La Grèce trouve un accord avec l’Italie pour se procurer au moins deux frégates multimissions

Bien qu’issues d’un programme commun, les frégates multimissions [FREMM] françaises et italiennes n’ont pas les mêmes caractéristiques. Ainsi, par rapport à leurs homologues de la Marina Militare [classe « Bergamini »], celles de la Marine nationale affichent un déplacement inférieur et sont plus automatisées. En outre, leurs capteurs et leurs systèmes d’armes sont différents.

Si elles ont longtemps fait jeu égal à l’exportation, la FREMM italienne a récemment pris l’avantage. Après que l’Égypte a commandé deux exemplaires, l’US Navy l’a retenue pour la conception de ses futures frégates de type Constellation, dans le cadre du programme FFG(X). Programme qui, d’ailleurs, est en grande difficulté, au point que le Pentagone n’a prévu de lui affecter aucun crédit dans la demande de budget qu’il a adressée au Congrès pour l’exercice 2026.

Pour le moment, la Marine Militare dispose de dix FREMM, les deux unités vendues à l’Égypte ayant été remplacées par les ITS Spartaco Schergat et ITS Emilio Bianchi. En outre, elle va en recevoir deux autres, au titre du programme FREMM EVO.

Pour rappel, optimisées pour mettre en œuvre des systèmes robotisés [drones aériens, drones de surface, drones sous-marins], cette FREMM de nouvelle génération sera dotée du système de commandement et de contrôle SADOC 4, d’un radar double bande C/X pour la défense aérienne et d’une nouvelle suite de guerre électronique. Les deux exemplaires commandés par la Marina Militare devraient être admis au service actif en 2029/30.

Cela étant, il se pourrait que deux FREMM EVO soient commandées prochainement.

En effet, étant donné que le format de la Marina Militare a été fixé à dix FREMM, Rome a mis sur le marché les deux plus anciennes, à savoir les ITS Carlo Bergamini et Virginio Faso. La Grèce a très vite fait connaître son intérêt pour ces navires.

« Ils nous intéressent pour deux raisons. La première est qu’ils sont excellents. La seconde est que la conception de la frégate Constellation, que nous souhaitons coproduire avec les États-Unis, est basée sur la FREMM [italienne] », avait expliqué Nikos Dendias, le ministre grec de la Défense, en avril dernier.

Les négociations ont été rondement menées : six mois plus tard, la Grèce et l’Italie ont signé un accord portant sur l’acquisition de deux FREMM de la classe Bergamini. Et une option pour deux unités supplémentaires a été posée.

« L’accord a été signé par les directeurs de l’armement, le général Ioannis Bouras et l’amiral Giancinto Ottaviani, en présence du ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, et de son homologue italien, Guido Crosetto », a rapporté le quotidien grec Ekathimerini, le 29 septembre.

Cet accord « nous ouvre effectivement la voie à l’acquisition de deux FREMM, avec la possibilité d’en acquérir deux autres. Ces navires […] ont d’excellentes capacités et sont en excellent état », a commenté M. Dendias.

Ces deux FREMM italiennes rejoindront les quatre Frégates de défense et d’intervention [FDI, ou Belharra] que la Grèce a commandées auprès du français Naval Group, ainsi que les quatre frégates de la classe Hydra [ou Meko] que la marine hellénique exploite actuellement.

En outre, la Grèce voudrait que les deux FREMM qu’elle s’apprête à acquérir soient équipées de systèmes de lancement vertical pour tirer des missiles de croisière mer-sol.

« Je ne vous cacherai pas qu’il serait important pour nous que ces FREMM puissent également emporter le missile ELSA [*] de nouvelle génération, dont seront également équipées les frégates Belharra », a en effet déclaré le ministre grec.

En tout cas, s’est-il félicité, « nous entrons dans une nouvelle ère pour les forces armées helléniques, une nouvelle ère pour la marine grecque ». Et d’ajouter, dans une allusion à la crise de la dette publique grecque des années 2010 : « Je crois que nous comblons rapidement l’énorme retard laissé par une décennie de crise économique ».

[*] ELSA : European Long Strike Approach

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40 contributions

  1. dolgan dit :

    Pour financer, ils pourraient louer les MEKO aux allemands qui sont en grande difficulté avec Damen.

