Le drone MALE européen est entré dans sa phase de conception finale

Proposé en 2013 par Airbus Defence & Space, Dassault Aviation et Leonardo, le projet de drone MALE [moyenne altitude longue endurance] européen, encore appelé EuroDrone ou MALE RPAS, a connu bien des vicissitudes avant de faire l’objet d’un accord entre les industriels et les quatre pays clients [France, Italie, Espagne et Allemagne].

Ainsi, ce n’est qu’en 2022 qu’un contrat de développement et de production a pu être notifié par l’Organisation Conjointe de Coopération en Matière d’Armement [OCCAr] à Airbus Defence & Space, désigné maître d’œuvre de ce projet.

Pour rappel, il s’agit de mettre au point un drone d’une masse d’environ 10 tonnes, pour une envergure de 26 à 30 mètres, une longueur de 17 mètres et une hauteur de 5 mètres. Doté de deux turbopropulseurs « Catalyst », fournis par Avio Aero [filiale italienne de l’américain General Electric, ndlr], il devra avoir une autonomie supérieure à 30 heures et pouvoir voler dans l’espace aérien européen à la vitesse maximale de 500 km/h, à 45 000 pieds d’altitude. Le tout en emportant une charge utile de 2,3 tonnes.

L’examen de conception préliminaire [PDR – Preliminary Design Review] de cet EuroDrone s’est achevé en mai 2024… avec quelques mois de retard.

« Le PDR prouve que la conception du drone a constamment mûri, ouvrant ainsi la voie à la conception détaillée. C’est le produit de différentes évaluations techniques menées, comme les tests en soufflerie pour confirmer sa configuration aérodynamique », avait expliqué Airbus, à l’époque. Et d’ajouter que ces travaux avaient aussi permis de valider un « jumeau numérique » de ce futur aéronef.

L’étape du PDR franchie, il restait encore à mener une « revue critique de conception industrielle ». Or, cette dernière vient de se terminer, ce qui ouvre la voie à une « revue critique de conception » [CDR – Critical Design Review].

« Le 31 juillet, Airbus et ses principaux sous-traitants, Leonardo et Dassault Aviation, ont achevé avec succès la revue critique de conception industrielle interne », a en effet annoncé l’OCCAr, via un message diffusé via le réseau social LinkedIn, le 28 août.

Et d’ajouter : « La CDR avec l’OCCAr et les quatre nations a officiellement débuté. L’objectif de cette revue est de vérifier que la conception [du drone] est conforme aux 2 000 exigences définies » par les États clients avant de passer à la phase suivante, à savoir la production de trois prototypes.

L’objectif est que cette CDR soit achevée d’ici la fin de cette année afin de pouvoir effectuer des essais en vol avec ces trois prototypes, tant en France qu’en Espagne et en Italie.

« La production de tous les sous-systèmes de l’EuroDrone est répartie entre les quatre États participants pour converger vers la chaîne d’assemblage final à Manching [Allemagne], où seront produits les soixante appareils commandés », a expliqué l’OCCAr, pour qui ce drone se distinguera de ses concurrents par « ses capteurs de pointe, une architecture de communication ultraperfectionnée et des performances inégalées ».

Cependant, s’il avance « à grands pas », dixit l’OCCAr, l’EuroDrone n’est probablement pas au bout de ses peines. En effet, début juillet, La Tribune a rapporté que la France cherchait à « sortir de ce programme » et qu’elle avait demandé aux trois autres partenaires impliqués « d’étudier de façon conjointe les conséquences industrielles et opérationnelles » que pourrait avoir son retrait.

Un mois plus tôt, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait suggéré une telle issue. « L’EuroDrone/EuroMALE est un programme désormais ancien, intéressant, mené en coopération mais sur lequel j’ai demandé à l’armée de l’Air & de l’Espace de bien vouloir me faire remonter son analyse opérationnelle sur l’employabilité de ce drone lorsqu’il sera livré. Évidemment, c’est un objet de discussion avec les partenaires parce que le principe de le faire à plusieurs, c’est de converger sur le diagnostic », avait-il dit, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

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65 contributions

  1. PHILIPPE dit :

    Schnell ! Es brennt !

