L’allemand FFG développe un char dédié à la lutte antiaérienne et à l’appui-feu à partir du Leopard 1
Les combats en Ukraine, caractérisés par la transparence du champ de bataille et l’omniprésence des drones, préfigurent-ils la guerre de demain ? Sans doute… En tout cas, le chef d’état-major de la défense britannique, l’amiral Tony Radakin, est plutôt réservé sur cette question.
En effet, lors d’une récente conférence donnée devant le Center for strategic & international studies [CSIC], il a appelé ceux qui croient que « le combat futur ne sera qu’une affaire de drones » à la prudence. « Les drones seuls ne suffiront pas à assurer la victoire dans les conflits futurs, mais ils offrent l’opportunité d’ajuster la manière dont nous avons traditionnellement combattu jusqu’à présent », a-t-il dit, avant d’affirmer que les capacités « classiques » comptent toujours.
En attendant, les concepts visant à accroître les capacités de lutte antidrone [et, plus généralement, de lutte antiaérienne] se multiplient. Le dernier en date sera dévoilé par le groupe allemand Flensburger Fahrzeugbau Gesellschaft [FFG], lors du prochain salon de l’armement DSEI, qui se tiendra à Londres en septembre.
Pour rappel, ces derniers mois, FFG a été sollicité pour remettre en état les chars Leopard 1A5 qui avaient été promis à l’Ukraine. De là est né le concept « Condor », basé sur le châssis du Leopard 1, dont la conception remonte à la fin des années 1950.
Selon le site spécialisé allemand Hartpunkt, le Condor est un nouvel engin blindé pouvant aussi bien faire de l’appui-feu direct que de la lutte antiaérienne, grâce à une tourelle téléopérée Turra 30 – SA, qui, produite par le slovaque EVPÚ, est dotée d’un canon automatique de 30 mm pouvant tirer des obus à explosion programmable, d’une mitrailleuse coaxiale et des missiles antichars Spike ou Konkurs. Cet armement est complété par un radar multimissions et une suite de capteurs optroniques.
Le Condor peut changer de mission en seulement quelques secondes : il suffit que son équipage sélectionne l’obus approprié parmi les deux types disponibles à bord.
Quant au groupe motopropulseur, FFG a choisi le moteur diesel V8 Power Systems 8V199TE23 de Rolls Royce pour mouvoir les 40 tonnes du Condor. Développant une puissance de 1 080 chevaux et associé à une transmission automatique ZF modifiée et à un système de refroidissement à deux temps, il affiche 300 kg de moins que le moteur d’origine du Leopard 1.
Exklusiv: Der norddeutsche Panzerbauer FFG will mit dem Condor in Kürze ein neues Gefechtsfahrzeug vorstellen, welches sowohl die Rolle eines Feuerunterstützungspanzers als auch eines Flugabwehrkanonenpanzers in einem System vereint.https://t.co/NXdewpo641
— hartpunkt (@hartpunkt) August 25, 2025
« Avec le Condor, nous avons développé un système de défense aérienne puissant et efficace basé sur la plateforme éprouvée Leopard 1. Notre objectif était de créer un système rapidement disponible pour étendre rapidement les capacités de défense aérienne. L’utilisation du système de tourelle EVPÚ offre également des moyens d’action supplémentaires, permettant au Condor d’apporter un appui-feu aux troupes d’infanterie », a ainsi résumé Jörg Kamper, le PDG de FFG.
Photo : Châssis du Leopard 1A5 – FFG





On va s’arracher les châssis de léopard 1 à l’avenir, je pense que c’est toujours une bonne solution d’utiliser des vieux châssis pour des missions « annexe » en supposant que leur état ainsi que la maintenance soit aisée.
J ai pas bien compris si la tourelle est habitée ou non. L equipage est donné sous stanag 3 mais la tourelle stanag 1 uniquement. Ce qui est tres léger pour un engin de 40T, a titre de comparaison, le toureleau du Jaguar est stanag 2.
https://www.evpu.sk/en/defence-and-security/download-defence-and-security
J ai pas non plus trouvé l élévation de la tourelle.
Vu la légereté de la tourelle et les progres en blindage, je trouves étonnant qu on reste sur du 40T.
Dans le Système international d’unités, T (majuscule) est le symbole du tesla (unité d’induction magnétique).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tesla_(unit%C3%A9)
Le symbole de la tonne, quant à lui, est t (minuscule).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonne
Un engin de 40 t.
