Le ministère des Armées cherche des solutions pour accélérer l’identification d’agents biologiques pathogènes

Le premier cas documenté d’usage d’une arme biologique remonte à 590 avant Jésus-Christ, durant la première guerre sacrée, en Grèce. En effet, les Athéniens avaient empoisonné l’approvisionnement en eau de la ville de Kirra, qu’ils assiégeaient, en utilisant de l’hellébore, une plante toxique particulièrement abondante dans les régions méditerranéennes. De nos jours, une telle menace reste présente. Et elle n’est pas la seule.
Comme le souligne le ministère des Affaires étrangères, dépositaire du Protocole de Genève de 1925 relatif à l’interdiction de l’emploi à la guerre de gaz toxiques et de moyens « bactériologiques », le « développement des sciences et des technologies appliquées à la recherche biologique, biomédicale et à l’industrie pharmaceutique, les progrès de la génétique et des nanotechnologies font que la menace demeure fortement d’actualité ».
D’autant plus qu’elle peut aussi émaner d’organisations terroristes comme de certains États, malgré la signature de la convention sur l’interdiction des armes biologiques en 1972.
D’où la nécessité de disposer de moyens fiables pour identifier aussi rapidement que possible d’éventuels agents pathogènes, afin de protéger non seulement les forces susceptibles d’y avoir été exposées mais aussi la population civile.
Ainsi, en juillet, le Pentagone, via la DARPA [Defense Advanced Research Projects Agency / Agence pour les projets de recherche avancée de défense], a émis un appel à propositions afin de trouver de « nouvelles solutions […] pour la détection et l’attribution des agents pathogènes émergents, qu’ils soient naturels, artificiels ou inconnus ».
En France, la Direction générale de l’armement [DGA] – Maîtrise NRBC [nucléaire, radiologique, biologique, chimique], via le pôle d’innovation GINCO, entend en faire autant.
Ainsi, en partenariat avec l’Agence de l’innovation de défense [AID], le pôle GINCO a lancé un appel à manifestation d’intérêt en vue d’identifier de « nouvelles solutions pour faire de l’identification biologique en temps réel de bactéries et/ou virus et/ou toxines protéiques sans nécessité d’inactivation et de traitement préalable ».
Pour le moment, les moyens du ministère des Armées [et notamment ceux du Service de santé des armées] permettent d’identifier différents types d’agents biologiques [bactéries, virus, toxines, venins, etc.]. Seulement, ils reposent sur des méthodes basées sur l’analyse génétique… ce qui « demande un certain temps » alors que l’urgence opérationnelle exige une réponse rapide.
📣 Appel à manifestation d'intérêt organisé par l'Agence en partenariat avec le pôle d'innovation défense NRBC "GINCO".
🎯 L’objectif est d’identifier les opérateurs économiques et les solutions industrielles existantes pour la fourniture d’un système d’identification des agents… pic.twitter.com/IlAPxWsJdn
— Agence Innovation Défense (@Agence_ID) October 2, 2025
« À l’heure actuelle, l’identification d’agents biologiques vivants dans un échantillon doit passer par une étape de mise en culture de l’échantillon, qui peut s’avérer longue et fastidieuse notamment dans le cas d’échantillons polycontaminés, et nécessite des analyses complémentaires sur les agents isolés [séquençage génétique, spectrométrie de masse] », explique l’AID.
Aussi, cet appel à manifestation d’intérêt doit permettre « d’identifier les opérateurs économiques et les solutions industrielles existantes pour la fourniture d’un système d’identification des agents biologiques en temps réel n’utilisant pas l’analyse génétique, ainsi que de nouvelles approches permettant l’identification de bactéries, virus et toxines protéiques sans nécessité d’inactivation ni de traitement préalable ».
Cet appel s’adresse aux entreprises [jeunes pousses, PME, ETI] ainsi qu’aux laboratoires spécialisés. Les réponses doivent être remises au pôle GINCO avant le 14 novembre. « La ou les solutions retenues pourront faire l’objet d’une évaluation par le ministère des Armées. Les modalités seront discutées avec le porteur de projet », a conclu l’AID.





Voilà une utilisation possible pour des drones aériens, terrestres, maritimes.
Le problème en épidémiologie, est que plus un virus hautement mortel est long à se transmettre avec une période d’incubation longue , plus dur est la possibilité de remonter jusqu’à à la source de la souche initiale de contamination …..elle est loin l’époque romantique du Moyen Age ,ou on catapultait carrément des cadavres pestiférés pour qu’ils atterissent au beau milieu de la cour de la forteresse à assiéger, le tout avec les éclaboussures de chair pourrie qui allaient avec ….il me semble , que meme l’Afrique du Sud ,à l’époque de l’apartheid, aurait mis au point un programme bactériologique bien ciblé pour se débarrasser des Zulus en cas de guerre civile généralisée….
