La Russie serait sur le point d’effectuer un nouvel essai de son missile à propulsion nucléaire « Bourevestnik »

La présence d’avions WC-135 « Constant Phœnix », mis en œuvre par le 45th Reconnaissance Squadron de l’US Air Force, constituait un évènement singulier il n’y a pas si longtemps. Dotés d’équipements leur permettant de détecter, collecter et analyser des particules radioactives, de tels appareils avaient été déployés sur le Vieux Continent après la catastrophe survenue à la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 26 avril 1986.
Puis, l’un d’eux fut déployé sur la base aérienne de Mildenhall [Royaume-Uni] en février 2017, alors que des traces anormalement élevées d’iode 131, un radionucléide d’origine artificielle, venaient d’être détectées dans l’atmosphère de plusieurs pays européens. Cependant, rien ne permettait de lier ces deux événements.
Quoi qu’il en soit, depuis huit ans, l’US Air Force envoie régulièrement des WC-135 « Constant Phœnix » en Europe, toujours sans en donner la raison.
Ainsi, en 2021, soit deux ans après une brève hausse de la radioactivité survenue à Nyonoksa [oblast d’Arkhangelsk, Russie], provoquée par une explosion accidentelle probablement liée au programme de missile russe Bourevestnik 9M730, à propulsion nucléaire, un WC-135 « Constant Phœnix » effectua plusieurs missions au-dessus de la mer Baltique, de la mer de Barents, de la Méditerranée et de la mer Noire, parfois en volant à une altitude anormalement basse [5 550 pieds soit près de 1 700 mètres]. À l’époque, aucune trace anormale de radioactivité n’avait été relevée dans l’atmosphère. Le même scénario s’est depuis répété en 2022 et en 2023.
Cela étant, les vols effectués par un WC-135 « Constant Phœnix » en Europe avaient précédé un essai d’un missile Bourevestnik 9M730 [code Otan : SSC-X-9 Skyfall], effectués depuis le site de Pankovo [archipel de Nouvelle-Zemble], et dont le succès avait été salué par Vladimir Poutine, le président russe, en octobre 2023.
Un nouvel essai est-il en cours de préparation ? En tout cas, un WC-135 « Constant Phœnix » est de nouveau déployé à Mildenhall depuis le 30 juillet. Selon les sites permettant de suivre le trafic aérien, il a effectué une mission au-dessus de la mer de Barents le 5 août, avec l’indicatif COBRA29. Et cela alors que ce secteur avait déjà été survolé par des avions de renseignement RC-135 Rivet Joint américains et britanniques quelques jours plus tôt.
🇺🇸 USAF WC‑135R Constant Phoenix | COBRA29 | 64‑14829 | Nuke Sniffer out of RAF Mildenhall heading toward Novaya Zemlya.
Possibly a 9M730 Burevestnik (SSC‑X‑9 Skyfall) nuclear cruise missile test. Looks like we’re heading into a new round of US‑Russia nuclear muscle‑flexing. 👀 pic.twitter.com/SmMMin2lpk
— Global Hawk Intel (@globalhawkintel) August 5, 2025
Puis, le 11 août, avec l’indicatif JAKE27, ce WC-135R s’est concentré sur la Méditerranée qu’il a survolée à basse altitude [5 000 pieds], entre Chypre et Tripoli [Libye]. Là encore, aucun détail sur cette mission n’a été donné.
☢️ A “Constant Phoenix” is flying over the Mediterranean in search of nuclear particles — and no, it’s not something we see often.https://t.co/pRKc0f4UKu
— itamilradar (@ItaMilRadar) August 11, 2025
Il est sans doute hasardeux de voir un lien avec le déploiement d’avions « Constant Phœnix » en Europe et les essais du missile Bourevestnik 9M730, d’autant plus que ces appareils ne s’intéressent pas seulement à la mer de Barents. Toujours est-il que, d’après l’examen de l’imagerie satellitaire, des préparatifs sont actuellement en cours sur le site de Pankovo, ce qui suggère qu’un nouveau test de cette arme russe est imminent.
En tout cas, c’est la conclusion à laquelle sont arrivés Jeffrey Lewis et Decker Eveleth, deux chercheurs américains travaillant respectivement pour le Middlebury Institute of International Studies et l’organisation indépendante de recherche et d’analyse CNA. Conclusion qui a par ailleurs été corroborée par une source sécuritaire occidentale, citée par l’agence Reuters.
Ainsi, les images montrent la présence de conteneurs, de matériel, d’avions spécialisés et de bateaux qui avaient été vus lors d’essais précédents du Bourevestnik 9M730. En outre, des avis aux aviateurs [NOTAM] et aux navigateurs [PRIP] ont été émis pour les prévenir de la fermeture d’une zone de 500 km située le long de la côte occidentale de la Nouvelle-Zemble. Et, la semaine passée, le Barents Observer a affirmé qu’au moins quatre navires avaient quitté la baie de Pankovo pour « rejoindre des positions d’observation dans l’est de la mer de Barents ».
Ces préparatifs ont lieu alors que le président Poutine s’apprête à discuter de la guerre en Ukraine avec son homologue américain, Donald Trump, qui le recevra sur la base aérienne d’Elmendorf-Richardson, en Alaska, le 15 août.
Faisant partie des six armes « invincibles » dévoilées par M. Poutine en mars 2018 [avec, notamment, la torpille nucléaire « Poséidon » et les armes hypersoniques Kinjal, Zircon et Avanguard], le missile Bourevestnik 9M730 est censé avoir une portée illimitée tout en étant capable de déjouer les systèmes de défense antimissile [d’où le projet de « Golden Dome » du président Trump ?].
Selon des données non confirmées, cet engin mesurerait 12 mètres de longueur au moment de son tir [puis 9 mètres en vol] et sa propulsion reposerait sur un « statoréacteur nucléaire » combinant un moteur-fusée à ergols liquides pour la phase de lancement et un réacteur nucléaire. Durant la Guerre froide, les États-Unis avaient tenté de développer un missile du même genre, dans le cadre du programme SLAM [Supersonic Low Altitude Missile]. Ils y renoncèrent [du moins officiellement] en 1964, après avoir dépensé 2 milliards de dollars.





La portée est bien entendue limitée au volume de fluide propulsif que peut contenir un petit missile de 12m.
Loin d etre illimitée.
Ha ha ha.
