Selon un rapport, la dégradation des infrastructures militaires risque d’éroder gravement la crédibilité du commandement

Pendant des années, l’entretien du parc immobilier du ministère des Armées, qui représente 40% de celui de l’État, avec 4 100 immeubles et plus de 27 millions de m² de surfaces bâties, a servi de variable d’ajustement budgétaire, la priorité allant aux grands programmes d’armement. Aussi, au fil du temps, la situation n’a fait que s’aggraver, d’autant plus qu’il faut composer avec l’empilement de nouvelles normes et la bureaucratie.
« Ce patrimoine, très dispersé, souffre d’un retard d’entretien considérable, marqué par des décennies de sous-investissements et de défaut d’entretien des réseaux et des équipements techniques. […] Beaucoup d’emprises ont été construites ou reconstruites dans les années 1950 et 1960 et présentent toutes les mêmes stigmates et pathologies de sous-entretien », s’était alarmé le directeur du Service d’infrastructure de la Défense, en 2019.
Si la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-24 a permis quelques avancées, elle n’aura pas inversé la tendance : selon un rapport parlementaire publié en 2023, seulement un quart du parc immobilier du ministère des Armées est considéré comme étant dans un bon état, ou neuf ».
« Nous avons constaté, lors de nos déplacements [dans les unités] que les besoins sont encore immenses. Vétusté des hébergements qui seraient considérés comme indignes dans le civil, inadaptation des hangars de stockage et de maintenance des nouveaux équipements… Nous avons même vu, dans une unité que nous avons visitée, que l’on se chauffait encore au charbon, nous avons vu des réseaux d’eau et d’électricité vieillissants, qui ne permettaient plus un fonctionnement normal », avait alors témoigné le député [RN] Laurent Jacobelli.
Dans son dernier rapport thématique [.pdf], le Haut Comité d’évaluation de la condition militaire [HCECM] a une nouvelle fois tiré le signal d’alarme.
« Le service rendu en matière de soutien commun et d’infrastructures – qu’il s’agisse des locaux de service ou des lieux d’hébergement – n’est toujours pas à la hauteur des exigences de réactivité et de disponibilité qui pèsent sur les militaires, malgré les progrès accomplis », a-t-il en effet constaté.
Or, poursuit le HCECM, cette situation présente « plusieurs risques élevés aux conséquences particulièrement graves ». Le premier d’entre eux serait que, « dans les cas extrêmes, les militaires ne soient pas en capacité d’accomplir la mission attendue d’eux », avance-t-il.
Mais, surtout, il existe des risques « moins visibles mais réels » susceptibles « d’éroder gravement la crédibilité du commandement, d’épuiser ceux qui l’assurent par la difficulté de dégager les moyens de la mission, de dissuader ceux qui en ont les capacités d’exercer ce commandement et enfin de provoquer des départs des forces armées plus précoces que souhaités de militaires de toute catégorie, compétents mais découragés par le manque de moyens pour assurer la mission ou par le manque de considération à leur égard dont témoigne l’état de certains locaux ».
Un autre rapport, publié cette fois par l’Assemblée nationale pour faire le point sur l’exécution de la première annuité de la LPM 2024-30, a déploré la « maigreur » des progrès réalisés sur l’amélioration des infrastructures.
« Si les crédits budgétaires prévus par la LPM ont à ce jour été exécutés de manière conforme, cette exécution budgétaire peine à se traduire pour l’instant dans une amélioration des infrastructures. Les rigidités budgétaires […], la priorité donnée aux grands programmes d’équipement ainsi que l’absence de mise à disposition de certaines ressources extrabudgétaires peuvent expliquer, entre autres facteurs, la maigreur des progrès réalisés », ont effet déploré les députés Yannick Chenevard [EPR] et Sébastien Saint-Pasteur [PS].
Selon eux, la « dette grise » [c’est-à -dire ce qu’il faudrait investir pour l’entretien des bâtiments] du ministère des Armées est estimée à 4,4 milliards d’euros. Quant aux dépenses pour l’entretien quotidien, elles s’élèvent à environ 450 millions d’euros… alors qu’au moins 600 millions seraient nécessaires.
« Sur les gros travaux, les sommes investies actuellement permettent d’éviter une dégradation de la situation mais pas de l’améliorer. Le sous-investissement ne fait qu’augmenter le coût global final des travaux à réaliser », soulignent les deux rapporteurs, qui ont confirmé les observations récemment faites par la Cour des comptes sur l’état des bâtiments des écoles militaires, en particulier l’École navale et l’École spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.
« Le mauvais état des infrastructures immobilières n’épargne pas non plus, comme cela est remonté lors des auditions, les écoles militaires », ont-ils en effet écrit.
Selon la Direction des territoires, de l’immobilier et de l’environnement [DTIE] du ministère des Armées, « environ 25 milliards d’euros d’investissements dans l’immobilier devraient être réalisés sur la période de la LPM, ce qui représente une augmentation de 33 % par rapport à la LPM précédente ». Cette somme permettait seulement de « stabiliser l’état des infrastructures »… et non de l’améliorer.





Beaucoup pourrait être fait par les militaire eux même. En cas de conflit ils seront bien obligés de le faire sur le terrain. J’ai le souvenir des travaux réalisés par les caporaux-chefs de la Légion dans leur pré carré. Des infrastructures réalisées pour leur bien et pour celui de leur relève. Certains n’en avaient même pas profité cause mutation, mais savaient retrouver l »équivalent dans leur nouvelle affectation. En plus cela renforce la cohésion au sein d’une unité. Moins de problèmes pour les locaux des Etats-Major il me semble.
les factures de matériel et de consommables, on les mets à ton nom ?
