans l’un de mes posts précédents, Safran devrait également monter une co-entreprise franco-indienne pour (à partir du T-REX) développer le moteur du futur avion de combat indien AMCA (Advanced Medium Combat Aircraft). Ainsi, Thales s’est engagé à développer en Inde des technologies de pointe en s’implantant à Noida, Delhi, Bengaluru, Gurugram et Mumbai, entre autres…
          Côté indien, l’objectif, à terme (et ça peut se comprendre aisément), étant de renforcer sa propre “BITD“, principalement au bénéfice du groupe indien Tata (Tata Sons > Tata Advanced Systems), du constructeur aéronautique indien HAL (Hindustan Aeronautics Limited) et de Bharat Dynamics Limited (BDL)[Concepteur de missiles], BITD indienne qui tôt ou tard concurrencera notre propre industrie aéronautique et de production de missiles !
          Il faut donc trouver un axe médian car, malgré nos bonnes relations, notre souveraineté impose de préserver nos intérêts et certaines “clefs“, dont l’accès aux codes source du Rafale, celles relatives au Cloud de combat, ainsi que celles relatives à “l’ingénierie missiles“.
          Ajoutez à tout cela les regrettables interférences avec notre politique extérieure, l’Inde étant jugé trop proche de la Russie par Jean-Noël Barrot… Et je ne vous parle pas des “pressions sous la table“ exercées par l’administration Trump et ses vassaux… [Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle “alliance“ américano-indienne de type AUKUS, car le F5 est un danger pour Lockheed Martin…]
          Même si l’export est une nécessité, Dassault (Aviation et Systèmes) ne peut devenir une filiale indienne et les négociations impliquent de nombreux acteurs, indiens et français. C’est -à ma connaissance- le principal point de blocage du contrat MRFA (Multi-Role Fighter Aircraft) qui est sur la table pour produire une centaine de Rafale pour L’Indian Air Force. Même s’il semble que de nombreuses concessions ont été faites par les parties, au risque de vous surprendre, personnellement je ne suis pas 100% confiant quant à la signature prochaine du contrat du siècle pour Dassault (MRFA), mais je fais confiance au talent de nos pépites, et l’espoir me fait vivre !

  19. LaMeuse dit :

    «  le programme T-REX, dont le financement n’avait pas été prévu lors de l’élaboration de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ». C’est du foutage de gueule ! Un « bourrage » du calibre de l’infra des SNA à Toulon, comme on ne devrait plus en voir.

  20. P4 dit :

    A chaque nouvelle annonce concernant le Rafale F5, à Berlin c’est la douche froide et ils vont pouvoir se savonner avec leur montagne de billet et constater l’inutilité de cet action en matière de propreté, et oui l’argent ne fait pas tout.

  21. ec92 dit :

    On pourrait proposer le TREX pour le Grippen et aider les suédois à avoir un avion ITAR free. En acheter une centaine comme chasseurs légers et modernes pour remplacer les M2000. Le rafale pourrait être secondé par un mono réacteur qui serait utile pour augmenter la masse d’avions de l’AAE dans des missions d’interception ou de chasse aux drones pour lesquels le grippen serait OK.

    Bon enfin je rêve, revenons terre à terre et votons un vrai budget en attendant

  22. Nexterience dit :

    Beaucoup de monde pour defendre Dassault.
    Moins pour Thales.
    Demain le NGF sera au SCAF ce que le smartphone est à l’internet global: un terminal mobile.
    Reste à voir si il faut plus considérer notre fabricant de téléphone volant que notre fabricant du futur internet militaire européen.
    N’y aurait-il pas un syndrome du Minitel sur ce projet?

    • Math dit :

      Thales n’est pas la source des technologies dans le cas présent, pas plus que Dassault pour l’avion. Ces deux compagnies assemblent des technos, parfois propres, parfois extérieures. L’intégration n’est pas simple, mais il y a quand même quelque chose de trompeur dans le débat Itar free ou souveraineté. Ça laisse à penser que tout viens de France et, sans connaître tous les détails, j’en serais très surpris. Sinon, on aurait plein d’éditeurs de logiciels qui auraient déjà pointé le bout de leur nez sur le marché. Bref, faut vraiment faire attention à ce que l’on dit. On prends tous trop la mouche sur ce dossier, le débat est sur joué. Et on devient des caricatures de nous mêmes. S’il est bon de nous rassembler, restons humbles et en éveil, curieux des autres. On n’en sera que meilleur. Et notre armée de l’air aussi.

    • P4 dit :

      Vous ne seriez pas passer à coté de la nouvelle?

      Le standard F5 du Rafale c’est un Rafale plus un UCAS avec un cloud de combat, soit un SCAF primaire mais un SCAF tout de meme.

      Ce sera une manière de faire la preuve de nos capacités de développement face aux ambitions de nos rivaux Européens.