Aéronavale : L’amiral Vaujour estime qu’un drone dédié au ravitaillement en vol serait « très intéressant »

En mai, lors du « Combined Naval Event », organisé à Farnborough [Royaume-Uni], la Marine nationale a donné un aperçu de la composition du groupe aérien [GAé] qui prendra place à bord du porte-avions de nouvelle génération [PA NG], dont le lancement en réalisation est attendu d’ici la fin de cette année [sous réserve du contexte politique…].
Ainsi, en 2038, soit l’année de l’admission au service actif du PA NG, ce GAé devrait être composé de chasseurs-bombardiers Rafale Marine portés au standard F5 [mais sans les drones de combat – UCAV – censés les accompagner], d’avions de guet aérien E-2D Hawkeye et, a priori, d’un Système de drone aérien de la Marine [SDAM], basé sur le VSR 700.
Puis, en 2040, le PA NG accueillera en plus les UCAV associés aux Rafale F5 ainsi que des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance]. Enfin, en 2045, l’avion de combat de nouvelle génération [New Generation Fighter, NGF], devant être issu du programme SCAF [Système de combat aérien du futur], complétera le GAé avec ses effecteurs connectés [ou « remote carriers »].
A priori, il n’était alors pas question de doter ce groupe aérien d’un drone aérien dédié au ravitaillement en vol, comme le MQ-25 Stingray, développé par Boeing pour le compte de l’US Navy.
Cela étant, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense [AJD], la semaine passée, l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale, a estimé que le concept d’un tel appareil était « très intéressant » dans la mesure où il permet d’éviter de mobiliser un Rafale M en configuration « nounou » pour faire du ravitaillement en vol. Il est même allé plus loin en suggérant que d’autres types de drones pourraient effectuer des missions spécifiques, comme celles relevant de la protection ou de la surveillance.
« L’objet porte-avions est donc une plateforme qui vient projeter de la puissance aérienne, avec des objets qui seront différents demain de ce que l’on connaît aujourd’hui. Le PA NG sera donc adaptable et en réalité très innovant », a expliqué l’amiral Vaujour, selon des propos rapportés par Mer & Marine et SLDinfo.
Pour rappel, malgré le succès du démonstrateur de drone de combat X-47B, conçu par Northrop Grumman, l’US Navy changea ses plans en 2016 en lançant le programme C-BAR [Carrier-Based Aerial-Refueling System].
Il s’agissait alors de développer un drone aérien – le MQ-25 Stingray -capable de fournir 7 000 litres de carburant à des chasseurs-bombardiers embarqués à 500 nautiques du porte-avions. Et cela afin de pouvoir frapper plus fort et, surtout, de plus loin, tout en libérant les F/A-18 Super Hornet de leurs missions dites Nounou, lesquelles peuvent représenter jusqu’à 30 % de leur temps de vol.
À noter qu’un projet de drone aérien dédié au ravitaillement en vol a récemment été retenu dans le cadre de la Coopération structurée permanente [CSP ou PESCO] de l’Union européenne. Appelé « Future [unmanned] Air-to-Air Refuelling Capability » [ou Capacité future de ravitaillement en vol – sans pilote], il est mené par l’Allemagne et l’Espagne.





ça paraît évident de pouvoir ravitailler au moins le drone de combat en toute discrétion, voire le rafale f5 si possible.
Drone ravitailleur developpé par l’allemagne et l’Espagne …je ne voit pas ces pays s’interesser au ravitaillement sur porte avion …
De plus je demande a voir, étant donné l’entrisme des USA dans les projets pilotés par l’Allemagne …
Bref, un bon gros bullshit en devenir de l’EU …
@lecoq
Bien vu.
Si ce sont Espagne et Allemagne qui s’en occupent, alors les marins peuvent d’ores et déjà oublier cette option, qui n’en sera jamais une pour un PA.
@Fralipolipi : https://www.opex360.com/2025/01/30/le-navire-dassaut-amphibie-espagnol-juan-carlos-i-pourrait-aussi-mettre-des-drones-tactiques-en-oeuvre/
Le SIRTAP est un drone léger, 750 kg, loin du besoin d’emport d’un drone de ravitaillement, et pour l’instant on ne sait pas trop comment il pourrait décoller du Juan Carlos 1er, mais l’Espagne se bouge ; plutôt sans l’Allemagne sur ce projet apparemment (Airbus España…) et manifestement sans US (ITAR-free) ni Israël (je n’en trouve pas la mention mais ça reste à confirmer).
Je demande à voir.
Plutôt qu’un « bullshit » anglo-américain, vous pourriez parler d’une foutaise bien française.
Je ne vois pas.
L’Allemagne a déjà un drone qui pourrait être utilisé pour certains ravitaillements: le Heron TP IAI-Airbus. Emporter dans les deux tonnes de carburant en interne semble être son intérêt principal. Oui, il est ridicule comparé au MQ-25 Stingray comme ravitailleur que ce soit en emport, conditions de ravitaillement, pistes nécessaires, etc. et, non, il ne va pas sur un PA. Après, Airbus pourrait aussi travailler à du A300 MRTT en version drone mais cela ne va pas sur un PA non plus.
(Quant au rôle des USA, j’ai l’impression que sans eux, les solutions Airbus DS seraient encore plus nazes.).
Si les Américains en ont, c’est qu’ils ont sans doute assez d’expérience pour savoir que c’est utile …..
