Le lance-roquettes multiple Foudre de Turgis & Gaillard sera doté de la conduite de tir EFCS d’Airbus DS

Comme l’a expliqué son chef d’état-major [CEMAT], le général Pierre Schill, lors d’une récente audition parlementaire, l’armée de Terre doit impérativement renforcer ses capacités d’action dans la profondeur tactique afin d’être en mesure de frapper des positions ennemies situées entre 30 et 150 kilomètres de la ligne de contact.
« Une dimension fondamentale de tous les combats modernes est la capacité d’action dans la profondeur. Elle repose sur le renseignement, la transparence du champ de bataille, et les moyens de frapper, c’est-à -dire la létalité. Les combats ne sont pas une science exacte, mais […] l’Otan estime que 70 % des destructions infligées à l’adversaire doivent se faire dans cette profondeur, c’est-à -dire avant les combats de contact », a-t-il expliqué.
Pour cela, l’armée de Terre a besoin de drones tactiques pour localiser les positions ennemies, de capacités de guerre électronique, d’hélicoptères d’attaque, de munitions téléopérées et, bien évidemment, de systèmes d’artillerie à longue portée.
La Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 prévoit d’équiper l’armée de Terre avec vingt-six lance-roquettes multiples [LRM] avant 2035… alors que, après les cessions à l’Ukraine, elle ne dispose actuellement que de seulement neuf Lance-roquettes unitaires [LRU], lesquels arrivent en fin de vie. « Je dois les remplacer afin de conserver une capacité de frappe dans cette profondeur de 40 à 150 kilomètres, et doter un à deux régiments supplémentaires ».
Pour le moment, alors que la Direction générale de l’armement a lancé, à cette fin, le programme FLP-T [Frappe Longue Portée – Terrestre] dont on ignore quand il se concrétisera, l’une des solutions avancées pour prolonger le LRU consisterait à le placer sur… un porte-char. À moins que le système Foudre, dévoilé par la PME française Turgis & Gaillard en avril dernier, ne fasse ses preuves.
Foudre « est un système d’arme complet, équipé de une à six munitions de précision de différents types, capables de produire des effets complémentaires et différenciés » en utilisant des « roquettes guidées de 75 km de portée » ainsi que des missiles d’une portée allant de 150 à 1 000 km », avait expliqué l’entreprise.
Devant les députés, en juin, le Délégué général pour l’armement, Emmanuel Chiva, avait salué l’initiative de Turgis & Gaillard. « Foudre est une proposition qui est fondée sur un lanceur seul, sans munition et sans conduite de tir. Ce sont des sujets sur lesquels on peut discuter et qui nécessiteront des partenariats avec d’autres entreprises », avait-il cependant relevé, avant d’évoquer l’éventuelle implication de DGA Essais de Missiles pour tester ce nouveau système.
En attendant, Turgis & Gaillard poursuit le développement du Foudre. Ainsi, ce 8 octobre, la PME a annoncé avoir conclu un partenariat avec Airbus Defence and Space afin de doter son système d’artillerie de la conduite de tir EFCS [European Fire Control System], lequel avait déjà été retenu pour la modernisation du LRU en 2022.
« Cet accord, conclu à l’occasion du Forum Entreprise Défense 2025 dans le camp de Satory, à Versailles, offre à l’armée française et à ses alliés un système de frappe longue portée combinant le véhicule le plus fiable, employable et agile, avec la conduite de tire la plus éprouvée, la plus déployée et la plus efficace », fait valoir Turgis & Gaillard.
Selon la PDG de l’industriel, Fanny Turgis, Airbus Defence et Space a été « convaincu » par l’approche « innovante » et « globale » suivie pour le développement du Foudre. Approche qui « s’appuie sur le meilleur des technologies immédiatement disponibles » et qui s’inscrit dans une démarche multidomaine avec le drone MALE [moyenne altitude longue endurance] Aarok et le système de commandement et de contrôle [C2] ODIN, qui permet d’interconnecter des plateformes aériennes, terrestres et maritimes entre elles.
