Naval Group obtient deux nouveaux contrats pour la construction d’un sous-marin nucléaire au Brésil

En 2008, Naval Group [DCNS à l’époque] fut retenu par Brasilia pour livrer à la marine brésilienne [Marinha do Brasil] quatre sous-marins à propulsion diesel-électrique de type Scorpène et participer à la construction d’un sous-marin nucléaire d’attaque [SNA], dans le cadre du marché PROSUB [Programa de Desenvolvimento de Submarinos], d’un montant de 6,7 milliards d’euros.

Étant donné qu’il avait dû consentir de vastes transferts de technologies et de savoir-faire industriels, Naval Group s’associa au groupe brésilien Odebrecht pour créer la coentreprise Itaguaí Construções Navais, chargée de construire les cinq sous-marins au Brésil.

Depuis, les deux premiers Scorpène, à savoir le S-40 Riachuelo et le S-41 Humaitá ont été admis au service au sein de la Marinha do Brasil. Le troisième, le S-42 Tonelero est en train d’achever ses essais en mer tandis que la construction du dernier, le S-43 Amiral Karam [ex-Angostura] se poursuit.

Quant au sous-marin nucléaire « conventionnellement armé », pour reprendre la terminologie de la marine brésilienne, sa construction a débuté en juin 2024, avec la découpe de la première tôle par Itaguaí Construções Navais.

Le propulsion nucléaire de ce futur sous-marin, qui s’appellera « Almirante Álvaro Alberto », n’est évidemment pas du ressort de Naval Group mais celui de la Direction générale du développement nucléaire et technologique de la Marine brésilienne [DGDNTM]. Pour autant, celle-ci vient de notifier deux nouveaux contrats à l’industriel français, pour un montant total de 528,4 millions d’euros.

L’un et l’autre ont été confirmés par le Journal Officiel de l’Union [l’équivalent brésilien du JO en France], le 28 août.

D’une valeur de 246,3 millions d’euros, le contrat n° 21/2025 porte sur des prestations d’ingénierie spécifiques pour l’assemblage « électromécanique » de la « Centrale de puissance auxiliaire contrôlée » [PAC] du Laboratoire de production nucléaire [LABGENE], ce dernier étant chargé de « tester toutes les conditions d’exploitation possibles d’une centrale nucléaire », selon les explications du ministère brésilien de la Défense.

Situé à Aramar [État de São Paulo], le LABGENE est « l’un des piliers du programme nucléaire de la Marine », précise le site spécialisé brésilien Poder Naval. Il « permet de valider, dans un environnement contrôlé, le fonctionnement, les systèmes de sécurité et la production d’électricité du réacteur avant son installation à bord du sous-marin », ajoute-t-il.

Le second contrat, d’un montant de 282 millions d’euros et valable pendant 54 mois, concerne la fourniture de « services et de conseils techniques pour des systèmes supplémentaires » dédiés au futur « Almirante Álvaro Alberto ».

Pour rappel, lors d’une visite officielle à Brasilia, en mars 2024, le président Macron avait promis le soutien de la France au programme brésilien.

« Je souhaite que nous ouvrions le chapitre pour de nouveaux sous-marins, le quatrième, le cinquième, mais […] que nous regardions en face la propulsion nucléaire en étant parfaitement respectueux de tous les engagements les plus rigoureux de non-prolifération », avait-il dit. Et d’ajouter : « Ce cadre existe, est possible. Vous le voulez. La France sera à vos côtés ».

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67 contributions

  1. Airtattoo dit :

    La prolifération nucléaire concerne les armes, donc l’uranium hautement enrichi au-delà de 90 %. Les sous-marins français utilisent un combustible faiblement enrichi, inférieur à 20 %, classé comme non explosif. Vendre un tel bâtiment au Brésil ne relève donc pas du TNP et n’est pas considéré comme de la prolifération, tant que l’AIEA est informée.

    • Lado dit :

      Pour etre exact les SM français utilisent du LEU (Low ennriched U) , inf à 7% et produit dans des filieres civiles, et non pas du HEU (US, UK et Russie) à 93%%U , weapon grade,issu surtout du demantèlement des armes N (Accords SALT)
      Néanmois ce LEU est utilisé sous forme de ^plaque ».Un avantage economique cosiderable car l’amont et l »aval , la sureté ..sont identique à la filiere civile et est par definition non proliferante
      Tout cela est tres bien décrit en detail , pour ceux que cela intéresse,par l’ I.G.A ,Alain Tournyol du Clos dans un article de 2016 de 16 pages de la revue de la Federation of American Scientists( https : \\fas.org) ( Frances choice for naval nuclear propulsion)

    • Mondine, Remi dit :

      Vous avez surement techniquement raison, mais il reste l’image et la perception.

