M. Lecornu annonce le lancement de la réalisation du missile balistique stratégique mer-sol M51.4

En novembre 2023, la Direction générale de l’armement [DGA] a procédé au premier tir de qualification du missile balistique stratégique mer-sol M51.3, depuis le site des Landes de DGA Essais de missiles.

Pour rappel, confié à ArianeGroup, le programme M51 suit une logique incrémentale, afin d’adapter en permanence les performances et les capacités de ce missile aux évolutions des contre-mesures susceptibles d’être mises en Å“uvre par des adversaires potentiels. Cette approche permet ainsi de garantir la crédibilité de la dissuasion française et en particulier celle de la Force océanique stratégique [FOST], dotée de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE].

« Pour anticiper l’évolution des menaces, répondre aux objectifs politiques et opérationnels, donc contribuer en permanence à la crédibilité de la dissuasion, il a été décidé dans les années 2000 de procéder au développement incrémental du M51. Ainsi, chaque évolution technologique du système d’armes est dotée de performances qui anticipent l’évolution des défenses à horizon de vingt ou trente ans », avait ainsi expliqué André-Hubert Roussel, alors président exécutif d’ArianeGroup, lors d’une récente audition à l’Assemblée nationale.

Ainsi, par rapport aux M51.1 et M51.2 actuellement en service, le M51.3, dont le développement a débuté en 2014, affiche une portée plus importante [quelques centaines de kilomètres en plus, ndlr] tout en étant en mesure de déjouer les capacités de défense antimissile adverses. Les premières livraisons de ce nouveau missile devaient commencer à partir de cette année.

Cela étant, l’amélioration de missile est permanente, les travaux préparatoires au développement du M51.4 ayant débuté en 2022. A priori, cette nouvelle version du M51 vient d’entrer dans une nouvelle phase.

En effet, le 7 septembre via un message posté sur les réseaux sociaux X et LinkedIn après avoir été hélitreuillé à bord d’un SNLE, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a rappelé que « notre capacité de dissuasion, autonome et souveraine, est la clé de voûte de notre système de défense » et que « les investissements prévus en loi de programmation militaire garantissent son entretien au quotidien, et sa modernisation pour s’adapter aux menaces croissantes ».

Et d’ajouter : « Pour sa composante océanique, c’est le cas des missiles stratégiques M51 produits par ArianeGroup, dont nous venons de lancer la réalisation de sa future version, le M51.4 ».

Cette annonce était attendue. Selon l’avis budgétaire publié en octobre 2024 par le député François Cormier-Bouligeon [programme 146 – Équipement des forces / Dissuasion], le « lancement en réalisation du quatrième incrément du M51 […] mobilise 7,5 milliards d’euros d’autorisations d’engagement dans le projet de loi de finances 2025 ».

Pour le moment, aucun détail sur les performances du M51.4 n’a été livré… Si ce n’est que les études amont dont il a fait l’objet ont « permis de décider des adaptations et des améliorations en termes de portée, de précision et de pénétration des défenses nécessaires à l’horizon 2035 ». Soit quand le premier des quatre sous-marin nucléaires lanceurs d’engins de 3e génération [SNLE 3G] sera admis au service.

Photo : ministère des Armées

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84 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Sur un tel sujet stratégique majeur, faisant de la France une exception de souveraineté nucléaire fondamentale en Europe (*), il est sans doute préférable de faire ce qu’il faut … peu avant le chaos politique qui nous attend peut-être dès cette semaine …
    .
    En tous les cas, on espère que la lignée des M51 perdurera de la meilleure manière.
    Quelles seront les innovations du M51.4 ? On peut évdemment penser, avec quasi certitude, à la nouvelle tête de type planeur hypervéloce => Vmax.
    Et puis, même si c’est nettement plus hypothétique, on pense aussi à la capacité de « lancement orbital fractionné » https://en.wikipedia.org/wiki/Fractional_Orbital_Bombardment_System
    … Le but de ces 2 capacités (associées ou pas) étant de rendre toute interception par l’ennemi toujours plus complexe et improbable.
    Nous verrons bien.
    .
    En tous les cas, avec le développement de l’ASNG4 en parallèle, la France fait bien tout ce qu’il faut pour « pérenniser » sa force de frappe sur le très long terme.
    Reste à savoir si elle voudra un jour « l’étendre ».
    .
    (*) le UK étant doté de missiles US (ses SNLE devant alors se rendre aux US pour être armés ou désarmés de ces missiles Trident US) ne présente pas le même niveau de souveraineté que celui de la France.
    (le UK dépend aussi des US pour le combustible nucléaire des chaudières nucléaires de ses SNLE, lesquelles chaudières reprennent aussi des brevets US).

    • Alain d dit :

      « le chaos politique » attisé par nos merdias, journalistes et servants, non pas totalement, mais très majoritairement !
      Question, qui a le plus de responsabilités dans ce merdier, les électeurs certes, les marginaux extrêmes non électeurs c’est aussi certain, très impliqués sur les réseaux et aux comptoirs des cafés, mais ensuite, qui mettre en haut du podium, politiques ou médias ? Ca se joue à la photo finish !

      • Fralipolipi dit :

        @Alain d
        Vous avez raison de mentionner la responsabilité des médias qui s’égarent un peu trop souvent entre vrai journalisme et sensationnalisme dédié à faire du buzz ou de l’audimat et du temps d’antenne à moindre frais.

      • lecommandoux dit :

        Totalement d’accord,les merdias ont pris de l’avance,maintenant l’analyse politique se fait en interrogeant
        les jojos du coin… avec profondeur sérieux..

    • Marine dit :

      « peu avant le chaos politique qui nous attend peut-être dès cette semaine … » … Il ne faut pas dramatiser… La France est coutumière du fait depuis 30 ans, et ce n’est même pas la pire crise politique qu’elle aura connue sur cette période.