On reste sur du 40 t.
J ai bien écrit 40T
Même avec un T au lieu d’un t, moi je comprends tonne.
Un char blindé ne pourra jamais peser 40 Tesla …. 🙂
Non habitée. « l élévation de la tourelle »? Au dessus de la caisse? Ah! C’est marqué -10..+70° pour la tourelle d’entrainement pour TURRA-30 https://www.evpu.sk/wp-content/uploads/Trainer-TURRA-30-EN.pdf
(théorie: cela doit être au max dans les -5..+65° en pratique)
Ici, il est question de la TURRA-30-SA. En général, on augmente l élévation quand on fait une version SA. Etrangement, le fabricant a retiré cette donnée sur la fiche de la TURRA-30-SA.
C’est toujours la TURRA 30 à la base: même base tourelle, poids, dimensions, même possibles canons, etc. . Idem pour la version anti drone TURRA 30 V10. (Je ne suis pas fan de la base Leopard 1 pour cette tourelle).
Sans doute.
Le mix d un chassis chenillé moyen/lourd revalorisé et d une tourelle légere est effectivement étrange.
Pour de la défense de point a l arriere, le chassis sera un boulet logistique.
Et si l idée est de pouvoir rencontrer du VCI ennemi de face , la tourelle est bien trop légere.
Je confirme.
Élévation canon : -10°, +70°. Tourelle: inhabitée. C’est écrit dans l’article de Hartpunkt, mis en lien par notre hôte.
Sinon, si vous avez l’intention de dire qu’un truc pèse 40 tonnes, c’est 40 t, pas « 40T ». Mais on vous comprendra quand même, du moment qu’il n’est pas question de champ magnétique.
Je N’ai pas.
TrÈs léger.
À titre de.
Le tourelLeau.
Je N’ai pas non plus.
La légÈreté.
Les progrÈs.
Je trouvE.
Réponses:
« Tourelle téléopérée », la Turra-30-SA.
Masse? en DESSOUS de 40 tonnes. On ne connaît pas exactement la masse du système.
Elévation de -10° à +70°
Moteur 8V199 TE23 (comme pour le Nemesis), transmission ZF 4 HP 250, un peu plus léger que la motorisation actuelle, et meilleure efficacité.
https://www.hartpunkt.de/condor-ffg-zeigt-flugabwehrkanonen-feuerunterstuetzungspanzer-auf-basis-eines-modernisierten-leopard-1/
Et pour le blindage, il semblerait qu’il ait été amélioré sur les côtés et sur le toit, ce qui explique que la masse n’a pas baissé. D’où ma question. D’où sort le niveau de protection que vous avancez pour l’équipage?
Et il faut bien préciser le niveau de blindage et où il est.
Les drones amènent un vrai problème. De nombreux blindés ont un blindage de face pour du 30mm, et du 14.5 mm sur les côtés et l’arrière, et seulement des éclats depuis le dessus. Avec des ennemis à 360° aujourd’hui, il faut une protection plus réfléchie.
Un blindé moderne bien protégé doit être protégé tout autour. Donc on ne peut plus comparer les blindés juste avec une valeur sans être précis.
La source est dans le message d origine.
C est amusant de vous voir présenter comme blindé moderne le léo 1.
A la base, c’est vous qui demandiez quelle était l’élévation du canon (info qui se trouve effectivement dans le lien, bravo de l’avoir enfin dénichée, mieux vaut tard que jamais, même si ce n’est pas exactement comme ça qu’on gagne les guerres).
Mais dans le fond, c’est simple: un blindé équipé d’un canon pour faire de l’appui et de la DCA doit tirer en négatif, pour l’appui feu depuis un point haut vers le bas (ce qui n’est a priori pas idiot), et en positif depuis un point bas vers le haut pour la DCA (ce qui, a priori, est vivement recommandé si on vise un truc qui vole).
Donc, vous pouvez raisonnablement vous attendre aux valeurs qui sont indiquée, vu la mission du blindé en question. Sans vouloir être désagréable.
(je me soucis d’être agréable à mes contemporains, car j’ai beaucoup de réclamations)
Merci de votre commentaire, meme si je ne comprend pas vraiment a qui vous parlez .
C’est comme un Leclerc tourelle CTA40 avec la capacité missile en plus.
