Pour la Marine nationale, le format à dix-huit frégates de premier rang est renvoyé aux calendes grecques

Cela fait plusieurs années que les chefs d’état-major de la Marine nationale [CEMM] successifs font savoir qu’il faudrait au moins trois frégates de premier rang supplémentaires pour permettre à la force d’action navale de tenir ses contrats opérationnels, lesquels sont largement dépassés depuis que ceux-ci ont été définis, en 2013.

Actuellement, sans compter la frégate de défense et d’intervention [FDI] Amiral Ronarc’h qui vient de lui être livrée [et qui n’a pas encore été admise en service], la Marine nationale aligne deux frégates de défense aérienne [FDA] de type Horizon et huit frégates multimissions [FREMM], dont deux disposent de capacités de défense aérienne renforcées [FREMM-DA].

Pour arriver au format de quinze navires dits de premiers rangs, la Marine triche un peu en tenant compte des cinq frégates de type La Fayette [ou frégates légères furtives], dont trois ont été équipées d’un sonar.

Or, afin de pallier le déficit capacitaire engendré par le retrait des avisos de la classe d’Estienne d’Orves et dans l’attente de leurs successeurs, deux de ces frégates de type La Fayette devraient être converties en patrouilleurs de haute mer.

En février, alors qu’il était ministre des Armées, Sébastien Lecornu avait admis que la Marine nationale manquait de navires de premier rang. Et d’ajouter que l’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30, dotée de ressources supplémentaires, allait permettre de commander trois frégates de défense et d’intervention en plus des cinq déjà prévues.

« Pour pouvoir faire face à des menaces dans la durée, il faut monter en puissance. La Marine nationale dispose de quinze frégates. Si nous devions tenir plusieurs espaces maritimes en même temps, il faut une cible autour de dix-huit frégates », avait en effet déclaré M. Lecornu, dans les pages du quotidien Le Parisien.

Puis, quelques jours plus tard, le journal L’Opinion avança que la nécessité de doter la Marine nationale de trois FDI supplémentaires avait été confirmée lors d’une réunion ministérielle organisée autour du président Macron.

« Si vous me demandez si je veux trois frégates de plus, la réponse est oui, évidemment », avait dit l’amiral Nicolas Vaujour, l’actuel CEMM, lors d’une conférence organisée par l’Institut français de la mer au cours de laquelle il avait détaillé les « artifices » de la Marine nationale pour tenir ses contrats opérationnels avec une flotte sous-dimensionnée.

Depuis, la trajectoire financière de la LPM 2024-30 a été revue, avec l’accélération annoncée des dépenses militaires, le budget des armées devant atteindre 64 milliards d’euros en 2027 [ce montant aurait dû être atteint en 2029, ndlr].

En portant le budget des armées à 57,1 milliards d’euros [+ 13 %], le projet de loi de finances pour 2026 « est la première annuité du futur projet d’actualisation de la LPM 24-30 que le président de la République m’a chargée de présenter d’ici la fin de l’automne », a souligné Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, ce 21 octobre.

Pour autant, ce « projet d’actualisation » de la LPM fera l’impasse sur les trois frégates supplémentaires réclamées par la Marine nationale.

« Le format actuel, c’est quinze frégates et la LPM consolide cela. Mais il n’y a pas, à ma connaissance, de changement parce que, en fait, quand on parlait de dix-huit frégates, c’est quinze maintenant et trois dans une LPM postérieure à 2030 », a en effet affirmé Mme Vautrin.

Certes, la livraison des cinq FDI prévues permettra à la Marine nationale d’effectuer un saut capacitaire. Mais il n’en reste pas moins que ces navires n’ont pas encore le don d’ubiquité. Un armement plus étoffé de ces navires serait sans doute un moindre mal.

L’an prochain, la Marine nationale fêtera son 400e anniversaire… Grâce au cardinal de Richelieu. Et celui-ci disait : « Les larmes de nos souverains ont souvent le goût salé de la mer qu’ils ont ignorée ».

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73 contributions

  1. LM dit :

    « la marine triche un peu… »
    quel doux euphémisme.
    « Normalement » frégate de 1er rang = destroyer dans le classement OTAN.
    regardez les caractéristiques d’un Arleigh Burke. (bon OK c’est presque des croiseurs)
    Il n’y que les Horizons qui s’en rapprochent vraiment.
    Les La Fayette sont moins armées que certaines « corvettes »…
    Mais passons, ce ne sont que des mots…qui ne veulent plus rien dire tellement ils sont manipulés.
    Le problème concret est l’importance considérable du coût du PANG toutes options super luxe, qui va plomber le budget de la marine pendant 1 à 2 décennies.
    En plus du renouvellement des snles.
    Sauf miracle économique (ou un Colbert du XXI siècle) nous n’aurons pas de nouvelles « frégates » avant très longtemps…

    • rainbowknight dit :

      En France on se paie avec des mots…..
      Qui pour dire que demain le territoire national ne sera pas « privé » de nos compatriotes établis loin de l’Hexagone ? Un précieux Caillou qui manquera à notre couronne…
      Faut-il avoir une flotte de premier rang pour être les supplétifs des USA dans une zone où les tensions géographiques conduiront nos navires là où nos intérêts ne sont pas les plus menacés …
      Revoir nos prétentions sera un bon début…

      • dolgan dit :

        C ´était radio moscou.

        Bel exercice de style. Difficile de faire plus erroné.

        • rainbowknight dit :

          Et pourtant si vous étiez français, vous sauriez que Le Caillou est encore source de bien des interrogations pour nos stratèges…
          Vous roulez pour la puissance dont l’entrisme à peine dissimulé à pour but de voir la France être remerciée d’un temps révolu ?

