Exportation de frégates : Le ministère des Armées peine à accorder ses violons sur le concept de « coque blanche »

Lancée en 2012, la sixième frégate multimissions [FREMM] qui devait être livrée à la Marine nationale sous le nom de « Normandie » fut finalement vendue à l’Égypte trois ans plus tard. Et cela obligea le ministère des Armées à commander une autre unité à Naval Group afin de remplacer celle qui venait d’être cédée aux forces navales égyptiennes.
Cette manière de procéder a depuis été imitée par l’Italie. Après avoir vendu deux FREMM à l’Égypte après les avoir prélevées dans la dotation de la Marina Militare, elle a récemment signé une lettre d’intention pour en vendre deux autres à la Grèce, en suivant la même logique. Logique qui lui permet de proposer à l’exportation des navires immédiatement disponibles tout en permettant à ses forces navales de tenir leurs contrats opérationnels et de moderniser constamment leurs capacités dans la mesure où les unités vendues sont remplacées par d’autres, plus élaborées.
En octobre 2024, le Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva, avait dit vouloir adapter ce concept afin de soutenir l’exportation des Frégates de défense et d’intervention [FDI].
« Nous collaborons de manière réfléchie avec l’industriel en adoptant une approche dite ‘coque blanche’. Cette démarche vise à soutenir l’activité du chantier de Lorient, illustrant un exemple intéressant d’économie de guerre autogénérée. Ce n’est pas la Direction générale de l’armement [DGA] qui a demandé à Naval Group de produire deux frégates par an, mais l’industriel lui-même qui a décidé d’accélérer la cadence. Cela implique que l’industriel devra fournir des efforts pour permettre à l’export d’étaler les livraisons pour la France », avait en effet expliqué M. Chiva lors d’une audition parlementaire.
« Nous sommes prêts à collaborer avec l’industriel, par exemple en avançant la commande de certaines frégates pour la France, tout en anticipant leur exportation vers les pays intéressés. Le domaine de la flotte de surface apparaît extrêmement compétitif aujourd’hui », avait continué le DGA.
Et d’ajouter : « Nous avons bon espoir pour plusieurs pays, sans pouvoir divulguer les prospects actuels en audience publique. Ces frégates sont attrayantes, car elles incarnent la modernité, peuvent intégrer des armements variés, sont écologiques le cas échéant, disposent d’un équipage réduit et répondent aux exigences de nombreuses marines ».
Sauf que, un an plus tard, venant à peine de prendre ses fonctions, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a remis en cause cette approche, lors d’une audition devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, le 21 octobre.
« En ce qui concerne les coques blanches, ce qu’on me dit, pour être très honnête, c’est que, à ce jour, ça n’a pas retenu l’attention parce que c’est un projet qui est plutôt coûteux. Et c’est la raison pour laquelle, à ce stade, ça n’est pas notre priorité », a en effet affirmé Mme Vautrin.
Seulement, à peine quelques heures plus tard, devant la même commission, M. Chiva a tenu un autre discours. « Sur la question des financements innovants, par exemple, on anticipe des commandes, on finance des coques blanches de frégates de premier rang, ce qui permet d’optimiser le planning de production, de réduire les prix et de rendre le matériel immédiatement disponible pour un [client] export », a-t-il en effet affirmé lors de son propos liminaire.
Le DGA est ensuite revenu sur ce concept dans ses réponses aux députés. « Sur les coques blanches, on pense que c’est une approche qui est intéressante pour assurer la continuité du chantier naval de Lorient et pour préparer sa capacité à répondre aux besoins à l’exportation. [Or], nous devons exporter », a-t-il dit.
« On a commandé des frégates de défense et d’intervention, on analyse les ‘prospects’ exports. Cette approche ‘coque blanche’ nous permet d’ajuster le fait de dire que cette frégate sera pour la France ou pour l’export. Alors, évidemment, nous avons une petite déception avec la Norvège [qui a choisi la frégate britannique de Type 26, ndlr] mais ça ne remet absolument pas [en cause] l’intérêt pour la Frégate de défense et d’intervention. Certains pays vont lancer des compétitions. Si la France [les] remporte, on saura répondre dans les délais », a fait valoir M. Chiva.






Qu’est ce que vous voulez que ça marche dans ce pays !!!
L’un dit le contraire de l’autre…..
