M. Lecornu : « 1 euro investi dans notre défense, c’est en moyenne 1,5 euro de richesse créée dans l’économie française »

Alors que le gouvernement s’apprête à soumettre au Parlement un nouveau plan pour rééquilibrer les comptes publics et contenir la progression des dépenses publiques grâce à une « année blanche » en 2026, c’est-à-dire que les prestations et les barèmes ne seront pas augmentés, le ministère des Armées sera l’un des rares à voir son budget progresser significativement l’an prochain, son montant devant passer de 50,5 à 57,1 milliards d’euros, comme l’a annoncé le président Macron le 13 juillet.

Comme cela a pu être naguère le cas, cette hausse des dépenses militaires risque d’être contestée par une partie de la classe politique et de l’opinion publique, malgré l’accumulation des menaces et le durcissement de la conflictualité et les coupes budgétaires, souvent drastiques, dont les armées ont été victimes dans les années 2000 et 2010.

D’ailleurs, lors d’une audition au Sénat, en juin, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a confirmé que le « muscle » des forces françaises avait fini par être « attaqué » durant la période des « dividendes de la paix ». Les « coupes budgétaires dans les années 2000 ont été brutales. C’est même de l’amputation », a-t-il dit. Et ce n’est pas pour ça que la dette de la France s’est réduite, bien au contraire.

Quoi qu’il en soit, M. Lecornu devra convaincre de la nécessité de cette hausse importante des crédits militaires. Sans attendre la rentrée parlementaire, il est passé à l’offensive en prenant l’exemple de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Investir dans nos armées, c’est concret. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’économie de défense c’est 25 121 emplois dans les 738 PME et ETI sous-traitantes de l’industrie de défense, pour un total de 3,5 milliards d’euros de paiements directs du ministère des Armées aux entreprises en 2025, 20 078 personnels du ministère présents, qui génèrent avec leurs familles 14 605 emplois dans les services et commerces de proximité, 194,5 millions d’euros investis dans les infrastructures, et 2 369 PME et ETI fournisseurs directs du ministère sur le territoire », a-t-il détaillé.

« Notre effort de défense est nécessaire pour garantir notre capacité à être libres souverainement. Il est aussi essentiel pour notre économie », a souligné M. Lecornu, qui a ensuite enfoncé le clou.

« Le modèle français, souverain, garantit que la grande majorité du budget de nos armées est réinjecté dans notre économie nationale », a insisté le ministre, avant de rappeler que les 4 369 entreprises de la Base industrielle et technologique de défense représentaient « près de 210 000 emplois ». Il aurait pu également ajouter que leurs exportations permettaient aussi de rééquilibrer la balance commerciale.

En outre, au-delà des aspects industriels, M. Lecornu a fait valoir que « partout en France autour de nos bases, régiments, sites techniques et administratifs », les « 260 000 agents civils et militaires du ministère participent à la vie de nos territoires, générant avec leurs familles plus de 200 000 emplois induits dans les services et commerces de proximité ».

Aussi, selon lui, « 1 euro investi dans notre défense, c’est en moyenne 1,5 euro de richesse créée dans l’économie française ».

Cet appel à l’argument du « multiplicateur keynésien » [encore appelé « multiplicateur d’investissement »] n’est pas nouveau. Avant lui, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense entre 2012 et 2017, l’avait avancé, en donnant une estimation « au doigt mouillé ».

« Un seul euro investi dans l’industrie de défense représente en retombée économique 2 euros, 3 euros, peut-être davantage », avait-il en effet déclaré, dans un commentaire sur les exportations françaises d’équipements militaires, en février 2016. « Il est utile pour la réflexion sur la stratégie industrielle d’y réfléchir, au moins de le mettre en valeur et de le constater », avait-il asséné.

À l’époque, une note de l’Observatoire économique de la Défense avait expliqué que « les investissements de la défense […] contribu[ai]ent également à la croissance, à l’innovation, à l’emploi et au développement des territoires tout en tenant compte des contraintes économiques et budgétaires auxquelles [étaient] soumis le ministère ».

Trois ans plus tard, Florence Parly, alors ministre des Armées, avait repris à son compte cet argument. « Un euro investi dans les industries de défense, c’est, in fine, au bout de dix ans, 2 euros de croissance économique, et donc du PIB ». Ce que confirma un rapport de l’Assemblée nationale, publié en 2020.

« Les dépenses publiques consenties dans ces industries de souveraineté bénéficient très majoritairement à des producteurs français et, en conséquence, créent de l’activité, de l’emploi et de la valeur ajoutée en France. Dans d’autres secteurs, à l’inverse, les dépenses publiques stimulent davantage d’importations, ce qui limite d’autant leur effet bénéfique sur l’économie française », était-il avancé dans ce document.

Plus récemment, le ministère des Armées s’est appuyé sur une étude de l’Institut de l’économie industrielle pour évaluer exactement ce que rapporte un euro de dépense militaire à l’économie française.

« L’investissement militaire agit comme un véritable multiplicateur économique. […] Chaque euro investi dans la défense génère entre 1,27 euro et 1,68 euro de richesse dans l’économie nationale, en fonction de l’horizon temporel considéré », a-t-il en effet avancé.

Et d’ajouter : « Ce multiplicateur élevé s’explique par la structure même des dépenses militaires, qui se concentrent sur la production industrielle nationale à forte valeur ajoutée technologique, et mobilisent un large écosystème de sous-traitants, d’ingénieurs, de techniciens et de services annexes ».

Selon le ministère des Armées, les investissements dans la défense ont la particularité de « contribuer directement à la croissance du PIB en stimulant la demande domestique » et en encourageant la modernisation des outils de production. « À moyen et long terme, les effets se prolongent par l’amélioration de la productivité globale de l’économie, en raison des retombées technologiques, de la diffusion d’innovations vers le secteur civil et du maintien de compétences de pointe sur le territoire », a-t-il relevé.

Sur le plan budgétaire, a-t-il conclu, « les dépenses de la défense ont également un effet de retour fiscal significatif » car elles engendrent de « l’activité » et « alimentent la taxe sur la valeur ajoutée [TVA], les impôts sur les sociétés, les cotisations sociales ainsi que l’impôt sur le revenu des salariés concernés ».

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183 contributions

  1. piem dit :

    Et bien très bien !!!
    Très heureux du calcul !
    Donc:
    4 PA à construire ! 🙂 == plein de sous pour l’économie Française ! Super !

    • dolgan dit :

      Niveau de compréhension de l écomomie d un maga.

    • peterr dit :

      Et dire qu’on pourrait imaginer le même ratio dans nombre d’industries civiles même de mass production (production de masse pour les défenseur de la langue française). Pour y avoir travaillé nous y étions tout à fait compétitifs vs les productions chinoises. Produits bien conçus, fiables, peu de main d’œuvre pour les fabriquer et très bon chiffres à l’export.

      • Albatros dit :

        dans quels domaines et produits…machines outils ?
        car les babioles en plastique cela nous reviendrait trop cher…ils ont trop d avance et nous pas assez d ouvriers machines et…moyens financiers

      • Faites un don à l'association de sauvegarde des consonnes abandonnées dit :

        Les défenseurS de la langue française.

  2. albert dit :

    faut reconnaitre que l’argent dépensé pour l’armée, pour du matériel made in France, c’est de l’argent investi dans notre économie, qui font tourner nos entreprises, qui font vivre nos employés et leurs familles, qui font marcher le commerce local et l’économie. La boucle est bouclée.
    Inversement l’argent en opex pour défendre des pays en afrique c’était de l’argent dépensé à perte, l’argent d’aide aux migrants c’est à perte, etc. Au moins avec la défense on sait que cet argent circule très majoritairement en interne et ne part pas à l’étranger.

    • Clavier dit :

      Et que dire de l’argent donné aux Ukrainiens……!

      • P. Itagore dit :

        Même calcul: 1 euro donné aux ukrainiens = 1,5 russe tué.

      • albert dit :

        En grande majorité ce que nous avons donné aux ukrainiens était du matériels en fin de vie, en limite de date ou mis en retraite.
        sinon, que dire de l’argent donné à l’Algérie ? au Mali ? à la Chine dans le cadre de l’aide au développement ?

      • Goose dit :

        Don de bienfaisance pour foutre sur la gueule aux agresseurs ruSSo-nazis !
        C’est cadeau !

      • Albatros dit :

        l argent est remboursé via l UE ou par l Ukraine…
        nous retourgons des vieux matériels en fait dont il faudra nous débarrasser. ce sont même des économies.
        enfin en envoyant du matériel on affaiblit la Russie.
        qu on le veuille ou non c est devenu notre ennemi maintenant

        • Bernadette dit :

          non, et heureusement!
          il n’y a aucune raison pour que la Russie soit notre ennemie et beaucoup pour qu’elle soit un partenaire économique et politique.
          Gardez vous de la propagande d’état qui sert d’autres intérêts que ceux de la France.

    • RomainC dit :

      Ces opérations en OPEX c’est ce que nous envie toutes les autres armées : l’expérience de terrain, tester et améliorer le matériel, la logistique, chaîne de commandement, tirer des munitions qui de toute façon seraient périmées, etc

      Là avec la perte de l’Afrique, dans 10/20 ans si rien d’autres on aura plus la même « force ».

      • Carin dit :

        @RomainC……
        Ne soyez ni inquiet, ni pressé…
        La prochaine arrive…. Et pas dans 10/20 ans!

      • albert dit :

        Certes, mais ce type de conflit localisé, contre des groupes rebelles ou terroristes, ca n’a rien à voir stratégiquement, tactiquement, logistiquement, avec les conflits qui nous menacent, en europe et qui seront plus proches de conflits de hautes intensités, avec des ennemis ayant un potentiel militaires supérieurs au notre.
        La gueguerre contre des camps de quelques djihadistes cachés sur lesquels on larguait des bombes c’est fini, il va falloir réapprendre les tactiques et stratégies de la guerre froide, contre des grandes puissances militaires menaçantes (Russie, Chine, Corée du nord)

        • Diacritique dit :

          Un potentiel militaire supérieur au nôtre.

          Notre, votre.
          Au nôtre, au vôtre.

        • Singulier dit :

          Plus proches de conflits de haute intensité.
          Des ennemis ayant un potentiel militaire supérieur au nôtre.

      • Albat dit :

        on a vu que les OPEX nous aguerrissent et financent les primes
        mais ne nous préparent pas à une vraie guerre
        seul l entraînement ET l investissement financier le tout en lien direct avec les RETEX et une réflexion vers le plus efficace nous prépare à un conflit conventionnel.

        • albert dit :

          Quand on voit que des généraux ont affirmés qu’en cas de conflit de haute intensité, on tiendrait une semaine face aux russes, ça en dit long sur l’état de notre armée.
          Pas assez de munitions, plus assez de blindés et de systemes antichars, pas assez d’avions, pas assez de systemes anti missiles, etc.
          Durant 30 ans on a trop orienté notre armée vers la projection pour des conflits de type embuscades, maquis, IED, attaques d’un camp de quelques terroristes tout juste armé de kalach et de lance roquettes. On a totalement abandonné la doctrine du conflit face à une puissance militaire équivalente ou supérieure, comme durant la guerre froide. On serait totalement incapable de stopper une attaque russe. Heureusement pour nous on est loin et nos voisins font obstacle mais si on doit les aider on n’aura rien et si les russes nous bombardent quotidiennement de missiles ont sera incapable de les en empecher.
          Bref l’expérience des opex en Afrique, Afghanistan, Irak, n’auront servit à rien. Ennemis différents, environnement différents, intensité différente

        • Seuls l’entraînement ET l’investissement financier, le tout en lien direct avec les RETEX et une réflexion vers le plus efficace, nous préparent.

      • Ce que nous envient toutes les autres armées.

  3. lecoq dit :

    et bien foutre les teutons a la porte, nous enrichira ….

  4. piem dit :

    Y a t-il ici quelques personnes pouvant faire avancer les chose ?
    Non ?
    Parce-que 4 PA nucléaires en mer, c’est exactement dont la France à besoin.
    Peut-être en faudrait il construire 6 (vu que ça rapporte 50% à l’état – selon les calcules du ministre) ?

    • peterr dit :

      Déjà trois dont 2 pour des pays « amis » (Espagne, Italie) qui pourraient participer à leur construction et réaliser leur assemblage. Avec une contribution de leur part aux frais d’étude et les économies d’échelle on aurait le notre pour 2/3 du prix et une permanence à la mer pendant les grandes révisions (équipages mixtes). De plus ce serait une voie royales pour virer le F35 et imposer le Rafale marine … et quelques SNA au passage.
      Je sais je rêve.