C’est un missile avec un réacteur nucléaire, pas seulement une tête explosive nucléaire : la propulsion marche comme un réacteur classique au kérosène, sauf que la chaleur n’est pas due à la combusion du carburant, mais à la fission nucléaire de l’uranium.
Et comme chacun sait, une petite quantité d’uranium peut produire de la chaleur pendant très longtemps. La portée est bien illimitée.
Ca marche pas comme ça, la chaleur seul d’un réacteur nucléaire, d’autant plus de petite taille ne peut pas propulser dans l’atmosphère.
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Il utilise donc un carburant, probablement du gaz, qui est accéléré par le réacteur nucléaire pour propulser le missile.
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La portée est dite illimité car elle peut en théorie toucher tout point du globe, mais elle ne pourra jamais être illimité.
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Déjà de base, aucun réacteur nucléaire n’étant illimité, il s’agit d’un abus de language.
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Avant de faire des « hahaha », finissez au moins les cours de physique du collège.
Ha ha ha, ha ha ha.
Non il n’y a pas de carburant. C’est bien la seule chaleur du réacteur nucléaire qui propulse le missile. L’air est comprimé par une turbine, chauffé par le réacteur, et il s’échappe plus vite car plus chaud via une autre turbine sur l’axe de la première. C’est le même principe qu’un réacteur à kérosène.
En effet c’est techniquement très difficile (et dangereux) à réaliser sur un missile de petite taille, les américains n’ont pas réussi, les russes oui..
Une portée suffisante pour faire plusieurs fois le tour de la planète, on peut légitimement dire que c’est illimité puisqu’il est inutile de se soucier d’une limitation.
Et je suis ingénieur, je me permet des « ha ha ha ».
Ingénieur ne veut pas dire ingénieux. Les soi-disant élites françaises ont le culte du diplôme au détriment de l’expérience. Ce qui est l’une des causes du déclin de l’industrie en France.
Je me permets.
Techniquement , il ne s agit pas d un carburant, mais d un fluide propulsif .
La chaleur seule.
La portée est dite illimitée.
Mais elle ne pourra jamais être illimitée.
Au début oui… après, il s’agit d’une propulsion par chaufferie nucléaire…
Donc il suffit de mettre une bonne dose d’uranium… et ça fait le tour de la terre
Mais bonjour la pollution…
Sauf que ce n’est pas l’uranium qui propulse le missile.
La chaufferie nucléaire chauffe un fluide dont l’expansion propulse le missile.
La question porte sur la nature de ce fluide, la nécessité ou non de devoir le stocker à bord du missile et, si oui, la quantité embarquable (qui constitue alors la limite d’autonomie).
Apparemment, il s’agirait de l’air ambiant, auquel cas il n’y aurait pas de problème de limite de stockage, ce qui reporte la problématique de portée sur la quantité de matière radioactive présente à bord pour alimenter la chaufferie.
Sauf quand on parle d’énergie nucléaire, non?
Sauf que l’article vous explique que les ergols sont utilisés pour le lancement, et qu’ensuite un reacteur nucléaire prend le relais pour la propulsion en vol, en chauffant l’air admis dans le stato reacteur par le biais de la fission contrôlée du combustible nucléaire pour créer la poussée comme le ferait une combustion classique. Et là l’autonomie depend de la quantite de matiere fissile embarquée et non plus d’une reaction carburant/comburant dont la durée est limitée par la capacite des reservoirs. (Cf la durée de fonctionnement des centrales nucleaires entre deux rechargements de combustible, a titre d’exemple)
non, l air sert de fluide propulsif a ce missile. portée illimité dans le sens où il peut rester en vol entre plusieurs jours et plusieurs semaines.
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Propulsion_nucl%C3%A9aire_thermique
Non. d ailleurs, votre source confirme mon propos.
Il faut cesser de croire que les lois de la physique ne s appliquent pas aux russes.
C’est bien de citer la source, le mieux c’est d’essayer de comprendre ce qu’elle raconte: » la densité énergétique plus importante des matériaux fissiles, environ 10^7 fois supérieure aux réactifs chimiques ».
Autrement dit une énergie DIX MILLONS de fois plus importante que celle des propergols classiques.
Par simplification de langage, oui, on peut dire que la portée ou l’autonomie est pratiquement « illimitée » par rapport à un statoréacteur classique…
Evidemment il en faut un peu des ergols chimiques pour atteindre la vitesse d’amorçage, ou bien un avion porteur comme pour les Leduc. Mais c’est tout.
La source en question concerne des utilisations à des vitesses au minimum supersoniques en dehors de l’atmosphere, ou a tres haute altitude ou l’air est rarefie, ce qui implique d’utiliser un gaz pour obtenir de la poussée. Le burevestnick en tant que missile de croisiere, evoluerait dans la basse atmosphère a des vitesses au maximum supersoniques, conditions dans lesquelles l’air ambiant disponible qui est un gaz avec des coefficient d’augmentation de pression à volume constants et de dilatation volumique à pression constante voisins de 3,661 10 -3°C-1 serait suffisant pour assurer la poussée du statoreacteur.
Le fluide propulsif c’est l’atmosphere qui est chauffe par des barres radioactives. Donc oui c’est illimité, du moins tant que les matériaux tiennent.
L’atmosphère qui est chauffée
Le jour où ça va se casser la figure sur leur territoire…
Ce n est pas vraiment un probleme. Au pire, ce serait l équivalent d une petite bombe sale.
Mais l essentiel du temps de vol se ferait au dessus de l eau et une tout petite partie au dessus de territoires ennemis.
déjà fait: https://gifas.fr/press-summary/un-missile-nucleaire-test-explose-au-sol-en-russie#:~:text=Le%2021%20septembre%2C%20un%20missile,d%C3%A9montrer%20la%20puissance%20nucl%C3%A9aire%20russe.
Un conseil : vous tenez pas à côté…
De toutes les façons… dès qu’il y a ‘ Russie ‘ et ‘ nucléaire ‘, ça tourne vinaigre…
Dans les commentaires, comme dans les risques réels…
Bien content pour Poutinou et qu’il puisse croire qu’il est invincible alors que dit avec tristesse pour lui, il a réussi à mettre hors de combat près et plus d’un million de soldats russes, il n’a pas réussi à vaincre l’Ukraine, et est parvenu à forcer tous les pays européens frontaliers à abandonner leur neutralité et exceptée la Biélorussie à rejoindre l’Otan et à se réarmer. Par contre, n’oublions pas qu’en FRANCE et en plus du missile M51, il y en a d’autres missiles de diverses catégories qui sont quasiment opérationnels et qui sont et seront redoutables. Bien sûr, américains, anglais et autres en ont d’autres opérationnels et à venir qu’il ne pourra pas négliger. Bref, la Russie, la Chine et autres innovent pour parfaire leur armement, mais bien entendu nous agissons en conséquence !
