MBDA lance la production du nouveau missile antinavire Teseo MK2/E destiné à la marine italienne

En 2021, MBDA se vit confier par le ministère italien de la Défense le soin de développer une nouvelle version du missile antinavire Teseo MK2/A, utilisé par la Marina Militare depuis 2007. Visiblement, la branche transalpine de l’industriel n’a pas perdu de temps.
En effet, trois ans plus tard, MBDA procéda, avec succès, à un premier tir de ce missile de nouvelle génération, appelé Teseo Mk2/E. Tir qui, effectué en lien avec la marine italienne, avait permis de valider sa conception et de confirmer les essais précédemment réalisés en soufflerie. Il « ouvre la voie à la qualification de la nouvelle architecture et du nouveau système de propulsion du missile, prévue l’année prochaine », avait commenté l’industriel.
Finalement, et même si son développement n’est pas encore achevé, la production du Teseo Mk2/E va pouvoir débuter dès à présent, étant donné que, à cette fin, la Direction nationale de l’armement naval du ministère italien de la Défense vient de notifier un contrat à MBDA, en marge du salon SEAFUTURE 2025 qui se tient actuellement à La Spezia.
« Le contrat couvre la fourniture de missiles antinavires Teseo MK2/E de nouvelle génération, qui équiperont les nouvelles plateformes de la Marine italienne : les frégates de classe FREMM EVO, le nouveau patrouilleur hauturier polyvalent PPA [Pattugliatori Polivalenti d’Altura] et les destroyers [ou cacciatorpidiniere] de nouvelle génération [programme DDX]. Tout comme la version précédente du système, le MK2/A, Teseo MK2/E sera installé à bord des frégates des classes FREMM et Horizon », a précisé MBDA, via un communiqué.
🇮🇹📝 New production contract for TESEO MK2/E
MBDA has signed a new production contract with the Italian Navy for the #TESEOMK2E anti-ship missile, the next-gen system designed to meet today’s evolving defence needs. pic.twitter.com/S3ChX6vGOC— MBDA (@MBDAGroup) September 29, 2025
Par rapport au Teseo Mk2/A, ce nouveau missile antinavire a une portée deux fois plus importante [360 km contre 180] et il est doté d’un autodirecteur électromagnétique AESA [antenne à balayage électronique actif]. En outre, précise MBDA, il « bénéficie également d’une préparation de mission optimisée, permettant le pilotage du missile en vol via une transmission de données par satellite ». Enfin, il peut être utilisé contre des cibles terrestres, ce qui donne une capacité secondaire « de frappe dans la profondeur » à un navire qui en est armé.
« Le lancement de la production du Teseo MK2/E démontre non seulement que le produit est mature et pleinement conforme aux exigences de la Marine italienne, mais aussi qu’il complète parfaitement le portefeuille de MBDA, en ajoutant une nouvelle référence dans le domaine de l’antinavire, qui pourra également être proposée à l’international », s’est félicité Lorenzo Mariani, un haut responsable de la filiale transalpine du missilier.





Et pendant ce temps… les français, y ont pas modernisé l’Exocet
Ah bon ? Et le Block 3c lancé en 2018 et entré en service en 2022 ?
Et sa relève arrive avant la fin de la décennie.
« Y z’ont » pas.
Ils ont pas.
Ils n’ont pas.
Même moi j’ai été choqué !!
Ouais, « y z’ont pas » !
Joues-en moi.
Conséquence du réchauffement planétaire le cerveau d’Iceman fond à vitesse grand V…
@Iceman : Bah si… C’est l’objet du projet FMAN/FMC (Futur Missile Antinavire/Futur Missile de Croisière) : https://www.opex360.com/2025/09/10/mbda-devoile-les-successeurs-des-missiles-exocet-et-scalp-storm-shadow/ (lien trouvé en moins de 15 secondes sur le net)
Ce missile donne un « coup de vieux » à notre Exocet block 3c, un missile très performant mais qui « plafonne » à 200/250km de portée : c’est peu, au regard de la portée des radars actuels, de la prolifération des drones et autres capteurs déportés capables de désigner une cible à très grande distance, et de la réalité du combat naval post-2030, avec des engagements navals qui se produiront à très longue portée.