      • piem dit :

        @alrbet
        La surface MARITIME française est bien supérieure aux 550 000 kilomètres carrés du PAYS métropolitain !
        Je maintiens l’idée que 4 PA est un minimum.
        (pensée pour la Guyane Française , la Nouvelle Calédonie, La Réunion, Saint Pierre et Miquelon , Les iles Kerguelen, Les Antilles Françaises
        + pour rire faux (Andorre (?), Monaco(?), La Corse (?))
        11 millions de km²!

        • Requin dit :

          Vous avez au moins une dizaine de guerres de retard pour ne pas comprendre que les PA ne sont pas là pour défendre des ZEE ou même le territoire métropolitain au sens strict mais pour porter le feu chez l’ennemie comme c’était déjà le cas avec les cuirassés. Regardez un peu où sont déployé les PA US et peut-être que vous comprendrez un minimum la chose. On ne dépense pas 20 Mds d’Euros par GAN pour les poster à quelques dizaines de km de nos propres bases aériennes. C’est totalement ridicule comme concept.
          C’est bien au large des pays « pas amis » que doivent être déployés les GAN. C’est pourtant un concept simple à comprendre qu’il faut mieux être « agressif » ou « craint » pour reprendre un terme à la « mode » que d’attendre bêtement que l’ennemie soit devant notre porte. Là-dessus, les USA n’ont rien inventé avec leur « 100.000 tonnes de diplomatie ». La France, l’Allemagne et le RU le pratiquaient déjà pendant l’entre-deux guerres avec leurs cuirassées et même avant avec la « politique de la canonnière » (1902).
          Il ne faut donc pas 4 GAN français mais plutôt 7-8 de différentes nationalités européennes (UK compris) et sans mixité de nationalité à bord aussi utile que le H de Hawaï . Il faut de la coordination de missions entre les pays européens. L’Allemagne et la Pologne veulent tous deux avoir la plus grosse armée de terre d’Europe. Donc acte. La France, l’UK, l’Italie, l’Espagne et plus modestement le Portugal doivent axés leurs efforts sur l’aérien et le naval quitte à être moins présent sur le terrestre continental. L’UE + l’UK, c’est plus de 500.000 habitants, c’est à cette échelle qu’il faut réfléchir en terme de défense. C’est pas la France seule (68 M d’hab) qui va régler les problèmes européens avec la Russie (145 M d’hab) ou en zone Indo-Pacifique avec l’Iran, le Yemen ou encore la Chine. L’Europe doit se prendre en mains et en plus cela tombe bien, c’est ce que demande les Américains, pas seulement Trump mais bien la grande majorité d’entre eux, y compris chez les Démocrates.

      • Ségolène dit :

        Une voie royale.

      • Diacritique dit :

        On aurait le nôtre.

        Notre, votre.
        Le nôtre, le vôtre.

    • albert dit :

      Tu n’as visiblement pas du tout compris ses propos et l’idée.
      Quand tu achètes français, tu investis de l’argent en France, il reste en France, il circule, fait vivre les entreprises nationales, les employés, leurs familles, les commerces locaux, etc. Et une partie revient à l’état sous forme de taxe et d’impots.
      Quand tu achètes du F35 ou un autres matériels américains, cet argent est totalement perdu, il fera vivre l’économie américaine.

    • Calcul rénal dit :

      Quand tu calcules, tu fais des calculs.

      • THEVENON dit :

        Je pense que tu fais bien de reprendre (et de manière drôle) tous ces braves gens ici qui refont le monde à longueur d’intervention ici, avec 10000 fautes de français par phrase !

        Bravo !

    • Carin dit :

      @Piem……
      Vous vous rendez compte que la France a la superficie d’un état américain?
      4 PA, c’est 4 GAN… d’une part, et c’est presque la moitié des PA américains!
      Un second PA est souhaitable pour avoir une permanence à la mer, au delà, c’est excessif et complètement inutile.
      Sauf à vouloir les faire naviguer dans les mers du nord, pour la protection de pays qui nous traitent de « club med » et d’ « arrogants », et qui ne nous donneront pas un euro pour ça, parce qu’ « ils le valent bien ».
      De plus aucuns de ces pays n’acceptera nos PA en escale pour raison de chaufferie nucléaire, et transport d’ASMP/A. Chez ces gens là, la protection est due, par l’OTAN, et comme la France est numero2 OTAN, autant vous dire, qu’ils trouveront tout à fait normal que la France protège les abords de leurs pays à titre gracieux.

      • Requin dit :

        Le début de votre post partait bien sauf qu’avec 2 PAN, il est juste impossible d’avoir une permanence à la mer, ne serait-ce qu’une recharge de réacteurs plus mise à niveau d’un PA, cela dure 18 mois minimum pendant lequel l’équipage du 2e PA ne va pas rester en mer tout ce temps. Pour cela il faut bien 4 PA comme nous avons 4 SNLE pour en avoir toujours 1 en patrouille. Il faut plus parler avec 2 navires de 1 quasiment toujours disponible techniquement (et encore, faut quand même compter avec les permissions de l’équipage et des mise-à-jour et entretien « mineur ». Puis vous partez carrément dans le n’importe quoi vis-à-vis des pays de l’Europe du Nord puisqu’en mission, le GAN comporte souvent, voire toujours, des navires d’Europe du Nord et dans la mesure où les 350 M d’Américains veulent, légitimement, arrêter de devoir défendre les 500 M d’Européens (UK compris) contre les seulement 150 M de Russes. Ces pays vont devoir de plus en plus avoir besoin de la Marine Française. Le problème est aussi simple que cela. La Pologne et l’Allemagne, accompagné des autres pays européens continentaux et qui n’ont même pas forcément d’accès à la mer vont assurer une très grande partie de l’armée de terre « européenne ». Les pays d’Europe de l’Ouest ont plus intérêt eux à booster leurs aviations et leurs marines. Dans une flotte de 7-8 GAN « européen », seulement 2 français, ce serait le strict minimum syndical. 3 serait un objectif atteignable, et même souhaitable d’ici 2050 (ce qui laisse quand même du temps pour les construire et former les équipages quand des budgets à 5% du PIB à partir de 2032 (de mémoire) selon l’engagement pris au niveau de l’OTAN.
        Réfléchir en terme de superficie n’a aucun sens en terme de budget d’armée. Surtout dans une logique européenne.
        Et sinon, les autres pays européens ont parfaitement de droit de traiter la France d’arrogante, parce qu’elle l’est, toujours à donner des leçons, même dans des domaines où elle est la dernière de la classe.

      • D'aucuns prétendent le contraire dit :

        Aucun de ces pays n’acceptera.

  5. Robmac dit :

    Il y a quelques pays, dans le passé et actuellement, qui ont pensé relancer leurs économie par la production des armes, et cela a fini dans la tragédie et dans la ruine.

    Les armes ne rapportent que si elles sont exportées et non utilisées. En interne elles sont financées par les impôts, sont coûteuses en entretien (financé aussi par les impôts) et ne rapportent rien. Elles sont indispensables pour se défendre, pas pour relancer l’économie !

    • fred74 dit :

      En fait tu n’as rien compris….

    • Pirlouis dit :

      Qui veut la paix prépare la guerre dit une maxime. Se renforcer pour éviter d’être attaqué c’est le but.
      LFI, le FN et d’autres affidés montent sur leurs grands chevaux dès que l’adversaire est nommé : le nain du Kremlin. Mais notre renforcement n’est destiné qu’à freiner l’appétit territorial du nabot et préserver nos démocraties ! Et en plus cela contribue à dynamiser notre industrie. Que des bienfaits en perspective ce qui représente le comble de l’horreur pour ces néfastes « compatriotes » et leur idole sus-nommés.

      • Czar dit :

        Le FN a cédé la place au RN il y a près d’une décennie.

        Hypothèse 1 : pire louis est juste un vieux con hermétique à tous les changements du monde qui n’ont eu l’heur de percoler durant trente ans dans son intelligence moyenne et pavillonnaire

        hypothèse 2 : boumeur figé dans ses nostalgies lecanuetistes essaie de ressusciter en un dernier élan sensoriel le souvenir ému de la sainte chiasse qui le saisit en 2002, printemps taquin qui suscita, on s’en souvient, malaise vagal d’alain duhamel et appels nopasaranistes du Tout-Paris-qui-panse-et-est-subventionné-pour.

        Hypothèse 3 : les deux à la fois

        • Bench dit :

          Hypothèse Bench : Czaza est un vieux boumeur con et hermétique figé dans ses certitudes d’atrabilaire incapable de faire preuve d’intelligence avec ses réactions ineptes et condescendantes.
          ps : il n’y a que les vieux schnocks aigris dans son genre, et qui probablement y émargent, pour se persuader qu’avoir changé FN pour RN a suffit à modifier le fond de commerce de ce parti.

          • Czar dit :

            « Hypothèse Bench : Czaza est un vieux boumeur »

            Théorème de Czar : Bintje est une insondable burne, quel que soit son état, solide, liquide, ou gazeux.

        • Pirlouis dit :

          Hypothèse 4 : vous êtes aux ordres du nain et votre logorrhée n’est là que pour empêcher toute réflexion indépendante. Travail , Famille et Patrie sont les mots d’ordre du parti que vous affectionnez et de 20 ans antérieur au FN (devenu RN comme vous le soulignez avec admiration mais qui reste financer par le nain du Kremlin).
          Dernière hypothèse peut être : affidé de LFI, et admiratif du travail de sape mené par le FSB de votre maître à penser sur les démocraties, vous voulez continuer la créolisation du pays pour s’assurer de son étiolement.
          Bref vous ne supportez pas d’autres pensées que la vôtre elle même en connexion directe avec le susdit nain. Cher @czar , débattre n’est pas se battre et insulter anonymement vous nuit.

          • Czar dit :

            « . Travail , Famille et Patrie sont les mots d’ordre du parti que vous affectionnez  »

            le Parti Social français du colonel de la Rocque ?

            ah c’est vrai, tu ignores en fait d’où vient ce slogan, d’ailleurs repris entre autres formules comme « la terre ne ment pas » par l’écrivain officiel des débuts du régime de vichy, emmanuel berl (mari de la Mireille du Conservatoire qui fit les délices télévisuels de ta jeunesse continente)

            c’est fascinant cette capacité chez les boumeurs à s’être branlés durant toute leur pauvre vie sur la 2GM et n’en connaître que quelques clichés réfutés depuis longtemps par l’historiographie.

            « vous voulez continuer la créolisation du pays  »

            tu veux dire l’immigration-qui-est-une-chônce-pour-la-Frônce© ?

            le slogan est du ministre et député de droite molle bernard stasi, formation pour laquelle tu as sûrement veauté toute ta vie, en toute bonne conscience de bovin-qui-pônse dans le sens du vent du moment.

            décidément la palette des talents de ton ignorance crasse dépasse celle des couleurs de l’arc-en-ciel-alphabet

          • Financement participatif dit :

            Qui reste financé.

        • RGO dit :

          Comme souvent, vous bottez en touche.

    • HMX dit :

      @Robmac
      « Il y a quelques pays, dans le passé et actuellement, qui ont pensé relancer leurs économie par la production des armes, et cela a fini dans la tragédie et dans la ruine. »
      Bravo ! Message à transmettre d’urgence à vos maîtres du Kremlin…

      • Requin dit :

        D’autant plus que LE pays qui s’est ruinée avec ses dépenses d’armement, c’est quand même l’URSS.

    • Le Cyprès dit :

      Justement à partir du savoir français on arrive à exporter. Par exemple avions de chasse Rafale, des sous-marins de chez N’avala Group, des radars de chez Thalès, des canons Caesar, des missiles anti-aériens Mistral, etc.

      • Le cas Lembourg dit :

        Certains pourraient se régaler avec ce « N’avala Group » !

  6. New pseudo Raymond 75, pour de faux. dit :

    Si je comprends bien, plus on ira vers une économie de marché militaire, plus la France engrangera du pognon pour tuer encore plus de monde sur la planète.
    Super perspective !!!

    • Chill dit :

      si vous avez un flingue, vous n êtes pas obligé de l utiliser sur vos voisins…

    • THEVENON dit :

      On ne se lève pas le matin en rêvant de tuer son voisin !
      Les pays Occidentaux ne sont plus les conquérants impérialistes des siècles passés, ils sont devenus relativement sages, mais savent que l’homme étant un loup pour l’homme, d’autres n’ont pas encore ce niveau de conscience, prêts à bouffer n’importe qui !

      Voilà pourquoi il vaut (hélas) mieux être armé, l’exemple de l’Ukraine qui a rendu ses armes nucléaires dans les années 90 en est un bon exemple.

    • Carin dit :

      @New pseudo……
      Mon papa me disait souvent qu’il valait mieux être le boucher que le veau….
      D’après lui, ça paye mieux…

  7. JEAN-MARC BOURGNEUF dit :

    He la rénovation thermique des bâtiments chauffés au gaz ou au fuel , si l’on tient compte des économies liées aux non importations des hydrocarbures , cela évite combien au budget de l’Etat ? Et les investissements dans la recherche ? Le spatial ?