Bin si, il a réussi à vaincre l’Ukraine.
Et ça commence à se voir sur le champ de bataille, pourquoi donc croyez-vous que les USA veulent négocier ? Pour protéger la vie des innocents, peut-être ?
@Traficator
L’Ukraine est vaincue? Kiev est tombée? Zelenski réfugié en UK?
Tu penses que Trump va donner à Poutine la victoire qu’il n’arrive pas à obtenir?
Évidemment non et ce n’est pas demain la veille 🙂
Oui, Rectificator, l’opération spéciale en Ukraine se déroule suivant le plan prévu…Après au Kremlin, ils ne sont pas à quelques zéro de plus dans les pertes de l’armée russe.
Si la France avait mis 3 ans pour prendre 4 cantons à la Belgique (pour défendre les francophones bien entendu), au prix de 500 000 hommes morts ou handicapés (à notre échelle toujours), la moitié de son matos, des péripéties dignes de Benny Hill (Pont de Crimée, Moskva, raids sur territoire, Prigogine, destruction de ses bases aériennes…) puis avait du faire appel au potus pour obtenir une pseudo victoire, qualifieriez vous ça de :
1/ grande victoire
2 / risible victoire
3/ minable défaite ?
Consolez vous comme vous le pouvez, l’histoire se gaussera de « l’opération de 3 jours »
Plus de 2/3 de son matos. Stocks inclus.
@Rerectificator. « l’histoire se gaussera de « l’opération de 3 jours ». L’histoire se gaussera surtout de la lâcheté des Occidentaux incapables d’intervenir et de repousser ‘l’armée en carton » des Russes.. Facile de se gausser quand on est tranquillement installé derrière son clavier en Occident à regarder les Ukrainiens mourir pour votre bien-être… Je doute que ces derniers partagent vos sentiments
Non, la Russie n’a pas vaincu l’Ukraine, à moins que « l’opération spéciale » censée durer trois jours ait soudainement accéléré au cours des dernières 24 heures, et que la « deuxième armée du monde », après trois ans de combats et un million de soldats hors de combat, soit finalement parvenue jusqu’à Kiev.
vaincre un ennemi c est quand celui ci se rend à vous
même si les ukrainiens reculent à vitesse escargotique cela n est semble t il pas le cas pour l instant…
on verra dans 3 ans ou plus…l ukrainien étant têtu et jaloux de sa liberté comme tout bon cosaque qui se respecte…
Il y avait des partisans anti soviets dans les forêts d Ukraine de 1945 à 1959…que les russes n arrivaient pas à vaincre
Pour votre information lorsqu’on a vaincu, on occupe un territoire entier, en face il n’y a plus d’armée ennemie, et le vaincu subit affronts, humiliations ainsi que de nombreuses condamnations financières et parfois territoriales. Ainsi pour y comprendre quelque chose, lisez ce qui est arrivé à la FRANCE en 1870, à l’Allemagne et au Japon en 1945, et on peut y rajouter la Pologne en 1940.
Non. Voir l’Allemagne de 1918, qui au cessez-le-feu occupe encore le territoire Français sans aucun soldat étranger en Allemagne. Donc selon votre raisonnement c’est l’Allemagne qui a gagné en 1918 ?
Bonjour JILI,
En contre exemple : la guerre des Malouines n’a pas vu de disparition de l’armée argentine, de capture de territoire argentin ni d’occupation de l’Argentine par le Royaume-Uni.
Faire des grosses fleches rouges sur une carte ne donne pas de victoires.
Vous avez une notion de la victoire assez étonnante.
Donc non seulement vous vous plantez sur l’Ukraine mais vous ne comprenez rien aux US également.
Les USA veulent négocier parce que Trump veut pouvoir désengager ses ressources militaires d’Europe pour se tourner vers la Chine, qu’il vise le prix Nobel et qu’il se fout pas mal de l’Ukraine et des Ukrainiens.
J’ai l’impression que Poutine refait la meme erreur que l’Union Soviétique dans les années 80/920, à trop vouloir dépenser dans tous les domaines pour développer l’armée, et en plus soutenir une guerre de haute intensité, il va ruiner son économie. Je rappelle quand meme que le PIB de la Russie est proche de celui de l’Italie. Leur pétrole ne les sauvera pas longtemps et le dopage artificiel pour soutenir son économie aura ses limites. La russie n’a pas les moyens de ses ambitions
Je rappelle quand même que le PIB de la Russie en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA) est le 4ème du monde, supérieur à celui de l’Allemagne. (1er Chine, 2ème USA, 3ème Inde. 5ème Japon 6ème Allemagne)
C’est confirmé par la production d’électricité, qui est un bien meilleur indicateur de l’activité économique que le PIB qui inclu les coiffeurs, publicitaires, avocats…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_d%27%C3%A9lectricit%C3%A9
Facile pour les Russes de produire de l’électricité pour rien avec leur gaz. Les Lada et leur production automobile en général ne font pas rêver et je ne parle même pas de leur industrie aéronautique civile…
Et dans électroménager, les composants électroniques, l’IA… ils font quoi le Russes ?
Cit [ Et dans électroménager, les composants électroniques, l’IA… ils font quoi le Russes ? ]
Ils achètent ces composants à l’étranger , comme tout le monde mon petitpatapon ! La Mère Denis il y a bien longtemps qu’elle a les yeux bridés et elle est bien basa *** aussi. La fabrication d’électroménager est résiduelle dans l’exagaune .
En Russie il y a encore une industrie de l’électroménager même si comme partout elle est concurrencée par les fabrications Chinoises ou même Bharatiennes . Matiouchka Denisova c’est une réalité même si elle a perdu son lustre Soviétique , et plus particulièrement Biélorusse .
Les Russes importaient les panneaux isolants pour les frigos » produits blancs » et industriels . Une entreprise qui a connu un premier sinistre françouze dans son conseil d’administration les fabrique désormais . Pareil pour les membranes isolantes des méthaniers d’ailleurs !
https://www.youtube.com/watch?v=pbvMnq0ZeR8
Cit :[ La fabrication d’électroménager est résiduelle dans l’exagaune ]
Il y avait 19 sites en 2019 ce qui plaçait la France au niveau de l’Italie ( 20 ) et de l’Allemagne ( 21 ) . En termes de sites mais pas de capacités . Ce sont des sites pour GEM Premium pas la MAL de M. et Mme. BIDOCHON
Depuis cela a diminué .