      • Alain d dit :

        Oui, mais aux époques plus anciennes, la France était puissante, et c’est sa croissante intérieure qui faisait la différence, notamment par la construction de ses infrastructures, avec une concurrence internationale faible.
        Les variables de l’équation économique française sont maintenant bien différentes, dont la bascule biens > services (avec les GAFAM et Cie US qui règnent et nous pillent)

      • Alain d dit :

        Et ça fait bien longtemps que je n’avais pas passé autant de temps devant la TV, et en plus pour regarder nos politiques qui déconnent un max.
        Egos, idéologies et politiques politiciennes, j’ai été bien servi cet après-midi.
        J’espérais certainement une petite étincelle d’intelligence non politicienne….
        Surtout qu’il était clair que Bayrou allait se prendre une large claque.
        Mais non, rien de positif, même pas un étincelle d’honnêteté intellectuelle, du venin et rien que du venin, évidement souvent argumenté par des mensonges.
        Ils vont donc déconner en chÅ“ur, au moins jusqu’à l’élection d’un prochain président et les législatives qui suivront.
        Pendant ce temps la France coule, parce que si elle ne faisait que stagner, ce serait moins grave.
        Maintenant, nos politiques, théoriquement avant tout au service de la France, démontre clairement que la France et les français ne sont pas leurs priorités. Ils comptent juste récupérer un maximum d’électeurs pour leur court terme, quittes à planter l’économie française sur le long terme. Et laisser la patate chaude, qui gonfle chaque, aux générations suivantes.

      • Sébastien Lecor dit :

        Je passe à autre chose…
        Je vais être nommé le premier… des sinistres

    • Autocrate sanguinaire dit :

      Les Belges nous ont quand même enseigné un truc important : la plupart du temps, un gouvernement est un accessoire coûteux. Quant à savoir si c’est un accessoire aussi coûteux qu’un F35, nous aurons bientôt la réponse, je suppose.

  2. Stoltenberg dit :

    Très bien. Les décideurs ont l’air d’avoir pris la mesure de l’importance de la dissuasion nucléaire. Les gros points faibles actuellement c’est la fabrication des ogives, ainsi que la détection, le suivi et la destruction des ICBM adverses. Et même des SRBM / MRBM au vu des cadences de production des Aster. Ce sont des étapes indispensables à mettre en place si la France veut se positionner à parité face à son plus grand compétiteur stratégique en Europe qu’est la Russie. La qualité et l’état technique de son potentiel nucléaire se sont fortement dégradés au vu des évolutions qui se sont dessinées depuis les dernières décennies. Certes, elle n’est plus capable de mettre en place de nouveaux ICBMs et probablement des ogives, et se contente de ce qui lui reste de l’époque soviétique. Cependant, son arsenal reste un outil de pression politique considérable contre lequel la France et l’Europe doivent pouvoir se protéger au delà du parapluie américain.

  3. Bastan dit :

    Un petit rappel en mémoire des détracteurs du Gal de Gaulle. La bobinette comme l’appelait Mitterrand. Mitterrand qui fut le Pdt à autoriser le plus d’essais nucléaires, mais passe pour un pacifiste écolo. Mais qui les a interdits deux ou trois essais avant la fin des essais devant servir à la validation de la simulation. Est responsable des actions envers le Rainbow Warrior. Aujourd’hui un essai de missile nucléaire fait une ligne dans les grands médias, quand ils en parlent.

    • Yvon dit :

      Mitterand fait penser à Charlety. Ce dernier était recteur de l’Académie de Paris. Alors qu’il inaugurait le stade qui allait porter son nom, un de ses collaborateurs, un peu fayot sans doute, lui murmura qu’il resterait dans l’Histoire comme un grand recteur. Ce dernier, peu sensible à la flatterie, lui retorqua que les français qui se souviendront de lui croiront qu’il était le président du PUC ( Paris Université Club).
      Si dans le temps il subsiste des gens pour se souvenir de Mitterand, ils penseront probablement qu’il était le premier conservateur de la Bibliothèque Nationale de France.

      • 2T2R dit :

        Mitterrand.

      • Isoloir dit :

        N’exagérons pas. Qu’on l’apprécie ou pas, François Mitterrand a laissé une marque nettement plus importante que Sébastien Charlety.
        Ne serait-ce que par ses 14 années à la présidence de la République (record de longévité de la Ve République) et le fait que son arrivée au pouvoir a constitué une rupture politique.

    • Pb75 dit :

      Savoir qui a parlé le premier de « bombinette » s’avère difficile, mais on a rarement attribué cela à François Mitterrand. On a même souvent crédité … Raymond Aron. Je n’ai jamais vraiment lu qu’on l’aurait considéré comme un « pacifiste écolo ».
      Chose rigolote, son petit frère, le Général Jacques Mitterrand, a été le patron des FAS en 1970/72. Et des liens familiaux avec des « pères » de la dissuasion française chez de nombreux socialistes arrivés dans les années 80 existaient (Jean Glavany, Michel Rocard, Pierre Joxe).
      Mais tout cela est bien loin de l’actualité de la dissuasion.

      • Bastan dit :

        Non. C’était juste un rappel sur le discrédit porté par une majorité de politiciens et partis politique sur la pertinence de développer l’Arme atomique. Aujourd’hui, suite à la guerre en Ukraine, même les écolos exploitent le fait que la France pèse militairement grâce à l’Arme nucléaire. L’essai d’un vecteur encore plus performant n’est même plus critiqué. Ce ne fait même pas un sujet dans les grands JT Tv.

    • peterr dit :

      >> La bobinette
      la bombinette
      La Mythe errant qui après avoir copieusement conchié cette arme était fier comme un petit banc le jour où il en a hérité

    • Lex dit :

      Il faut dire que c’est l’essai du porteur, pas de l’ogive…

    • Avanie et framboise dit :

      La « bobinette », invention conjointe de Boby Lapointe et de Bobby Ewing.

