Le ministère des Armées mène une réflexion sur les usages opérationnels possibles de l’EuroDrone

Proposé il y a douze ans par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo, et ayant fait l’objet de négociations contractuelles compliquées, le programme de drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] européen, appelé EuroMALE ou EuroDrone, a été lancé en février 2022 par l’entremise de l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] pour le compte de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne.
Financé à hauteur de 100 millions d’euros au titre du Programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense, le coût total de ce programme était alors évalué à 7,1 milliards d’euros pour vingt systèmes [soit trois drones et deux stations au sol]. L’armée de l’Air & de l’Espace devrait en principe recevoir quatre systèmes, une option pour deux de plus ayant été posée.
S’il a fallu du temps pour notifier le contrat de développement et de production de l’Eurodrone à Airbus [désigné maître d’Å“uvre, avec Dassault Aviation et Leonardo pour principaux sous-traitants], ce programme a connu d’autres difficultés par la suite. Et ce n’est que très récemment qu’il a passé, avec succès, la revue critique de conception [CDR], ce qui ouvre la voie au premier vol d’un prototype.
Seulement, conçu pour évoluer dans des environnements permissifs, et même s’il suscite l’intérêt de l’Inde et du Japon, l’EuroDrone n’est pas le drone le mieux adapté aux engagements dits de haute intensité, sa masse de 10 tonnes et ses dimensions [26 mètres d’envergure, 17 mètres de longueur et 5 mètres de hauteur] le rendant vulnérable aux systèmes de défense aérienne adverses.
Cela étant, cet appareil dispose d’autres atouts. Censé voler pendant plus de quarante heures à à 45 000 pieds d’altitude et à la vitesse maximale de 500 km/h grâce à deux turbopropulseurs « Catalyst », il pourra emporter une charge utile [armement, capteurs] de 2,3 tonnes et évoluer dans l’espace aérien européen.
Quoi qu’il en soit, depuis un an, la question de la participation française à ce programme est posée, d’autant plus que des solutions, moins onéreuses et plus légères, sont en cours de développement, comme l’Enbata d’Aura Aéro et l’Aarok de Turgis & Gaillard.
En juin, alors qu’un rapport parlementaire venait de recommander l’abandon de l’EuroDrone, Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, fit savoir qu’il avait demandé à l’armée de l’Air & de l’Espace une « analyse opérationnelle sur l’employabilité » de cet appareils « lorsqu’il sera livré ». Puis, quelques jours plus tard, La Tribune rapporta que la France cherchait à « sortir » du programme et qu’elle avait demandé à l’Allemagne, à l’Italie et à l’Espagne « d’étudier de façon conjointe les conséquences industrielles et opérationnelles » que son retrait serait susceptible d’avoir ».
Reste que, si l’on s’en tient au Projet annuel de performances [PAP] du programme 146 « Équipements des Forces », qui accompagne le projet de loi de finances 2026, la France devrait maintenir sa participation au programme « EuroDrone ».
Interrogée sur ce point par le député Frank Giletti [RN], rapporteur pour avis sur le budget du programme 178 « Préparation et emploi des forces – Air », la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a laissé entendre que rien n’était encore définitivement acté.
« Concernant l’EuroMale, conçu pour évoluer en Europe […] dans un environnement plutôt permissif, il est clairement en décalage aujourd’hui avec ce que le marché des drones MALE peut offrir. C’est un programme qui est complexe et cher. Et donc, pour être très concrète, la décision n’est pas prise au moment où je vous parle. Mais il y a une réflexion sur le sujet », a dit Mme Vautrin, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, le 21 octobre.
Devant les députés, le lendemain, le Délégué général pour l’armement [DGA], Emmanuel Chiva, a précisé la nature de la réflexion évoquée par la ministre.
« Le chef d’état-major des armées [CEMA] précédent [le général Thierry Burkhard, ndlr] a écrit à ses homologues pour les questionner sur la pertinence opérationnelle d’un tel système qui a été conçu […] pour un emploi dans une zone non contestée. Là , on a un système qui est très grand, donc vulnérable, complexe et cher », a d’abord rappelé M. Chiva.
Seulement, a-t-il poursuivi, la « question n’est pas de savoir si nous nous sommes fourvoyés mais comment on s’adapte au contexte des conflits actuels ».