Cela ferait le job aussi pour le combat urbain (élévation et changement de munitions).
Si on avait un parc asses grand nous aurions pue faire de même…
Nous avons les stocks de Leclerc, la France en a commandé 408 et on en aligne 220 (200 à terme ?). Il est plus judicieux de mettre sur les châssis d’amx 30 qui sont en mobilisation. Mon dieux ! On réinvente le Roland/Gepard
Bonjour,
Les amx-30, je les ai vu sur les différents terrains militaires comme réceptacle de tir. Il y a 20 ans. À mon avis, il n’y en a plus en « réserve » .
Non, ce n’est pas du stock. C’est du reste de festin après cannibalisation. On va dire: de la carcasse (?).
On a, dans le meilleur des cas, à peu près 200 carcasses de char Leclerc dans un état divers et varié qui va de bon à jeter à éventuellement rafistolable, avec beaucoup d’huile de coude et d’ingéniosité, moyennant tout de même un budget de plusieurs millions d’euros pas unité.
J’attire votre attention sur une bizarrerie arithmétique: quand vous multipliez plusieurs centaines par plusieurs millions, ça donne très vite des milliards. Et, étrangement, il s’agit souvent de milliards d’euros. Encore plus étrange, ces milliards d’euros, on ne les a pas.
Enfin bref.
Nous aurions pu.
Un parc assez grand.
Oui, on s’y perd.
Non, plutôt un AMX-30 ou 32.
Aucun Leopard 2 aujourd’hui n’est transformé de cette manière !
La valeur des chars modernes est encore trop élevée pour ce genre de transformation.
Dire qu’en France les sections d’autodéfense anti-aérienne ont été dissoutes alors que les unités disposaient d’un savoir-faire unique sur lequel il fallait capitaliser et investir dans le renouvellement des matériels en remplacement des vieux canons de 20 mm et de leur système de visée devenu obsolète.
Comme quoi ce qui est enseigné à l’école de guerre à nos officiers à haut potentiel est en total décalage avec la réalité de guerre à laquelle ils auront peut-être un jour à faire face.
« Comme quoi ce qui est enseigné à l’école de guerre à nos officiers à haut potentiel est en total décalage avec la réalité de guerre à laquelle ils auront peut-être un jour à faire face. »
C’est une règle absolue dans le monde militaire (et quelque part, dans l’industrie), d’où la nécessité de former des têtes bien faîtes (i.e. qui s’adaptent) plutôt que des têtes bien pleines (de doctrines inutiles).
Le problème n’est pas nouveau et vous pouvez lire Rabelais ou Montaigne pour vous en convaincre.
« d’où la nécessité de former des têtes bien faîtes »
« Faites » et « faite », formes conjuguées du verbe faire, ne prennent jamais d’accent, que ce soit à l’indicatif présent (vous faites), à l’impératif présent (faites), ou au participe passé (féminin : faite, faites).
https://www.dictionnaire-academie.fr/conjuguer/A9F0112
D’où la nécessité de former des têtes bien faites.
Pour autant, on trouvera bien le mot « faîte » écrit avec un accent circonflexe, mais il est sans rapport avec le verbe faire.
C’est le substantif désignant la partie supérieure de la charpente d’un édifice, l’arête supérieure d’une toiture (le faîte du toit) ; par analogie, la partie la plus haute de quelque chose (le faîte d’un arbre) ; figurativement, l’apogée de quelque chose (le faîte d’une carrière professionnelle).
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9F0132
C’est-à -dire que PK place sa tête bien faite au sommet de l’humanité.
Donc pour lui, une tête bien faîte et une tête bien faite, c’est la même chose, vu d’où il est.
Nous avons quand même la chance et l’honneur d’être instruit par l’un des plus grands cerveaux de ce siècle, ne le négligez pas. Recevoir l’enseignement d’un tel surhomme vaut bien quelques libertés avec l’orthographe.
Exact. Ça m’apprendra à me relire 🙂
En total accord avec cela , l’artillerie a été massacrée par ces mêmes chefs  » Ecole de guerre » sur l’autel de gestion des pénuries et arbitrages guidés souvent uniquement par la sauvegarde de chapelles dont étaient issus ces mêmes décideurs.