    Blague a part, cela leur fera une belle petite marine, mais ils vont avoir des difficultés avec tous ces systemes et armements différents. Ils vont devoir rationnaliser un peu.

    • Lado dit :

      Manip intelligente des Italiens (un peu comme nos Rafales..)
      (C’est l’histoire des gens qui n’achète que des voitures neuves et les gardent 3 ans..)
      Ils sont en manque d’équipages donc cela n’a pas d’impact militaire mais par contre cela nourrit leurs chantiers
      Bon c’est aussi bien pour les missiles Aster
      Les Grecs vont terminer cette remise à niveau par des soums probablement

      • Achetez maintenant, payez en trois fois sans frais dit :

        Des gens qui n’achètent que.

    • Alain d dit :

      En méditerranée, après la France y’a l’Italie.
      Et puis l’Italie, en 2024, était classé 2ème exportateur d’armes vers le Moyen-Orient pour « 13 % des importations d’armements de la région. En particulier, 28 % des armes lourdes ont été exportées vers le Qatar »
      Sans oublier que l’Italie, avec l’Allemagne et l’Espagne, était l’un des plus gros exportateurs vers la Turquie.
      Et elle (Meloni) semble renouer par l’accord récent entre Baykar et Leonardo.
      Tandis que dans le même temps elle freine les exportations vers Israël qui coopère avec la Grèce.
      Cet achat de navires italiens n’aurait-il pas aussi une motivation géopolitique, pour peser plus sur celle de l’Italie ? Et ne pas tout mettre dans le panier France?

  2. FouPouDav dit :

    Les Grecs veulent du missile de croisière à 2000 km de portée et le MdCN (1000km) n’est pas suffisamment dispo vu la taille bonsaï de nos forces armées dont la Royale.
    MBDA fait feu de tout bois avec ses multiples branches nationales (fusion acquisition locales). Ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier et la compétition en interne fait chauffer la matière grise,c’est bien sauf qu’en termes de ressources, elles sont éparpillées, il n’y a qu’à voir le catalogue du missilier. Pléthorique !

    Hypersonique : Espérons qure la France initiatrice du concept en 1965 [projet VERAS – Véhicule Expérimental de Recherches Aérothermodynamiques et Structurales] abandonné car trop coûteux à l’époque, soit toujours créative avec son projet hypersonique furtif V-Max (ArianeGroup/ONERA), un planeur hypersonique qui semble être sur de bons rails mais restera plus une arme préstratégique ASN4G (Air-Sol Nucléaire de 4e Génération) que tactique.
    Attendons les tests du V-Max 2…

    L’ANL, l’Exocet, etc sont trop courts et viseraient des installations cotières.
    Pour des frappes dans la profondeur à part le MdCN. 2,8 millions d’€ l’unité ! Là ça pique fort, une trentaine de tirés et c’est un Rafale en moins. Comparé au BGM-109 Tomahawk (selon le modèle et à charge conventionnel), l’économie d’échelle réalisée par les USA est exemplaire dépassant à peine le million de $. (je crois pour 2020).

    Un missile de croisière terrestre (MdCT) de 7 mètres et de près de 2 tonnes dérivé du MdCN est prévu pour 2028. Seuls les conteneurs des munitions seraient aérotransportables. Avec le tracteur (18m en tout) cela ne rentrera pas dans l’A400M. Quant à les voir sur un navire, aucun Sylver n’y est proportionné.

    Tout cela en attendant LE système européen ELSA (European Long-range Strike Approach) toujours chez MBDA supporté par toujours plus de nations.

