L’armée de l’Air & de l’Espace s’entraîne à récupérer l’équipage d’un E-3F AWACS abattu en zone hostile

Grâce à leur puissant radar, les avions de détection et de commandement aéroportés, comme l’E-3 « AWACS », sont en mesure d’établir et de partager une situation aérienne et navale sur environ un million de km² tout en étant susceptibles de servir de relais de communication. Ce qui les rend indispensables aux opérations aériennes.
Aussi, de tels appareils ne peuvent que constituer une cible de « haute valeur » pour un adversaire potentiel, d’autant plus qu’ils sont vulnérables, comme en témoignent les deux A-50 « Mainstay » russes abattus par les forces ukrainiennes en 2024… ou encore la volonté de l’US Air Force d’annuler l’achat d’E-7A Wedgetail au profit de moyens spatiaux et d’avions E-2D Advanced Hawkeye, dont l’exploitation serait beaucoup plus flexible et conforme au concept ACE [Agile Combat Employment].
Quoi qu’il en soit, pour l’armée de l’Air de l’Espace [AAE], la possible perte de l’un de ses quatre avions de détection et de commandement aéroportés E-3F SDCA [ou AWACS] dans un engagement dit de haute intensité est bien prise en compte. Cette éventualité a fait en effet l’objet d’un entraînement « inédit » à l’occasion de l’édition 2025 de l’exercice VOLFA, organisé par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes [CDAOA] entre le 29 septembre et le 10 octobre.
Ainsi, les 6 et 7 octobre, sur les plateaux corréziens, le Commando Parachutiste de l’Air n°30 [CPA 30] et l’Escadron d’hélicoptères [EH] 1/67 « Pyrénées », tous les deux spécialistes, entre autres, des missions de Recherche et de sauvetage au combat [RESCo], ont effectué un exercice visant à récupérer les vingt-trois membres d’équipage d’un E-3F SDCA [fictivement] abattu par un missile sol-air en territoire « contesté ».
« À l’initiative de la 36e Escadre de commandement et de conduite aéroportés [EC2A], le personnel navigant d’un E-3F a été intégré pour la première fois à un scénario de sauvetage au combat grandeur nature », a expliqué l’AAE.
Dans le détail, la mission a consisté à récupérer vingt aviateurs ayant survécu à la chute de l’E-3F, dont six blessés graves. « Inédit par son réalisme, cet exercice l’est aussi par l’ampleur du volume de personnels à récupérer. En général, les équipages Caracal sont entraînés pour exfiltrer un, voire deux personnels », a souligné un officier de la Brigade des forces spéciales air [BFSA].
Les H225M Caracal du 1/67 Pyrénées et les opérateurs du CPA 30 ont d’abord exfiltré les blessés vers un aérodrome sécurisé [en l’occurrence celui de Périgueux], pour qu’ils soient pris en charge par un CN-235 configuré en version « nurse ». Ce qui a nécessité un « nettoyage » du ciel pour sécuriser la zone d’intervention, et donc le concours d’avions de combat.
« Au premier plan, ce sont les CPA 30 qui s’exposent pour atteindre les survivants éjectés, les identifier et assurer leur sécurité. Leur action repose entièrement sur la composante héliportée, indispensable pour insérer les équipes sur la zone et exfiltrer le personnel isolé en toute sécurité », a expliqué l’officier de la BAFSA.
Les planificateurs de cet exercice ont ajouté des difficultés supplémentaires, avec notamment la prise à partie des Caracal qui étaient de nouveau en route pour récupérer les autres membres de l’équipage de l’AWACS qui n’avaient pas pu être exfiltrés lors de la première rotation ainsi que les commandos chargés de leur protection.
« Éloignés des lignes amies et dépourvus de tout moyen de communication vers les états-majors opératifs, ces derniers appliquent alors les procédures de survie en zone hostile. Pendant près de 24 heures, ils doivent s’adapter, se camoufler et progresser avant leur récupération héliportée, qui interviendra finalement de nuit avec le retour des Caracal », relate l’AAE.
