L’armée de Terre renforce son ancrage territorial en signant un accord avec l’Association des maires de France

Il fut un temps où chaque préfecture [voire chaque sous-préfecture] avait « son » régiment. Régiment qui, dans les années 1870, était vu comme un rempart contre la « tentation monarchique » car il contribuait à « l’identification du drapeau tricolore au régime qui revendique pour sien l’héritage de la Grande Nation », comme l’a souligné l’historien Jean-François Chanet, dans son livre « Vers l’armée nouvelle ».
En outre, la politique dite de casernement, conduite par le général Séré de Rivières, visait à faire de la caserne le « bâtiment public républicain », au même titre que le lycée ou l’école communale. [*] En outre, il fallait bien accueillir les jeunes gens appelés au service militaire…
Ce modèle n’a évidemment pas survécu à la suspension de la conscription et à la refonte de la carte militaire, des dizaines de régiments ayant été dissous suite à ces deux décisions… lesquelles ont engendré des « déserts militaires ».
Cela étant, avec l’objectif de renforcer significativement la réserve opérationnelle, l’armée de Terre envisage de « territorialiser » ses unités de réservistes, celles-ci devant assurer des missions de protection, d’appui aux populations et de soutien aux forces de sécurité intérieure. En 2023, son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, avait envisagé la création de nouveaux régiments susceptibles de tenir garnison dans des « déserts militaires où se trouvent des jeunes susceptibles de s’engager sous les drapeaux pour trois à six mois ».
En attendant, ce 15 octobre, le CEMAT et David Lisnard, le président de l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité [AMF] ont signé une convention de partenariat afin de « renforcer le lien armée-Nation et la résilience territoriale ».
Cet accord doit permettre de développer les synergies entre les régiments de l’armée de Terre et les communes au profit « de la sécurité, de la gestion des crises et du développement local », a expliqué le général Schill, via le réseau social LinkedIn.
« Présente dans 93 départements de métropole et d’outre-mer, l’armée de Terre s’appuie sur un maillage de plus de 500 implantations. Ce réseau, hérité de l’histoire, assure une présence de proximité qui ne se limite pas à une fonction militaire mais qui s’inscrit pleinement dans la vie locale. Au-delà de sa mission première de défense, l’armée de Terre est localement un acteur économique et social majeur », a poursuivi le CEMAT.
Et de souligner qu’un régiment « peut générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, contribuer à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros à l’économie locale, tout en participant activement au dynamisme démographique et résidentiel des communes concernées ».
Selon le ministère des Armées, cet accord permettra de « dynamiser les échanges et la collaboration sur des projets d’intérêt commun », de « mettre en place des actions concrètes et coordonnées bénéfiques pour l’attractivité des implantations de l’armée de Terre, la sécurité et le bien-être des citoyens » et de « promouvoir des initiatives en matière de sécurité, de défense et de gestion de crises dans les communes ».
Le général Schill le perçoit aussi comme un « levier pour la cohésion nationale » car l’implication des régiments dans les « actions mémorielles, les cérémonies patriotiques et les dispositifs de formation citoyenne rappelle que la défense n’est pas qu’une affaire d’engagements lointains, mais une responsabilité partagée localement avec l’ensemble de la Nation ».
Une position partagée par M. Lisnard. « Face aux défis de notre époque, deux institutions restent solides : l’armée et les communes. Ce partenariat noué aujourd’hui entre l’armée de Terre et l’AMF marque le soutien des maires aux forces armées, qui défendent notre liberté, notre souveraineté et notre honneur dans un contexte géopolitique instable. Il représente aussi un engagement commun pour la liberté d’action sur le terrain, source d’efficacité, de responsabilité et de sens », a-t-il fait valoir.
[*] Histoire militaire de la France, André Corvisier, Guy Pedroncini





Bravo !! tiens ça me rappelle bizarrement un film : les bidasses s’en vont en guerre !!!
Toujours prêt à dire une connerie plus grosse que toi, sur le ton de la rigolade.
T’es jamais sérieux.
Cit :[ Bravo !! tiens ça me rappelle bizarrement un film : les bidasses s’en vont en guerre !!!]
Effectivement , et on aurait tort de négliger ces films qui en disent beaucoup plus sur la sociologie de la  » vrônze prôfônde  » des années 70 que beaucoup d’études savantes .
Le quartier militaire était implanté parfois au cÅ“ur des villes comme c’est le cas dans ce film .
