Le 3e Régiment d’Artillerie de Marine est le premier à recevoir des Griffon équipés d’un mortier de 120 mm

En décembre 2024, avec un peu de retard sur l’échéancier prévu, la Direction générale de l’armement [DGA] a remis au détachement de Satory du 8e Régiment du Matériel [RMAT] le premier véhicule Griffon MEPAC [Mortier Embarqué pour l’Appui au Contact] sur les cinquante-quatre commandés auprès du groupement momentané d’entreprises [GME] formé par KNDS France, Arquus et Thales.

Pour autant, le MEPAC n’était pas encore prêt à entrer en service, ses caractéristiques et ses performances devant alors être vérifiées par la Section technique de l’armée de Terre [STAT] au cours d’évaluations technico-opérationnelles [EVTO], réalisées avec le concours de l’unité d’appui à la formation [UAF] de l’École d’artillerie.

Quoi qu’il en soit, les EVTO étant désormais terminées, le 3e Régiment d’Artillerie de Marine [RAMa] s’est félicité d’être la première unité opérationnelle de l’armée de Terre à être dotée de Griffon MEPAC.

« Arrivée du MEPAC au régiment ! Le Mortier Embarqué Pour l’Appui au Contact, issu du programme SCORPION, renforce dès aujourd’hui nos capacités. Le 3e RAMa est le premier régiment de l’armée de Terre à en être doté », a-t-il en effet annoncé, via le réseau social Facebook.

Selon l’armée de Terre, dix autres MEPAC doivent être livrés en 2025. Chaque régiment d’artillerie en alignera huit exemplaires, soit de quoi armer une batterie.

Pour rappel, fruit d’un programme notifié en décembre 2019 au GME Scorpion par la DGA, le Griffon MEPAC est un blindé de 24,5 tonnes équipé d’un mortier de 120 mm 2R2M semi-automatique fourni par Thales ainsi que d’un tourelleau téléopéré armé d’une mitrailleuse de 7,62 mm.

Mis en œuvre par quatre artilleurs et intégré dans le chaine artillerie ATLAS [automatisation des tirs et liaisons de l’artillerie sol/sol], le Griffon MEPAC aura pour principale mission d’appuyer un groupement tactique interarmes [GTIA] dans la zone de contact. Pouvant être mis en position de route aussi rapidement qu’en batterie afin d’éviter les tirs de contre-batterie, il est en mesure de tirer douze coups en quatre-vingt dix secondes contre des cibles situées à 8-13 km de distance, selon la STAT, qui le qualifie de « CAESAr de poche », en référence au Camion équipé d’un système d’artillerie de 155 mm.

Outre les MEPAC, les régiments d’artillerie sont également dotés de Griffon VOA [Version Observation d’Artillerie], dont 117 exemplaires doivent être livrés à l’armée de Terre dans les années à venir. Ce blindé est équipé d’un radar de surveillance tactique MURIN [Moyen de surveillance Utilisant un Radar d’observation des INtervalles], d’un mât d’observation optronique ainsi que de moyens de pointage, de télémétrie et de désignation laser.

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52 contributions

  1. Math dit :

    Certains demandaient avec insistance des canons de 105mm sur Camion (mini Caesar). Je ne voyais pas trop l’intérêt par rapport aux mortiers de 120mm. Il y a vraiment une différence tactique à utiliser l’un plutôt que l’autre?

    • Kvesh dit :

      Le canon de 105 porte un peu plus loin (17 km contre 13), mais son obus est un peu moins efficace ; pour un poids identique (15 kg), il contient moitié moins d’explosif (3 kg contre 7). D’autre part, le canon permet le plus souvent le tir direct, ce qui est rarement le cas du mortier.

    • dolgan dit :

      Ce n est pas l un ou l autre. Et le choix mortier 120mm ou/et canon 105mm ne dépend pas uniquement de leurs caractéristiques mais aussi du reste des équipements de l armée ainsi que de ses RH .

      Sinon, en terme de caractéristiques tactiques :
      – Le MO 120mm rayé (important) tire des munitions plus puissantes selon une trajectoire en cloche. Cela permet de toucher des cibles inaccessibles avec un canon.

      – Le canon lui tire un peu plus loin et peu être utilisé en tir direct. Utilisable contre les véhicules donc (mais c est un peu suicidaire aujourd hui) et les tirs tendus peuvent permettre de ne pas être détecté par les radars de contre batterie.

      • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

        En termes de.

        En termes de caractéristiques techniques.

        En matière de caracactéristiques techniques.