Cit :[ .il me semble , que meme l’Afrique du Sud ,à l’époque de l’apartheid, aurait mis au point un programme bactériologique bien ciblé pour se débarrasser des Zulus en cas de guerre civile généralisée….]
Le Général Igor KIRILLOV a dénoncé de manière circonstanciée et documentée les programmes de séquençage et de fichage génétique de certaines populations Africaines dans le cadre de certains programmes de l’USAID.
Cela a été fait à partir d’informations ouvertes , même pas confidentielles .
Après la possibilité de l’utilisation de ce Big Data dans le cadre de l’élaboration d’une arme biologique  » ciblée  » comme on élabore des traitements  » ciblés  » pour des populations prédisposées à certaines pathologies cela relève de la compétence des personnes qui l’affirment .
C’est à la base une réalité scientifique écologique *: l' » Echange Colombien  » par exemple auquel je me suis intéressé en tant que bi-national Européo-Sudaméricain .
https://shs.cairn.info/atlas-historique-des-epidemies–9782746763173-page-16?lang=fr
La possibilité d’une  » arme génétique anti-Slave  » a été évoquée par les chefs militaires URSSIens dés 1995 avec les  » événements  » dans le Caucase . C’est Gluquessemanne père , le Chène pas le gland , qui a publiquement évoqué cette hypothèse mais en accusant , on s’en doute , forces armées Russes !
* Je me base sur un consensus scientifique dans un domaine où je n’ai aucune compétence !
C est n importe quoi.
L échange colombien n a rien a voir avec une éventuelle arme génétique anti slave.
Kirilov, pourquoi pas poutine ou grok comme source?
Pendant la 1GM, l’Allemagne forte de sa puissante industrie chimique avait conçu des armes chimiques diverses et variées, pensant que l’industrie chimique française était moins puissante, ce qui était vrai. Malheureusement pour elle, en retour les compétences pharmaceutiques françaises étaient excellentes, permettant de trouver des parades défensives (antidotes) à ces molécules de l’attaquant .
Cit :[ Malheureusement pour elle, en retour les compétences pharmaceutiques françaises étaient excellentes, permettant de trouver des parades défensives (antidotes) à ces molécules de l’attaquant .]
L’histoire vue par Tézigue c’est roquenrolle !
C’est à la suite du siège de Choisy-Le-Roi (  » Bande à Bonnot  » ) que le préfet Lépine a choisi de créer le 26 mai 2012 ce qui est devenu connu sous le nom de  » La brigade des gaz  » de la PP.
Les militaires françouzes vont faire main basse sur ces gaz incapacitants. Devant le succès de cet équipement, l’Établissement central du matériel du Génie décida le 8 juillet 1913 que l’armée françouze adopterait des grenades suffocantes , le terme lacrymogène n’apparait qu’en 1915, sur le modèle en usage à la PP. Le corps était toujours en laiton étamé intérieurement et la projection de l’éther bromacétique était assuré soit par une légère charge de poudre soit par un détonateur.
La première utilisation documentée de gaz de combat date de la période des  » Batailles des frontières  » , et plus particulièrement de la Bataille de Rossignol lorsque l’armée françouze se ramassait une raclée de première .
Par peur , c’est le mot , des tirs de barrage ont été effectuée contre des troupes allemandes pour couvrir la retraite au moyen de projectiles qui allaient devenir connus sous le nom de  » grenade à fusil Viven-Bessières  » ou  » grenade V-B  » ainsi que de ces grenades en laiton .
Ce n’étaient que des gaz incapacitants , non létaux , mais leur accumulation dans des ravines en forêt a provoqué des décès et comme dit l’ami Fritz  » Et avec moi , la légitime défense cela ne pardonne pas !  »
La première utilisation documentée historiquement de l’utilisation de gaz toxiques c’est l’ IJN contre la Marine Impériale Russe le 29 janvier 1904 avec des  » obus à gaz  » conçus pour libérer y compris après un impact sur l’eau des gaz toxique létaux . D’autres gaz de combat ont été utilisés par les nippons lors du siège de Port-Arthur .
Tout cela c’est parfaitement documenté .
