L’allemand Skylance se félicite des premiers essais du missile antidrone « DroneHammer »

Fusils de chasse, munitions spéciales, canons de 20 ou de 30 mm, armes à énergie dirigée, brouilleurs électroniques… L’éventail des solutions pour contrer les drones dits FPV [First Person View] et les munitions rôdeuses appartenant à la classe 1 [c’est-à -dire de moins de 150 kg] s’est rapidement développé. Et ce n’est pas fini.
Ainsi, l’entreprise française Harmattan AI a mis au point le drone intercepteur « Gobi », conçu pour détruire une cible une minute après avoir été lancé. Doté d’algorithmes d’intelligence artificielle, il est en mesure de détecter, de suivre et d’engager un drone hostile évoluant entre 150 et 200 km/h et à basse altitude. D’une masse de seulement 2 kg, il est décrit comme « ultra rentable ». Or, justement, le coût par tir est l’un des points clés de la lutte antidrone.
Cela étant, Harmattan AI n’est pas le seul industriel à proposer un drone intercepteur : l’ukrainien Wild Hornets a en effet mis au moins le Sting, capable de voler à la vitesse de 315 km/h.
Outre les drones intercepteurs comme le Gobi, certains industriels développent des missiles antidrones. Tel est le cas de l’estonien Frankenburg Technologies, qui développe le Mark 1, un missile d’environ 0,5 mètre de long et muni d’une charge militaire de 500 grammes, conçu pour intercepter les drones volant jusqu’à 2 000 mètres d’altitude. Il devrait être « cent fois plus rapide » à produire tout étant nettement moins coûteux que les missiles antiaériens « traditionnels ».
Deux entreprises allemandes, à savoir e-Wolf GmbH et WARGdrones GmbH, ont également investi ce créneau en imaginant le DroneHammer, un missile doté d’un autodirecteur optique et d’une ogive qui, fonctionnant au CO2, est censée produire les mêmes effets qu’un tir de fusil de chasse.
Actuellement en cours de développement chez Skylance GmbH, une entreprise nouvellement créée, le DroneHammer a récemment fait l’objet de premiers essais réussis, comme l’a indiqué le site spécialisé allemand Hartpunkt.
« Nous sommes fiers d’annoncer l’un des premiers tests en conditions réelles réussis de notre missile intercepteur de drones DroneHammer. Cette étape importante nous rapproche de la fourniture d’une solution rapide, fiable et évolutive pour la défense antidrone de nouvelle génération », a confirmé Skylance GmbH, via le réseau social LinkedIn.
Le DroneHammer est propulsé par un moteur-fusée à propergol solide lui permettant d’atteindre une vitesse supérieure à 500 km/h. Le temps d’interception serait de l’ordre de 3 secondes, ce qui en fait une munition destinée à être utilisée contre des drones à très courte portée.
Comme pour le Mark 1, la production en série du DroneHammer ne devrait coûter que « quelques milliers d’euros », grâce à l’utilisation de technologies et de composants « économiques et, dans certains cas, non conventionnels », explique Hartpunkt, après avoir souligné que ce missile serait surtout efficace contre des drones de moins de 25 kg.
Photo : Skylance / Copie d’écran





Il existe aussi (seulement côté Russe, pour l’instant) les lasers et les petits drones intercepteurs à très courte portée qui percutent leur cible.
Personne ne pense qu’un système Phalanx miniature (https://en.wikipedia.org/wiki/Phalanx_CIWS) pourrait être installé sur un véhicule ?
Un peu de lecture pour votre prochain commentaire
https://www.defense.gouv.fr/eurosatory/poles-thematiques/reconnaissance-reactivite/lutte-anti-drones/laser-helma-p
Que du côté russe?
Lasers testés par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, Israël, etc depuis longtemps.
Pour les intercepteurs de drones, l’Ukraine en a déjà , arrêtez de mentir. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/bang-buck-why-kyiv-rushing-scale-drone-interceptors
Et pour le Phalanx, aucun intérêt. Le 7.62 n’est pas adapté. Des calibres plus larges qui libèrent des pellets en titane sont bien plus efficaces et intéressants.
Il existe une version terrestre pour protéger des bases. Semi remorque énorme. Le 30 / 35 / 40 mm a suffisamment de solutions, les munitions existantes permettre de descendre les drones. Même les USA n’investissent pas dans ce système.
Les Russes sont les seuls à UTILISER les lasers, d’autres les testent en effet.
Votre lien n’indique pas un drone intercepteur cinétique. Je voulais dire que le drone Russe est le seul qui n’a pas de charge explosive, il détruit sa cible en le percutant frontalement. Et donc n’est destiné qu’à contrer les petits drones FPV.
rien n indique que les Russes utilisent des lasers. ils ont publié des vidéos peu convaincantes (sans doute des montage sur base de vidéos commerciales chinoises ). il n y a probablement pas usage opérationnel et gros doute simplement sur le fait qu ils soient simplement en test.
c’était une réponse a la communication ukrainienne sur la production nationale de laser. ici pas non plus de confirmation d usage opérationnel, mais les vidéos semblent bien être en ukraine avec des ukrainiens.
la france est une des rares (seule ?) nation a avoir des systèmes lasers lad opérationnels depuis les JO.
Pour ce qui est des intercepteurs cinétiques sur base de drones de course, c’est une idée apparue côté occidental. Les ukrainiens utilisent plusieurs modèles industrialisés en masse.
@ingenieux
un minigun M134, asservi a un radar type Murin monté sur un véhicule, ça pourrai être intéressant pour peu que les environs soient dégagée pourquoi pas sur un bateau
Ça pourrait être intéressant
Que les environs soient dégagés.
Un tourelleau téléopéré avec un Mk19 et mun programmable sera une bonne solution mais j’ai pas l’impression que ce soit dans les tuyaux ??
Est-ce que toutes ces entreprises ont des subventions européennes pour produire une centaine d’unités à tester sur le terrain en Ukraine ?
Pourquoi pas des ogives au CO2 ? Sur l’gibier C moins salissant….. OK ! A l’ouverture j’en côse à Marcel. Rappel : « Polluons propre » C l’thème de [ not’ Komm ] pour la nouvelle saison.