Les principaux pôles ce sont l’Asie , la Turquie et l’Europe de l’Est .
Il faut être précis sinon un amateur de moules à gaufres et de crêpières va ramener sa fraise et venir me japper aux mollets …
Et pour les voitures et les avions de ligne ? Une réponse sélective qui en dit long sur la vision partisane de beZZon putin !
@Heron,
Question intéressantes. N’en sachant pas plus que vous, j’ai un peu cherché et je vous partage mes trouvailles :
Pour l’automobile : https://en.wikipedia.org/wiki/Automotive_industry_in_Russia
A prendre en compte que les chinois auraient récupéré les parts de marché des marques occidentales.
Pour l’aéronautique, il semblerait que la dernière production en date soit le MC-21 dont la mise en service est retardée par la nécessité de remplacer les composants occidentaux, notamment les moteurs.
UAC (productions russes) : https://en.wikipedia.org/wiki/United_Aircraft_Corporation#Airliners
MC-21 (avion) : https://en.wikipedia.org/wiki/Yakovlev_MC-21
PD-14 (moteur) : https://en.wikipedia.org/wiki/Aviadvigatel_PD-14
Pour l’IA j’ai trouvé ce lien : https://www.normandiepourlapaix.fr/ressources/la-strategie-russe-de-developpement-de-lintelligence-artificielle
Qu’attendez vous pour partir? On peut faire un package avec Alexandar. C’est tellement mieux la Russie que vous préférez tous les deux vivre dans l’occident décadent, tout comme les millions de russes qui fuient ce Eldorado depuis 3 décennies.. ils sont cons les gens quand même.. fuir le bonheur et l’opulence pour se réfugier chez les russophobes primitifs…
Le PIB en Parité de Pouvoir d’Achat présente de sérieuses limites. Il ne reflète pas la répartition des richesses, ce qui signifie qu’un pays peut afficher un PIB élevé tout en ayant une population largement appauvrie. De plus, il ne renseigne pas sur la qualité de vie, la santé, l’éducation ou le bien-être général des habitants. Il ignore aussi des facteurs essentiels comme la stabilité économique, la corruption ou la qualité de la gouvernance. Par ailleurs, dans les pays riches en ressources naturelles, le PIB peut être artificiellement gonflé par le pétrole ou le gaz, sans que cela profite réellement à la majorité de la population. Enfin, cet indicateur ne permet pas d’évaluer la durabilité économique, c’est-à-dire la capacité du pays à maintenir sa croissance sur le long terme.
Et j’oubliais de préciser que la part de l’industrie dans le PIB Russe est bien supérieure à celle des pays Européens, ce qui donne en fin de compte une puissance industrielle (celle qui compte pour fabriquer de l’armement) encore plus forte.
Du coup, pourquoi ils ne produisent pas de chars ou de véhicules blindés?
Pourquoi ils tire juste 1000 FAB par mois?
Pourquoi ils tirent.
Tiens, c’est cadeau, un gros bisous de Thierry Mariani en plus !
https://www.tf1info.fr/international/verif-guerre-en-ukraine-la-russie-est-elle-reellement-devenue-la-quatrieme-economie-mondiale-2336025.html
4ème PIB en PPA et 60% des Russes ont juste de quoi se nourrir et se vêtir.
Savez-vous que le seuil de pauvreté est publié tous les ans par la loi en Russie ?
Il n’y a rien qui vous choque ?
@Rectificaror et @ aleksandar, une belle paire de Nobel ! Vous allez nous faire des petits ? 🙂
vitre histoire de PPA n est pas non plus très fiable car le pouvoir d achat variée très fortement et tous les jours…il dépend des prix qui wvarient par exemple entre Moscou et la campagne sibérienne. il dépend aussi du taux de change…
votre monnaie peut être assise sur les ventes de pétrole et gaz mais si les prix de vente baissent ce qui est le cas avec les restrictions occidentales votre parité va baisser…
sans gaz et pétrole la Russie fait comment pour vivre…elle vend des armes ?
Le Venezuela est classé combien en PPA ?
il est devant la Hollande d après le classement PPA…la Hollande !
Donc la population néerlandaise meurt de faim aussi ?
ce truc de PPA est aberrant et beaucoup plus que le PIB
Utiliser le PPA pour comparer l’économie des pays est une absurdité économique.
Le PIB sert à mesurer l’économie d’un pays, le PPA ne mesure que les différences de pouvoir d’achat des individus (cours de macro économie, 1è année). En clair, dire que l’économie d’un pays se porte bien car il a un bon PPA est stupide. Au mieux, vous pourriez dire qu’acheter des cuisses de poulet sur un marché à novossibirsk est proportionnellement meilleur marché que chez auchan en france. De plus, comme son nom l’indique, le PPA est basé sur les taux de change par rapport au dollar. Vu l’état du rouble, on se doute que la russie est bien classée 🙂
Voici la liste des pays classés par PPA .
https://wikiland.org/fr/List_of_countries_by_GDP_(PPP)
Rien ne vous choque ? Par exemple la Turquie au même niveau que l’Italie L’Iran et le Bengladesh mieux classés que les Pays Bas ? L’Algérie devant la Suède ? L’Ukraine a égalité avec l’Autriche ? Le Mali devant la Lettonie ? La Palestine et l’Afghanistan devant l’Islande ?
Allez donc demander à des Turcs (resp. iraniens ou bengali, resp. algériens, resp. Ukrainiens, resp. maliens, resp. palestiniens) s’ils pensent que leur économie est plus performante que celle de l’Italie (resp. les Pays Bas, resp. Suède, resp. l’autriche, resp. la Lettonie, resp l’Islande). Et si je suis votre classement, cela doit être une horreur économique de vivre au Qatar , Koweit, Bahrein, Monaco, Luxembourg, Liechtenstein, … qui sont au fond du classement
Vlan, sur le nez !
1re année.
l’économie d’un pays c’est justement aussi ces entreprises, ses commerces, ces industries, tout ce qui touche la vie locale et quotidienne de tous les russes. Ce n’est pas juste le bénéfice du pétrole et le gaz qui vont dans les poches des oligarques et de Poutine. Historiquement, assécher un peuple n’est jamais une bonne idée
@Rectificator @aleksandar
Oui, la Russie est bien 4ᵉ en PIB en PPA devant l’Allemagne… mais ça ne dit rien de la vie quotidienne.