J’adore ces 3 mins… une autre époque
https://www.youtube.com/watch?v=dzSov8lU_Ag
Les symboles des unités de mesure sont invariables.
Une minute, 1 min ; deux minutes, 2 min.
J’adore ces 3 min.
J’espère que vous n’avez pas 5 chats…
Vous seriez du genre à compter les croquettes pour chacun…
Vu le nombre de matériel que les américains ont développé et qui ont été complètement unitile voire un contre productif je le garderais bien de cette affirmation…
Ca me rappelle le fameux FCS et ses 30 milliards jetés par la fenêtre https://en.wikipedia.org/wiki/Future_Combat_Systems
Rien qu’en voyant le proto on sent la bonne intuition issue de l’expérience made in USA..
Ca a sans doute permis de préserver des jobs et des salaires chez Sam.. avec une telle somme on en France on pourrait se passer du plan Bayrou, ou combler deux fois le trou de la sécu ou construire 20 CHU avec des milliers d’infirmiers et les payer plusieurs décennies..
Le nombre de matérielS.
Les Américains.
Qui ont été complètement inUtileS, voire contre-productifS.
Je Me garderais.
Avec la nécessité pour les PA d’avoir une allonge suffisante par rapport à certaines menaces, cela peut être utile à la survie du PA et des autres autour. Cela permet aussi d’intégrer en douceur ce type de drone sur un PA.
Pas d’A400M à décollage vertical?
Pourquoi de pas réaliser une version ravitailleur du futur drone de combat de Dassault.
Est-ce que ce drone sera calibré pour nos deux futurs PA NG?
Parce qu’il sera équipé de liaisons sécurisées, de systèmes de défense et de capteurs de visibilité et de détection.
Probablement qu’il devrait pouvoir se ravitailler en automatique, pour accompagner ou devancer les Rafale
De plus, son volume sera certainement imposant, Donc sans munitions, il devrait donc pouvoir embarquer plusieurs tonnes de carburant, pour pourvoir ravitailler plusieurs avions.
Ca éviterait de multiplier de plus petites unités de ravitaillement.
Avec la multiplication des drones à capacités air-air et air-sol, ça va bouchonner là -haut
Une pièce dans le schmilblic, par la peine de vous excitez, les excités
Donc aussi pour aller plus vite en R&D et dépenser moins.
 » pour nos deux futurs PA NG  » boumeur est en feu.
Pas la peine de vous exciter.
Qui se souvient que nous sommes en haillons financièrement ?
Tout le monde je suppose. Mais certains ne veulent pas l’avouer publiquement, pour ne pas être obligés, s’ils arrivaient aux commandes, de faire le nécessaire pour arrêter ce suicide collectif
combien de kero pourrait emporter une version nounou du futur neuron ?
il faudrait sûrement une version spécifique et plus volumineuse.
Evidemment.
Un Rafale M nounou peut délivrer 2 tonnes de carbu à 400 nautiques du PA.
Le MQ-25 peut lui délivrer 5.1 tonnes de carbu à 500 nautiques du PA.
Songeant qu’un MQ-25 (ailes repliées) occupe plus ou moins la même place qu’un Rafale sur le pont ou dans le hangar, si sa mise en oeuvre ne nécessite pas d’immobiliser trop de m² en hangar (pièces détachées, outillages entretien, moteurs rechange,…), on perçoit assez vite qu’un tel drone mono-mission pourrait être très utile pour offrir plus d’allonge aux Rafale M, et aussi à l’Hawkeye E-2D…
tout en permettant alors de réintégrer pour le combat de précieux avions Rafale M, et leurs pilotes, qui sont eux polyvalents pour toutes les missions de combat, pour lesquels ils sont faits (bien plus que pour jouer les stations-service volantes).
@Fralipolipi. Contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, ainsi qu’au chiffre que vous donnez, le MQ-25 peut délivrer 15000lbs ( 6, 8 t soit 8500 litres) de carburant à 500 nautiques…
@Norad
Alors ce serait encore mieux.
Attention tout de même. Il existe désormais 2 versions de MQ-25 …
Avec tous les aléas côté projets ravitailleurs en vol de l’USAF (pbms techniques récurrents sur KC-46, … mais surtout projet de gros rabvitailleur « furtif » annulé ou repoussé faute de budget),
Boeing a opportunément rebondi cette année en proposant à l’USAF une version « jumboïsée » de son MQ-25 … tout y est indentique, sauf qu’il est un peu plus gros … (et n’est alors plus adapté aux PA).
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Vos données sont peut-être celles de la version jumboïsée pour l’USAF ?
@Fralipolipi. Non, ce sont les données de la version US Navy. Voir le lien que j’ai mis dans un autre commentaire plus bas.
@Norad
Alors c’est encore mieux.
Une bien belle outre à kérosène ce MQ-25 🙂
@Fralipolipi. Le MQ-25 US Navy. https://www.esd.whs.mil/Portals/54/Documents/FOID/Reading%20Room/Selected_Acquisition_Reports/FY_2023_SARS/MQ-25%20MSAR%20Dec%202023.pdf
Les exigences de la Navy sont entre >=14K lbs et >=16K lbs 500 nm depuis un gros PA.
