THA : La base aérienne d’Istres se prépare à mettre en Å“uvre le dirigeable stratosphérique Stratobus

Dévoilée par le ministère des Armées lors du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, la stratégie pour la Très Haute Altitude [THA], c’est à dire pour une zone comprise entre la fin de l’espace aérien contrôlé et le début de l’espace extra-atmosphérique, repose sur trois piliers, à savoir la détection [radars, dont le système Nostradamus], l’interception des aéronefs [ballons, dirigeables, etc.] hostiles et l’exploitation.

S’agissant de ce dernier point, il s’agit de « renforcer la supériorité des forces françaises » en leur donnant les capacités nécessaires en matière de renseignement, de transmissions, de guerre électronique, voire de frappe dans la profondeur, afin de leur permettre de tirer avantage de la THA.

Sans toutefois préciser leurs usages potentiels, cette stratégie ministérielle a évoqué trois projets capacitaires : le ballon stratosphérique manÅ“uvrant BALMAN, conçu par Hemeria sous la maîtrise d’ouvrage du Centre national d’études spatiales [CNES], le pseudo-satellite [ou HAPS, pour High Altitude Permanent System] Zephyr, un avion « solaire » proposé par Airbus, et le dirigeable autonome Stratobus, développé par Thales Alenia Space depuis maintenant plus de dix ans.

En janvier 2020, la Direction générale de l’armement [DGA] notifia un étude de concept relative au Stratobus à Thales et à Thales Alenia Space. Étude qui devait porter sur un usage lié aux missions dites ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance].

« Ce contrat a pour objet d’évaluer la pertinence des solutions stratosphériques persistantes de type StratobusTM, pour les besoins de défense et marque une étape clé vers la définition d’une éventuelle solution opérationnelle en lien avec les utilisateurs. Il permettra de préparer les entrées nécessaires au développement de la solution complète incluant l’avionique dronisée et fiabilisée ainsi que l’ensemble des segments de contrôle », avait résumé Thales, à l’époque.

D’une masse d’environ 8 tonnes, pour une longueur de 140 mètres, un diamètre de 32 mètres et un volume de 85 000 m³, le Stratobus est équipé de quatre moteurs électriques alimentés par des panneaux photovoltaïques associés à une pile à combustible. Il est censé pouvoir emporter une charge utile de 250 à 450 kg et voler à la vitesse de 80 km/h, à au moins 20 km d’altitude.

Le 10 septembre, le Stratobus a passé une nouvelle étape, après la tenue d’un premier comité de pilotage le concernant, sur la base aérienne [BA] 125 d’Istres.

Et cela avec des acteurs dont la présence peut sembler inattendue car en plus des représentants de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] et de Thales Alenia Space, ce premier comité de pilotage a réuni ceux de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la métropole Aix-Marseille-Provence, de la sous-préfecture d’Istres, de la Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement [DREAL], de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités [DREETS] et de la Direction des territoires, de l’immobilier et de l’environnement [DTIE].

« J’ai eu l’honneur de présider le tout premier comité de pilotage du projet Stratobus […], réunissant l’ensemble des partenaires institutionnels, industriels et territoriaux impliqués. Cette rencontre a constitué une étape majeure dans le développement de ce dirigeable stratosphérique », a commenté le colonel Sébastien Esteve, le commandant de la BA 125.

Et d’ajouter : « Ce projet d’envergure, au cÅ“ur des enjeux capacitaires du moment pour l’AAE, symbolise à la fois l’innovation dans le domaine de la THA et la coopération entre acteurs publics et privés ».

À cette occasion, l’AAE a précisé que la BA 125, qui s’étend sur 2 500 hectares, « mettra à disposition une de ses parcelles pour accueillir le futur stratoport ». Le premier vol du Stratobus depuis cette base est prévu en 2030.

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67 contributions

  1. Bastan dit :

    A Istres avec le Mistral, ce sera sportif.

  2. lecoq dit :

    c’est long, très long, trop long … je ne sait plus où j’ai entendu cette phrase

    • HMX dit :

      C’est long en effet, mais on progresse. Le fait que l’AAE mette à disposition la base d’Istres pour y créer un « stratoport » montre que l’armée est prêt à s’investir dans ce concept. Pour le moment, avec notre prudence habituelle, il n’est question que de « renseignement, surveillance, reconnaissance ». Mais rien n’interdit de voir plus grand.