    • ji_louis dit :

      Pour les économies d’hydrocarbures par la rénovation thermique, c’est de l’ordre de 0,01%/an (voir https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie/12-petrole pour les usage , et https://ppf.fr/renovation-energetique/energie-renovation-habitat-chiffres/ pour la rénovation thermique). Ce qui est nettement moins que l’argent régulièrement dépensé pour la rénovation thermique, d’où la mise sur « pause » par l’état.
      Pour les investissements dans la recherche, ils ne valent que si ils débouchent sur des applications industrielles en France, ce qui est malheureusement peu le cas. Idem pour le spatial.

    • Altym dit :

      Je vous invite a aller voir une étude de l’Insee qui est paru récément. En gros la rénovation thermique dans le MEILLEUR des cas, c’est 16.6% de la diminution de la facture énergétique (en général on est sous les 10%). Il faudrait plusieurs décénies, voir plus d’un siécle pour qu’économiquement cela soit rentable. Si vous voulez faire baisser les hydrocarbures la priorité c’est l’électrification (Véhicule éléctrique, PAC etc.)

      • Qui ça ? dit :

        Sans compter l’effet rebond, où puisqu’il est devenu plus économique de se chauffer, on pousse alors le chauffage plus fort pour avoir de confort qu’avant l’amélioration de l’isolation, tout ça pour un coût constant.

        • Requin dit :

          Dés lors qu’il ne s’agit plus de pétrole ou gaz russe, ce n’est plus le problème de l’Etat, c’est celui du client La France n’est plus en sous-production électrique. C’est même l’inverse à cause de la lenteur de la transition énergétique dans le transport. Mais d’après les « écolo », le lithium, c’est vilain pas beau alors que sans, il n’y a pas de transition énergétique possible dans ce secteur. Même une voiture à hydrogène a besoin d’une batterie de la taille de celle d’une voiture hybride car une pile à combustible a un coupe de merde. Il faut donc une batterie pour démarrer et accélérer avant que la pile atteigne la puissance nécessaire au maintien de la vitesse. Cela évidement alors que la France a l’une des plus grosses réserves mondiales d’H2 naturelles qui lui permettrait de prendre des dizaines d’années d’avance dans le secteur.

    • peterr dit :

      Et pourquoi toujours opposer ces domaines. Travailler sur tous n’est pas interdit.
      Il faut aussi penser qu’il y a des synergies entre ces industries. Recherches pointues et haute technologie pour le défense, savoir faire en industrialisation dans le domaine automobile, etc…
      Si on devait produire des drones (bas coût) en masse ce serait surement fait par l’industrie automobile

    • Jack dit :

      Quel rapport avec l’article ? Quel rapport avec ce blog qui relate l’actualité militaire ?

    • Carin dit :

      @Jean-Marc……
      Vous croyez que l’état est déficitaire sur les gaz et autres hydrocarbures ?
      Il vous les vends le prix d’achat , de transport, de raffinage, de distribution etc, plus une grosse part de taxes…
      Si les états demandent à leurs population de baisser leur consommation, et finance en partie la rénovation des logements, c’est pas parce que ces produits lui coûte quoi que ce soit… c’est pour ne pas dépendre des pays exportateurs qui dictent leurs conditions, et font grimper les prix, des l’apparition d’un nouveau besoin (envie).
      Pour la recherche tout azimuts c’est en cours de relance, quant au spatial, aucun pays d’Europe ne nous fait la moindre ombre…. Ils sont tous clients de nos satellites.
      Nous sommes tellement autonomes que nous nous passons des renseignements que fournissent les américains… en Syrie chacune des cibles des Rafale, était issue de nos propres « dossiers »… cela évite de faire comme nos amis belges et anglais, qui sur renseignements américains sont allés bombarder l’armée syrienne officielle, au lieu des nuisibles de daesh.
      Y’a que dans les films Hollywoodiens qu’ils ne se trompent jamais… dans la vraie vie, ils font pas mal de bourdes!

    • HMX dit :

      @zaza24
      Tout à fait. On y arrive un peu tard, mais il est heureux que le Mindef commence enfin à communiquer sur cette réalité. L’effet multiplicateur des investissements dans la défense est bien réel, dans un pays comme la France qui produit la majorité de ses équipements sur le sol national, pour le plus grand bénéfice de l’Etat. Les commandes d’équipements militaires de l’Etat irriguent tout un écosystème à très haute valeur ajoutée, qui produit, embauche, consomme, paie des impôts et des taxes, exporte… pour le plus grand bénéfice de l’Etat qui récupère au final davantage que sa mise de départ !

      Evidemment, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, et il y a un niveau de dépense optimal, un point d’équilibre à trouver, pour maximiser ce retour budgétaire. La question de l’export est également cruciale pour la BITD française, le marché intérieur de l’équipement des armées françaises n’étant la plupart du temps pas suffisant pour garantir la pérennité de nos entreprises : l’export est donc bien souvent vital, et doit être intégré dans notre modèle économique.

      Reste à faire comprendre et accepter l’idée à Bercy. Tant que les dépense d’investissement dans la défense seront considérées uniquement comme des dépenses « comme les autres » dans le budget de l’Etat, sans mettre en évidence les externalités positives (effets bénéfiques sur l’économie et les recettes de l’Etat), ce débat sera toujours biaisé.

      • tschok dit :

        Nan mais HMX, les gens de Bercy comprennent, c’est pas le problème.

        Nan, le problème c’est que…

        Le plus simple, c’est de vous faire observer comment est structuré l’article de notre hôte, à propos du niveau de l’effet multiplicateur dans le discours officiel, selon les ministres, du plus ancien au plus récent:

        Le Drian: « Un seul euro investi dans l’industrie de défense représente en retombée économique 2 euros, 3 euros, peut-être davantage ». Nous étions en 2016.

        Florence Parly, trois ans plus tard: « Un euro investi dans les industries de défense, c’est, in fine, au bout de dix ans, 2 euros de croissance économique, et donc du PIB ».

        Plus récemment, le ministère de la défense: « L’investissement militaire agit comme un véritable multiplicateur économique. […] Chaque euro investi dans la défense génère entre 1,27 euro et 1,68 euro de richesse dans l’économie nationale, en fonction de l’horizon temporel considéré ».

        Et maintenant, Lecornu parle d’un effet de 1,5.

        Bref, en 10 ans, dans le discours officiel, on est passé d’un effet multiplicateur de 3 et plus à 1,5 voire moins, sous condition de délai, ce qui n’était pas le cas au départ.

        Ca se dégrade un peu au fil du temps, quoi… Et effectivement l’effet multiplicateur n’est pas stable dans le temps.

        Or, les grosses têtes de Bercy ont horreur de quoi, déjà? Les trucs pas stables, oui. Ils n’aiment pas du tout ça. Ca fait qu’ils se vautrent dans leurs calculs et après ils passent pour des abrutis. Et ils se retrouvent mis enquête au parlement parce qu’ils ont planté les comptes publics, ce qui fait désordre.

  8. Stakan Vada dit :

    Euh! Comment dire? Pour les chiffres, pas de commentaires de la part de ce gouvernement svp!! Continuez de faire semblant jusqu’à la prochaine présidentielle. C’est mieux pour vous ..

    • Stakan Vada dit :

      @Beuaaargh
      Je pense ce je veux. J’écris ce que je veux et je t’emm… Bonjour chez toi Du Gland….

  9. Tintouin dit :

    2 points:
    – pour être juste, cet argument du retour sur investissement des dépenses militaires est défendu aussi depuis quelques années par le site Meta-defense.
    – le mot « souverain » est en train de devenir un tic de langage de nos politiques. Je n’y trouve rien à redire, si ce n’est qu’il provoque chez moi un amusement, au souvenir des années 90 où le défenseur de la souveraineté – j’ai nommé notre vendéen national, Philippe de Villiers – passait en disant ce mot pour le dernier des ringards.

    • dolgan dit :

      pour etre juste?

      Cet état de fait existait avant la création de méta-défense

    • peterr dit :

      >> j’ai nommé notre vendéen national, Philippe de Villiers
      j’ai vu une rétrospective des ses interventions d’il y a 20 ou 30 ans. Il était sacrément visionnaire. Dans l’autre camp il y en avait aussi (Montebourg par exemple) qui on tout autant été ringardisés

      • Tintouin dit :

        Montebourg, oui.
        Et aujourd’hui, qui reprend son discours sur la ré-industrialisation?
        Toujours les mêmes.
        Le recyclage d’idées, en les présentant comme novatrices quand le contexte les impose par l’évidence et est favorable à leur acceptation par l’opinion. Du grand travail de publicitaire/communicant macronien. Leur marque de fabrique de suiveurs, sans vision ni anticipation.
        On pourrait aussi parler du nucléaire civil…. de la haute voltige. Ou girouettes, diront les esprits taquins.
        Mais une fois les mots dits (en retard sur les autres mais c’est mieux que rien), on est ce qu’on fait.
        Qu’est donc l’Etat Macron? On fera le bilan en 2027.

        • Carin dit :

          @Tintouin…..
          T’as pas touché ton RSA, tes allocs familiales, et ta prime de Noël, ainsi que celle de rentrée scolaire?
          Je me demande comment tu vas faire pour faire le bilan des 2 presidences de Macron?
          Et surtout les comparer avec tous ses prédécesseurs jusqu’à Pompidou???
          Ah je sais…. T’as pas eu de remboursement d’impôt… mais grand couillon c’est parce que t’en paye pas!
          Ou alors cet état t’a sucré ta carte vermeil, ou tes 50% de réduction sur ta carte de transport en commun.
          Rien que pour ça, je vais demander à mon saint, d’intercéder auprès de Dieu pour qu’il me prête vie jusqu’en 2027, pour lire ton post du bilan de « l’état Macron » ça va être marrant.
          Sinon le sujet c’est pas « l’état Macron », mais son ministre des armées qui fait une déclaration, que je te propose de lire avant de venir poser ton caca.

      • tschok dit :

        Oui enfin bon, celui qui promet la désindustrialisation de la France a peu de chances de se gourer.

        En fait, sur le long terme, l’économie française a une tendance naturelle à détruire son industrie, sauf quand l’Etat met en place une politique industrielle volontariste.

        Si vous voulez une industrie en France, il faut que l’Etat dise aux agents économiques: « on va faire le TGV, le Concorde, la fusée Ariane, le Minitel, on va faire des centrales nucléaires, des navires, des voitures, etc ». Et qu’il les force à le faire.

        Et dès que l’Etat cesse de mettre la pression, c’est la débandade: en quelques années, les grands groupes industriels qui ont été constitués sont démantelés, cédés à l’étranger ou carrément mis en faillite.

        Après, les gens cherchent des coupables (Macron, les écolos, etc) et des héros (Trappier, Montebourg, de Villiers, etc).

        Mais le problème est plus fondamental. Il est beaucoup culturel: en France, l’industrie c’est ringard. Par exemple. Mais il y a d’autres freins culturels. Il y en a un que je cite souvent parce qu’il a une grande importance: les Français sont des intellos. C’est dans leur identité nationale. Ils évoluent dans le monde des concepts et le ciel platonicien des idées pures et ont peu d’intérêt pour les problèmes d’application (transformer concrètement une idée en résultat, donc mettre les problèmes d’application au coeur de la réflexion).

        Par exemple, dernière connerie en date dans notre pays, les passoires thermiques. On a voté une législation hyper-contraignante (sur le papier c’est la meilleure du moooonde, donc on est dans le ciel des idées pures) mais on ne s’est préoccupé que bien après du comment faire? et des diverses conséquences de cette législation sur le marché immobilier, notamment. Est-ce qu’on avait les savoir-faire? Le personnel qualifié? Les matériaux adaptés, les techniques? Ca ne nous a pas effleuré l’esprit une seule seconde.

        Pourtant, la rénovation thermique des bâtiments, c’est un sujet très technique et concret avec une dimension gestion de projet pas du tout triviale.

        Et dernière bêtise en date, après toutes les bêtises qui ont déjà été faites: l’Etat vient de couper les crédits affectés à la rénovation thermique, envoyant par là-même un très mauvais signal, dans un genre dont il s’est fait une spécialité: l’injonction contradictoire.

        Eh ben ça, c’est tout nous. Quand on fonctionne de cette façon, on ne peut pas avoir une industrie compétitive, c’est pas possible. On peut avoir des administrations pléthoriques, coûteuses et inefficaces, ça oui, ça colle très bien avec ce type d’état d’esprit, mais une industrie qui parvient à survivre dans un monde ultra-compétitif, non.