  2. Ouf ouf dit :

    C’est bien… au moins un programme européen qui avance…
    le problème, c’est que c’est sans doute pas le meilleur…
    trop gros… trop belle cible…

    • Vinz dit :

      Ben oui ça fait juste 15 ans que ce programme alakon avance. Juste le temps d’arriver en retard en quoi.

  3. Kamelot dit :

    Sans blague…, ouf on respire, mais sans trop savoir en faire quoi.

    • Ulysse dit :

      @Kamelot. En dehors de la Marine Nationale, pour la patrouille maritime, peu d’intérêt. même dans ce cas le rapport coût/ efficacité est à démontrer par rapport a d’autres vecteurs moins couteux

  4. Eole dit :

    Encore une coopération qui aboutit à un mouton à 5 pattes, 4 têtes et même deux ailes pour un coût faramineux par rapport aux besoins de chaque partenaires.

  5. Georges Frérot dit :

    Depuis que se projet traîne sur les étagères la question cardinal est simple :
    – ses caractéristiques sont-elles en phase avec les besoins de nos forces armées et suffisantes au regard des moyens déployés par nos adversaires et ennemis potentiels ?
    Quant à d’éventuels potentiels d’exportation , les moteurs d’origine américaine les obèrent complètement.

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      `

      Depuis que Ce projet traîne.

    • j K dit :

      oups ! question cardinale .

    • Gabi dit :

      La réponse risque de vous déconcerter – les drones de ce type sont devenus inutiles sur le champ de bataille depuis 2022.
      On peut les abattre avec le plus simple des FPV, comme le font actuellement les deux camps dans le conflit en Ukraine :
      https://shorturl.at/0rGHl
      https://shorturl.at/B2q3k
      au final, des millions d’euros pour des ferrailles inutiles. Nous n’avons aucune possibilité de protéger ces drones lourds contre de petits intercepteurs FPV légers et bon marché.
      Ces appareils ont été conçus après l’Afghanistan et devaient survoler la tête de « sauvages » armés de fusils à silex. Comme vous le comprenez, la situation est aujourd’hui bien différente.
      Au fait, combien ce développement a-t-il coûté au total à notre budget ? Combien d’argent y a-t-on dépensé ?

      • lecoq dit :

        les abattre avec un missile ok, mais avec un FPV a 45000 pied d’altitude, faut pas deconner … non ?

  6. Jean dit :

    Un « machin » qui sert tous les jours en conflit de haute intensité .
    Tant que ça fait du PIB…ça ira.

  7. Rogger dit :

    bonjour au moins une nonne nouvelle sur ce programme de développement…
    ils y a bien longtemps que nous attendons des résultats de ce programme ambitieux ..
    personnellement je ne comprends pas pourquoi la france souhaite sortir de ce projets industriels européens de souveraineté…
    certe cela devrait coûter un peux plus chère que prévu et actuellement les finances sont tres contraint du fait de la conjoncture économique. mais nous pouvons prendre livraison en dernier des unités commander ..
    d’ailleurs avec notre tres grands espace maritime a contrôler ce type de matériel a un grand avenir opérationnel devant lui…
    ensuite; avec les besoins important des force armées nous n’aurons pas trops de matériels autonome de surveillance. .( Drones male )

    • wololo dit :

      Rassurez moi, c’est du second degré?

    • « au moins une ‘nonne’ nouvelle sur ce programme de développement… »

      Je suis bonne du curé, mais je ne risque pas d’être nonne. Aucune chance. J’aime trop la compagnie des gaillards.

    • Relisez-vous SVP dit :

      Une Bonne nouvelle.
      IL y a.
      La France.
      Ce projeT industrieL européeN. / CeS projets industriels européens.
      CerteS.
      Coûter un peU plus chER.
      Les finances sont trÈs contraintES.
      Des unités commandÉES.
      Notre trÈs granD espace.
      À contrôler.
      Les besoins importantS.
      Des forceS armées.
      Pas troP de matérielS autonomeS.
      Drones MALE.

      • Robmac dit :

        Bonjour Dingo ; nouvelle crise ? Toujours hors sujet bien sûr.

      • Robmac dit :

        En fait vous ne lisez pas, vous déchiffrez. Le sens du texte ne vous intéresse pas.