      A terme, on peut imaginer des dirigeables stratosphériques beaucoup plus grands, emportant plusieurs tonnes de charge utile. Avec une mission spécifique : la défense antimissiles à l’échelle continentale. A 30 km d’altitude, l’horizon optique est en effet à une distance de 800km, et les conditions atmosphériques sont le plus souvent parfaites pour l’emploi d’un laser de puissance. Le challenge consiste donc à concevoir un dirigeable suffisamment motorisé et fiable pour évoluer pendant plusieurs mois à cette altitude, et suffisamment grand pour emporter :
      – un laser de puissance et son optique de pointage,
      – sa source d’énergie : un micro réacteur nucléaire, utile également pour fournir l’énergie nécessaire à la motorisation du dirigeable. Cela créera d’inévitables réticences, mais il n’y a pas d’alternatives crédibles à l ‘heure actuelle, et la masse de matière fissile embarquée restera faible, limitant considérablement les risques en cas de crash.
      – le cas échéant, un radar à longue portée, mais celui-ci peut très bien être déporté sur un autre dirigeable, ou depuis le sol.

      En supposant l’emploi d’hélium, et une charge utile de l’ordre de 10 tonnes, cela impliquerait un dirigeable capable de contenir près de 2 millions de m3 d’hélium (à comparer aux 85 000m3 du Stratobus). La forme de ce dirigeable pourrait être ellipsoïdale (forme de ballon allongé), ou lenticulaire (disque épais) pour mieux résister aux vents atmosphériques.

      Pour donner un ordre de comparaison, si on conserve la forme cylindrique des dirigeables « classiques », cela donnerait un engin de 250-300 mètres de long, pour 100 à 120 mètres de diamètre. C’est 3 à 4 fois plus gros que les projets connus à l’heure actuelle… C’est évidemment ambitieux, et même inédit, mais ça reste totalement réaliste d’un point de vue technologique, compte tenus des progrès réalisés en matière de matériaux composites notamment (« ossature » et enveloppe du dirigeable).

      Connecté à des moyens radars et optiques basés au sol et dans l’espace, et opérant dans le cadre d’un système multicouche le protégeant des attaques menées « par le bas », un tel dirigeable constituerait le segment « couche haute » d’une défense antiaérienne et antimissiles résiliente à l’échelle de l’Europe continentale, en étant capable d’assurer la protection du continent face à des attaques de missiles balistiques et hypersoniques, même saturantes (type attaques balistiques massives iraniennes contre Israël). Le système serait par ailleurs mobile, donc capable au besoin d’assurer la défense d’un pays allié, voire même d’une flotte en mouvement. Enfin, le coût serait certes élevé, mais à mettre en relation avec un système terrestre équivalent et le coût prohibitif de plusieurs milliers de missiles intercepteurs.

      • Bloodasp dit :

        @HMX: Effectivement la question mérite d’être posée, j’ai regardé les dernières caractéristiques techniques des Zeppelins, ça date de la fin de la première guerre mondiale: « …aéronefs d’environ 200 m de longueur et plus et avec des volumes de 56 000 à 69 000 m3. Ces dirigeables peuvent transporter des charges de 40 à 50 tonnes et atteindre une vitesse de 100 à 130 km/h en utilisant cinq ou six moteurs Maybach d’environ 260 ch chacun. »(source wiki)
        En revanche le gaz, c’était de l’Hydrogène, donc plus dangereux car inflammable à la différence de l’hélium, bref l’idée n’est pas mauvaise, je me demande même si on ne pourrait pas mélanger les deux gazs, histoire de bénéficier des avantages de l’hydrogene (plus léger) et de l’Hélium (non inflammable), à voir, je ne suis pas chimiste, mais ça demande une étude préalable.

        • Eau dans le gaz dit :

          Les noms qui se terminent en -s, -x et -z ne changent pas de forme au pluriel.

          Un gaz, des gaz.
          Un corps, des corps.
          Un nez, des nez.

          Mélanger les deux gaz.

      • Montre que l’armée est prête à s’investir.

      • Tenue correcte exigée dit :

        Compte tenu des progrès réalisés

      • Robert Collins dit :

        Et pourquoi ce « challenge » anglais et ce « crash » franglais ne seraient-ils pas un défi et un écrasement bien français ?

  3. Robmac dit :

    Sous réserve qu’il soit suffisamment haut pour être hors de portée des missiles courants, et en arrière du front, ce ballon peut être un excellent moyen d’observations de tous types et un relai de communication économique. Mais par nature il est très vulnérable, et devra être sévèrement protégé.