    Tout est une question de brouzoufs comme dirait le Capitaine Lamar (cf: Objectif Nul)
    >>> Pour les jeunes vieux de la Gen X [ youtu.be/ykP9xGMuqf8 ] les « Moucrènes à la glaviouse »

    • Hermes dit :

      Le MdCN va plutôt chercher dans les 1500km, 1000Km c’est la version tube pour les sous marins.
      Le MdCT c’est essentiellement un MdCN (il sera au mdcn ce que le mdcn est au SCALP, au maximum), l’objectif n’est pas vraiment de refaire un missile de zéro mais de proposer une solution rapide, et pour le coup là dessus ils ont bien travaillé avec le MdCN, mais du coup votre remarque sur le MdCT en sylver n’a pas vraiment sa place.
      On peut espérer qu’à ce tarif ils ajoutent quelques leurres au missile pour augmenter son efficacité.
      .
      Pour rappel nous avons toujours les FMAN avec les britanniques qui doivent offrir un missile à longue portée (ainsi qu’un haut supersonique pour l’antinavire, les 2 devant être compatible VLS & conteneurs (EXOCET)), plus d’autres travaux européens…
      .
      Et la comparaison avec les tomahawks, votre prix submillion, ça date des premières version, les dernières version tomahawk sont plus cher qu’un MdCN ($3M à $4M)!

      • Pluriel dit :

        Ça date des premières versions, les dernières versions Tomahawk sont plus chères.

  3. HMX dit :

    Excellente affaire pour les grecs… et excellente stratégie industrielle italienne, qui a déjà fait ses preuves : les italiens commandent un nombre de navires supérieur à leurs besoins réels, puis revendent les coques excédentaires dès qu’un client potentiel se présente. Cette stratégie, qui constitue une forme de soutien étatique déguisé mais pleinement assumé, permet à l’industrie italienne de lancer des séries de navires avec un nombre de coques important, permettant de rentabiliser pleinement les chaînes de fabrication (y compris les équipements électroniques et armements) et de faire jouer les économies d’échelle. Au final, cela permet de baisser le coût unitaire, pour le plus grand bénéfice de l’Etat italien et de la Marina Militare. La revente des coques surnuméraires permet à l’Etat de « boucler » le financement global de l’opération.

    Outre la dimension strictement budgétaire/économique, on ajoutera que ce modèle industriel présente d’autres avantages :
    – le fait de produire à la chaîne et en continu des navires permet à l’industrie italienne d’améliorer en permanence sa compétitivité et d’intégrer en temps réel des innovations, tout en rentabilisant au maximum son outil industriel, créant ainsi un cercle vertueux.
    – Le fait d’aligner volontairement davantage de coques que nécessaire, ce qui s’assimile à du stock, est un élément essentiel pour la résilience de la Marina Militare : en cas de perte au combat, ou d’indisponibilité de ses navires, il est toujours possible de « piocher » dans le stock si l’urgence le justifie (quitte à froisser un client étranger).
    – En termes de compétitivité/export, comme l’illustre l’article, cette stratégie place l’Italie dans une situation très favorable sur le plan commercial, permettant de mettre sous pression, et peut être à terme d’éliminer ses rivaux (notamment européens).
    – résultat de ce qui précède : comme toutes les ventes d’armes portant sur des équipements majeurs (ici des frégates), l’Italie peut affirmer un « soft power », qui lui permet de peser davantage dans les relations internationales.

    En France, notre stratégie n’est pas aboutie, nous n’avons pas de vision ni de politique industrielle à moyen/long terme. On reste sur du court terme, en opposant bêtement les intérêts de l’Etat (Bercy) et ceux de l’industrie. Le MinDef commence donc par définir une cible d’acquisition taillée « au plus juste ». Bercy vient ensuite raboter cette cible d’acquisition de quelques unités, histoire de montrer à ces rigolos de militaires qui commande, et qu’on ne badine pas avec la dépense publique. Le programme est ensuite notifié à l’industriel, mais attention, en restant prudents : on commence par une commande ferme de 2 ou 3 exemplaires seulement, les autres étant des options, qui seront levées (ou pas !) par les gouvernements suivants. Et on se réserve bien sûr la possibilité de tout stopper en chemin, selon les aléas politiques du moment. Conséquence de ce brouillard politique et économique, l’industriel va donc étaler un maigre programme sur une longue période de temps (pour survivre en attendant les prochaines commandes), avec des coûts à la hausse (il faut bien refacturer les coûts fixes de l’outil industriel, très élevés dans le cas d’un chantier naval). Illustration parfaite du cercle vicieux, dont le programme des FREMM française constitue l’aboutissement le plus éclatant.