Aussi, une réflexion est en cours, menée avec les autres partenaires du programme. « D’un point de vue opérationnel d’abord. Et puis ensuite on verra ce qui se passera du point de vue du programme », lequel « peut effectivement faire l’objet d’un certain nombre d’adaptations ou d’une utilisation des briques technologiques qui ont été développées. Donc, aujourd’hui, nous sommes en train d’instruire » ce dossier, a expliqué le DGA.
L’un des usages possibles de l’EuroDrone consisterait à le mettre en Å“uvre aux côtés d’avions de patrouille maritime, comme le Royaume-Uni envisage de le faire avec ses drones MQ-9B SkyGuardian [ou Protector] et ses P-8A Poseidon.
D’ailleurs, choisie pour équiper l’EuroDrone, la boule optronique Euroflir 610, développée par Safran, est pressentie pour être intégrée au futur avion de patrouille maritime de la Marine nationale.





On achète le truc (le trés cher truc) et puis on se demande aprés comment on va utiliser le truc ?
Y a un truc que je ne saisis pas ou j’ai pas capté le bon truc
Reste le drone « Turc ».
Vous avez pas capté le bon truc.
Entre l’achat du truc et maintenant, il y a eu :
– Un conflit de haute intensité en Europe
– Un développement accéléré de l’usage de tout type de drones durant ce même conflit
.
Au final, les cas d’usage prévus pour l’Eurodrone (entres autres drones) s’avèrent moins réalistes voire sont caduques.
Les cas sont caducs, les feuilles sont caduques.
@Mica X
Le programme Eurodrone est un anachronisme. On aurait effectivement eu besoin d’un tel drone dans les années 2000 et 2010, pour les théâtre afghans ou sahéliens. Désormais, le contexte a changé. Ce programme devrait donc être stoppé, pour concentrer nos efforts et nos moyens sur une nouvelle génération de drones, conçus nativement pour la haute intensité.
Ceci étant dit, en supposant que par malheur, on ne veuille/puisse pas stopper aussi brutalement notre participation à ce programme pour des raisons politiques et/ou financières et/ou industrielles, alors il va effectivement falloir trouver une utilité à cet Eurodrone. les pistes sont alors les suivantes :
– Mission PATMAR : c’est le domaine où l’Eurodrone aurait clairement le plus d’avenir, grâce à son autonomie et à sa charge utile. Equipé d’un radar de surveillance maritime, de sa boule optronique Euroflir 610, d’une liaison de données satellite, l’Eurodrone pourrait s’avérer très utile pour des missions de surveillance et de patrouille maritime, seul ou aux côtés des ATL-2 et futurs A321 XLR. Il faudrait dans cette hypothèse prévoir l’intégration de torpilles légères MU90, de chaînes SAR pour les missions de secours aux naufragés, d’un largeur de bouées acoustiques, et le cas échéant, selon les missions, de missiles antichars à longue portée (destruction d’embarcations légères/lutte contre les trafics). On imagine par exemple son emploi dans des missions de surveillance de la ZEE (zone Antilles, Mayotte/océan indien, Pacifique…), pour la lutte contre le trafic de drogue ou l’immigration clandestine. Ou son intégration à un dispositif ASM, en coordination avec des frégates ASM et des avions PATMAR.
– Plateforme de guidage pour munitions rôdeuses : grâce à sa charge utile et à son endurance, l’Eurodrone pourrait être équipé pour emporter un grand nombre de munitions rôdeuses à longue portée (12 à 24 munitions ?). Le drone opèrerait à distance de sécurité, restant hors de portée des défenses antiaériennes adverses. Il lancerait ses munitions rôdeuses, puis servirait de relai de transmission au profit de ces munitions. En supposant que ces munitions rôdeuses soient conçues pour attaquer des radars et brouilleurs adverses, on aurait là un moyen SEAD intéressant.
– Camion à bombes/missiles : sous réserve de concevoir les munitions appropriées, l’Eurodrone pourrait servir de plateforme de lancement pour des missiles de croisière légers, tirés à distance de sécurité. Cette capacité viendrait s’additionner aux missiles lancés par les Rafale (Scalp EG) et tirés par les frégates (MDCN), permettant de contribuer à saturer et éliminer les défenses adverses dans les premières heures d’un conflit. Une fois les principales défenses aériennes éliminées, l’Eurodrone pourrait ensuite poursuivre ce rôle, en embarquant par exemple des bombes guidées AASM.