    • Khops dit :

      Quelle souveraineté ? Le moteur est américain

    • Triceratops dit :

      Certes, toujours avec un S.
      Trop, jamais avec un S.

    • Vinz dit :

      « ils y a bien longtemps que nous attendons des résultats de ce programme ambitieux .. »
      Le mec se prend pour le roi de France.

  8. Tannenberg dit :

    Le concept eurodrone n’a de sens que pour surveiller les frontières et les approches maritimes européennes, éventuellement appuyer des opérations de sécurité intérieure / civile, mais sur le plan strictement militaire, l’intérêt est relativement faible pour un investissement conséquent, le seul moyen de changer cela, c’est de pouvoir l’armer avec des armes moyenne portée (~150-300km). Maintenant, le concept reste intéressant pour l’ensemble des agences gouvernementales européennes, que ce soit Frontex ou autre.

  9. Lado dit :

    Je ne suis pas sûr de bien comprendre l’interet de ce produit (« vingt ans après »au mini) par rapport au Heron et ses avatars successifs Isr , Turcs,..etc qui on massivement investi le marché
    Trop cher , trop tard (l’EM ne « croyait pas  » aux drones..débat lunaire sur la moralité de so armement létal..) alors que la fenêtre utile risque d’être dépassée par les armes AA (Ukr , Liban ,Irak..)

  10. HMX dit :

    Pour faire court, plus personne n’en veut… On aurait en effet eu besoin d’un tel drone MALE en Afghanistan, ou au-dessus du Sahel. Mais désormais, quel intérêt à l’heure du retour au combat de haute intensité ? Programme interminablement long, donc dépassé avant de voir le jour, et surtout, conséquence de la fameuse coopération européenne, programme beaucoup trop cher. Sauf erreur, ce drone s’annonce comme le drone MALE le plus cher du marché. Un contresens complet, au moment où d’autres opérateurs plus agiles (Turgis&Gaillard notamment) promettent de faire presque aussi bien en termes de performance, pour beaucoup moins cher.

    Rationnellement, ce programme aurait du être arrêté il y a plusieurs années, avant qu’il ne soit trop tard. Désormais, il semble qu’on soit condamnés à boire le calice jusqu’à la lie, les indemnités en cas de rupture du contrat étant probablement presque aussi élevées que si on continuait jusqu’au bout, avec l’acquisition des 4 systèmes (soit 12 drones) déjà commandés…

    Puisqu’il faut positiver, on pourra toujours chercher à convertir ces drones très coûteux pour des missions où ils apporteront une vraie valeur ajoutée. Le plus logique serait de les équiper pour réaliser des missions de surveillance maritime, pour surveiller notre vaste ZEE outremer. Dans le même registre, ils pourraient également contribuer, aux côté des ATL-2 et de leur futur remplaçant, aux missions PATMAR en aidant à ratisser les océans et en larguant des bouées acoustiques.

    Enfin, ces appareils inadaptés aux conflits de haute intensité, mais avec une confortable autonomie et une importante charge utile, pourraient trouver un rôle de composition sous la forme d’un « camion à missiles », ou plus précisément comme « camion à munitions rôdeuses ». L’idée étant de faire approcher autant que possible l’Euromale de la zone à risque mais sans y pénétrer, pour qu’il puisse lancer des grappes de munitions rôdeuses (MTO). Le drone servirait alors de relais radio au profit des MTO. Il est également possible, sur le modèle turc, de doter ce drone de mini-missiles de croisière qui seront tirés à distance de sécurité. On note que cela supposerait que la France, et les Etats concernés, se lancent dans la conception de telles armes : mini-missile de croisière, et MTO aéroportée à longue portée/grande autonomie.

    • Dodo dit :

      Ne faisons pas comme si le seul avenir de notre armée est d’affronter l’armée russe.

      Il y a bien plus de chances que la prochaine intervention militaire soit dans le bas du spectre, face à un ennemi non conventionnel ou conventionnellement faible qu’à affronter une puissance militaire d’importance.

      Chercher à être prêt au haut du spectre ne doit pas amener à négliger le bas du spectre. Le Reaper doit bien se faire remplacer un jour et dans de nombreux cas de figures, ce genre de drones restent utile et mieux adaptés que des avions.