    On notera que la DGA est bien consciente de ces lacunes. En 2024, elle avait d’ailleurs proposé sans succès au MinDef (un certain Sébastien Lecornu…) de commander à Naval Group des coques nues de frégates FDI, en anticipation export. Une stratégie intelligente et gagnant/gagnant, peut être moins aboutie mais se rapprochant néanmoins de celle de l’Italie. On notera également que s’agissant des FDI, le choix a été fait de lancer directement une commande ferme de 5 frégates, donc de ne pas « saucissonner » la commande initiale avec des options ou des tranches à affermir ultérieurement. Mais ces initiatives louables restent trop timides, face au rouleau compresseur que déroule la stratégie italienne, sans parler du danger à venir de la construction navale militaire asiatique, ou de la Turquie. Il faut réapprendre et redéfinir une stratégie industrielle pluriannuelle en France (et pas seulement pour ce qui concerne les frégates…).

    • olivier dit :

      C’est effectivement ce que Fabrice Wolf (Meta Defense) et probablement d’autres (mais lui a documenté de manière très précise le sujet y compris sur les mécanismes de financement) proposent depuis plusieurs années: produire en surnombre les équipements à fort potentiel d’exportation (FDI, sous-marin, Rafale, Caesar).

      Il y a l’avantage de la disponibilité immédiate pour l’export mais également d’augmenter les capacités d’entrainement et de projection (l’équipement peut être utilisé en attendant sa revente) tout en faisant tourner les lignes de production (et donc donner de la visibilité à l’industriel concerné et d’assurer le maintien en compétence).

      Bref comme vous le précisez du gagnant/gagnant sur toute la ligne, mais cela demande une mise de départ et à priori l’état a d’autres préoccupations que la défense et l’emploi industriel.

    • Dédé Jéhat dit :

      Merci de cette analyse.

  4. Malazgirt1071 dit :

    « Et d’ajouter, dans une allusion à la crise de la dette publique grecque des années 2010 : « Je crois que nous comblons rapidement l’énorme retard laissé par une décennie de crise économique ».
    C’est sûr qu’avec plus 160% de PIB de dette publique, la p’tite Grèce a encore de la marge ,elle a encore beaucoup de choses à vendre à ses marionnettistes. 🙂 🙂

    • Goose dit :

      En attendant, la p’tite Grèce n’est toujours pas envahie par les hordes impérialistes néo-Ottomanes, et se constitue une armée de taille à résister à une agression…
      D’ailleurs, les « Trucs » ont compris, car à part vociférer et menacer…
      Tiens, pour les grandes gueules turques : semblerait que les USA interdisent l’export des moteurs GE 110 destinés au Kaan… Et comme son moteur indigène (avec l’aide de Rolls Royce quand même…) est loin d’être prêt…

      • Malazgiet1071 dit :

        Ahaha, la Turquie n’a pas la moindre intention d’agresser la p’tite Grèce , où avez-vous vu cela ? ?
        Quant à vociférer ou se prendre pour ce qu’elle n’ est pas ,ce serait plutôt la p’tite Grèce qui croit qu’en achetant des armes à ses marionnettistes elle pourra tranquillement spolier les droits de la Turquie en Méditerranée et dans la mer Egée,le pire c’est qu’elle y croit dure comme fer tout comme vous et d’autres . 🙂 🙂
        Pour ce qui est des moteurs GE 110 pour le block 1 du KAAN ,prévu depuis toujours uniquement pour cette tranche ,il y en assez pour les six prototypes prévus pour les tests de développement ,trois appareils sont en constructions ,quelques images ont été diffusées il y a quelques jours ils vont tous voler intensément en 2026 ,pour l’instant il n’y a pas urgence et il n’y a pas « d’interdictions  » de la part des USA ,les licences pour fabriquer les GE 110 en Turquie pour le block 1 du KAAN sont en attente c’est tout,il y a encore deux bonnes années d’ici à ce que la production de série des premiers KAAN arrive ,il va se passer encore beaucoup de choses d’ici là . 🙂 🙂
        Depuis le lancement du projet il est hors de question que le chasseur Turque soit propulsé par un moteur étranger ,RR est hors course ,il n’a été seulement été question que d’un partenariat avec un industriel Turc mais ils n’ont pas eté retenus , la responsabilité a été donnée à TR MOTOR depuis plus de deux ans déjà et c’est la filiale moteur de TUSAÅž ,TEI qui en a la la charge du développement ,le TF 35000 .Le moteur du KAAN nécessite une puissance de près 16 t de poussée ,ni RR ni aucun fabricant européen n’a un tel moteur ,il faudrait vous renseigner un peu ,le EJ 200 a eté développé en 19 ans ,celui du F35 en 17 ,vous voudriez que les ingénieurs Turcs fassent un moteur beaucoup plus puissant plus rapidement que ceux-ci ou encore que celui du Rafale qui a mis au moins autant de temps ?? 🙂 🙂
        Ne vous inquiétez pas ,le développement du KAAN se passe très bien et avance bien plus plus vite que tout ce qui a été fait pas d’autres constructeurs soit disant expérimentés ,il suffit de voir le développement du HÜRJET et de l’hélicoptère GÖKBEY ,conçus et développés plus rapidement que ce que les soit disant « experts » prévoyaient . 🙂 🙂
        À votre place je m’inquiétais plutôt de la rareté de projets de votre pays et de vos alliés ,je ne parle même pas des budgets pour cela et de la lenteurs à laquelle ils avancent ,la c’est encore plus comique . 🙂 🙂