Comparatif rapide avec la France :
Inflation 2024 : Russie 8–9 %/an (pain +13 %, légumes +18 %) — France ≈ 4 %.
Revenus : salaire médian ≈ 500 €/mois — France ≈ 2 100 €.
En Russie, 1 habitant sur 5 vit sous le seuil de pauvreté national.
Santé : espérance de vie 71 ans (France 82) ; mortalité masculine avant 65 ans ≈ 40 % (France ≈ 15 %).
Démographie : –500 000 actifs/an, 1,5 à 2 millions de départs depuis 2022 — France : croissance encore positive.
Conditions de vie : 10 % des foyers russes sans eau courante ou chauffage central — en France, pratiquement 0 %.
Réseau routier provincial dégradé dans 30 % des villes russes — en France, bien inférieur à 5 %.
En clair, la « 4ᵉ économie mondiale en PPA » ne se traduit pas forcément par un niveau de vie comparable à celui des pays qu’elle dépasse dans les classements.
Vous oubliez, volontairement je ne sais pas, qu’en Russie le coût de la vie est bien moindre, le médecin est gratuit et les impôts sont beaucoup plus bas, oui beaucoup de foyers se chauffent au bois (abondant et prix très bas) et se passent très bien de chauffage central. Avec le gel à -30°C chaque hiver, je pardonne les routes départementales dégradées.
Les départs depuis 2022 c’est faux, c’était beaucoup moins et les 2/3 sont revenu après avoir réalisé qu’il n’y aurait pas de mobilisation et que la vie à l’étranger n’est pas le rêve qu’ils croyaient.
Et pour conclure, précisons aussi 1) que la pauvreté recule en Russie, et progresse en France et 2) que la mortalité infantile en Russie est inférieure à celle des USA… hé oui.
@Rectificator
Le coût de la vie est certes inférieur en Russie, mais l’écart n’annule pas la différence de revenus : à parité de pouvoir d’achat, un ménage français dispose toujours d’un niveau de consommation bien supérieur.
Sur la santé, la gratuité théorique des soins masque de fortes disparités : l’accès est moins homogène qu’en France, les dépenses privées pèsent lourd dans certains traitements, et la pénurie médicale est marquée dans les régions. L’espérance de vie inférieure de 11 ans, et surtout la surmortalité masculine avant 65 ans, en témoignent.
Concernant les départs, les estimations de 1,5 à 2 millions depuis 2022 proviennent d’organismes russes et étrangers. Même si certains sont revenus, la perte nette reste importante, notamment parmi les actifs qualifiés.
Pour la pauvreté, Rosstat indique bien une baisse en 2023 par rapport à 2022, mais elle reste à environ 20 % de la population — plus du double du taux français.
Enfin, la mortalité infantile en Russie (≈ 4,2 ‰) est en effet inférieure à celle des États-Unis (≈ 5,4 ‰), mais reste supérieure à celle de la France (≈ 3,3 ‰).
Bref, le tableau est nuancé, mais l’argument du « 4ᵉ PIB mondial en PPA » ne reflète pas, à lui seul, la qualité de vie réelle.
Et la mortalité due a l’alcoolisme et aux accidents de la route en Russie ?
Le médecin gratuit encore faut-il en trouver un. Le système de santé russe est sous-tension avec la guerre en Ukraine.
Les 2/3 sont revenus.
le PIB qui inclut.
20 ans que l’on peut lire ce genre d’ineptie.
A égalité avec la chute prochaine depuis le milieu des années 2000 de l’économie chinoise.
La » pensée magique « , apanage des peuples primitifs
En Russie, pas le temps de « penser »; espérance de vie pour un homme égale à celle d’Haïti, espérance de vie pour une femme égale à celle du Bangladesh, 10% de la population sans eau courante, et avec l’escarmouche en Ukraine, les départs massifs de jeunes à l’étranger, la part des + de 65 ans a presque doublé en 30 ans (vous y seriez parfaitement à votre place finalement…). Peuple primitif ET en voie d’extinction, pas étonnant que vos dirigeants se livrent au traffic de gamins volés pour combler les trous.
Se livrent au trafic.
Avec deux « f », c’est de l’anglais.
Il n y a pas de peuples primitifs. n insultez pas les russes.
« des peuples primitifs »
Ce n’est pas très gentil pour les peuples primitifs… Ils n’étaient pas aigris – eux – et reconnaissaient et s’émerveillaient devant l’homme blanc, jusqu’à implorer la colonisation (n’en déplaisent aux détraqués wokistes).
Les gens ocmme vous disaient la meme chose avant l’effondrement économique impensable de l’URSS.
En 20 ans la situation de la Russie a changé si vous ne l’avez pas remarqué. Auparavant très ouverte au marché mondial dont elle profitait bien, et aujourd’hui bloquée, bridée, et en partie isolé.
Mais les sanctions économiques n’ont jamais détruit un pays, ça se saurait (Cuba, Iran, Corée du nord), ça ne fait que l’affaiblir, malgré le pire pour la Russie c’est cette guerre qui lui coute cher, très très cher, en matériel, en munition, en salaire et prime. Et son programme de réarmement dans tous les cotés, sous marins, bateaux, missile, avions, etc ce sont des dizaines de milliards qui partent chaque mois. Le cumule de tout cela est très dangereux pour une économie. Meme si elle s’en sort elle en sortira très fragilisé économiquement.
Encore un adepte du mage Bruno le Maire.
Et en partie isolée.
Elle en sortira très fragilisée.
Je tiens à dire que je ne suis en rien responsable de ce BourretVechnik ! Ma collaboration avec Jean pierre petit dit JPP en raison de ses qualités de renard des surfaces ayant pris fin de manière irrémédiable.
Je n’ai jamais eu de relations que ce soit avec des menscheviks, des bolcheviks ou des Vechniks, que ce soit clair !
intéressant tout cela mais il serait bon, pour tout le monde, que la Russie commence à démanteler convenablement les sous-marins nucléaires (environ 250 !) qu’elle a retirés du service et qui pourrissent dans divers ports.
Tout cela sans parler des sous-marins nucléaires, tant américains que russes, qui ont sombré….. armement inclus.
