Finalement, l’Australie est en bonne voie d’obtenir les 3 sous-marins nucléaires d’attaque promis par les États-Unis

En juillet, lors de la signature du traité de Geelong, portant notamment sur la coopération entre le Royaume-Uni et l’Australie dans le cadre du programme de sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] SSN-AUKUS, les ministres britannique et australien de la Défense, à savoir John Healey et Richard Marles, ne montrèrent guère d’inquiétude au sujet de l’examen alors mené par le Pentagone sur les implications du pacte AUKUS sur les capacités opérationnelles de l’US Navy.
Pour rappel, annoncé en septembre 2021, ce dernier vise à doter la Royal Australian Navy [RAN] de huit SNA, dont trois doivent être fournis par les États-Unis [classe Virginia] entre 2032 et 2038. Quant aux cinq autres, ils seront construits dans le cadre d’une coopération industrielle entre l’Australie et le Royaume-Uni, comme l’a confirmé le traité de Geelong.
Seulement, à cause de capacités de production insuffisantes, d’une pénurie de main d’Å“uvre qualifiée et de difficultés d’approvisionnement, l’industrie navale américaine ne peut construire qu’un SNA de type Virginia par an, alors qu’il en faudrait au moins deux pour satisfaire les besoins exprimés par l’US Navy et tenir les engagements pris à l’égard de l’Australie.
D’où la décision du Pentagone de réexaminer le pacte AUKUS afin de vérifier que ce dernier était bien aligné sur le programme « America First » du président Trump. Et cela alors que le sous-secrétaire américain à la Défense chargé de la politique, Elbridge Colby, avait prévenu qu’il serait très compliqué de livrer trois SNA à la marine australienne sans toucher aux capacités de l’US Navy dans le domaine des sous-marins.
Ce que le service de recherche du Congrès avait d’ailleurs confirmé dans un rapport. Ainsi, même si les trois SNA promis à la RAN étaient construits dans les délais, il avait suggéré de les livrer à l’US Navy plutôt qu’à la RAN et de les baser en Australie, sous contrôle opérationnel américain.
Quoi qu’il en soit, l’Australie n’a pas montré d’inquiétude particulière quant à cet examen du département américain de la Guerre. Mieux : en septembre, elle a annoncé un investissement de 6,8 milliards de dollars sur dix ans pour rénover et améliorer ses infrastructures navales afin de pouvoir assurer l’entretien des ses futurs sous-marins nucléaires.
Visiblement, le gouvernement australien a eu raison de ne pas trop s’en faire.
Fin septembre, le journal économique japonais Nikkei a ainsi avancé que le Pentagone s’apprêtait à valider la cession de trois SNA à la Royal Australian Navy… et qu’une annonce serait faite officiellement à l’occasion d’une visite d’Anthony Albanese, le Premier ministre australien, à Washington, le 20 octobre.
« Nous savons qu’Aukus est dans l’intérêt de l’Australie, du Royaume-Uni et des États-Unis. Il s’agit d’un partenariat qui sert les intérêts des trois nations et qui renforcera considérablement la paix et la sécurité dans notre région », avait alors commenté M. Marles. Et d’ajouter : « J’ai répété à maintes reprises que le projet Aukus se déroule bien, il progresse à un rythme soutenu, il atteint tous les objectifs fixés et nous sommes convaincus que ce sera la voie à suivre pour que l’Australie acquière ses futures capacités sous-marines ».
Cela étant, un autre facteur a sans doute été pris en compte dans l’examen du Pentagone : l’approvisionnement en matériaux critiques dont les propriétés électroniques, magnétiques, optiques ou encore catalytiques les rendent incontournables pour certaines industries, à commencer par celle de l’armement. Or, l’Australie fait partie des cinq premiers producteurs mondiaux de lithium, de cobalt et de manganèse. D’où l’accord d’une valeur de 8,5 milliards de dollars que M. Albanese a signé avec le président Trump, le 20 octobre, afin de permettre aux États-Unis de réduire leur dépendance à l’égard de la Chine en la matière.
Quant au pacte AUKUS, le chef de la Maison Blanche a seulement suggéré que l’Australie obtiendrait bien les trois SNA de type Virginia promis par Joe Biden, son prédécesseur.