« Current Estimate 12/31/2023 >= 16K lbs of give at 500 nm from CVN »(CVN= PA classe NIMITZ ou Ford)
https://www.esd.whs.mil/Portals/54/Documents/FOID/Reading%20Room/Selected_Acquisition_Reports/FY_2023_SARS/MQ-25%20MSAR%20Dec%202023.pdf#page=11
(En aout 2025, les trois premiers en service sont prévus pour 2026.)
Refaites vos calculs… Si le MQ-25 occupe la même place qu’un Rafale, alors si on veut en embarquer il faudra débarquer le même nombre de Rafale. Embarquer de tels drones mono-mission signifierait donc diminuer le nombre d’avions de combat embarqués à bord du PA, et donc diminuerait sa capacité offensive. Sur un gros PA comme les PA US, ils peuvent se le permettre. Sur le CDG, on ne peut pas. Concernant le PANG, qui sera plus gros que le CDG mais toujours plus petit que les PA US, ça se discute.
@Marine
Les calculs sont vite faits
1/ ma remarque ne concernait pas le PAN CDG, mais le PAN-NG de 75.000t …
2/ cela fait plus que se discuter puisque c’est l’amiral Vaujour qui nous en parle 😉
3/ en gardant une belle marge, un MQ-25 peut remplacer facilement 2 Rafale M nounou (on parle même de 3 !)
Sur le pont ou au hangar, on peut remplacer 1 pour 1 (estimation vite faite)
Or, il ya toujours au moins 2 Rafale M qui sont gréés et/ou destinés au rôle de Nounou (si ce n’est pas le double).
Avec un MQ-25 à bord, on ne retire donc rien aux capacités de combat du PA, au contraire, on libère de la place pour ajouter des Rafale M réellement disponibles pour des missions de combat (et non pas retenus pour des missions de ravito nounou … qui sont incontournables … et qui sont permanentes … à chaque salve d’avions, il y a toujours des Rafale M Nounou en l’air ou prêts à décoller … et qui ne peuvent absolument pas combattre de toutes façons, car ce n’est pas leur mission, un Rafale M nounou ne sert qu’au ravito).
Ca se tient !
@Fralipolipi
Ces drones ravitailleurs sont en effet des multiplicateurs de puissance. Il est regrettable d’avoir à immobiliser un Rafale pour ce type de mission. Comme vous l’indiquez, le problème est la place, qui est forcément limitée à bord d’un porte avions, et qui pousse à des compromis toujours douloureux.
La solution, c’est le porte drones d’accompagnement. Intégré au GAN et naviguant de concert avec le PA, ce type de navire d’environ 40 000 tonnes, spécialement conçu pour mettre en Å“uvre des drones, pourrait aisément embarquer plusieurs dizaines de drones de tous types. Par exemple :
– UCAV, destinés à accompagner les Rafale F5 et NGF : c’est le futur successeur du Neuron, en cours de développement. C’est l’appareil le plus emblématique, qui sera le plus présent à bord : environ 40 appareils et même davantage, selon les missions
– Surveillance radar, en complément et en collaboration avec les Hawkeye, pour étendre considérablement la portée de détection donc la protection du GAN. Il s’agirait de concevoir un drone navalisé à grande autonomie, capable d’emporter à l’intérieur de son fuselage (ou éventuellement en pods sous voilure ?) un puissant radar AESA. 4 à 6 exemplaires devraient pouvoir être embarqués sur le porte drones, en complément des Hawkeye du PA.
– PATMAR (sous forme d’hélidrones ou de voilures fixes) pour assurer la protection du GAN contre la menace des sous marins et drones UUV adverses. Capables de larguer des bouées acoustiques en grand nombre, et emportant au moins une torpille légère, ces drones agiraient sous le contrôle d’un ATL-2 ou d’une frégate ASM intégrée au GAN. Selon les missions, 4 à 12 exemplaires devraient pouvoir être embarqués.
– Ravitaillement en vol : l’emport de 12 à 16 drones MQ-25, ou équivalent, permettrait d’organiser à 900km du GAN un hippodrome de ravitaillement disponible 24/24H au profit des chasseurs et des autres drones, si besoin, augmentant considérablement l’allonge et l’autonomie des appareils du GAN.
Afin de maximiser la capacité d’emport, il serait important de concevoir les drones de façon à ce qu’ils puissent être stockés désassemblés et « à plat », dans des containers empilables, puis facilement réassemblés en quelques dizaines de minutes. C’est le « secret », qui permettrait d’atteindre cette capacité d’emport à première vue surréaliste et hors d’atteinte, si on compare avec le hangar d’un porte avions « classique ».
Une grande partie du hangar du porte drones serait donc occupée par ces containers, empilés sur des racks allant du sol au plafond, avec un système de manutention automatisé permettant d’aller chercher rapidement le container voulu. L’autre partie du hangar serait dévolue à l’assemblage et à l’armement des drones sortis de leur container, ceux-ci étant ensuite montés par ascenseur sur le pont d’envol. Outre l’évident gain de place et optimisation du stockage à bord (chose impensable avec des avions de combat, qu’on ne peut pas empiler les uns sur les autres…), la conteneurisation des drones permettrait aussi de faciliter considérablement le transport et le ravitaillement : un pétrolier ravitailleur pourra aisément transborder en pleine mer sur le porte drones non seulement du carburant, des vivres et des munitions, mais aussi des containers de drones.
@HMX
Sauf que là , il vous faut 2 PA au lieu d’un seul !!!
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L’intérêt d’avoir sélectionné un projet de PA de 75.000 tonnes est justement de pouvoir tout faire à partie d’une seule et même coque.