      • Airtattoo dit :

        Je partage votre point de vue, à ceci près que la boîte de Pandore a déjà été ouverte par les États-Unis et le Royaume-Uni avec les sous-marins nucléaires destinés à l’Australie. Mais vous avez raison, en géopolitique, la perception compte autant que la réglementation..

  2. Bench dit :

    Voilà une nouvelle qui devrait plaire à monamiraldelaflottebrazileobessoninoh!
    Désolé pour l’orthographe DD, car ne pratiquant pas ton portugesh dans le texte, j’improvise tout à la joie de célébrer cette bonne nouvelle pour Naval Group.

  3. Fralipolipi dit :

    Très bien.
    « Le second contrat, d’un montant de 282 millions d’euros et valable pendant 54 mois, concerne la fourniture de « services et de conseils techniques pour des systèmes supplémentaires » »
    … Reste à savoir quels sont ces « systèmes supplémentaires » (?)
    .
    Jusqu’ici, aucun des 5 grands du nucléaire militaire ne s’était risqué à vendre des SNA à l’export (exception faite d’une location de Russie à l’Inde), Mais depuis que US et UK ont décidé de vendre du SNA à l’export, en l’occurence à l’Australie (et qui plus est chargeé en Uranium Hautement Enrichi HEU), il est certain que cela rend les choses bcp plus simple, diplomatiquement, pour que la France aide le Brésil dans son projet de SNA, d’autant plus qu’il s’agira ‘vraisemblablement’ d’un SNA utilisant de l’uranium LEU (plutôt idem à celui des centrales nucléaires).
    Cela étant, il faut toujours rester vigilant vis-à-vis d’un éventuel risque de prolifération, et j’imagine (j’espère) que le sujet est contractuellement bien encadré.

    • Lado dit :

      Ce contrat consiste semble t’il a faire qq chose de voisin de la boucle d’essai de Cadarache (PAT , prototype à terre, initialement) : une station d’essai donc

    • Pluriel dit :

      Les choses simples.

    • VinceToto dit :

      Pour respecter le traité de non prolifération des armes nucléaires, il suffit de ne pas les encourager à faire des armes nucléaires. Mais si ils demmandent de l’aide pour un SNLE de missiles conventionels M51, là faudra diviser le projet en deux disctints, SNLE et M51 sinon ce serait une forme d’encouragement. (humour)

      • Fralipolipi dit :

        @VinceToto
        Je me suis mal exprimé. Par prolifération, je ne songeait qu’à une éventuelle multiplication de SNA … et non d’armements nucléaires (sujet plus sensible encore, mais aussi plus improbable).
        Car si le Brésil parvient à mettre au point une techno fiable et qu’elle en généralise ensuite la vente et l’equipement un peu partout ailleurs dans le monde … ce ne serait pas une bonne nouvelle pour nous à terme.
        Les capacités de nuisance d’un SNA, très loin de ses bases, sont bien trop grandes.

    • HMX dit :

      @Fralipolipi
      La décision d’aider le Brésil à construire son premier SNA a été prise en 2008, donc bien avant les aventures australiennes et le pacte AUKUS…

      Cette décision visait à faire du Brésil un partenaire stratégique majeur de la France. J’approuve cette idée sur le principe, mais je m’interroge sur ce que nous obtenons en retour : depuis 2008, il s’avère que le Brésil n’a pas épargné la France dans la conduite de sa politique internationale. La relation semble même totalement déséquilibrée.

      Par exemple, le pays n’a pas fait la démonstration d’une volonté particulière d’aider la France à endiguer les trafics et l’immigration clandestine, ni la pêche clandestine, à la frontière avec la Guyane. Bien au contraire.

      De même, le Brésil fait partie des membres fondateurs du club des BRICS, qui s’oppose régulièrement à la politique menée par les occidentaux, France comprise. A titre d’exemple, le pays a certes condamné pour le principe l’agression russe en Ukraine, mais a refusé catégoriquement de s’associer à tourte forme de sanction contre la Russie, avec laquelle elle entretient des liens économiques. le Président Lula a même estimé que l’Ukraine, les USA et l’UE portaient la responsabilité du conflit, au moins autant que la Russie.