Budget et lignes de crédit, vous connaissez ?
Ou pas ?
réglementation, vous connaissez?
On les met.
Quand tout corps de troupe disposait de sa propre équipe du casernement, aux ordres et notée par le chef de corps, l’entretien courant était le plus souvent réalisé avec célérité et conscience. Les cailloux n’étaient pas peints en blanc comme à la Légion, mais l’effet sur l’état des bâtiments était le même. Maintenant, il n’y a plus d’équipes de casernement et ces travaux sont réalisés sur appels d’offre réalisés par les commandants de base de défense dont la priorité n’est ni le bien être des soldats ni la satisfaction des demandes des chefs de corps.
Un chef, une mission, des moyens… simple (trop pour les technocrates ?) mais efficace.
Et quand on partait en manœuvres ou en Opex, ils redevenaient des soldats a part entière..
Votre patron sera sans doute surpris de vous voir vous présenter lundi matin pour lui proposer de faire la réfection de votre entreprise sur votre temps libre et a vos frais.
Mais il refusera pour des raisons évidentes.
« Votre patron sera sans doute surpris de vous voir vous présenter lundi matin pour lui proposer de faire la réfection de votre entreprise sur votre temps libre et a vos frais. »
On parle du temps de travail… et pas de le faire aux frais des employés.
Pour info, en Italie, on voit des MNS (maître-nageur) faire du ciment en journée pour boucher les trous des plages de bassin… donc quand on veut, on peut…
Parce que votre patron vous payes a rien faire?
Ce n est pas le cas des militaires en France. Ils ne vont pas remplacer les entrainements par de la plomberie.
On ne parle pas de faire des travaux toute la journée, non plus…
charlot va … tout militaire passe sa vie à raconter l’ennui de passer son temps à attendre entre deux activités
et là garantie décennale ?
et les contrôles ?
non le militaire peut beaucoup, mais son rôle est d’être professionnel pas auto entrepreneur.
un peu de sérieux et de respect.
C’est avec ce genre de raisonnement stupide qui consiste à assimiler vie de caserne et vie de terrain que l’on en est arrivé là . Un soldat, quelque soit sa spécialité, a autre chose à faire que refaire la plomberie ou la toiture de sa compagnie.
Quelle que soit sa spécialité. Pas « quelque soit sa spécialité ».
C’est une excellente idée si on aime bien flinguer la fidélisation dans les régiments.
Notre armée est limitée en taille et comme indiqué par d’autre il y a des matériaux, des consommables, des déplacements, de la logistique et de la maintenance du quotidien qu’on ne peut pas confier en interne sur des appareils techniques, pas uniquement de la méca de base… tout ça côte à côte ça coûte une fortune même sans main d’oeuvre. Comme l’article le dit il ne s’agit pas de 3 casernes qui se disent bonjour mais de plus de 40% du parc immobilier de l’Etat et comme cet article est très bien écrit il mentionne aussi la bureaucratie qui permet de faire plus ou moins pas grand chose avec efficacité chez nous quand bien même on aurait les effectifs haddock.
Ce n’est plus un risque, c’est un état de fait, depuis 2005 et le double mouvement de création et de l’autonomisation du SID vis-à -vis de l’EMA.
Le rattachement au SGA n’a signifié qu’une chose : économie budgétaire + déresponsabilisation des décideurs locaux, les mieux à même de discerner les priorités en infrastructure.
Terrible aussi de constater que les bonnes vieilles casernes de type Séré de Rivière, dès lors qu’elles ont convenablement entretenues, tiennent mieux que la dernière m… (pardon prouesse) technico architecturale qui a fait l’unanimité dans le microcosme technocratique SIDesque de Balard.
Donc, pour remédier à cette situation:
-on remet l’église au centre du village, à savoir reprise en mains par le commandement des directions régionales du SID et aussi au niveau central, rattachement à l’EMA ;
-injection massive de crédits d’entretien. Où trouver les fonds ? On peut commencer par supprimer la solde de tschok, c’est un modeste début, mais le mouvement sera lancé.
GSBDD, SID, SSA… derrière ces acronymes, beaucoup de situations irritantes et ubuesque… c’est du vécu.
Je dirais même plus.
Réinventons l’eau chaude !
Pour les travaux courant d’entretien, autonomisation et budget pour les chefs de corps.
Cela na va pas plaire a la caste des prétoriens 2S mais c’est efficace.
pas de solution magique pour compenser des décennies d’absence d’entretien, il faudra mettre la main au portefeuille… Mais on peut toutefois esquisser quelques idées :
– beaucoup d’implantations militaires ont été rattrapées par l’étalement urbain, qui fait qu’elles se retrouvent aujourd’hui en zone urbaine, avec une valorisation foncière potentielle (pour celles qui n’ont pas été déjà été cédées à vil prix pour construire des logements sociaux…). Plutôt que de rénover à grand frais ces implantations, il serait souvent préférable de vendre au meilleur prix, à des promoteurs immobiliers, et de reconstruire du neuf sur des terrains situés en périphérie urbaine.