    • Fus dit :

      Bonjour. Le choix français c’est le canon 155 + mortier 120. Ces derniers, désormais, automoteurs chez les artilleurs ET tractés dans les régiments d’infanterie (un retour à l’état ante) L’obus de 120 est, à priori, plus puissant que le 105. Le mortier c’est un tir courbe. Le canon de 105 mm tire un peu plus loin (17 km, de mémoire) et tir plus tendu. A titre personnel, je trouve le canon de105mm, intéressant dans certaines situation / terrains, comme par exemple : montagne, aéroportée, amphibie. Il est léger le LGI 105 /l30 de chez NEXTER / KNDS, fait dans 1,6 tonnes. A mon sens, c’est cette légèreté, peut être porté par hélico, parachuté, qui le rend intéressant. Le mettre sur un véhicule, va le rendre plus lourd, forcement. Mais, c’est surtout le flux munitions, dans une situation logistique plus ou moins précaire, comme celles citées, qui différencie. Un obus de 155 ça doit tourner dans les 40/45 kg, un 105 plutôt entre 15/17 kg (assez proche du mortier). Mais, d’une manière générale, toutes ces pièces 105 sur camion, il existe aussi le mortier de 81, peuvent avoir un intérêt dans certaines situations.

  2. Greg dit :

    Cible idéal pour un drone FPV : une grenade dans la caisse ouverte dont les servants ne pourront sortir facilement…
    Vite l’équiper d’un moyen LAD, si ce n’est pas déjà le cas !

    • dolgan dit :

      Oui vous avez raison. L équipage est beaucoup mieux protégé quand il est a découvert hors du véhicule.

      Il parait même que l on peut mourrir si on nous tire dessus. Il faut vite en informer les armées.

    • Maurice dit :

      Bonsoir, le moyen LAD, c’est le tourelleau 7,62 téléopéré. Ensuite, le Griffon n’est pas un M113 1e génération, ce n’est pas une baignoire à grenade. Enfin, le temps sur zone de tir est de moins de 3 mn. Et pour finir, le MEPAC n’agit pas tout seul.

    • GotoRaptor dit :

      Euh, faire des usines à gaz n’est pas une solution.

      L’AD peut être fait par un autre vehicule air/terre. Tu n’envoies surement pas un griffon comme ça en mode suicide.

    • olivier dit :

      « au contact » donc sur la ligne de front, les FPV sont inexistants à cet endroit (brouillages intenses).

      Éventuellement une cible (comme toute unité) pour des MTO pré-positionnées et qui seraient totalement autonome (détection, identification, décision de frappe) du fait du brouillage… même principe pour le MEPAC que pour le Caesar: son extrême mobilité et sa rapidité de mise en oeuvre réduise (sans l’éliminer) le risque de tirs de contre batterie ou de ciblage par MTO.

      Mais comme dit par d’autres contributeurs, il y a peu de chance que l’artillerie (Caesar, MEPAC, etc.) soient déployés sans moyen LAD à proximité (Serval LAD par exemple)… après se posera la quantité d’unité disponible (48 unités ça fait pas lourd pour protéger l’artillerie).

      • PK dit :

        « « au contact » donc sur la ligne de front, les FPV sont inexistants à cet endroit (brouillages intenses). »

        LOL. Vous avez dû rater quelques épisodes de la série Netflix « Opération Spéciale en Ukraine ».

      • Pluriel dit :

        Son extrême mobilité et sa rapidité de mise en oeuvre réduisent.

        La quantité d’unités disponibles.

      • Pluriel dit :

        Ainsi que :
        Il y a peu de chances.

      • Singulier dit :

        Que l’artillerie (Caesar, MEPAC, etc.) soit déployée.

    • RIEUX dit :

      Tout à fait d’accord ; c’est une aberration à l’heure des drones FPV

    • Carin dit :

      @Greg……
      À quoi vous croyez que sert le tourelleau de 7,62 et la batterie de capteurs qui sont dessus?

  3. haltes aux blablas dit :

    A l’heure des longues portées, nous plus malins que les autres, on mise sur du 120 mm en mortier. chercher l’erreur. L’artillerie française arme d’excellence, n’est plus aujourd’hui qu’un embryon de moyens. moins de dix LRU, une trentaine de ceasars, et un retour des mortier de 120 (tractés) en régiments d’infanterie. Et pour l’artillerie des griffons 120 mm …

    • Teteaclaque dit :

      Nul doute qu’on se ferait balayer par le tsar Poutine en deux jours (max).

    • Yoyolegigolo dit :

      une trentaine de caesars ? non en fait c’est 109 à terme et 76 actuellement.

    • Boris dit :

      La France c’est 74 Ceasars.. avec un objectif de 120

      Concernant le LRU ça arrive.

      Le choix de l’indépendance a un coût en argent et en temps.

      Les dividendes de la paix ont fait des dégâts et nos politiques… Sarko en tête aussi..