        • peterr dit :

          >> l’industrie c’est ringard
          oui, et qui a mis cette idée dans la tête des gens en 1981, puis tous ses successeurs ??
          Désolé mais j’ai passé toute ma vie dans l’industrie et vu années après années vos potes politiques saccager notre industrie. Qui a vendu les turbines Arabelle contre l’avis de AM (entre autres nombreux faits de guerre) ??
          400.000 normes ça doit être pour faciliter le boulot de ceux qui doivent les appliquer. Plus de 10.000 articles dans notre code du travail alors que la Suisse en compte moins de 300 (moins de 200 pages en comptant les articles annexes 3.492 en France) ça doit être pour aider les RH.
          5 ou 6 RH pour gérer un centre de plus de 2.000 personnes en 1980 … plus de 60 pour en gérer un de 1.000 personnes en 2020.
          Plus de 90% de mon temps à faire un boulot (mon boulot) en 1980, moins de 20% en 2020. Les 80% restants à gérer de la paperasse pondue par une foule d’administratifs qui ne sert strictement à rien.
          Vous vivez dans un monde // qui, malheureusement, a la fâcheuse tendance à se déverser dans le mien
          https://fr.statista.com/statistiques/479363/solde-echanges-exterieurs-france/
          Faite la corrélation avec qui était aux manettes et arrêtez de penser que votre boulot est essentiel à mon bonheur. Franchement je me passerais volontiers de vos services et j’imagine ne pas être le seul dans ce cas

  10. cestballodetrepauvre dit :

    Ce qu’il dit est vrai…. Mais cela n’a de sens que quand il reste encore une économie, détourner les finances restantes pour orienter l’appareil productif vers de l’armement, c’est toujours le chemin choisi par des dictatures. On les repére facilement.
    Appauvrissement de la population.
    Repression sans contrôle des populations.
    Enrichissement effrené des oligarques et des dirigeants.
    Absence d’innovation.
    Effondrement du tissu industriel.
    Effondrement de l’éducation et de la santé.
    Effondrement de la natalité.
    On est sur la bonne voie.
    Le Japon et l’allemagne se sont relevés rapidement parceque justement ils ne dépensaient pas un rond dans leur défense.

    • ji_louis dit :

      L’Allemagne a rejoint l’OTAN en 1955, et avait donc une armée constituée dont la tâche principale était de combattre les forces du pacte de Varsovie sur son sol, les investissements militaires furent donc conséquents mais principalement domestiques.

      Pour le Japon, ce fût même dès 1950 à cause de la guerre de Corée et du soutien industriel et logistique dont les américains avaient besoin.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_qui_ne_poss%C3%A8dent_pas_d%27arm%C3%A9e
      Les pays n’ayant pas d’armée sont:
      – des îles n’ayant pas été l’enjeu de revendications territoriales depuis 1945
      – des micro-états européens historiquement reconnus
      – le Costa Rica et Panama
      Aucun d’entre eux n’a eu de menaces à ses frontières dans l’histoire récente, ce qui explique une partie de cette décision. Les seuls qui sont vraiment développés sont les micro-états européens qui vivent des services bancaires et des taxes moins élevées que les pays voisins dans la zone économique la plus prospère de la planète.

    • fred74 dit :

      pathétique ta réflexion

    • albert dit :

      Vision totalement fausse et orientée.
      La politique de la France n’a jamais été aussi orientée sociale, on a vu le désastre économique qui en a résulté. La sécu, les aides sociales, etc sont un gouffre qui vide nos finances.
      Contrairement à toi, j’ai souvenir qu’à l’époque de l’économie de guerre, de la défense, avant les années 90, on se portait bien mieux. Nos industries de la défense marchaient bien, elles embauchaient, elles faisaient marcher les sous traitants, les artisans locaux, les familles vivaient mieux, qui faisaient vivre les commerces, etc.

    • Mèbiençurh dit :

      Ben voyons, et les dirigeants des partis populistes sont de grands démocrates, aussi ?

    • Carin dit :

      @c’estballo…..
      Là, vous parlez pour les pays où une poignée de pourritures s’arrogent tous les bénéfices… (les dictatures).
      Mais nous sommes en France, pas en Russie!

      • cestballodetrepauvre dit :

        Reveillez vous , nous avons l’homme et la femme les plus riches du monde…Vous votez pour ce que ces individus vous imposent, et ces élus s’engraissent en contrepartie et dorment à Versaille parceque c’est cool et qu’eux peuvent le faire.. Quand à Albert@, « l’orientation social » n’est que le moyen d’empecher un soulevement, et une bonne dose de culpabilité pour les autres. Avec 23% de pauvres avant intervention de l’état, la situation est explosive. 130 milliard de RSA, voila la paix sociale mesurable. Pour combien de temps? quand les emprunts seront inabordables pour nous, il faudra bien aller chercher l’argent ailleurs. Et si on en est là, c’est bien que les usines et les profits de nos chers oligarques sont partis ailleurs, ajoutez le dumping fiscal intra européen des iles anglo normandes, du luxambourg et de l’irlande et vous comprendrez que les 211 milliards par an d’exoneration (argent de l’état donc..) dont’ils ont été les principaux recipiendaires constituent un pillage en regle.

        • Cantatrice dit :

          S’il vous plaît. Quant à. Avec un t. Pas un d.
          Quand à = Lorsque à. Quant à = En ce qui concerne.
          Quand à Albert@, …

  11. lxm dit :

    On appelle cela mercantilisme. En France ce serait même nommé le colbertisme. On n’achète pas étranger, pour que l’argent dépensé reste dans le circuit économique national et puisse être retaxé encore et encore. Et comme les entreprises ont une base nationale pour amortir les investissements de coûts de production de masse, cela leur permet d’exporter vers les pays dont les dirigeants sont suffisamment nuls( pour pas dire corr..) en économie pour endetter les leurs en achetant étranger.
    Absolument tous les pays qui s’enrichissent au cours de l’histoire du monde font comme cela, une économie démarre ou redémarre TOUJOURS par des barrières protectionnistes, c’est le même principe que pour élever des enfants ou construire n’importe quoi, on protège l’investissement le temps du développement. Les pays qui oublient cela s’endettent puis font faillite avec en moyenne une chute de 40% du PIB, les jeunes qui se barrent du pays, et les femmes qui doivent se prostituer.

    • ji_louis dit :

      Les meilleurs exemples récents sont la Chine, la Turquie, la Corée du Sud, etc.

      • tschok dit :

        Les exemples de quoi, au juste?

        De quoi parlez-vous, tous les deux?

        Le sujet de l’article, c’est le multiplicateur keynésien.

        Lxm en dit: « On appelle cela mercantilisme ». Puis son propos bascule vers le protectionnisme: « On n’achète pas étranger, pour que l’argent dépensé reste dans le circuit économique national et puisse être retaxé encore et encore ». Il conclut son propos sur une sentence de portée historique et universelle: « Absolument tous les pays qui s’enrichissent au cours de l’histoire du monde font comme cela, une économie démarre ou redémarre TOUJOURS par des barrières protectionnistes ».

        Et vous-même en rajoutez une couche en disant: « Les meilleurs exemples récents sont la Chine, la Turquie, la Corée du Sud, etc ». Oui, mais les meilleurs exemples de quoi? Du multiplicateur keynésien, du mercantilisme, ou du protectionnisme?

        Sinon, je vais vous en raconter une bien bonne. Deux, en fait.

        L’autre jour, j’écoute un économiste qui fait le constat suivant: les échanges économiques entre la Chine, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan et Singapour sont supérieurs aux échanges intra-UE, alors que ces pays n’ont pas mis en place un libre marché ou des accords de libre échange. Ils sont tous fortement exportateurs et on pourrait ajouter que, chacun à leur façon, ils sont protectionnistes. Et ils ne peuvent pas se saquer entre eux.

        Et pourtant, ils échangent plus entre eux que les 27 pays de l’UE qui, depuis 1957, s’échinent à mettre en place un marché unique fondé sur le libre-échange, l’harmonisation normative et l’amitié entre les peuples…

        Ca c’est pour l’actualité.

        Côté histoire, vous pourrez utilement méditer sur le Royaume-Uni du XIXe siècle: première puissance industrielle, financière et commerciale mondiale, à l’époque, et pourtant une balance commerciale chroniquement déficitaire…

        Vous faites comme vous voulez avec vos grandes vérités universelles, mais regardez quand même un peu le temps présent et l’histoire. Et mettez-vous d’accord sur ce dont vous discutez, aussi. Parce que là, vous avez trois sujets de discussion (le multiplicateur keynésien, le mercantilisme et le protectionnisme) et on ne sait pas trop de quoi vous parlez au juste.

  12. Fralipolipi dit :

    Ajoutons que ce sont alors les systèmes d’armes les plus exportés qui rapportent le plus à l’économie française, Rafale en tête, bien sûr, mais il semble que tous les grands groupes de la BITD française arrivent plus ou moins à se positionner … avec un Nexter-Knds un peu à la traine, la faute à une énorme concurrence internationale.
    .
    Cela dit, en considérant l’actualité des feux géants dans l’Aude, on pense aussi au rôle possible du ministère de l’intérieur, notamment sur le projet d’hydravion français bombardier d’eau, la Frégate F-100 … Le projet est déjà bien lancé …
    https://www.interieur.gouv.fr/actualites/communiques-de-presse/projet-fregate-f-100-dhynaero-laureat-du-volet-regionalise-de-france-2030
    … mais 2030 paraît déjà presque trop loin.
    Il faudrait sans doute là investir plus encore, plus vite et plus massivement. Et « Peut être » tenter d’adjoindre un partenaire industriel solide (Airbus, Dassault, Daher ?, ATR ?) ?
    … et (presque malheureusement … pour nos forêts) on peut penser que les débouchés export risquent ensuite d’être assez nombreux.

    • Jack dit :

      « Il faudrait sans doute… tenter d’adjoindre un partenaire industriel solide (Airbus, Dassault, Daher ?, ATR ?) ?
      => C’est fait : https://www.aerospace-valley.com/actualites-membres/hynaero-sassocie-airbus-pour-le-developpement-du-programme-fregate-f100-un-avion

    • HMX dit :

      @Fralipolipi
      Merci pour cette info qui m’avait échappé. Excellente nouvelle pour Hynaero. Je pense également que cette jeune société aurait désormais tout intérêt à s’appuyer très rapidement sur l’expérience et les capacités de production industrielle d’acteurs bien établis, pour sécuriser et crédibiliser davantage son projet, et pour en assurer la commercialisation à venir. Airbus fait figure de candidat naturel, mais d’autres partenaires sont possibles.

      Car la concurrence est féroce : le programme du successeur désigné du CL-415 canadair, dénommé DHC 515, a officiellement été lancé, annonce faite au salon du Bourget en juin 2025, grâce à la signature de lettres d’intention pour 22 appareils, de la part de pays de l’UE… dont la France. Il semble cependant qu’à ce jour, seules la Grèce (7 appareils), l’Espagne (7 également) et la Croatie (2 appareils) aient transformé cette intention d’achat en commande ferme. Les livraisons doivent s’échelonner entre 2026 et 2029.

      pour Hynaero et pour la France, le choix est donc cornélien : attendre la fin du développement et la mise en service du Frégate F100, prévu au mieux en 2031, et faire durer d’ici là les CL-415 existants alors même que les incendies sont de plus en plus fréquents et de plus en plus graves ? Cela suppose de prendre un risque : dans l’éventualité où le programme frégate F100 n’aboutirait pas, ou serait retardé, pour des raisons techniques ou économiques, la France se retrouverait à devoir commander en urgence des DHC 515, avec des délais de livraisons devenus incompatibles avec le MCO de la flotte des Canadair existants, qui se retrouveront progressivement cloués au sol, dévoilant un trou capacitaire qu’il sera difficile d’assumer pour nos futurs gouvernants…

      On se dirige donc probablement vers une flotte mixte, avec une première commande de 7 ou 8 DHC 515, suivie d’une commande équivalente pour des Frégate F100 si cet appareil était bien commercialisé.

    • Alain d dit :

      @Fralipolipi
      « tous les grands groupes de la BITD » oui, plus ou moins, hors KNDS-France (sauf CAESAr), qui n’est pas au niveau de la concurrence, déjà par l’absence de chenillés, donc de chars lourds, comme ceux proposés par la Corée du sud, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Turquie, Israël, la Russie et la Chine. Gros segment, avec de grosses part marchés, sur lequel la France a vraiment foiré.
      Hors les intégrations de systèmes dans les assemblages de nos « grands groupes » nous exportons aussi beaucoup de petits systèmes à forte valeur ajoutée (emplois très qualifiés, hauts salaires et marges importantes) : métrologies, capteurs et systèmes de surveillances, de contrôles, de positionnements et d’assignations, dont lasers. Exail, Sodern, Thales Angénieux, Silmach, Exosens (Photonis), Soitec, Exagan, etc . Et donc aussi CEA et CNRS, entre autres, qui essaiment, sans oublier la simulation.
      Nombre de technologies duales !
      https://www.mediachimie.org/sites/default/files/techno-inf_p93.pdf
      Nos clowns écologistes babacools irréalistes, crachent sur les R&D françaises comme si nous vivions dans un monde sans frontières, sans ennemis, sans menaces, sans ingérences extérieures, sans chantages et guerres économiques, sans espionnages et guerres technologiques.
      https://www.soitec.com/fr/home/produits/plateformes-de-produits/substrats-rf-gan
      Hors les crachats et la bave, ces écolos ne produisent aucune richesse, et ne vont pas se battre pour défendre la France si besoin, ni créer de la richesse pour limiter notre déficit commercial. Des profiteurs nuisibles !