    • tschok dit :

      Vous avez la rancune tenace, les gars: régler des comptes en 2025 avec un mec mort en 1996, ça vous préoccupe.

      Bon, ok.

      Donc, en définitive, vous regardez plus derrière vous que devant. C’est pas à vous que je confierais le volant d’un bus de transport scolaire sur une route de montagne, à moins de vouloir me débarrasser d’une quarantaine de cancres, ou de stimuler la consommation des bougies.

  4. ONERESQUE dit :

    Pour le moment, à part les USA avec le GBI, aucune nation ne dispose véritablement au niveau opérationnel de système ABM (Anti-ballistic missile) capable d’intercepter un ICBM de plus de 5.000 km de portée comme le M51, même si les Chinois multiplient les essais d’intercepteurs sub-orbitaux depuis 2010. Les choses évolueront sans doute dans 5 ans vers une version adaptée du GBI « à la Pékinoise » au vu des moyens gigantesques maintenant consacrés au surarmement chinois. Les Russes, quant à eux, se trouvant très affectés dans leurs capacités de développement avancé, vu le poids écrasant de l’effort de guerre conventionnel, n’y toucheront sans doute pas. Vu l’évolution des défenses, il apparaît donc quand même effectivement nécessaire d’améliorer pour l’horizon 2050 les aptitudes du M51 à déjouer les missiles intercepteurs ou les systèmes Laser de puissance en s’appuyant sur :

    1 > De véritables ogives MARV (manoeuverable rentry vehicle) non plus coniques classiques, mais HGBV, hypersonic glide body vehicle, dotées de jets de manÅ“uvre azote ou de volets carbone-carbone, capables de réaliser des trajectoires ondulantes erratiques s’éloignant de la prévisibilité parabolique qui permet de pré-aligner la « courbe du chien » des missiles intercepteurs. Il s’agira probablement de variantes du démonstrateur V-MAX ou de ses évolutions, avec une couverture carbone-carbone ou carbure de silicium pour résister à des températures pariétales de 1.800°C avec des ondes de choc amont où il y a des dissociations moléculaires avec certaines zones à plus de 10.000°K.

    2> Le travail sur les leurres emportés avec les 5 à 7 ogives MARV HGBV devrait aussi se déployer vers des leurres à « nuages de blocs phosphore incandescent » pour créer de fausses silhouettes de têtes ou saturer avec de nombreux points IR chauds 1.800°C dont la signature serait la même que celles des ogives manÅ“uvrables. En effet, la quasi-totalité des satellites d’alerte avancée comme les SBIRS fonctionnent dans l’infrarouge et leur intérêt réside dans l’avance temporelle de leur détection. Il faut théoriquement que ces leurres IR créent une véritable « déception, », c’est à dire une fausse indication de direction de trajectoire de descente, donc, possèdent des capacités de déport latéral forts.

    3> Les lasers sont une menace future non négligeable, mais l’effet ablatif de ceux-ci contre des coques de têtes MIRV/MARV qui résistent déjà aux plus de 1.800°C d’une rentrée atmosphérique (tiennent jusqu’à plus de 2.500°C), reste à prouver. Des puissances gigantesques de largement plus d’1 MW seront en tout cas nécessaires et les diffusion, réfraction et transmission du faisceau sont des problèmes énormes sur des centaines de kilomètres.

    4> Enfin, les corps de rentrée étant tous en composites C-C ou SiC, donc peu réflecteurs d’ondes radar, la furtivité, qui est déjà non négligeable sera sans doute encore poussée dans ses retranchements, peut-être en travaillant les facettes des véhicules manoeuvrants hypersoniques.

    • HMX dit :

      @ONERESQUE
      Outre l’équivalent des GBI, les chinois travaillent aussi activement sur des lasers d’interception placés dans l’espace. Comme vous l’indiquez, la destruction en vol par un laser de MIRV/MARV, justement conçus pour affronter de très hautes températures, est tout sauf garantie… la conclusion étant que l’interception d’un ICBM doit avoir lieu le plus en amont possible, et en tout état de cause avant le largage des ogives. Nous devrions nous aussi nous pencher sur cette question hautement stratégique, sinon nous prenons le risque de voir la crédibilité de notre dissuasion remise en cause à horizon 10-15 ans, lorsque américains et chinois (les russes étant pour le moment hors jeu) auront démontré leur capacité à intercepter des ICBM en phase de propulsion ou en phase intermédiaire grâce à des lasers orbitaux.

      Sur la question des leurres, vous avez raison de souligner que la conception de ceux-ci doit évoluer au même rythme que celle des ogives, afin de s’assurer que les leurres continuent à présenter une mesure de déception crédible. Ce « détail » fait probablement partie du pack de modernisation M51.4, avec bien sûr l’intégration du planeur hypersonique issu du programme VMAX.

      • Fralipolipi dit :

        @HMX
        « l’interception d’un ICBM doit avoir lieu le plus en amont possible, et en tout état de cause avant le largage des ogives. »
        … d’où le nouvel intérêt du lancement orbital fractionné (avec vitesse plus rapide et profil de trajectoire très différent de celuis des tirs balistiques usuels des ICBM actuels.
        Le lancement orbital fractionné n’est pas non plus imparable (pour USA et peut-être Chine un jour), ce n’est peut-être pas la panacée, mais il pourrait constituer une alternative complémentaire au tir balistique usuel, offrant alors de plus grandes chances de faire but à l’ensemble d’une salve.
        Question que je me pose en tous les cas.

        • Abbé Cherèle dit :

          Celui, celle, ceux, celles.
          ‘Celuis » n’existe pas.

          Avec vitesse plus rapide et profil de trajectoire très différent de celui (le profil) des tirs balistiques usuels des ICBM actuels.

          Avec vitesse plus rapide et profil de trajectoire très différent de ceux (la vitesse et le profil) des tirs balistiques usuels des ICBM actuels.