– le choix du lieu d’implantation devrait se faire sur la base d’un appel à projet, et/ou de négociations, visant sciemment à mettre en concurrence les collectivités locales : vous voulez une caserne sur votre commune qui a besoin d’une revitalisation ? OK, à hauteur de combien êtes-vous prêts à contribuer ? Cela marche aussi pour les locaux qui nécessitent une réhabilitation lourde, lorsque la question se pose de partir ou de rester : vous voulez garder votre caserne ? OK, comment pouvez-vous nous aider à financer les travaux ?… on dira que c’est immoral, et que cela confine au chantage. Mais on pourra aussi rappeler qu’une implantation militaire constitue un poumon économique pour une collectivité : emplois directs et indirects, impôts locaux, classes scolaires… de quoi inviter les élus à mettre la main au portefeuille pour garder ce trésor. En échange, le Mindef peut s’engager à rester dans la collectivité d’accueil sur une longue durée (30 – 50 ans).
– Réhabiliter les PPP (partenariats publics privés). Très décriés en raison des nombreux abus dans les années 2000, ce type de contrat a pourtant beaucoup de potentiel lorsqu’il faut construire vite et bien. La condition, c’est de disposer d’une solide capacité d’ingénierie contractuelle, pour éviter de se faire avoir au moment de la rédaction du contrat, et lors du suivi annuel de ces contrats. Mais si cette condition est remplie (souvent par le biais de cabinets de conseils et d’avocats spécialistes du sujet), alors le PPP a tout son intérêt.
– Utiliser les moyens du Génie pour construire certains ouvrages, totalement ou partiellement (au moins sur la partie gros Å“uvre), plutôt que d’avoir recours à des entreprises privées. On rétorquera que ce n’est pas la vocation du Génie, de construire des bâtiments d’hébergement sur le territoire national. Mais nécessité fait loi… même s’il faut prévoir de renforcer les moyens du Génie à cet effet, cela pourrait s’avérer financièrement très intéressant pour l’Etat.
– Déroger à certaines normes civiles sur la construction, pour ce qui concerne les emprises militaires. Tant pis s’il n’y a pas de panneaux solaires sur le toit, pas de système de récupération de l’eau, ou que le classement énergétique n’est pas au meilleur niveau : l’intérêt est de faire des compromis intelligent avec ces normes très (trop) coûteuses.
Liquider le Service du Génie pour ne garder que l’Arme fut une idiocie.
Bien sûr des abus des pantouflages et copinages devait exister.
Un gendarme ancien de la BSPP et donc fana m’a raconté son écoeurement après des inspections de grands centres commerciaux.
Mais cela ne se résout pas en tournant la tête ou en changeant le chapeau de l’âne qui attire les mouches.
Après : bouger de la terre, installer des blindages de fosses et faire des benches ou des tranchées couvertes… ça c’est un boulot de sapeur moderne.
Oup’sss ! Pardon pour les virgules manquantes, devaiENT, etc…
Et merci de lire béton banché et non benches…
Si les infrastructures de l’Éducation Nationale étaient dans l’état de celles du Ministère des Armées, on verrait nos syndicats provoquer des manifestations dans tout le pays.
Mais les militaires n’ont pas le droit de grève, et c’est heureux. La contrepartie devrait être la priorité accordée à la mise au meilleur niveau des hébergements et des bâtiments « opérationnels  » des armées.
Ce n’est pas une question budgétaire (la masse des crédits gaspillés par ailleurs est considérable) mais une question de courage politique. Sans compter qu’affaiblir, sous quelque forme que ce soit, l’outil militaire est très dangereux pour l’avenir.
les bâtiments de l’éducation nationale sont à l’image de tout le parc immobilier public en état de délabrement avancé.
l’ancien n’est pas entretenu juste un peu réparé.
le reste peu attendre.
l’état refilé les bébés aux départements et aux regions.
il en est ainsi de la gestion publique
Dans des dizaines d’écoles de Marseille il y a des rats dans les bâtiments. Les gymnases datent pour beaucoup des années 60’s sans rénovations.
L’Education nationale n’existe plus pour les bâtiments, ce sont les communes pour les maternelles et primaires, les départements pour les collèges et les super régions pour les lycées. A ce titre en fonction des majorités, vous avez des traitements très différents du bâti scolaire. Pour le meilleur ou pour le pire
Dans certaines villes ou quartiers (comme Marseille) à peine les rénovations terminées que tout est déjà dégradé…
Pendant ce temps dans le monde réel… https://www.batiweb.com/actualites/collectivites-territoriales/la-renovation-et-l-entretien-des-etablissements-scolaires-un-enjeu-de-sante-publique-35155
Vous devriez voir l’état de nos commissariats de police et nos établissements scolaires ! Les énormes flux financiers qui font notre énorme dette, vont ailleurs…
La bombinette ou les toilettes ?
Visiblement la bombinette va passer en cogestion Germano-teutone via Bruxelles. C’est du moins l’ambition affichée par notre conducator éclairé. Il nous restera les toilettes vétustes.
On s’ en fout bientôt plus de militaire seulement des drones commandés par l’IA.