      Les drones, c’est toute une gamme, du plus gros au plus petit et il faut avoir de tout et surtout savoir le faire. Quoi qu’on en pense, la recherche et le développement sur ce programme sert aussi à l’ensemble d’autres programmes de drones, MTO voir de missiles. Une fois qu’on a ces bases, on peut faire découler différents modèles et différentes évolutions de manières bien plus simples, car généralement ce ne sera que la « structure » qu’on changera.

      • Toue tous tout toux dit :

        C’est tout une gamme.

      • Petit Gibus dit :

        « Ne faisons pas comme si le seul avenir de notre armée est d’affronter l’armée russe. »

        Après « comme si », les seuls temps possibles sont l’imparfait et le plus-que-parfait de l’indicatif.

        Ne faisons pas comme si le seul avenir de notre armée était d’affronter l’armée russe.

      • HMX dit :

        @Dodo
        L’enjeu du moment, et pour les décennies qui viennent, c’est bien le combat de haute intensité. C’est là-dessus que nous devons mettre le paquet, car nous n’avons pas le loisir de pouvoir éparpiller nos efforts, en préparant les guerres d’hier…
        par ailleurs, qui peut le plus peut le moins : une armée équipée et structurée pour la haute intensité, pourra toujours s’adapter pour des conflits asymétriques ou de moindre intensité. L’inverse sera en revanche impossible…

        • Dodo dit :

          Non, le conflit asymétrique amène des façons différentes de faire la guerre et d’aborder les problèmes. Ce n’est pas juste faire moins.

          Il est préférable d’avoir 100 drones MALE que 100 Rafale dans un combat asymétrique, on le sait depuis un moment pourtant. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres et je pense qu’actuellement les russes qui ont l’expérience de la guerre en Ukraine et vont se retrouver au Mali, ils ne vont pas juste faire « moins » et ne seront pas mieux prêts à gérer ce genre de conflits. L’inverse est également vrai.

          Ne négligeons pas la haute intensité, mais n’oublions pas la basse intensité. Quand on voit aujourd’hui côté russe en Ukraine, guerre de haute intensité faire de plus en plus la guerre à bord de motos, de voiturettes, de buggys, interrogeons nous aussi sur nos jugements passés qui prenaient de haut les types d’en face qui avaient les mêmes moyens dans nos guerres asymétriques.

    • ji_louis dit :

      Ce machin n’a pas de soute pour l’emport de bouées acoustiques ou d’armement quelconque, il ne pourra pas faire de la PATMAR (patrouille maritime, avec capacité d’action et d’intervention) mais de la SURMAR (surveillance maritime, sans capacité d’intervention). Mais ça peut être un bon compléments à nos patrouilleurs dans les territoires ultramarins.

    • Tannenberg dit :

      L’eurodrone et l’AAROK sont des projets aux capacités complètement différentes, les principaux points communs c’est qu’ils volent et sont sans pilote, pour le reste vous essayez de comparer des choux et des carottes… l’AAROK ne sera jamais certifiable pour s’insérer dans le trafic civil européen et il ne sera jamais capable d’être utile a plus de 250km de son terrain de départ, c’est un drone tactique sans satcom, alors faire « presque aussi bien pour beaucoup moins cher » que l’eurodrone, ben non, ils font des choses totalement différentes. Par contre je vous rejoins sur une capacité a emporter des armes de portée intermédiaire(150-250km), missiles ou MTO.

      • fausse_7tic dit :

        Sans doute au début AAROK vole sans SATCOM mais après, ça me semble assez facile d’installer une antenne satellite cryptée pour le piloter à grande distance…

      • Vinz dit :

        Expliquez-nous en quoi techniquement l’Aarok n’est pas certifiable pour s’insérer dans le trafic civil.
        Il est prévu pour l’Aarok une liaison satellite.
        https://aarok.fr/wp-content/uploads/2023/06/AAROK_infographie.pdf

      • Goose dit :

        Nos MQ-9 Reaper sont certifiés pour voler dans l’espace civil…
        Alors pourquoi des Aarok, équipés comme il se doit pour répondre à cette spécification précise, ne le pourraient pas ?
        Curieux…

      • HMX dit :

        @Tannenberg
        Désolé, mais sauf erreur, l’AArok aura évidemment une liaison satellite. Et oui, il semble pertinent de comparer les performances de ces deux appareils qui ne boxent pas dans la même catégorie, mais qui visent toutefois le même marché.