    • HMX dit :

      @LM
      Le coût actualisé du programme PA-NG s’établit à 10 milliards d’euros environ, incluant notamment les coûts de conception (qui ont de fait déjà largement été engagés à ce jour). La construction de ce navire a déjà débuté (chaudières K22) et va s’étaler sur une dizaine d’année, ce qui représente une dépense moyenne de l’ordre de 1 milliard € par an (c’est un ordre de grandeur, les dépenses n’étant évidemment pas linéaires tout au long des 10 ans).

      Cette dépense, que vous présentez comme somptuaire, est en réalité très largement à la portée de notre pays, qui aligne un budget de la défense à 50 milliards € en 2025, en route vers 67.5 milliards en 2030, et qui devrait probablement dépasser 90 milliards € en 2035, en phase avec l’objectif d’un effort de défense à 3.5% du PIB que personne ne conteste sur l’échiquier politique.

      Vous noterez que malgré les difficultés politiques et budgétaires actuelles, le budget de la défense voit l’augmentation de ses moyens sanctuarisée (+3.5 Md€), aucun parti politique n’ayant sérieusement envisagé de remettre en cause cette augmentation. Un signe plutôt rassurant dans le désordre politique actuel.

      Pour revenir au PANG, cet investissement est en réalité très largement soutenable pour un pays comme la France. Surtout qu’il s’agit d’une dépense très largement planifiée : il ne s’agit absolument pas d’avoir à « sortir » brutalement 10 milliards d’euros d’une année à l’autre. C’est tout le contraire.

      La vraie question, encore taboue pour le moment, sera la construction d’un sistership au PANG. Elle se posera très sérieusement en 2027/2028, à l’issue du 3ème arrêt technique majeur du CDG, qui permettra de déterminer si le navire pourra être « poussé » au-delà de sa fin de vie programmée en 2038 (selon l’état des cuves des réacteurs), et si cette opération présente un intérêt sur le plan économique et opérationnel. A titre indicatif, la construction d’un PA-NG 2 coûterait de l’ordre de 5 milliards €, si elle était décidée aux alentours de 2030. Sachant que cette mesure permettrait de rétablir une quasi-permanence de la disponibilité du GAN : l’intérêt opérationnel serait donc immense.

      • rainbowknight dit :

        Soyez sérieux ! Vous croyez aux promesses de nos politiciens ? Une constante qui ne se dément jamais : le budget des armées est une variable d’ajustement.
        Dans l’esprit des français la France est une puissance dotée  » tu viens me chatouiller tu vas en prendre une sur le coin de la gueule.. » à quoi bon dépenser des milliards ailleurs quand pour ces mêmes français les priorités sont différentes ( santé- éducation- sécurité -justice…)
        La situation politique intérieure dictera à qui sera aux commandes les choix à déterminer. Plus souvent j’ai vu les français dans la rue que des français engagés dans un conflit de grande intensité face à un adversaire de force équivalente. C’est mieux ainsi pour tous.
        Les promesses budgétaires ….. des promesses !
        Un PANG seul n’a guère de sens dans un monde où la diplomatie française est en retrait, il lui faut un environnement sécurisé (accompagnement suffisant et indépendant ) mais pour faire quoi et pour qui ?
        Les français le savent : l’environnement, civil ou militaire a un coût. Toujours victime de l’inflation….
        Comme d’hab nous ferons avec ou plutôt sans car les manques de moyens sont criants. Cependant nous resterons toujours admirés et jalousés pour nos savoir-faire et un truc que tous nous envient : système « D » autrement dit « adaptation » …

        • HMX dit :

          @rainbowknight
          Oui, je suis sérieux. Un projet à 10 milliards € étalé sur 10 ans, c’était déjà faisable mais compliqué dans un contexte de budget de défense qui stagnerait aux alentours de 50Md€, car il aurait fallu rogner sur d’autres programmes eux aussi essentiels. Avec un budget à 70 Md€, et bientôt 90Md€ à horizon 10 ans, ce projet à 10 Md représente pour ainsi dire l’épaisseur du trait… raison pour laquelle j’indique que le débat portera prochainement non plus sur la nécessité du PANG, mais bien sur l’intérêt de construire un PANG-2.

          J’écris cela sans naïveté aucune. Le temps des vaches maigres s’éloigne, les budgets augmentent (+3.5Mde l’année prochaine). Certes, on peut regretter que cela n’aille pas plus vite, pas assez fort, ou qu’on n’ait pas commencé plus tôt. Les coupes budgétaires passées et nos lacunes capacitaires ne vont se résorber comme par magie, il faudra du temps (5 à 10 ans probablement, selon les secteurs). Mais nous sommes sur la bonne voie.

          Quant à nos politiciens, généralement incapables de s’accorder sur rien, vous noterez que le budget de la défense est un des très rares point de consensus, tous partis confondus. En dehors peut être des écologistes (et encore…), vous ne trouverez aucun grand parti qui propose de réduire le budget de la défense. Tous valident, implicitement ou explicitement, la trajectoire de remontée en puissance et l’objectif à 3.5% du PIB. Un tel consensus est rarissime, surtout dans le contexte actuel, et mérite donc d’être souligné.

