KNDS France envisage un partenariat avec PGZ pour produire 200 000 obus de 155 mm par an en Pologne

Entre 2012 et 2017, la production d’obus d’artillerie de 155 mm s’élevait en moyenne à 500 unités par an, selon des chiffres du ministère des Armées. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les mesures prises dans le cadre de « l’économie de guerre », la cadence s’est accélérée.
En effet, dans leur récent rapport sur l’avenir de l’artillerie, les députés Jean-Louis Thiériot [LR] et Matthieu Bloch [UDR] ont relevé que les cadences de production de KNDS AMMO France étaient passées de 30 000 à 45 000 obus de 155 mm par an entre 2022 et 2024 et que l’objectif était d’en produire annuellement 60 000 en 2025 puis 100 000 avant 2027.
Pour les rapporteur, même s’il est significatif, cet effort demeure insuffisant. « Une production annuelle de 60 000 obus représente actuellement la quantité de munitions consommées par les forces armées ukrainiennes [FAU] en quelques jours sur le front » et « l’allemand Rheinmetall s’est engagé à produire sur l’ensemble de ses sites européens jusqu’à 700 000 obus d’artillerie par an en 2025, contre environ 500 000 en 2024 et 70 000 avant le déclenchement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine », ont-ils en effet rappelé.
Aussi ont-ils plaidé pour « augmenter de manière rapide et significative les capacités françaises de production des obus, des charges propulsives modulaires ainsi que des fusées au-delà des augmentations de cadences déjà consenties », tout en appelant KNDS France à « renforcer sa stratégie export ainsi que la compétitivité-prix de ses obus afin d’élargir la taille de son marché ». Et pour cause : en temps de paix, les besoins de l’armée de Terre ne seraient que de 100 000 obus par an.
S’agissant de l’exportation, KNDS France a fait connaître son intention de nouer un partenariat avec le groupe PGZ afin de proposer à la Pologne « l’opportunité d’atteindre une production de 200 000 obus de 155 mm par an ».
« L’instabilité qui règne sur le continent européen et la nouvelle architecture de sécurité qu’elle implique obligent les 27 [membres de l’Union européenne] à renforcer leur industrie de défense, dans une logique d’autonomie stratégique et de partenariats intracommunautaires renforcés », a d’abord souligné KNDS France, via un communiqué publié le 2 septembre.
Après avoir rappelé qu’il avait « triplé sa capacité de production de munitions de gros calibre », l’industriel français s’est donc dit prêt à « soutenir la Pologne, qui a exprimé le besoin de produire jusqu’à 200 000 obus de 155 mm par an, dans le cadre d’un partenariat étroit ».
Pour KNDS France, il s’agit d’offrir un « large transfert de savoir-faire vers l’industrie polonaise, en mettant PGZ et ses filiales [Mesko, Nitro-Chem, Dezamet, Gamrat] au cœur de l’offre, en privilégiant le renforcement des capacités existantes plutôt que la proposition d’une solution ex nihilo ». Procéder de la sorte permettrait une « montée en compétence rapide du tissu industriel local, de la formation du personnel à l’installation de machines-outils supplémentaires », soutient l’industriel français, qui garantit par ailleurs une « capacité de production opérationnelle immédiate grâce à la fourniture de matières premières, comme les corps creux des obus.
🇵🇱 Objectif : 200 000 obus/an.
KNDS France propose un partenariat industriel à la #Pologne avec PGZ autour du LU211, obus combat-proven.
Pour en savoir plus👉https://t.co/avZRNSv97h#Defence #KNDS #Poland #MSPO2025 pic.twitter.com/NzxQ6Nn7xE— KNDS France (@KNDS_France) September 2, 2025
« La Pologne atteindrait ainsi sa pleine capacité de production en moins de trois ans », promet KNDS France.
Cette offre repose sur l’obus de type LU211, qui a « fait ses preuves avec plusieurs milliers de coups tirés par pièce par les artilleurs ukrainiens » et qui est qualifié pour les canons automoteurs K9 et KRAB, mis en œuvre par l’armée polonaise.
Photo : KNDS France





Cette nouvelle (potentielle) fait suite à un accord conclu il y a quelques jours entre Eurenco et l’industriel polonais Mesko pour la production de poudre, des charges modulaires pour obus de 155mm.
On ne peut que soutenir un tel projet.
D’autant plus que cela semble bien pensé, avec en simultanné un projet « Eurenco-Mesko » qui va de pair, pour les charges modulaires, et qui aurait même pris un peu d’avance.
https://www.forcesoperations.com/cap-vers-leurope-de-lest-pour-eurenco/
Un seul N à simultané.