Encore une fois, les drones ne sont pas magiques, et si on veut mettre en l’air de l’assez lourd pouvant aller assez loin, il va falloir une catapulte, … pour une drone comme pour un avion.
Un drone sauterelle restera une sauterelle.
Là , avec les Hawkeye et RafaleM, puis UCAS (puis NGF), on parle de domination océanique sur des centaines de kms de rayon et avec des possibilités de raids bien au delà de 1.000 kms …. Exit les sauretelles !
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Donc même pour votre porte-drones de 40.000t, il faudrait absolument une catapulte, c’est totalement incontournable.
Or il n’en existe qu’une ! qui est super onéreuse, et qui fait 90m de long … on ne pourra pas la raccourcir (sauf à financer nous-mêmes des R&D spéciques US = puit sans fond).
… Du coup, ce n’est pas adapté ni au format d’un PA de petite taille, ni à notre budget (qui ne permettra « jamais » de faire naviguer ensemble 2 PA dans un même GAN).
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Par ailleurs, il faut reconnaitre ici que la MN ne prévoit pas 50 avions de combat sur son futur PAN-NG … mais seulement 30 (au max), pas plus. Et sur une coque de 75.000t au pont de 310m de long, ceci laisse beaucoup de place pour autre chose que 30 Rafale + 2 Hawkeye + 3 hélicos (qui est le max, du PAN CDG).
… on peut facilement imaginer ajouter – en plus – 10 UCAS et 5 MQ-25 + quelques autres drones (comme ceux de surveillance évoqués en soutien des Hawkeye) … tout en gardant assez de place (sur le pont et en hangar) pour bien faire évoluer le tout sur un temps long, à bord d’un seul et unique PAN-NG.
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Après, certains parlent de drones UCAS (nEUROn) polyvalents … la polyvalence pouvant aider aussi à gagner de la place (on connait bien le sujet avec le Rafale M).
Je crains malheureusment que la spécificité de cet UCAS (devant maximiser sa furtivité passive à l’extrême) ne soit alors une grosse contrainte à sa poyvalence, interdiant tout compromis en maière de profil aero, interdisant donc d’en faire en plus un ravitailleur en vol et un avion de veille aérienne …. on verra si Dassault me fait mentir, mais je n’y crois pas trop.
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En revanche, du côté du drone ravitailleur MQ-25, qui a certes un profil furtif (non optimal), mais qui est avant tout une grosse « outre à kérosène », Boeing a qd même déjà suggéré la possibilité de lui faire jouer, en option, un rôle de surveillance (type Patmar ou veille électronique … aucune idée précise).
Et il est sans doute plus facile de rendre plus polyvalent un tel drone n’ayant pas pour but d’affronter le feu ennemi en premier.
@Fralipolipi
Le PA-NG disposera d’un hangar de 4500m², soit 1000m² de plus que le CDG. Sauf qu’il devra mettre en Å“uvre le NGF, beaucoup plus grand que le Rafale. Malgré ces 1000m² supplémentaires, le format de l’aviation embarqué reste d’ailleurs identique : 40 aéronefs, dont 30 NGF. Dans les faits, il est donc malheureusement illusoire de penser qu’il restera de la place disponible pour accueillir un nombre significatif de drones UCAV (une poignée pourront peut être être ajoutés, et encore…). Pour accueillir ces drones en nombre significatif, il faudra inévitablement « rogner » sur le nombre de NGF embarqués. On en revient donc au dilemme que j’évoquais ci-dessus, et à la proposition que j’évoquais : réserver le potentiel du porte avions pour emporter des avions (ce pour quoi il est conçu et dimensionné), et concevoir en parallèle une nouvelle classe de navire porte drones, d’environ 40 000 tonnes, pour mettre en Å“uvre toute une gamme de drones UCAV, ravitailleurs, PATMAR, surveillance radar… porte-avions et porte-drones navigueraient de concert au sein du GAN dont les capacités seraient ainsi décuplées. C’est la seule façon d’exploiter pleinement la puissance du futur groupe aérien : un NGF pourra en effet superviser au moins un UCAV, et même plusieurs UCAV simultanément . Il faudra donc, en toute logique, davantage d’UCAV que de NGF à bord pour tirer la quintessence des capacités du groupe aérien embarqué. Or, même avec vos calculs optimistes, on voit bien qu’il ne sera pas possible d’avoir 30 NGF et un nombre équivalent ou supérieur d’UCAV à bord du porte avions. Le déport des UCAV sur un bâtiment annexe est donc à mon sens inévitable, si on cherche à optimiser les capacités et la puissance de feu du GAN.
S’agissant des drones, que vous appelez « sauterelles », je ne pense pas qu’une catapulte soit indispensable pour leur mise en Å“uvre. C’est aussi l’intérêt de déporter les drones sur un navire dédié : on peut envisager pour le porte drones une configuration STOBAR, plus simple et moins coûteuse, avec tremplin et brins d’arrêt. L’absence de catapulte EMALS permettrait en effet de réduire considérablement le coût du porte drones. Seul le système de freinage par brins d’arrêt serait à intégrer (avec possibilité éventuelle, à étudier, de récupérer les systèmes de freinage hydrauliques du CDG si sa fin de vie était confirmée en 2038 ?).