          • rainbowknight dit :

            Les politiciens contrairement à ce que l’on peut concevoir sont gens intelligents. Ils vous font croire qu’ils sont à votre écoute et vous brossent dans le bon sens. Puis une fois aux responsabilités ils savent parfaitement que l’avantage de la Grande Muette c’est justement d’être muette…
            Une variable d’ajustement très utile pour endiguer d’autres problèmes plus visibles et bruyants dans nos rues ou cités….
            N’oubliez pas que la France est une puissance aimée et respectée par ses nombreux alliés. Ils ne la laisseront pas tomber, soyez en assuré, donc les armées peuvent attendre….. enfin à trop compter sur la bonne volonté des autres on est souvent marron.
            Rappelez-vous qu’il y a peu sur ce site, le débat portait sur un projet de PANG avec les européens associés au projet…. la dette n’était pas encore révélée et les difficultés si menaçantes.

      • caius dit :

        Je vois que vous oubliez les coûts humains du PAN 6500 marins au bas mot contre 300 pour une frégate. Coût exorbitant et pourquoi?
        -conflit en Europe: inutile
        -conflit au moyen orient; base en Jordanie
        -conflit en Afrique: base à Djibouti
        – conflit en APAC: la nouvelle caledonie peut servir de base.
        Donc aucun intérêt pour aider nos troupes en cas de conflit. Ne parlons meme pas d’un conflit contre la Russie ou la chine qui ont suffisamment de sous marins pour le couler rapidement.
        Et surtout commençons par donner des logements corrects a nos militaires, à revoir les salaires des troupes, les pensions, à équiper nos hôpitaux militaires en équipement dernier cri et en versant des salaires qui retiennent infirmier et médecins etc..On a juste pas les moyens ni l’utilité d”un PAN, on a d’autres sujets plus brûlants

        • Pierrot dit :

          6500 marins pour un PAN en France? Divisez ce nombre par 4 ou 5… (PACDG = 2000 GAé compris d’après Wikipedia…)
          300 marins pour une frégate? non plus, divisez par 2 (FDI: 125, même source).

      • Ulysse dit :

        Tout ceci cher HLX est de la théorie. la réalité que souligne le présent post est que le futur PAN siphone les crédits de la Marine, qui sont en compétition avec ceux de l AT et de l’AAA. Imaginons pour pousser votre démonstration , en cas d’abandon du PAN NG que les crédits qui lui sont consacrés soient maintenus au profit de la MN. les 18 frégates deviendraient possibles ,comme l’augmentation du nombre de SNA .

      • Requin dit :

        Sauf que vous vous planté complètement dans votre mode de calcul. Les dépense ne sont absolument pas linéaire et surtout pas entre les études qui ne sont que de la prestation intellectuel pour reprendre le terme juridique du Code des Marchés Publics et la fabrication. Le PANG représente donc non-seulement une bosse budgétaire entre 3032 et 2034 quand il faudra payer la construction du navire, ses système de combat et ses systèmes aéronautiques mais en plus avec le désavantage de ne pas être sur des fournisseurs à coût linéaire du Ministère. Que ce soit pour la coque (Chantier de l’Atlantique) ou pour les équipements de catapultage et d’appontage qui viendront des USA. Or , pendant ce temps, il faudra quand même donner du travail à Naval Group Lorient et Cherbourg.
        Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire, ni qu’on a pas les moyens de le faire mais juste qu’on est très loin de la facilité budgétaire que vous imaginez.

    • Yvon dit :

      @LM
      Tout particulièrement quand on est « fauché « , il faut faire des choix.
      Je l’ai souvent écrit : un porte-avions ne sert pas à grand chose, surtout pour un pays comme la France qui n’a pas d’ambitions impériales. Mais un unique porte-avions, par définition à mi-temps compte tenu des périodes de carénage, ne sert rigoureusement à rien. Nous n’avons pas les moyens de l’apparence.
      En ce débarrassant de ce boulet, nous pourrions réellement enrichir notre marine, entre autres, des frégates qui plus est mieux armées dont nous avons tant besoin

      • PK dit :

        C’est fou le nombre de gens qui souhaitent que l’on abandonne notre PAN… Entre les « c’est trop cher » et les « c’est dépassé », on a une belle brochette d’anti-souverainistes à l’œuvre…

        Un PA, ce sont des milliers de tonnes de diplomatie.

        Ce n’est pas avec les baltringues politicards que l’on pourra muscler notre diplomatie.

        • Yvon dit :

          @PK
          Merci pour votre commentaire enrichissant.
          Bien cordialement

        • LM dit :

          Pas question d’abandonner maintenant.
          Mais on aurait pu avoir un porte avion presque aussi performant pour 2 fois moins cher avec une propulsion « turbine à gaz » et des catapultes à vapeur made in France…
          Maintenant on va avoir un superbe PANG…sans avions moderne dessus et sans frégate moderne à côté.
          elle est où la cohérence ?
          mais c’est trop tard, changer de direction serait encore pire.
          il faudra faire avec ce qu’on aura.

          • PK dit :

            La logique, ce n’est pas d’abandonner la filière nuke, civile comme mili, gage de notre indépendance. C’est d’avoir choisi de payer un tiers du prix du bateau pour des catapultes que nous aurions très bien pu réaliser nous-mêmes (encore une fois, gage de notre indépendance…).

    • Requin dit :

      Désolé pour vous mais les frégates européennes sont dans les mêmes caractéristiques que les françaises.

  2. Bloodasp dit :

    Alors pour être sur d’avoir bien compris, on reste sur un format de 15 navires de premier rang au lieu de 18, mais les 15 seront mieux armés, c’est bien ça? Si tel est le cas, j’imagine quelles seront surarmés à hauteur de 3 Mds€?