Même les 5 étoiles seront au chomage…
bien vu ! Et tant qu’à faire, le champ de bataille sera la lune…comme cela, plus de mauvais délires…
Au 5/10/2025, la Caserne Brune au 61 Av. Alsace Lorraine Brive-la-Gaillarde n’existe plus mis à part le Bâtiment PC, tout a disparu.
https://www.google.com/maps/place/Bd+Brune,+19100+Brive-la-Gaillarde/@45.153663,1.5388862,3a,75y,252.93h,97.27t/data=!3m7!1e1!3m5!1sl51rJZkrPgBvHFOHqgewbQ!2e0!6shttps:%2F%2Fstreetviewpixels-pa.googleapis.com%2Fv1%2Fthumbnail%3Fcb_client%3Dmaps_sv.tactile%26w%3D900%26h%3D600%26pitch%3D-7.265995645759048%26panoid%3Dl51rJZkrPgBvHFOHqgewbQ%26yaw%3D252.93379409595724!7i16384!8i8192!4m15!1m8!3m7!1s0x47f897e6a28630f1:0x25f43f9c930c28fa!2sBd+Brune,+19100+Brive-la-Gaillarde!3b1!8m2!3d45.1533122!4d1.5362208!16s%2Fg%2F1tmz68wb!3m5!1s0x47f897e6a28630f1:0x25f43f9c930c28fa!8m2!3d45.1533122!4d1.5362208!16s%2Fg%2F1tmz68wb?entry=ttu&g_ep=EgoyMDI1MTAwMS4wIKXMDSoASAFQAw%3D%3D
Ils ont apparemment gardé les horribles façades classées fin du 19ème siècle. Je suis rassuré, apparemment c’est pour des vieux n’ayant plus toute leur têtes et des logements sociaux(le nom de la place, Simone Veil semble encourager des gens sans enfants.)
https://corporate.kaufmanbroad.fr/expertises/realisations/caserne-brune-kaufman-broad/
Chose connue… cf plan Vivien jamais réalisé jusqu’au bout. C’est simplement la preuve d’un manque de reconnaissance des politiques et une manque de combativité des chefs successifs…
Et ils n’abordent même pas les conditions de logement lors des vigipirates et maintenant sentinel… Nous récupérions les bureaux inoccupés de la SNCF Gare de Montparnasse car soupçonnés de contamination à l’amiante ou des algecos infestés de puce de lit… et je ne parle même pas de la gale… Bref nous n’avons pas de syndicats et cela se voit sur les soldes aussi…
D’autres armées occidentales ont des syndicats, et ne sont pas moins efficaces. L’acceptation, souvent pour des raisons idéologiques, des militaires français de ne pas être représentés est un acte de soumission.
Encore heureux que les militaires ne se comportent pas comme les agents de la SNCF.
Il y aurait une guerre que certains se mettraient en grève.
Faut arrêter un peu les délires et arrêter de croire que les militaires d’aujourd’hui sont des gens qui ont été forcés de servir.
« , et ne sont pas moins efficaces » pour le défilé de la sainte-gudule, morbac, pour le reste…. ah non en fait, même pour ça c’est pas garanti : https://youtu.be/yzybSQkJNoY?si=ix0TPVogIZ-IuQ34
Je ne sais pas pour les autres, mais concernant l’armée allemande : si si… elle est vraiment moins efficace (du moins c’est ce que j’ai vu).
Disons que pour faire un déploiement équivalent a ce qu on a fait au pied levé en Roumanie, il leur faut plusieurs années de préavis le temps de batir les batiments qui vont acceuillir les troupes (dans un état balte il me semble).
Ou pendant des stages d aguerissement en « autonomie », ils ont la popotte qui suit les ateliers pour le café et la bouffe.
Elle nous a envahi trois fois en cent ans … C’est par rejet du militarisme que les Allemands ont fait profil bas après 1945, en livrant leur défense à l’Otan.
Maintenant leur profil bas est terminé, mais c’est la France qui, en mode global, touche le fond.
Et je suis convaincu que la s Français en général, et les militaires en particulier, auraient été enthousiasmés d’avoir une puissante armée allemande dès les années 50 🙂 🙂 🙂
Je crains que ce soit plus une question de chefs qui n y voient pas une priorité plutot que des politiques.
La marine elle investit dans l amélioration des conditions de vie des marins pour les fidéliser.
Dans l armée de terre, j ai l impression que la vieille génération y voit de l aguerrissement.
Effectivement, la base des sous-marins de la méditerranée est en refonte totale. Les immenses bâtiments des années 60 à 70, ont été détruits pour reconstruire. Nul doute que l’armée de terre aurait aimée avoir de tels bâtiments récents par rapport aux siens. Jusqu’au début des années 2000, c’est les marins qui réhabilitaient leurs chambrés sur leur temps libre qui du coup n’en était plus. Puis, ils ont loué les chambres et ils ont continué a payer une partie du matériel pour les refaire eux même. Ensuite certains ont pris l’habitude sans y voir malice lorsque ces chambrées étaient refaites de transférer les occupants dans des chambrées non refaites et les mettre gratuitement à disposition de jeunes officiers ou moins jeunes de passage ou non… Bref, la formidable armée de nos formidables officiers génération Mitterand/Chirac et de leurs hommes en vert par rapport à ceux en bleu les plus qualifiés ! Les bateaux à la même époque ? C’est classifié, le personnel trés qualifié et de bonne volonté s’étant évaporé sans faire de vagues et discrètement en bons sous-mariniers trop payés parait-il, sans que les autistes et autruches parisiennes s’en rendent vraiment compte ! Notez bien que mon député de l’époque l’ignorait totalement ainsi que le temps de travail des marins ! 25 ans après, les dégâts sont considérables et coutent un bras voir plus pour une marine certes opérationnelle au prix d’immenses efforts du pays et surtout des marins, mais qui n’est plus qu’une ombre a remonter en puissance. Sauf erreur de ma part, en mer rouge, seule la Marine Française a assuré la permanence sur la durée, mais s’il y avait eu d’autres détroits a protéger d’une menace plus critique, voir sous-marine ? On comptait sur les autres européens qui ont montré qu’ils avaient de sérieux problèmes ?
L’armée de Terre n’avait pas avant 2000 de soldats en permanence sur la base de Toulon, a part la cellule « Terre » d’ALFAN.