      La remonté en puissance prends du temps surtout que nous voulons du fabriqué en France.

      Cela étant dit, balancer des faux chiffres.. c’est par bêtise, ignorance ou malhonnêteté ?

    • radar dit :

      la DGA mène des essais avec le LRU Foudre de Turgis & Gaillard pour une mise en service d’ici 2030. Il n’ y a pas d’erreur, juste une ignorance de votre part.

      • dolgan dit :

        source? Je n ai pas vu cette avancée nette du programme.

        • Goose dit :

          Comme je l’ai dit il y a une quinzaine de jours, j’ai doublé sur l’autoroute A75, sens N/S une porte-char avec le Foudre sur sa remorque.
          Depuis, j’ai fait ma petite enquête : direction le site DGA de l’île du Levant…

    • zkr22499 dit :

      Si on suit votre logique les LRU et canon de 155 sont inutiles aussi puisqu’il existe des missiles de croisière et des missiles balistique.

    • Jack dit :

      A l’évidence, vous avez quelques chapitres de retard sur les MTO françaises 🙁 …

    • olivier dit :

      MEPAC: Mortier Embarqué Pour l’Appui au Contact … « au contact »… ça va être difficile de faire plus limpide à un moment donné.

      Si vous avez un concept d’opérations sur l’emploi d’artillerie de longue portée pour faire un appui feu à des unités terrestres en plein combat, je pense que beaucoup d’armées dans le monde seraient intéressées.

      Un trou capacitaire (artillerie longue portée) n’implique de devoir négliger le reste, les combattants en Ukraine meurent sur la ligne de front… l’artillerie de longue portée est faite pour taper dans la profondeur (infra, centre de commandement, usines, etc.) et non sur la ligne de front.

      Question aux sachants: les 12 tirs/90s c’est le théorique ou démontrer en conditions réelles (ça me parait énorme)?

    • Carin dit :

      Vous avez raison… halte au blabla…
      Si les ukrainiens avaient des MEPAC, il n’y aurait pas de tranchées russes…
      Actuellement les ukrainiens, utilisent des mortiers semi enterrés, beaucoup moins précis, et tirant peu pour justement ne pas laisser aux pilotes de drones FPV russes le loisir de les repérer. Le MEPAC, n’a pas ce problème, il peut rouler, stopper, et envoyer une salve sur coordonnés fournis, avant de quitter les lieux, ou rentrer sous abri, pour remettre ça, un peu plus loin, ou plus tard.
      Les drones FPV ne volent pas par dizaines… un tourelleau de calibre 7,62 ne tremble pas, n’est pas gêné par le soleil, ni la nuit d’ailleurs, et je doute qu’un FPV puisse approcher à moins de 300 mètres sans percuter la planète.

  4. peterr dit :

    >> une trentaine de ceasars

    Vous n’êtes pas à jour

  5. Ulysse dit :

    Caesar de poche de 24 t quand le Caesar pèse 18t. Cherchez l’erreur…. ou bien quel intérêt?
    Si la mobilité opératique était recherchée un mortier de 120 mm sur Sherpa (Sherpa « Advanced Mobile Mortar » (A2M) développé en 2022 avec les espagnols NTGS) aurait été beaucoup plus intéressant.

    • Radar dit :

      Oui excellente idée Ulysse ajoutons un énième micro parc de véhicules aux forces terrestres.

    • dolgan dit :

      Le MEPAC est une artillerie du contact prévue pour opérer proche du front et potentiellement sous le feu d armes légeres ennemies.

      Pour cette raison, il est stanag 4.

      Le CAESAR lui a juste un Stanag 2 pour protéger l équipage d une embuscade de DRG sur nos arrieres.

    • Boris dit :

      Le Caesar tir à plus de 50 km.. il est donc peu blindé, car loin du front à l’inverse du MEPAC.. C’est pourtant assez cohérent..

  6. Hdl dit :

    J’aimerais bien savoir si la batterie MEPAC monte en effectif ou si elle est en double dotation (ce qui serait dommage…)
    En même temps vu ce qu’il reste de CAESAR dans les régiments…La ressource y est peut être…
    Enfin si quelqu’un à une info je prends!!
    Merci d’avance.