    • Carin dit :

      @Bloodasp…..
      Non, ça veut dire que les 3 FDI supplémentaires commandées, ne feront que remplacer 3 Lafayette, qui basculeront peut-être en second rang, mais plus sûrement vers leur retrait du service.
      À partir de 2030, toutes les options seront ouvertes, pour augmenter le format à 18 ou 20… voire plus de nos navires de premier rang…. Ou pas.

      • dolgan dit :

        Il y a le remplacement des capacités de second rang a financer avant cela. Les besoins sont importants et faire l impasse ou repousser encore n est pas possible.

      • HMX dit :

        @Carin
        Exact.
        ça veut surtout dire qu’il faudra attendre 2027, et l’arrivée du prochain PR, pour que des modifications du format de nos armées soient enfin actées.
        En attendant, on se console comme on peut, avec le fait que malgré la situation politique et financière actuelle, les parlementaires se sont entendus pour ne pas remettre en question l’augmentation du budget de la défense (+3.5Md€) sur le budget 2026. Plutôt rassurant pour la suite.

    • Lex dit :

      Un petit malin va sortir un drone de son chapeau, en disant que ça permet à une frégate de couvrir une surface double, et hop, c’est comme si on en avait 30 !
      Du coup, c’est très suffisant, les marins n’ont qu’à la fermer, nos chers gouvernants pourront faire un trou ailleurs dans le budget. Naval Group ira se faire voir chez les Grecs pour faire tourner le site de Lorient.

  3. Titeuf dit :

    Houdini a encore frappé…
    La citation du Cardinal n’en ai encore que plus frappante en ces temps troublés.

    • Carin dit :

      @Titeuf…..
      D’un autre côté, une FDI, est bien plus efficace qu’une Lafayette…

      • Titeuf dit :

        @Carin.
        Certe,mais le volume des ambitions politiques qui les envoies vadrouiller aux quatre coins du globe ne changera pas la donne.
        Il manque des bateaux gris…

    • Ouf ouf dit :

      Mais que faire avec 18 frégates dans les calanques grecque..

  4. Denetanne dit :

    Bon, pardonnez par avance mon ignorance…

    Peut-être serait-il intéressant d’effectuer un partenariat avec les Italiens pour construire un de ces gros bâtiments du projet DDX… mais comme navire école. Future nouvelle Jeanne d’Arc de la marine, il serait utilisé comme concentré de toutes les technologies les plus modernes, missiles de croisière, antinavires, antiaériens, radars, torpilles, drones… le tout pour permettre de standardiser la formation de nouveaux matelots pour la marine. S’il est nécessaire d’augmenter la taille de notre flotte, on va aussi avoir besoin des équipages qui vont avec…

    • Carin dit :

      @Denetanne……
      Vous êtes tout excusé. Sachez juste que lorsqu’un bateau (donc également soum), est remis à la royale, les équipages (rouge, bleu), qui le prennent en compte, se sont entraînés pendant 3 ans sur les différentes parties du nouveau produit entièrement reproduites… cela va de la salle des machines, au poste de commandement, en passant par toutes les pièces d’implantation des différentes spécialités… y compris celles concernant les armements.

    • Vins dit :

      L’idée est bonne, le ddx un beau projet que je verrai bien naviguait à côté du CDG, mais…
      Sur un tel navire, à 80/100 silo, plus équipement divers, on arrive à un navire à 1 milliards au bas mot.
      Donc je pense que cela restera du rêve!

      • Schwarzwald dit :

        On devrait pas être loin (je penchais à 850-900 millions) mais quand on voit que les italiens commandent 2 FREMM EVO bien mieux armées que les nôtres pour 1.5 milliards …

    • Pierrot dit :

      Votre ignorance avouée est à moitié pardonnée.

      Le problème n’est pas, loin s’en faut, la capacité à construire les éventuelles 3 frégates supplémentaires, « on » saurait construire 3 FDI voure 3 FREMM de plus (bien qu’ils ont arrêtéd’en faire, Lorient saurait en refaire 3 – on ne parle pas d’une chaîne d’assemblage d’avions).

      Le problème est de les financer. Et votre idée a deux défauts : le navire coûterait intrinsèquement cher, et il faudrait en plus payer le développement de ce projet ; là où pour les frégates, on ne paierait que le coût marginal de fabrication, voire on bénéficierait encore d’un effet de série pour les FDI.

    • Schwarzwald dit :

      Sur les FREMM on est en double equipage … quelle est l’utilité d’un double équipage en temps de guerre ? L’equipage bleu va regarder avec un sceau de pop corn l’équipage rouge se faire déboiter par un navire de chez Tenmuland ?
      Donc oui pour le projet DDX mais en tant que navire de 1er rang actif et avec 3 unités.

      • Nogoa dit :

        @Schwarzwald
        En temps de guerre, il est plus rapide de construire une nouvelle frégate que de former un nouvel équipage.

        • Schwarzwald dit :

          En temps de guerre, on ne produit plus grand chose car après les cibles que sont les centre de production d’énergie et la défense sol-air, on défonce l’outil industriel ….

    • Gandalf dit :

      plutôt qu’un « éléphant blanc » unique, l’argent correspondant serait plus utile pour des FDI qui pourraient contribuer aux « campagnes Jeanne d’Arc » au lieu de revenir à un navire-école dédié dont nous n’avons plus les moyens. La formation serait plus adaptée car dispensée sur une classe de navires que les officiers-élèves retrouveraient ensuite, et nous gagnerions ce qui nous manque : de la masse.

    • HMX dit :

      @Denetanne
      La construction de croiseur de plus de 10 000 tonnes est en effet une option pour remonter en puissance. C’est le choix des italiens, et on le voit également en Asie. Mais est-ce la meilleure voie ?