Dans le film les scènes de la caserne ont été tournées dans un établissement scolaire Dijonnais et on ne peut que souligner une certaine ressemblance entre ce groupe scolaire – d’alors – et certaines casernes .
C’est tout une architecture qui disparait comme à Verdun .
Voir aussi  » Allons z’enfants  » sur la sociologie des villes de casernement des années 30.
Les militaires ont créé des emprises qui ont façonné notre environnement visuel après avoir souillé des sites architecturaux comme le Palais des Papes ou le Monastère Royal de Brou . Ils nous sont redevables . Le budget des armées doit inclure une composante patrimoniale pour la préservation de ce qui est aussi  » notre monde  » .
https://www.patrimoine-environnement.fr/la-caserne-miribel-de-verdun-menacee-de-destruction/
Pour une fois que tu ne racontes pas que des conneries monadjudantbesson, je suis d’accord avec toi pour ce qui est de la préservation du patrimoine architectural militaire, une fois n’est pas coutume!
Ce sont des bâtiments dignes d’être préservés et réutilisés, réaménagés pour d’autres usages. Tu vois à titre d’exemple, et comme il n’y a pas que Brest dans ma vie de Breton, la caserne du 118è RI de Quimper a été conservée et réhabilitée en médiathèque depuis maintenant un paquet d’années. Tout en préservant le caractère architectural du bâti.
Cela dit cependant, pour que cela fonctionne, il faut que la municipalité concernée ait l’envie et, surtout, le budget pour faire cet investissement. sans être phagocytée par des intérêts immobiliers qui s’en foutent du patrimoine comme de leur première paire de chaussette. Ce qui est loin d’être évident partout, hélas!
Vu que tu as l’air d’être motivé pour la caserne Miribel de Verdun, vas-y , lance une souscription, une cagnotte, un sondage, pour la préservation de ce lieu de mémoire.
« la caserne du 118è RI de Quimper a été conservée et réhabilitée en médiathèque » ?
Ancien couvent des Ursulines à Quimper: https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090329
Auriez vous un autre exemple en Bretagne monsieur le « Breton »?
So what monsieur VT? C’est bien ce que je disais, ce bâtiment, ancien couvent, a bien été transformé en caserne après le Concordat pour devenir une médiathèque aujourd’hui.
Une paire de chaussettes.
Une copie du modèle helvétique probablement? J’imagine bien la chose avec le mille-feuilles administratif territorial et ses reunions où les participants representent monsieur Machpro president du Schmilblick retenu par ses obligations, avec la prudence qui convient en de telles circonstances.
Non, c’est pas une copie, c’est un truc très français.
L’AMF est une association loi 1901. Elle fait partie, autant que vous le voulez, car les textes sont assez obscurs:
– Des corps intermédiaires
– Des forces vives de la nation
– De la société civile
Que l’armée signe un accord avec l’AMF ne me choque pas, en soi. Et il est possible que ce soit une très bonne chose.
Mais si elle le fait, il faut que ce soit important et que de vraies décisions soient prises, et inscrites dans quelque chose qui nous serve de loi.
Et là , comme nous tous, je l’apprends aux détours d’un post. Et les choses sont déjà faites. Et ça porte sur quoi?
« développer les synergies entre les régiments de l’armée de Terre et les communes au profit « de la sécurité, de la gestion des crises et du développement local » ».
On jargonne.
Il devait y avoir beaucoup de participants, et la pièces où ils étaient réunis devaient être vaste.
La pièce devait être.
Ce n’est pas faux.
Dans un futur proche, des régions aux communes et ce dans l’hypothèse de la recréation d’unités ou d’autres établissements militaires, je souhaite que cela soit fait et toujours dans la mesure du possible, sans qu’il soit nécessaire d’acquérir de nouvelles parcelles foncières.
En effet et pour y avoir regardé, je fais partie de ceux qui ont l’intime conviction que malgré la vente d’établissements, de quartiers ou bases militaires « qu’il existe encore suffisamment d’emprises d’Etat disponibles pour accueillir de nouvelles activités indispensables à la défense nationale ».
Si vous avez la fibre politique et foncière, pas besoin d’être « écolo » pour comprendre le sens de ma contribution.
Conclusion partielle : Déjà , ne gâchons pas.
Le millefeuille.
« Selon le ministère des Armées, cet accord permettra de « dynamiser les échanges et la collaboration sur des projets d’intérêt commun » » j’en peux plus de cette novlangue alakon on est censé croire quoi ? que le régiment n’avait pas déjà des rapports avec les autorités civiles de l’endroit où il stationne et que les deux n’étaient pas déjà associés sur les machins-trucs les concernant tous les deux non mais là c’est l’occase d’un jeisttfaur, de la risiliônssétônôtiôn du paktraipublikinkin un beau papelard, des mines graves comme s’ils avaient signés les nouveaux accords START honfédéchôz, le bon peuple est prié de s’esbaudir
P….. jamais content le Czaza.