Les chambres souvent insalubres, pas de chauffage, pas de douches, WC délabrés pour les « verts » comme vous dites, dans les bâtiments Colosse, Provence et parfois Montebello étaient mises a la disposition de l’EMA par BASNAV sur demande par message pour loger temporairement les troupes destinées à embarquer avec leur matériel ainsi que les transitaires.
Aucune location donc.
Chambrées tellement pourries que l’EMA avait pris la décision de loger en priorité les troupes à l’EAA et sur la BAN d’Hyères
La Circu logeait a l’ancienne chapelle a coté du parc aux chaînes.
Les cadres souvent au cercle des officiers mariniers derrière la gare ou au cercle des officiers en ville.
L’EMA faisait une demande de couchage X/Y/Z donc pour le « transfert des occupants dans des chambrées non refaites », merci d’adresser vos critiques à BASNAV.
Et au cas ou vous l’ignorerez l’EMA est un organisme interarmées.
c’est pareil pour le réseau ferré, l’ensemble des bâtiments administratifs, les casernes de pompiers, les lycées, les hopitaux, les prisons…
Exception certains chateaux et palais…
Rien n’est soutenu, tout l’argent va au social, puit sans fond, et pour quel résultat ?
Tout n’est pas si sombre : l’ambassade de France en Algérie a augmenté les visas étudiants.
« Exception certains chateaux et palais… »
Même pas… Même les bijoux de la Loire sont à l’abandon.
Élites déliquescentes, État de la même eau.
L’argent va de moins en moins dans le social. A commencer par la sécurité sociale qui disparaît un peu plus chaque année mais comme ça s’écroule doucement on se dit que « ça va ».. les logements sociaux représentent 15% du parc français depuis 1984, stable, ce n’est pas là qu’il faut chercher l’erreur..
« A commencer par la sécurité sociale qui disparaît un peu plus chaque année  » laule tu arriveras à tenir entre ta prime de rentrée et ta prime de noel (laique©) petit germinal silicosé?
tient celas me fait rappeler l’armée allemande ,bon mais on investi aussi dans les casernes ,car pour recruter les jeunes et monter á 205 000h, il faut des casernes propres ,et des toilettes qui fonctionnement . celas va être encore plus dur pour la France pour financer tous les programmes
Que les dépenses militaires aient été considérablement réduites après 1989 et la fin de la guerre froide, à l’ère Gorbatchov, est normal. Ce qui ne l’est pas, c’est que l’on ait abandonné des infrastructures comme des casernes et des bases aériennes car nul ne peut présumer de l’avenir, nous en sommes actuellement la preuve. Mais ce fut pareil dans toute l’ex Europe de l’Ouest : la caserne allemande où j’ai fait mon service militaire (il y a longtemps) n’existe plus …
Et surtout, ce qui est dramatique, hors période du Covid, c’est l’endettement croissant de la France pour payer des frais de fonctionnement et non d’investissement.
 » Ce qui ne l’est pas, c’est que l’on ait abandonné des infrastructures comme des casernes  » il y a 35ans, boumeuraymond ricanait à l’idée qu’on conserve des emprises lors de la professionnalisation des armées, preuve de « l’éternelle gabegie des militaires » alors qu’on pourrait nourrir des ptits nafricains avec ; le temps passant, boumeuraymond ricane qu’on n’ait pas eu l’idée de les conserver okazou. boumeuraymond se fait iech et,par instinct gnumanisss, a manifestement envie de nous en aire profiter.
Nos armées peuvent se passer des dorures et des lambris. Le principal doit satisfaire l’opérationnel, la logistique et l’entraînement. Le reste est a l’image des parcs de logements, de nos administrations et des Services de l’État… Il faudra patienter pour avoir les budgets nécessaires.
Nos militaires pourront toujours améliorer « l’ordinaire et le couchage », ils ont l’habitude en OPEX ou devront la retrouver.
Pendant ce temps, d’autres survivent et combattent dans les décombres et les tranchées… On ne peut pas tout avoir. ^^
C’est avec ce genre de raisonnement stupide qui consiste à assimiler vie de caserne et vie de terrain que l’on en est arrivé là . Un soldat, quelque soit sa spécialité, a autre chose à faire que de refaire la plomberie ou la toiture de sa compagnie.
Le sujet c’est l’infrastructure, pas l’ordinaire et le couchage et encore moins les dorures et les lambris. Je ne suis pas certain que des chasseurs alpins ou des tankistes trouvent naturels qu’on leur demande de couler des poteaux bétons ou de refaire la couverture de leur BCC. Moi en tout cas je trouverais ça ubuesque. Et qu’est-ce que c’est que cette comparaison avec les zones de combat ? Le terrain est une chose, le quartier une autre. Vous voulez que les casernes françaises ressemblent à Marioupol ? Je serais curieux de voir dans quoi vous vivez.
bonjour
c’est le fait que certaines entreprises ce sont bien gavés sur notre dos. Et le tout sans que nos chefs ne tiennent compte des remontée faites.
et ça continue, encore et encore
des t-wall livrés par des neerlandais
je l’ai vu
on parle d’UGAP?
où tout est plus cher?
Directeur Edward Jossa
haut fonctionnaire (copain de Lucie Castets??)