Pauvre France….
En même temps, c’est une habitude au plus haut niveau depuis quelques années…
Nos politiciens de plus en plus des trompettes incapables de comprendre ou penser en termes d’intérêt de la nation
un suicide si aucun pays n’achète. Dassault n’est jamais tombé dans ce travers même quand le Rafale ne se vendait pas et que ça pouvait être tentant mais naval group est détenu à 100% par l’Etat et ils se disent qu’à la fin l’Etat paiera.
Votre information est fausse. L’État Français contrôle Naval Group par sa majorité directe de 62,25 %, et dispose en plus d’une exposition économique minoritaire supplémentaire ou indirect d’environ 9 % via Thales, sans effet de levier sur la gouvernance.
Dassault aviation n’est pas le meilleur exemple sur le sujet !
typique aversion du risque français… un pays de gagnants..
L’approche italienne est excellente à tout point de vue (industriel en maintenant en activité la chaîne de production, commercial en proposant à des marines étrangères des navires immédiatement disponibles, militaire en disposant de coques surnuméraires et financier en optimisant les coûts de production).
Donc nous ferons différemment.
C est une approche mettant en priorité les intérêts industriels. Mais c est l état et la marine Italienne qui est perdante.
L état remplit artificiellement les carnets de commande des industriels Italiens qui visiblement ne vendent pas assez a l export pour maintenir l activité.
Cela a un cout non négligeable et ils sont certainement pas rentables économiquement.
La marine elle doit faire avec des périodes de non disponibilité des plateformes augmentées. C est un peu moins grave chez eux car ils sont apparement ric rac en marins et peuvent déja pas tout faire flotter.
En quoi c’est perdant vu qu’ils optimisent les coûts de production, exemple les deux fremm cédées à la Grèce le seront à 300 millions l’unité, ça atenue déjà fortement le prix des deux prochaines Fremm Evo. Autre chose les navires seront cédés que quand les Fremm Evo seront lancées donc les périodes d’indisponibilité… Ils vendent assez à l’étranger pour les proposer à la vente…
https://www.latribune.fr/article/defense-aerospatiale/defense/48371620096005/rome-la-revanche-industrielle-comment-l-italie-veut-garder-son-bout-gras-dans-la-defense-europeenne
Auguste NR. 2
Si tu vends ta voiture d occasion en parfait état, elle rembourse pas le prix d une voiture neuve d une gamme supérieure. Tu ne fais pas des économies, tu dépenses. C est ce qui se passe ici.
Peut importe le tuilage, il y a forcément une période d un ou 2 ans de prise en main de la Fremm evo avec un équipage complet Italien.
C est la grosse différence avec une voiture. Il suffit pas de tourner la clé en sortie du concessionnaire pour que le navire et l équipage soient aptes au combat.
Quand on achète neuf à 1 milliard et qu’on revend au bout de 2 ans à 800 millions, la marine a toujours des bateaux neuf à la dernière évolution, mais l’Etat est de sa poche à chaque fois.
Ceux qui sont gagnants, ce sont les industriels qui produisent en continu sans trou dans le carnet de commande, et les acheteurs d’occasion récentes pas usées, juste déverminées.
Le gain obtenu par l’effet série est plus faible que la perte à la revente d’occasion.
Et il y a en plus l’adaptation au client occasion (je ne suis pas sûr que les égyptiens aient des tableaux de commandes en italien)
Au final, cette méthode permet d’accéder à un nouveau client dans l’espoir qu’ensuite il commande du neuf.
Mais c’est coûteux, la marine sert de variable de stock pour l’industriel, et l’espoir est quelquefois déçu.
Des bateaux neufs.
Naval Group est libre de faire des coques blanches. Si c est un investissement sur et rentable, je ne vois aucun obstacle.
L obstacle est que c est un gros risque financier qui serait assumé par l état au détriment des investissements de défense.
ouh là.. une « coque blanche » n’est pas vide loin de là.
juste il n’y a pas les logos et marques de la « royale » peints sur la coque.
Pour le reste:
il y a un « petit » hiatus entre Chiva de la DGA et le ministère qui a un peu de mal à cerner les circonvolutions des grands esprits de la DGA..
Une coque blanche c est normalement un navire apte a naviguer avec l essentiel des dimensionnements moteurs, énergétiques, capacité de refroidissement, etc déterminés.