    • Lado dit :

      Merci pour votre contribution
      Cela montre bien l’importance stratégique delà R en matériaux dans tous les domaines de laBITD
      Safran dans le projet Indien propose un nouveau réacteur avec un T au point chaud de 2100 Kelvin !

      • Au-delà du réel dit :

        De la recherche.

      • SIU dit :

        Dans le Système international d’unités, les noms des unités de mesure sont des noms communs qui s’accordent en nombre et s’écrivent sans majuscule (sauf en début de phrase).
        Les symboles de ces mêmes unités, en revanche, sont invariables et s’écrivent avec une majuscule si le nom de l’unité fait référence au nom d’une personne (et une minuscule dans le cas contraire).
        En l’occurrence, le kelvin a pour symbole K, car l’unité a été nommée en hommage à lord Kelvin.
        Un kelvin, 1 K ; deux kelvins, 2 K.

        Au point chaud de 2 100 kelvins.
        Au point chaud de deux mille cent kelvins.
        Au point chaud de 2 100 K.

    • Gamberge dit :

      Intéressant, merci.

    • SIU dit :

      Dans le Système international d’unités, l’unité de température thermodynamique est le kelvin (et non le « degré Kelvin »), dont le symbole est K (et non « °K »).
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Kelvin

      De plus, les symboles d’unités doivent être séparés des valeurs numériques par une espace, à l’exception du degré d’alcool (alcool à 90°), du degré d’angle, de la minute d’angle et de la seconde d’angle (35° 54′ 12″).
      Le degré Celsius (symbole : ℃) ne fait pas partie des exceptions et doit donc être utilisé avec une espace (37,2 ℃ le matin).

      Enfin, en français, le séparateur de milliers est une espace (et non un point).

      10 000 K.
      1 800 ℃.
      2 500 ℃.

    • NORAD dit :

      @ONERESQUE. « Pour le moment, à part les USA avec le GBI, aucune nation ne dispose véritablement au niveau opérationnel de système ABM (Anti-ballistic missile) capable d’intercepter un ICBM de plus de 5.000 km de portée comme le M51 ». Le GBI n’est pas le seul système opérationnel capable d’intercepter un ICBM. Le SM-3 est également là pour cela, interception à mi-course… C’est une des missions prioritaires des destroyers et croiseurs US.

  5. HMX dit :

    Cette future version .4 du M51 devrait logiquement intégrer en charge utile le planeur hypersonique VMAX. Certains affirment même que celui-ci pourrait déjà être embarqué dans le M51.3…

    Puisqu’on évoque les missiles balistiques et le M51, je tente une disgression et en profite pour suggérer l’idée suivante : nous doter de missiles balistiques à charge conventionnelle, dérivés du M51. Plus précisément, il s’agirait de concevoir un missile apparenté au Hynmoo-5 sud-coréen, intégrant une charge spécialement dédiée à la destruction des objectifs enterrés et/ou fortement durcis, capacité qui nous fait cruellement défaut et pour laquelle nous nous en remettons depuis toujours aux USA (cf. le bombardement récent des sites nucléaires iraniens).

    La France (et l’Europe) ne dispose en effet d’aucune capacité « antibunkers » équivalente aux GBU-57 américaines, ni de la flotte de bombardiers lourds nécessaires à leur mise en Å“uvre. En revanche, la France dispose d’un savoir faire unique en Europe pour la conception de missiles balistiques. D’où l’idée de placer une charge antibunkers dotée de pénétrateurs, d’une masse approximative d’une dizaine de tonnes (c’est un ordre de grandeur), sur un missile balistique de 3000 à 5000km de portée, dérivé autant que possible du M51.

    Ce missile aurait principalement vocation à être tiré depuis un véhicule terrestre, mais une version navale (tirée d’un navire, voire d’un sous marin si la prochaine génération de SNA était plus volumineuse et avec des tubes verticaux adaptés) est également concevable. L’intérêt de concevoir une version à lancement terrestre étant justement de s’extraire des contraintes de masse et de dimensions imposées par la taille des tubes verticaux de nos SNLE.

    Le coût d’une telle munition, acquise à quelques dizaines d’exemplaires, serait évidemment élevé. Mais l’acquisition de cette capacité précieuse et unique constituerait une plus-value très significative, renforçant les capacités de dissuasion conventionnelle de la France et de l’Europe, et renforçant aussi au passage le rôle et le poids de la France en matière de défense européenne, face à une Allemagne qui en revendique le leadership.

    • ONERESQUE dit :

      Absolument, mais recourir au M51 serait très dispendieux. Entièrement d’accord avec votre avis, il faut à la France un MRBM de 5.000 km de portée de type Super-HADES, porteur d’un HGBV, comme le DF-17 et le nouveau YJ-17….

      • HMX dit :

        L’idée serait, dans la mesure du possible, de réutiliser ce qui peut l’être parmi les composants du M51, afin de limiter les coûts de R&D. La réutilisation pourrait même aller jusqu’à « recycler » certains composants des M45, si cela s’avérait pertinent et source d’économies. Seule une étude de faisabilité poussée pourrait répondre à cette question. Et s’il s’avère qu’il est finalement plus simple et moins coûteux de partir d’une feuille blanche, aucun problème, on peut le faire…

    • Fralipolipi dit :