        • Trucmachinchose dit :

          Le chasseur turc, la chasseuse turque, la chasse des Turcs.

        • Quant-à-soi dit :

          Soi-disant.
          Sans « t » à « soi » (c’est le pronom personnel) et avec un trait d’union.
          Littéralement : disant de soi-même. Faisant état d’une qualité qu’on s’attribue soi-même.

          D’autres constructeurs soi-disant expérimentés.
          Ce que les soi-disant « experts » prévoyaient.

        • Pluriel dit :

          Des moteurs prévus.

        • Singulier dit :

          En construction.
          La lenteur.

        • Goose dit :

          Beaucoup de blabla…
          Grande gueule turque, quoi…

      • Roland DESPARTE dit :

        Bonjour Goose,
        Les proxies turcs sont à l’œuvre…
        Dette publique de la Turquie en juillet 2025 :
        12 045 300 000 000 TRY = 246 868 423 500 € (1 Livre turque TRY = 0,020 €)
        Alors avant de vouloir faire la leçon à la Grèce…
        Il est vrai que chez nous aussi c’est pas fameux, mais au moins on ferme notre g—– !
        Pour les moteurs GE, au 39/09/2025 voici les dernières infos :
        « La Turquie a obtenu l’approbation du Congrès américain pour l’achat de moteurs GE Aerospace F404 destinés à son nouvel avion d’entraînement Hurjet, selon Fahrettin Ozturk, directeur adjoint de Turkish Aerospace Industries. Ozturk a fait cette annonce lors d’une diffusion sur X, tout en précisant que l’approbation du Congrès pour les moteurs F110 de GE destinés à l’avion de chasse KAAN de la Turquie est toujours en attente. »

        • Malazgirt1071 dit :

          Je crois que vous avez un problème de compréhension, vous n’avez même pas remarqué que la p’tite Grèce a une dette publique plus élevée que la Turquie qui a pourtant 5 fois plus de PIB que cette dernière , c’est dire l’énorme gouffre qu’il y a entre les deux pays ,alors oui la Turquie peut donner la leçon sur ce domaine à n’importe quel pays européen. 🙂 🙂
          Pour ce qui est des autres infos , merci mais je suis déjà au courant et vous réitérez mon info sur l’attente de licence pour la production de GE 110 ,il n’y a pas urgence pour le moment comme je l’ai expliqué plus haut . Sinon pour info l’Espagne compte commander 30 + 15 HÜRJET , de nombreux pays s’intéressent de très à cet appareil , dont un de 1er ordre , l’info sera dévoilé quand ce sera plus concret , cela ne saurait durer .
          Le budget de la défense Turque ces deux dernières années a explosé, les chiffres officiels publiés par le gouvernement : 16 Mds de dollars en 2023 , 40,5 en 2024 et 47 en 2025,cela va sûrement augmenter les prochaines au vu des innombrables projets arrivant à terme et dont la production de série de ces nouveaux systèmes s’enchaîne tous les jours ,rappelez moi le budget de la p’tite Grèce qui ne fabrique pas un clou et achète jusqu’à la moindre munition contrairement à la Turquie qui développe et fabrique plus de 80 % de son armement et bien moins cher que n’importe quel fabriquant européen 🙂 🙂

        • Goose dit :

          Notons que beaucoup de projets turcs sont financés grâce à l’aide financière du Qatar…
          Pour les F110 du Kaan, j’ai lu que le Congrès US bloquait.