      Quant à la présidence de Bolsonaro (2019-2023), nous n’avons jamais connu un tel niveau d’hostilité entre la France et Brésil, le président brésilien ayant été jusqu’à insulter le Président français, ainsi d’ailleurs que la première dame… sans déclencher aucune réaction, ni aucune conséquence (une habitude chez notre Président…).

      Pour terminer ce tableau, on note que depuis 2008 et la signature du partenariat stratégique, le Brésil n’a signé absolument aucun contrat d’armement d’importance avec la France (juste une poignée d’hélicoptères H125 assemblés localement en 2024). L’acquisition du Rafale, longtemps évoquée, a finalement été officiellement écartée par Brasília.

      Bref, drôle de partenariat. La France apporte aux brésiliens sur un plateau d’argent sa technologie nucléaire et son savoir faire, pour un montant ridicule. Et en retour, que fait le Brésil pour la France ?…

      • Fralipolipi dit :

        @HMX
        « La décision d’aider le Brésil à construire son premier SNA a été prise en 2008, donc bien avant les aventures australiennes et le pacte AUKUS »
        … Il faudrait détailler.
        Jusqu’ici, via l’accord Prosub de départ, la France ne s’était en effet engégée à aider les Brésiliens à la construction du SNA Alvaro que pour les parties dites non-nucléaires.
        .
        Mais depuis quelques années, prenant sans doute mieux conscience des difficultés et de leurs lacunes, les Brésiliens nous sollicitent de plus en plus pour une aide plus avancée, aussi sur la partie nucléaire (même si c’est présenté ici comme restant à la périphérie du projet, en outil recherche amont par exemple, et pas pour la chaudière elle-même) … (*)
        .
        Ce n’est que tout récemment (cette année, après Aukus donc) que nous semblons avoir cédé à ces demandes appuyées du Brésil (appuyées car soutenues au plus haut niveau de l’état brésilien).
        Avec Bolsonaro, il ne pouvait rien se passer, mais avec Lula, Macron a fini par dire oui.
        .
        Hélas, pour toute la suite de votre post, vous avez totalement raison …
        Il semble que nous n’ayons pas demandé grand chose en compensation (hormis qques centaines de millions d’€ … ) alors que nous aurions pu (ou du) profiter de la situation pour en demander BEAUCOUP plus, et notamment pour le soutien à la protection des frontières avec la Guyane contre immigration illégale, garimpeiros et pêcheurs clandestins, ou pour des contrats économiques dans d’autres secteurs que la défense.
        Nous avons encore été (un peu) de gentils candides …
        .
        Car sur le plus long terme, et notamment si l’Europe et la France s’essoufflent encore plus lorsque le Grand Sud s’émancipe de plus en plus, si des « Bolsonara like » reviennent au pouvoir, il existe un risque que les idées de jeter la France hors d’Amérique Latine reviennent un jour sur la table (comme cela a déjà été le cas du temps des Généraux).
        .
        Faut pas être totalement dupes au sujet des riques de tensions à long terme.
        Il se peut très bien que rien ne se passe et que tout aille bien (surtout si nous conservons un bon GAN et de bons SNA et SNLE). Mais il existe aussi une possibilité de scénario un peu plus noir à long terme.
        Donc, à un niveau minimal, la méfiance et l’anticipation devraient toujours être de rigueur.

      • Fralipolipi dit :

        @HMX
        (*) Et en parallèle, je me pose aussi la question de ce que la Brésil prévoit pour alimenter leurs chadières nucléaires de SNA …
        Quel combustible ?… Uranium LEU sans doute, mais à confirmer.
        Quel fournisseur ? National ou extérieur ?
        Et quelle aide pour le retraitement en fin de cycle ?
        .
        En clair, qu’a demandé le Brésil à la France sur cette partie là aussi (qui n’est pas de moindre importance non plus).

      • Amazonino Caustic BeZZon dit :

        @Achémix
        Je vous conseille du Calmoulox ™ associé à du Restzenautian™ et en intraveineuses , pas en doses homéopathiques , avant de lire  » ça  » !

        Vous ne pourrez pas dire que je vous ai pas prévenu , hein !

        Faudra juste conseiller à Mme Pannier-Runacher de mettre plus de clochettes à sa tenue lorsqu’elle fera la danse du ventre devant le Ministre Alexandre Silveira pour tenter de l’hypnotiser . J’imagine – très – mal Go. Alexei Likachev nous la jouer à l’orientale par contre ?