Mis en place par Hollande, Valls, Sapin, Najat……….. en 2016
Il arrive que l’on retrouve ces chefs reconvertis dans les conseils d’administration de ces entreprises une fois rendus à la vie civile. Surprenant n’est-ce pas ?
si, il en tenait compte ! avec un « taisez-vous, la Marine n’a rien a y gagner et on va avoir des emmerdes ! »
Que voulez vous !!!! et ça vous étonne ?? pas moi !!! la France s’est décrédibilisée , sa crédibilité s’est érodée connement en faisant le choix de se tiers -mondialiser, uniquement pour obéir au politiquement correct , lequel choix consiste à traiter de faschos ,tout ce qui touche à la défense nationale et à notre drapeau …parce que on a choisi pendant 40 ans, et uniquement pour faire plaisir aux minorités pour des raisons électoralistes ,de faire dans le social et le sociétal, puisqu’ on file du pognon public aux « sans dents » de Hollande , pour qu’ils achétent toutes les derniéres conneries à la mode américaine toutes made in China, plutot que de s’occuper sérieusement du régalien made in France ……….. alors faut pas venir chialer maintenant si on est totalement à poil devant l’adversité et si on passe pour des cons vis à vis de l’international …
Courage… Bruno Lemaire va remettre de l’ordre dans tout ça !
Et ben non
ce ne sera pas lui
…………..
comm qui a mal vieilli.. 12heures, c’est long pour du lait ou un gouvernement en régime finissant
BLM MinArm pendant 14 heures ?…
Il faut suivre l’actualité, et cela va très vite… malheureusement !
La république des copains et des coquins coûte bien plus cher que le sociétal, comme la fraude fiscale.
Celui qui se fait traiter de facho est celui qui se conduit comme un facho.
Je connais bon nombre de militaires (Marine et Terre) qui ne se sont jamais fait traiter de fachos… parce qu’il savent se comporter dignement avec l’autre, même s’il ne lui ressemble pas plus que ça.
Pour info, je suis dans le milieu défense depuis près de 25 ans… et je connais cette portion de la population militaire qui glisse régulièrement dans les idéologies extrême droite et ultra-droite. Elle n’est pas majoritaire contrairement à ce que certains voudraient nous faire croire. Mais je sais que vous, vous vénérez les dictateurs et autres mouvements anti-démocratiques (vos louanges pour le dictateur fasciste Franco sur ce blog notamment), donc je sais parfaitement vous placer.
Aucune inquiétude « quoi qu’il en coûte » va nous aggraver tout ça.
https://pbs.twimg.com/media/Fu39ZpHXoAAw8bV?format=jpg&name=small
Le mec qui, à Bercy avec ses potes fossoyeurs, a tout fait pour sabrer le budget des Armées devient ministre des Armées! C’est magiiique! On aura tout vu! Là , franchement, on atteint le sommet du délire politique et de l’imbécilité. Chapeau bas au Premier des ministres et à son chef qui a validé le casting. J’avoue que je ne sais plus à quel saint me vouer. Quitte à se faire élargir le renflement brun…
Il est ministre démissionnaire donc s’il fait des bêtises ils est pas responsable ni coupable c’est la faute à l’opposition qui est mal organisée.
Ils ont peut être même choisi de gouverner en démissionnaire ce qui est innovant. [J’ai corrigé ayant écrit innovent… vent du cul dans la plaine Morin, etc]
Philippe Bouvard racontait qu’à son arrivé au régiment un Adj lui montre un monticule et lui dit : ‘Un jour, faudra que je fasse creuser un trou pour enterrer ce tas de terre » était ce une plaisanterie ? Ça le taraudait encore 40 ans après.
Peut-être écrira t’il un nouveau livre : « Les bigors disent no » ?
Pas de souci, Bruno va mettre à genoux l’armée… Au moins, elle va pouvoir se relancer 🙂
Caramba… Raté encore !
Décidément, le Bruno, il défonce tout, sauf l’ennemi.
Bah ouais mais à force de réduire les impôts et d’éviter à ceux qui ont les moyens de contribuer à l’effort de la nation (soit ne pas taxer les grandes fortunes + donner 211 mds € sans contreparties aux grandes entreprises) forcément qu’il n’y a pas d’investissement. Puisque la dette est creusé a cause d’un déficit de rentrée d’argent. Mais circulez y a rien à voir, il faut se serrer la ceinture !
Stop en fait !! Virez moi ces nuls, on en a marre on en veut plus !
« Bah ouais mais à force de réduire les impôts »
Quelle réduction ? L’État français actuel est celui qui impose le plus les Français depuis qu’il existe une imposition, soit environ une vingtaine de siècles…
La vraie question : où va l’argent ?
N’exagérons rien ! A l’époque de la dîme et la gabelle, le peuple était tellement taxé que l’épargne n’existait quasiment pas (uniquement faisable par les gros propriétaires fonciers et les gros commerçants… et seulement en temps de paix).
Il y a beaucoup de choses à dire concernant la gestion du parc immobilier des armées. D’abord, il ne faut pas oublier que les reorganisations successives ont absorbé leur part de crédits, et que beaucoup d’énergie a été dépensée en études inutiles, les implantations d’unités changeant au gré des fluctuations politiques nationales et même locales. Ensuite, le service constructeur a été profondément remanié, en perdant au passage une grande partie de son activité de conception et de prescription technique, qui a été remplacée par la redaction de l’expression des besoins et la comparaison des offres des entreprises, ces dernières ayant davantage de latitude quant aux solutions techniques a mettre en oeuvre. (Un choix qui s’est peut être accompagné de l’effet inverse de celui escompté). Sans compter les cessions d’emprises et les échanges compensés dont il n’est pas certain que le produit ait été intégralement affecté au budget de la defense pour les premières et que les seconds aient été économiquement viables.