L’absence de coûteuses catapultes EMALS sur le porte drones constitue également une source d’économie pour la conception des drones eux-mêmes (qui n’auront pas besoin d’une structure lourde car renforcée),ainsi qu’une opportunité supplémentaire de coopération avec nos alliés européens disposant, ou souhaitant acquérir, des porte avions STOBAR.
@HMX
Bon et bien nous ne sommes pas d’accord … mais ce n’est pas grave 🙂
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« Sauf qu’il devra mettre en œuvre le NGF »
… qui remplaceront alors peu à peu des Rafale M. Il n’y aura pas 30 Rafale M + 20 NGF.
Et vous oubliez surtout ici qu’un PA stocke majoritairement ses aéronefs sur son pont plat, plus souvent que dans le hangar. Or le pont plat du PAN-NG pourra accueillir bcp plus d’aéronefs que le CDG, surtout aux moments des catapultages et appontages (des moments où, par contre, il y a assez peu de place au parking sur le pont du PAN CDG).
Et 1.000m² de hangar en plus, même si c déjà pas mal, ce n’est peut-être pas un chiffre définitif non plus (ce sera peut-être plus).
En tous les cas, un PA de 75.000t, mis en oeuvre par la Marine spécialiste de la compacité – notre Marine Nationale – à la place d’un PA de 42.000t … il va forcément y avoir « beaucoup » de place en plus à bord (et aussi pour les armements et carbu avia).
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« S’agissant des drones, que vous appelez « sauterelles », je ne pense pas qu’une catapulte soit indispensable pour leur mise en œuvre.  »
… Et pourtant si.
Ou alors vous confondez Groupe Amphibie et Groupe Aéronaval.
Pour l’escorte d’une opération amphibie (pas bien loin des côtes donc), des drones légers peuvent évidemment être utiles.
Mais dans le cas d’un GAN, qui doit pouvoir faire le ménage 500km autour de lui, et assurer des raids à plus de 1.000 kms … des drones mis en oeuvre sans catapulte seront strictement sans intérêt pour des missions en commun avec des avions bien plus lourds qui seront eux catapultés (Rafale, Hawkeye, NGF … et UCAS nEUROn donc !).
Pour oeuvrer au sein d’un GAN Catobar, il faut du Catobar, que ce soit pour un drone comme pour un avion piloté … la loi de la gravité étant la même pour tous.
Ou alors, il faut faire autre chose avec ces drones mis en oeuvre sans catapulte … (de l’escorte de mission amphiibie, par exemple), mais ce sera forcément plus limité, et cela ne permettra jamais d’aider à assurer une supériorité aérienne de zone océanique … ce qui est la mission des PAN CDG et du futur PAN-NG.
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Alors un porte-drones Stobar, pourquoi pas, mais plutôt en association avec le rôle de porte-hélicoptères porte-chalands. A envisager donc plutôt lors du remplacement des BPC-PHA.
Et on notera que même dans ce rôle de porte-drones, UK et Turquie cherchent une option de catapulte pour leurs PA actuels (UK) ou leurs projets futurs (Turquie).
On notera aussi que la Chine a déjà commencé à intégrer une catapulte sur ses nouveaux Porte hélicos/drones … mais la Chine développe elle-même ses propres catapultes Emals (dont on ne sait d’ailleurs toujours pas si elles marchent bien, ou pas … mais bon, on va qd même estimer que ça marchera).
https://www.meretmarine.com/fr/defense/la-chine-lance-le-premier-lhd-porte-drones-dote-d-une-catapulte-et-de-brins-d-arret
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« L’absence de coûteuses catapultes EMALS sur le porte drones constitue également une source d’économie pour la conception des drones eux-mêmes (qui n’auront pas besoin d’une structure lourde car renforcée), »
… Ã nouveau pas d’accord avec vous.
Ok, vous ne voulez pas de catapulte, mais vous voulez qd même faire décoller …. et apponter … des drones de bon format (pas des sauterelles !), ayant donc un poids assez important (plus de 5 tonnes mini) … et ce depuis un PA Stobar si j’ai bien compris … mais pas trop grand non plus (avec une piste oblique de forcément moins de 200m).
Alors en tel cas, pour aller accrocher un brin d’arrêt, il faudra forcément à votre drone (non sauterelle)
– une crosse d’appontage => sur-poids car gros renfort requis
– un train principal renforcé pour amortir le presque crash de l’appontage (pas d’arrondi possible pour aller accrocher un brin d’arrêt, et pas d’arrondi possible car la piste est juste bcp trop courte) => sur-poids pour train principal spécialement musclé.
Plus votre drone embarqué voudra jouer dans la cour des grands, plus il devra être renforcé pour pouvoir apponter … et donc plus il sera lourd … et donc plus il aura besoin d’une catapulte pour avoir une chance de décoller avec son plein carbu + tous ses capteurs et armements … pour avoir une chance de vraiment être utile aux côtés d’un Rafale ou d’un NGF.
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Je le répète, pour la doctrine française du GAN (avec PA Catobar), tout drone doit être lui aussi catapultable.
… sauf si c’est pour faire la distribution du courrier entre les navires 🙂
https://www.opex360.com/2023/01/24/la-marine-nationale-a-teste-un-drone-aerien-logistique-a-bord-du-porte-avions-charles-de-gaulle/
@Fralipolipi. « on perçoit assez vite qu’un tel drone mono-mission ». Certains envisagent déjà bien d’autres rôles que le seul ravitaillement. https://www.twz.com/air/mq-25-stingrays-range-gives-is-massive-potential-far-beyond-a-tanker
@Norad
Merci pour ce lien.