        Enfin , lisez , mais je vous aurai prévenu ! Je tiens à votre santé …

        https://www.brasil247.com/economia/brasil-negocia-com-russia-usinas-nucleares-flutuantes-para-a-amazonia#google_vignette

        https://www.youtube.com/watch?v=q2oieUUGcGc

      • MF dit :

        La France ne fournit pas au Brésil sa technologie nucléaire ! Elle est uniquement chargée d’aider le Brésil à développer son programme de sous-marins nucléaires.

        • Amazonino Caustic BeZZon dit :

          Cit :[ La France ne fournit pas au Brésil sa technologie nucléaire ! Elle est uniquement chargée d’aider le Brésil à développer son programme de sous-marins nucléaires.]

          Toutafé !
          Pour être clair : Le  » bloc 40  » relève du Brésil , les blocs 10 ; 20 ; 30 ; 50 ; 60
          relèvent de la coopération à divers degrés .
          Si l’on veut rester simple bien sûr !

          https://jornalggn.com.br/wp-content/uploads/2025/08/image-4.png

          Maintenant ce contrat spécifique semble concerner pour partie des installations liées à l’îlot nucléaire du LABGENE . C’est à vérifier .
           » Há dois edifícios de apoio que aparecem com frequência na documentação pública: o Prédio Auxiliar Controlado (PAC) e o Prédio Auxiliar Não Controlado (PANC). Publicações e relatórios oficiais indicam que o PANC abriga sala de controle e utilidades industriais do complexo, enquanto o PAC concentra funções nucleares controladas e sistemas de segurança »
          La structure du LABGENE c’est une structure calquée – volontairement – sur une centrale nucléaire . C’est pour cette raison que j’emploie les termes  » îlot nucléaire  » et  » îlot conventionnel  » .Ce sont les deux bâtiments situés de part et d’autre de la tour ( voir image infra ) et on peut se poser la question , je n’ai pas le temps de vérifier hein , si ce n’est pas le bâtiment des auxiliaires et leurs commandes comme c’est indiqué dans la description en Portugais ci-dessus ? :

          https://www.naval.com.br/blog/wp-content/uploads/2021/09/Labgene.jpg

          Pour le reste ce cuistre prétentieux , ignorant et suffisant , pseudo technologiste naval à ses heures , qui affirme que  » La Vrounze apporte aux brésiliens sur un plateau d’argent sa technologie nucléaire et son savoir faire  » devrait savoir que ce sont les impôts de millions de Brésiliens qui ACHÈTENT cette technologie .

  4. Nike dit :

    Construction des sous marins dans les délais, faire ce que l’on dit, bref du sérieux. Il n’y a pas mieux comme argument de vente. Les Australiens peuvent comparer…

  5. Momo dit :

    Mince, les fossoyeurs ( 🙂 ) de NG vont avaler leur bile de travers. Quel dommage!

    Gageons qu’il y aura encore beaucoup de contrats de ce type durant toute la vie du futur SNA. C’est le prix que le Brésil doit payer, très raisonnable, pour monter en compétences en récupérant le savoir faire chèrement acquis depuis le Redoutable.
    Il sera bien normal de donner pour ce prix les éléments ‘v4’ à nos amis brésiliens, c’est parfaitement suffisant en gardant pour nous sans même mentionner les v5 et v6, comme il se doit. Il ne faut pas insulter le futur.

    • Marti dit :

      « Gageons qu’il y aura encore beaucoup de contrats ». Contrat 21-22 /34

      • Momo dit :

        Effectivement 😉

        • Lili50 dit :

          Naval group et respect des délais ne vont pas de paire pour les sous-marins et le programme SNBR est une assistance à la construction d un sous-marin nucléaire, cela n a rien à voir avec le Canada
          Ou les pays bas en terme de densité. La communication de Naval déterre cette phase d un contrat déjà connu pour essayer de faire oublier ses récents échecs.

          • momo dit :

            Quelqu’un a visiblement oublié de te débrancher dans le programme de désinformation à destination de l’Australie avent Aukus. Tu tournes en boucle et à vide. 🙂

            Tu vas avoir mal à la tête quand on t’expliqueras ou nos pauvres Aussies en sont maintenant 😉

          • Czar dit :

            c’est pas « la France » qui déterre quoi que ce soit, ducon, c’est le jo brésilien qui publie