        L’Eurodrone est deux fois plus lourd (11 tonnes de masse maximale, contre 5.5 tonnes pour l’Aarok), son autonomie atteindrait 40h (contre 24 à 30h pour l’Aarok), et il emporte davantage de charge utile (2.3 tonnes contre 1.5 tonnes pour l’Aarok). Donc avantage logique de l’Eurodrone en termes de performances pures, même si l’Aarok n’est pas très loin derrière.

        Là où les choses se gâtent, c’est évidemment sur la question du prix. L’Aarok a été développé en un temps record et largement sur fonds propres par Turgis&Gaillard, et vise officiellement un prix unitaire d’acquisition de l’ordre de 5 à 10M€. L’Eurodone, de son côté, est un programme enlisé dans une coopération européenne interminable, pour un budget de 7.1 Md€. Sachant que seuls 60 appareils sont commandés par les Etats clients (les autres clients potentiels ne se bousculent pas au portillon, on se demande pourquoi…), le prix unitaire, incluant les frais de conception, atteindrait 118M€ pour ces 60 premiers exemplaires, simplement pour qu’Airbus équilibre ses dépenses et ses recettes… Cela risque même d’être encore pire, si certains Etats clients réduisent ou annulent leur commande.

        Même si le prix de l’Aarok devrait logiquement augmenter, le différentiel de coût restera énorme avec l’Eurodrone. Mettez-vous à la place des décideurs : si pour le prix d’un Eurodrone, vous pouvez acquérir 4 à 5 Aarok (ordre de grandeur vraisemblable), vous choisissez quoi ?

  11. meiji dit :

    100 millions d’euros pièces ce gros machin obsolète …

    • Ion 5 dit :

      C’est ça ou rien…

      Je préfère encore ça: heureusement le drone contrairement à l’avion n’a pas le besoin impératif d’être supérieur sur la plupart des points essentiels à la concurrence!

  12. GotoRaptor dit :

    Bref on a fait un mq-9 en moins bien, surtout que c’est même pas du 100% Européen, les moteurs sont des GE… c’était cool pour le R&D mais certainement pas un engin dans lequel il faut investir. Maintenir correctement nos MQ-9 et voir comment l’AAROK évolue me semble plus judicieux.

  13. toufik dit :

    Allez on y est presque… et puis après on passera à autre chise.
    On peut s’attendre à ce que Turgis & Gaillard confirme la ringardisation de cet Eurodrone par un premier vol imminent de l’Aarok (beaucoup annoncé ces derniers mois).
    Mais il est important d’aller au bout de l’Eurodrone pour ne pas insulter l’avenir, et surtout pour ne pas passer pour des saboteurs systématiques de projets aéronautiques européens ; même si de fait, le projet risque de servir de repoussoir anti- leadership d’Airbus DS.
    Sauf erreur, Dassault Aviation ne communique pas sur l’Eurodrone, quelle surprise ! Au contraire de Safran par exemple, tout de même bien représenté dans cet Eurodrone (systèmes de freinage et boule Euroflir), malgré la trahison inexcusable de Airbus DS sur les moteurs.
    https://www.safran-group.com/fr/espace-presse/safran-bord-du-programme-eurodrone-2023-04-25

    • NORAD dit :

      @toufik. « On peut s’attendre à ce que Turgis & Gaillard confirme la ringardisation de cet Eurodrone par un premier vol imminent de l’Aarok (beaucoup annoncé ces derniers mois). » Ah l’Aarok et son premier vol imminent depuis….juin 2023 (si, si, relisez les commentaires depuis le Bourget 2023…). Tous les 6 mois, voir moins, on annonce un premier vol imminent, avec un pilote à bord…. Sinon, ce programme n’existe que depuis 18 mois, a été présenté au Bourget 2025 et vole depuis mercredi, et sans pilote…https://www.twz.com/air/yfq-42-fighter-drone-collaborative-combat-aircraft-has-flown-for-the-first-time