« Avec Foudre et la conduite de tir d’Airbus nous offrons à l’Armée de Terre une solution simple et pragmatique pour remplacer les LRU dès maintenant et éliminer le risque de rupture capacitaire », a résumé Patrick Gaillard, le directeur général de Turgis & Gaillard. Cette solution « garantira aux armées françaises un avantage opérationnel décisif en façonnant le dispositif ennemi dans la profondeur », a-t-il conclu.
Photo : Turgis & Gaillard





Il reste a trouver la (les) munition(s).
Le chemin risque d’être long.
Pour les munitions c’est bon, il y a l’existant déjà développé, l’achat sur étagère et ceux en développement (entre autre le SCALP-EG). Le principe est d’avoir de l’ITAR free.
oups … pourquoi je parlee du SCALP-EG alors que je pense au MdCN version terrestre … My bad.
Il faut faire quelque chose d’unifié, par exemple avec le GMLRS :
https://shorturl.at/0pJ84
Si nous fabriquons notre propre système dans notre calibre pour nos munitions, que personne d’autre n’utilisera — tout cela sera très long et coûteux.
Il faut unifier, chercher des moyens de montée en échelle et de réduction des coûts, de nouvelles munitions — par exemple à sous-munitions (cluster), incendiaires, thermobariques…
Bien, le programme avance doucement et ces avancées démentent les promesses miraculeuses a l annonce de Foudre.
Quand je penses aux haters qui m ont harcelés parce que j osais dire ce que prouve cette signature aujourd hui.
Je suis pret a accepter les excuses des uns et des autres pour leur emportement de l époque.
Cette société est impressionnante par ses conceptions dont l’Arook, et avec leur façon d’agir qui est pleine de bon sens, il est quasiment certain que le lance roquettes sera une réussite, tout comme l’Aroock. Sans compter qu’en plus, ces deux armes dont nous avons le plus grand besoin, nous éviteront d’en acheter à l’étranger donc d’acheter à perte, car nous les produirons en FRANCE. Bref, nous industrialiserons, et créerons emplois, bénéfices et revenus au Pays et à tous!
Ils ont toujours pas de missiles. Ils en sont presque au stade zéro du développement comme annoncé avec cette signature. Un peu tot pour crier a la réussite.
Et il s agit d un accord pour la vieille conduite de tir du LRU pour des munitions US . Rien de souverain ici.
Dolgan, vous n’avez pas suivi…
Foudre est prévu pour être une solution temporaire en vue du remplacement des LRU dans l’urgence. En attendant les conclusions du programme de frappes dans la profondeur FLP-T en 2030.
Le Foudre prévoit pour le moment d’utiliser les munitions du HIMARS ou les roquettes indiennes Pinaka en attendant l’arrivée des munitions souveraines du FPL-T pour 2030 donc.
Là , si la solution Foudre est retenue, nous aurons un système souverain.
Au delà , j’ai du mal à comprendre les réactions comme la vôtre… On râle que les équipements coûtent chers, que les industriels s’en mettent plein les poches, etc, etc. et là nous avons une société française qui propose des solutions innovantes dans leurs approches, rapides, à moindre coût, qui demande seulement que l’on essaye ses produits pour voir ! Et ça ne va pas !
Oh les mecs, à vous voir râler de longue, je ne voudrais pas vivre votre piètre existence !
t’en sais quoi qu’ils n’ont pas de munitions en vue? ca n’existe pas sur le marché?
Toujours à cracher sur la défense française le Dolgan
En vue, ils en ont plein. Moi j ai des vues sur ma voisine du 3eme étage. Cela ne fait pas de nous un couple.
Ils auront jamais de missile, ce qu’ils proposent c’est un lanceur de missiles.
Il pourra lancer tout missile rentrant dans l’enveloppe d’un tel lanceur.
C’est marrant les allemands font pareil avec un truc plus gros et là les Allemandes exultent.
Les allemands ont une licence de fabrication d un lanceur US avec missile US.
En lisant divers articles sur le sujet :  » la conduite de tir est basée sur la conduite de tir Airbus du LRU « … Ce n’est donc pas la même. Elle est adaptée, modifiée. Mais en gardant cette « la vieille conduite de tir », même en y apportant quelques améliorations, on y gagne en formation…
Dolgan : « Ils ont toujours pas de missiles »
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Normal. Sur le système M142 HIMARS, Oshkosh fourni le véhicule (FMTV) et Lockheed Martin la conduite de tir (me semble-t-il) et les missiles.