J’avais lu cet article qd il est sorti il y a 4 mois, et c justement à cela que je faisais référence à la fin de mon post, juste 5 lignes plus haut 🙂
Ce serait une bonne chose , que d’avoir quelques Neuron dédiés spécifiquement à cette tâche .
Pourquoi pas…à étudier comme fonctionnalité optionnelle sur futur super-nEUROn.
Juste un simple calcul.
7000 litres ça fait 5.5 tonnes de kérosène.
Un Super Hornet peu embarquer 6.5 tonnes de carburant en interne (sans les bidons)
Vu que les pilotes ont besoin de faire des heures, et que le PA a besoin d’une protection aérienne, pourquoi encore dépenser des milliards pour ce drone ?
Vu la capacité du drone, il faudra enlever combien de Super Hornet dans les hangars pour lui faire de la place ?
La réponse est 10 par PA, projet de 800 millions d’euros pour le développement, et commande de 72 appareils pour un montant de 13 milliards de dollars (180 millions par drone ravitailleur, deux fois plus cher qu’un Super Hornet).
Vu nos petits moyens, notre petit PA, je pense qu’on devrait avoir d’autres priorités.
Un Super Hornet peut.
@meiji. Contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, le MQ-25 peut délivrer entre 7,2 tonnes (objectif haut du programme) et 6,3 tonnes (objectif minimal) à 500 nautiques !! C’est ici.. « https://www.esd.whs.mil/Portals/54/Documents/FOID/Reading%20Room/Selected_Acquisition_Reports/FY_2023_SARS/MQ-25%20MSAR%20Dec%202023.pdf ». Un F/A-18E, avec ses 4 « ancres » de 480 US Gallons en plus de ses réservoirs internes n’arrive qu’à peine à la moitié, à la même distance…. « Vu que les pilotes ont besoin de faire des heures, et que le PA a besoin d’une protection aérienne, pourquoi encore dépenser des milliards pour ce drone ? » Interrogez n’importe quel pilote de l’US Navy, cette mission est une corvée dont personne ne veut, faite par rotation au sein des équipages « désignés volontaires » pour la mission du jour… Elle n’apporte strictement rien sur le plan opérationnel… Les commandants de l’US Navy et leurs équipages sont très heureux de pouvoir enfin se débarrasser de cette tâche et concentrer toutes leurs forces sur les missions de combat et non à faire les nounous. « Vu la capacité du drone, il faudra enlever combien de Super Hornet dans les hangars pour lui faire de la place ? » La réponse est aucun sur les classes Nimitz ou Gerald Ford. Il y a largement la place pour 4 ou 5 MQ-25 sans réduire quoi que ce soit. La commande est de 76 appareils, 9 d’essais et 67 de série. Oui, il coûte plus cher, mais ses coûts d’exploitation seront nettement inférieurs et la différence de coûts d’achat sera rapidement absorbée.
bonjour bon avant toute chose un drone de combats peux etre dérivés en différence versions…
intercepteurs , bombardier d’attaque, avion guerre électronique, et pour quoi pas avion ravitailleurs.
toutes est possible, ils faut juste disposer des programmes adaptés et une bonne capacité de transport de charge sous fuselage…( équivalent zu poids de l’appareil).
Pour le reste ons peux imaginer énormément d’emplois différents pour ce type d’appareils ( done de combats).
Un drone de combaT peuT Être dérivÉ en différenteS versions.
IntercepteuR.
Avion DE guerre électronique.
PouRQuoi pas.
Avion ravitailleuR.
TouT est possible.
Du poids.
ON peuT.
DRone de combaT.
Un minimum de capteurs seraient une bonne plus-value.
Les drones appellent les drones quel que soit le milieu.
Pourtant la vitesse de disparition des pilotes pourrait être vertigineuse.
Est-ce un drame ? Faut-il ramer à contre courant ?
Une petite voix me souffle que deux trois ULM tubes et toiles sont un peu court pour garder des pilotes qualifiés.
Oui, oui, oui.
Et cela fait des années que je préconise un drone multi-usage (un peu comme notre Rafale qui est omnirôle).
– drone-tanker navalisé
– drone cargo au service du groupe aéronaval, éventuellement également en usage terrestre
– concurrent du E2-HawkEye
– relais télécom trans-océanique (en alignant 6/7 appareils à 10 000m d’altitude, on peut créer un faisceau télécom France-Québec)
– patmar et asm (navalisé, donc capable de décoller du porte-avion)
– version drone ou version pilote dans toutes les fonctions d’emploi possibles
Et il pourrait livrer des pizzas ?avec une bonne IA embarquée , il se dit qu’elle serait cuite à bord .
Un bon four vaudrait mieux qu’une bonne IA. Mais sans chicane :
Une des supériorité de la Royale sur la Terrienne c’est l’idée de Poste.
Les marins ont un métier et de multiples postes que nous autres réduisons à des « piquets d’incendie » ou l’on bloque un petit lot hors de sa mission… pour réduire le chiffre d’affaire au foyer. Mettons en premier l’apprentissage.
Les marins doivent être capable d’avoir un poste pizza pouvant endosser cette mission après la sienne comme le poste boulangerie et le poste cuisine. La conservation du levain, la préparation de la pouliche, la fabrication de la pâte sur plusieurs jours peuvent donc être assurés en lutant contre l’ennui.