      • Goose dit :

        Votre drone US que vous présentez en lien n’existe pas « que depuis 18 mois « … C’est le programme auquel il répond qui existe depuis 18 mois… Sinon, ce n’est qu’une nouvelle version du dronr XQ-67, et il a fallu 5 ans

        • NORAD dit :

          @Goose. L’AFRL a sélectionné GA pour construire un prototype dans le cadre d’un autre programme que le CCA …GA a été sélectionné pour cet autre programme en février 2023..Ce prototype XQ-67 à été montré début février 2024 et a volé dès fin février 2024…. Alors vos 5 ans…. Sinon , pour le YFQ-44 d’Anduril, il est une nouvelle version de quoi lui??? Son premier vol sera effectué cette année…. Et pour T&G, vous croyez que le travail a débuté en janvier 2023??? « Quand à la date du premier vol soit disant prévu courant 2023 si on vous écoute.  » Pas moi, mais la presse francophone « cocorico », et ici sur ce blog les « docteurs » en tout genre et leurs qualificatifs plus glorieux les uns que les autres…PS: j’espère que T@G trouvera en Inde les financements pour avancer son projet (si, si, ils ont approché les Indiens). L’Inde, la nouvelle Banque de France.

      • Goose dit :

        … (bug)… pour mettre au point son logiciel de vol.
        Vos 18 mois, sont donc bien loin…
        Sinon, sur l’Aarok : pilote à bord pour le premier vol, c’est imposé par la réglementation DGAC.
        DGAC toujours, c’est elle qui donne l’autorisation du premier vol. L’a t’elle fait ? Si non, pourquoi ? Le savez-vous ?
        Quand à la date du premier vol soit disant prévu courant 2023 si on vous écoute. Vous vouliez donc qu’il intervienne avant les essais au sol ?
        Marrant…

      • Avekoucenzeh dit :

        Pour dire « et même », c’est l’adverbe « voire » (avec un e final) qui convient, pas le verbe « voir » (qui n’a aucunement ce sens).

        Tous les 6 mois, voire moins, on annonce un premier vol.

  14. Stephane dit :

    obsolète…NON…pas tout à fait…puisqu’il peut être utilisé pour surveiller les eaux territoriales et la ZEE de chaque pays partenaires…c’est mieux qu’un bateau ou un avion/hélicoptère…NON ?

    • fausse_7tic dit :

      Oui, mais il reste quand même très cher pour faire ce boulot.

    • Vinz dit :

      Pour surveiller des eaux territoriales on aurait pu faire aussi bien pour dix fois moins cher. Aucune armée n’a besoin d’un échalas de 10 tonnes de ce type dans les airs.

  15. Ion 5 dit :

    à l’avion de chasse, pardon

  16. bonnechancemonpapa dit :

    Pour la surveillance maritime dans nos DOM & TOM, ça peut-être une bonne solution de moindre coût par rapport à un avion à 2 où 3 membres d’équipage.

  17. Scrogneugneu dit :

    Ah ben !!!! Justement l’aut’jour nous en parlions ici à propos du « TECHER Auguste ». Sans rire, il est vraiment très cher ce drone. A toutes et tous ! Une bonne fin de semaine à, euh euh ….. Mais où ça donk ? A Coudekerque-Branche ?????….Non C’est pas ça…. Ah vouiiiiiii, jisuis, ça yé !!!!! A « ZUyd- coote ».

  18. tehel dit :

    En plus de la patrouille maritime, ça pourrait être utile pour la détection précoce des départs de feu en été. Bref, des applications civiles pour lesquelles se justifie la certification d’insertion dans le trafic aérien civil. Après, imaginer ça au-dessus d’un champ de bataille, faut effectivement être optimiste vu le prix unitaire et la probable signature radar du monstre.

  19. VinceToto dit :

    Le Smartphone Simon d’IBM fut une révolution en 1994. N’y a t’il pas de projet UE pour en refaire made in UE?

    • VinceToto dit :

      Résultat vingt ans aprés le lancement du projet EuroSmartphone: plus gros et avec une puce Intel made in Texas ITAR Free sous Microsoft Windows ITAR Free. Voila ce que m’inspire le projet Eurodrone.