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« il s agit d un accord pour la vieille conduite de tir du LRU pour des munitions US »
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=> Bah… Les voila les munitions 😉 !
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Sinon, T&G ne concoure pas pour le projet FLP-T. Le Foudre se positionne sur le remplacement des antiques LRUs. Le projet se veut pas cher et rapide à construire. T&G n’a jamais eu d’autre ambition pour le Foudre.
Et donc , selon vous TG a un accord avec LM mais ils n en parlent pas?
Cela serait une excelente nouvelle. Mais TG est connue pour tout sauf pour être timide en communication.
@Jili. Je souhaite comme vous le succès de l’Aarok. Je ne suis toutefois pas figé sur ce drone d’autant que la DGA vient de mettre en concurrence via une procédure accélérée, 5 entreprises à même de faire une proposition de drone Male. Parmi celles-ci, Daher qui devrait proposer une version à ailes très allongées de son TBM900. A noter que du temps où les TBM étaient produits par la Socata, alors filiale d’Aérospatiale, cette dernière société avait proposé (dans les années 1980) aux armées un drone HALE (Haute ALTITUDE …) dérivé du TBM700. Le projet n’a pas eu de suite après l’intégration de l’Aérospatiale dans Airbus et la direction de fait d’Airbus DS par l’Allemagne. Cette dernière a fini par imposer l’Eurodrone, un monstre bimoteur de 12 tonnes dont la France cherche aujourd’hui à s’extraire (à noter que formellement lancé depuis 7 ans, l’Eurodrone n’a pas encore connu le moindre début de construction).
Que de temps et d’argent perdus.
« Foudre est une proposition qui est fondée sur un lanceur seul, sans munition et sans conduite de tir. »
Oui, donc une coquille vide que le carrossier du coin aurait pu développer en copiant la grue du HIMARS / M270.
Problème d’un tel système? Partir de la grue pour ensuite aller vers les munitions est absurde, surtout quand il s’agit d’une coquille vide. Si au moins c’était un système déjà en production, ou que les casiers existaient déjà et étaient en grand nombre dans l’armée, ça pourrait se justifier d’aller dans ce sens.
Il faudrait se décider sur les munitions faisables et comment les intégrer dans des casiers de dimension commune pour optimiser le système. Honnêtement, je ne vois même pas l’intérêt d’avoir un quelconque industriel à ce niveau. L’armée pourrait se réunir avec MBDA, avec Thales, avec les pays intéressés, probablement Nexter et reprendre un maximum d’éléments du Caesar NG. Même camion, même système de positionnement, même système de commandement pour avoir une artillerie aussi unifiée que possible pour simplifier la transition d’un système à l’autre, simplifier la maintenance. Le camion utilisé par le Caesar NG est sans doute capable de transporter un lanceur.
Et en plus de cela, il faudrait considérer l’intégration des missiles anti-navires. Le PULS typiquement est capable maintenant de tirer le missile NSM. Le problème, c’est qu’en partant de la grue, ça crée des contraintes majeurs sur les munitions potentielles. Il faut partir des munitions, et intégrer un maximum d’aspects du Caesar NG.
https://www.navalnews.com/naval-news/2025/07/naval-strike-missile-successfully-fired-from-europuls-mars-3/
Et le EuroPULS allemand part d’une bête plateforme de lancement qui s’incline et tourne, et a une grue commerciale pour charger les munitions, et pas une grue intégrée au lanceur. Bref, des solutions plus simples et moins contraignantes existent, avec capacité d’intégrer plus de munitions par la suite.
Et je ne dis pas de reprendre le PULS, tout existe déjà pour produire un équivalent. Mais ce qui doit être la base, ce sont les munitions.
@Fabien Tremm
Les munitions sont en effet le cÅ“ur du sujet, le lanceur étant accessoire. Mais on y travaille : l’appel d’offres pour le programme FLP-T doit (en principe !) être lancé d’ici la fin de l’année. On saura alors quelles seront les munitions retenues pour nos LRM (voir commentaire ci-dessous).