      Ces navires sont des concentrés de puissance, ils emportent un nombre conséquent de tubes verticaux. Et ils jouent indéniablement un rôle symbolique et de prestige, notamment pour des marines qui sont dépourvues de « vrais » porte-avions (CATOBAR). Mais aussi puissants soient-ils, ces navires n’auront jamais le don d’ubiquité. Ils constituent par ailleurs des cibles prioritaires de très grande valeur, qu’il faudra donc escorter (au même titre qu’un PA).

      L’autre approche consiste justement à faire l’inverse : pour un coût similaire, en lieu et place d’une poignée de très grosses coques très coûteuses, multiplier les petites coques pour distribuer les capteurs et les effecteurs, augmenter la résilience globale du dispositif, et agrandir la surface contrôlée, dans l’air, sur mer, et sous la surface. Cette solution se traduit concrètement par la construction en série d’une flottille de plusieurs dizaines de grands drones de surface, ayant peu ou prou le gabarit d’une corvette (à titre indicatif, environ 1 000 tonnes pour une autonomie et une tenue à la mer correcte), équipés d’un radar, d’un sonar, d’un système d’autodéfense, et d’armements variés adaptés à la mission du moment (missiles antinavire, antiaériens, torpilles, missiles de croisière, drones aériens et munitions rôdeuses, mines, drones de surface plus petits…). Ces drones seraient placés sous le contrôle effectif d’une frégate, qui fusionnerait les données obtenues par les capteurs des drones : avec 4 ou 5 grands drones de surface « sous ses ordres » (c’est un exemple), la frégate serait ainsi en capacité de contrôler un espace aérien, de surface et sous-marin gigantesque, sans commune mesure avec celui qu’un unique navire pourrait contrôler. Cette surface contrôlée serait à peu près comparable à celle d’un groupe aéronaval tout entier, pour donner un point de comparaison. Juste avec une frégate et 4 ou 5 drones… Il s’agit là d’un avantage tactique indéniable, mais ce n’est pas le seul :
      – Les drones de surface agrandissent considérablement la taille de la bulle de protection, et donc le préavis d’interception au profit de la frégate. C’est particulièrement utiles face à des menaces hypersoniques où chaque seconde gagnée sur l’alerte est précieuse.
      – Les drones peuvent être produits dans un délai court, en grande série, sur un même modèle de coque, avec des équipements standardisés(moteurs, capteurs, armement…) induisant des effets d’échelle générateurs d’économies substantielles. Il s’agit là aussi d’un argument de poids, pour faire face à une potentielle guerre d’attrition.
      – Au risque d’enfoncer une porte ouverte, les drones n’ont pas besoin d’équipage qu’il faut recruter, former, soutenir et entraîner : ils peuvent être construits (ou simplement préassemblés) et stockés au sec, prêts à prendre la mer sous bref préavis en cas de besoin.
      – Les drones sont optionnellement « perdables » en cas de conflit : leur utilisation ouvre de larges possibilités tactiques, inenvisageables avec des navires « habités », comme entrer volontairement dans un espace dangereux pour y agir, débusquer un sous marin ennemi, ou attirer sur lui le feu adverse, obligeant l’adversaire à démasquer son dispositif.
      – Une flottille constituée d’une frégate et de plusieurs drones offrira une résilience globalement supérieure à une flottille constituée de plusieurs frégates/croiseurs : même si elle sera regrettable, la perte d’un ou plusieurs drones n’empêchera pas la mission de se poursuivre. Alors que la perte d’un navire « habité » entraînera systématiquement le déroutement des autres navires engagés dans le secteur pour assurer les secours aux victimes (augmentant d’autant la vulnérabilité de la flotte), et probablement l’arrêt temporaire ou définitif de la mission.

      S’il faut choisir, la raison et le pragmatisme devraient donc nous pousser à favoriser un programme de grands drones de surface, plutôt qu’un programme de grands croiseurs. Bien sûr, dans un contexte où l’argent coulerait à flot, on pourrait avoir « fromage et dessert », avec un programme de croiseurs, eux-mêmes escortés de grands drones de surface…

      • Pierrot dit :

        @HMX:
        En somme, le retour de la « Jeune École » vs. la « Vieille École ».

  5. jean luc dit :

    Actuellement, sans compter la frégate de défense et d’intervention [FDI] Amiral Ronarc’h qui vient de lui être livrée [et qui n’a pas encore été admise en service], la Marine nationale aligne deux frégates de défense aérienne [FDA] de type Horizon et huit frégates multimissions [FREMM], dont deux disposent de capacités de défense aérienne renforcées [FREMM-DA].

    Pour arriver au format de quinze navires dits de premiers rangs, la Marine triche un peu en tenant compte des cinq frégates de type La Fayette [ou frégates légères furtives], dont trois ont été équipées d’un sonar.

    On as 10 frégates de premier rang ,On abaisse le curseur vers le bas pour faire intégrer 5 frégates légères de second rang ,avec le nouveaux du curseur vers le bas ,on arrive á nouveau á 15 frégates de premiers rang . Les corvettes de 3rang serons promut frégate de second rang . il suffit abaisser le curseur pour maintenir la qualité de nos navires . je plains nos marins faire des missions avec des navire qui n’ont pas été conçu comme des frégates de 1eme rang , c’est mettre en danger ceux-ci . notre pays n’as pas de budget pour faire des frégates de 1eme rang , je voit mal comment il pourras financer seul le SCAF á 100 milliard .
    n

    • Khops dit :

      Je ne vois pas bien la différence avec les allemands qui font d’énormes frégates avec l’armement d’une corvette.

