Arquus dévoile le « DRAILER ROCUS », un nouveau robot d’investigation pour les régiments du Génie

En février, la Direction générale de l’armement [DGA] a lancé une procédure de « mise en concurrence » afin d’acquérir jusqu’à soixante « robots d’investigation portant sur des objets suspects de type ‘engins explosifs improvisés’ au profit du Génie de l’armée de Terre ».
Dans le détail, ce système robotisé, appelé ROBIN, devait afficher une masse d’au moins 1 500 kg, être téléopéré à plusieurs centaines de mètres de distance et disposer d’un bras d’investigation « équipé d’un outil multifonctions » ainsi que de moyens d’observation et de communication.
« Le système ROBIN permettra, après la détection d’un objet suspect enterré, de retirer la couche de matériau dissimulant l’objet, d’observer et permettre ainsi une première analyse » puis, le cas échéant, « de l’extraire pour l’éloigner de l’axe de progression », avait expliqué la DGA.
Ce marché était dans le collimateur de plusieurs industriels, dont Soframe, qui avait présenté son Fardier MK II lors de l’édition 2024 du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, KNDS France, associé à Sogeclair pour développer le Centurio, Arquus, avec le DRAILER, ou encore CNIM Systèmes Industriels, qui avait pris les devants dès 2022, en dévoilant le ROCUS [Route Clearance Unmanned System].
Ce dernier avait été développé à partir de la plateforme chenillée THeMIS, du groupe estonien Milrem Robotics. Aérostransportable, pouvant être manipulé par un opérateur situé à 500 mètres de distance, le ROCUS devait être doté d’un bras robotisé ayant une capacité de levage de 100 kg à 4 mètres.
Seulement, les chances du ROCUS pour remporter le marché ROBIN étaient minces étant donné que le ROBIN doit obligatoirement être monté sur châssis à roues, afin qu’il puisse être remorqué par un Véhicule blindé multirôles [VBMR] Griffon.
Finalement, CNIM Systèmes Industriels s’est rapproché d’Arquus. Le partenariat entre les deux industriels a été officialisé lors de l’évènement TechTerre, organisé pour la première fois par le Commandement du Combat Futur [CCF] au Centre d’Entraînement aux Actions en Zone Urbaine [CENZUB] de Sissonne, en juillet dernier.
Arquus & CNIM Systèmes Industriels présentent leur Démonstrateur de Robot d’Investigation
Fruit du programme #ROBIN, il combine la plateforme DRAILER et les systèmes éprouvés du ROCUS au service des forces.#Défense #Innovation #Robotisation pic.twitter.com/W3171KjZGK
— Arquus (@Arquus_Defense) September 23, 2025
Les travaux ont été rapidement menés : le 23 septembre, via les réseaux sociaux, Arquus s’est dit « fier » de présenter, aux côtés de CNIM Systèmes industriels, son Démonstrateur de Robot d’Investigation ».
Depuis juillet, « Arquus a travaillé conjointement avec son partenaire pour intégrer la charge utile de levée de doute et son système de téléopération – déjà éprouvés sur le ROCUS – sur la plateforme DRAILER », a expliqué l’industriel. Et d’assurer que les « essais se sont révélés concluants », confirmant ainsi la « pertinence de cette coopération au service des forces ». Reste maintenant à voir s’il saura réunir les suffrages de la DGA et de l’armée de Terre.
Pour rappel, doté de quatre roues motrices et directrices, le robot DRAILER peut parcourir 100 km en roulant à 20 km/h grâce à une motorisation hybride électrique. Selon Arquus, il est en mesure de transporter jusqu’à 700 kg de charge utile. Grâce à sa conception modulaire, il se décline en différentes versions, selon les missions susceptibles de lui être confiées [appui feu direct ou indirect, guerre électronique, lutte antidrone, ouverture d’itinéraire, etc.].





En cherchant si le Fardier est bien hydrostatique je tombe ici https://www.opex360.com/2025/02/26/larmee-de-terre-va-se-procurer-60-robots-dinvestigation-robin-pour-ses-unites-du-genie/ sur un magnifique résumé de Wrecker :
« Wrecker47 27 février 2025 à 20:38
Tous les matériels du génie civils adaptables aux besoins militaires existent déjà ,il suffit de les mobiliser !
Un grutier ou un conducteur de bull ne changent pas de métier,ils s’adaptent !  »
J’applaudie avec enthousiasme.
Et peste contre l’idée que la remorque soit un drame insurmontable, un truc terrible, voué seulement à la haine de Sardine Ruisseau.
Pendant que l’engin fait quelque chose la remorque peut être employé a autre chose. Et si l’engin est dispersé façon puzzle dans l’accomplissement de son devoir, la remorque peut encore servir par exemple à trimbaler l’équipement et ou les paxs d’un véhicule détruit.
Dans la vidéo situé ici https://www.arquus-defense.com/fr/drailer l’argument : « notre joli robot ira de l’avant avec vos sacs, vos musettes, vos gilets, vos brellages, vos chargeurs, vos gourdes et tout le reste… Et vous vous serez beaux, avec vos jolis fusils, vos baskets et vos corps de champions du naturisme. » est un peu aventuré.