Je suis cavalier, je suis fantassin de marine, je suis pilote de chasse donc on sauve les chars et les avions , et puis pas besoin de feux dans la profondeur ni de couverture anti aérienne, il n’ y a plus de menaces qu’on vous dit… ah merdo les fantassins arrivent par vague appuyés par une nuées de drones, de roquettes multiples et de munitions téléopérées en UKR…. comment on fait chef ? vite un vieux LEO1 pour les teutons maintenant qu’ils ont donné tous leurs Guépards 30 mm sur chassis…. LEO ( les français pas mieux… )
Savoir faire unique?
Il n’y a pas un peu d’exagération avec cette affirmation?
Et pour l’école de guerre, c’est facile de critiquer.
Qui impose les coupes budgétaires en France? Avec un budget limité, il a fallu prendre des décisions, et là où la France a plutôt bien géré les coupes, c’est justement dans le fait de conserver des compétences.
La critique d’armée échantillonnaire est probablement appropriée. Mais avec cela, il y a eu un choix de réduire les volumes, mais conserver les compétences.
Faire du neuf avec du vieux , modèle très intéressant , pouvant rendre beaucoup de service aux fantassins . un obus á bille (DCA) peut faire de gros dégâts sur un essaim de drones . et disponible maintenant . ils sont pas ingénieur les allemands , on les critique mais eux ils avancent
Obus à bille , en quelque sorte une chevrotine avec un bon fusil de chasse et un bon entrainement au ball trap…
obus á bille ,ou a balle sont des obus équipé de percuteur et de fusé programmable , pas besoin de contact pour éclaté en gerbe á 360° , les avions pouvais être transformé en passoire le canon de 40mm bofor étais redouté par les pilotes . j’étais dans la DCA brest en 1974 , on avais aussi le 57mm double . les unité de DCA Brest ont été dissout en 1976 ,le savoir faire avec .
Moteur Rolls Royce moins lourd V8 Power System…
Obus À billeS.
Ils NE sont pas ingénieurS.
Les Allemands.
Engin multifonctions d’appui/protection qui pourrait préfigurer un élément du MGCS. Il devra être capable de se protéger lui-même avant de servir un ensemble à sécuriser.
l’amiral Tony Radakin a raison : les drones ne remplacent pas, ni se substituent en totalité aux moyens existants. Ils se superposent et les complètent en modifiant l’emploi de l’ensemble.
Pour aller plus loin, il est nécessaire de fiabiliser les transmissions et d’apporter plus d’autonomie de décision, tout en maîtrisant les coûts. Les usages tactiques et stratégiques sont encore à découvrir et exploiter. Les combats en Ukraine nous montrent la voie et l’imagination nécessaire pour s’affranchir des certitudes habituelles.
L’usage de moyens terrestre est complexe, les « servitudes » pourront défricher l’emploi qui s’avère plus difficile pour un usage « offensif ».
L’usage de moyens terrestres.
Autant il semble très positif de réutiliser des chassis existants (si le coût/bénéfice est intéressant), autant je ne pense que nous ayons à rougir. Le Jaguar peut remplir les mêmes missions, avec, selon les points de vue, des inconvénients (roues vs chenilles) mais aussi des avantages (électronique moderne, brouilleurs, légèreté, mobilité).
Le sens pratique et industriel allemand.
Je vous rappelle quand même que ces gens nous veulent du mal, Robmac.
Ils veulent nous détruire.
C’est une information très sûre que je tiens des commentateurs de ce blog, qui sont tous des sommités dans leur domaine. Alors, vanter les mérites du Boche, c’est nous desservir, donc, quelque part, nous trahir. Plus grave encore: trahir la France, trahir Jeanne d’Arc, trahir de Gaulle. Et, j’ose le dire, crime ultime: trahir le Rafale.
Nous ne l’oublierons pas, le moment venu…
(et là , je laisse passer un pesant silence, lourd de menaces non-dites, puis je place un gniark gniark gniark bien senti, et je disparais dans un nuage de souffre)
Tous les anciens chars peuvent devenir des pièces d’artillerie « consommables » en première ou seconde ligne. Peu importe que la munition ne soit plus moderne, celui qui la reçoit ne verra pas la différence. Beaucoup d’armements peuvent retrouver une fonction et une seconde vie opérationnelle. Des avions comme drones leurres, des navires comme drones de transport, drones traversée de cours d’eau, des véhicules comme drones anti-chars, anti-aérien, troupes d’infanterie en première ligne, guet avancé. Voire drones de déminage avant la tentative pour reprendre des positions. Pourquoi chercher des équipement coûteux trop vite exposés et difficilement remplaçables? L’utilisation de ces anciens matériels permet d’économiser les matériels les plus sophistiqués inutilement. La guerre dite moderne est devenue semblable aux dernières guerres sur bien des points. Mais les population n’accepteront plus les sacrifices humains. La « Saturation » du champ de bataille deviendra une arme offensive et défensive obligeant l’adversaire à posséder encore plus d’équipements pour y faire face. Encore faudra-t-il trouver et conserver des personnels pour les mettre en foncions.