Bon en même temps c’est sûr que lui en matière de « novlangue alakon » il en connait sacré rayon et il ne peut s’empêcher de polluer cette rubrique commentaires avec ses inepties bruyantes.
*avaient signé* avant que les psychorthographiques ne surgissent , toutes babines retroussées, pleines de rage académique.
*avaient signé*, arf, arf, arf, voilà monsieur le prof de grammaire, de con jugaison qui s’auto corrige! Excellent!
Comme s’il n’y avait que ça à t’auto reprocher dans ta prose absconse ci-dessus!
Eh gugusse, pour pondre tes saillies ineptes en français correct, achète toi un clavier efficace ou change de bigophone, ou prend simplement ton temps quand tu fulgures dessus avec tes petits doigts trop agiles. Ca serait assurément mieux pour te lire. Par contre pour le fond de ton discours…………………..
Et pourquoi pas le couteau entre les dents, tant que vous y êtes ?
Un système intelligent serait de mettre au même endroit (mêmes locaux), les brigades de gendarmerie et des Compagnies de réservistes.
Les locaux seront « surveillés », économie de cout d’entretien d’infrastructure, proximité, et j’en passe…
Je suis hilare, on dirait de la prose progressiste : « dynamiser les échanges et la collaboration sur des projets d’intérêt commun », de « mettre en place des actions concrètes et coordonnées bénéfiques pour l’attractivité des implantations de l’armée de Terre, la sécurité et le bien-être des citoyens » et de « promouvoir des initiatives en matière de sécurité, de défense et de gestion de crises dans les communes ».
Bla bla bla de politique…
Vide, creux…
Et pourtant il y a tant à faire pour les personnels régulièrement mutés :
=> accès aux logements
=> accès aux médecins, dentistes…
=> travail du conjoint…
…
Très bien, mais quels moyens, quelles actions concrètes ?
Cela pourrait commencer idéalement par le recensement volontaire de chaque citoyen résidant sur le territoire de la commune ayant une expérience militaire solide (ex carrière, service national effectué en unité Ops après 2000, réserviste…) et souhaitant intégrer un groupe voire une section (modestie des objectifs corrélée à la faiblesse de la ressource) de défense territoriale de ladite commune.
Sélection médicale (pas trop exigeante) mais surtout contrôle psy : pas de mythos, pas d’alcolos ni de drogués (aie, aie, aie), pas de gens louches (= pas de casier), etc… rien que là , ça va écrémer sévère.
Puis définition d’un programme d’instruction bâti :
-sur la maîtrise des savoir faire basiques du combattant à pied (se déplacer, se poster, protéger un périmètre, établir un plan de feu…) en commençant par le plus élémentaire, à savoir utiliser parfaitement son fusil (Famas idéalement, plus munitions, plus zone de tir, mais en aura-t-on les moyens ?) et c’est là que les droits de l’hommiste humanistes antifascistes hurleront à la mort car ce sera la recréation de milices forcément antirépublicaines, blablabla, etc… mais passons.
-sur la parfaite connaissance de la zone à défendre (reconnaissances à pied, élaboration de schémas tactiques, préparation de positions de combat…).
Création d’un arbre d’alerte, élaboration de consignes, instruction sur le corpus juridique des règles d’engagement… on évitera le remake des chasseurs du Bouchonnois.
Mais ne rêvons pas, les deux acteurs sont aussi fauchés l’un que l’autre, donc on en restera comme d’habitude au stade du vÅ“u pieu.
Du vœu pieux.
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/pieux/60853
Le « vÅ“u pieu », c’est ce que forme celui qui souhaite dormir dans un bon lit.
Un peu comme au Mali?
Cet accord n’est pas dérisoire, n’en déplaise à ceux qui ricanent de tout.
Le lien armée nation trouve particulièrement son sens dans les périodes incertaines, sauf à avoir la candeur de penser que l’intégrité territoriale est un acquis éternel .
Est-ce pour dire que la Légion Etrangère s’implantera en Seine-Saint-Denis ?
???
Il est vrai qu’avec un budget des armées porté à 5% on doit pouvoir créer plein de régiments dans plein de déserts militaires…..!
On verra ce qu’il restera de cette fantastique initiative dans quelques années….mais je suis peut-être trop curieux, me diriez vous ?