Quant à la polyvalence du lanceur, il n’y a a priori pas trop d’inquiétudes à avoir : il n’ y a aucune raison technique pour qu’on ne puisse pas intégrer au LRM Foudre d’autres munitions par la suite : missiles anti-navires que vous évoquez, mais aussi missiles de croisière légers, munitions rôdeuses à longue portée, etc… il faudra par contre émettre le besoin, et financer cette intégration !
Il y a une quasi certitude que des munitions dont le lanceur prévu est un semi remorque ne tiendra pas sur un petit 6×6.
@dolgan
Raison pour laquelle un 8×8 serait une option à considérer sérieusement, pour permettre cette souplesse dans le choix des munitions.
On peut sinon envisager un LRM Foudre 6×6 « léger », aérotransportable (ce qui est expressément prévu par Turgis&Gaillard) mais limité à des munitions de 4 mètres, et un grand frère, sous la forme d’un LRM 8×8 lourd (« Tonnerre » ?) capable d’emporter des munition courtes et longues (7 à 8 mètres).
Il faudra bien de toute façon un porteur long, pour emporter les munitions très longue portée du programme FLP-T (MDCN en version terrestre, ou missile balistique). Autant que ces deux véhicules partagent un ADN commun…
Tout cela semble frappé au coin du bon sens.
Il est fort probable que deux plateformes doivent être envisagées, l’une aéro-transportable (6×6), l’autre plus lourde sur la base du (8×8).
Cette dernière permettrait l’emploi de munitions plus « lourdes », portée, charge.
Quant aux » casiers » de tir, à ce stade nous disposons des « casiers » du SAMPT et SAMPT/ng.
T&G n’ont jamais revendiqué une quelconque innovation révolutionnaire ou autre.
Ils proposent juste un produit, fait avec des briques déjà existantes dont des munitions adaptables (Pinaka, 227 MM, puis FPL-T), pour aller vite et à un coût contenu, afin de combler un vide capacitaire. POINT.
Mon cher John, vous connaissant bien, en fait ce qui vous emmerde, c’est que Foudre soit français !
Rien que ça, c’est bien, et Foudre connaîtdéjà une utilité ! 😉
TG avais promis un lanceur révolutionnaire pouvant tout tirer et 100% Fr …
Ah bon ? Sortez moi vos sources !
Bon allez, vous fatiguez pas, je sais qu’elles n’existent pas et que vous « mythonez ».
Non, aucun problème avec le fait qu’il est français, mais pleurez tant que vous voulez.
Le Foudre est une coquille vide qu’un carrossier incompétent serait capable de faire.
Et vous, ne pas vouloir comprendre que partir du lanceur et pas de la munition elle-même est ridicule ne vous rend pas service.
Il n’accélère rien du tout. Le lanceur lui même peut être développé en 1 mois par Nexter, par Mowag, par n’importe quel industriel de la défense. Ce qui importe dans un tel système? La munition, et les systèmes de communication, commandement et positionnement. Le Foudre n’a rien.
Vous êtes aveugles, et ne voyez pas que T&G vend des coquilles vides pour les personnes ne comprenant rien, dans l’espoir d’obtenir des financements.
Et dans mon commentaire, je ne parle à aucun moment de devoir être révolutionnaire. Mais simplement que la munition doit être le coeur du développement, et qu’entre elles, elles doivent être cohérentes pour maximiser le nombre de munitions, que le système de tir puisse être réutilisé, etc.
Partir d’une coque vide n’a pas de sens.
Merci, j’ai bien ri sur votre introduction !
D’autant quand vous me dites de ne pas pleurer, car si vous me relisez, je suis plutôt dans l’enthousiasme que dans la tristesse !!!
Je confirme que vous êtes sur une autre planète. Complètement déconnecté…
La portée de ce LRU à moins de 75 kms pour des roquettes (guidées : nous en avons déjà avec les hélicoptères Tigre, le système TESLSON https://theatrum-belli.com/la-roquette-activee-par-induction-guidee-laser-de-thales-qualifiee-sur-lhelicoptere-de-combat-tigre/, même si de portée bien moindre)
et pour de missiles de 150 Ã 1000 kms
semble bien plus adaptés à un conflit conventionnel, tel que celui qui se déroule sous nos yeux à l’Est, que les seuls 150 kms invoqués par l’Armée de Terre.