N’est-il pas possible pour KNDS, en robotisant et automatisant le plus possible la production des obus de 155mm sur le sol français, de « renforcer sa stratégie export ainsi que la compétitivité-prix de ses obus » ? Une fois encore, nous faisons le choix de l’étranger. Nous faisons le choix de transférer nos savoirs faires. Nous faisons le choix de former et financer nos futurs concurrents. C’est rageant.
Quel est l’intérêt de la France de soutenir une telle opération ?
Franchement, je ne vois pas. Produire des obus à l’étranger pour notre souveraineté n’a aucun intérêt.
Oui j’ai compris, ce serait pour la pologne. Mais il est évident que ce ne serait pas que pour elle. Donc aucun intérêt.
Il est plutôt positif que KNDS France s’implante en Pologne, c’est à dire là où se situe la première force terrestre européenne (devant l’Allemagne, pour le moment !), donc potentiellement le 1er consommateur européen d’obus de 155mm !
Cela étant, je vous rejoins sur la nécessité d’accroître la capacité de production sur le sol national. Celle-ci a certes été multipliée par 3… mais on partait de presque rien, et notre effort est proportionnellement beaucoup plus modeste que celui des allemands, par exemple.
Ce dont nous avons besoin, c’est d’usines fortement robotisées, prévues dès la conception pour pouvoir être partiellement « mises sous cocon » (la guerre en Ukraine ne durera pas éternellement…), et réactivées sous bref préavis avec un minimum de main d’œuvre en cas de besoin.
Pour terminer sur une note positive, on relèvera que les pays de l’UE auront collectivement atteint, et sans doute dépassé, le seuil de 2 millions d’obus produits en 2025, alors qu’ils était incapables de fournir 1 million d’obus à l’Ukraine en 2023, même en puisant dans leurs stocks. Et la production continue mécaniquement à augmenter. L’info est insuffisamment commentée, mais en silence, l’aide européenne à l’Ukraine en matière d’obus de 155mm commence réellement à prendre corps…
Le nom « savoir-faire » est invariable.
Notre savoir-faire, nos savoir-faire.
https://www.projet-voltaire.fr/regles-orthographe/savoir-faire/
Lá on parle d’industrielle français , alors qu’il s’agit d’une société franco- allemande , et comme par hasard lá , on va pas parler de boche, scheulls , et autre joli nom , l#auteur de cette article aurais du dire le fabricant franco-allemand aurais été plus juste
eurenco « franco-allemand » ? tu sors ça d’où exactement ? c’est le nouveau nom de la snpe et fait partie de knds france rien à voir avec ta germanie vénérée (mais pas au point de pas venir nous casser les brunes sur un forum hexagon)
tellement de fautes.. de franco-francais ! 🙂
LÀ.
IndustrieL français.
LÀ.
De BocheS, SchLEUs et autreS joliS nomS.
L’auteur de ceT article auraiT dÛ.
Le fabricant franco-allemand auraiT été.
Pour mémoiue lors de l’offensive de la Malmaison(Ouest du Chemin des Dames) fin octobre 1917, l’artillerie Fr tire pres de 3 million d’obus en 3/5 jours.Le front All est enfonce sur 10/15 km mais le résultat ,un peu inattendu ,ne peu être exploité malgré l’engagement reussi des premier blindes F à Berry au Bac
Haute intensité dites vous….l’usine du quai de Javel organisée par A Citroen produisait 100.000 obus/jour alimentée par la nouvelle poudrerie de Bergerac par train…
1) on était en guerre et c est le résultat de l accumulation de stock pour une offensive (comme les Ukrainiens qui aujourd hui tirent beaucoup moins d obus que ce qu ils recoivent) . pas une production journaliere.
2) l aviation n existait pas
3) les obus étaient majoritairement plus petits. Avec une qualité tres inférieure.
4) pour tenter de faire une comparaison viable, il faudrait inclure au moins les capacités de production des mortiers de 80 et 120.
Tout cela est exact, mon propos est une référence historique à l’ « économie de guerre » .C’était les technos de l’époque et les all. n’avaient pas mieux.Nous avions pu nous organiser
Pour mémoire, en 1917 les moyens (Artillerie , Avions , camions ), alimentés en energie , acier , blé ,etc americain,par les ports de l’Atalantique,etaient tres supérieurs, déjà, a ceux des Allemands
Très supérieurs à ceux des Allemands.
Voilà.
J’avais évoqué cette réalité historique il y a quelques temps.
vous devriez aussi vous intéresser au contexte.