. Le FSB a déclassifié en 2021 ces documents des rapports Russes de 1904-1905 ( Article de Kommersant du 25 septembre 2021 à 23h00 ,  » la guerre des gaz , c’est la guerre du futur  » ) Documents sur le site du FSB .
Ce qui est très intéressant c’est que cette utilisation des gaz de combat létaux en EO sur un champ de bataille a été occultée par la presse et ce n’est que le  » Capitaine DANRIT  » qui évoque cette utilisation par la soudarie nippone dans  » L’aviateur du Pacifique  » qui date de 1909 où il parle d’  » obus portementaux  » .
Donc :
1- la première utilisation des gaz de combat date de 1904 et elle est nippone
2- la première utilisation sur le théâtre d’opération Occidental est le fait de l’armée françouze ..
Trois éléments intéressants ;
1- la région de Jarrie dans l’Isère où a été développée la production de Chlore et d’autres composés durant la PGM est aujourd’hui sinistré et va bientôt devenir une friche industrielle .
2- jusque vers 2013-2014 on a pu trouver des commandes pour des ampoules de gaz incapacitants pour les exercices d’ ANP .
Des millions d’appelés ont ainsi été  » gazés  » par ce qui est considéré aujourd’hui un gaz dont l’utilisation sur un champ de bataille peut-être considérée comme un crime de guerre .
3- après la fusillade Clichy le 16 mars 1937 c’est Léon Blum qui a poussé pour la systémisation de l’utilisation des gaz incapacitants par les FDO.
Tout cela c’est 100% factuel et historiquement documenté mais en 2011 cela m’avait valu des menaces de la part d’assoces de vieux [ censuré ] par ce que j’en avais parlé à la radio .
Le point de vue de mygeneral J.H. Rothschild :
https://www.nouvelobs.com/culture/20050408.OBS3424/plaidoyer-pour-la-guerre-des-gaz.html
 » Il fallut attendre la première guerre mondiale, cependant, pour assister à une utilisation massive des armes chimiques. En raison du discrédit jeté par la propagande alliée sur les gaz de combat, il est très difficile de dire aujourd’hui lequel des deux camps les a employés le premier. La plupart des déclarations faites après la guerre semblent avoir été surtout motivées par le désir d’apparaître sous le jour le plus favorable. Il est certain, en tout cas, que les Allemands n’ont pas été les premiers à les utiliser. Dès août 1914, les Français avaient envoyé dans les lignes ennemies des grenades à fusil * chargées d’éthyl-bromo-acétate. Ils les avaient baptisées « grenades lacrymogènes », bien que l’éthyl-bromo-acétate soit deux fois plus toxique que le chlore, gaz que les Allemands devaient utiliser huit mois plus tard. »
Conclusion : quand on cause de la propreté des fesses des autres , il faut avoir soi-même le c** propre !
* Ce qui CONFIRME l’utilisation de prototypes de  » Grenades V.B » soit dit en passant …
Etrange argumentaire: « En raison du discrédit jeté par la propagande alliée sur les gaz de combat, il est très difficile de dire aujourd’hui lequel des deux camps les a employés le premier » >> « Il est certain, en tout cas, que les Allemands n’ont pas été les premiers à les utiliser »… donc on est pas sûr, mais on est sûr?
Vous essayez de dire quelque chose en particulier ou c’est juste pour vous tirer sur l’élastique pendant que vous vous faites élargir la douille à churros?
Merci tout de même pour les infos (c’est sincère), il semble qu’il y ait toujours quelque chose à découvrir sur cette guerre décidément (j’avais l’impression que les attaques aux gaz étaient tout sauf efficaces en terme de mortalités)
La DARPA devrait demander a ses services, c’est des spécialistes des virus.
Cit :[ La DARPA devrait demander a ses services, c’est des spécialistes des virus.]
C’était surtout l’USAID qu’avait dénoncé l’immense général Igor KIRILLOV .
L’homme est parti mais l’Å“uvre reste !
Ce qui est à craindre c’est surtout la  » dissémination  » du savoir des médecins , des laborantins et des personnels administratifs Africains qui ont participé à ces programmes après la fermeture de l’USAID .
La fermeture de l’USAID c’est une victoire posthume du général Igor Kirillov et de son adjoint même s’il est plus que possible que les programmes les plus importants aient été préservés et les personnels locaux  » préservés  » .
Kirilov, connu pour l usage d armes chimiques en Ukraine.
Chacun ses idoles.
@Alain d
Merci pour votre réponse du 3 octobre 2025 à 16:30
Je suis globalement d’accord.