« Curieux » n’est pas le premier qualificatif qui vient à l’esprit quand on vous croise dans ces pages.
La question de « l’ancrage territorial » des implantations de la Défense est toujours vue à sens unique : qu’est ce que l’Armée apporte à un territoire ? Emplois directs et indirects, classes dans les écoles, taxes, etc… Et avec la funeste RGPP des années 2000, ses réorganisations/suppressions d’effectifs et son lot de fermetures de très nombreuses implantations, la Défense s’est littéralement fait plumer, avec des cessions parfois consenties à l’euro symbolique, pour le plus grand bonheur des élus locaux.
L’Armée ne doit désormais plus être la « vache à lait », un outil bien pratique au service de « l’aménagement du territoire ». Au risque d’être un peu cynique, il serait temps de retourner en sens inverse la question auprès des élus locaux : « vous souhaitez conserver votre base militaire ? très bien, comment allez-vous nous aider pour réhabiliter/agrandir nos installations ? ». Et en cas de refus, informer que la commune/le département/la région voisine seraient ravis de mettre la main à la poche et de proposer des facilités pour accueillir la base militaire en question, avec ses emplois, ses recettes en impôts et taxes, et ses créations de classe dans les écoles…
Vu le contexte et les enjeux actuels, vu l’historique des années 2000, et vu le mauvais état d’entretien général des infrastructures et les travaux à planifier, on serait en droit d’attendre du Mindef qu’il engage des bras de fer, mettant sciemment en concurrence les collectivités locales entre elles, et n’hésitant pas à déménager certaines implantations lorsque les collectivités locales du secteur se montrent insuffisamment réceptives à ses demandes. Cela pourrait d’ailleurs se faire de manière très transparente, via des appels à projet auprès des collectivités d’une région ou d’une zone géographique, pour l’accueil d’une base militaire, sur la base de critères préalablement définis : surface foncière proposée, accessibilité par les transports, qualité du bassin de vie et d’emploi à proximité pour les conjoints et enfants, mesures d’aides directes et indirectes proposées par les collectivités d’accueil, etc… Et que le meilleur gagne !
Sauf que le choix des implantations d’unites depend aussi d’enjeux politiques electoraux (comprendre favoriser les élus de son camp avec les retombées pour l’economie locale). Et là , il s’agit d’une chasse gardée qui échappe à la logique commune, quel que soit le pouvoir en place.
C’est justement contre ce clientélisme local qu’il faut se battre. Comme indiqué plus haut, l’Armée a trop souvent été utilisée comme variable d’ajustement, comme un instrument facile « d’aménagement du territoire » par le passé. Si ces tentations existeront toujours, les temps ont changé, et ce sont désormais les intérêts des armées qui doivent primer sur les intérêts locaux.
Les collectivités locales se battent déjà entre elles pour attirer les entreprises, en jouant de leur image, et à grand coup d’aides directes et indirectes. Cette saine concurrence doit également pouvoir bénéficier aux armées, qui vont avoir d’énormes besoin d’infrastructures (réhabilitation et/ou construction) dans les années qui viennent…
A l’ancien CM17 des associations déménagement. Pourquoi pas en faire une belle chose expérimentale . Créer une caserne interarmes de réservistes. La Caserne est en bonne état, les garages ok.
Le tout entretenu par des associations et club hippique.
Comme tout le monde dégage, pourquoi réinvestir cette caserne.
En bon état.
les cérémonies patriotiques et les dispositifs de formation citoyenne rappelle que la défense n’est pas qu’une affaire d’engagements lointains, mais une responsabilité partagée localement avec l’ensemble de la Nation
Mais au fait c’est quoi une nation ??? quelle est cette entité, je vous propose la définition de Ernest Renan ecrit en 1882.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%27est-ce_qu%27une_nation_%3F
Ce texte est devenu l’emblème d’une conception française contractuelle de la nation, basée sur la volonté d’une population de former une nation, par opposition à une conception allemande contemporaine censée être beaucoup plus essentialiste (fondée sur la culture, la langue, la religion comme la race).
Ernest Renan ayant écrit : « l’essence d’une nation est que tous les individus aient beaucoup de choses en commun, et aussi que tous aient oublié bien des choses. ».
Le texte en entier, bonne lecture…
https://fr.wikisource.org/wiki/Qu%E2%80%99est-ce_qu%E2%80%99une_nation_%3F
Les cérémonies et les dispositifs rappellent.
La définition d’Ernest Renan écrite en 1882.