Il est temps de permettre à cette société innovante et volontaire
de concevoir le prototype indispensable à une production à plusieurs centaines d’exemplaires (dont certains seront immédiatement revendus aux ukrainiens n’en doutons pas). Nous sommes déjà trop en retard face à l’éventuelle prochaine attaque contre le territoire au Nord Est de l’OTAN dans les années qui viennent.
30 à 150 km ? La France se prépare à une guerre avec l’Espagne ou l’Allemagne ?…
Tu pourrais faire un petit effort de compréhension, on peut avoir des missiles avec des portées differentes. L’intérêt est de pas dépenser des millions quand tu peux dépenser en milliers.
Et vu que les militaires ont des fusils dont la portée pratique est de 300m, on doit supposer qu’ils se préparent à se tirer dessus entre eux?
Le LRM Foudre constitue une divine surprise (après l’Aarok), avec un industriel n’hésitant pas à prendre des risques pour proposer dans un temps court un produit répondant parfaitement à une demande… pas encore clairement énoncée. Les premiers essais de ce LRM sont prévus mi-2026 (avec quelle munition ?).
Comme indiqué dans l’article, et sans vexer Turgis&Gaillard, le véhicule, en soit, ne présente rien de particulièrement révolutionnaire, puisqu’il est semblable à d’autres systèmes étrangers équivalents (HIMARS, PULS…). La valeur ajoutée se fera essentiellement par les munitions qu’il pourra tirer : c’est le rôle du programme FLP-T dont l’appel d’offre doit être lancé prochainement. Le programme vise une capacité duale, avec une roquette de 150km de portée, et des missiles dont la portée pourrait approcher les 1000km.
2 consortiums s’opposent : MBDA/Safran, qui ont présenté la roquette « Thundart » de calibre 227mm à Eurosatory 2024 : une roquette présentée comme compatible avec les autres lanceurs au standard OTAN, portée 150km, avec un système de guidage INS/GNSS directement repris de l’AASM. Cette roquette serait épaulée par une version terrestre du MDCN (portée >1000km), ce qui interpelle car le MDCN mesure 6.50mètres. Or, les LRM actuels ont des caissons conçus pour des munitions d’une longueur maximale de 4 mètres, tel le missile ATACMS. Il faudrait donc :
– soit prévoir la possibilité d’intégrer un caisson plus long, au moins 7 mètres, ce qui a une incidence directe sur la conception du véhicule porteur qu’il faudrait donc allonger,
– soit « raccourcir » le MDCN, amputant au passage sa portée (ce qui serait regrettable !).
la première option est évidemment de loin la meilleure. Outre l’intérêt opérationnel, cela permettrait par ailleurs d’offrir au LRM Foudre une véritable capacité différenciante, par rapport à ses congénères américains, israéliens ou sud-coréen qui ne disposent pas de cette capacité « munitions longues ».
Le consortium concurrent rassemble Thales et ArianeGroup. Les propositions semblent moins avancées (ou simplement tenues davantage secrètes !), mais la frappe à très longue portée serait dans ce cas assurée par un missile balistique.
C’est une très bonne chose que d’avoir l’opportunité de se doter de ce type de matériel à moyen terme mais il faut espérer qu’il y en aura davantage en commande : seulement 26 prévus dans la LPM 2024-30. C’est évidemment mieux que les 9 actuels mais il en faudrait davantage pour redonner de la masse à l’artillerie sans compter les CAESAR. Un rapport parlementaire de 2022 cité dans un article du site préconisait de doter l’artillerie d’environ 200 CAESAR et de 40 LRM (approximativement, je ne me souviens plus des chiffres exacts).
@Lomax
Tout à fait, et cela nous renvoie à l’évolution du format de nos forces armées. C’est l’objet de la future LPM, ou de l’actualisation de l’actuelle LPM 2024-2030, qui est hélas suspendue au contexte politique et financier actuel. Il faudra vraisemblablement attendre l’arrivée d’un nouveau PR à l’Elysée pour avancer sur cette question du format de nos armées, le format actuel ayant de fait été décidé sous la présidence Sarkozy, et qui est depuis resté figé à ce qui constitue un plus bas niveau historique.