  7. felipe dit :

    il me semble que l’affectation de 8 mortiers embarqués par régiment d’artillerie (et de 4 mortiers tractés dans chaque régiment d’infanterie) traduit certes la volonté de renforcer les appuis déjà bien maigres des forces terrestres. Mais cette approche confirme encore le biais « expéditionnaire/expertise » de notre armée quand bien même la logique du réarmement est dans tous les esprits , à défaut de se traduire dans les faits.
    Sans oublier l’absence criante de LRM (c’est un autre sujet sensible), affecter des mortiers embarqués dans un régiment d’artillerie est un contresens majeur. les zones de déploiement et d’emploi des mortiers (la portée maximale et de 8-10 voire 13 km selon le projectile) les place dans les compartiments de terrain des GTIA (les bataillons). les affecter dans les régiments d’artillerie n’est qu’une réminiscence de la logique du « coeur de métier » qui avait prévalu lors de la professionnalisation des armées en 1997, époque qui avait conduit au retrait des SML (6 mortiers tractés) dans les régiments.
    en termes d’emploi, le mortier est typiquement l’arme d’appui immédiat indispensable au commandant de bataillon si par malheur, l’effort de feu de l’artillerie de la brigade est porté sur une autre direction.
    Nous voilà en 2025 et pas une commande de CAESAR supplémentaire. Or le vrai réarmement aurait consisté à aligner les régiments d’artillerie à trois -voire 4 – batteries de 8 CAESAR chacun (pourquoi ne pas imaginer une batterie armée par des réservistes?). au regard du prix unitaire , MCO compris, qui doit être inférieur à 10M€, il faudrait au total 192 pièces , au lieu de la centaine actuellement. cela suppose un investissement (comprendre fabrication française) de 900 millions environ, à répartir sur 3-5 ans.
    quant au MEPAC, il faut aller jusqu’au bout de la logique en affectant systématiquement un peloton ou une section de mortiers à 4 pièces dans TOUS les GTIA blindés et infanterie, la facture là aussi se solderait par une trentaine de sections, soit environ 120 mortiers. les considérations techniques n’en sont pas puisque le système d’artillerie ATLAS est le fédérateur des appuis 120-155. les nouvelles SML travaillent déjà avec. cette affectation dans les GTIA offrirait un appui efficace qui exige de quitter sa position de tir dans la minute, au risque d’une frappe de drone. nettement plus facile avec un MEPAC qu’avec un M120RTF1.
    au final la progression ne serait pas titanesque mais marquerait un bond significatif et serait le signe visible d’un renforcement des appuis.
    si on se prête à rêver un peu, des appuis sol-sol articulés autour d’un régiment de 4 batteries de LRM (32 pièces, IMARS en urgence opérationnelle) et de 6 régiments de 4 batteries de CAESAR (192p) dont un quart armé par des réservistes, auxquels se joindraient les SML/PML (31 régiments infanterie/BLD) comptant eux aussi sur une pièce sur quatre servie par des réservistes, ne me semble pas hors de portée des objectifs de réarmement répartis sur les cinq prochaines années : environ 250 millions par an.

    • Radar dit :

      Bien d’accord, le mortier est une arme de fantassin et tous les mortiers tractés comme montés (MEPAC) devraient être versés dans les régiment d’infanterie.

      Mais bon, les artilleurs ont tellement perdu en terme de pièces que si on leur retire aussi les mortiers, ils ne pourront plus faire grand chose.

      • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

        Ne pas confondre « à terme » et « en termes ». Le nom « terme » est toujours employé au pluriel dans la locution « en termes de ».

        Les artilleurs ont tellement perdu en termes de pièces.

        Cependant, l’Académie préconise de n’utiliser « en termes de » qu’au seul sens de « dans le vocabulaire de », car un usage au sens d’« en matière de » constituerait un anglicisme. https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de

        Les artilleurs ont tellement perdu en matière de pièces.

    • Lomax dit :

      Entièrement d’accord avec vous : une pièce de 120 mm avec une portée maxi de 13 km ne devrait pas avoir vocation à se retrouver dans les régiments d’artillerie, ceux-ci devraient être uniquement dotés de pièces à longue portée comme les CAESAR. Il faut impérativement augmenter le nombre de CAESAR par régiment et également en créer de nouveaux avec des LRM pour une nécessaire remontée en puissance.

    • aleksandar dit :

      Excellente analyse.
      Avec une précision concernant l’emploi.
      La section de mortier INF est d’abord destiné a stopper ou détruire un ennemi de rencontre dont le volume ne dépasse pas une compagnie, au plus tôt, sans avoir à modifier le plan de feux du GTIA ou de la brigade/division.
      Sa mise en œuvre par contre modifie/oriente le plan de renseignement de ces unités.

  8. alb dit :

    On aurait aussi pu remplacer les 120 MO par ces MEPAC dans les SML renaissantes des régiments d’infanterie. Donc une section entièrement sous blindage.
    A moins qu’il n’y ait une version sur SERVAL ensuite pour ces mêmes RI..

  9. PHILIPPE dit :

    pour info, outre ses mitrailleuses, le char Merkava possède un canon de 120 mm et un mortier de 60 mm :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Merkava_Mark_4