Oui, les cessions d’emprises totalement rénovées six mois, ou même 2 ou 3 années avant, cela c’est un puits sans fond… et ce qui est vraiment le moins compréhensible ! Les politiques ne gouvernent jamais dans le temps long, comme peuvent le faire les chinois, notamment.
Supprimer le SID serait un bon début pour reprendre en main l’infrastructure.
Un service hors sol où personne n’est responsable de rien sauf quand c’est pour se vanter de gérer un contrat à X millions.
Pour quel résultat? Tout le monde s’en fiche, seul compte l’argent brassé.
Hors sujet, mais en rapport quand même. Le nouveau ministrede la defense, Bruno Lemaire, va arranger tout ca
Mais enfin, il faut suivre, il est déjà renvoyé, depuis ce matin !
Encore plus rapide qu’en mai 1940 !
J’avais déposé le « commentaire » hier soir. C’est dommage; on perd un spécialiste es trous en tous genres!
Es cave-IT ça fait choose Frange.
Un autre Bruno a dit Non !
Si on compte les 100 milliards engagés non encore payés et les 25 milliards nécessaires au casernement…
Mais heuresement, comme disent nos merveilleux gestionnaires, chaque euros dépensait dans La Défense rapporte deux fois plus…
On va être riche!!!!
Il y a des priorités essentielles ; exemple : des terrains de foot partout ! Voilà notre niveau !
La photo d’illustration montre un quartier qui n’existe plus en tant que tel. Témoin des constructions entreprises au début du 20ème siècle, il a vu ses militaires le quitter pour se recentrer dans une caserne rénovée et fonctionnelle, en sortie de ville (Brive). Quand on veut on peut. Il faut se donner les moyens de sa politique ou avoir la politique de ses moyens.
Et si le soutien aux blessés — notamment financier, car c’est bien de cela qu’il s’agit — devenait aussi un révélateur de la perte de crédibilité du commandement ?
Depuis 2015, avec le renforcement puis l’élargissement de la fonction logement au sein de l’Établissement public des fonds de prévoyance, et plus encore depuis la réforme de 2024, les blessés ont été relégués au second plan. Le logement est devenu la priorité, au détriment de ceux qui ont payé le prix du service.
Une enveloppe budgétaire considérable a d’ailleurs été mobilisée à cette fin.
Mais ce ne sont ni les courses solidaires, ni les campagnes de sensibilisation, ni les beaux discours qui amélioreront le quotidien des blessés.
Car la réalité, c’est celle d’une reconversion souvent chaotique, d’un équilibre familial fragilisé et d’existences parfois précarisées.
Six questions écrites ont déjà été déposées à l’Assemblée nationale, par des députés de tous bords, pour dénoncer cette dérive : le logement a pris le pas sur la prévoyance, au mépris du sens même de cette institution.
Pendant ce temps, on détourne le regard.
Et l’on ne regarde que là où certains veulent que l’on regarde…
oui on me dit dans l’oreillette que les fameux sacro saint « marché publics » n’ont pas permis de réduire les coûts d’entretien, voire ils les auraient augmentés…
Ex : 3 marchés, 3 entreprises : « Allo Jacques, je prends le 1er marché, toi le second et Paul le 3e. Ça te convient ? »
C’est crétin de penser que les marchés publics empêchent les combines. La seule différence c’est que ça rigidifie le système et rallonge les délais d’intervention.
Il n’y a pas qu’un manque de financement (et d’intérêt) par les grands chefs pour la rénovation ou le neuf. Ils sont tout juste en train de découvrir l’existence et l’intérêt du maintien en condition? Plus tard ils pourront découvrir le résultat de l’externalisation massive et l’assujettissement consécutif à quelques entreprises de grande taille dont les marges sont étrangement intéressantes et la production d’une qualité discutable. Le Ballargone reste un inaltérable exemple de nullité crasse à tous les niveaux publics. Plus tard ils pourront se pencher sur les nombreux effets de l’empilement normatif évoqué succinctement dans cet article. Que l’on moque les prix du « catalogue SID » est compréhensible de la part de gens qui n’ont jamais eu à se pencher sur les effets des nouvelles normes environnementales, la division par deux du nombre de lits par chambre ou le durcissement bisannuel des règlementations amiante, plomb, ERP, voir PMR. Enfin, ils pourront découvrir les effets de la gestion nationale et européenne de l’énergie sur le même service d’infrastructure des Armées. En attendant, il reste assujetti au SGA pour la plus grande gloire des CERFA.
Juste une remarque, les grands chefs militaires n’ont pas la main sur le problème, c’est le SGA qui commande
La fin du contingent a sonné la fin de l’entretien gratuit par la troupe.
Sur une base aérienne, j’ai vu l’étage d’un bâtiment totalement abandonné aux pigeons, vivants et morts, alors qu’au rdc il y avait des bureaux et des chambres occupées…..
L’odeur fini par alerter, les « chefs » s’y sont déplacés
Et il a fallu intervenir en urgence
trois ans de travaux
parce que pas les sous
Mais personne n’était au courant au faisait mine de ne pas l’être
Ou savait mais mettait la poussière sous le tapis
Même avec l’existence d’un service infra, nous avons repeint un bâtiment où nous nous installions.