  6. Fralipolipi dit :

    Via ce projet de SNA, le Brésil souhaite accompagner sa stratégie de « l’Amazonie BLEUE »
    https://shs.cairn.info/revue-outre-terre2-2015-1-page-204
    Très bien.
    .
    Mais ici, il est intéressant de noter qu’au même moment, la Turquie avance elle dans sa stratégie de la «Patrie BLEUE» (Mavi Vatan),
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrie_Bleue
    notamment en annonçant ces jours-ci le lancement de la construction d’un Porte-Avions (et drones) de 60.000 tonnes !
    https://www.lefigaro.fr/international/la-turquie-va-construire-le-plus-gros-navire-de-guerre-d-un-pays-mediterraneen-devant-le-porte-avions-charles-de-gaulle-20250901
    https://www.navalnews.com/naval-news/2025/08/turkiye-aims-to-launch-national-aircraft-carrier-mugem-around-2027-2028/
    .
    Les dirigeants de ces 2 pays sont en ce moment à Pékin, voisinant Poutine et Kim Jong-un, et il leur est servi durant plusieurs jours de beaux discours russo-chinois pas forcément aimables ni bienveillants à notre endroit.
    .
    Vis-à-vis des Occidentaux (fussent-ils alliés dans l’OTAN), les Turques n’en avaient déjà pas grand besoin.
    Reste à savoir ce que les dirigeants brésiliens vont en faire.

    • Amazonino BeZZon dit :

      Cit:[ Très bien.]

      Cela fait toujours plaisir de voir quelqu’un approuver les forages dans la  » Foz do Amazonas  » , sur la frontière de la Guyane ! ;0)

      Les techniciens de BR™ sont arrivés pour les premiers forages par un vol spécial à Oïapoque il y a à peine 5 jours !
      Juste à la veille de la COP …

      Obrigado ! ;0)

       » FURA , BÊBÊ , FURA !  » ( citation célèbre )

      • Fralipolipi dit :

        @Besson
        Je n’approuve rien du tout de ce que fait le Brésil de son côté de la frontière. Je ne fais qu’observer … C’est vous qui interprétez un peu trop vite.
        .
        Cela étant on peut noter que les Français de Guyane s’étonnent que les pays voisins prospectent, forent, trouvent et exploitent ensuite des ressources hydrocarbures offshore, et que par contre, en face de la Guyane, zéro.
        Certains trouvent que c’est louche et qu’il faut reprendre les forages d’exploration.
        .
        Mais comme en France on veut pas poluer, le pétrole c’est sale si ça vient de chez nous selon beaucoup d’entre nous … (raisonnement tellement trop simpliste), et bien nous en sommes au statu-quo au large de la Guyane.
        Tout comme dans le canal du Mozambique, au niveau des ZEE des TAAF … alors que juste à côté, au Mozambique, ça pisse du pétrole depuis longtemps.
        .
        Mais bon, vu la manière dont l’Europe se fait marginaliser par la Terre entière (US, Asie, Afrique), va peut-être falloir songer à reconsidérer le sujet et tenter d’un peu mieux assurer nos arrières énergétiques … histoire d’amoindrir un peu notre dépendance énergétique envers nos concurrents-compétiteurs directs et/ou ennemis.

        • Alternative dit :

          Il est à peu près certain qu’il y a vraiment beaucoup de pétrole au large de la Guyane, et probablement de quoi patienter quelques années au large du golfe d’Aquitaine, peut-être même du gaz en méditerranée, et d’autres territoires européens sont concernés par ces ressources, notamment aux Canaries ou au large du Portugal. Au-delà des aspects écologistes, certains avançaient qu’il faudra pomper lorsque le pétrole sera une réserve plus rare qu’elle ne l’est actuellement. Autrement dit, que pour le moment le jeu n’en vaut pas la chandelle. L’orientation française très pro-nucléaire doit aussi jouer dans ces décisions.

          • Fralipolipi dit :

            @Alternative
            « L’orientation française très pro-nucléaire doit aussi jouer dans ces décisions. »
            … sans aucun doute.
            Mais maintenant que quasi tous les producteurs d’hydrocarbures au monde (US, Russie, Algérie, Azerbaidjan, MO, etc, etc … jouent sur la rareté de la ressource en Europe (et sur nos toujours énormes besoins) … pour nous la faire de plus en plus souvent à l’envers,
            il va sans doute falloir revoir vite fait le critère de « rareté » … avant que nous soyons complétement pris en otages.
            La Norvège ne peut déjà pas livrer tout le monde en Europe, loin de là, et ce ne sera pas moins vrai demain (vu que ses nouvelles ressources norvégiennes sont en mer de Barents … face aux Russes).
            .
            L’Europe risque d’en prendre plein le pif dans les décennies à venir … aussi faut pas avoir peur de tenter de se préparer un peu.
            Faut faire comme dit Donald Trump : … Drill baby, drill !! 😉 🙁

          • Alternative dit :

