Le ministère des Armées lance le projet Épervier pour contrer les drones FPV

En Ukraine, les drones FPV [First Person View – pilotage en immersion], dotés d’une charge militaire, sont quasiment omniprésents sur la ligne de front. Mieux : ils ont même été massivement utilisés par le SBU, le service de renseignement ukrainien, pour endommager, voire détruire, des bombardiers stratégiques russes lors de l’opération « Toile d’Araignée », menée le 1er juin dernier.

Quoi qu’il en soit, sur le champ de bataille, les drones FPV font peser une menace constante. Et cela d’autant plus que ceux dits filaires, car reliés à leurs opérateurs par une fibre optique, sont insensibles au brouillage électronique et peuvent même évoluer dans des environnements où les transmissions sont difficiles à établir.

D’où l’appel à projets « Épervier » que vient d’émettre l’Agence de l’innovation de défense [AID] pour le compte du ministère des Armées.

L’objectif est d’identifier des « solutions innovantes » en matière de lutte antidrone. Il s’agit d’expérimenter un « système capable de détecter et/ou de neutraliser en vol un drone ‘racer’, piloté en mode FPV, fonctionnant avec ou sans fibre optique et pouvant voler à une vitesse supérieure à 100 km/h », précise l’AID.

Plus précisément, ce dispositif antidrone devra permettre de neutraliser, que ce soit par destruction, capture, leurrage ou brouillage, un drone FPV « au-delà d’une zone de sécurité de 15 mètres d’un élément à protéger ». Ayant un « encombrement minimal », il équipera les combattants débarqués et les véhicules légers et devra pouvoir fonctionner de jour comme de nuit, en terrain ouvert et/ou en zone urbaine. Enfin, il est question qu’il puisse « s’interfacer avec un système extérieur de désignation d’objectif et de recevoir une désignation d’objectifs externe ».

« La recherche de solutions est volontairement laissée ouverte, pour faciliter la proposition de systèmes originaux et innovants. Nous ne sommes pas seulement intéressés par des technologies inédites ou émergentes : le caractère innovant des propositions pourra consister à ‘détourner’ l’usage des technologies existantes », explique l’AID.

Et d’ajouter : « Qu’il s’agisse d’un nouveau développement ou de la réutilisation de technologies existantes, nous exigeons toutefois des candidats une complète transparence sur les technologies utilisées et les algorithmes mis en Å“uvre ».

L’AID espère « contractualiser » plusieurs projets. Les propositions devront lui être remises avant le 12 novembre.

À noter que des « embryons » de solutions existent déjà. En effet, l’an passé, Terre Mag avait rapporté qu’un sous-officier du 54e Régiment de Transmissions, unité référente en matière de guerre électronique au sein de l’armée de Terre, était en train de mettre au point un « Boîtier d’action et de détection de drone » [BA2D] qui, ayant les dimensions d’une carte bancaire, devait être capable de détecter des drones FPV, voire de les neutraliser en « coupant » la liaison avec leurs télépilotes.

Par ailleurs, l’entreprise française Harmattan AI a développé le drone intercepteur « Gobi », conçu pour détruire une cible une minute après avoir été lancé. Grâce à des algorithmes d’intelligence artificielle, il peut détecter, suivre et engager un drone hostile évoluant entre 150 et 200 km/h et à basse altitude

Photo : EMA

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55 contributions

  1. xorminet dit :

    De vrais éperviers bien dressés pourraient faire le job.

  2. speedbird101A dit :

    Parfait !! il faut urgemment dresser des éperviers ,des faucons ,des vautours, et des aigles par milliers pour les transformer en armes biologiques anti drones !! ils sont imbrouillables , et de plus ça fera , pour une fois, plaisir aux zécolos !!