      @HMX
      Votre idée de faire une version antibunker d’un M51 conentionnel est vraiment intéressante.
      Petit bémol, le missile ne pouvant pas être partagé avec un autre pays, même européen (sécurité nucléaire oblige), ce serait un projet plutôt franco-français avec un financement national. Et comme il promet d’être très onéreux, il faut savoir à quoi on évalue la plus-value d’une telle capacité. Sans une énorme plus-value, cette idée ne pourra que rester sans suite.
      .
      On pourrait y voir 2 très grands intérêts :
      – pouvoir détruire ou finir de détruire (comme les US l’ont fait en Iran) des dispositifs/intallations ennemis stratégiques (nucléaires, voire chimiques), en Iran ou ailleurs … car il risque bien d’y avoir plusieurs candidats à l’arme nucléaire dans les décennies à venir … bien peu seront des alliés, donc une arme conventionnelle, de très large portée, susceptible de mettre sévérement à mal leurs efforts pourraient être très utile (même dans un cadre de négociations générales en amont, comme avec l’Iran, avec un côté dissuasif).
      – la capacité de menacer directement, toujours avec une arme conventionelle, les qques despotes dirigeants (à vie ou presque) de puissances belligérantes, se croyant jusque là à l’abri dans un bunker bien protégé … Effet militaire limité, mais effet politique majeur.
      .
      Dans les 2 cas, disposer d’un tel missile M51 conventionnel anti-bunker pourrait présenter un apport capacitaire de 1er plan pour la France (sans devoir diposer de bombardiers lourds) … et pourrait en justifier le prix, même s’il est « très » élevé.
      .
      On pourrait tenter de calculer cela aujourd’hui, mais les pondérations de ces calculs évolueront sans doute avec le temps.
      .
      On notera en parallèle que du côté des US, la GBU-57 est certes leur dispositif conventionnel le plus puissant pour l’anti-bunker.
      Mais pour le fin du fin, les US diposent aussi depuis 20 ans d’une version dite « Mod 11 » de la bombe nucléaire B61 … dédiée spécifiquement à l’anti-bunker (rien à voir avec la Mod 12 partagée avec l’OTAN) … pour de la frappe chirurgicale avec effets sur plusieurs centaines de mètres de profondeur … 400kt de puissance.
      .
      A l’heure où tous les belligérants potentiels entrerrent de plus en plus leurs dispositifs critiques, il serait peut-être intéressant aussi pour nous de disposer d’un mode ou d’une version anti-bunker pour les Asmp-A et futurs Asn4G ?

      • NORAD dit :

        @Fralipolipi. « On notera en parallèle que du côté des US, la GBU-57 est certes leur dispositif conventionnel le plus puissant pour l’anti-bunker. ». Son successeur est en route…https://www.twz.com/air/gbu-57-massive-ordnance-perpetrators-replacement-prototypes-just-ordered-by-usaf

      • HMX dit :

        @Fralipolipi
        A la réflexion, il s’agirait davantage d’utiliser des composants du M51 pour construire un nouveau missile, plutôt que de prendre un M51 et de lui apporter des modifications. Le M51 est en effet un ICBM/SLBM qui porte donc très loin (10 000km), mais avec une charge utile relativement « légère » (>1.5 tonnes). Dans l’idée, il s’agirait davantage de concevoir un IRBM (portée max d’environ 5000km), mais capable d’emporter au moins 10 tonnes de charge utile. La portée moindre plaiderait plutôt pour un missile à 2 étages, alors que le M51 en comporte 3. Enfin, le M51 est un missile à changement de milieu, conçu pour être tiré depuis les tubes verticaux d’un SNLE, là où notre nouveau missile pourrait parfaitement s’affranchir de ces contraintes de masse, de diamètre et de hauteur, en étant tiré depuis un véhicule terrestre type TEL.

        Bref, il s’agirait donc dans les faits de concevoir un missile nouveau, plus « simple » donc moins coûteux que le M51, en piochant autant que possible dans la banque de composants du M51, le nouveau missile ayant ainsi en quelque sorte une filiation avec ce dernier.

        Sur les avantages et usages possibles d’un tel missile, je partage totalement votre point de vue. Une telle arme offrirait à la France (et par ricochet, à l’Europe), une « silver bullet » dont la valeur est potentiellement inestimable, présentant par bien des aspects un caractère pré-stratégique.

        Outre la conception du missile lui même, un tel programme supposerait également la conception d’une charge utile dédiée, capable de pénétrer plusieurs dizaines de mètre de roche ou de béton avant de détonner. On notera que la vitesse hypersonique du projectile à l’impact constitue probablement un aspect « facilitant », comparé aux bombes gravitaires type GBU-57.

        Enfin, même s’il s’agit d’un défi mineur et presque secondaire, il faudrait concevoir le véhicule Tracteur-Erecteur-Lanceur (TEL) destiné à mettre en Å“uvre ce missile.

    • Yvon dit :

      On pourrait aussi utiliser à cette fin des M51 de génération précédente (M51-2) remis à niveau. Reste à savoir si ces missiles devraient être lancés depuis des SNLE (3 ou 4 silos pourraient être réservés à cette fin) ou de véhicules terrestres avec les systèmes de lancement et la logistique associée.

      • HMX dit :

        Comme indiqué ci-dessus, il semble plus aisé de s’extraire des contraintes de masse, de diamètre et de hauteur imposées par les dimensions des tubes des SNLE. Une version à lancement terrestre, mais mobile car portée sur véhicule, semblerait toute indiquée. La portée de 5000km permettrait de couvrir l’intégralité de la zone méditerranéenne, l’Afrique du Nord, toute la partie occidentale de la Russie, et le Moyen Orient. Et au besoin, s’il fallait aller plus loin, ces missiles seraient transportables avec leur véhicule en cas de nécessité…

    • jean luc dit :

      les moteurs ariane groupe sont testé en Allemagne prés de chez moi . comme quoi la collaboration as du bon . Le conventionnelle c’est l’Allemagne , l’arme atomique c’est la France (pour le moment ) ,les deux sont nécessaire et complémentaire ,sauf qu’avec le nucléaire ,on est tous morts .

      • TNO dit :

        Vous confondez les moteurs cryo du lanceur civil Ariane et les propulseurs à ergols solides qui équipent les lanceurs militaires (ou boosters sur A5, A6). On est pas sur les mêmes techno, et la France est autonome sur leur production. Les propus sur M5 sont bien plus performants que les propus des boosters sur A5/A6 (rapport puissance/poids et acceleration).