Certes. Mais comparaison n’est pas raison :
– À cette époque, quelles étaient la portée, la précision et la puissance explosive de chaque tir?
– Sommes-nous confrontés à la même situation en termes de besoin immédiat? Comme vous le soulignez, l’usine de Javel produisait 100 000 obus par jour… en 1917, pas en 1913.
Pour mémoiRe.
PrÈs de 3 millionS.
EnfoncÉ.
Ne peuT être.
RÉussi.
Des premierS blindÉs.
C’est une bonne nouvelle.
Pourrait-on envisager d’utiliser la profoneur stratégique de l’Europe pour essayer de mettre hors de portée certains centre s de production d’armement et munitions ?
C est a dire?
Il y a plein d usines d armement en Europe et personne ne peut les frapper sans subir une apocalypse en réponse.
Déja que la profondeur stratégique de l Ukraine est suffisante pour que sa BITD se développe. Alors l Europe …
@Dolgan
La question de @Georges Frérot n’est pas dénuée de sens.
Si vous cliquez sur le lien que j’ai posté plus haut (article Forces Opérations), on apprend que la ligne de production de charges modulaires construite en Pologne par EURENCO et MESKO a été installée à Pionki, … plutôt à l’Est de la Pologne, à seulement 140 kms de la frontière avec la Bielorussie.
Personnellement, sans rien connaitre du site industriel de Mesko à Pionki, j’aurais plutôt vu le truc plus à l’Ouest, plutôt du côté de Poznan … car la Pologne est bien assez grande pour ne pas aller se coller trop proche des frontières russes ou bielorusse …
Nos politicards se mêlent encore d’affaires où ils ne connaissent rien, et continuent leurs erreurs dramatiques qui ont détruit une partie de notre industrie. En effet, pour assurer nos besoins dans le cas d’un conflit les munitions doivent être à portée, donc à domicile et non en Pologne où en cas de conflit , cette dernière serait directement face à la Russie. Ce qui revient à dire que si la région où se trouve l’usine de fabrication, était prise par les Russes, nous perdons notre approvisionnement. De plus, la fabrication des obus en France, apporterait des emplois , des cotisations sociales des taxes et des bénéfices, donc un impôt société à la France. Je rappelle que Rheinemetal vient de lancer en Allemagne , la fabrication de 300.000 obus de 155 mm par an, et donc réagit sainement pour l’économie de l’Allemagne et la sécurité de leur armée qui auront leurs obus sous la main.
Bien triste à dire, mais là encore on voit l’incohérence, le manque de bon sens de notre clique de bureaucrates et technocrates, qui créent beaucoup de mal à notre Pays, et comme vient de l’expliquer avec justesse, la Meloni à Beyrou. Oui et alors qu’elle redresse son pays l’Italie, nos politiciens font tout à fait le contraire car ils l’enfoncent. Je conseille à ceux qui ne l’ont pas entendu, d’écouter ce qu’elle vient de lui faire en réponse car alors qu’elle m’agacé, malheureusement elle a raison à 100 %.
@Georges Frérot
La profondeur stratégique de l’Europe est déjà une réalité (tout comme celle de la Russie, encore plus vaste).
Il serait cependant souhaitable de mener une réflexion (probablement dans un cadre OTAN) pour :
– Enterrer ou « durcir » considérablement les usines de fabrication de munitions contre les attaque extérieures, au moins celles menées par des petits drones emportant quelques Kg d’explosifs.
– Même réflexion concernant les sites de stockage des milliers de munitions produites : beaucoup de sites ont fermé depuis la guerre froide, et ceux qui restent ne sont pas nécessairement très sécurisés, en France et ailleurs en Europe, notamment face à de simples attaques de drones FPV. Il faut nécessairement ouvrir de nouveaux sites (pour répartir le risque, en évitant de stocker « tous ses obus dans le même panier »…), et protéger davantage les sites de stockage existants contre les menaces actuelles.
Surpris par cette nouvelle. On parlait du LU220 pour 2025 et de son évolution LU320 pour atteindre les 50Km avec correction de trajectoire dans un futur proche. Une solution pragmatique pour rester sur une munition éprouvée LU211 et manquer l »opportunité de lancer une production de LU220?
Le dernier paragraphe donne la réponse. Production en Pologne d une munition qualifiée sur les canons Polonais.
50 km et non 50 Km
kilo => k minuscule
1 000 volt = 1 kV
1 000 g = 1 kg
1 MW = 1 000 kW
merci pour ce rappel !
Exactement.
Bonne idée, comme cela, lorsque la demande retrouvera les niveaux de 2020 nous serons contraints de ne plus produire en France.