Les populations, on ne leur demande pas leur avis.
La guerre moderne fait des populations un objectif, donc chacun d’entre nous est une cible.
Demandez aux Ukrainiens ou aux Palestiniens ce qu’ils en pensent.
Donc, quand vous dites, en parlant précisément des guerres modernes: « les population n’accepteront plus les sacrifices humains », moi je vous réponds: elles ne sont pas en position de décider quoi que ce soit et elles seront bien obligées de subir. Les seuls « sacrifices humains » qu’une population est en mesure de décider, c’est de massacrer ou non quelqu’un d’autre.
Et encore, on n’est même pas sûr: si on est à peu près sûr que les Israéliens ne sont pas résolument hostiles à l’idée de massacrer les Palestiniens, en ce qui concerne les Russes, on n’est pas vraiment certain qu’ils aient vraiment décidé de massacrer les Ukrainiens.
M’enfin toujours est-il que les uns et les autres le font, sans plus d’état d’âme que ça.
C’est la guerre.
Les Allemands ressortent les vieilles formules, de faire accompagner l’infanterie par une défense aérienne rapprochée.
On prend un châssis existant, on greffe une tourelle avec canon antiaérien, et le tour est joué.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Flakpanzer_Coelian
Le même sur châssis Panther
Un engin isolé de ce type ne survivra pas à un essaim ou à une frappe multiple de FPV. La solution serait de le déployer en peloton mais une telle concentration est une invitation aux frappes d’artillerie. Dilemme.
Sauf que le peloton sera en protection d’un autre élément mobile (comme de l’artillerie genre CaESAr)
donc lui aussi mobile, il ne sera pas une cible si facile pour l’artillerie adverse.
Le seul problème d’un escadron de véhicules de lutte antiaérienne, c’est l’approvisionnement en carburant et munitions.
Il faut donc un second peloton pour escorter les véhicules de la logistique.
Faire du neuf avec du vieux, ce qu’on beaucoup fait les Israéliens à une époque, est très rentable… à condition d’avoir du vieux à recycler et en France on a…rien ou presque!
@Nicolas : « on a…rien ou presque »
.
Le « presque » s’applique aux 200 chars Leclerc qui ne seront pas modernisés, c’est bien ça ?
J’ai fait. Tu as fait. Il a fait, elle a fait, ON a fait. Nous avons fait. Vous avez fait. Ils ONT fait, elles ONT fait.
Ce qu’ont beaucoup fait les Israéliens.
Je sais pour le « on » au lieu du « ont »… mais je ne m’en suis aperçu qu’après avoir posté… et comme on ne peut pas corriger après…
On dira ce qu’on dira, mais une Shilka ( 4 x 23mmm) ça a quand même plus de gueule.
Peut etre. Mais l important c est de toucher la cible.
Version modernisée du ZSU-23-4: https://www.armyrecognition.com/news/army-news/army-news-2024/azerbaijan-enhances-anti-aircraft-capabilities-with-modernized-zsu-23-4-shilka-at-adex-2024
(pas pour de l’appui feu: trop fragile).
Question de néophyte : Pourquoi un blindé chenillé et pas juste un camion pour de l’anti-aérien ?
pour suivre le front au plus près et protéger les troupes au sol.
« Les drones seuls ne suffiront pas à assurer la victoire dans les conflits futurs, mais ils offrent l’opportunité d’ajuster la manière dont nous avons traditionnellement combattu jusqu’à présent », dixit l’Amiral Radakin. Assurer la victoire seuls……CERTAINEMENT PAS effectivement ! ……MAIS ils y contribueront MASSIVEMENT tant que les défenses aériennes des régiments ne seront pas extrêmement densifiées :
1> Faut-il rappeler la contribution écrasante des drones à la destruction des 4.107 (officiels) chars russes, 8.300 AFV et IFV de tous types, sans compter les 510 MLRS et la kolossale artillerie tractée ou auto-propulsée en pièces détachées façon puzzle cramoisi. De 30 à 45% des coups au but par FPV et autres MTO lancées par drones.