Parce que pas les pax pour le faire
La peinture et les pinceaux offerts par l’infra
Mais ce fut du « demerden sie sich »
J’ai de multiples exemples ainsi au gré de mes affectations
On s’en sortait presque mieux en outre mer car il y avait les PCRL (personnels civils recrutés localement)
Un bâtiment neuf de 10 ans à peine :
huisseries à refaire
fuite du toit
système anti incendie inop
sanitaires à l’évacuation avec pente insuffisante
(on y a retrouvé une basket qui datait de la construction)
etc etc etc
A l’image de nos véhicules
A l’image de nos treillis dont nous ne sommes pas en mesure de fournir le dernier modèle à tout le monde en même temps
A l’image de ………
Tant et tant d’item
A l’image de notre pm qui vient une nouvelle fois de démissionner après avoir annoncé sa compo hier soir (05/10/25)
La fin de l’entretien gratuit par la troupe… Cela me fait me souvenir que les « plombiers » du casernement retiraient assez souvent des vêtements des canalisations d’évacuation des toilettes ; il fait dire qu’avec les WC à la turque c’était tentant, hop à la trappe le survêtement du nouveau caporal qui râle tout le temps… Il ne faut pas idéaliser l’armée de conscription, même avec des côtés très positifs !
La solution c’est le rétablissement du Service du Génie avec ces surveillants et conducteurs de travaux au plus proche des casernements et de contrôler comme avant les entreprises. Cela serait la fin de ces appels d’offres plus ou moins biaisés auprès des grands groupes.
C’est ce que nombre de membres du SID souhaiteraient. La version interarmées disons, sous l’égide de l’EMA. Mais pour les appels d’offres foireux, n’ayez pas trop d’espoir, c’est le sacro-saint code des marchés publics qui commande, avec sa « mise en concurrence libre et non-biaisée » indiscutable et indiscutée…
Il n’y a pas que les infrastructures militaires qui se dégradent ! Au vue de l’actualité, c’est toute la représentation nationale qui est dans un état de déliquescence prononcée …
Pour la première fois de ma vie, je ressens une honte de ce que devient mon pays ; et nous avons toujours un président qui joue les donneurs de leçon à l’international …
Et grâce à lui, les français continuent de passer pour des arrogants aux yeux du monde…
Hi hi hi et dire que Macron entend prendre les rennes d’une défense européenne……
Il prendra les rennes de son poney… c’est déjà pas mal…
Macron, c’est pourtant pas le Père Noël
Le financement du neuf, le financement des rénovations, le financement des dépollutions de nos infrastructures et terrains… Sont toujours le préalable, le présage donc d’un cadeau prochain à quelque politicard local, aux frais de la Défense, cadeau utile à réaliser, payés par le vol des sous de l’Etat, des trucs « sociaux » qui vont soutenir l’assistanat et la submersion immigratoire. Allez voir qui loge dans nos anciennes casernes ou bases « rénovées »… Qui loge dans nos logements civils jadis dédiés à nos familles. Les hauts fonctionnaires de la Défense, leurs complices de Bercy, leurs ministres, les généraux les premiers, ont tout vendu, trahi, voire monnayé. Maintenant que nous sommes en guerre, à l’extérieur ET à l’intérieur, les politicards ont osé appeler à leur secours ce qu’il reste d’une défense démolie dans ses implantations, vendue à la découpe, trahie. La dégradation du patrimoine militaire résulte d’une trahison, car l’abandon EST une trahison.
Sans blague ? les infrastructures militaires sont pourris ? certains réservistes de Versailles ,dorment dans leur bureau, car les chambres proposées sont parfois insalubres, ou sans chauffage, ou pleine de puces, voir les 3 à la fois. Sinon tout va bien …
La solution: Stéphane Bern Ministre des Armées pour donner plus de crédibilité au commandement?
Je suis un optimiste mais réaliste, alors regret de dire que beaucoup oublient le nombre de casernes et d’immeubles de l’armée qui ont été vendus après la fin du service militaire des appelés. Pour le reste, restons lucide car un grand nombre de commissariats et autres bâtiments administratives sont dans un état déplorable, ainsi que de nombreux ponts et routes qui sontdans un état déplorable, et n’oublions pas les voies ferrées pour les rails etc. Eh oui, c’est ainsi depuis près de 40 ans, bien dissimulé, et la petite dernière est que l’armée va commander environ 7.000 camions dont certains devront être blindés, mais qu’ils seront italiens et allemands car chez nous et alors que dans le passé nous en produisions de qualité, et bien c’est terminé, tout comme cela l’a été pour l’armement individuel.
A tous les râleurs, dont je suis, ayons une pensée reconnaissante envers certains gendarmes, qui en leur qualité de militaires experts du droit, et souvent au détriment de leur carrière, ont fondé des associations de défense (parfois par des associations de conjoints de militaires), qui ont été reconnuens en 2016.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006071307/LEGISCTA000032951429/
Je ne suis plus d’active, mais sur le sujet, j’ai un peu d’expérience et quelques conseils:
– 1) Plaignez vous selon la voie hiérarchique. Documentez, argumentez, prouvez si vous le pouvez.
– 2) Insistez, perséverez, vérifiez le suivi.
– 3) Vous avez le droit d’interpeler chaque échelon hiérarchique, jusqu’au ministre (laissez tout de même un peu de temps à chaque échelon d’agir avant d’interpeler l’échelon suivant). Chaque échelon militaire crait l’échelon supérieur, le ministre craint la mauvaise publicité.
– 4) L’anonymat n’existe pas vraiment sur internet (et pas du tout sur INTRADEF). Retour à l’étape 1.
P.S :
Si vous écrivez au Président de la République, chef des armées, ses services renvoient le courrier vers le ministre concerné sans agir plus avant.
Si vous voulez donner de la publicité à votre affaire, alertez votre député : Lui pourra alerter la presse, ou faire jouer ses contacts politiques.