  13. Fralipolipi dit :

    Ok sur tout.
    Maintenant faut voir aussi à ne pas trop laisser tomber les programmes sur lesquels on a déjà investi sur l’essentiel de la R&D, comme le missile ANL.
    Côté UK, il semble que MBDA tente plus de choses … dommage pour la partie française …
    https://www.janes.com/osint-insights/defence-news/sea/mbda-set-to-move-forward-with-surface-launched-sea-venom

  14. UFO26 dit :

    Faut vite multiplier le budget militaire par 10 ca va etre Byzance !

  15. NVG dit :

    Ils ont trouvé la formule pour multiplier les pains, c’est merveilleux.
    Nous attendons donc nos 1000 rafales, 10 PA, et 5000 Leclercs rénovés.
    Ah? On me dit dans l’oreillette que ça n’est pas aussi simple?

    Si on lit un peu entre les lignes, la justification c’est grosso modo qu’on vit dans pays communiste où de toutes façons tout est circulaire.

    • HMX dit :

      Ne sombrez pas dans la caricature et la blague facile. Oui, le principe du retour budgétaire positif des dépenses d’investissement dans la défense est clairement démontré. Et oui, bien sûr que ce système a ses limites, avec une notion de point d’équilibre qui doit être déterminé. Un peu de lecture pour faire avancer le débat :

      https://meta-defense.fr/2024/02/19/cout-hausse-effort-de-defense-france/#combien-coute-a-l-etat-le-budget-des-armees-2023-a-45-md%E2%82%AC

      https://meta-defense.fr/2025/03/19/effort-de-defense-depenses-vs-recettes/

      • NRJ dit :

        @HMX
        Ce que Fabrice Wolf semble « oublier », c’est que cet euro vient d’entreprises et de particulier qui l’aurait également investi dans l’économie.
        Donc dire « ah si on investit un euro on en recupere 1,5 », il faut plutôt comparer le gain si on avait décidé de baisser les taxes et laisser cet euro dans les entreprises et particuliers pour qu’ils l’investissement dans l’économie. Et sûrement que le gain serait de 2 ou 3€, car la redistribution est un frein à l’économie quoi qu’en disent les communistes. C’était déjà le cas dans l’URSS, et c’est toujours le cas aujourd’hui comme on le voit en France.
        Mais bon, Wolf n’est sûrement pas intéressé par une telle comparaison sur le gain d’un euro dépensé

        • Aramis dit :

          l effet sur l economie au cas ou le budget de la defense serait converti en baisse de taxe est sans importance. C ar l objectif est de pouvoir tuer les gens comme vous. Pour ca il faut une armee.

          • NRJ dit :

            @Aramis
            Ne me manquez pas, car je sais tirer. Et vos problèmes mentaux n’entrent pas en compte quand on a une cible dans le viseur.

        • Vinz dit :

          Ce que vous oubliez, c’est que si vous donnez un euro à un particulier, il va le dépenser en important (à crédit) une bagnole ou une télé made in china. Avec zéro droit de douane.

          • NRJ dit :

            @Vinz
            C’est vrai, comme les ingénieurs et techniciens du secteur de la Défense.
            Une autre possibilité est que le particulier en question fasse rénover sa maison ou aille dans un restaurant. L’électronique et la mobilité n’est qu’une partie du budget d’un menage.

          • NRJ dit :

            Si c’est une entreprise (voire un particulier) la somme sera distribuée à des français et investi pour tout au moins une partie en France.

    • Goose dit :

      Tout comme le pauvre NRJ, vous ne comprenez pas.
      Il faut investir dans la défense, proposer des nouveaux produits mais pas forcément pour nos forces. Il faut viser l’export, avec des matériels innovants, compétitifs et produits rapidement.

      • NRJ dit :

        @Goose
        Le débile, tu as dit
        «Sinon, sur les Mistral vendus à la Russie, tu disais qu’il ne fallait pas, qu’ils allaient les copier».
        Tu peux expliquer où tu as vu que j’avais écrit ça ? Source et citation ?
        Tu as affirmé en prime « Dans le cas contraire, je présenterai mes sources. Et alors………. « . alors, puisque tu le proposes, je veux bien tes sources.
        Il y avait aussi cette citation :
        « Surtout que nous a affirmé dernièrement que ces mêmes Russes, allaient percer le secret des Rafale Serbes. » Source ? Citation ?
        C’est fou le nombre d’affirmation que l’on peut faire. Mais si on n ‘est pas capable de les justifier, ce n’est pas juste des affirmations c’est des bêtises. Serais tu d’accord de donner ce qualificatif ?

      • NVG dit :

        Du coup quelle différence avec l’industrie qui n’est pas de défense?

  16. NRJ dit :

    Encore une donnée absurde. Si Lecornu doit convaincre les députés avec ça, il se fera démolir. Je serais aussi assez curieux du gain pour l’économie française d’un euro qui est non pas investi dans la Défense, mais plutôt qui n’est pas piqué aux entreprises. A combien se chiffre le gain pour l’économie française pour chaque euros que l’on ne pique pas des entreprises voire même des particuliers ?
    Mais sinon, il peut expliquer comment la Russie investit autant dans sa Défense et que son économie est en train de tomber à tel point que Poutine doit expliquer qu’il réduira le budget de la Défense l’année prochaine.

    Lecornu devrait simplement rappeler ce qui se passe en Ukraine. Ca se passe de commentaires peu importe le partie politique.

    • fred74 dit :

      la Russie est en économie de guerre ce qui n’est pas le but pour la France.
      Voilà la différence….
      faut pas hésiter à réfléchir

      • NRJ dit :

        @Fred74
        Si un euro injecté dans la Défense rapporte 1,5€, on a justement tout intérêt à se mettre en économie de guerre. Et pourtant, la Russie qui fait cette expérience s’aperçoit que ça ne marche pas si bien. Qu’en pensez vous ?
        Faut pas hésiter à réfléchir.

        • tschok dit :

          Oui mais l’enjeu pour nous, c’est pas de nous mettre en économie de guerre, c’est d’utiliser la petite locomotive industrielle que représente la BITD pour tirer un petit peu plus le reste de l’économie française.

          Le fantasme étant de basculer dans le modèle américain, pas russe.

          Dans le modèle américain, le complexe militari-industriel est au coeur de l’innovation et du dynamisme de l’économie américaine et c’est aussi un moyen de subventionner en douce la recherche et l’investissement dans des domaines de pointe.

          Vu d’Europe on ne comprend pas les programmes américains: on constate, effarés, que des centaines de milliards de dollars sont dépensés en pure perte dans ces programmes qui, très souvent, n’aboutissent à rien et sont finalement annulés. Et on en conclut que la BITD américaine est un gouffre à pognon mal géré.

          Sauf que ces programmes n’ont pas toujours été conçus dans le but de mettre en service une arme ou un équipement, à leur terme. Ils ont surtout été conçus pour injecter du pognon dans l’économie américaine, sous couvert de dépenses militaires échappant aux restrictions imposées par les règles du commerce international et par les règles internes de gouvernance néo-libérale, qui en principe proscrivent ce genre de choses.

          En gros, c’est fait pour entuber le système.

          C’est ça qui nous intéresse, pas le modèle russe. On s’en fout du modèle russe, ce sont des ploucs.

          • NRJ dit :

            @Tschok
            J’ai bien compris l’objectif mais cet objectif n’est pas sérieux.
            « le complexe militari-industriel est au coeur de l’innovation et du dynamisme de l’économie américaine » Ça explique alors pourquoi les industries américaines sont si peu innovantes….

            Si on veut aider les entreprises, il y a une première solution qui est de réduire les impôts. Et il y a une deuxième qui est de subventionner. Mais pour ça, il ne sert à rien d’investir dans la Défense. On n’a strictement aucun besoin de créer des avions ou des sous-marins sur mesure car il suffit d’acheter leurs systèmes civils à l’instar des lancements institutionnels surfacturés qu’ils ont acheté à SpaceX (qui a reçu 27 milliards d’argent public pour ce type de contrat rappelons le. Sans ça, ils ne seraient qu’un petit poucet).
            Acheter des canons à KNDS ne sert à rien, pas plus que filer de l’argent en salaire à des soldats pour surveiller leur caserne.

            Le premier but des américains n’est évidemment pas l’injection d’argent dans l’économie (même si ça sert aussi à ça) mais l’objectif militaire d’avoir la première armée du monde.

      • Czar dit :

        et quand est-ce que tu donnes l’exemple, fraidasse ? tu es du genre qui applaudissait macron quand il parlait – grotesquement et comme d’hab sans souci de faire coller le réel à la jactance – « d’économie de guerre » il y a quelques mois, et maintenant tu soutiens exactement le contraire avec une conviction apparemment égale.

        le niveau intellectuel du franchouille moyen – voire ses capacités cognitives basiques comme l’accès à un raisonnement logique lambda – ne cesse d’interroger dans une économie de la connaissance qu’est censée être la France du XXIème s.

        Nivellement scolaire ? rôle des médias ? matériel humain ? polluants éternels ? Je ne sais, mais j’en déduis qu’on sera pas les premiers à passer à la collecte robotisée des ordures ménagères, histoire d’en occuper encore certains.

    • Rectificator dit :

      L’ économie Russe va bien. Maintenant qu’il n’est plus possible de cacher les succès militaires Russes, la propagande cherche autre chose (l’économie) pour se justifier.

      Et apprenez qu’en 1944 les USA, l’Angleterre, l’URSS avaient réduit leur budget militaire, vu que le résultat de la guerre ne faisait plus aucun doute…

      • Goose dit :

        MDR ! Les succès militaires Russes…
        Prise de Bakhmout : mai 2023
        Prise (à priori…) de Chassiv Yar : août 2025
        Distance Bakhmout/Chassiv Yar : 15 km
        Plus de deux ans pour faire 15 km ! Et encore, sur un simple saillant !!!
        Ah oui! Impressionnants les succès de l’armée russe , dont je rappelle qu’elle se présente comme la deuxième armée mondiale !
        Pathétique.

      • NRJ dit :

        @rectificatoe
        « Maintenant qu’il n’est plus possible de cacher les succès militaires Russe ». Lesquels ? Vous parlez des quelques villages détruits qu’ils ont réussi à prendre ?

        « la propagande cherche autre chose (l’économie) pour se justifier. » Pas besoin de propagande, c’est le ministre de l’économie russe Rechetnikov qui a lui-même dit que l’économie russe était « sur le point de sombrer dans une récession ».
        A moins qu’il fasse partie de la propagande occidentale. Ça voudrait dire, selon vous, que Poutine a pour ministre un relai de notre propagande ?

        « Et apprenez qu’en 1944 les USA, l’Angleterre, l’URSS avaient réduit leur budget militaire, vu que le résultat de la guerre ne faisait plus aucun doute…*. Fin 1944, les alliés avaient réduit le 3ème Reich de 3/4 par rapport à son extension maximale. Les russes en sont où sur la prise de l’Ukraine ? Ou même du Donbass ? Avec quel rythme progression par rapport aux alliés en 1944 ?

      • tschok dit :

        « en 1944 les USA, l’Angleterre, l’URSS avaient réduit leur budget militaire, vu que le résultat de la guerre ne faisait plus aucun doute »

        Je serais curieux d’avoir vos sources, parce qu’en fait ça n’a rien de logique.

        D’abord, vous avez le poids considérable du projet Manhattan pour les Américains, et ce projet s’est intensifié au fur et à mesure de son déploiement, en étant je le crains de plus en plus coûteux, parce qu’après avoir conçu la bombe, il fallait encore la construire en série. Et les Américains en avait bien l’intention, d’ailleurs il l’ont fait.

        Ensuite, et pour toutes les puissances que vous citez, vous avez un autre problème: l’économie de guerre. Dans une économie de guerre, la part de votre PIB affectée à l’effort de guerre est telle qu’il devient difficile de faire le distinguo entre la dépense publique et la dépense privée. C’est toute une société qui s’organise autour de la guerre. On parle de 60% à 80% du PIB.