Heureusement, l’Exocet sera bientôt remplacé/complété par le « Stratus Lo », missile subsonique issu du programme FMAN/FMC, dont la portée dépassera les 500 km. Certains évoquent une portée qui dépasserait 1000km pour la version tirée depuis des tubes verticaux, ce qui semble cohérent compte tenu du fait que ce missile sera décliné en version missile de croisière, successeur du Scalp Naval.
Sachant que le « Stratus RS », frère jumeau supersonique du Stratus Lo, pourrait potentiellement aussi être utilisé pour un usage antinavire (une version antiradar est d’ores et déjà prévue), la France pourrait retrouver des capacités de frappe antinavire très avancées au début de la décennie 2030.
L’allongement de la portée des missiles mer mer redéfinit ( ou bien devrait redéfinir) la guerre navale au sein des espaces maritimes relativement réduits, comme la Méditerranée. Elle redonne de l’intérêt aux batteries de missiles basées a terre, devenues moins vulnérables que les bâtiments de surface.
Exact les batteries de BlueSpear , similaires,déployées en Finlande et Estonie bloquent le Golfe de Finlande donc Saint Petersbourg ..sans compter le reste
Sans Mer Noire , sans Baltique,sans Syrie…la marine Russe « est mal »
Il lui reste qq « faciltés « en Algerie, peut être encore au VN
la question est de savoir si le radar du navire détecte un autre navire à 360km?
les radaristes expliquez moi.
En effet la terre est ronde..mais un reéseau se compose de pas mal de capteurs aeroportés ou satelltaires,de liaisons style 16….et d’un système de gestion du champ de bataille
(soit n capteurs, détectant p cibles, et k « affecteurs » (le truc qui détruit) quel est l’optimum »
La terre est basse mais la Terre est ronde.
Oui, la Terre, avec une majuscule pour parler de notre planète.
Mais en fait la Terre est sphérique.
@Jeanot
A 360km, il sera en effet difficile pour un navire de détecter au radar un autre navire adverse. La portée du radar est en effet limitée par la courbure de la terre. Pour atteindre l’objectif, il faut avoir recours à des capteurs déportés : c’est historiquement le rôle de l’hélicoptère embarqué, aujourd’hui largement complété/remplacé par les drones qui vont littéralement écumer les océans dans la décennie 2030 : drones de surface, sous marins, et bien sûr aériens qui accompagneront et précèderont les navires. On n’oublie pas non plus les constellations de satellites, désormais tout à fait capables de suivre à la trace une flotte sur n’importe quel coin du globe, et de fournir des données de ciblage exploitables par des missiles à très longue portée (le guidage terminal restant assuré par les capteurs du missile).
Pour l’export il nous faudrait un missile que conjugue les capacités antinavires de l’Exocet et la capacité missile de croisière du Mdcn.
On aurait un missile deux en un plus pratique que ce que l’on a maintenant et certainement moins coûteux que le Stratus.
Parfait pour l’export pour remplacer Harpoon Exocet et autres sur les navires.
Je pense que les FMAN/FMC entreront en service avant 2030…
Ces missiles sont prêts, d’autres essais sont prévus, mais ils sont déjà là.
On l’espère, en effet. Le « Stratus Lo », subsonique, sera avec certitude décliné dans une version antinavire (une version aéroportée, et une version tirée de tubes verticaux). Sachant que ce missile sera à la base un missile de croisière, on peut s’attendre, pour la version tirée de tubes verticaux, à une portée dépassant allègrement les 1000km (le Scalp naval a déjà une porté officieuse de 1200km, le nouveau missile ne pourra que faire mieux…). La version aéroportée devrait pour sa part atteindre les 500km minimum, portée suffisante pour rester en dehors de la zone d’engagement des systèmes sol-air embarqués.
Le plus intéressant sera cependant d’observer si le « Stratus RS », cousin supersonique du Stratus Lo, pourra également engager des cibles navales. Pour ce qu’on en sait, il sera décliné en version anti-radar, et sa vitesse élevée lui permettra d’engager des cibles mobiles fortement défendues… comme un navire de combat, par exemple ? Dans l’affirmative, on relèvera que jamais la France n’aura disposé d’une telle diversité de moyens pour engager à très longue distance des unités navales.