  20. QUID dit :

    En mode – lift -, a t’on déjà une idée de la vitesse moyenne de déplacement de ce futur drone ? Pour les éventuelles mises en oeuvre dans des endroits très lointains et dans le cas ou cette vitesse de transit serait trop faible. Dans ce cas et pour gagner du temps, ne serait-il concevable de le charger avec au moins la dérive et les ailes démontées ou repliées, et ce par exemple, dans la soute d’AIRBUS A 400M ou celles plus vastes d’avions cargos plus volumineux ? Enfin la « gestion des vols » des vecteurs ainsi que celle des actions induites, se fera t’elle à partir du territoire européen de chaque participant au programme ou bien, au plus proche de la zone de travail avec dans ce cas, l’expédition et utilisation de shelters ( ad hoc ) et aéro-transportés, si celle-ci est aux antipodes de l’Europe ?

  21. QUID dit :

    En mode – lift -, a t’on déjà une idée de la vitesse moyenne de déplacement de ce futur drone ? Pour les éventuelles mises en oeuvre dans des endroits très lointains et dans le cas ou cette vitesse de transit serait trop faible. Pour gagner du temps, ne serait-il pas concevable de le charger avec au moins la dérive et les ailes démontées ou repliées, et ce par exemple, dans la soute d’AIRBUS A 400M ou dans celles plus vastes d’avions cargos plus volumineux ? Enfin la « gestion des vols » des vecteurs ainsi que celle des actions induites, se fera t’elle à partir du territoire européen de chaque participant au programme ou bien, au plus proche de la zone de travail avec dans ce cas, l’expédition et utilisation de shelters ( ad hoc ) et aéro-transportés, si celle-ci est aux antipodes de l’Europe ?