        Comprenez bien le truc: vous êtes un enfant américain des années 40 de l’Amérique en guerre, votre mère vous a filé un dollar pour votre anniversaire et vous allez le dépenser en friandises, jouets, revues, ciné, etc. 60% à 80% de sa valeur provient de l’économie de guerre, et dès que vous le dépenserez, il y retournera même si vos achats n’ont rien à voir avec de l’armement. A ce niveau de dépenses militaires, toute dépense fait tourner la machine de guerre, même celle d’un enfant dans un magasin de bonbons.

        En d’autres termes, les sommes d’argent qui sont dépensées dans le cadre de l’effort de guerre excèdent en réalité celles qui sont inscrites noir sur blanc dans les budgets militaires adoptés par les Etats.

        Résultat des courses: bien malin celui qui peut dire quel est le véritable niveau des dépenses de guerre. Donc, difficile de dire de quelle façon elles évoluent en réalité. D’ailleurs, si j’en crois mes souvenirs de lecture sur le sujet, on parle davantage d’estimations que de chiffres bruts tirés d’un budget étatique.

        Tout ce qu’on peut dire, c’est qu’à la fin de la guerre, on n’est plus en économie de guerre, qui est un fonctionnement complètement anormal de l’économie, ne serait-ce qu’en raison du contrôle que les Etat instaurent sur les prix, sur la monnaie ou sur le travail.

    • Courmaceul dit :

      La Russie est un système économique où l’économie de marché est peu diversifié, sclérosé et sous sanction.

      On est à des années-lumière de la situation en France.

      • NRJ dit :

        @Courmaceul
        « On est à des années-lumière de la situation en France. ». La France, ce n’est pas ce pays avec 8% de chômage, et une industrie en recul à presque 12% des emplois ? Ce même pays dont la dette atteint 114% du PIB et elle déficit 5% du PIB ? On parle bien du même pays ?
        La situation économique russe est en fait plutot saine quand on compare….

        • Courmaceul dit :

          « La situation économique russe est en fait plutot saine quand on compare »

          Je vous conseille de le dire rapidement à Elvira Nabioullina la directrice de la Banque Centrale russe.

          11% d’inflation, ça signifie quoi chez vous ?
          40% du budget consacré à l’armement, ça veut dire quoi chez vous ?
          18% taux directeur de la BCR, ça veut dire quoi chez vous ?
          Interdiction d’accès au marché des capitaux, ça veut dire quoi chez vous ?
          Quasi plein emploi en Russie, ça veut dire quoi chez vous ?
          60% des Russes ont juste de quoi se nourrir et se vêtir, ça veut dire quoi chez vous ?

          Vu votre « appétence » en macro-économie, je vous encourage à lire les rapports mensuels de la BCR. 🙂

          • NRJ dit :

            @Courmaceul
            Chez moi tout cela veut dire une chose, c’est que la France serait possiblement dans le même état que la Russie si elle ne vivait pas tant à crédit. Malheureusement on ne peut pas s’endetter éternellement, donc on va voir des effets intéressants bientôt. Et nous, contrairement à eux, on n’aura pas eu besoin d’une guerre pour être dans cet état.

    • Stoltenberg dit :

      C’est assez triste pour vous parce que vous en avez fait votre principale ligne d’attaque contre moi. Et maintenant qu’on a des officiels du gouvernement qui le disent… Et ce n’est pas comme s’il s’agissait uniquement du Mindef car la défense est le seul secteur épargné par le plan de coupes budgétaires et cela fait l’unanimité – en France comme ailleurs. Donc, soit c’est moi le con, et par conséquent tous ceux qui plaident pour une augmentation du budget de la défense, soit vous. Et concernant le coût alternatif à travers une baisse de fiscalité sur les entreprises, il se trouve que je ne connais aucune entreprise du top 100 en capitalisation, qui serait basée aux Îles Marshall, Sainte-Lucie ou même en Irlande. J’en connais plein qui sont basées aux USA qui ne sont pas un paradis fiscal, mais sont une puissance mondiale et maintiennent un niveau de dépenses pour la défense élevé. Et vu que D. Trump est en train d’arranger les relations commerciales de manière à attirer encore plus d’entreprises, entre autres en faisant pression sur l’Europe, la CdS et le Japon qui en dépendent pour leur sécurité, cela n’est pas près de s’arrêter…

      • NRJ dit :

        @Stoltenberg
        « C’est assez triste pour vous parce que vous en avez fait votre principale ligne d’attaque contre moi ». Je n’ai pas que celle-ci si ça peut vous rassurer. Il y a la question de la supériorité du T-34 pendant la seconde guerre mondiale (et non pas les chars allemands, comme vous me l’avez attribué).
        Mais c’est un point dur de désaccord entre nous, je le reconnais.

        « Et maintenant qu’on a des officiels du gouvernement qui le disent… » oh ben si on a des officiels du gouvernement qui le disent. Du coup si Mélenchon est élu demain et qu’un haut fonctionnaire clame que l’immigration a un effet positif sur l’insécurité, vous allez me dire que c’est vrai ?
        Si vous me dites non, ça démontrera ce que j’avais dit, c’est-à-dire que vous n’utilisez pas votre cerveau. Vous avez accès à beaucoup d’informations mais vous ne prenez malheureusement pas le temps de vous forger une opinion, ce qui vous réduit à reprendre les idées de personnes qui ne sont ni objectives ni impartiales et dont le propos peut être une grosse bêtise (même quand il est basé sur des éléments factuels).

        « Et ce n’est pas comme s’il s’agissait uniquement du Mindef car la défense est le seul secteur épargné par le plan de coupes budgétaires et cela fait l’unanimité ». En pleine guerre en Ukraine, vous trouvez cela étonnant ? Une question comme ça.

        « Donc, soit c’est moi le con, et par conséquent tous ceux qui plaident pour une augmentation du budget de la défense, soit vous ». Dites moi, vous pensez sincèrement que les pays européens augmentent leurs dépenses militaires dans un objectif strictement économique, pour gagner de l’argent à travers ce « 1,5€ euros dans l’économie pour 1€ dépensé » ? Est-ce vraiment cela que vous croyez alors que la guerre en Ukraine bat son plein ?
        A la question « faut-il être con pour se figurer que le but des pays européens par ces augmentations de budget est économique et non strictement militaire ? », je vous laisse me dire votre avis. Je suis très curieux de le lire.

        Sur le reste, je ne vois pas trop le rapport, à moins que vous nous compariez la France, petite puissance avec 70 millions d’habitants, avec les USA première puissance économique, financière (le dollar) et militaire mondiale.

        • Stoltenberg dit :

          « Il y a la question de la supériorité du T-34 pendant la seconde guerre mondiale »
          Bien curieux comment vous allez prouver la « supériorité » du char le plus détruit de toute la guerre. Qu’on rigole un peu… 😉
          .
          « Du coup si Mélenchon est élu demain »
          Mélenchon ne sera pas élu demain. Je ne connais pas ses prises de position mais je suppose qu’il tient le même type de discours que vous concernant les dépenses pour la défense.
          .
          « En pleine guerre en Ukraine, vous trouvez cela étonnant ? »
          Donc vous voilà contraint d’admettre que le contexte géopolitique justifie l’augmentation des dépenses pour la défense…
          .
          Si les états européens augmentent leurs budgets de défense, en supposant que les capacités augmentent proportionnellement, je ne sais pas à combien serait chiffré le bénéfice. Mais avec d’autres secteurs stratégiques comme l’énergie, le numérique/IA etc., ce serait la dépense la plus rentable qui puisse être.
          .
          « à moins que vous nous compariez la France, petite puissance avec 70 millions d’habitants, avec les USA première puissance économique, financière (le dollar) et militaire mondiale »
          Donc vous reconnaissez qu’en dépensant 3 à 5% de PIB pour la défense à travers plusieurs années, les USA ont non seulement gardé, mais aussi creusé le gap vis à vis de la France qui était en dessous de 2%. Pourtant, à suivre votre « logique », c’est l’inverse qui aurait dû se produire. Et ce sont les petites iles de type paradis fiscal qui devraient être au top. Votre « logique » s’arrête là où commence la réalité.

          • NRJ dit :

            @Stoltenberg
            « Bien curieux comment vous allez prouver la « supériorité » du char le plus détruit de toute la guerre ». Par le fait que c’était un char qui alliait au mieux la protection, la puissance de feu d’un canon de 85 mm sans perdre sa rusticité et sa facilité de maintenance.
            Mais si on suit votre suggestion, le meilleur char de la seconde guerre mondiale devait être le Maus. Il n’a jamais été détruit par tout…

            « Mélenchon ne sera pas élu demain. ». D’où le « si ». Vous savez lire ? Que répondez vous à la question :si Mélenchon est élu demain et qu’un haut fonctionnaire clame que l’immigration a un effet positif sur l’insécurité, vous allez me dire que c’est vrai ? Assumez votre position….

            « Je ne connais pas ses prises de position mais je suppose qu’il tient le même type de discours que vous concernant les dépenses pour la défense ». Et quel discours m’attribuez vous concernant les dépenses dans la Défense qu’on rigole un peu ? Je serais aussi curieux de savoir sur quels éléments vous vous basez pour m’attribuer ce discours.

            « Donc vous voilà contraint d’admettre que le contexte géopolitique justifie l’augmentation des dépenses pour la défense… » Où m’avez vous vu dire l’inverse, qu’on rigole un peu ? Je ne fais que démonter votre argument selon lequel investir dans la Défense est fait pour un intérêt économique et non pas strictement militaire.

            « je ne sais pas à combien serait chiffré le bénéfice ». Personne ne saurait chiffrer précisément cela, rassurez vous. Donc vous admettez que c’est jouer au poker que de miser sur ce gain avec le risque clair de nous mettre sur la paille comme ce fut le cas avec l’URSS à la fin des années 80 ?

            « Donc vous reconnaissez qu’en dépensant 3 à 5% de PIB pour la défense à travers plusieurs années, les USA ont non seulement gardé, mais aussi creusé le gap vis à vis de la France qui était en dessous de 2%. ». Non je ne le reconnais pas. Ce n’est pas en dépensant cette somme que les américains ont creusé le gap vis-à-vis de la France. Leur puissance financière et économique a une influence bien superieure. Avoir aussi une population plus de 5 fois supérieure et des ressources naturelles a également un rôle incomparablement supérieur à leurs dépenses de de Défense. Bref vous tombez dans le piège classique de comparer la France avec des pays qui ne sont en rien comparables. Ce ne serait pas le cas si vous décidiez d’utiliser votre tête pour réfléchir plutôt que de suivre des informations daubées.

    • Surprise-party dit :

      Le parti politique.
      La partie de cartes.

    • Goose dit :

      Ah oui! La Russie ! Quel exemple !
      On lui dit au NRJ que la Russie est en économie de guerre ?
      Qu’elle produit pour ses propres besoins immédiats et à perte ?
      Qu’elle ne vend presque plus rien à l’export ?
      Pauvre NRJ, perclus de ses convictions hors sol et encore une fois désavoué, cette fois par un ministre…
      Ministre qui ne fait que reprendre ce que certains analystes et spécialistes avancent depuis longtemps !
      Toujours aussi stupide dans ses analyses.

      • NRJ dit :

        @Goose
        Avant de répondre à ta daube habituelle, j’attends ta citation et ta source sur tes affirmations suivantes :
        «Sinon, sur les Mistral vendus à la Russie, tu disais qu’il ne fallait pas, qu’ils allaient les copier».
        Tu peux expliquer où tu as vu que j’avais écrit ça ?
        tu es complètement stupide, car en plus tu as affirmé en prime « Dans le cas contraire, je présenterai mes sources. Et alors………. « . alors, puisque tu le proposes, je veux bien tes sources qu’on rigole un peu….
        Il y avait aussi cette citation :
        « Surtout que nous a affirmé dernièrement que ces mêmes Russes, allaient percer le secret des Rafale Serbes. » Source ? Citation ?
        C’est fou le nombre d’affirmation que l’on peut faire. Mais si on n ‘est pas capable de les justifier, ce n’est pas juste des affirmations c’est des bêtises. Serais tu d’accord de donner ce qualificatif ?

    • Aramis dit :

      Encore le message de propagande des ennemis de la France qui comme par hasard font exactement le contraire.

  17. Mouarf dit :

    Avec des raisonnements pareils, étonnez-vous que le pays ne soit pas bien géré… (ceci étant dit sans nier l’importance d’avoir une armée suffisante)

    • zaza24 dit :

      si vous avez des commentaires et/ou arguments voire même peut être de nouveaux calculs à apporter comme contribution, nous sommes preneurs…

    • Raymond Pénicaud dit :

      Augmentons le budget de la défense et baissons celui de l’éducation nationale ce refuge de gauchos incompétants voir leurs résultats!!!!