L’appui fourni par un drone MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] MQ-9A Reaper aura été déterminant dans la mesure où, en coordination avec le CPA 30, il a permis d’identifier les menaces auxquels les « survivants » étaient exposés. Dans le même temps, dix opérateurs du CPA 10 ont été chargés d’identifier et de détruire les systèmes sol-air qui empêchaient les hélicoptères de venir récupérer le reste de l’équipage de l’AWACS.
« Ce genre d’exercice, assez éloigné de notre quotidien, est fondamental en cas de crash. Pouvoir réviser les procédures et interagir avec les différents effecteurs dans un contexte réaliste permet d’être prêts et efficaces si cela devait se produire un jour », a résumé un adjudant-chef de la 36e EC2A.





Il y a des sièges éjectables pour chaque membre de l’équipage dans un Awac ?
Les clones russes de l’AWCS, Beriev A50 ont été perdus corps et biens.
Survivre au crash d’un AWACS ou d’une évacuation en vol à proximité d’un territoire ennemi (?) me semble peu probable… Bon, indépendamment du scenerio, il faut bien s’entraîner, y compris avec de la RESCO élargie.
Du scenario.
Le personnel navigant d’un E-3F (ou des autres avions lourds) est’il entraîné à participer à son propre sauvetage ?
Dès lors que les hélicos devront faire plusieurs rotations il semble logique d’apporter ou de larguer des armes pour les volants vachés.
L’emploi d’une mitrailleuse ou de missiles AC, ou de JVN, n’est pas d’une complexité excessive pour ces personnels volants.
Ceux des CPA aimeraient probablement qu’ils n’improvisent pas complètement.
« Le personnel navigant d’un E-3F (ou des autres avions lourds) est’il entraîné à participer à son propre sauvetage ? »
Pour l’AAE, je ne sais pas. Par contre, les marins des Atlantic ATL1 et Atlantique ATL2 l’étaient avant envoi OPEX sur un front actif (Tchad, Yougoslavie, etc). Il me semble que l’AAE se prépare à un front actif pour dans (relativement) peu de temps…
ji_louis
Ah si le plus beau jour de sa vie pouvait être un premier ministre technique expédiant les affaires courantes !
Nos présidents rejouent Titanic à la proue de la Méduse. La gloire… par le fond… On dit qu’il s’y trouverait une bactérie mangeuse de plastique.
Passons : pour l’E3F cela fait 18 pax et Pour l’ATL2, 13. Sans prétendre qu’ils peuvent avoir le niveau d’un groupe de fantassin en pleine jeunesse ça fait quand même assez de monde pour être un problème sérieux surtout s’ils sont dotés d’armes à longue portée.
La voltiges les mitraillettes c’est pour les jeunes. Un petit cercle de « mines APDV » dépose par drones…
T apostrophe,
On m’en a appris bien peu à l’école et pas cette règle là . Mais je « m’efforce à persévérer ». Hug!
Pour l’occasion, on ne nous attribuait pas d’arme longue, on nous expliquait qu’il fallait se planquer parce qu’on ne viendrait pas nous chercher si les hélicos devaient intervenir au milieu d’un combat au risque de se faire descendre eux-mêmes et d’aggraver le score.
J’espère que depuis, les moyens de SAR de combat se sont musclés.
Une grosse partie du problème vient du fait que certains correcteurs automatiques ignorent totalement certaines des règles régissant l’emploi des traits d’union et indiquent des erreurs là où il n’y en a pas.
Hug aussi !
Est-il entraîné.
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/22513/la-prononciation/prononciation-de-certaines-lettres/emploi-du-t-euphonique
Pourquoi pas des  » Supers Drones » ne transportant que les équipements électroniques et l’antenne, servis par des contrôleurs au sol loin de la ligne de front? Des Drones plus petits mais plus nombreux pouvant être affectés à des zones de conflit restreints. La suppression des personnels navigants et leurs postes de travail libérant un grand volume en réduisant de fait la taille du Drone.
Un superdrone. Des superdrones.
« superdrone » ce mot n’existe pas dans la langue française
C’est exact, mais s’il existait, on devrait écrire un « superdrone », des « superdrones » (ou, éventuellement, un « super-drone », des « super-drones ») et certainement pas « un super drone », des « supers drones ».