      • wololo dit :

        Petite mise au point les moteurs Vulcain d’Ariane Group c’est avant tout et uniquement à Vernon dans l’Eure. Mais notre président dans son Européisme à cru bon offrir ces capacités aux Allemands. Un cadeau sans retour …

        • jean luc dit :

          quand j’ai visiter le site de Lampolshausen ,macron n’étais pas au pouvoir , la société des ingénieurs français c’etais la scema je crois . a cette époque les allemands tester déjas les moteur pour ariane . Les allemands ont les compétence en matière de fusée . L’Allemagne enrichi toujours de l’uranium á Emden ,pour le français framatome qui le fait venir de Russie (rosatome) . Ariane est une société européenne

          • Lado dit :

            Pour l’U c’est beaucoup plus compliqué que cela et peu de personnes savent vraiment ce qui se passe .On est au royaume des « façonniers » (toll basis) et d’un sacré mic mac
            La Russie produit peu d’U mais a une capacité de separation enorme en Siberie, (Seversk près de Tomsk)amortie, à des coûts imbattables .EDF peut acheter par exemple du minerai en Australie et le faire enrichir en Russie (Comme les US, exclu des sanction!) puis faire des barres de combustibles en Allemagne avec du Zr (sans Hf) fait en France.EDF est le propriétaire de bout en bout
            L’enrichissement Européen est fait en majorité en Hollande (Urenco) et en France (Usine G Besse II).Cette dernière est en phase d’augmentation de capacité de 30 %+ pour contribuer à »sortir » les Russes, y compris aux US (Accord Macron/Biden en 2023)

            Enfin il n’y a aucun rapport industriel entre des propulseur solides et des moteurs cryogeniques

      • Bar-Bock dit :

        Parce que Dassault, Thalès, Naval Group et les autres ça n’est pas aussi du « conventionnel »?…On sent bien chez vous un agacement provoqué par la force de dissuasion française.

    • Pb75 dit :

      Une difficulté qui peut donner des sueurs froides à beaucoup de personnes qui travaillent dans la dissuasion existe quand même : l’alerte que déclencherait inévitablement un tel tir de missile. On doit voir toutes les procédures réalisées pour éviter le déclenchement d’une guerre en « presse-bouton », en veillant à ce que tout le monde soit prévenu dès qu’on effectue un essai de tir balistique.

      • Fralipolipi dit :

        @Pb75
        c’est un problème qui se généralise déjà avec la multiplication des divers vecteurs et des mélanges des genres de plus en plus fréquents que font déjà Russie, Chine et USA.
        La France est la dernière à vouloir rester sur les dogmes des années 80/90.
        .
        Mais elle va elle aussi évoluer un peu, prochainement, avec un remplaçant de l’Exocet qui va devenir supersonique (comme l’Asmp) … alors qu’elle s’est longtemps interdit à considérer le supersonique pour du conventionnel, justement pour éciter un mélange de genres avec l’Asmp.
        Bref, les lignes bougent très vite, les tabous sont tombés, et tout le monde va devoir s’adapter en redoublant d’attention et de précautions.

      • HMX dit :

        @Pb75

        Pour ce qui est des « sueurs froides », je remarque simplement que la plupart des nouveaux missiles balistiques et hypersoniques russes et chinois revendiquent expressément un usage dual. Précisément pour jouer de cette ambiguïté et placer l’adversaire (c’est à dire nous, les occidentaux…) dans la situation inconfortable de ne pas savoir si le missile que nous allons recevoir sur le coin de la figure est à charge conventionnelle ou nucléaire. Sachant pertinemment que dans le doute, aucun décideur occidental n’engagera une riposte nucléaire tant que la réponse à cette interrogation n’aura pas été obtenue. C’est particulièrement cynique… mais très malin. Cette indécision offre à l’attaquant de très précieuses minutes pour mettre en Å“uvre son plan d’attaque, et lui permet de conserver l’initiative sur le défenseur, suspendu à une décision politique et réduit à attendre d’avoir reçu les coups pour réagir (s’il le peut encore…).

        Bref, l’ancienne doctrine selon laquelle il fallait une séparation étanche et hermétique entre ce qui relevait du nucléaire et du conventionnel, pour éviter toute erreur d’interprétation de la part de l’adversaire, est désormais totalement caduque. C’est ainsi : l’adversaire a décidé de ne pas respecter « nos » bonnes vieilles règles de la Guerre Froide. Nous devons nous adapter, et cesser de jouer à un jeu où nous sommes les seuls à respecter scrupuleusement des règles que plus personne ne respecte. Hélas, nous restons encore marqués par cette culture stratégique héritée du passé.

        Dans le monde actuel, nous ne devrions avoir strictement aucun complexe à développer un missile balistique à charge conventionnelle dérivé ou inspiré du M51 (ma proposition ci-dessus), pas plus que nous devrions hésiter à concevoir une version conventionnelle du VMAX ou de l’ASN4G. Pour jouer à égalité avec nos adversaires stratégiques…

    • Kobayashi Maru dit :

      Question : pour « l’ennemi » quelle serait la différence radar d’une M51 nuke ou anti bunker, aucune. Il repérerait un icbm et n’attendra pas de savoir si c’est une anti bunker.

      • HMX dit :

        @Kobayashi Maru
        Réponse ci-dessus. L’ennemi lui-même utilise des missiles à usage dual, conventionnel et nucléaire, précisément pour semer le doute. Qu’est ce qui pourrait bien nous empêcher de faire pareil ?

  6. Rodier dit :

    Depuis les années 1960, la dissuasion nucléaire est – et reste – la pierre angulaire de la souveraineté de la France, mais aussi de son rang dans le monde.
    Le général de Gaulle avait vu juste et son héritage est perpétué par toutes les équipes du CEA/DAM, des armées et des industriels concernés. Elles agissent dans l’ombre mais avec une efficacité technique de premier ordre. Qu’elles en soient remerciées. Elles sont les garante de notre indépendance.