    Si les tests sont bons, il faudrait aussi l’envisager pour la marine.

    • Le Suren dit :

      « il faudrait aussi l’envisager pour la marine. ». C’est dans ce domaine-là qu’il sera le moins exposé car peu de pays maitrisent l’environnement aéronaval.

  4. Yvon dit :

    On ne peut que regretter que le 1er vol du Stratobus ne soit pas attendu avant 2030. Mais c’est une très bonne chose d’investir dans tout ce qui peut concourir à la détection et à l’élimination de tout hostile qui se risquerait à s’aventurer à la verticale de notre pays. Sans même parler du rôle de relais de télécommunications.
    Le choix de développer Stratobus est d’autant plus pertinent qu’il est peu onéreux.
    Il ne dispense pas pour autant de satisfaire aux urgents besoins en matière de défense sol-air (anti drone, anti avions, anti missiles).

  5. JILI dit :

    C’est une excellente nouvelle car faisant partie des pays leaders pour les dirigeables, ces derniers vont apporter un grand plus à nos forces aériennes. Bien sûr, il va falloir renforcer leur protection et augmenter leur chargement, mais il y a les drones et d’autres technologies performantes pour le faire. De plus, il ne faut pas oublier que dernièrement un ballon chinois qui espionnait a été abattu, et ceci démontre leur utilité car les dirigeables offrent des possibilités diverses et importantes pour voler en altitude et en discrétion, assurer eux-mêmes leur énergie pour leurs moteurs, et emporter de lourdes charges. Ainsi leur développement futur en fera une arme redoutable, et tant pour l’observation que pour le bombardement.

  6. Alain d dit :

    « à au moins 20 km d’altitude. » c’est bien pour se mettre hors de portée de nombre de défense anti-aériennes, notamment de MANPADS au sein d’un groupe en pénétration dans une ligne de défense, et ça permet, en fixe, de scruter plus loin que les avions. D’autres ballons qui iraient bien plus haut seraient complémentaires, au-dessous des satellites rodant vers les 400 km d’altitude.

  7. Lothringer dit :

    Signature radar ?

    • HMX dit :

      @Lothringer
      Colossale. Ainsi que la signature optique (détection sans doute possible à l’oeil nu ou avec de simple jumelles).

      Mais cela n’a qu’assez peu d’importance : quelle que soit sa charge utile, un tel engin a vocation à maintenir une position au-dessus du territoire national, ou d’une zone que l’on contrôle. C’est un dirigeable, pas un simple ballon poussé au gré des vents. Vous n’irez logiquement pas l’exposer au-dessus d’une zone contestée, ou il se ferait instantanément abattre.

  8. Kamelot dit :

    Normalement une phase « exploratoire » sera nécessaire avant d’envisager un emploi opérationnel avec une charge utile. Les fonctions de surveillance, détection lointaine, transmission et guerre électronique sont privilégiés. Pas question de faire du « tactique » à portée des menaces habituelles…
    Tout est détectable moyennant les bonnes fréquences, le bon filtrage et les bons traitements. ^^

  9. St-Jacques dit :

    Même à 20000 m, avec 85000 m3 ça fait … une belle cible

    • BeZZon gagnant dit :

      Cit :[ Même à 20000 m, avec 85000 m3 ça fait … une belle cible ]

      Cela en fait encore une plus belle à terre !

  10. Gaulois78 dit :

    A-t-on des nouvelles du Sergent Félix Garcia ?

  11. Olivier Héral dit :

    Le Stratobus depuis le temps qu on l attend….
    à 20 kms peu de missiles peuvent l atteindre et aucun obus.
    et le coût du missile est largement supérieur à celui du ballon et de ses effecteurs.
    de plus rien n empêche d y fixer 1 ou 2 missiles justement pour le protéger.
    il n à pas besoin d être au dessus de la Russie car placé près de la frontière il voit très très loin…sans doute jusqu à l Oural ?
    il permettrait d inonder une zone en internet par ailleurs.
    il peut aussi servir à surveiller une frontière. détecter un début de feu de forêt
    ou même surveiller la navigation

    • Clavier dit :

      Et dans la bonne tradition française, il pourra larguer des….tracts !