Tout sera delocalisé à L’est, Ukraine en premier plan.
« lorsque la demande retrouvera les niveaux de 2020 » , vous avez une date ? quand même ce covid aura fait du mal !
Moi ce qui m’inquiète, c’est le jour où la demande retrouvera son niveau de 1916 et que la Chine fournira franchement la Russie de toute sa puissance industrielle.
Un des objectifs stratégiques(je l’espère) est de ne pas se retrouver avec Reinhmetal comme monopole en UE au niveau production d’obus, R&D, etc. . Nombreux Polonais partagent probablement mon point de vue sur ce point.
Aprés pour ce qui est de gagner contre la Russie, le Chancelier Friedrich Merz a trouvée la solution (il y croit): épuiser économiquement la Russie en faisant durer longtemps la guerre. De telles déclarations peuvent se transformer en nombreux contrats pour la France si on ne le suit pas dans ses plans contre son camp.
Il a trouvé la solution.
Un petit hors sujet mais qui est trop savoureux pour que je le laisse passer : L’ancien chef du cabinet militaire du premier ministre a été recruté par ….. ( roulement de tambour ) :
Le cabinet Mac Kinsey.
De rien, c’est cadeau 😉
certes on achète du temps en livrant des armes á l’Ukraine , mais seul Poutine peut arrêter la guerre ,hors il se foute du monde , y compris des américains . Sans l’aide apporter par la Chine,l’Inde , la Corée du nord ,l’Iran , la guerre se serais déjas arrêter . Seule solution épuiser la Russie ,le rouble est bas, les taux d’intérêt sont á 21% ,les russes commence á manquer de matérielle pour chauffer les villes, etc,etc, . Mais poutine se fout de son peuple , car sa famille ne vit pas en Russie,mais en Suisse
Conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Or, pas hors.
Or, il se fout du monde. Pas « hors il se foute du monde ».
Merci.
À l’Ukraine.
OR, il se fouT du monde.
Des Américains.
L’aide apportÉE.
La guerre se seraiT déjÀ arrêtÉE.
Les Russes commenceNT À manquer de matérieL.
Poutine.
Au moins, cela reste Européen avec un pays aux premières loges des événements. De là à faire la promotion du K9 et du KRAB je n’irai pas jusque là.
Produire plus en France demande des capacités d’investissements économiques et des compétences dévoués. L’inertie est réelle, les volontés et budgets faiblards.
De plus, se suréquiper pour une hypothétique guerre aura des conséquences avec une paix que veulent nous promettre les uns et les autres. Des politiques non-agressives envers nos compétiteurs ou adversaires semblent se dessiner avec les mouvements populistes et nationalistes (!?). Cela permet de spéculer sur le sort de l’Ukraine en privilégiant son agresseur, mais pour quelle sécurité européenne à terme? Les idéaux ont la vie dure et la réversibilité industriel et social une problématique.
Les transferts de production et de techniques est une constante pour ouvrir des marchés améliorer les profits et influences, voire sa domination. Jusqu’où peut-on aller sans se perdre ? Les USA, Israël, la Corée du Sud et l’Allemagne sont d’excellents exemples positifs qui ne sont pas « totalement transposables » pour ce qui nous concerne et dans la période… 🙁
Techniquement cela pousse à toujours avoir une « génération » d’avance, non transmissible, pour ne pas se faire doubler par les amis coopérants.
Des compétences dévouées.
La réversibilité industrielle et sociale.
A force d’alimenter la guerre on va finir par la faire ……
douloureux mais constat conscient, mon cher Christian
Dites ça à vos maitres russes, iraniens, chinois ou coréens, ce sont eux qui alimentent la guerre, nous nous ne faisons que de nous réveiller d’une longue utopie entretenue par nos bisounours sponsorisés par le Kremlin (enfin, pas tout le monde visiblement).
Dites-le à Poutine.
Chaques jours , je me demande que vat on inventé pour créer les difficultés de demain pour notre Pays ??!
une arme allemande pour remplacer le famas … la délocalisation de savoir faire qui est chose devenue banal de nos jours !! On entend souvent suite a la guerre en Ukraine qu’il faut se réarmer … Mais punaise cela fait des décennies qu’on désarmés les Français a coups de lois castratrices , Saint Etienne qui était la plus grande manufacture, ressemble a un guetto maintenant … Aujourd’hui nos dirigeants jouent a la roulette russe avec un pistolet (et non a revolver pour ceux qui ne connaissent pas la différence 😉 ) …
Désarmons les Français et les résistants de demain défendront la mère patrie avec des cailloux comme l’Intifada… triste avenir ..