Il n’existe pas de bombes atomiques perdues au fond des océans, bien sûr que non ! Les états les auraient récupérées au plus vite.
Tu fais de l’humour ou tu crois à ce que tu dis?
Dans les deux cas c’est mauvais mais vu ton arrivée en fanfare on n’est pas surpris 😉
Il y a au moins un sous marin nucléaire soviétique, qui a coulé avec tout son armement nucléaire, près de chez nous, non loin du golfe de Gascogne :
https://fr.wikipedia.org/wiki/K-8_(sous-marin)
@Rectificator
Il y a bien des armes nucléaires entières au fond des océans, et pas seulement des réacteurs.
Quelques exemples documentés :
K-129 (1968) : SNLE soviétique coulé dans le Pacifique avec trois missiles balistiques R-21 à ogive nucléaire. Une partie seulement relevée lors de l’opération américaine Azorian.
K-219 (1986) : SNLE soviétique coulé dans l’Atlantique avec 16 missiles balistiques R-27, ogives incluses.
USS Scorpion (1968) : SNA américain perdu dans l’Atlantique avec deux torpilles à charge nucléaire Mark 45 ASTOR à bord.
Ces engins sont toujours là, à plusieurs kilomètres de profondeur. Les récupérer serait techniquement complexe et politiquement risqué, mais prétendre qu’ils n’existent pas relève de la négation pure et simple des faits.
Plus de SNA de l’US Navy coulé depuis le USS Scorpion (SSN-589) en 1968.
Coulé par les Russes, pour ce qui ne le savent pas.
Une ‘vengeance’ suite au naufrage du K129.
Pas de preuve définitive évidemment mais de fortes présomptions.
https://nationalinterest.org/blog/reboot/uss-scorpion-sunk-why-we-dont-know-truth-50-years-later-183552
@Momo
L’hypothèse d’une « vengeance » pour le K-129 pose plusieurs problèmes.
D’abord, un lancement de torpille contre un sous-marin américain en patrouille aurait très probablement été détecté par le système SOSUS, rendant l’opération traçable et politiquement explosive.
Ensuite, sur le plan stratégique, frapper ainsi « à chaud » serait un non-sens : si les Soviétiques avaient réellement la capacité de couler un SN américain sans être repérés ni subir de représailles, l’intérêt militaire évident aurait été de garder cette carte secrète pour le jour où l’enjeu en vaudrait la chandelle — par exemple au tout début d’un conflit majeur.
Les révélations des années 70-80 ont montré qu’en réalité, presque chaque SNLE soviétique en mer était suivi comme une ombre par un SNA américain. Le président des États-Unis pouvait, sur simple ordre, neutraliser la quasi-totalité de la seconde frappe soviétique en moins de 20 minutes. C’était une capacité tellement déterminante que les Américains l’ont conservée sous des kilomètres de secret, preuve que ce genre d’atout ne se « grille » pas pour une vengeance ponctuelle.
Vous n’avez pas du tout compris l’approche: les Soviets n’avaient absolument pas la volonté d’être indétectés des US…
C’était exactement le contraire, sans que d’autres ne soient en mesure de le savoir.
Parce que les soviétiques savaient que le K129 était suivi.
C’était donc aussi un message, qui a été parfaitement reçu par l’USN.
Mais il est absolument certain qu’il ne reste aucune trace dans les archives, sauf probablement dans l’épave mais ça c’est pas pour demain si jamais une enquête était véritablement engagée, ce qui n’intéresse plus personne.
Et vous oubliez concernant les représailles la « Mertvaya Ruka », la main morte qui ne concernait pas que les SNLE, remise en avant dernièrement par l’infâme medvedev.
Il ne s’agit pas de faire la retape pour les cocos mais il faut aussi étudier les choses pour comprendre que les US n’ont pas arrêté de les em.erder.
Ils ont eu globalement raison parce que sans les nukes l’europe serait bolcho encore plus qu’elle ne l’est aujourd’hui mais là aussi le noir/blanc ne va pas du tout.
pour ceux qui ne le savent pas
ho les Russes ont une méthode très efficace, rapide et peu coûteuse pour démanteler leurs vieux sous-marins nucléaires: nombre d’entre eux ont juste été saborde dans le golf de Mourmansk, évidemment avec leur réacteurs à peine déchargé. La zone est une vraie poubelle.
Nombre d’entre eux ont juste été sabordés.
Le nucléaire c’est la paix, tout le monde le sait … 🙂
Tu penses faire le malin mon pauvre vieux mais c’est pourtant la réalité.
Tu fais comme tous les rougeauds quel que soit leur age, tu ne veux pas la voir?
Elle te déplait, elle est laide, bouhhh?
Pfffff!!!!
Les missiles sont à l’est, les pacifistes (souvent payés par le KGB/FSB) à l’ouest, tout le monde le sait depuis Mitterand.
Mitterrand.
@Robmac Faut changer disque à défaut de critiquer ceux qui ne le font pas. CQFD
Ouais, ouais, les armes magiques de la mort qui tue russes, on connaît, c’est bon !…
Idem pour les sempiternelles et puériles menaces russes d’atomiser la Terre entière : tout le monde s’en tamponne des vociférations de Putin ou Medvedev.
Intérêt de propagande. Donc la seule chose qui reste à la Russie. 😉
On peut constater à quel point c’était efficace lorsque l’on compare avec la réalité la perception de sa force que la Russie a réussi à bâtir avant l’invasion de l’Ukraine (et que la plupart ont gobée sans frémir). C’est similaire avec ce missile, d’autres Wunderwaffen, ainsi que l’état réel de son économie.
@Stoltenberg
Oui, la dimension de propagande est claire… mais on peut aussi y lire un aveu de faiblesse : si Moscou mise sur des engins extravagants (missile nucléaire de croisière, torpille atomique intercontinentale…), c’est peut-être qu’une partie de ses dirigeants doute de la crédibilité de leur seconde frappe. Officiellement, aucune défense ne peut arrêter une salve massive de missiles balistiques, mais l’Histoire a montré des failles : pendant la guerre froide, la plupart des SNLE soviétiques étaient suivis à la trace par des SNA américains, ce qui réduisait presque à néant leur valeur dissuasive sans qu’ils le sachent.
D’où peut-être cette fuite en avant vers des « armes du Jugement dernier » — coûteuses, polluantes, et dont l’utilité militaire réelle reste très discutable. Soit il existe une faiblesse stratégique que nous ignorons, soit c’est simplement le produit d’un délire mégalomaniaque au Kremlin.