Arianegroup j’aurais compris car concepteur des Plutons mais ADS ?! Qu’est ce qu’une entreprise allemande vient faire là dedans ?
C est la conduite de tir pour les MLRS européens. ADS est européen.
Un système présenté comme « souverain » peut il inclure des composants majeurs étrangers même européens sans risquer d’y trouver des composants ITAR ou simplement allemands (20% minimum il me semble pour faire l’objet de restrictions à l’export) ? Et compte tenu de notre expérience plus longue en systèmes d’artillerie il y a de quoi se poser des questions.
Avant d’écrire des c*****, allez voir la composition du Groupe Airbus. Et profitez-en, tant que vous y êtes, pour regarder l’ensemble de la capitalisation des entreprises de défense et un cours de fiscalité sur les entités légales.
1-puisque vous ne savez pas lire : Airbus DS gmbh a son siège à Munich et son DG est allemand.
2-puisque vous avez mal compris l’enjeu : T&G n’essaie pas de faire un avion commercial ni avion de transport tactique/tanker, mais un système offensif « souverain » pour la haute intensité
3-au cas où vous vivez dans une grotte depuis févier 2022 : les systèmes de tir pour l’artillerie on sait faire (cf Pluton/Hadès cf Caesar)
Comme ça au moins; les servants du Foudre , ne seront pas perdus, au niveau de la conduite de rir.
Incroyable le temps qu’il faut en France pour le moindre programme.
Les Ukrainiens mettraient 1 semaine à démonter la partie lanceur et conduite de tir d’un LRU pour le mettre sur un camion quelquonque si c’est le châssis qui pose problème
l’adage est vrai on a toujours une guerre de retard.
Safran + Thales ne seraient pas capables de réaliser une conduite de tir pour ce lanceur ?
Ou alors y a encore besoin de tenter un deal foireux avec l’Allemagne ?
Safran et Thales n ont pas besoin de TG.
Les Allemands ont déja une offre commerciale complete , ils n ont pas besoin de TG.
Bah oui, je sais bien, donc donc je ne capte pas.
« Ou alors » la France « a encore besoin de tenter un deal foireux avec l’Allemagne »
Et oui Ariane Group est européen, parce que Airbus Group. Enfin les sièges sont en France, le minimum puisque : M51 et Sodern.
pas assez compliqué, solution trop rapide et trop simple pour nos technocrates, il n’y a pas assez d’argent à se faire.
bien un beaux camipn tout neuf , mais rien en réalité…
je constate qu’ils n’y a pas d’armement d’autodéfense… la hauteur hors tout est important et ils sera difficiles d’installer u elle mitrailleuse teleoperer…
Ensuite quel est le châssis ( le camions) employé, est ils un véhicules deja en service dans nos force armées ( standardisation).
se projet sort de nul part et semble totalement téléguidé de d’extérieur…
Qui sont les actionnaires ? ??
Pour une fois qu’une entreprise française n’attend pas des décisions ministérielles ou de la DGA, pour chercher et proposer des solutions, on se doit de la féliciter et de la remercier ; reste à l’Etat de ne pas trainer des pieds et de lui donner sa chance pour promouvoir ses systèmes d’armes. Quant au « problème » des munitions, évoquer par certains esprits étroits et chagrins, il se réglera de lui-même car ce système est ouvert et prévu pour utiliser nombres de celles existantes et pour ce qui est du rapprochement avec de grands groupes comme Thales, Safran ou Nexter, c’est à eux de vouloir se rapprocher en apportant une plus-value sur le projet.
Le HADES même si nucléaire et sur un porteur type semi remorque avec 2 missiles avait une portée de 480 kms.
On pourrait déjà s’en inspirer pour lancer le MDCN terrestre sans pour cela devoir changer le panier du LRU (plus adapté à des portées moindre que les >1000 kms).
Par ailleurs un tel lanceur pourrait être camouflé en camion de transport logistique international lambda, qu’on peut déplacer partout sur le territoire vaste de l’UE ou de l’OTAN sans se faire repérer.
Aucun intérêt. C’est une coquille vide pour combler un besoin temporaire. A ce compte, autant acheter les modèles indiens sur étagère. Cela renforcera notre coopération avec eux et coûtera beaucoup moins cher.