Pour paraphraser les frères jacques : https://www.youtube.com/watch?v=DP_B9_3Bu9w&list=RDDP_B9_3Bu9w&start_radio=1
Certes le projet est ancien, très ancien et très cher mais lafotaki ?
Alors oui nous pouvons utiliser le machin pour surveiller la mue des bébés manchots empereurs dans l’antarctique mais le problème, outre le coût d’achat, ce sont les coûts d’aménagement des supports logistiques et de l’entretien du truc & ça va douiller, bref on met le doigt dans un machin à dents obliques façon grand blanc.
Je pense qu’il vaut mieux perdre 1 en une seule fois que 3 à dix ans, c’est une peu la problématique de mon divorce mais bon…a rebondi, olé
Nous manquons de c.. et sommes une nation de binocleux comptables à tableaux Excel souffrant de myopie, très lourde la myopie, ce n’est pas en le niant qu’elles repousseront, les c… pas les tableaux, y en a à profusion.
Bonne soirée
« pour des raisons politiques et/ou financières et/ou industrielles ».
L’emploi de « et/ou » est un anglicisme qui néglige le fait qu’en français la conjonction de coordination « ou » peut être inclusive.
Dans « l’un ou l’autre viendra », l’emploi du singulier indique que le « ou » est exclusif (seulement l’un ou seulement l’autre), tandis que « dans l’un ou l’autre viendront » le pluriel marque l’inclusivité du « ou » (l’un, l’autre ou les deux).
Toutefois, notamment à l’oral ou en l’absence de verbe, une certaine ambiguïté peut planer, ce qui, pour certains, semble autoriser l’usage de « et/ou », considéré alors comme un outil adapté pour préciser la pensée du locuteur, sans toutefois toujours s’interroger sur la possibilité de reformulation de la phrase pour la rendre univoque.
Pour autant, même ces grammairiens pragmatiques apportent des réserves quant à l’emploi de « et/ou » et précisent qu’il convient de ne pas en abuser.
À cet égard, le double « et/ou » dans « pour des raisons politiques et/ou financières et/ou industrielles » constitue manifestement un cas d’abus, qui devrait amener le rédacteur à revoir la construction de sa proposition.
Pour des raisons politiques, financières ou industrielles.
« Y a un truc que je ne saisis pas » : En effet. Il s’agit de l’accent grave.
Très.
Après.
Pour la surveillance de notre espace maritime, frontières terrestres en France métropolitaine et Outre-Mers. Un appareil plus sophistiqué pourrait ensuite prendre rapidement la relève si un danger était identifié. Une surveillance H24, 7 jours sur 7 pouvant être envisagée, avec une efficacité renforcée par les services de renseignements.
En France métropolitaine et outre-mer.
Les services de renseignement.
si je comprends bien on peine à concevoir un drone….qui nous coute des milliards avant même de se demander a quoi il pourrait servir !!!
on a des champions
Le contexte a changé depuis : Ukraine…etc mais ça dénote cependant un manque d imagination et de projection. Avec l eurodrone les européens étaient encore une fois dans une logique de suiveurs par rapport aux US. Il vaut mieux arrêter le projet et dépenser notre argent dans des drones furtifs.
Non vous comprenez mal. Le développement de l’Eurodrone a démarré avant la guerre en Ukraine. Bien malin qui aurait pu prévoir que le rôles des drones aller évoluer à ce point.
@Jack,
Ce n’est pas tout à fait exact, parce qu’on avait déjà perçu la vulnérabilité des « grands » drones dans les environnements non-permissifs, les Américains ayant déjà perdu des drones de type divers soit par destruction DCA, soit par hacking, bien avant le 24 février 2022, premier jour de la guerre en Ukraine, mais également jour de passation effective de la commande par l’OCCAr à l’industriel chef de file (Airbus DS).
Donc, non, il ne fallait pas une imagination extraordinaire pour se dire qu’un tel drone aurait des limites d’emploi dans un environnement contesté qui seraient telles qu’on devrait revoir ses missions en cours de route.