Dans les deux cas, ce n’est pas exactement un signe de confiance tranquille dans leur arsenal nucléaire.
Quand c’est pas le Léopard 2, votre marotte, c’est la Russie. Ils leurs restent l aviation stategique au minimum, et au doigt mouillé, entre 5 et 6000 têtes nucléaires donc même avec un PIB style Espagne, la seule action « occidentale » c’est de livrer au compte goutte des casques puis des armes.. Sans parler de leurs sous-marins. Si il y en a un qui passe, c’est le feu d’artifice. Donc depuis 3 ans on papote, on hurle mais il reste un dialogue discret pour être sûr que ca ne « déborde » pas. Et tout cela n’a rien avoir avec l’idiot utile de Medvedev..
si les chancelleries européennes et américaines n’ont pas accepté l’Ukraine dans l’OTAN ou l’UE , c’est que tout le monde sait qu’il faut jouer serrer face à l’arsenal (même désuet, je te l’accorde) russe. Que les wunderwaffen fasse oublier que les SS 20 sont eux, opérationnels, c’est bon pour rassurer ceux qui n’ont jamais compris ni la dissuasion, ni la mad.
IL leuR restE.
L’aviation stRatÉgique.
Tout cela n’a rien À Voir.
Jouer serrÉ.
Que les Wunderwaffen fasseNT.
Complément :
S’Il y en a.
Bonsoir,
Petite question quel utilité d avoir un moteur nucléaire sur un missile ??
J’ imagine que le coût d’ entretien, de stockage, de vérification et de sécurité doit être énorme !!
Il faudrait retrouver la vidéo ou poutine explique le lancement de ce programe d armes magiques.
Il part du constat que la dissuasion nuke russe est peu crédible selon poutine. cela n est pas vraiment une surprise.
Il faut donc des armes magiques pour rassurer le peuple russe. Il y a donc un missile volant indéfiniment et impossible a intercepter. Une torpille indetectable a portée infinie. Le nucléaire cela fait cool. et d autres . 5 en tout de mémoire.
Sinon, ils avaient pensé un mec sous stéroides brandissant un bouclier magique. Mais les gens sont pas encore assez con pour avaler ce niveau de propagande.
Discours de Vladimir Putine à la Douma le 1 mars 2018…
https://newsapercu.blogspot.com/2018/03/discours-integral-de-poutine-du-1er.html
Analyse par JPP sur une page YouTube.
1) Les nouvelles armes MHD de Poutine, version longue (une heure)
https://www.youtube.com/watch?v=jE4SYgs3AKs
2) « Armes Secrètes Russes et MHD » avec Jean-Pierre Petit
https://www.youtube.com/watch?v=MiX0SV9rPtc%C2%A0%C2%A0%C2%A0
Sacré JPP !
Il peut faire trois fois le tour de la terre et rendre impossible la lecture de sa destination
@Beurre et shnick
C’est bien un missile de croisière — et comme tous les missiles de croisière, il peut changer de trajectoire à tout moment. Mais l’intérêt initial d’un missile de croisière était justement à l’opposé de la logique Bourevestnik : coût bien inférieur à celui d’un missile balistique, ce qui permet d’en employer un grand nombre pour saturer la défense ennemie.
À l’origine, l’ALCM américain dérive en partie des réflexions menées sur les leurres aériens comme le GAM-72 Quail, conçus pour imiter un B-52 et saturer les radars soviétiques. L’idée est vite passée de « leurre consommable » à véritable vecteur autonome armé d’une ogive nucléaire : l’ennemi ne peut alors plus se permettre d’ignorer la menace, et doit engager ses défenses de la même manière que contre l’avion porteur — multipliant ainsi les pistes à traiter.
Le Bourevestnik, au contraire, cumule coût faramineux, complexité extrême et risques environnementaux, pour un nombre de tirs forcément limité. On est donc loin de la philosophie qui a fait le succès des missiles de croisière : nombreux, discrets et et à bas coût pour saturer la défense adverse.
Bonne question, moi non plus je ne vois pas si ce n’ai en augmenter la dangerosité si ce missile est abattu en territoire ennemi.
Les russes devront aussi serrer les fesses si ce missile est abattu sur leur territoire.
@Fontaine
Un moteur nucléaire permet à un missile de croisière de voler des jours entiers, sans ravitaillement, en restant à très basse altitude pour éviter les radars, et donc de contourner complètement les zones de surveillance classiques pour frapper depuis n’importe quel azimut. Par exemple, la défense aérienne américaine est historiquement très focalisée sur l’axe Alaska–Canada, mais un engin de ce type pourrait arriver par le sud, l’Atlantique, ou même après un tour complet de la planète.
Le problème, c’est que les États-Unis – et d’autres – surveillent désormais leur espace aérien sur 360°, y compris face aux tirs depuis la mer, et que la prochaine étape, déjà en préparation, consiste à déployer des satellites capables de suivre en continu un avion ou un missile, quelle que soit sa trajectoire.
Autrement dit, on risque d’être sur un cul-de-sac technologique : coût faramineux, danger environnemental énorme, et avantage opérationnel qui s’érode avec l’évolution des moyens de détection.
Encore un machin qui va leur péter au visage en raison de normes inexistantes et de manipulations hasardeuses au milieu d’infrastructures d’un autre âge…
Déjà fait. Enterrement des scientifiques et techniciens à prévoir à nouveau, comme pour les autres essais d’armes invincibles. Sous l’eau, l’avantage c’est que cela ne se voit pas tout de suite…
Les USA pourraient nous ressortir le SLAM Pluto de 1957 pour faire bonne figure radioactive.
La polution n’est pas un problème pour les dictateurs démocratiquement élus et autres affairistes touchés par le doigt d’un dieu présumé… Brandir le « livre » ou tenir un cierge ne rend pas forcément meilleur.
C’est dommage, il n’y a pas un prix Nobel de la sauvegarde de la Terre… Celui de la paix des empires semble suffisant. La Nouvelle-Zemble va peut-être devenir un « parc national radioactif » à la gloire de poutine…^^
Je ne peux m’empêcher de penser que mettre au point ce genre d’arme est irresponsable sur plusieurs aspects.
Cela perturbe et rend instable la logique de dissuasion, ce qui peut être catastrophique.
C’est dangereux en soit comme technologie.