2> L’environnement aéroterrestre des CHI actuels et futurs n’a PLUS RIEN à voir en nombres et fréquences d’engagement venus de la 3ème dimension, avec tout ce que l’on a connu. Les éléments avancés des régiments, aussi bien que les postes avancés ou les pelotons de reco sont désormais surveillés, traqués, harcelés et bombardés par des kamikaze ultra-précis portant de 250g à 4 kg de Pentrite…..TOUT a changé !
3> Une fois de plus, imaginer que la structure d’armement anti-aérien des groupes de combat, des escadrons ou des compagnies ne variera pas fondamentalement, s’auto-persuader que quelques canons de 30 mm épars suffiront, laisser passer en casant quelques menus missiles rustiques de ci de là est une….MONUMENTALE bévue! Ces tacticiens mesurés sont à côté de la plaque !
4> Si on veut atteindre les mêmes taux de survie de matériels et d’hommes que précédemment, ce n’est plus DU TOUT la même organisation tactique, ni les mêmes volumes et variétés de moyens qui sont nécessaires aux régiments AA. Les chinois l’ont TOTALEMENT compris et intégré, ils multiplient les engins suréquipés en SHORADS canons Gatling (le monstrueux Type 625-E), en canons 20 et 30 mm monotubes + box de dizaines de missiles (voir dernier en date FK-3000 sur https://defence-blog.com/china-fields-new-fk-3000-anti-drone-system/). Les chinois sont probablement ceux qui ont le plus éminemment percuté sur l’aspect déterminant dans le futur de disposer d’un rideau défensif SHORADS extrêmement dense sur un CHI.
5> Plutôt que de s’obstiner bêtement à acheter des chars de 50 t qui ne passent plus sur plus du 1/4 des ponts européens et qui se font déjà détruire par des FPV en Ukraine (Leopard 2A4, M1), il serait INFINIMENT plus pertinent de développer une famille de blindés à 8 roues, les successeurs du VBCI en très amélioré, VBCI+ ou NG avec blindages céramiques-Titane, qui seraient des combinaisons porte-missiles-canon en plusieurs catégories complémentaires du JAGUAR et à 30% anti-aériens.
6> VBCI++ en sol-sol avec des canons de 105 mm avec un rapport puissance/poids de 40 CV/t, une philosophie proche du nouveau char chinois léger ZTZ-201, qui serait une évolution de l’AMX 10RC, PAS un 55 t dispendieux et vulnérable. Celui-ci serait entouré de porteurs de grappes de mini-missiles rustiques air-air / air-sol polyvalent MBDA (48 en dotation sur chaque VBCI +) en silos verticaux, pour d’autres de lanceurs de MISTRAL 3 à tourelles à 8 compartiments minimum, de 3ème type en CTA 40 mm et, enfin quelques VBCI++ Lasers 150 kW ou à faisceaux micro-ondes pour les essaims massifs de FPV.
7> Pour une survivabilité acceptable, la rapidité et la manÅ“uvrabilité seront cruciales, pas les chars lourds « sitting ducks ». Et les CHI futurs méneront par sélection darwinienne à un taux élevé (20 à 25%) de blindés consacrés à l’AA. Ils seront aussi à équiper avec des moyens de détection de bulle aéro-terrestre sur 30 km, soient en radars AESA, en tourelles IR mini-Vampyr et en LIDAR ….Si ces moyens 8 roues AA n’étaient pas là dans le futur, le taux de destruction des régiments terrestres devrait atteindre des niveaux comparables au conflit ukrainien, donc totalement INTENABLE….C’est cette voie qu’il faut privilégier, PAS le MGCS de 55 tonnes, inutile, obsolète et coûteux……..
@ONERESQUE
Tout à fait d’accord avec cette analyse. On mesure encore mal en France (et en Europe) l’ampleur de la révolution en cours s’agissant de l’emploi des drones sur le champ de bataille. La guerre en Ukraine ne constitue qu’une timide préfiguration de ce qui nous attend.