  6. Roland DESPARTE dit :

    Notre colonelle de la réserve citoyenne devenue ministre des Armées présentera un budget « Defense » pour 2026 ; “petit soldat“ et Perrette de l’actuel premier ministre qui, par cette nomination, mangera son chapeau pour satisfaire son besoin de placer la barre à bâbord… Adieu, veau, vache, cochon, frégate,…

  7. lxm dit :

    Toutes les failles et magouilles, que la politique laisse passer, deviendront des fautes graves en temps de guerre; le pays pourrait simplement perdre à cause de cela. L’ennemi ne fait pas de cadeaux, il n’attends pas que vous construisiez en urgence.
    Et on peut se retrouver seul, complètement seuls, sans alliés, sans personne sur qui se défausser budgétairement, sans personne pour remplacer nos frégates manquants, sans personne pour compenser nos corvettes élevées fictivement en frégates.
    Et là, comme Rachida Dati à propos du vol du Louvre, on pourra toujours dire que la sécurité n’a pas failli, on a juste perdu d’une manière qui n’était pas prévue, parce qu’on aura laissé des trous béants dans la défense. Des trous que tout adversaire va bien sûr remarquer, parce qu’il n’est pas con, et qu’il va exploiter.

  8. benoit dit :

    vaste farce…
    c’est le contrat qu’il faut revoir

    on a la capacité qu’on peut payer.

    certes les navires mais regardez la Patmar réduite à 12 vecteurs donc d’ici 5 ans il en restera 3

  9. Schwarzwald dit :

    Pour moi, les FLF ne sont pas des navires de 1er rang et les FDI c’est des navires de 1er rang de chez wish …

  10. Rogger dit :

    bien avant toute chose. ils est important de dire que notre pays a une forte dette… ensuite je ne pas sur de la nécessité de disposer d’une marine si équipée alors que le reste de nos armée sont totalement dépassé… ( moins de 70 000 hommes dans l’armée de terre ). Ensuite la surveillance du littoral français ne demande pas des frégate de ligne , mais des navires moins puissants… je rappelle que nous n’avons pas vraiment des moyens financiers extrêmement important..
    Donc ils faudra faire avec nos moyens limites…

  11. MAS 36 dit :

    Comme d’habitude quoi……..Bonzaï je suis…bonzaï je resterai ! Mais ne dit on pas  » il vaut mieux 10 lions que 100 moutons ».

  12. Francky dit :

    Il faut bien perfuser nos pauvres milliardaires du cac40. la souveraineté nationale c’est oldschool.

  13. Flo dit :

    La France paye son instabilité politique et son absence de sérieux budgétaire. Les 3 grands blocs sont tous plus inconséquents les uns que les autres donc c’est pas prêt de changer.

  14. Le Chouan dit :

    Aller, ça continu, un pas en avant et deux en arrière !
    Il est où le réarmement du pays, elle est où l’économie de guerre et ce pays fort que nous a promis le bernique de l’Elysée, quid de la réindustrialisation ??
    Déja, qu’il faut attendre plus de sept ans pour prendre posséssion d’une malheureuse FDI sous armée, (2 entre 2026/27) et que la route est encore longue avant d’atteindre les quinze frégates de premier rang, alors de là a en aligner dix-huit…
    Décidément, on ne s’en sortira pas, pauvre France en totale délitement et ceci dans tous les domaines !
    Heureusement nous sommes sauvés, nous avons maintenant Catherine Vautrin nommée à la tête des armées, c’est le summum de l’incompétence et de l’incohérence, l’illustration de huit années d’échecs du macronisme, bien venu dans la résilience…….c’est plus que pathétique.
    Maintenant, nos généraux et amiraux vont pouvoir continuer à se prosterner voire à se vautrer devant la Vautrin et manger leur képi à défaut de couleuvre !!

    • Motoscafo dit :

      Hé hé cher l’Echoan, juste là où vous étiez attendu…….Et bien entendu avec le même refrain.
      Aucune erreur. En tactique vous n’êtes toujours pas aux mieux…….
      Aussi au fond d’la rade, n’oubliez pas de penser à retourner vers le stratifié, cette matière suprêmement appréciée par quelques bigorneaux.

  15. Gaulois78 dit :

    Quel intérêt pour la Marine d’avoir un format plus conséquent ?

    On a la grande Teutonnie prête à intervenir, de l’autre côté de la Manche le petit frère des ricains avec ses PA sans avions et l’ensemble de la marine de guerre des pays frugaux prêt à fendre les flots pour défendre nos Dom-Tom voire de surveiller Brest et l’île Longue, Toulon, le port de Gennevilliers..On peut y croire..

  16. Raphaël dit :

    nous avons assez de marins pour armer ses navires, et assurer la rotation des équipages ?

  17. VinceToto dit :

    Ce sont des armées qui œuvrent globalement contre les intérêts de la France dans le cadre Atlantisme/UE. Donc forcément, même avec des augmentations de budget en €, elles s’affaiblissent inéluctablement elles même en plus d’affaiblir la France et sa souveraineté.