            Je suis d’accord. Quelle que soit l’option 1/ baisser (radicalement) la consommation d’hydrocarbures, 2/ pomper, il faut une solution opérationnelle dans les cinq ans. Mon petit doigt me suggère qu’il ne va pas falloir faire l’un ou l’autre, mais l’un ET l’autre étant donné le peu de marge que nous avons. Ce n’est pas comme si ça faisait 25 ans que le risque était connu et anticipé avec les puits britanniques, norvégiens en baisse constante, l’augmentation de la consommation chinoise et indienne, en plus du calme et de la sérénité qui ont fait le charme et la réputation du golfe Persique, et la confiance dans la Russie comme acteur économique bienveillant.

        • Amazonino Caustic BeZZon dit :

          Cit :[ C’est vous qui interprétez un peu trop vite.]

          Il y avait quand même des smileys ! ;0) Mais je vois que cela a  » marché  » ! ;0)

          Ceci dit l’ Amazônia Azul , il ne faut se cacher derrière un couteau , ce sont :
          – des ressources halieutiques , dont la langouste ! ;0)
          – des ressources biologiques . Il a été , il est , question de limiter le ballastage des barlus par possibilité de vol d’espèces marines animales et végétales – microscopiques – brevetables .
          – des ressources en hydrocarbures
          – des ressources minérales avec déjà , horresco referens , les projets d’exploitation sous-marine comme en Namibie pour les phosphates
          https://portaldamineracao.com.br/fosforita-importante-mineral-e-descoberto-na-costa-sul-brasileira/
          – des ressources minérales dans les grands fonds marins ( de jure c’est extérieur à l' »Amazonie Bleue » légale mais quand on aime on ne compte pas ! )
          Y en a qui vont pas aimer : ;0)
          https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2025/06/09/pour-un-ocean-preserve-protegeons-les-grands-fonds-marins-en-haute-mer-de-lexploitation-miniere

          – la maîtrise des approches maritimes pour un pays dont l’économie internationale est essentiellement maritime

          – la maîtrise des approches maritimes pour un pays dont 55% de la population vit dans une zone littorale

          C’est tout cela que vous avez approuvé , hein ! ;0)

          Accessoirement , et bien que cela ne soit pas explicité , certains considèrent au Brésil que le Brésil est le  » gardien » de la communication entre l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud .

          L’Amazonie Bleue à l’école , une plateforme offshore et un SNA : ;0)
          https://www.youtube.com/watch?v=bKRa7wdHP04

          https://www.youtube.com/watch?v=ezML89SwhGA

    • toufik dit :

      @Fralipolipi : le Brésil n’est pas représenté au sommet de Tianjin. La composition de l’Organisation de Coopération de Shanghai
      est très « eurasiatique ». Il y a plus de cohérence là dedans (à part l’Inde) que dans les Brics. Et donc plus de danger pour le dieu Dollar.

    • Trucmachinchose dit :

      Un porte-avions turc, la marine turque, les Turcs.

      • Féminisme ottoman dit :

        Je suis tout à fait certain que, à l’exception peut être d’Emine Erdoğan, la plupart des turques n’ont pas un besoin urgent de navire porte-drones.

      • Fralipolipi dit :

        @Trucmachinchose
        Vous évoquez le Truc qui s’appelait Turquey en Anglais jusqu’à l’année dernière et que désormais l’essentiel des médias appellent Turkiye (parceque que turquey ça veut aussi dire dinde en Angliche, et ce nom est déjà repris par un fameux avion qui vole peu et mal) !?! 😀
        … Dans un tel contexte, vos remarques sont un peu à la marge (surtout que je sais très bien corriger tout seul 90% de mes fautes d’orthographes, c’est juste que je n’ai pas toujours le temps de me relire),
        mais merci qd même pour tous vos efforts 😉

        • NORAD dit :

          @Fralipolipi. « parceque que turquey ça veut aussi dire dinde en Angliche, et ce nom est déjà repris par un fameux avion qui vole peu et mal) !?! » Pas de « U » à turkey. Et ce nom appartient depuis plus de 50 ans au F-14A…Qui volait encore beaucoup plus mal et beaucoup moins…. Un très grand nombre devenu récif…

      • Fralipolipi dit :

        comme là par exemple « fautes d’orthographe » (sans s) 😉

  7. Kardaillac dit :

    Les Australiens vont l’avoir mauvaise.