Sans tous les armements et systèmes de détection .
Ce que vous appelez hiatus est juste l expression de différents points de vue. rien d anormal en démocratie. C est très sain.
Triste ministre, « inconnue au bataillon » (du moins totalement inexpérimentée sur les questions de défense…).
Le principe des « coques blanches » est pourtant tout à fait pertinent. C’est du gagnant-gagnant : l’industriel peut allonger les séries et dispose d’une bonne visibilité sur son carnet de commandes, ce qui permet de réduire les coûts unitaires. Il peut également plus facilement intégrer des améliorations incrémentales en cours de production, en fonction des retours d’expérience des premières unités construites. Et il se place en capacité de répondre favorablement à tout client export dans des délais imbattables, à tout moment, ce qui lui permet de gagner des parts de marché à l’international, alimentant en retour un cercle vertueux.
De son côté, l’Etat bénéficie pleinement des effets de série, avec des frégates moins chères, et disponibles plus rapidement. Il ne faut pas non plus négliger l’aspect diplomatique, et le « soft power » lié aux ventes d’armement majeurs, comme le sont les frégates : il s’agit là d’un gain non mesurable, mais néanmoins essentiel. Enfin, en cas d’aggravation des tensions internationales, l’Etat va bien évidemment pouvoir disposer prioritairement de ces coques supplémentaires, en vue de les intégrer dans sa propre marine, ou de les céder à un pays allié.
Dans un contexte où la demande internationale est croissante, et avec un « produit » compétitif à proposer, il s’agit d’une opportunité majeure, le risque d’un tel montage étant très limité (a priori, peu de risque que l’industriel et l’Etat se retrouvent avec des coques invendues sur les bras…). La seule difficulté est en fait une question de trésorerie : l’Etat doit de fait avancer à l’industriel les sommes nécessaires à la construction et au stockage éventuel des coques supplémentaires, le temps que celles-ci trouvent preneur et soient vendues, permettant ainsi d’équilibrer le financement. Même avec cette contrainte, ce modèle reste largement favorable, les gains n’étant pas seulement financiers comme indiqué ci-dessus.
« (a priori, peu de risque que l’industriel et l’Etat se retrouvent avec des coques invendues sur les bras…) »
C est donc un non débat. Les banques avancent l argent sans souci est c est une pratique courante dans cette industrie.
Ah ben non. Car le risque est élevé.
@Dolgan
Construire d’avance et vendre à l’export des frégates il y a 10-15 ans, c’était en effet prendre un risque très élevé. Vendre des frégates aujourd’hui, dans un contexte où les dépenses mondiales en matière d’équipements de défense explosent, c’est non seulement beaucoup moins risqué, mais c’est même une stratégie très rentable, politiquement et financièrement.
Si vous n’êtes pas convaincu, voyez ce que font les italiens.
Aux ventes d’armements majeurs.
Aux ventes d’armement majeur.
La nomination de Catherine Vautrin reste pour moi un véritable mystère. Elle ne possède, de près ni de loin, la moindre compétence dans le domaine militaire. Par le passé, certains ministres de la Défense ont certes eu un profil similaire, mais c’étaient des personnalités de caractère, ce qui ne semble pas être son cas. J’ai bien peur que cette nomination nous fasse marquer le pas, même si j’espère sincèrement me tromper.
Je ne la connais pas. Mais avec sa longue carrière politique, il est impossible que ce soit une femme sans caractère.
@Airtattoo,
Il n’y a pas de mystère: il fallait trouver quelqu’un qui acceptait de sauter dans les 24 heures de sa nomination (comme son prédécesseur, un certain Bruno Lemaire) et, passé le cap des deux premières motions de censure du 16 octobre (dont l’une a été rejetée à 18 voix près…), qui acceptait d’exercer ses fonctions sans savoir si elles ne prendraient pas fin la semaine suivante. Une sorte de siège éjectable permanent, en d’autres termes.
Ca, c’était pour le profil du poste.
Et pour le profil du candidat, il fallait une personnalité « non-radioactive » = non-assimilée au clan macroniste, mais compatible avec la ligne présidentielle, sans être de gauche, mais pas trop de droite non plus. Le plus neutre possible, quoi. Un technicien, mettons. En tout cas quelqu’un qui a une bonne connaissance des arcanes de l’administration française et, idéalement, qui n’est pas étranger au milieu parlementaire avec, pourquoi pas, un ancrage local.