« Les sous-marins que nous commençons à construire pour l’Australie avancent vraiment bien », a déclaré M. Trump à la presse, aux côtés de M. Albanese. « Nous avons travaillé longtemps et dur sur ce projet, et nous entamons ce processus dès maintenant. Et cela avance vraiment très rapidement, très bien », a-t-il insisté.
Pour rappel, l’Australie a promis de verser un total de trois milliards de dollars à l’industrie navale américaine, afin d’aider cette dernière à surmonter ses difficultés. Une première tranche d’un milliard a déjà été payée tandis qu’une seconde, d’un montant équivalent, est sur le point de l’être. Selon les prévisions du gouvernement australien, le programme des sous-marins nucléaires de la RAN pourrait coûter jusqu’à 235 milliards de dollars au cours des trente prochaines années.





Les australiens ont pour garantie la parole de Trump. Il suffit d’y croire.
Ont-ils déjà été Aussies bien ? Trump leur berger….
Terre rare contre sous marin c’est un bon contrat.
Si la France pouvait sécurisé sa filière nucléaire avec un tel contrat ce serai pas mal.
Genre vendre un SNA au Niger ?
Ou 4 SNA au Canada ?
Oui pourquoi pas si ils sont demandeur ….
Il semblerai que l’argentine regorge de terre rare, on perd de l’argent sur le soum mais on gagne sur les terres rares.
Nous dirions même plus : il semblerait que la tante de Georges Rerard ne rie guère.
S’ils sont.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21737/lorthographe/elision-et-apostrophe/elision-obligatoire
si si. en promettre un dans 300 ans, vu l’équilibre de l’échange
Si la France pouvait sécuriser.
Ce serait.
Cela paraît presque trop beau que la situation se dénoue ainsi.
Avec Trump rien n’est jamais acquis d’avance donc attendons de voir.
Je me demande si ce ne seront pas 3 SM américains, payés par les AUS, mais armés par les US, et donc utilisés par eux comme bon leur semble, avec quelques australiens à bord histoire de dire qu’ils sont en formation…
Oui, la tranche nucléaire sera inaccessible aux australiens,
et le poste de commandement au maximum partagé 50/50
Mon côté cartésien m’oblige finalement à me dire que je serai prêt à y croire quand ces sous-marins seront bel et bien présents en Australie.
Et je rajouterais avec un équipage australien.
c’est ça, avec un déguisement d’australien pour le 1er de l’an….
bonjour, Personnellement j’espere que l’Australie zura gain de cause…
la mise en service de trois sous marin nucléaires d’attaque devrait lui permettre de sécurité les abordes de leurs gande iles… Mais ils devraient être difficile de maintenir une permanence a la mer…
Personnellement je développait un système de surveillance maritime aerien s’appuyant sur des appareils spécifique et des drones Male …
« …des drones Male… » J’espère qu’il ne rencontrera pas un drone femelle, surtout chinois, parce que ça va donner plein de bébés drones bâtards…
J’espÈre que l’Australie Aura.
Trois sous-marinS.
De sécuriSER les aborDs.
De leuR gRande îlE. / De leurs gRandeS îles.
Mais iL devraiT.
Permanence À la mer.
Je développERaiS.
AÉrien.
Des appareils spécifiqueS.
Cela ne nous concerne plus. Tant mieux si l’Australie tire son épingle du jeu, elle est au balcon de la guerre navale que prépare la Chine populaire, pas nous.
Naval Group n’a rien perdu, sauf une « référence client ». NG s’en remettra.
En revanche l’empreinte diplomatique de la France a fortement rétréci et ça continue sur le Canal de Mozambique, après le Sahel. La Russie ne se dissimule même plus.
Au balcon, c’est à dire qu’ils sont … dans la même situation que le chef de gare ! 🙂
« l’industrie navale américaine ne peut construire qu’un SNA de type Virginia par an ». Elle a une capacité de 1,4 par an à fin 2024… Elle avait une capacité de 1,8 par an…avant le COVID.. L’objectif à atteindre est une capacité de 2 par an fin 2028, puis 2,33 en 2030-2031.. A voir si les +14 milliards $ d’investissemnt votés depuis 4 ans suffiront pour que les chantiers US atteignent ces objectifs… ce sera difficile, mais pas impossible….