  3. HMX dit :

    Enfin, on y arrive…

    je le répète en boucle (certains diront que je radote !), mais la meilleure solution pour contrer les drones FPV… ce sont les drones FPV :
    – Peu coûteux à l’unité (important pour la soutenabilité économique, face à une menace elle-même low cost). Les drones sont de surcroît réutilisables, s’ils n’ont pas été détruits au cours de leur mission,
    – Capable de faire face à des attaques saturantes : il suffit d’augmenter le nombre de drones intercepteurs, virtuellement sans limite de nombre,
    – Capable d’engager des cibles au-delà de la vue directe (contrairement aux canons et autres lasers qui nécessitent une vue directe), par exemple des drones qui se cacheraient derrière des obstacles ou zigzagueraient entre des arbres ou des bâtiments,
    – Limitant au maximum les dégâts collatéraux : l’interception peut être réalisée sans explosifs, uniquement en percutant la cible à haute vitesse et/ou en s’y agrippant pour la faire chuter au sol,
    – autonome : une fois lancés, les drones intercepteurs détectent les drones assaillants grâce à leurs propres capteurs, sans avoir nécessairement besoin d’être guidés par une station de contrôle. Dans une version simple, seul un système d’alerte relativement basique est nécessaire (capteurs optiques et acoustiques pour reconnaître la présence de drones aux alentours). Il n’est bien sûr pas interdit d’imaginer des systèmes plus complexes, plus coûteux, mais plus performants, associant par exemple un radar de suivi de terrain (type MURIN) et une liaison de données permettant de guider plus efficacement les drones en vol.

    En résumé, pour défendre une position fixe, on pourrait imaginer un système de base relativement peu coûteux, incluant :
    – Une station avec un mât comportant des capteurs optiques et acoustiques,
    – Plusieurs containers (nombre à définir selon l’intensité de la menace), contenant chacun plusieurs dizaines de drones intercepteurs prêts à être lancés automatiquement sur alerte détection.
    L’ensemble pourrait aisément être transporté sur un véhicule léger, type pick-up.

    Pour défendre des positions plus sensibles, ou plus vastes, on peut simplement imaginer de redonder le système décrit ci-dessus, avec plusieurs systèmes reliés entre eux (permettant notamment de trianguler les menaces).

    Enfin, pour des des sites particulièrement sensibles, des systèmes plus coûteux mais plus perfectionnés, associant radars de suivi de terrain et drones dotés d’une liaison de données (en très grand nombre pour contrer les attaques saturantes) sont concevables.

    • dolgan dit :

      Vous êtes fatiguant a tourner a vide.

      Apprenez:
      https://youtu.be/ppfPDv7zgwM?si=0inwsCmkry9W0xhH

    • AirTattoo dit :

      Je ne partage pas entièrement votre constat. L’idée d’utiliser des drones FPV pour intercepter d’autres drones est séduisante et logique sur le papier, mais elle se heurte aux mêmes limites que nos systèmes de défense antiaérienne, en particulier la question du nombre. Il paraît difficile d’imaginer que nous puissions produire davantage de drones intercepteurs que des pays disposant d’une capacité industrielle beaucoup plus importante comme la Russie ou l’Ukraine.

      De mon point de vue, la solution la plus solide réside dans une défense intégrée, capable de neutraliser des vagues saturantes de manière rapide et réutilisable, un peu à la manière d’un système Phalanx. Les combinaisons de micro-ondes à haute puissance, de lasers et de brouillage radiofréquence ouvrent des perspectives intéressantes. Ces approches sont déjà explorées par plusieurs pays et alliances, qu’il s’agisse des États-Unis, de la Chine, d’Israël, de la Russie ou de l’Europe. On peut citer par exemple le projet Phaser de Raytheon, le programme THOR développé par l’US Air Force ou encore le système Leonidas de la société Epirus.
      Je pense que c’est dans cette direction, associant technologies émergentes et moyens classiques, que nous pourrons trouver une réponse soutenable et efficace face à la menace des drones.
      Exemples de projets:
      Projet PHASER (Raytheon): https://www.youtube.com/watch?v=CR4dMhXKPqk Thor (USAF / AFRL): https://www.youtube.com/watch?v=-Q959a82NQo Leonidas (Epirus): https://www.youtube.com/shorts/ELh9UH1cjFU

      • dolgan dit :

        La russie et l Ukraine n ont pas des capacités industrielles beaucoup plus importantes que la France.