Si vous lisez le CV de la dame, vous voyez qu’elle coche pas mal de cases. Ce n’est pas une personnalité passe-partout couleur muraille, elle est passée par des ministères turbulents et elle a pris des positions assez tranchées sur des sujets sociétaux, dans un sens conservateur.
Si on schématise:
– C’est une sherpa du gouvernement, sans être macroniste pure et dure, donc elle est Macron-compatible sans être « radioactive »
– Elle est conservatrice sur le plan des moeurs, donc elle peut être entendue à droite par les LR, dont elle vient
– Elle est plutôt progressiste sur un plan social, donc elle peut être entendue à gauche par le PS et les syndicats qui ont été ses interlocuteurs habituels pendant une grande partie de sa carrière ministérielle
– C’est une ancienne parlementaire (VP de l’AN, quand même) et elle a un ancrage territorial, donc elle n’a pas une image de technocrate qui la couperait de la « France d’en bas »
Et en plus, elle accepte le poste, ce qui n’est pas évident. Accepter de poser son cul sur un siège éjectable, c’est quand même un risque: elle a été nommée le 12 octobre, le 16 octobre l’une des deux motions de censure était rejetée à 18 voix près sur 577 députés. C’est franchement pas passé loin, alors que c’était la motion de censure LFI…
On va dire qu’elle a un contrat de travail à titre précaire. C’est surtout ça qui peut faire marquer le pas, non son absence présumée de caractère (elle en a, rassurez-vous).
bonjour, bon avant toute chose, le ministre de la defense vient de prendre ses fonctions, donc ils peux y avoir quelques impérative qui ne sont pas connues…
Ce qui est certains s’est que cette histoire de prélèvement sur les force maritime est acceptable si effectivement ils y a une commande de remplacement aupres de naval groupes…
les chantiers maritime et l’aviation sont des industries qui exporte… ils ne me semblent important de ne pas brisé cette dynamique…nous avons mis le PANG en développement, mais ils n’est malheureusement pas certain que nous aurons les moyens dans les délais annoncer …
la politique de réduction des personnels sur nos navire doit etre maintenus… ( difficultés de recrutement).
le concept de développement en série réduit les coups de la constructions ..
De même l’amélioration des éléments produits doit ce faire afin de favoriser le retour d’expérience et une adaptabilité au nouvelles menace…
Non la preuve il existe « le double » équipage pour les frégates comme pour les sous marins.
Les bâtiments de la Royale sont plutôt « sur employés »! Ce qui pourrait entraîner une durée de vie des navires plus faible que prévue.
La durée de vie de nos navires prévoit un usage a 250 ou 280 jours de mer par an. Ils ne sont donc pas sur employés.
Au dessus, le fond est acceptable……A chacun ses idées.
Mais quant à la forme : « Ya du travail à faire ».
Quand ça coûte, c’est un coût.
Quand ca frappe, c’est un coup.
Les coûts de la construction.
Pour réduire les délais de ce genre de très gros équipements, il est tentant industriellement d’anticiper sans commande ferme et sans acompte. Sur fonds propres, donc. Et/ou de se diversifier dans du matériel technologiquement proche comme l’avait fait Dassault avec ses avions civils. Vendre « à l’avance » une coque blanche de frégate « civile » qui ne ferait pas l’objet d’un contrat payant ultérieur c’est plus hardi … Mais au vu du marché naval militaire en cours de croissance en Europe et dans le monde, et au vu aussi de la concurrence affaiblie (par exemple, les chantiers navals militaires US sont … à la ramasse …) , le risque a probablement été jugé prenable par Naval Group. Peut-être sans soumettre à la ministre l’ensemble des données et des prospects, peut-être au contraire a-t-elle eu des informations qu’elle n’a pas partagé avec la DGA ? Et comme l’arbitre regarde ailleurs, le jeu devient plus sauvage …
Des informations qu’elle n’a pas partagées.
Je cite Mr Chiva:
« …on anticipe des commandes, on finance des coques blanches de frégates de premier rang, ce qui permet d’optimiser le planning de production, de réduire les prix et de rendre le matériel immédiatement disponible pour un [client] export. »
Oui! Mais quand les produits seront effectivement sur l’étagère, c’est à dire construits, présentables, achetables (et validés). Raisonnablement un an après un bon pour le service. Ça c’est pour le côté DGA.