  7. Czar dit :

    la grande muraille de boue va protéger le flanc oriental de l’otan https://www.telegraph.co.uk/world-news/2025/09/07/europe-defensive-plan-ukraine-russia-tanks/

    • Remigration dit :

      La Russie a besoin de s’accaparer la matière grise européenne si elle veut devenir autre chose qu’un vulgaire pays en voie de développement, juste bon à entretenir ses 25 000 mosquées… Pathétique Ziggers.

    • jean luc dit :

      oui c’est possible de restauré les tourbière , l’allemagne aussi y songe

  8. Yvon dit :

    Sans budget, sans gouvernement, avec quels crédits va t’on financer ce M51-4 ?

    • Marine dit :

      Ne dramatisons pas… La France est coutumière du fait depuis 30 ans, et ce n’est même pas la pire crise politique qu’elle aura connue sur cette période. Ce développement aura lieu, et la dissuasion restera pérenne quoi qu’il arrive.

      • Yvon dit :

        Et si vous nous précisiez quelles sont les crises de cette importance que la France a subit depuis 30 ans ….

        • Ne pas subir dit :

          Que la France a subi.

        • Marine dit :

          Vous ne pouvez pas chercher par vous même ? Ce n’est pourtant pas compliqué… Et si vous êtes incapable de le faire, vous pouvez toujours demander à une IA (Grok, ChatGPT, etc) de faire le travail à votre place.

    • Jack dit :

      Un pays ne s’arrête pas parce qu’un Premier Ministre est démis de ses fonctions. En outre, les crédits relatifs à la Loi de Programmation Militaire ont déjà été votés.

      • Yvon dit :

        La loi de programmation militaire prévoit un volume d’investissement pendant sa durée. Mais les crédits doivent être votés chaque année. Et si le budget n’est pas voté, il est prévu que chaque mois, 1/12 du budget de l’année précédente soit « débloqué  » . Dans ce cas, adieu les 6 milliards d’Euros d’augmentation prévus par rapport à 2025. Il n’est pas interdit de s’inquiéter.

    • lecoq dit :

      ceux qui sont votés et prévus
      le seul danger est lui et la gauche associée

    • Alain d dit :

      En taillant dans le millefeuille administratif, notamment dans les doublons, humains, numériques et locaux, avant tout dans les agglomérations de communes, mais aussi dans les cadres non productifs et grassement payés, par exemple dans les hôpitaux et cliniques. Ca dégagerait de suite plus de moyens pour les soins et payer les soignant.
      Les pieds en éventail sous un bureau ne soignent pas, même s’il faut bien des cadres, mais pas plus que nécessaire et suffisant.
      Ensuite l’allègement de la paperasse administrative et normative. Il faut que la France finalise et généralise proprement sa digitalisation, et vite, efficace et sans coquille.
      Au niveau des communes des appels d’offres sérieux, pas des copinages, et avec des responsables nommés et pénalisés lors de désastres techniques.
      Lutte contre tous les truandages, même si ça ne rapporterait pas plus que le cout des contrôles, c’est juste un question d’équité, et ceci des dealers jusqu’au plus planqués des cols blanc.
      Etc….

    • Alain d dit :

      Juste nécessaire et suffisant, j’ai souvent lu ou écrit cette évidence, lors de mes études, puis ensuite en R&D.

  9. Sorensen for ever dit :

    Que fait la France pour partager sa dissuasion nucléaire au profit de la Grande Germanie Unie ? RIEN.

    Que fait-elle pour protéger les autres membres de l’UE ? RIEN.

    Que fait la France pingre pour sécuriser l’industrie Allemande ? RIEN

    C’est grâce à l’union européenne, commission bruxelloise, membres de l’OTAN qu’elle a pû continuer sa R&D et les essais sur sa dissuasion pendant que les autres membres travailler dur pour faire croître le PIB de l’UE.

    Cette attitude n’est que du parasitage, quel égoïsme, quelle indignité !

    • Jeanot dit :

      tjrs aigri l’ami Sorensen et tjrs adepte des fake news.
      bah pour le partage je vois pas comment les américains pourraient réagir.A mon avis très mal.
      Et croire qu’on pourrait leur donner un coup de main pour qu’ils développent le champignon atomique certains en Allemagne y croient.ah!triple buses!
      c’est interdit et on a signé le traité de non prolifération.
      Sorensen sent le souffle froid venu de Russie c’est pour ça qu’il est de mauvaise humeur.
      On pourrait écrire un roman sur les dernières coopération avec non amis allemands.C’est vrai qu’en ce moment ils préfèrent bomber le torse et planter des couteaux dans le dos des gaulois.
      les américains vous leur lechez les pieds .Allez savoir pourquoi
      La peur peut être ?

    • Alain d dit :

      Avant 2014, L’Allemagne travaillait très dur, grâce au gaz russe à prix réduit, et grâce à ses sous-traitants européens, notamment dans l’est de l’UE. Avec l’objectif prioritaire d’exporter un maximum de ses grosses berlines bien énergivores vers la Chine, mais en échange d’importations massives de produits chinois vers l’UE. Donnant-donnant, pas fous les dirigeant du PCC.
      Ensuite l’Allemagne a décidé soudainement, d’abandonner le nucléaire, pour se soumettre encore plus aux énergies russes, alors même que Poutine avait déjà enclenché sa première agression sur l’Ukraine.
      Ensuite, elle avait même osé signé un pré-accord avec la Russie, pour que celle-ci fournisse de l’hydrogène pas cher à base de gaz russe, donc toujours au détriment du reste de l’UE.
      https://www.euractiv.fr/section/energie-climat/news/la-diplomatie-de-lhydrogene-de-lallemagne-bouee-de-sauvetage-pour-la-russie/
      Et la Merkel avait très bien défendu ses Nord Stream 1 et 2.
      Donc l’Allemagne avait bien joué en solo, aux détriment des autres nations européennes, pour ses seuls intérêts.
      Pour ses affaires et par ses seuls choix, elle s’est donc soumise à la Chine et à la Russie, tandis qu’elle dépensait un minimum pour sa défense, bien moins que la France. Tout aussi grave, les matériels militaires n’était pas entretenus, ou sous-équipés, ou non modernisés, mais ce ne sont que des détails. La France avec des lacunes, mais à des années-lumière du néant allant. Mais non, ce n’est pas un black-out allemand, c’est juste que rien ne fonctionne !
      Bien d’autres nations européennes sont plus ou moins responsables des soumissions à la Russie et à la Chine.
      Mais rien de comparable avec l’Allemagne perfectionniste dans ce domaine.
      N’est-ce pas Gerhard Schröder, ex président allemand, pote de Poutine, très critiqué après 2022, qui avait démissionné du conseil d’administration de Rosneft, l’une de ses casquettes russes?