La massification des systèmes de défense AA, et antidrones en particulier, doit être absolument prioritaire pour notre AdT. Question de survie. Il faut donc concevoir des véhicules dédiés à cet usage, mais je pense que cela ne suffira pas : ces véhicules ne seront jamais assez nombreux dans nos inventaires, car trop coûteux et spécialisés. La solution passe par l’équipement de tous nos véhicules (blindés, camions, etc…) par des systèmes de défense antidrones abordables, car destinés à être acquis en très grand nombre.
Vous évoquez des mini-missiles, des lasers, des canons à tir rapide : ces solutions sont toutes coûteuses, voire très coûteuses au regard de la menace à neutraliser, ce qui empêchera leur généralisation. Par ailleurs, lasers et canons à tir rapide souffrent d’importantes restrictions d’emploi, notamment la nécessité d’une visée directe sur la cible, avec un risque de dommages collatéraux inacceptables dans un contexte urbain ou en présence de forces amies. Tous les combats à venir ne se dérouleront pas en rase campagne, dans les vastes plaines de l’Europe de l’Est…
Pour ma part, j’estime que la solution la plus évidente et « low cost » à court terme passe par l’utilisation de drones FPV semi-autonomes, adaptés à la lutte antidrones. Chaque véhicule militaire pourrait emporter plusieurs dizaines (et même davantage) de ces drones dans une « boîte », ou plutôt un nid fixé sur le toit, à l’intérieur duquel les drones seraient empilés.
Les drones seraient mis en Å“uvre en cas de détection de menace par le véhicule porteur. La détection pourrait être assurée par les senseurs déjà existants à bord des véhicules blindés les plus modernes et évolués. Pour les véhicules plus anciens ou non dotés de senseurs (camions), un simple mât portant des capteurs acoustiques et optiques (donc totalement passifs) permettrait d’assurer cette fonction d’alerte et de détection. En cas d’alerte, un ou plusieurs drones seraient automatiquement mis en vol, et se dirigeraient dans la direction de la menace. L’acquisition et la destruction des drones assaillants serait réalisée automatiquement par les capteurs des drones intercepteurs.
Ce système relativement basique dans sa conception aurait pour principal avantage son coût (100 à 300K€), condition absolue pour envisager sa massification. Il serait par ailleurs très évolutif, permettant de s’adapter à l’évolution des menaces, avec des fonctionnalités additionnelles potentielles, comme l’intégration d’une liaison de données entre les drones et le véhicule, et/ou entre les drones eux mêmes, et l’intégration à la bulle Scorpion, qui permettrait de coordonner et mutualiser la défense antidrones entre plusieurs véhicules (ces améliorations entraînant évidemment une augmentation du coût du système « de base »…). Enfin, cerise sur le gâteau, ce système ne serait pas exclusivement défensif : il permettrait potentiellement à l’équipage du véhicule concerné d’assurer une fonction de reconnaissance élargie dans un rayon de quelques km, avec une capacité de destruction (cette fois en mode « manuel ») de cibles d’opportunité au sol.
Cette solution me paraît à l’heure actuelle la seule façon de répondre efficacement et à moindre coût à la menace désormais omniprésente des drones FPV et MTO. Il s’agit d’apporter à tous nos véhicules une couche de défense de base, contre des attaques menées par des moyens eux-mêmes basiques. Cette solution n’est évidemment pas incompatible, et même plutôt complémentaire, avec le développement d’une famille de véhicules AA dédiés à cet usage, qui constitueraient pour leur part une couche de défense élargie.
On ressort des AMX30 ou des AMX13 pour y coller de nouveau des bitubes ?
Je n’ai pas de mal à dire de la TURRA 30 et de ses nouvelles versions en elles même (surtout quand je vois la tourelle du Jaguar). Le concept Condor est apparement un système lourd pour rentrer dans les normes/concepts OTAN. Cela va faire dans les 40 tonnes à cause des blindages suplémentaires à rajouter sur le Leopard 1. Comparé aux coûts, capacités d’autres systèmes normes OTAN, cette solution a l’air intéressante si on adhère à ces normes.
FFG essaie sans doute de se placer sur l’appel d’offre de Berlin qui envisage l’acquisition de 500 à 600 systèmes Skyranger 30 d’ici la fin de l’année en 2 lots. Un premier lot sera livré d’ici 2029 et le deuxième d’ici 2035.