    • Lothringer dit :

      « à 20 kms peu de missiles peuvent l atteindre et aucun obus. »

      Vu la fragilité d’une telle structure, on réduit la charge explosive ce qui permet d’augmenter la charge propulsive et les 20 kms sont atteints « les doigts dans le nez ».
      De mon point de vue (discutable, forcément) un drone THA se déplaçant à 250 km/h (au lieu de 80km/h pour ce ballon) parcourrait une plus grande distance dans l’intervalle de temps où le missile se dirige vers lui, permettant de mieux envisager d’atteindre la limite de distance du missile, et ainsi se trouver hors de portée…ne serait-ce qu’à 1 km près.

      • HMX dit :

        @Lothringer
        En supposant que le dirigeable soit conçu avec une multitude de « compartiments » (par exemple, des alvéoles indépendantes les unes des autres, comme à l’intérieur d’une ruche), et qu’il comportera de nombreux moteurs distants les uns des autres, il faudra pour l’abattre qu’il soit criblé d’éclats sur une très grande surface. Ou un tir « chanceux » (ou bien ajusté !) touchant spécifiquement son système de guidage. En clair, ce n’est pas un ballon de baudruche, qu’une tête d’épingle suffit à rendre inopérant. En dépit des apparences, il ne sera pas si simple de l’abattre avec un unique missile ou obus. Il faudra de multiples projectiles pour cela.

        Au passage, la vulnérabilité d’un tel dirigeable sera élevée surtout dans les phases de décollage et de retour au sol. Une fois à 30km d’altitude, bien à l’abri au dessus du sol national, la liste des menaces susceptible de l’atteindre est sensiblement réduite…

    • HMX dit :

      @Olivier Héral
      Pour la surveillance statique d’une frontière, ou la lutte contre les feux de forêt, de simples ballons fixés au sol (et alimentés par câble électrique) placés à une altitude quelques kilomètres sont amplement suffisants, et peu coûteux à l’achat comme à l’usage.

      Le dirigeable stratosphérique, beaucoup plus coûteux, est appelé à des fonctions plus nobles : fonction ISR à usage militaire, AWACS, surveillance maritime étendue, relais de communication… et même lutte antimissiles.

    • Caustic BeZZon gagnant dit :

      Cit :[ il peut aussi servir à surveiller une frontière. détecter un début de feu de forêt
      ou même surveiller la navigation]

      Dans la région il peut servir à surveiller d’autres choses et d’autres personnes mais il faut évoquer cette question avec tact sous peine d’être  » modéré  » ! ;0)

      https://www.youtube.com/watch?v=jEILGYq7eso

      • FlightOps001 dit :

        Pour mémoire, la Constitution et la loi française protègent strictement la vie privée et les communications personnelles : toute captation, surveillance ou interception de messages privés sans autorisation judiciaire est formellement interdite et sévèrement sanctionnée. Le Stratobus, comme toute technologie, doit obligatoirement respecter ces règles, aucun usage ne peut légalement viser les communications privées de citoyens français. Merci d’éviter tout amalgame ou fantasme contraire à l’État de droit.

    • A à Aa ah as ha dit :

      Il n’a pas besoin.

    • SIU dit :

      Les symboles des unités de mesure sont invariables.
      Un kilomètre, 1 km ; deux kilomètres, 2 km.

      À 20 km, peu de missiles peuvent l’atteindre.

  12. Carin dit :

    Si ces machines sont équipées de moyens de vision capables de voir le drapeau ricain sur la lune, de jour comme de nuit, alors leur utilité est incontestable, parce qu’on pourra les faire évoluer loin de la portée des radars. Dans le cas contraire, ce seront des cibles faciles.
    Mais je pense que ses concepteurs y ont pensé, et que les moyens de vision sont adaptés à la très longue distance, tel un télescope électronique.

    • Math dit :

      À l’heure des lasers haute puissance, j’ai quand même qq doutes, mais bon… il doit y avoir des missions possibles.

    • HMX dit :

      @Carin
      imaginez la portée d’un radar de grande puissance, type AWACS, fixé en position ventrale sous un dirigeable stratosphérique de grande dimension : on serait probablement aux alentours de 2 000km de portée pratique, peut être au-delà. Cela excèderait de très loin les performances des meilleurs avions de ce type.

      imaginez la portée et l’efficacité d’un télescope et de capteurs optiques/IR placés en situation idéale, à 30km d’altitude, où les conditions atmosphériques (nébulosité) sont optimales, et l’horizon optique situé à plus de 800km, ce qui laisse le temps de voir venir les missiles balistiques et hypersoniques, en vue de leur interception. Comparé aux mêmes capteurs placés au sol, il n’y a pas photo.

      imaginez également un laser de puissance placé sur un dirigeable à 30km d’altitude. Même constat : efficacité et portée pratique décuplée par rapport à son homologue placé au sol. Avec en plus l’avantage d’être mobile.