    • jean luc dit :

      C’est 40 ans de gaspillage de l’argent publique avec les aides sociales payer sur la dette publique ,rien avoir avec l#UE ou les américains , Le Grèce,le Portugal,l’Espagne,l’Italie vont mieux , la France elle s’enfonce dans la crise politique et financière le budget de la dette est le 2 eme budget de la France . En mer rouge ou dans le golf de Persique toutes les flotte allies sont lá,pour protéger notre commerce , pour empêcher des pays comme l’Iran de couler nos navires , la France seule est incapable de protéger ses navires ,seule la coopération permet aujourd’hui que garder la liberté de commerce sur les mers . La souveraineté de la France , elle me fait rire , regarde dans ton assiette l’origine des produits que tu mange Espagne, Italie,Maroc ,Brésil, Etc,etc,

      • Khops dit :

        Pardon ? Les flottes alliés sont là pour protéger notre commerce ? Comme les allemands qui font le tours de l’Afrique parce qu’ils ont peur pour leurs frégates ? Les allemands qui n’arrivent pas à abattre un drone américain ? Les Danois et les belges qui doivent rentrer à la maison sur défaillance ?
        La France fait partie des seuls pays à avoir montrer une efficacité en mer Rouge.
        Radio Berlin a encore frappé.

      • Le Chouan dit :

        Bah moi, sauf à quelques rares exceptions, dans mon assiette je n’ai que du français et le tout en respectant les saisons !
        Et @ VinceToto à raison.

  18. Ce n’est pas gentil d’écrire : « Format à 18 frégates de premier rang renvoyé aux calendes grecques ».
    [ rires ici ] En aucune manière et pour les non-avertis, les Hellènes n’ont ici à être mis en cause, puisque que la commande de leur quatrième FDI est officialisée.
    Eux au moins et sur ce chapitre, ils sont fiables.
    Puisqu’il semble que malgré ce coup, peu surprenant d’ailleurs, il va y avoir tout de même un peu plus de sous pour les marins, que l’Etat au travers de la MN durcisse l’équipement des autres frégates ( DA-FREMM-FDI ) et muscle aussi au passage et plus sérieusement les trois FLF récemment « sonardisées ». A mon avis, ces dernières ont encore devant-elles beaucoup de temps de services à assurer. Un syndrome Aviso 69 serait-il lui aussi en approche ? Nous verrons.
    Ensuite et au sujet des 18 Bâtiments de « premier rang », j’ai comme le pressentiment qu’à Bercy et rue Saint Dominique, on compte plutôt et d’ailleurs pour un certain temps, sur le renforcement des autres flottes Européennes qui elles pourraient venir aider….. Au cas où.
    Un exemple au hasard. Avec quatre FDI, les Grecs pourraient appuyer « un peu le PAN dans l’hypothèse où il passerait en MEDOR et qu’il lui manquerait un vrai bâtiment franco-français dans son escorte ».
    C’est d’ailleurs aussi comme cela que chez les « BERCY » peuvent être lues ces coopérations qui sont mises en avant pour les marines de l’Otan ( Cf et pour le PAN ces récents cas avec les : Belges, Espagnols etc ).
    Moralité : Mettez quelque chose de rationnel sur pied, il y aura toujours quelque part et quelqu’un pour en tirer quelque chose à son profit et qui, hélas en retour, vous posera à nouveau un problème à résoudre.
    Bon amusement.

  19. bob62 dit :

    Bonjour,
    Malheureusement on s’en doutait un peu et attendons le résultat des compromis budgétaires. Nos chers élus ( dans tous les sens du terme ) à courte vue vont bien essayer de récupérer des subsides sur les armées.
    Pour en revenir au sujet, si nous ne construisons pas les 3 frégates supplémentaires: il serait peut être judicieux de 1 renforcer l’armement de 15 frégates ( une fois les FDI livrées ) 2 remplacer les FLF et les Floréal par une seule et même classe ( genre Gowin ) et 3 une flotte de 10 PHM bien équipés.
    Certes cela ne serait pas la panacée mais aurait pour effet d’avoir 3 rangs avec des taches bien précises en attendant de futurs investissements.
    Merci pour vos apports.
    Cordialement

  20. Nogoa dit :

    Dans le cadre de l’actualisation de la LPM 2024-2030, et en considérant l’hypothèse d’un conflit de haute intensité, ne serait-il pas plus judicieux de renforcer le nombre de SNA plutôt que celui des FDI ?

    Si l’on en croit les déclarations de la DGA et de Naval Group, les perspectives d’exportation des FDI semblent prometteuses. Cela laisse entendre qu’une augmentation de la cible nationale dans la LPM ne serait pas indispensable pour garantir une cadence de production régulière et des coûts maîtrisés.

    Ce choix stratégique permettrait de réallouer une partie des crédits budgétaires vers une amélioration qualitative de la flotte existante — notamment les FDI déjà commandées et leurs futurs navires annexes automatisés — et potentiellement d’envisager une hausse du nombre de SNA, plus critiques dans le cadre d’un conflit de haute intensité qui arriverait vers 2030.

    • Le Chouan dit :