Dire que ce missile est à très longue porté implique que les matériaux du réacteur vont résister à la fois aux contrainte thermiques fortes, aux radiations, dont l’irradiation neutronique qui peut entrainer des criques dans les métaux, lesquelles criques ne peuvent que s’agrandir sous contrainte thermique forte.
Ce truc doit laisser une trainée très dégueulasse de radio éléments derrière lui s’il veut continuer à fonctionner sans avoir sa réaction en chaine de fission dégradée.
Et certainement j’en oublie.
Mais depuis l’affaire du sous-marin Koursk, nous savons que Poutine n’a aucun soucis de la vie humaine, même russe.
@Prof de physique
Sur le plan stratégique, ce missile ne bouleverse pas réellement l’équilibre de la dissuasion.
La capacité de seconde frappe existe déjà avec les ICBM et SLBM, capables d’atteindre leur cible en moins de 30 minutes depuis n’importe quel azimut. Qu’il mette 2 heures ou 24 heures à contourner les défenses, l’effet stratégique reste le même : si l’adversaire dispose encore de ses moyens, il ripostera.
Sa furtivité radar éventuelle n’efface pas le fait qu’un engin de ce type laissera des signatures infrarouges et radioactives détectables par des moyens spatiaux ou aéroportés. Les programmes de suivi satellitaire continu sont justement pensés pour ce genre de menaces.
En pratique, ce sera un système coûteux, techniquement fragile, produit en petit nombre et politiquement encombrant du fait du risque de contamination — pas une arme que l’on peut lancer en salve massive pour saturer une défense.
On est donc plus proche d’une “super-arme” à usage psychologique ou de prestige que d’une remise en cause profonde de la logique de dissuasion.
Pour l’affaire du Koursk, Putine n’avait pas le choix 😉
Les survivants faisaient du chantage au tir des missiles embarqués si les secours ne venaient pas les récupérer…
https://lumieresurgaia.com/la-verite-sur-la-tragedie-du-koursk-selon-jean-pierre-petit/
https://www.jp-petit.org/Koursk/Koursk1.htm
https://www.jp-petit.org/AVANT_DE_VOUS_QUITTER/nouvelles/koursk.pdf
@Farragut
C’est de l’humour? Factuellement, l’hypothèse avancée ne tient pas : après l’explosion, la perte totale d’alimentation électrique sur le Koursk avait rendu les missiles P-700 Granit inopérants, et les systèmes de communication également. En clair, les survivants n’avaient aucun moyen matériel de menacer qui que ce soit avec l’armement embarqué.
Pour le moment ce missile représente plus de danger pour ses servants et les lieux de tirs que pour l’ennemi.
D’autant que le panel de mesures de sécurité n’est pas bien suivie, et qu’au moindre problème, le produit retombera, et sa radioactivité polluera la région du tir, sur des dizaines de km à la ronde, et pendant des dizaines, voire centaines d’années… comme le premier essai où il a explosé au sol, tuant beaucoup de gens autour, et polluant la base et ses environs, et comme nos amis russes ne sont pas du genre à interdire, ni à dépolluer une telle zone, c’est surtout en matière de cancers divers et variés que la Russie va devenir championne du monde.
L’après guerre va être sympathique…
D’autant que Poutine ne trouvera rien de mieux que partager ces technologies avec la Corée du Nord.
J’adore les commentateurs qui expliquent que » ce type de missile coûte une fortune » alors qu’il n’ont strictement aucun moyen de connaître le prix du missile en question.
Quand la propagande remplace la réflexion….
Allez, pour leur éviter un choc nerveux futur voire des troubles psychiatriques , je répète ;
» La Russie a gagné cette guerre le jour ou elle a commencé «
@aleksandar
Le problème n’est pas de « connaître le prix exact », mais de voir que par nature ce type d’engin est forcément bien plus coûteux qu’un missile de croisière classique :
Propulsion nucléaire expérimentale = mise au point longue et accidentée (les Américains avaient déjà tenté avec le projet Pluto/SLAM dans les années 60, abandonné pour cause de dangerosité et d’inutilité).
Sécurité et maintenance nucléaire = entretien hors de prix, chaînes industrielles limitées, risques énormes en cas d’accident.
Masse et complexité accrues = charge utile réduite et fiabilité incertaine.
Signature thermique/électromagnétique élevée = détection facilitée, et au final le missile reste abattable comme n’importe quel autre.
Résultat : on paie infiniment plus cher pour un effet stratégique qui ne change rien. Et aucune utilité en Ukraine, où l’essentiel se joue avec l’artillerie, les drones et les munitions de précision à bas coût.
On peut même s’interroger sur le message derrière ce genre « d’armes du Jugement dernier ». Officiellement, aucune défense ne peut arrêter une salve massive de missiles balistiques : la seconde frappe reste l’assurance-vie nucléaire de Moscou. Mais dans les faits, l’Histoire a montré des failles : pendant la guerre froide, la plupart des SNLE soviétiques étaient suivis de près par des SNA américains, capables de les anéantir à tout moment — ce que le Kremlin n’a découvert que bien plus tard.
Quand on met ce souvenir en regard de l’actuelle mise en avant d’engins extravagants, on peut se demander si le Kremlin n’essaie pas surtout de masquer un doute profond sur la crédibilité de sa dissuasion « classique ». Autrement dit, plus un régime exhibe des Wunderwaffen, plus cela traduit une situation de faiblesse.
La Russie a signé son arrêt de mort le jour où elle a envahit l’Ukraine en 2022, elle aurait dû se limiter à ses vols de 2014. De même que l’URSS avait signé son arrêt de mort en déstabilisant puis envahissant l’Afghanistan en 1979. L’ours est massif mais le poison fait son chemin, et personne ne s’en plaindra.
« » La Russie a gagné cette guerre le jour ou elle a commencé « »
Ça semble évidence, puisqu’elle joue à domicile pratiquement.
Mais bon, l’évidence, c’est comme le réel : ça ne compte pas dans le monde woke…
Un petit HS sur un article sur la Guyane
A l’image de la guerre de Djezaïrie l’ethnologie permet de cartographier un » phénomène » , ici l’orpaillage .
Il faut saluer l’honnêteté intellectuelle de de ce travail dans la préface .
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2020/08/chercheurs-dor-clandestins-en-guyane-francaise-la-fortune-a-tout-prix
https://www.calameo.com/read/004782023d90d337c5825
Elle « date » toutefois malgré une nouvelle édition car les gangs sont de plus en plus présents et contrôlent de nombreux chantiers . Eux ils ne sont pas fatalistes .