Un militaire qui n’est qu’un militaire est un mauvais militaire et nos braves troupiers pourraient avoir une sorte d’album Panini de compétences techniques qu’ils collectionneraient selon l’étiquette.
Personne ne sait tout faire mais il est interdit d’être collectivement pris au dépourvu. Vive la pizza du bord avec pâte fraîche, origan et sauge sèche et le frais… en boite.
Les bandes molletières dominent toujours les esprits qui n’ont jamais rien produit.
Le déclassement des équipement est inévitable et il est parfois plus rapide que la généralisation.
En tout cas pourquoi ne pas conserver les capteurs fonctionnels n’étant plus du meilleur niveau pour les ré-employer sur des moyens dont ce n’est pas la fonction première et qu’un équipement neuf rendrait hors de prix ?
Elèves PMS (Pour la plus part, ayant besoin d’un report d’incorporation), nous avons fait notre école de soldat en guenilles de réforme des stock de mobilisation et avec le FSA pour « jouer à la guerre ». Nous n’étions pas dignes d’un FAMAS bon de guerre avant d’être assez instruits. Logique.
Le PANG, le futur porte-drones géant de la Marine Nationale.
C’est un faux problème, l’usnavy cherche deux choses, allonger la portée de ses avions (le rafale a déjà une portée un peu supérieure) pour éloigner les bâtiments des missiles chinois dans la pacifique et préservé le potentiel des f18sh et f35c (le premier a été très fortement exploité, le second s’use de manière très prématurée).
En gros l’intérêt pour la marine française est bien moindre que pour la marine us.
Et il faudra voir le coût de ce drone par rapport à un rafale pour se convaincre que c’est sympa à avoir mais pas une priorité.
Ca rentrera jamais sur le cdg donc la question se pose pas avant 2040.
@Wagdoox
La recherche d’un rayon d’action toujours plus grand et d’un playtime toujours plus long n’est absolument exclusive aux US ni aux PAN US … Nous avons exactement la même recherche, et cela est normal car cette endurance maximale en vol est tout simplement le gage de la supériorité aérienne ou d’une réussite de mission de bombardement.
Le projet de NGF de 14 tonnes en est l’illustration.
Tout le monde veut allonger les rayons d’action de ses avions : US, Chine, … France … Et encore plus lorsqu’il s’agit de vol au dessus des océans, depuis PA.
pour moi il faut un drone multirole furtif pouvant embarqué en soute soit armement ou carburant outils de guerre electronique…. une mco un seul stock de pièces et un seul modèle à développer. bref un drone rafale un couteau suisse à tout faire
@Nicolas
Ce serait naturellement l’idéal pour le gain de place et la gestion des flottes.
… Mais c’est hélas bien complexe, car :
– qui dit polyvalent dit aussi plus onéreux. Or nous manquons de moyens, et en parallèle les drones sont aussi susceptibles d’avoir un taux d’attrition plus important que les avions pilotés et bi-réacteurs tel le Rafale … On ne voudra pas perdre une fortune à chaque aéronef dronisé perdu … on va donc préférer conserver des drones pas trop trop onéreux …
– si on revient au seul véritable drone possiblement embarqué que la France a décidé de développer à ce jour = l’UCAS issu du programme nEUROn … ce dernier a vocation à aller affronter le feu ennemi en tout premier. Sa furtivité passive doit donc être maximalisée, sans compromis pour autre chose. Cette optimisation là risque bien de ne pas tolérer le moindre compromis sur son « profil » aero … et il ne pourra pas ressembler à une « outre à hérosène » comme le MQ-25.
L’UCAS aura peut-être une polyvalence, mais uniquement pour le combat, voire la veille électronique … mais sans doute pas pour du ravitaillement en vol …. et si cela était possible, il ne pourrait pas transférer assez de carbu pour être significativement préférable à un Rafale M nounou.
« Cette optimisation là risque bien de ne pas tolérer le moindre compromis sur son « profil » aero … et il ne pourra pas ressembler à une « outre à hérosène » comme le MQ-25. »
Je me suis posé la même question. Mais cela a abouti à une contre-question (sans fondement réel puisque le super-nEUROn n’existe pas encore) : quel sera le volume de la soute à bombes du super-nEUROn ? Si on approche des 10m3, ce serait plutôt bon, car un bidon souple de carburant pourrait plus-ou-moins épouser les contours intérieurs de la soute. Et comme on peut imaginer que le super-nEUROn aura des dimensions comparables à un Rafale, pour une capacité d’emport comparable (9,5 tonnes), mais située en soute, on peut se laisser aller à des supputations.
Le nEUROn peut emporter 2 bombes de 250kg, chacune représentant un volume de stockage (de stockage…pas de la bombe elle-même) d’environ 0,5 m3. Donc un total de 1 m3 pour 2 bombes.
A l’échelle du super-nEUROn, on peut donc envisager d’approcher les 8m3
Comme aurait dit Mao Zedong en envisageant une guerre Chine-URSS avec 50 000 000 de morts côté chinois : « c’est jouable ».
@Lothringer
C’est sans doute possible de faire jouer un rôle de nounou à un drone UCAS conçu et optimisé pour aller au feu, mais :
1/ le rendement ne sera pas brillant (un réservoir annexe calé dans une soute à bombes, faut pas en espérer des miracles).