Ainsi, puisque Bastan emploie ce terme qui est supposé ne pas exister, autant le construire conformément à la règle d’emploi du préfixe « super- » :
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21397/lorthographe/emploi-du-trait-dunion/mots-composes/mots-composes-avec-prefixe-ou-element-grec-ou-latin/trait-dunion-ou-soudure-avec-lelement-super8209
Dans la réalité, un AWACS abattu par une DCA, il n’y aurait sûrement pas grand monde à secourir.
oui faut mieux se concentrer sur des contre mesures des leurres des d’évasives etc mais ils sont loin des lignes est un posé sur un terrain de fortune peut être envisagé
Il vaut mieux se concentrer (verbe valoir) : il est préférable de se concentrer.
Il faut mieux se concentrer (verbe falloir) : il est nécessaire de davantage se concentrer.
Oui, (il) vaut mieux se concentrer sur des contre-mesures.
Je ne suis pas expert, mais si les dommages ne sont pas énormes, il peut faire un atterrissage d’urgence/crash contrôlé ou ils peuvent sortir en parachute avant un crash contrôlé ou pas. Ce que j’en retiens, c’est qu’il vaut mieux voler au dessus de zones non hostiles de toute façon.
L’équipage de l’AWACS spé supplément au mess a fait 24h de terrain et s’est bien amusé, le reste c’est encore de la com.
Voilà un exercice sur un thème assez peu réaliste……mais bien dans le cadre de notre guerre fantasmée contre la Russie !
On est pas sur un scénario contre la russie. Les awacs tomberaient sur nos arrieres.
On est sur un scénario type moyen orient ou on peut tomber au dessus de pays alliés/neutres mais avec présence de groupes ennemis.
Qui peut prédire de quoi sera fait le futur ?
Allez demander aux équipages de A-50 ce qu’ils en pensent.
@ Dimitri La réalité a sa propre réalité : un AWACS peut se retrouver dans la même configuration que l’avion de l’Azerbaijan Airlines abattu par un missile russe le 25 décembre 2024 et qui s’est écrasé à Aktau, au Kazakhstan. Le personnel à largement le temps de sauter en parachute dans une telle configuration…
Ont ils des parachutes? Je n’en ai pas souvenir. Feront ils de même avec l’avion présidentiel? Le Pdt et son épouse.
Ah ok. Je comprends mieux le scénario en changeant d’avion, équipage. L’avion du Président démocratique humaniste français a des problèmes en France ou dans un autre pays ami.
Dans l’avion présidentiel, quand on criera « les femmes et les enfants d’abord ! », qui devra sauter en premier ?
Vous avez dix minutes…
Le personnel a largement le temps.
Il est étonnant que, depuis le temps que l’AAE utilise des E3F, un exercice de ce genre ne soit organisé que maintenant.
L’hypothèse de travail où un tel avion serait abattu est assez récente. Ce scénario était inenvisagé auparavant, et donc cet entraînement inutile pour les personnels de l’AWACS.
Comme je l’ai dit plus haut, cela fait des décennies que cet entraînement a/avait/(a eu) lieu pour les personnels des patmars envoyés « à la guerre », je me souviens bien des consignes et recommandations qui y étaient données.
On entend très peu parler du CPA 30 par rapport au CPA 30
C’est étonnant, vu que c’est le même.
Donc, je résume, à part le grotesque de vanter une qualification au bout de 5 ans d’un truc que tout le monde fait depuis des décennies.
Un avion, appelé désormais à « opérer » avec les FS, est basé et « opérable » avec des équipages mixtes franco-allemands. Les Allemands auront de ce fait tout loisir d’espionner nos avions, nos boîtes noires, voire de laisser des mouchards dans nos appareils pour les suivre en temps réel.
Mais le danger, céléruss bien sûr !
On est vraiment des champions. Allez, un second coup de Lecornu histoire d’en remettre. Après tout, sur un malentendu, comme qui dirait, ça peut passer.
Zut, on dirait que je me suis trompé d’article… 🙂
Voilà votre tisane.
L’exercice est basé sur le scénario d’un E-3F « abattu par un missile sol-air en territoire contesté », ce qui correspond à être à l’intérieur d’un territoire ennemi ou au niveau de la zone des combats. La présence d’un AWACS au dessus d’une ligne de front ou d’un territoire hostile fait donc partie des possibilités d’engagement de ce type d’appareil au sein de l’AAE ?