Ce truc sera la première cible dans ce groupe!
Peut être que ce robot s’appelle Perrette. Si pot-au-lait fait ringard (du Nord?) ça pourrait faire une série nouvelle Perrette et les Garçons tout nus… Un truc court. Ou en petits bouts.
D’autre part, les engins hydrostatique du bâtiment ont des distributeurs hydraulique. Bref, des prises d’huile qui tournent en général (ne mettez pas vos mains sir les raccords) à 140 bars 300l/min. La dessus on peut brancher ses tuyaux pour alimenter des découpeuses de grand diamètre, des tronçonneuses à béton, des brises béton horizontaux ou verticaux, des « mégas crics » etc… Des outils, pleins d’outils.
Pourquoi trimbaler un truc monofonction en auto remorque qui l’use (moyeux débrayables ???) quand ont peut avoir le multifonctions, les accessoires, et la remorque…
Le robot est pour le Genie pas pour les dans le béton. Donc il peut avoir a saboter ou a réparer des trucs avec son machin et par exemple faire sauter un bâtiment ou un pont ENI avec les moyens confisqués et quelques autres. Mais aussi à construire.
Si quelqu’un sait ou trouver d’anciens règlements sur la constructions de ponts : il m’est arrivé d’en chercher sans grand succès. C’est chouette les ponts !
Déjà fatigué à 19:53!
Relisez-vous!
J’applaudiS.
La remorque peut être employéE À.
Les paX.
La vidéo situéE ici.
Les engins hydrostatiqueS.
Des distributeurs hydrauliqueS.
SUr les raccords.
LÀ-dessus.
Les brisE-béton. / Les brisE-bétonS.
Des « mégA-crics ».
PleiN d’outils.
Le multifonctioN.
Avoir À saboter ou À réparer.
OÙ trouver.
Ben, il n’y a pas vraiment de règlement « general »pour les ponts « modernes », chaque ouvrage etant « different », mais un ensemble des regles liees a la resistance des materiaux ( BAEL, BPEL, CM), à la Mecanique des sols, aux charges climatiques (NV), avec un mode particulier de calcul des efforts sous l’effet des charges dynamiques, sans oublier la poussée hydraulique exercée par l’eau sur les piles et les effets particuliers du vent sur les tabliers et les haubans. Le seul reglement « commun »qui a existé pendant un temps concernait les Dispositifs de Minage Permanents qui sont tombés en désuète avec l’usage du béton précontraint. Les anciens ponts a bases de voutes maçonnées, reposaient sur le principe du report lateral des charges verticales sans depasser la resistance a l’ecrasement de la maconnerie (a condition d’avoir des culées et des piles intermediaires stables évidemment). Les principales evolutions ont eu lieu avec l’utilisation successive du metal pour sa resistance à la traction, puis du beton armé et du béton précontraint pour leur resistance combinee croissante à la traction et à la compression.
Pour épargner notre hôte je réponds en une fois.
Plus que fatigué et sans relecture il est vrai.
Mais il me semble que ces idées méritent d’être couchées ici même si le repassage du dessus de lit est indigne de la Légion.
J’ai vanté l’hydrostatique ce qui est contraire à ma manie diesel-électrique-batteries-moteurs roues.
Pourtant des pelles électriques existent un exemple : https://www.kiloutou.fr/c/pelleteuse/pelleteuse-electrique/
Mais le béton vibré est d’une résistance telle que les tâches de démolitions sont mieux faites comme cela pour le moment.
Néanmoins ont voit que les matériels électriques adaptables existent déjà . Ils ont aussi le mérite d’être bien plus silencieux. Le bruit aussi se détecte et se triangule.
Il est probablement plus moderne de partir de la génération électrique + batterie qui sera plus polyvalente et plus standardisable. L’industriel doit bien penser à vendre et le militaire a simplifier la maintenance et la logistique.
Alfred,
Merci, je vais creuser.
J’ avais vu sur les quais de Paris il y a bien longtemps un règlement sur les ponts avec les calculs de l’époque et les illustrations merveilleuses de clarté qui montraient mieux qu’une photographie.
Les calculs de charges (de démo) sont la limite de ce que j’ai appris c’est trop peu.
Bricoleur,
Merci. J’ai trouvé plein de choses sur le site internet du musée d’Angers que j’ ai la ferme intention de visiter.
Déjà le site est épatant et fournira des ressources au moindre enseignement de l’histoire.
Hélas pas le règlement pour pontonnier dont je parle si dessus.
Je chercherai un peu plus notamment aux Ponts.
Roland,
La citation de Wrecker 47 est toute à son mérite : je suis en remorque sur l’affaire.
Voilà qui devrait vous interesser, avec les calculs, la description des travaux et des photos de la construction du pont sur le Douro et du viaduc de Garabit
https://reflexscience.univ-gustave-eiffel.fr/lire/articles/gustave-eiffel-constructeur-de-ponts-metalliques-en-arc
Merci !