      Nord Stream, 2005, Schröder avait vendu les parts de l’allemand Fortun à Gazprom
      « En mai 2005, Fortum se retire du projet et vend sa participation de 50 % dans North Transgas à Gazprom. Le 8 septembre 2005, Gazprom, BASF et E.ON signent un accord de base sur la construction du gazoduc. Le 30 novembre 2005, Nord Stream AG est incorporé à Zoug, Suisse. Le 9 décembre 2005, Gazprom lance la construction de la section terrestre du gazoduc en Russie. »
      « Le gouvernement de Gerhard Schröder se porte garant d’un crédit d’un milliard d’euros proposé par les banques Deutsche Bank et KfW à Gazprom pour la construction de ce gazoduc germano-russe en mer Baltique. »
      « Peu après avoir cédé le pouvoir à Angela Merkel, Gerhard Schröder est engagé par Gazprom pour diriger le Conseil de surveillance du consortium germano-russe chargé de construire ce gazoduc, dont Gazprom détient 51 %. »
      https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Nord-Stream-page-2.html
      Il a perdu le pouvoir pour s’en mettre plein les poches

      • jean luc dit :

        on peut critiquer l’Allemagne , mais en 2005 la Russie n#étais pas perçus comme un danger . et nord Stream1 tout le monde en as profiter incompris la France , on pensait tenir la Russie par le commerce , quelle firmes européenne n’as pas investi en Russie??? on trouve des composant français sur les chars russes par exemple tout le monde y as participer la France y compris . pour l’atome par exemple ,la France continue as importer de l’uranium de russe rosatome , qui est enrichie dans une usine allemande pour le français framatome á Emden puis expédier á Pierrelatte en France pour EDF ,lá les couleurs sont plus russes ,mais allemandes , alors il faut arrêter hypocrisie . La France refuse que l’uranium soit l’objet d’un embargo , car elle aurais des problême pour fournir ses centrale nucléaire ou faire sa bombe . Pour Schroder , les allemands le considèrent comme un traite . c’est vrais Qu’il as remplit ses poches .

        • Alain d dit :

          « Bien d’autres nations européennes sont plus ou moins responsables ……. rien de comparable avec l’Allemagne perfectionniste dans ce domaine. »

        • Lado dit :

          Non , la France a un stock HEU (93%et plus) militaire très largement « suffisant ».Nous n’en utilisons pas dans nos PA et SM (filière quasi civile) et l’usine militaire de Pierrelatte a été demantelée, trop chère, il y a plus de 40 ans! Nos têtes N n’en ont consommé qu’une fraction .Tout cela est public
          Ce sont surtout les US qui ont refusé l’embargo (Biden). EDF fait sutout du reprocessing des « tails »en Russie (pousser l’enrichissement sur les fractions appauvries par ex au Tricastin pour abisser le coût total du Tricastin.)

          C’est plus compliqué que les bobards des Verts: nous ne dependons pas plus de la Russie que du Niger et le coût du combustible est d’ailleurs mineur dans le coût du kWh (j’ai bon pour les unités?pour la correction orthographique qui règne sur ce site? c’est une curiosité )

    • Bar-Bock dit :

      Ben voyons, encore un petit effort de quelques lignes et vous arriveriez à prouver que c’est votre belle Grande Germanie Unie qui a financé la force de dissuasion française et qu’en retour, il serait normal que celle-ci puisse la partager quitte à terme à la diriger et à disposer unilatéralement du droit d’appuyer sur le joli bouton rouge, et tout ceci dans un grand élan d’altruisme et de dignité bien grand-germanique unifié.
      Les efforts menés par la France pour sa défense et sa dissuasion ne sont dus qu’au travail des français.

  10. zizou35 dit :

    les Suisses savent y faire … memento

  11. Fralipolipi dit :

    Et dans l’actualité récente sur les missiles ballistiques nucléaires, il y a aussi eu cela il y a 15 jours.
    https://www.20minutes.fr/monde/chine/4168811-20250821-inde-new-delhi-teste-missile-pouvant-envoyer-ogive-nucleaire-partout-chine

    • Momo dit :

      Oui, Modi veut bien écouter Xi parler de la danse du Dragon et de l’Elephant mais il a surtout envie que l’Elephant puisse faire danser le Dragon.
      Il ne vit pas un monde parallèle lui. Il connait bien tous ces cocos-là.

  12. philippe renard dit :

    Et pour l’économie on fait quoi?

  13. KOUDLANSKI Romain dit :

    Voila comment garder , la crédibilité de sa force de dissuasion nucléaire , en améliorant constamment nos vecteurs.

  14. LaMeuse dit :

    Le passage à 6 SNLE, « comme avant », serait au moins aussi fort, et en plus nous avons déjà les équipages.

    • Arsouille dit :

      OUi exact!

    • Parabellum dit :

      Mieux vaudrait des snle en plus qu un porte avions vulnérable aux drones et nécessitant une escorte de ´´´sous marin. On a aussi démonté les vecteurs hades qui dérangeaient les allemands …maintenant on cherche à renforcer nos armes alors que l argent manque.