    • tschok dit :

      @Mouarf,

      L’effet du multiplicateur keynésien existe, c’est pas une théorie, c’est un phénomène.

      Maintenant, l’erreur à ne pas commettre, c’est l’assimiler à un moyen d’autofinancement, comme si on amorçait un mouvement perpétuel qui déroge aux lois de la thermodynamique: je mets un euro dans la machine, et paf! j’en obtiens deux. Miracle! Je vais enfin pouvoir financer gratuitement mon deuxième PAN, youpi!

      Là, non, ça marche pas.

      Fabrice Wolf, sur Meta-defense, est un peu tombé dans ce travers en dépit de toutes les précautions qu’il a prises pour justement éviter la pensée magique, parce qu’il a couplé le multiplicateur keynésien au retour fiscal. Donc, il bouclait la boucle.

      Et quand vous faites ça, vous changez de gamme de système: à la base, l’économie est un système complexe (un système de systèmes dans lequel les interactions entre éléments du système ont plus d’importance que l’impulsion initiale). Mais quand vous bouclez la boucle, vous transformez votre modèle économique en un système simple (à entrée et sortie: je mets un euro à l’entrée, j’en obtiens deux, mettons, grâce à l’effet multiplicateur, et en sortie, grâce au retour fiscal, j’en retire X euro avec lequel j’autofinance mon effort de défense). Si l’économie marchait comme ça, ce serait le pied.

      Et ça, c’est une une façon de passer de la complexité à quelque chose qui devient simpliste et réducteur. Et finalement, ça induit en erreur, alors qu’au départ les termes de l’équation sont corrects:
      – L’effet multiplicateur est un phénomène mesurable: il existe, c’est pas de la foutaise
      – Le retour fiscal existe aussi et lui aussi se mesure

      Mais si vous les mettez ensemble, en boucle fermée, vous allez faire une sorte d’accélérateur de particules qui va générer des illusions comptables qui vous donnent l’impression que vous pouvez autofinancer la totalité d’une économie avec un seul euro (il suffit de le faire circuler des milliards de fois et le tour est joué).

  18. Tartempion dit :

    Faire croire aux citoyens français que plus les dépenses de défense progressent mieux se porte l’économie apparaît comme un élément de langage passe partout d’un ministre acculé…..J’en profite pour souligner le paradoxe qui consiste à laissé croire que la Russie serait au bord du gouffre financier après avoir transformé une partie de son outil industriel en industrie de guerre et avoir multiplié son budget militaire dans des proportions inédites….

    • Marine dit :

      Il y a quand même un peu de vrai là-dedans : les employés des entreprises qui construisent l’armement que les armées françaises commandent, ce sont des contribuables français auxquels on fournit un emploi et un salaire. De même, les militaires sont aussi des contribuables (malgré la propension indéracinable qu’ont certains à croire qu’ils ne paient pas d’impôts) qui vivent et font vivre leurs familles avec cet emploi.

    • ji_louis dit :

      La Russie dispose des ressources minières et d’hydrocarbures parmi les plus larges de la planète, d’une industrie lourde développée depuis longtemps alimentant une industrie militaire très étendue. Malheureusement pour elle, son industrie « civile » pâtit d’une obsolescence avancée et d’un manque de compétitivité internationale, obligeant le pays à importer presque tous les produits industriels civils (sauf agroalimentaires, merci Poutine).
      De ce fait, l’économie russe repose sur les exportations de biens primaires (hydrocarbures, produits agricoles, produits miniers) et d’armements, ce qui lui a permis d’alimenter un fond souverain de plus de 100 milliards $. Mais depuis 2022, ce fond est pillé pour équilibrer le budget national russe, et la présidente de la banque centrale a avertit qu’elle en arrive au bout.
      https://www.latribune.fr/economie/international/face-au-risque-de-recession-la-banque-centrale-russe-abaisse-fortement-son-taux-directeur-1030345.html
      https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2025/07/30/les-nouvelles-economiques-de-l-eurasie-du-30-juillet-2025
      https://legrandcontinent.eu/fr/2025/02/20/economie-russe-pendant-que-trump-souvre-a-poutine-le-fonds-souverain-de-la-russie-est-en-train-de-se-vider/
      https://www.bakunetwork.org/fr/news/analytics/14048
      https://www.bfmtv.com/economie/elle-ne-produit-pas-de-vraies-richesses-apres-deux-ans-a-4-de-croissance-l-economie-russe-toute-entiere-tournee-vers-la-guerre-commence-a-decliner_AV-202506100471.html

      • Tartempion dit :

        Hi HI HI , vous ne faites que communiquer des éléments de langage rédigés en avance de phase comme le font les ministres …..Vous oubliez juste que la Russie c’est pas que du pétrole et du gaz et qu’il y a peu de temps, les américains étaient contraints d’avoir recours aux lanceurs Russes pour relever les gens dans la station spatiale internationale et que nous les français, avions installé les russes en Guyane dans le cadre d’une coopération très ambitieuse pour profiter de leurs larges connaissances.En développant les échanges commerciaux avec la Chine , l’Inde , l’Iran , le Brésil etc…inutile de vous dire que cela reste amplement suffisant pour la Russie comme marché pour contourner les sanctions.
        La France s’est juste infligée des sanctions à elle même en acceptant de suivre les américains.

        • tschok dit :

          La France a suivi les Américains, et les autres Etats européens, parce que seule, elle n’aurait pas moufté, n’écoutant que son courage, qui ne lui disait pas grand-chose.

          Maintenant, quand on va chercher son courage chez les autres, on se place sous leur leadership, c’est clair.

          Mais bon, on n’a pas la puissance de nos désirs de grandeur. Donc on est bien obligé de nous démerder dans des conditions pas possibles et c’est ça qui, finalement, fait notre grandeur.

        • ji_louis dit :

          Ma belle famille est russe, et mon beau-père a conçu une partie des installations de Soyouz en Guyane. Je connais BEAUCOUP mieux la situation en Russie que la plupart d’entre vous, essayer de disqualifier mes arguments par un « élément de langage » ne fait que montrer que votre réflexion est obtue.

    • fred74 dit :

      encore un qui n’a pas compris la différence entre une économie de guerre et une économie qui fait travailler son industrie de la défense.
      Faut réfléchir un peu

    • Courmaceul dit :

      Il semble que des éléments macroéconomiques vous échappent concernant la Russie. Pour vous lire de temps en temps; beaucoup de choses semblent vous échapper à part votre constante fidélité à Moscou.

    • Pygargue56 dit :

      La Russie est au bord du gouffre financier car elle a énormément dévellopé son industrie de l’armement mais très brutalement car le principal objectif était d’alimenter la guerre en Ukraine. Ce n’est donc pas un investissement pérenne.

      Pour cela, un certain nombre d’usines ont été réquisitionnées pour servir de sous-traitants pour les usines d’armement ou pour devenir elle-même des usines d’armement. Et pour les autres, leur production a fortement réduit du fait d’un nombre exponentiel d’emploi vacant. Cette augmentation des emplois vacants est également une conséquent de la mobilisation de centaines de milliers d’hommes pour compenser les pertes mais également de l’émigration de plusieurs centaines de milliers d’hommes supplémentaires pour fuir la mobilisation.

      Mais c’est surtout l’effondrement probable de la balance commerciale qui fait très mal à l’économie russe. La baisse des dépenses liée à un arrêt des importations de produits occidentaux n’aurait pas suffit à compenser les pertes de recettes dans l’industrie pétrolière et gazières. Sans compter l’arrêt de l’entrée de capitaux par exportation d’armement.

      Or si le ratio est si bon en France, c’est aussi que notre industrie de l’armement peut fortement s’appuyer sur l’exportation pour compléter les achats de l’état. Et même si l’état français augmentait son investissement, il est fort peu les recettes liées aux exportations baissent. Ce que ne fait plus la Russie. Son ratio ne pourra donc pas être le même.

    • Infini-Tifs Coiffure, 25 Bd de la Libération - 32100 Condom dit :

      Qui consiste à laisser croire.

  19. Lado dit :

    Les investissements dans la Defense, en France et donc dans la BITD Fr. est une relance « keynesienne » vertueuse
    (car elle ne sert pas à importer des produits Chinois pour plus grand bien de la Grande Distribution ,grâce à de la dette, au nom de la « défense du pouvoir d’achat »….raccourci qui force le trait bien sûr).
    Elle repose sur l’investissement industriel et en face de la dette il y des investissements physiques (equipements militaires,mais aussi labos, machines, usines) , immateriels (savoir faire , technos, brevets, formation) et des flux d’export
    Néanmoins ce n’est pas aussi simple et ces multiplicateurs sont un peu « forcés »probablement pour des raisons d’opportunisme politique (Budget).Même si c’est une excellente mesure dans l’environnement actuel , et c’est ainsi,avec un retour positif
    Je ne connais pas le détail du calcul mais il faut concevoir que les retours (export par ex) ont lieu 5 à 15 ans après les dépenses.Ce sont des industries avec des cycles longs.Entretemps, il faut assurer par la dette les besoins (fond de roulement) et le coût des intérêts sur une dizaine d’années est considerable , peut être 30 à 50 %du gain
    Méfions nous des « statistiques », brutes et sans recul

    • tschok dit :

      On n’a pas les thunes, faut quand même vous mettre ça dans le crâne. Donc, on donne dans l’effet d’annonce. Quand on n’a plus de pognon, faut donner le change, parce que the show must go on (l’histoire ne fait pas une pause parce que vous n’avez plus les moyens d’y prendre la part prépondérante dont vous rêviez).

      C’est quand même pas compliqué de comprendre le niveau de nos difficultés et les acrobaties auxquelles cela nous contraint en permanence.

  20. Roland DESPARTE dit :

    HORS SUJET (commentaires fermés)
    Réponse à @Nez pointu [question du 6 août 2025 à 15:16 concernant les avions pakistanais abattus]
    Non, je n’ai aucun autre renseignement crédible, mais fonction du fait qu’aucun avion n’aurait franchi la frontière et que l’Inde n’a pas fait état de l’emploi de Meteor, je suppose qu’ils ont été abattus par des missiles longue portée tirés soit par le système de défense S-400 Sudarshan Chakra, soit par le système MRSAM Barak-8, soit par le système de missiles Akash-NG de fabrication nationale [Ceci est crédible car sur le site officiel du gouvernement indien, en date du 14 mai, le Premier ministre indien Narendra Modi a souligné que notamment le système russe S-400 Sudarshan Chakra avait joué un rôle décisif dans l’opération Sindoor, saluant également l’efficacité du système de missiles Akash].
    Concernant les destructions des bases aériennes et stations radar pakistanaises, celles-ci auraient été principalement réalisées par l’emploi de missile de croisière supersonique BrahMos [250 à 500 km de portée selon version – Mach 2.8 – 200 à 300 kg de charge explosive], et -précision de dernière minute- “l’Inde a frappé avec précision 11 bases aériennes différentes, éliminant partiellement ou totalement les installations radar, les installations de stockage d’armes et les pistes“. Il est donc probable que des avions pakistanais ont été touchés.
    Concernant la perte d’un Rafale, je ne peux que m’aligner sur les propos d’Eric Trappier (Interview à Challenges) qui a qualifié ces dires d’inexactes, précisant « Nous n’avons pas les retours exacts hormis la satisfaction des Indiens sur cette opération …/… La campagne de désinformation ne gêne pas ceux qui ont déjà des Rafale parce qu’ils savent que c’est faux. Cela peut nous gêner, en revanche, dans des campagnes de prospection ». Par ailleurs, le ministère indien de la Défense a officiellement démenti toute perte d’un Rafale en combat mais reconnait “une perte dans des conditions dites non hostiles, à plus de 12 000 m, sans implication ennemie ni contact radar hostile“.
    Sources principales : Observer Research Foundation (ORF, fondation indienne indépendante).
    Pardon à tous pour cette incursion…

  21. Antholz dit :

    Bonjour
    Dans le cas présent pourquoi n’avons nous pas testé l’A400M de nos armées en bombardier d’eau cela a été fait en Espagne serions nous…..

  22. Howk dit :

    Bonjour.

    Comme écrit plus haut, le coefficient multiplicateur s’applique à des techs qui s’exportent où qui créent des débouchés dans le civil (innovation). Il ne faut pas non plus imaginer une guerre des étoiles (Reagan, CIA années 80) où l’économie française tertiarisée sortirait gagnante d’office. L’économie russe sans pétrole serait déjà morte en 2024.

    Le dosage, en fonction des coûts d’utilisation quotidiens sur 30 ans, doit être pris en compte. Par conséquent, plus de 1 PAN et 200 chars lourds n’arrangent rien. La question est de savoir Quels nombres minimaux et quelles alliances (interopérabilité), à la place d’une course piégeuse, pour un conflit symétrique.