C’est un drone qui a été conçu par mimétisme pour remplacer les Reaper américains: donc, drone de combat. Un drone de combat, c’est un machin qui à la base est doté de moyens ISR (des capteurs+ liaisons de données) auquel on rajoute des moyens de frappe, ce qui raccourci la boucle OODA ou la kill-chain, ce qui vous permet d’obtenir un complexe reconnaissance-frappe plus efficace (choisissez vos concepts ou votre vocabulaire, osef).
Donc, au départ, il n’y avait aucune autre idée que de faire comme les Américains. Du pur mimétisme. Pas un milligramme d’imagination ou de créativité propre.
En cours de route, les mecs se sont rendu compte que ça ne marcherait pas, vu les retex ukrainiens, et ils ont changé leur fusil d’épaule: ce drone va désormais faire de l’ISTAR. L’ISTAR, c’est de l’ISR + de l’acquisition de cible. Ca lui permet de s’éloigner du champ de bataille.
En gros, vous ne changez rien au drone, parce qu’il a de bons capteurs et des liaisons de données, mais vous l’éloignez du champ de bataille: il fait tout ce qu’il faisait avant, mais de plus loin, et ce n’est plus lui qui se charge directement de détruire la cible, ou alors avec des missiles de plus longue portée qui reste à produire. C’est la première porte de sortie imaginée par Airbus.
Deuxième porte de sortie, imaginée par les militaires français: la PATMAR. Vu qu’il y a des capteurs et des liaisons de données, plus une charge utile qui laisse du mou pour installer des lanceurs de bouées acoustiques, voire de l’armement, ça peut le faire.
Troisième porte de sortie, imaginée par la DGA: on démantèle le programme et on le réduit en briques technologiques et ces petites briques technologiques, on les réemploie pour faire autre chose. Oui, mais quoi? Ben euh… pffff.
C’est ce qu’on appelle la stratégie du ben euh.
Pour l’instant, on en est là .
On a prévu de mettre plus de 7 Mds € à quatre dans la stratégie du ben euh. Oui, on est quatre sur le coup et, apparemment, l’union ne fait pas la force, on est tous aussi con les uns que les autres dans cette affaire (nous, les Boches, les Italiens et les Espagnols).
J’aurais souhaité que cela ne s’ébruite pas, malheureusement il y a deux observateurs dans le programme: l’Inde et le Japon. Et j’ignore complètement comment les enfumer.
Mais ce qu’il faut comprendre à travers toute ces péripéties est plus simple: avant le 24 février 2022, les grands programmes d’équipement étaient essentiellement conçus pour nourrir la bête (la BITD) par pour faire des armes qui gagnent les guerres. Depuis le 24 février 2022, les militaires insistent davantage pour avoir des armes qui gagnent les guerres et un certain nombre de programmes, dont celui-là , ne passent pas la barre.
C’est un changement de paradigme, quoi. Un truc pour faire bouffer la BITD, c’est pas forcément bien conçu pour gagner les guerres.
Des missiles qui restent à produire.
À travers toutes ces péripéties.
Je suis bien placé pour savoir que la recherche d’un raccourci ne raccourcit pas toujours le trajet.
https://www.youtube.com/watch?v=rEglYEbPFeU
L’Eurodrone était souvent cité comme une alternative aux drones Américains utilisés lors de l’opération Barkhane. Trop cher, trop difficile à maintenir la condition opérationnelle et peu adapté aux nouveaux conflits (mais aussi aux anciens conflits dont le climat peut être rude envers les machines). Ce drone ne servira pas à grand chose que la surveillance en milieu civil.
Que le rôle des drones allait évoluer à ce point.
Que de questionnements, de blabla , dans toutes les directions! qui fait quoi, ou on va , qu es ce que l on veut ? Mais qui commande fermement ? qui paye le plus ou le moins ? Mais quant es ce que nos Armées auront un jour les Drones qui leurs faut et qui leurs conviennent ?? Des empilages de comités de réflexions, décisionnels, techniques, stratégiques même! digne de nos empilages de comités administratifs de tous les ministères qui se marchent sur les pieds et qui nous coûtent des blindes !!!
5 années passées !!! Toujours aucun Drones dignes de ce nom sur les tarmac ou les ponts d envols ou mieux encore en patrouilles itars longues endurances sur nos territoires !! j en tombe dans mon fauteuil devant celui qui me fait rêver.
Merci Thank you merci a vous et à Tous
OÙ on va.
Qu’esT-ce que.
QuanD esT-ce que.
Les drones qU’IL leuR faut.