      @Nogoa
      Il est évident que deux SNA supplémentaires ne serait pas de trop, je pense même que quatre de plus serait l’objectif à atteindre afin d’aligner dix SNA.
      Cependant trois FDI de plus sont également indispensables car dix-huit navires de 1er rang est juste le minimum.
      Après, concernant nos bâtiments il est certain que côté armement, c’est aussi le minimum syndical notamment en ce qui concerne l’autodéfense anti-aérienne contre les attaques saturantes de type drone et missiles anti-navire.
      C’est pour cela qu’au vu du peu de missiles Aster 15 ou 30 embarqués par navire et surtout de leur coût à l’unité, qu’il serait bienvenu d’équiper l’ensemble de nos frégates de 1er rang de LMP équipés de missiles Mistral 3 et d’au moins un canon RapidFire de 40 mm.
      Je sais que certain diront encore « qu’il y a déja des canons téléopérés de 20 mm type Narwhal » et moi je leur réponds qu’ils sont utiles mais pas assez nombreux et que cela ne suffit pas compte tenu de leur portée de tir maximale très limité.
      Enfin, je penses que, la mitrailleuse de 12.7 mm et 7.62 mm, le canon téléopéré ou pas de 20 mm, le canon RapidFire de 40 mm et le Lanceur modulaire polyvalent, (LMP), devrait être l’armement de base pour tous nos navires, des patrouilleurs, (PAG et POM), des patrouilleurs hauturiers, des frégates de premier et second rang ou des futures corvettes, idem pour tous les autres bâtiments importants.
      De plus, le LMP de NavalGroup offre l’avantage de panacher plusieurs types de munitions, (missiles anti-aérien et anti-missile « Mistral 3 », grenades ASM, roquettes de 70 mm à guidage laser et leurres infrarouge) pour une masse totale en charge de moins de 3.5 tonnes, ce qui est idéal pour l’auto-défense et l’engagement au combat des unités de faible tonnage.
      Mais dans ces temps de disette, il faut malheureusement faire des choix, une autre possibilité s’offre et celle-ci est politique, c’est qu’il faut faire le ménage dans tout ce qui nous coûte cher et qui ne sert à rien, notamment dans le train de vie de l’Etat, la fonction publique, le mille-feuilles administratif, réduction du nombre de fonctionnaires, d’élus en tout genre, de communes, suppression des agences et autres cabinets d’Etat, les fraudes, la contribution française à l’UE, l’immigration et tous les coûts qu’elle entraine etc, etc …
      Là, il y a plus d’une centaine de milliard d’euros à récupérer par an, dont une partie pourrait servir à renforcer notre défense !

      • Ulysse dit :

        Notaire: lors des récentes manœuvres anti drones menées très pertinemment par la MN le 20 mm a montré des faiblesses, notamment une propension excessive a s’enrayer. et une efficacité limitée contre les essaims de drones navals simulés. Des affûts Mistral3 et 40mm CTA ne seraient pas de trop en effet ‘

  21. jean luc dit :

    petite info concernant la marine . L#Allemagne ,le Canada,La Norvège viennent de signer un contrat pour des U-boot de la Cl 212CD livrable entre 2032-2035 ,la commande porte sur 12 u-boot + 4 plus tard (Canada) . Depuis juillet 2024 ces 3 pays + le Danemark ont signer un pacte maritime pour la surveillance des infrastructures dans l’atlantique Nord,Nordkap ,Bäreninsel ,Spitzbergen , donc quand les marines aurons besoin de matérielle ,elle le ferons ensemble .

    • Pierrot dit :

      Votre cop’-coll’ issu d’un site d’information teuton a laissé les noms en boche.
      Je traduis en français:
      – Cap Nord
      – Île aux Ours
      – Spitzberg
      Ou en norvégien:
      – Nordkapp
      – Bjørnøya
      – Spitzberg.

      De rien.

  22. Alex Delalibre dit :

    Quand on voit ce que les italiens appellent patrouilleur avec la classe Thaon di Revel…

  23. Le Suren dit :

    Et les navires porte-drones ?

  24. Romain Koudlanski dit :

    Merci les coups de rabot successifs , depuis une grosse vingtaine d’années , qui ont mis nos armées à l’os.

  25. Nexterience dit :

    Parlons aussi d’une marine en guerre d’aujourd’hui et non d’hier, la marine ukrainienne.
    Certes, les étendues nationales ne sont pas les mêmes mais il serait dommage de ne pas l’observer face à un pays équipé.

  26. PLOUF dit :

    Pour un temps, le plus court possible, se priver de commander trois FDI supplémentaires permettrait d’accélérer le programme des A 321 « PATMAR ».
    Là est la première surprise.
    La seconde c’est que nous n’avons qu’une idée imprécise du coût unitaire de chaque appareil et de son entretien.
    A suivre !

  27. Mathias dit :

    Nos têtes pensantes ont-elles lu ce possible scénario, pour l’instant d’anticipation?
    https://legrandcontinent.eu/fr/2025/10/20/poutine-et-la-guerre-a-leurope-le-scenario-du-front-atlantique/

  28. Observer +++ dit :

    @Alex, ex Stigolon dépendant, bonjour.
    Comme vous avez, du moins cela est à espérer, une vision Hexagonale non dépendante, parlez-nous de la quasi intégration des marines belge et néerlandaise. Deux ensembles ici négligés qui se bâtissent et évoluent intelligemment en mer du Nord et ailleurs.

  29. JILI dit :

    Je rappelle que le budget de l’Armée qui est nécessaire pour protéger notre pays, n’a pas à entrer dans celui des autres dépenses d’état où certaines sont à supprimer car inutiles pour le bien de notre pays, et d’où une mauvaise gestion qui nuit à tous et particulièrement à la puissance naturelle de notre pays. De plus, nos abrutis de politiciens actuels avec leur clique de bureaucrates et technocrates qui détruisent notre pays, oublient que nous possédons la 2ème zone maritime au monde, qui déjà est fort mal exploitée, et qui mal défendue fera que nous perdrons des territoires vitaux pour notre pays. En effet, beaucoup et dont des proches alliés seraient bien contents de les annexer et nous les faire perdre. Bref, on sait tous pertinemment que nos politiciens sont tout juste capable à gérer la région parisienne, et encore si on prend connaissance du nombre effarant de dépôts de bilan des PMI-PME, artisans, agriculteurs et autres, comme ceux qui partent s’installer dans d’autres pays européens, ainsi réduire notre nombre de navires frégates et autres est une très grave erreur qui coûtera très cher aux Français, et ceci d’ici peu.