          • Malazgirt1071 dit :

            Ahaha pure propagande ridicule , le Qatar est un pays frère et il achète de l’équipement à la Turquie , ce ne sont pas des dons ou de l’aide sans retour il achète énormément aux pays occidentaux on peut alors dire qu’il finance l’industrie de défense de ces pays aussi non ? ? Le gouvernement Turcs finance tous ses projets , bien plus nombreux que ceux de toute l’Europe réunie sans aucun problème, bien qu’elle ait beaucoup moins de moyens et malgré les innombrables embargos faits contre elle .Le chasseur furtif sans pilote KIZILELMA est lui entièrement financé par la société BAYKAR tout comme toutes ses réalisations et ne fait pas le moindre emprunt auprès de qui que ce soit .

          • Goose dit :

            Sur le F110, déclaration du ministre Turc Hakan Fidan.
            La Turquie ne dispose pour l’instant que d’un lot de moteurs F110 acquis pour équiper les prototypes.
            Quant au moteur indigène TF35000, ce ne sera pas avant 2032, selon le président de l’industrie de défense turque.
            Mais selon plusieurs analystes cette échéance ne pourra être tenue. Ce que dit aussi des membres de l’opposition, qui accuse carrément le gouvernement de tromperie sur le Kaan…
            En somme les Turcs sont comme les Russes, et en sont actuellement à la « coquille vide » ou au « village Potemkine » avec leurs joujoux …

    • Hermes dit :

      Et pourtant aujourd’hui la grèce est sur une meilleure pente que la France.

  5. Vins dit :

    Nouveau concept: on signe un accord de défense et ils partent acheter ailleurs.
    Donc on annule on accord défense? Ou pas…

    • Oui mais non dit :

      Ils nous ont acheté des Rafale et des FDI.

    • Goose dit :

      Nous avions des frégates d’occasion à vendre ?
      Au moins, ils n’achètent pas les poubelles LCS que les Américains essayaient de leur fourguer…

    • wake up dit :

      Some French people have a really fucked up point of view.
      Yes we have a defence agreement. Does that mean that we are obliged to *only* buy French weapons?
      Who do you think you are… really.
      I have seen French people say the same when Greece bought F35’s .
      As if France has a stealth 5th Gen fighter that we chose not to buy.

      We buy what we need , when we are able.
      And FYI, Greece officially asked in the past for 2nd hand transfers from France for FREMMs, France rejected and offered junk Cassard.
      If Italy is retiring 2 relatively low age FREMMS , at a low price, Greece of course will jump at the opportunity.
      Our navy is dire need of renewal, our entire navy is 40+ year old hulls…
      We bought enough FDIs at 1 Billion $ each, don’t be fucking greedy and bitch when we buy something else that France simply cant or wont offer.

      And Greece has bought more than its fair share of French weapons, even before the defence agreement, over multiple decades.
      Mirage F1s, Mirage 2000’s , Mirage 2000-5s, Rafales , FDIs , VBL Panhards, any many, many more historically.

  6. Plus de 1e Rang dit :

    L’acquisition de bâtiments neufs ou récents que cela soit notamment pour opérer MEDOR ou MER NOIRE reste politiquement indispensable. Aussi voyez impérativement sur la 5 ( en replay à présent ) : « Main basse sur la mer noire »……..

    • dolgan dit :

      Bof, la France a besoin d une flotte de haute mer. Elle n a pas de moyens a gaspiller pour des navires adaptés a la mer noire.

      A la limite une corvette AA courte/moyenne portée pour patrouiller entre Suez-Djibouti-EAU.

    • Ouaf ouaf ouaf dit :

      Pour opérer Médor ? Pauvre petit chien, qu’est-ce qu’il a ?

    • C'est quoi que je vous cause en rapport avec dit :

      Pour opérer EN MédOr ou EN mer Noire.