Comités de réflexioN.
Toujours aucun dronE dignE de ce nom.
Les tarmacS.
Les ponts d’envoL.
Merci À vous et à tous.
Il serait temps… ^^
Oui c’est vrai ça : à quoi cet engin pourrait-il servir ???
Déjà , il va rapporter de l’argent à Airbus, Dassault et Leonardo, mais il faudrait lui trouver une autre finalité.
Oui, comme gagner une guerre, par exemple. Si c’était possible, accessoirement.
Il va finir par faire du contrôle routier en lieu et place des hélicoptères de la Gendarmerie si ça continue ! Remarque ça permettra de le rentabiliser du point de vue de l’état et c’est moins facile à mettre à terre que les portiques écotaxe, mais du point de vue du climat social…
Cela devient plutôt critique de devoir chercher à quoi diantre pourrait bien servir le produit d’un programme horriblement cher et néanmoins obsolete. Parce que s’il y avait des usages intéressants qui n’avaient pas encore été envisagés ce serait du grand n’importe quoi au niveau de la définition des besoins et de la conception.
Sauf s’il y avait de nouveaux paramètres qui ajoutaient de nouvelles possibilités d’utilisation mais là c’est exactement l’inverse…
Et en plus le bidule est ITAR FULL…
Si c’est pour faire plaisir aux industriels, quels qu’ils soient, c’est une faute politique autant qu’économique et bien sûr un désastre sur un plan opérationnel.
Il faudrait en sortir au plus vite et même faire avouer aux autres pays participants que eux non plus n’ont aucun intérêt réel dans ce traquenard.
On commande un bidule par européisme(et d’autres raisons encore plus obscures) tout en faisant croire qu’il y a débat national. Et on réfléchit ensuite pour quoi faire, on étudie le dossier, tout en confirmant la commande mais en disant qu’il y a débat.
Conçu il y a 12 ans, l’Eurodrone est de ces dinosaures qu’il est quasiment impossible d’arrêter quand il est lancé du fait des modalités d’une coopération européenne dénuée de souplesse.
Cela dit, si nous sommes convaincus que l’Eurodrone nous est inutile, il nous faut arrêter quitte à mettre dans la balance d’autres sujets de contentieux entre européens ( cf. l’Allemagne veut repousser au delà de 2035 l’obligation de ne produire en Europe que des voitures électriques, la France est contre).
Ce n’est pas parce que nous sommes dans une situation politico-economique délicate que nous devons nous laisser faire.
Quand on fait une connerie à quatre, il est plus difficile de s’arrêter que quand on la fait tout seul, c’est clair.
C’est d’ailleurs un effet de groupe connu en criminologie (les mecs font plus de conneries graves en groupe). C’est pour ça qu’on réprime plus sévèrement les infractions collectives.
Malheureusement, on a rien prévu en matière de coopération internationale. Il n’y a pas de poignée rouge d’arrêt d’urgence dans le compartiment. Faut sauter alors que le train est encore en marche, comme Tintin dans Le Temple du Soleil, avec Milou dans les bras. E Pericoloso Sporgersi, quoi.
Vous avez d’excellentes références.
Encore une invention stupide des européistes. D’abord on débourse des milliards, puis on réfléchit à l’usage.
Quand ce projet a été lancé, il aurait pu surveiller les cieux du Sahel au profit de nos forces. La situation a changé beaucoup plus vite que l’avancement du projet…
Ecoutez Stolt, je suis un européiste, mais je vous assure que je n’ai rien à voir là -dedans. Pour ma part, j’étais convaincu que les souverainistes étaient entièrement responsables de ce fiasco, mais je constate qu’ils sont eux-aussi complètement dépités.
Alors, je ne sais pas quoi vous dire.
Mais je comprends votre souci de trouver une tête à mettre sur un billot. Oserais-je vous suggérer d’y mettre celle de Macron? Oui, je sais que je cède à la facilité, mais elle est là pour ça, non?
Il n’y a aucun doute sur le fait que l’Eurodrone est inadapté à des conflits de haute intensité. En prenant pour hypothèse que notre participation dans le programme soit maintenu, il va falloir effectivement s’activer sur son emploi probablement limité à l’action de l’état en mer et quelques piges en zones de conflits asymétriques. Il y a pas mal de sujets à traiter pour lesquelles nous manquons cruellement de ressources. Par contre le facteur déterminant sera son coût et sa facilité d’exploitation. Bon quand on voit les drones qu’utilisent FRONTEX ou l’EMSA pour leurs opérations (très similaires à celles de l’action de l’état en mer), ce n’est pas évident que le « business case » Eurodrone tienne la route.