@ Sempre en Davant. Pour la construction des ponts militaires, voir l’Ecole du Génie à ANGERS. Pour les ponts d’infrastructure, voir l’ENPC ( Ecole Nationale des ponts et chaussées) et/ou le CEREMA, voire des constructeurs ( Bouygues, Eiffage, Fayat, etc )
En ce qui concerne les ponts militaires, il n’y a plus grand chose depuis la disparition des ponts Bailey, a part les ponts flottants motorisés et des poseurs de travures de portee limitée pour le franchissement continu ainsi que des portières pour le franchissement discontinu. Même les bottes de paille permettant de faire un radeau individuel avec le poncho ont disparu des champs.
bien Arquus est une bonne entreprise, malheureuse, elle ne produit que des matériels pour les besoins des force armées françaises …
ils semblerait quel est de grosse difficultés a exporter sa production…
ils y a quelque filière de matériel spécifique qui sont peux produit…
le matériels pour les troupes aéroportée et pour les troupe Alpine…
ils y a sûrement des opportunités de développement dans ce domaine…
Ensuite , toute l’europe développe des char de batailles lourd ( plus de 55 tonnes ) mais ils y a une absence total de char leger ( moins de 20 tonnes ).
La france a développer le char leclers donc nous disposons du savoir un un char léger… meme conception ( sauf moteur a l’avant ) et un canon de 105mm. moteur hyperbar de 500 cv .
Relisez-vous!
Le problème du concept du char léger, c’est le poids du blindage en acier.
Un blindage kevlar serait plus léger mais ne tient pas chimiquement dans le temps, donc à renouveler périodiquement, et serait plus sensible aux températures élevées des explosions et incendies.
Un blindage en céramique ne supporterait pas les gros chocs répétés.
Finalement, les russes et les ukrainiens partagent le rôle de char léger entre les voitures ordinaires (pas blindées mais plus agiles, largement disponibles et « consommables »), les drones et munitions téléopérées, et l’artillerie.
MalheureuseMENT.
Des forceS armées.
IL semblerait QU’ELLE AIT.
De grosseS difficultés À exporter.
IL y a quelqueS filièreS.
De matérielS spécifiqueS qui sont peU produitS. / De matériel spécifique qui EST peU produit.
Le matérieL.
Les troupeS alpineS.
IL y a.
L’Europe.
Des charS de bataillE lourdS.
Mais iL y a.
Une absence totalE de char lÉger.
La France a développÉ.
Le char LeclerC.
Nous disposons du savoir POUR/SUR un char léger.
Même conception.
À l’avant.
Moteur hyperbarE / Moteur Hyperbar.
500 cH.
En français, le symbole du cheval-vapeur métrique est ch : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval-vapeur
À ne pas confondre avec le cheval fiscal, dont le symbole est cv (ou plutôt CV) et qui n’a pas du tout la même valeur (500 ch = 40 CV) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cheval_fiscal
Moteur Hyperbar de 500 ch.
Notons en outre que dans le Système international d’unités (qui a valeur légale en France), la puissance des moteur est exprimée en watts (symbole : W). 500 ch ≃ 368 kW
Moteur Hyperbar de 368 kW.
Les habitudes ont la vie dure. Ils ont réinventé la remorque ARE du VCG. Pauvre Griffon
Forcairs des Conquérants de la lumière
Sans vouloir cracher dans la soupe, si j’y vois une amélioration utile et nécessaire des moyens existants, je ne vois pas vraiment où est l’innovation.
Comme je l’avais évoqué à propos de l’article de Laurent Lagneau sur le bouclier (21/09/2025), si nos Forces armées disposent de quelques robots, ceux-ci ne sont pas principalement axés sur la protection du combattant [mais sur l’ouverture de route, l’observation, le transport (mule) et le déminage].
Si des robots sont déjà en service ou en cours de développement,
https://youtu.be/osoogub7lfI
actuellement nous ne disposons pas d’un robot permettent l’enfouissement et la dissimulation du combattant.
Il serait pourtant souhaitable que nos éléments avancés puissent être assistés d’un petit engin dronisé équipé d’une lame de dégagement, d’un bras fouilleur-excavateur, et pouvant au besoin constituer un module de protection improvisé pour le fantassin. C’est un défi technique énorme, car la majorité de ces engins, type tractopelle ou NX-7 ou AUROCH, sont imposants, bruyants, parfois inadaptés…
Comme le dit @Sempre en Davant : « Tous les matériels du génie civils adaptables aux besoins militaires existent déjà , il suffit de les mobiliser ! » ; il suffit effectivement de les adapter à la réalité du terrain militaire, en réduisant la masse tout en maintenant la puissance, en les dotant raisonnablement d’une protection sommaire modulaire (“couverture-bouclier“), de moyens de contrôle à distance (télécommande et optique) et d’adjoindre des capacités de dissimulation (filet multispectral). Là est le défi technique ; là serait l’innovation !
Pratique pour combattre les monstroplantes.