  8. lym dit :

    Le Brésil devrait avoir des SNA avant l’Australie qui vont lui faire franchir une sacrée marche et des capacités uniques à tout l’hémisphère sud… tout en ayant bientôt 4 Scorpène.
    J’espère néanmoins qu’on ne fait pas ce que NG reprochait à TKMS il n’y a pas si longtemps: Mettre en selle un nouveau concurrent. Le pays est fort capable et Embraer l’illustre.

  9. Observateur de passage dit :

    Bravo à naval Group et à l’ensemble de la filière Fr.
    Je fais le vœu que le futur SNA Brésilien soit ops avant les soums AUKUS, histoire de bien faire regretter aux décideurs australiens leur volte face lamentable, qui leur a couté cher en termes financiers, mais va leur couter encore plus cher en termes de vulnérabilité océanique face à la marine rouge.
    Ca me désole car j’ai de l’estime pour l’Australie et son peuple.
    Mais c’est ainsi.

  10. KOUDLANSKI Romain dit :

    Voila une bonne nouvelle .

  11. Marti dit :

    Bravo au Brésil et à Naval Group. Propulsion nucléaire, première pour l’Amérique du Sud.

  12. Robmac dit :

    Pour ce faire, Naval Group a concédé (et vendu) des transferts de technologie.

    Dassault pourrait faire de même pour le SCAF.

    • Why not dit :

      Robmac, n°1 du transfert de déconnologie…

    • Clavier dit :

      Oui mais il ne le fera pas……Trapier (qui n’aime pas être cocu) n’est pas Lecornu !

    • Lado dit :

      C’est quoi le « tranfert de technologie »,un terme passe partout qui satisfait surtout le client pour « vendre » le projet en interne politiquement.Une techno de reacteur s’inscrit dans une filiere indus amont , pendant (robots de chargemenrt, d’inspection..) et aval et il est tres improbable qu’il s’agisse de cela
      Notez aussi que NG est actionnaire (à 49% de mémoire du chantier Br

    • Lex dit :

      Comme vous le dites, ils ont « vendu » des transferts de technologie.
      Pour le SCAF, les Allemands voudraient qu’on leur donne.
      C’est pas tout à fait pareil.

  13. Ils naviguent et leur chef d'escadre c'est Amazonino BeZZOn dit :

    Cit :[ Il « permet de valider, dans un environnement contrôlé, le fonctionnement, les systèmes de sécurité et la production d’électricité du réacteur avant son installation à bord du sous-marin », ajoute-t-il. ]

    C’est un peu , un peu hein , comme la  » Nef SESAME » d’Indret mais avec l' »îlot nucléaire » accolé à « l’îlot conventionnel « . Ou plutôt l' »ilot conventionnel » accolé à l' »îlot nucléaire » en fait pour être rigoureux . Il doit certainement y avoir des mesures et des essais d’optimisation de discrétion acoustique ?

    https://www.naval.com.br/blog/wp-content/uploads/2018/02/Labgene-equipamentos-e1603310568871.jpg

    Suivez le guide !

    https://www.defesaaereanaval.com.br/naval/labgene-conhecendo-a-planta-nuclear-do-submarino-de-propulsao-nuclear-brasileiro

    Comme c’est indiqué à la fin :  » Outro ponto importante a ser destacado é que, pela sua característica dual de utilização, o LABGENE servirá de base e de laboratório para outros projetos de reator nuclear de potência no Brasil. »

    En clair pour les non-comprenants: c’est là que seront peut-être testés , après adaptation des équipements bien sûr , les futurs SMR Brésiliens conçus et fabriqués en coopération !;0)
    Peut-être même le réacteur de la future centrale nucléaire flottante Amazonienne ?

    Une vidéo absconse !
    https://www.youtube.com/watch?v=CdB7gZFNTgw

  14. Ils naviguent et leur chef d'escadre c'est Amazonino BeZZOn dit :

    Pour être plus précis , correspondance des blocs entre l’installation à terre au LABGENE et l’aménagement embarqué :

    https://www.naval.com.br/blog/wp-content/uploads/2018/02/Labgene-equipamentos-e1603310568871.jpg

    https://jornalggn.com.br/wp-content/uploads/2025/08/image-4.png

    L’isolation acoustique des blocs 20 et 30 doit être particulièrement chiadée !