Sinon: C’est quoi l’idée du ministère (amer et temporaire) ?
le principe de la coque blanche est simple , on lance une série de 4 frégates , on vend une frégate de plus ,la numéros 3 est en cour de construction , alors on propose la 3 pour le pays qui la veut , ou la 2 . avantage on export , mais en cas de tension internationale graves , on peut récupérer la frégate en payant des pénalité monstrueuse , et on étale les commandes nationales au profits des étrangers . nos marins eux devrons attendre ,et faire avec du vieux .
Les conseilleurs ne sont pas forcément les payeurs… et la situation n’est pas si simple qu’il y paraît. Les « coques blanches » sont pré-remplies avec des éléments qui ne relèvent pas de Naval Group et en sus un plan d’armement complexe avec THALES, MBDA et bien d’autres qui n’appartiennent pas à l’Etat. Certes elles représentent un « capital »qui n’est pas négligeable avec des aides à la vente qui ne le sont pas moins.
C’est vrai, quand on est riche la formule peut paraître souple et alléchante…
Beaucoup feraient mieux, apparemment, sauf qu’ils ne seront jamais en poste pour en décider. ^^
@kamelot
Si je comprends bien, la « coque blanche » est simplement une coque propulsée, sans les principaux capteurs et systèmes d’arme. Ce qui laisse le choix au client d’y intégrer les équipements de son choix, souvent avec des équipementiers locaux lorsqu’ils existent. Cette souplesse constitue en soit un argument commercial.
Outre le ridicule de la situation (le ministre dit A, le DGA dit B… il serait bien que notre ministre s’appuie un peu plus sur Patricia Malles… quite à avoir un ministre délégué, autant l’utiliser à bon escient), le sujet a déjà été abordé et étudié sous tous les angles par meta-defense et bien d’autres… notamment sur les différentes mécaniques financières possibles. Par contre à un moment donné il faut effectivement une mise de départ… de combien parle t on? C’est le nerf de la guerre… si on est en train de se prendre la tête pour 3 milliards (FDI, caesar, rafale, etc.), c’est vraiment ridicule du fait de la relative simplicité à l’obtenir (prêt, financement par un livret, etc.). C’est une mise de départ, donc pas besoin de péreniser la source de financement.
@Olivier,
Non, il n’est pas « relativement simple » d’obtenir un financement pérenne à hauteur de 3 Mds d’euros en ce moment. Et encore moins de les sortir en one shot sur un exercice budgétaire, au pied levé, en tant que « mise de départ ». Pas en ce moment. Si on parvient à obtenir le vote d’un budget qui tient à peu près sur ses deux pieds, en évitant les extravagances en tout genre, ce sera déjà bien.
Et puis, mise de départ de quoi, au juste?
Fabrice Wolf est un brillant analyste militaire que j’apprécie beaucoup pour sa lucidité, la clarté de sa pensée et son intelligence pénétrante et stimulante, mais il y a un truc sur lequel je ne le suis pas: son analyse économique en matière de défense.
Elle repose entièrement sur une construction intellectuelle qui consiste à mettre en face l’un de l’autre le multiplicateur keynésien et le retour fiscal, ce qui aboutit à créer un mouvement perpétuel qui s’autofinance, qui auto-génère sa propre richesse, du moment qu’on injecte une mise de départ (l’impulsion initiale du mouvement perpétuel).
Si c’est à ça que vous faites référence, je vous conseille de considérer cette construction intellectuelle comme une construction purement théorique dont les vertus sont essentiellement didactiques, c’est-à-dire explicatives. Mais dans la réalité, l’économie ne fonctionne pas comme ça.
Dommage qu’ils ne s’entendent pas là haut.
Mais si on suit les propos du CEMA, ça va chauffer d’ici trois ans. À 2 unités par an, ça fait 6 unités.
Manque le personnel… d’ailleurs y a pleins de pub pour la marine en ce moment…
Il y a plein de pub pour la Marine.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22896/la-grammaire/ladjectif/accord-de-ladjectif/cas-particuliers-daccord-de-ladjectif/accord-du-mot-plein-selon-sa-categorie-grammaticale
Vaut mieux des FREMM que des FDI …