        Leurs capacités de production de drones et leur niveau technologique sur le domaine était largement inférieur en 2022 que le notre en 2025. La différence c est qu ils produisent plus (mais tres peu par rapport a ce que pourraient faire la France, l Italie, l Allemagne, l Espagne, etc) car ils sont en guerre.

        Les systemes a micro ondes ont un défaut majeur qui les rends tres peu utilisables en défense du territoire nationnal: les dégats collatéraux sur les installations civiles dépassent vite le potentiel de destruction de la menace.

        • Hunceulaine dit :

          National s’écrit avec seulement deux N (un au début et un autre milieu).

        • Relisez-vous SVP dit :

          La Russie.
          Était largement inférieur en 2022 AU nÔtre en 2025.
          TrÈs peu par rapport À.
          Les systÈmes À micro-ondes.
          Qui les renD.
          TrÈs peu.
          NatioNal.
          Les dégÂts.

      • HMX dit :

        @AirTattoo
        La France (et l’Europe d’une manière générale) n’aurait absolument aucun problème à produire à la chaîne de petits drones FPV intercepteurs, d’une valeur unitaire de quelques centaines d’euros… Qu’est ce qui vous fait penser cela ?

        La solution que vous proposez, mêlant laser, micro-ondes et brouillage appelle les observations suivantes :
        – Le laser nécessite une ligne de visée directe sur la cible : c’est un gros problème s’il s’agit de contrer des drones FPV qui volent en zigzag au milieu des arbres ou des bâtiments, à quelques mètres du sol. Un laser (ou un canon à tir rapide) ne peut pas tirer sur ce qu’il ne voit pas. Par ailleurs, le risque de dommages collatéraux est très élevé en environnement urbain, et/ou en présence de forces amies.
        – Le brouillage est une solution intéressante et à développer, mais avec des restrictions d’emploi importantes en environnement marqué par la présence de civils. Mais surtout, le brouillage sera inopérant face à des drones autonomes (qui n’ont donc pas de liaison radio), ou qui utilisent une fibre optique (cf. les drones utilisés en Ukraine par les deux camps). le brouillage peut donc facilement être contourné.
        – Les armes à micro-ondes partagent le risque de dommages collatéraux élevés, si le « tir » s’effectue en direction de drones volant au ras du sol en présence d’infrastructures civiles et/ou de forces amies. Par ailleurs, il doit être relativement aisé de « blinder » les composants critiques d’un drone, avec de simples feuille d’aluminium, pour limiter fortement l’efficacité d’une arme micro-onde. Mais je m’avance peut-être…
        – Mais au-delà de ces considérations purement techniques, le principal problème de la solution que vous évoquez, c’est son coût. Un pays comme la France possède plusieurs milliers de sites sensibles à défendre. A l’échelle de l’Europe, c’est plusieurs dizaines de milliers de sites : l’équation est économiquement insoluble avec des armes de haute technologie qui coûtent des millions. Pour que le combat soit soutenable et que notre posture de défense soit résiliente, Il faut se battre à armes égales, avec un système d’interception qui ne coûte pas beaucoup plus cher que les moyens mis en oeuvre par l’attaquant.