Franchement, avec la politique erratique de l’extrême droite américaine, les investissements et les améliorations industrielles avancent au ralenti. La main-d’œuvre qualifiée devient rare, surtout dans le secteur primaire et encore plus dans la construction navale. À cela s’ajoute cette manie typiquement américaine de créer d’immenses conglomérats industriels qui finissent par étouffer la réactivité et alourdir les chaînes de décision. Résultat, les retards s’accumulent et la dynamique s’essouffle.
Alors, sur leur capacité réelle à construire des sous-marins pour l’Australie… disons qu’on reste dans le wait & see.
Trump étant, comme on le sait, une source particulièement fiable, ne doutons pas une seconde de la véracité des faits! Mouha. Ha. Ha.
Oui, en vendant des sous-marins en Afrique Centrale par exemple. Avec Biden, ils auraient déjà eu les sous-marins. Qui a conclu le vente en connaissance des problèmes?
Trump emballe Albanese dans du papier chinois et ça marche.
En plus ça va faire plaisir à Xi et ses séides, tout bon!
Les 3 sous-marins avec un drapeau kangourou sur le kiosque seront servis par un équipage où les américains seront aux manettes, et les quelques australiens (il va falloir les trouver) à la cuisine ou au mess.
Ils seront basés en Australie comme il se doit pour y faire toutes les opérations de maintenance requises aux frais des indigènes, et suivront les directives du commandement associé américano-australo-britannique-américano-américain.
Ils ne manqueront pas vraiment à la Navy, ils seront simplement outre-mer pour réaliser exactement les mêmes missions sur un périmètre plus circonscrit mais prioritaire.
C’est quand même mieux que d’avoir 3 B2 avec une pin-up habillée en peau de Koala en guise de nose-art. Que pèsent quelques milliards de terres-rares en échange? Rien…
avec les terres rares Trump va fabriquer des soudeurs :))))
Les soudeurs vont devenir plus rares que les terres rares… 😉
Avec des Dollars australiens aucune chance de convaincre DM
La RAN va hériter de 3 soums… mais pas des Virginia… et ces soums ne seront pas sous commandement australien, mais américains…. Comme l’a précisé le chargé de la politique américaine à l’étranger.
Ceux qui pensent que les 3 premiers Virginia vont partir en Australie, se bercent d’illusion… la NAVY sera toujours servie en premier. Ce sont les sous-marins que les Virginia vont remplacer dans l’US NAVY, qui partiront prendre base chez les kangourous…. Mais toujours sous la main américaine…. Juste aux frais des contribuables australiens, les marins de la RAN, monteront à bord pour… apprentissage, et garantie internationale de la propriété australienne.
Le traité sur la non prolifération nucléaire, concerne la qualité militaire uniquement… et la propulsion de ces engins utilise des barres de combustible de cette qualité… nos amis américains et anglais ne peuvent mettre sur le marché de tels produits, ni même d’installations pour traiter ces barres en fin de vie, hors de leurs 2 pays.
Nos amis australiens le savent, mais ne peuvent plus sortir de ce piège, et préfèrent continuer leur marche en avant, pour obtenir le plus possible de leurs geôliers… qu’ils soient américains ou anglais.
A terme, c’est sûr les eaux et la terre australiennes que les USA et leurs alliés comptent se farcir la Chine.
C’est sur les eaux et la terre.
Si les australiens ont la parole du judas US, alors…..
HS : Quelqu’un a des infos sur ça ?https://www.liberation.fr/international/lotan-au-coeur-dun-systeme-tentaculaire-de-marches-truques-darmement-20251021_F2KU5JOPMRCQJLYVFTFIACML6U/
(Désolé, suis pas abonné à Libé…)
Et à qui profite, majoritairement, les achats européens d’équipements militaires ?…
Ce scandale concerne principalement la NATO Support and Procurement Agency installée au Luxembourg. Plusieurs enquêtes sont menées sous la coordination d’Eurojust, avec la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Espagne en première ligne. Il est question de marchés d’armement faussés, certains employés ou consultants de l’agence ayant transmis des informations confidentielles à des entreprises afin d’influencer des appels d’offres dans les domaines de la logistique, des drones et des munitions. Des perquisitions et plusieurs arrestations ont déjà eu lieu.