    https://www.youtube.com/watch?v=OjMBH9__Qb0

  15. PHILIPPE dit :

    Voila une bonne nouvelle !
    A signaler que la Chine vient de tendre la main au Brésil puisque Trump continue à faire des siennes à l’international :
    https://www.rfi.fr/fr/%C3%A9conomie/20250804-annonce-taxes-douani%C3%A8res-%C3%A9tats-unis-chine-s-appr%C3%AAte-%C3%A0-acheter-plus-de-caf%C3%A9-br%C3%A9silien-brics-sanctions

    sachant que la Chine s’organise pour accéder au marché sud-américain via un gigantesque port à conteneurs situé à Chancay au Pérou qui, en évitant le canal de Panama, offre les avantages suivants :
    * délai de transport réduit car trajet plus court
    * gain sur les coûts : carburant bien sûr mais aussi disparition du droit passage par le canal de Panama
    * disparition des « revendications / menaces » américaines sur le passage du canal de Panama mais aussi … disparition des contraintes relatives à la taille des bateaux empruntant ce même canal.
    à noter que ce grand port sera prolongé par une ligne de chemin de fer avec le Brésil qui est le plus grand marché sud-américain :
    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20241115-la-chine-se-dote-d-un-m%C3%A9gaport-en-am%C3%A9rique-latine-et-assoit-son-influence-dans-la-r%C3%A9gion
    En résumé la Chine prend pied sur le sous-continent américain.

    • Amazonino Fou-BeZZOn dit :

      Cit :[ En résumé la Chine prend pied sur le sous-continent américain.]

      Vous habitez quelle année ?

      https://www.youtube.com/watch?v=ZG04WQtJ6jQ

    • Lex dit :

      Je ne vois pas en quoi agrandir des infrastructures portuaires pourrait réduire le temps de trajet…
      De plus, le Pérou étant sur la façade Pacifique de l’Amérique du Sud, il n’y a pas besoin de passer par Panama.

      Et une ligne de chemin de fer du Pérou au Brésil en passant à travers les Andes et l’Amazonie, j’aimerai beaucoup voir ça !
      C’est plus économique de débarquer directement en bateau en passant par Panama, malgré le péage !

      Pour info, pour des grandes quantités de conteneurs, il est plus économique de passer de New-York à San Francisco par bateau par Panama que de prendre le train, alors que les lignes de chemin de fer existent.
      L’écart est encore plus important par le passage du Nord-Ouest quand il est libre de glace.

      Pérou – Brésil en train, je n’y crois pas une minute, plutôt creuser un canal parallèle à Panama sans écluse (là il y a eu des études)

  16. Carin dit :

    Ce qu’il y a de bien avec la propulsion nucléaire française, c’est qu’elle n’entre pas dans la non prolifération nucléaire, et qu’à ce titre la France peut non seulement aider certains pays à s’en équiper, mais aussi vendre des soums disposant de cette technologie…
    Ce qui n’est pas le cas ni des américains, ni des anglais, qui vont devoir rester maîtres à bord des soums proposés à l’Australie.
    Le projet entre ce pays et Naval Group coûtait 50 milliards d’euros, dont 8 pour Naval Group, qui devait fournir 12 soums (en participant à l’intégration du système de tir et de l’armement américains dont le prix ne m’est pas connu).
    Et les installations portuaires pour recevoir ce genre de matériels.
    A ce jour nos amis kangourous, ont compris que la facture allait au minimum doubler, mais qu’en plus, ce prix ne comprend pas le prix des soums, qui vont leurs coûter une blinde, sans pour autant leurs appartenir!

  17. Auguste dit :

    Dans la foulée,on pourrait proposer le SCAF et le char au Brésil.

  18. Rogger dit :

    bonjour, le développement de la marine brésilien est un chose … mais les transféré de certaine technologie est autre chose… l’exportation de missile M51 a tete conventionnelle n’est pas une chose leger…( ils ne s’agit pas de soutenir un pays alliés « anglais voir allemand ou européens).
    Pour se qui est de l’exportation de SNA , ils n’y a nullement prescription…

  19. Schwarzwald dit :

    Ca marche mieux que la partie sous-marins de AUQUS

  20. mike dit :

    Annonce du Bresil :NG transfert du savoir faire au Bresil moyennant deux modestes contrats essentiellement « intellectuels » .
    Le timing semble « opportun » au moment ou NG vient de perdre un énorme contrat en Norvège.

    • Momo dit :

      530 millions d’euros de contrat ‘intellectuels’?
      C’est au moins du McKinsey au tarif spécial Elysée. 😉

  21. fred131 dit :

    La photo d’illustration est bizarre pas de tubes lance torpilles à l’avant? Pas de silos verticaux ? C’est juste une photo de stock d’images?
    .

    Sinon, c’est bien pour l’industrie française ces contrats. Ils prouvent que nous sommes au niveau des meilleurs mondiaux.