  22. Roland DESPARTE dit :

    Comme l’a justement dit @Dodo : « Il y a bien plus de chances que la prochaine intervention militaire soit dans le bas du spectre …/… Chercher à être prêt au haut du spectre ne doit pas amener à négliger le bas du spectre …/… Quoi qu’on en pense, la recherche et le développement sur ce programme sert aussi à l’ensemble d’autres programmes de drones ».
    Aussi, si le coût d’un tel programme est élevé, il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un programme en coopération, donc un partage des risques financiers, mais aussi un ”partage“ des innovations (stimulation industrielle). Ainsi, le principal atout de l’EuroDrone est son autonomie (40 h), principalement grâce à sa motorisation « Catalyst », deux turbopropulseurs innovants développés avec succès par “GE Aerospace“, la division aéronautique de la multinationale américaine “General Electric“, et fournis par sa filiale italienne “Avio Aero“.
    S’il est dommage que Safran, avec son nouveau « Ardiden TP3 », seule solution vraiment européenne, ait été écarté de la motorisation, il faut reconnaitre que le « Catalyst » affiche -selon Airbus, le maître d’œuvre- un taux de fiabilité supérieur et d’excellentes performances avec le meilleur “Rapport de pression global“ (16:1), ce qui lui permet de réduire la consommation de carburant de 18 % et d’augmenter la puissance de croisière de 10 % par rapport à ses concurrents de la même catégorie de taille [Explication : Dans un moteur d’avion, l’air extérieur est aspiré puis comprimé par un compresseur avant d’être mélangé avec du carburant pour être brûlé ; le “Rapport de pression global“ (ou “Overall Pressure Ratio“ = “OPR“) est une mesure de pression effectuée à la sortie du compresseur et à l’entrée du moteur ; plus ce rapport est élevé, plus le moteur est efficace, car l’air comprimé permet une meilleure combustion, ce qui augmente la puissance et réduit la consommation de carburant]. Face aux progrès technologiques, il faut donc parfois savoir s’incliner… Et quant à la souveraineté de ce moteur Airbus a précisé que celui-ci avait été conçu pour ne pas être soumis aux règles ITAR, donc croisons les doigts…
    L’EuroDrone est-il “de son temps“ ? Prévu pour 2031, cependant des drones similaires existent déjà. Ainsi, le RQ-4B Global Hawk américain serait actuellement déployé en mer Noire. Équipé de moyens de surveillance de haute technologie (Radars à synthèse d’ouverture, capteurs électro-optiques et infrarouges), il s’agit du plus grand drone de série au monde, fabriqué par Northrop Grumman, d’une envergure de 39,8 m pour une autonomie de 32h [Source : Moscow Times].
    Si l’on veut comparer (opposer) l’EuroDrone et l’Aarok, la première des différences est l’autonomie et la mise en œuvre opérationnelle, 24 à 30 h annoncées pour l’Aarok, 40 h pour l’EuroDrone qui est par ailleurs plus gros que l’Aarok [Envergure : 26 à 30m VS 22m – Masse : 11 t VS 5,5 t] et surtout plus difficile à mettre en œuvre (l’Aarok peut être déployé depuis des terrains sommaires, au plus près des combattants, alors que l’EuroDrone nécessitera des « infrastructures énormes » pour l’exploiter, dixit le CEMAAE).
    S’ils peuvent tous deux effectuer des missions dites “ISR“ [Renseignement, surveillance et reconnaissance], avec des capteurs optroniques, radar multimode et charge électromagnétique, l’Aarok est nativement conçu comme « une plateforme modulable et évolutive » ayant des capacités de frappe (“Strike/Attack“, avec une capacité d’emport d’armement jusqu’à 1,5 t), alors que l’EuroDrone est à la base spécifiquement conçu comme un gros drone de reconnaissance de longue endurance ; néanmoins, dans le futur, rien n’interdit d’armer l’EuroDrone, selon les besoins des nations.
    Enfin, l’un (Aarok) est financé sur fonds propres et devrait coûter entre 5 et 10 millions € l’unité, l’autre est un financement participatif des États estimé à 7,5 milliards € et devrait coûter environ 120 millions € le système. Si les vitesses d’évolution sont comparables [500 km/h et 450 km/h pour l’Aarok], l’EuroDrone vole moins haut [Altitude théorique : 13 700 m pour l’EuroDrone et 15 000 m pour l’Aarok], leur motorisation étant différente, le TP6 de Pratt & Whitney avec turbopropulseur de 1200 chevaux pour l’Aarok [Sera peut-être équipé du Safran Ardiden 3TP dont l’hélice en matériaux composites réduira le bruit du système propulsif] alors que l’EuroDrone est doté d’un moteur innovant GE « Catalyst ».
    Au final, net avantage pour l’Aarok, mais des incertitudes pour sa mise en service opérationnel.

  23. Charles III dit :

    @QUID. « Pour gagner du temps, ne serait-il pas concevable de le charger avec au moins la dérive et les ailes démontées ou repliées, et ce par exemple, dans la soute d’AIRBUS A 400M ou dans celles plus vastes d’avions cargos plus volumineux « . C’est plus que souhaitable, et j’imagine que c’est dans le cahier des charges. C’est comme cela que l’on fait en général pour des déploiements de continent à continent pour les Reaper…

  24. Kardaillac dit :

    J’ai bien peur qu’en France, le projet ne se fracasse sur son prix. Il faudra trouver les motifs raisonnables qui masqueront la misère.

  25. Robmac dit :

    Combien de projets d’achat ? Combien de réservations ?

  26. Alain d dit :

    Quand ces drones sortiraient des chaines, il existera déjà de nouvelles munitions spécifiques pour aller le taper les aéronefs, soit des drones, ou des drones embarqués dans des drones porteurs, sans oublier les lasers, en portatifs, mais aussi sur robots et 4×4, et peut-être même opérés depuis des aéronefs équipés de super batteries…… Pendant que ce MALE, avec un CDC qui date, fait du surplace.

  27. JILI dit :

    Il y a eu trop de concession pour sa réalisation , et ceci pour répondre à la susceptibilité de certains. Ainsi, il va arriver tardivement avec beaucoup d’options indéfinies, alors que de nouveaux drones arrivent, et avec des qualités certaines. De toute façon, dès que nos politiciens se mêlent de l’industrie pour nous associer, c’est l’échec assuré comme le MGCS etc., et la perte injustifiée d’une partie de notre industrie au profit d’autre pays , comme Alstom etc. Bref, une honte!