2/ il faut prévoir au moins un pylône sous le drone pour y fixer la nacelle Narang
… et pour l’optimisation maxi de la furtivité, des emplacements pour pylones (même sans le pylône), on va pas aimer.
3/ pour maximiser l’emport, on peut aussi imaginer des reservoirs pendulaires annexes, juste pour les missions nounou, mais ici encore, le problème des emplacement pylônes …. + un moteur (unique et sans PC) qui ne sera peut-être pas assez puissant pour embarquer plus que 2 x 1250l en pendulaire … ?
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In fine, je pense que cela finirait de toutes façons pas un drone nounou qui pourrait offrir encore moins de carbu à ravitailler qu’un Rafale M nounou actuel.
… Ca ne vaut sans doute pas le coût de complexifier et rendre ainsi plus onéreux le développement de ce drone UCAS.
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Mais j’adorerais que Dassault ma fasse mentir 🙂
Un couteau suisse c’est plein d’axes, de ressorts, d’outils et de rainures.
Pour vivre en campagne il faut une cuillère et un couteau. Si l’ont peut avoir une fourchette un tire bouchon, un décapsuleur etc… c’est mieux. Mais tout ce qui bloque est moins bien.
La vraie question est plutôt de savoir s’il est pertinent pour la France de disposer d’un ( unique de plus) porte-avions.
L’extrême vulnérabilité à très court terme aux missiles hypersoniques manoeuvrants devrait faire réfléchir.
De plus, les finances de la France ne permettent pas ce genre d’acquisition « pour le prestige «Â
@Yvon
Vous mélangez tout.
Le fait qu’il soit unique est une chose.
Le fait qu’il soit – soi-disant – vulnérable aux nouveaux missiles magiques en est une autre.
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Su ce 2nd point, si vous êtes honnête, vous ne pouvez que constater que tous les pays du monde veulent toujours et encore des porte-avions aujourd’hui. Pourquoi la France devarit faire exception, elle qui a un savoir faire au top, et la 2nde ZEE la plus étendue au monde ?!?… Franchement …
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Les US veulent des PA, of course … La Chine a dit en vouloir « au moins » 6, et a déjà lancé la contruction du 4ème alors que le 3ème est à l’essai.
L’Inde projette aussi un nouveau PA, Corée du Sud et Japon en parlent, même l’Espagne, même la Turquie qui a annoncé la semaine dernière lancer la construction d’un Porte-Avions de 60.000 tonnes !!!
…. On sait que le Monde est fou, mais pas au point de tous faire n’importe quoi en même temps.
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Ce débat de la vulnérabilité des PA (Catobar) a déjà été tranché depuis longtemps, partout dans le monde, et pas dans le sens que vous présentez.
Dont acte.
Et puis PANG comme nom? Pourquoi pas BOUM ou VLAN? Le projet français m’a l’air douteux.
Merci pour votre commentaire.
Toutefois, il n’est pas forcément pertinent d’être le dernier à savoir changer de paradigme.
l’intérêt d’un porte Avions dépend du contexte géopolitique dans lequel s’inscrit son utilisateur. La Chine, l’Inde,la Turquie ont une volonté de puissance, qui appelle des capacités de projection et des manifestations de prestige. La Corée veut disposer de moyens militaires a l’abri d’une attaque surprise de missiles nord coréens. La géographie du Japon comprend de nombreuses îles. l’intérêt de l’ Espagne est plus difficile à discerner a moins qu’il ne corresponde a la nostalgie d’un passé maritime riche mais lointain . Quel est l’intérêt de la France de disposer d’un super PAN? la défense de ses départements et Collectivités d’outre mer ne justifie certainement pas un tel investissement quand deux ou trois porte aéronefs de type Cavour auraient sans doute été plus adaptés.
@Ulysse
« l’intérêt d’un porte Avions dépend du contexte géopolitique dans lequel s’inscrit son utilisateur. »
… c’est le seul truc bon dans votre post.
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Vous voulez intervenir sur un territoire d’outre-mer après une éventuelle intrusion armée ennemie (type haute intensité, pas guerilla), avec de simples PA Cavour ???
Bon courage !
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Mais surtout, vous donnez bien facilement de grandes ambitions à des tas de pays (et justifiez facilement pour eux l’intérêt d’un PA) … tout en l’interdisant tout aussi facilement au nôtre, la France.
Pourtant, la France a toujours eu des PA (jamais ces autres pays que vous citez, ou pas récemment si on parle du Japon par exemple), la France en a toujours eu la justification du besoin, elle est toujours une puissance nucléaire avec son fautueil de permanent à l’ONU (donc se doit d’avoir une armée a minima solide), elle a toujours la 2nd ZEE la plus large au monde, et toujours 2 millions d’habitants vivant dans ses territoires ultra-marins (vous semblez les considérer comme des citoyens de 2nde zone … c’est pas très urbain de votre part), elle a toujours une économie qui dépend largement des flux maritimes (comme toute l’Europe … qui n’a pourtant pas l’ambition d’être moins une Puissance que l’Inde ou la Corée du Sud), elle est toujours la seule Marine de l’UE à avoir de réelles capacités de projection de feu loin des côtes européennes, notamment grace à son GAN (le UK aussi, dans une certaine mesure, mais avec une Royal Navy avec des taux de dispos de ses navires et soums effroyablement bas …).
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… Bref, vous ne regardez pas les choses de manière très équilibrée, … pour ne pas autre chose.
C’est pas bien 😉