Cordialement, RDS
590 avant Jésus-Christ : Empoisonnement de l’eau de la ville de Kirra en utilisant de l’hellébore… Cela démontre que la guerre dite hybride a toujours existé. Toutes les guerres sont hybrides, mais certains semblent le découvrir aujourd’hui.
Hors de moi l’idée de faire du catastrophisme, mais J’en profite pour souligner l’une de nos fragilités en la matière. Nos 32 800 captages d’eau potable, les réseaux de distribution et réservoirs d’eau potable, dont ceux Paris avec les eaux de l’Avre/de l’Oise/de la Marne/etc., ne sont pas sécurisés de façon optimale en cas d’attaque terroriste ! [Introduction d’agents pathogènes dans le réseau]. S’il existe un dispositif “ORSEC Eau potable“ [ https://sante.gouv.fr/fichiers/bo/2017/17-09/ste_20170009_0000_0109.pdf ] [Note : Un volet “à diffusion restreinte“ « risque attentat » complète ce dispositif], des dispositifs de protection et d’alerte, usines de retraitement, et même des usines à puits (par forage) pour un plan dit “Ultime secours“ [5 à 10 litres par habitant et par jour, l’eau étant acheminée par camions-citernes aux points de distribution], cette question doit être soulevée et des investissements réalisés. Il en va de la responsabilité de nos décideurs qui demain ne pourront pas dire : on ne savait pas !
La recherche de solutions pour accélérer l’identification d’agents biologiques pathogènes est une priorité dont on parle peu.
Interdiction des armes biologiques en 1972… C’est mieux que rien, mais c’est juste une signature qui n’engage que ceux qui y croient.
En cas d’attaque chimique ou autre via vecteur aérien, c’est fini.
J’ai participé il y a qques années en arrière lors d’un EVALTAC sur une base aérienne de la FATAC, (ça remonte donc!! et je ne pense pas ici sur ce forme être le seul à avoir eu ce type d’exo, une seule fois d’ailleurs) à une simulation d’attaque aérienne et d’épandage.
Le groupe fut scindé en deux, le premier équipé intégralement, le second avec le masque T3P noir vison panoramique (et non plus le modèle 56) à mettre.
Masque dans la sacoche, sangles d’attache prêtes.
Une partie de ce groupe l’avait conservé à la main.
On n’a pas vu ni entendu arriver le F1.
On ne le voyait plus et l’entendions à peine encore que nous étions tous recouvert d’une mélasse rouge collante.
« Trop tard, vous êtes morts » avons nous entendu pour ceux n’étant pas prêt….
Je pense que maintenant avec les insidieux drones, ce serait encore pire.
Et je ne vois pas les combattants au front se déplacer delong avec le ‘équipement complet.
Sujet intéressant
Bien à vous tous
La « mélasse » c’ était plutôt le mirage V , dommage si des véhicules venaient à en recevoir un peu !
Afin de ne pas les ramener dans l’Oise ?
Un peu sarcastique, mais bien vu quand même !…
Les tests CRISPR sur smartphone ?
vue la gestion du covid et la manipulation faite par l’etat est ce que ca a un interet comme sujet ?
pour les branlo qui voudraient la ramener, a lepoque il vous suffisait de faire une regle de trois pour vous rendre compte de l’arnaque.
Et les branlos hors sujet vous en pensez quoi !
Dit le type qui n a sans doute pas compris a quoi sert un masque et encore moins le porter.
Les armées avait d’excellente pharmacie, où elles sont passées?
Juste rappeler une distinction (que j’ai découverte suite à cet article, en fouillant un peu…).
En 2005, le prix Galien [créé en 1970 par la France, aujourd’hui mondialisé, qui distingue les innovations remarquables en santé], équivalent du prix Nobel de la recherche biopharmaceutique, a été attribué à la Pharmacie Centrale des Armées pour avoir réalisé (après dix ans d’études) « un dispositif d’auto-injection prérempli que les soldats s’administreront sur ordre des autorités en cas d’attentat terrestre chimique ». Actif sur le Sarin, le Soman, le Tabun ou le VX, chaque militaire dispose d’un délai de cinq minutes pour se l’injecter dès les premiers signes d’une intoxication.
Si la menace terroriste existe, un autre point est à souligner. Le réchauffement climatique entrainerait la fonte du permafrost de la zone arctique (Pôle Nord, Canada, Alaska, Russie, …) et ainsi libérer des virus piégés dans les glaces depuis des milliers d’années. Une « bombe à retardement virale et bactérienne » selon les scientifiques. Aussi, la Pharmacie Centrale des Armées développe des biotechnologies afin de pouvoir proposer des contre-mesures médicales.