Concernant la question de savoir à qui profitent les achats européens d’équipements militaires, la tendance montre qu’une part importante revient aux industriels américains. Entre mi-2022 et mi-2023, environ 63 % des commandes européennes de défense ont été attribuées à des entreprises américaines, avec en plus ~15 % à des fournisseurs hors Union européenne. Cela de devrait pas s’arranger avec la politique de Trump.
Wait and see, mais le moment choisi pour dévoiler ce scandale semble tout sauf anodin.
@Airtatoo. « environ 63 % des commandes européennes de défense ont été attribuées à des entreprises américaines ». La majorité d’entre elles ne se sont pas faites via la NSPA….
Cher Goose, essayez d’utiliser votre moteur de recherche préféré et d’écrire : »archive(.)is » ou encore « removepaywall »
Quoi? me dites pas que les US utilisent l OTAN comme outil pour vendre des armes US. Incroyable.
Et me dites pas que le retrait progressif des US de l OTAN va avoir un impact?
Article en accès libre en lecture ici (juste créer un compte gratuit)
http://www.lalettre.fr/fr/entreprises_defense-et-aeronautique/2025/10/20/corruption-a-l-otan–revelations-sur-les-marches-truques-d-armement-1_3,110535929-geg
En substance quelques ex-agents de la NSPA la centrale d’achat de l’OTAN, reconvertis en intermédiaires véreux, sont dans le viseur des enquêteurs depuis plusieurs années. Dont un américain résident en Suisse acheteur d’explosifs pour l’US Army, un turc proche de la famille Erdogan acheteur d’obus et de carburant maritime, et quelques autres du même acabit.
NB le « calibre » de ces personnages fait qu’ils ne sont pas sur les gros contrats médiatiquement visibles mais sur les petits (TNT, fioul, chemises d’obus etc)
Ouaip, avec une addition de plus de 235 milliards sur trente ans pour 8 sous-marin (3 US, 5 britannique), je la trouve particuliérement salée.
Surtout que les anglais on un mal fou à finalisé leur plan pour la prochaine génération de SNA et en plus il veule en doublé la capacité pour passer de 7 à 12.
Alors que la Classe Asturte n’est pas vraiment une réussite.
Cela fera un peu moins de 8 milliards pour une année, alors que notre dissuation nucléaire à nous ne nous à couté que 6 milliard pour l’année 2024.
Et si on rajoute les 3 milliards promit investi par les australiens dans les chantiers naval US, cela me rappel le prix (qui ne cesse d’augmenter) des F35 Suisses avec un prix fixe à l’achat.
Bref, c’est comme se faire arnaqué (j’évite de dire l’autre mot) avec le sourire et on en redemande.
8 sous-marinS.
5 britanniqueS.
Les Anglais onT.
À finalisER.
IlS veuleNT en doublER la capacité.
La classe AsTUte.
Ne nous A coûté.
6 milliardsS.
Les 3 milliards promiS investiS.
Les Australiens.
Les chantiers navalS.
Cela me rappelLE.
Se faire arnaquER.
6 milliardS.
Et dire que 12 sous marin français ne leur aurait coûté que 56 milliards pour les 12 classe Attack (Barracuda).
Et les australiens se plaignaient que cela leurs coûtaient trop chére.
12 sous-marinS français ne leur auraiENt coûté.
Les Australiens.
Cela leuR coûtaiT trop chER.
3 SNA classe Virginia…
De mémoire, la demande australienne auprès de naval Group était montée (après signature du contrat) jusqu’à 12 Barracuda ? Non ?
Comme le chantait Serge Lama : « j’suis cocu, j’suis cocu, j’suis cocu, j’suis cocu, j’suis cocu, mais content »
@Lothringer. Le contrat est pour 3 Virginia et 5 nouveaux sous-marins de conception anglo-americaines..
De conception anglo-américaine.
trop de poudre aux yeux rends les Australiens aveugles où ?!?!???pppfff
Trop de poudre rend.