    • fabrice dit :

      La « meilleure » ? Sérieux ? La meilleure entre dans les unités israéliennes le mois prochain… Un laser de 100kw, bientôt mis sur des jeeps voir des tanks, voir d’autres drones… Environ 2$ le tir, pas besoin de stock de munitions… Peut aussi arrêter roquette et même obus de 155mm…
      https://www.20minutes.fr/monde/4118247-20241028-israel-quoi-projet-iron-beam-vient-etre-relance-530-millions-dollars
      En vidéo
      https://www.youtube.com/watch?v=rAvqWzpmbAw
      D’un autre côté je doute que cela soit vendu à des pays arabo musulmans, la France de Macron est donc exclue. Va falloir acheter des éperviers au Qatar…Notre grand « allié ».

      • dolgan dit :

        C est en service en France depuis les JO.

      • PK dit :

        « Environ 2$ le tir »

        Ouais. Sauf que vous ne comptez ni le prix du canon, ni le prix de l’engin qui le porte.

        Et puis, les Israéliens comme référence, avec ce qu’ils pédalent dans la choucroute pour abattre une bande de barbus en sandale depuis des années, je ne sais pas si c’est de l’humour ou bien la preuve que vous yoyotez déjà de la touffe…

      • Czar dit :

        et donc ça te fait quoi d’être un arabo-musulman, fab-le patriote ? Puisque tu es frôncé, n’est-ce pas ?

      • HMX dit :

        @Fabrice
        Comme indiqué ci-dessus, le laser est peu utile face à des drones FPV qui volent vite et très bas (quelques mètres du sol) et qui se cachent potentiellement au milieu des masques de terrain (reliefs, bâtiments, arbres…). Pour cet usage, le laser a deux défauts majeurs, qu’il partage d’ailleurs avec les canons à tir rapide :
        – Nécessité d’une visée directe sur la cible (une cible masquée ne pourra pas être atteinte)
        – Risque élevé de dommage collatéraux en environnement urbain ou semi-urbain, ou en présence de forces amies

        En revanche, le laser est potentiellement une arme intéressante face à des drones de grande taille et qui volent plus haut, type shahed ou équivalent : on réduit alors le risque de dommage collatér&ux, puisqu’on tire vers le haut, et on a une mielleure chance d’obtenir une visée directe sur la cible (en fonction des conditions météo, point faible du laser).

      • Avekoucenzeh dit :

        Le verbe « voir » ne signifie aucunement « et même ». C’est l’adverbe « voire » (avec un e final) qui a ce sens.

        Bientôt mis sur des jeeps, voire des tanks, voire d’autres drones…

  4. Yvon dit :

    Il serait pertinent de travailler dans ce domaine avec les ukrainiens dont l’expérience et l’avance dans ce domaine sont incontestables.

    • dolgan dit :

      Pas vraiment, ils ont l expérience et développent des choses (souvent avec des sociétés étrangeres).

      Mais ils n ont pas d avance technologique. Ils sont dans l usage de technologie matures.

      Les US sont loin devant avec d énormes investissement et un énorme marché civil qui stimule tout l écosysteme. Et nous en France ont est bien placé aussi avec la maitrise de tous les éléments de la chaine LAD.

      • Yvon dit :

        La guerre en Ukraine montre abondamment que les technologies rustiques se substituent souvent aux technologies les plus évoluées avec un gain d’efficacité et une plus grande facilité d’utilisation.
        C’est un retex dont on se doit de tenir compte. Ce qui ne veut évidemment pas dire que les technologies de pointe n’ont pas leur place là où elles apportent un plus significatif

        • dolgan dit :

          Le retex Ukrainien c est que les systemes rustiques soviétiques se sont fait écraser malgré leur nombre car leur rusticité et leur nombre ne compensait pas leur obsolescence.

      • fabrice dit :

        La France est bien placée ? Tu veux dire dans le groupe arabo musulman ?
        D’après Mc Kinsey la BITD européenne a levé 2 mds d’euros dans le domaine de la défense depuis…2018… Un tiers pour une seule entreprise, l’allemande Helsing. De française ? Des noisettes…
        https://www.mckinsey.com/industries/aerospace-and-defense/our-insights/european-defense-tech-start-ups-in-it-for-the-long-run
        Je ne vous donne pas le chiffre pour Israël, les antisémites de ce site nous feraient encore des coliques nerveuses.
        La technologie militaire évolue à grande vitesse, mais ce n’est pas en Europe…

        • Czar dit :

          les arabes sont des sémites, petit licornu : pourquoi les détestes-tu autant ?