A voir si avec sa capacité d’emport il pourrait alléger la pression opérationnelle sur la PATMAR (blanchir les sorties des SNLE, etc.).
Le patmar ne fait pas que surveiller la surface lors des entrées/sorties des SNLE, il surveille aussi sous la surface avec ses bouées acoustiques, ce qui n’est pas prévu pour ce drone.
Tiens ! Comme je le disais il y a quelques, voilà qu’on y vient vers la mission pour l’Eurodrone !
Les prévisions de commande seront t honorées, tandis que les options seront abandonnées, ces économies servant à acquérir un drone plus rustique (Aarok?) pour l’armée de Terre …
Solution à l’australienne : on découpe l’Eurodrone et on cannibalise les équipement de pour les monter sur l’Aarok, cela résout :
– Le problème de l’emploi de l’Eurodrone |–> poubelle.
– Le problème des pénalités : L’Eurodrone est accepté, donc pas de pénalité.
– Le problème de l’équipement de l’Aarok : Il sera moins cher et totalement interopérable (donc plus facilement exportable).
– On peut accepter l’Eurodrone en avance, c’est à dire à la vitesse d’avancement de l’Aarok.
– On peut recycler, c’est à dire éviter de construire d’autres stations de pilotages, pour adapter celles de l’Eurodrone à l’Aarok, ce qui diminue encore les coûts de lancement.
– On peut se passer des formalités et des coûts des certifications.
Franchement il est peut être une très bonne plateforme pour de la surveillance maritime et de frontières. On pourrait peut être aussi s’en servir en Guyane. Bref il faut juste réfléchir un peu car avec 40h d’autonomie c’est quand même une belle machine pour de la surveillance et au besoin d’une petite frappe à la Trump si un bateau de cocaïne ….
A part de la surveillance maritime de surface, du relai radio ou du transport de colis légers, il est insuffisamment équipé dans toutes les autres missions (n n’en est plus à poursuivre des pick-up à bombarder dans le désert serein).
Oui enfin… vous allez payer assez cher pour un drone qui va juste faire de la surveillance maritime et quelques fois de la surveillance frontalière en Guyane qui est déjà assuré par la légion ?
On est dans l’UE donc les surveillances frontalières de la France n’ont aucun intérêt dans ce cas là vus qu’on es t a pas de « pays problématique » à nos frontières.
Et pour la surveillance maritime d’accord mais il reste surarmer et hors gabarit pour ce qu’il devra faire et il faut voir si il n’aura pas de problème de corrosion.
De la surveillance (…) qui est déjà assuréE par la Légion.
VU qu’on N’a pas.
Il reste surarmÉ.
Voir S’il n’aura pas.
Plus de 5000km de rayon d’action, soit Paris- Ispahan, il peut peut-être servir à des reco longue distance qui usent aujourd’hui nos précieux Rafale et MRTT quand le porte avion n’est pas dispo.
N’importe comment nous avons besoin d’un Drone Male longue distance… Pour la surveillance des espaces maritime en Atlantique et en méditerranée…
Des espaces maritimes.
Qu’est-ce que vous voulez qu’on aille foutre à Ispahan? A moins d’y avoir oublié son tapis à prière, je vois pas.
Il y a déjà la reconnaissance satellite pour ça.
>N’importe comment nous avons besoin d’un Drone Male longue distance… Pour la surveillance des espaces maritime en Atlantique et en méditerranée…
La méditerranée ? Laissez-faire l’Italie et l’Espagne + la Grèce, ça fait déjà plus parti de leurs prédisposition que des nôtres quand on voit la faible taille qu’on a gérer.
La Méditerranée.
Ça fait déjà plus partiE de.
Leurs prédispositionS.
Qu’on a À gérer.
On trouvera toujours quelque chose à faire faire à une machine qui est capable de rester 40h en vol. La question est surtout n’existe t il pas une autre solution pour faire la même chose moins chère.