      • Math dit :

        À la guerre, le lapin tir aussi. S’il est possible d’engager un ennemi de loin avec un laser, il le peut également. Il y a en plus un cône au dessus où il serait difficile de se prémunir. Bref, j’ai quand même un doute. Un laser au sol, même s’il doit traverser la nébulosité, pourrait engager le dirigeable.

  13. GotoRaptor dit :

    Je vois pas mal de commentaire sur la vulnérabilité contre l’AA, sauf que l’AA c’est une bulle à terre, Ce dirigeable étant dans les airs et sans la limitation d’un jet, il devrait pouvoir opérer loin de ces systèmes.

    Sinon il est très utile pour de l’observation en mer, sur notre territoire et celui de NATO-Europe. Ça permet d’avoir une présence aérienne long terme à bas coût d’opération. Surtout quand t’as des drones ruzzes qui s’amusent à passer les frontières ici et là.

  14. Alain d dit :

    Et rappel, le RBE2-AESA GaN de Thales est aux fraises
    https://www.avion-chasse.fr/retard-critique-des-radars-gan-pour-les-rafale-indiens/
    Bah, pas grave, des parts de marchés qui vont se tirer ailleurs.
    Seulement le nécessaire et suffisant, oui, mais « en temps et en heure » !

  15. vrai_chasseur dit :

    A noter que les 3 groupes industriels Thales, Airbus et Leonardo discutent actuellement pour fusionner leurs activités spatiales (hors lanceurs) dans une seule entité.
    Si cette fusion aboutissait, elle donnerait naissance à un poids lourd européen du spatial, capable de mener des projets de plus grande envergure, rivalisant ainsi, voire surpassant ses concurrents américains et chinois sur la scène mondiale dans plusieurs domaines clés.

  16. Themistocles dit :

    Ca va réduire les périodes d’exploitation aux heures ouvrables et en semaine uniquement. A l’exception du jeudi matin et pas avant midi le lundi et pas le vendredi après-midi.

    • Magnésie dit :

      Vous êtes au courant que ça se voit, votre dénigrement permanent de tout ce que fait la France ?

  17. LORENZI dit :

    Sur un plan purement militaire, je perçois ce très cher, très lent et très sensible au vent engin comme infiniment trop vulnérable!

    • Vinnie dit :

      Carrément, rien à voir avec ceux des Chinois qui ont relancé la mode. Comme toujours c’est trop sophistiqué, il est loin le temps de Saint-Exupéry avec son la perfection est atteinte quand il ne reste plus rien à enlever.

      L’idée des Chinois étaient excellente, du matos sacrifiable, évoluant dans une zone grise. Ici on ne sait pas l’utilité, même l’armée dans le texte ne savent pas quoi en faire.

      Pénétration dans l’espace de l’ennemi… Ca rentre en Russie ce truc ? Au mieux pour de la gestion de feu de forêt avec une caméra thermique et quand les moteurs seront en panne, on le dégonfle…

    • albatros dit :

      Il serait moins cher qu’un missile et surtout produit en plusieurs exemplaires
      à 20 000 mètres il y a moins de vent
      et il n’a pas besoin d’être rapide, ce n’est pas ce qu on lui demande puisqu ‘il doit surveiller une zone et rester pendant 1 an dans la Stratosphère,

    • albatros dit :

      il remplace un satellite et pour bien moins cher, donc militairement c’est ce qu’il nous faut pour surveiller au dessus de la frontière polonaise par exemple…

    • Frédéric dit :

      Voir les galères qu’on eut les chasseurs américains à les abattre au-dessus de leur propre territoire.

  18. Lex dit :

    Le premier rôle du Stratobus, c’est d’être un aspirateur à subvention.

  19. une belle idée en fait dit :

    Avec un tel dirigeable posté dans la stratosphère et au dessus de l’Estonie, vous observez les cours intérieures du palais du Kremlin en temps réel ou le flux de circulation à St Pétersbourg.
    Et au dessus de la Finlande vous avez une vue panoramique sur les bases navales russes de Mourmansk et d’Arkhangelsk…
    Même plus besoin d’un très coûteux satellite.