  5. Sempre en Davant dit :

    En tout cas il faut que ça phosphore chez les bandes molletières et ça, c’est super !

    Pas de complexe : celui qui aura eu une idée qui ne marche pas peut faire germer l’idée qui marche chez un autre.
    Il faut essayer des trucs même si ce n’est que pour faire des listes inconvénients.
    Il y a bien longtemps que nos armées n’avaient pas eu ces impératifs.

    Et que ce soit des pompiers, des marins, des de la pénitentiaire… Il faut de la source ouverte entre tous.

    • Convertor dit :

      J’ajouterai les usines Seveso les plus dangereuses et les centrales électriques thermiques et nucléaires … On voit en Russie comment sont « traitées » les raffineries … Le marché de la protection anti-drones est réellement énorme.

      • Sempre en Davant dit :

        Amen !

        Les armées, sont en tout temps et tous lieux, les premières concernés par la défense.
        Quand les Pompiers de la FPT développent un drone filaire pour les feux de forêt il faut que les milos aillent voir…
        En voisin, via la STAT, en interarmées… En souliers à clous aussi voir si certains idéologues ne récupèrent pas des infos…

        Il faut aussi réinventer les renseignement généraux et réinvestir les préfectures : quand 17 baraques sont construites juste en face de certaines graphites gaz célèbres pour des accidents, probablement à 200m, et qu’à vue directes de ces bâtiments cambriolages et de vols de voitures sont possibles il y a de quoi crier au fou…

        Mieux même, des pécheurs « migrateurs » de silures au pied de la passe à poissons, immédiatement en aval de certaines prises d’eau, mettent en lignes des vidéos de leurs exploits.

        Et il ne faut pas oublier que l’avantage du terroriste est qu’il a réussi s’il terrorise… Même pas besoin de réussir vraiment.
        Ceux qui ont vu les razzias faites par les « confineurs » un certain 17/03 comprendront.

        • dolgan dit :

          Razzias anecdotiques. Dans la réalité, l immense majorité des citoyens n a pas paniqué. Mettre le focus sur les 5% qui ont paniqués pendant 2 jours est ridicule.

          Il y a plus de panique lors des offres promotionnelles sur le Nutella.

        • Singulier dit :

          À vue directe.

        • Toue tous tout toux dit :

          En tout temps et tout lieu ou en tous temps et tous lieux, mais probablement pas « en tout temps et tous lieux ».

  6. lym dit :

    Et si, malgré cela, les drones s’évadent… il restera le bon vieux « Plan Épervier »?
    🙂

  7. scalectric dit :

    Bien les filets de camouflage et les pare choc chromé sur le pick up on croit rêver, Poutine va encore rigoler.

    • dolgan dit :

      C est pas une config opérationnelle. C est une config pour tester lors d un exercice une nouvelle organisation avec de nouveaux moyen.

      Ils ont utilisés des pick up servant normalement de véhicules de liaison/sentinelle sur territoire national. Vraissemblablement le véhicule final serait un Serval ou un VLTP-P.

      Pour la petite histoire, ceux d en face ont eu bobo malgré les parechoc chromés.

  8. Nexterience dit :

    Microdrone <2kg
    minidrone <25kg
    drone tactique <600kg

    • NORAD dit :

      @Nexterience. Il y de nombreuses possibilités de classifier les drones. Aux USA, le DOD (ou DOW) a finalement tranché, car les services utilisaient chacun leur propre classification. Il a classé les UAS en groupes. 5 groupes dont les caractéristiques sont définit par la masse, l’altitude et la vitesse de vol.