Peut être que l’institut géographique national, qui utilisa un temps des B-17, aurait l’usage de ce bidule ?
https://www.ign.fr/
https://www.ign.fr/mag/pink-lady-lhistoire-fabuleuse-dun-b17-reconverti-en-avion-photographe
Il suffit de déployer ce truc en outre mer.
1 système en Polynésie
1 système en NC
1 Système dans les Antilles
1 Système à la Réunion
Ca compensera une partie du manque de moyen de surveillance sur ces ZEE.
le problème c’est le coût de fonctionnement. on peut faire la même chose avec des drones beaucoup moins coûteux en Pf et NC. Aux Antilles la géographie ne nécessite pas autant d’autonomie de vol. Reste la Réunion pour surveiller le canal du Mozambique….
Une partie du manque de moyens de surveillance.
On se questionne sur ses usages opérationnels possibles, après des milliards dépensés et 15 ans après le lancement du projet ?!
On marche sur la tête! Le tropisme sacro-saint de la coopération européenne à tout prix nous aveugle du bon sens et du pragmatisme.
Les allemands ne voulaient pas forcément des entrées d’air différenciées pour diminuer les risques de pertes sur panne moteur sur leurs avions de chasse avec un humain embarqué, par contre sur un drone il faut absolument un bi-moteur en cas de panne!
Maintenant qu’il est là , la théorie de l’engagement nous oblige à le prendre, mais s’interroger aujourd’hui sur ses usages souligne l’amateurisme patent de nos « élites » dirigeantes.
bonjour, bon avant tous nous devons honoré nos engagements sur se développement…
Comment etre crédible si nous ne somme pas capable de favoriser les développement européenne…
Ensuite . notre pays a de vaste espace a contrôler qu’ils soit maritime ( la Manche et l’atlantique nords) et des frontières lointaine lors de nos engagements européenne… ( Roumanie et Estonie)
Ensuite je remarque que ce développement a de nombreuses ennemis qui sont fortement opposé au développement des capacités européenne… Ils sont soit français ( propositions d’un concurrent) ou étrangers qui souhaitent garder leur monopole…
Dans tous les cas nous devons respecter nos engagements au minimums pour justifiée nos investissement financiers…
Comment être crédible quand on sait pas écrire et fait des fautes à répétition ?
Vous m’avez l’air aussi d’être un petit complotiste pour faire de telles affirmations, c’est pas bien du tout…
Avant touT.
Nous devons honorER.
Sur Ce développement.
Comment Être.
Nous ne sommeS pas capableS.
Les développementS européeNS.
De vasteS espaceS À contrôler.
Qu’ils soiENt maritimeS (la Manche et l’Atlantique norD) OU des frontières lointaineS.
Nos engagements européenNS.
Ce développement a de nombreuX ennemis qui sont fortement opposéS.
Des capacités européenneS.
Au minimuM.
Pour justifiER.
Nos investissementS financiers.
ça devient de plus en plus absurde avec le contexte de crise budgétaire.
Il faut que les citoyens avertissent leur député, encore mieux si cette ou ce dernière/dernier est membre de la commission des armées ou de finance, Pour interroger le Ministère des Armées de cette gabégie.
Si cette dernière ou ce dernier.
La commission des armées ou deS financeS.
Pour interroger le ministère des Armées SUR cette gabEgie.
vu les dimensions du drone , la surveillance des mers serais une bonnes choses .il pourrais aussi servir de base pour un futur SCAF sans pilote ,si la France sort elle perd tout , l’Allemagne pourrais l’offrir á SAAB pour études
La surveillance des mers seraiT.
Une bonnE chosE.
Il pourraiT.
L’Allemagne pourraiT.
L’offrir À SAAB.
Pendant ce temps BAYKAR vient de diffuser une vidéo du KIZILELMA faisant le test du radar AESA GaN ( détection d’une cible de 5 m² de RCS à plus de 170 km pendant le test) et de l’électro optique intégré 360° de ASELSAN TOYGUN . Le radar d’ASELSAN a une portée d’environ 300 km , il est aussi intégré sur le drone de combat AKINCI , ils pourront utiliser des missiles air-air( +100km de portée) ,bombes et missiles de plus de 200km de portée et même jusqu’à plus de 500 avec le missile balistique en fin de développement de ROKETSAN , le IHA 300-ER.
L’électro-optique intégrée.
toujours dans l’OTAN la Turquie? cela nous rassurerait…