    J’ose croire que la DGA tient compte des perspectives export, donc de la BITD, quand elle évalue les possibles à long terme. Partant de là, 2 PANG en solo serait très ambitieux.

    Quand la quantité est difficile à compenser face à un adversaire nombreux, la qualité par le temps d’avance, donc l’innovation de rupture, est une clé à prendre en compte. Pour cette raison, la recherche appliquée pourrait passer avant l’effectif, sans bien sûr l’ignorer complètement.

    Bonne journée o/

  23. Tigrou dit :

    Bonjour à tous les chatons simplistes.
    J’ignore où se situe la frontière entre mauvaise foi et bêtise…
    Bien sûr qu’un régiment dans une petite ville fait tourner l’économie locale, bien sûr que la commande publique contribue à créer de l’emploi et de la richesse.
    Comme toute chose (sauf les commentaires lus ici) il faut de la mesure.
    Ne pas comprendre (où faire semblant) que cette logique de retour sur investissement fonctionne si le budget alloué à la défense dépasse un minimum et ne dépasse pas un maximum relève plus du problème de bons sens que d’intelligence.

    • PK dit :

      « Comme toute chose (sauf les commentaires lus ici) il faut de la mesure. »

      C’est surtout que balancer comme cela, c’est faux : les 1,5 milliard qu’on va refiler aux Ricains pour les catapultes du futur PA seront intégralement volatilisés sans rapporter un kopeck.

      Pour qu’un euro rapporte, encore faut-il l’envoyer dans la BITD.

      Avis à tous les ânes de l’achat sur étagère… Mais bon, ils sont irrécupérables : ils croient qu’un politicien est un honnête homme qui leur veut du bien…

      • tschok dit :

        Non, parce qu’elles vont générer un peu d’activité en France (elles ne vont pas s’installer toutes seules sous le pont du porte-avions). Donc, il y aura un peu d’effet keynésien en France.

        En revanche, en ce qui concerne leur prix d’achat, il est clair qu’il passe de notre porte-monnaie à celui des Etats-Unis et ça, il n’y a rien à y faire (c’est le principe de toute importation: le transfert du prix vers l’étranger) à moins de prendre une participation financière dans l’entreprise américaine qui fabrique les catapultes.

  24. Bingo dit :

    C’est le fait d’avoir une industrie exportatrice qui amène de la richesse ET du travail (donc de l’emploi, donc double bonus).
    Plus on a une industrie de l’armement forte plus elle innovera et plus elle aura des clients étranger.

  25. Barba D.Rossa dit :

    Et après, on s’étonne que l’état soit surendetté.
    Ça me rappelle la déclaration de la pistonnée Belkacem. Elle disait quoi déjà ? Qu’un migrant (peu importe son origine) lorsque l’état lui donne 5€, il en rapporte 7 à la société ou un truc dans le genre.
    Des champions olympiques.

    • tschok dit :

      Ben un migrant qui travaille crée de la valeur ajoutée (pourquoi ne serait-ce pas le cas?) et cette valeur ajoutée est taxable (pourquoi ne serait-ce pas le cas?). C’est lui qui rapporte la plus grosse partie des 7 euros auxquels vous faites allusion.

      Un migrant qui perçoit des allocs les consomme et la consommation est taxable (pourquoi ne serait-ce pas le cas?). C’est lui qui coûte 5 euros, et il rapporte l’autre partie des 7 euros sous forme de taxes à la conso.

      Qu’il travaille et/ou perçoive des allocs, le migrant épargne une partie de son revenu. Il arrive qu’il l’envoie au pays, pour sa famille. A ce moment-là, c’est une perte sèche, mais c’est son pognon et il a le droit d’en faire ce qu’il en veut.

      Sinon, les étrangers n’endettent pas particulièrement la France, les Français étant parfaitement capables de s’en charger eux-mêmes.

  26. Vinz dit :

    Voilà pourquoi les marchés publics basés seulement sur le moins-disant sont une aberration, puisqu’au final acheter à un fournisseur étranger représente une perte sèche, tandis qu’acheter à un fournisseur local réinjecte l’argent dans notre tissu économique, donc coûte au final moins cher aux collectivités – voire rapporte en fonction de la vitesse à laquelle l’argent circule dans l’économie.

    • tschok dit :

      Non, parce que les marchés publics sont souvent des contrats de service. Donc, l’activité est réalisée en France.

      Pour ce qui est des contrats de fourniture de biens, là oui, si le fournisseur est étranger, vous avez une importation de marchandises, mais qui n’est pas une perte sèche: l’étranger vous livre un bien en contrepartie du prix, donc vous avez un bien.

      Ce serait une perte sèche si vous n’obteniez rien en contrepartie du prix: on paye le prix et on n’obtient rien. Là oui, c’est une perte sèche.

      Alors maintenant, ce bien, qu’est-ce que vous allez en faire? Imaginons que vous ayez importé un bus, pour transporter des gens, parce que vous êtes une entreprise de service public qui transporte des gens. Ce bus va servir à l’activité économique (il va transporter les gens de leur domicile vers leur lieu de travail, il va être conduit, entretenu, réparé, etc, tout cela va donner du travail à plein de gens): si ce bus est un bon bus, qui fait bien ce pour quoi il a été conçu, il n’est pas idiot de l’acheter le moins cher possible.

      Donc, donner la priorité au moins disant n’est pas du tout une aberration: elle vous permet d’amortir votre investissement plus rapidement tout en offrant un service de qualité à vos clients. Et tout le monde est content:
      – L’Etat, parce qu’il n’a pas à combler vos déficits d’exploitation
      – Les clients, parce que le bus est bien
      – Vous, parce que vous équilibrez vos comptes et si ça se trouve vous faites des profits

      Où est l’aberration?

      • Vinz dit :

        On va recommencer.
        Vous passez un AO pour un bus ; un constructeur étranger propose 100 000€ HT, un constructeur local 150 000€ HT. Si vous vous en tenez au moins disant, c’est-à-dire le bus importé, en réalité vous payez une note finale plus chère parce que les 100 000 s’envolent directement dans le pays d’origine, tandis qu’une bonne partie des 150 000 vous serait retournée via l’impôt, les taxes et les cotisations de l’entreprise, de ses salariés, de ses sous-traitants etc.
        Et des salariés français qui bossent, c’est autant d’allocs que vous n’avez pas à décaisser, des impôts qui rentrent etc.

        Voilà l’aberration.

      • bon affaire dit :

        bon affaire : peu tu me coûtes cher tu me reviens ! »

        @tschok

        est-ce que l’aberration ne serait pas dans le fait que le bus est chinois et subventionné et quand il aura tué ses concurrents son prix « triplera » et la diversité (forme de redondance) y perdra ?

        (ce qui a l’air d’être le cas avec les voitures électriques et l’habillement)…
        pour l’habillement c’est l’imposition de la mode jetable avec la pollution qui en découle… donc il y a derrière le bas prix plein de coûts cachés aussi… comme la malbouffe…

  27. Philou dit :

    A tous les critiques dans les commentaires : S’il suffisait d’investir dans la défense pour créer de la richesse économique, la Corée du Nord serait la première puissance économique mondiale. Mais ce n’est pas ce que dit le Ministre ! Il dit qu’au-delà de la création de richesse et de l’aspect innovation technologique, l’investissement de défense contribue significativement à maintenir l’emploi et la cohésion sociale en région partout en France. Demandez aux petites municipalités du Larzac ce qu’elle pense du retour de l’armée sur le plateau !
    Il répond par avance aux objections de LFI, des verts et de toute la gauche réunie qui va s’opposer par principe à cet effort à l’assemblée. Les uns parlent de souveraineté, de liberté et de puissance les autres préfèrent acheter des panneaux photovoltaïques et des voitures électriques aux chinois et rouler en vélo cargo subventionné. Ce décalage de niveau est tout le problème français en ce moment. Et pas que sur les questions de défense malheureusement.

  28. Bidas dit :

    Pour info: « Chaque euro investi dans les Universités de Recherche génère un retour de 4 euros pour le pays. »
    Source 2021: https://www.aefinfo.fr/depeche/653310-chaque-euro-investi-dans-les-universites-de-recherche-genere-un-retour-de-4-euros-pour-le-pays-etude-udice

  29. Kamelot dit :

    Techniquement c’est vrai, en matière de prélèvement fiscal et de retours sociaux. Encore faut-il avoir un pouvoir d’investissement quand on est surendetté, sans en passer par la technique dite de la « cavalerie banquaire » et avoir une production rentable à l’export…

    Avec un PIB qui stagne et un futur budget 2026 qui est loin de faire consensus, les industriels devront compter sur eux-mêmes, à défaut d’un carnet de commande étatique payé à crédit de surcroît. Autant le dire, la marge de manoeuvre est trèèès limitée. 🙁

  30. farragut dit :

    C’est sûr qu’après 7 années passées à gérer le budget national « à l’euro près », les gouvernements successifs de notre PR sont un peu moins crédibles, quand on s’aperçoit qu’il manque 40 ou 50 milliards d’euros dans le budget d’une seule année !
    Mais quand le gouvernement alloue 211 milliards d’euros par an aux entreprises sans vraiment savoir à quel bénéfice pour les français (sauf pour les bienheureux actionnaires), on peut légitimement se demander si la Cour des Comptes est sérieuse dans ce pays.
    J’attends « le Rapport » (autre que celui du Sénat ou ceux des instituts indépendantes) qui démontrerait que les finances et la comptabilité sont des activités reliées entre elles…
    Bien sûr, on peut arguer que les investissements dans le domaine de la défense (nucléaire, astronautique, aviation, naval, électronique, calculateurs, etc.) se traduisent en activités duales à usage civil (production électrique, retraitement, satellites de télécommunication et d’observation de l’environnement, moteurs d’avions civils, turbines, puces électroniques, et autres), mais pourquoi vendre le fruit de l’effort des contribuables français aux puissances étrangères ?

    Si la souveraineté d’un pays commence par assurer sa sécurité et son indépendance, y compris par la dissuasion nucléaire, alors pourquoi laisser détruire sa souveraineté énergétique nucléaire pour faire plaisir aux écolos allemands financés par le gaz russe et les centrales à charbon ?
    https://www.amazon.fr/couple-franco-allemand-mythe-r%C3%A9alit%C3%A9/dp/2841868931

    Pourquoi décrédibiliser les discours volontaristes par des actions qui « rapportent » à leurs promoteurs pour se faire financer leur élection ?
    C’est sûr que la crédibilité des politiques, y compris celle d’un ministre des Armées, passe aussi par la cohérence d’ensemble de l’action politique, prétendument « conduite » au service du peuple souverain.

    Mais les règles du « vivre en commun » ont actuellement un peu tendance à faire tourner la démocratie vers un fonctionnement oligarchique, pour le seul bénéfice de quelques-uns…

    Est-ce les règles des contrats dans le domaine militaire peuvent aussi aider dans le cas « commun » d’un contrat « social » national (cf. article de L. Lagneau sur les déboires de Boeing et de l’USAF avec le contrat de ravitailleurs à coût fixe) ?
    https://www.opex360.com/2025/03/01/des-fissures-ont-ete-decouvertes-sur-deux-avions-ravitailleurs-kc-46a-pegasus-destines-a-lus-air-force/
    https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/lavion-ravitailleur-kc-46-lautre-coup-dur-de-boeing-1013718

    Mais si l’on pouvait éviter l’expérience malheureuse de la politique du Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands de 1920-1930, avec un réarmement légitimé par la trahison sur les clauses du Traité de paix de Versailles, ce serait encore mieux !!! 😉

    • tschok dit :

      Je crains que vous ne compreniez rien à rien, Farragut.

      Faut dire que vous n’avez pas le bon esprit pour ça, parce que vous attendez qu’on vous démontre quelque chose, tout en annonçant par avance que cela irait à l’encontre de vos convictions. C’est-à-dire que vous vous auto-bloquez psychiquement.

      Or, les sujets auxquels vous vous attaquez sont assez complexes. Pour quelqu’un de normalement ouvert d’esprit, curieux, attentif, etc, c’est déjà assez costaud de s’y retrouver dans ces histoires d’aides publiques pour 211 milliards d’euros, hein?

      Mais si vous n’y mettez pas un minimum de bonne volonté, vous n’arriverez à rien.

  31. albert dit :

    Tiens il n’est plus là le casse bonbon de prof de français ? ah oui j’oubliais, juillet-aout ils sont en vacances … 8 semaines …

  32. Felipe dit :

    c’est pas à nous qu’il faut le dire et l’expliquer. c’est d’abord au sein même de son gouvernement, en particulier à Bercy. ensuite au parlement !
    le bon peuple dira amen au bon sens mais dira encore plus amen à la redistribution sociale. cela fait 40 ans que cela dure et on voit le résultat.
    3200 milliards de dettes dont 90% de fonctionnement ! vive LES corporatismes (professionnels, syndicaux, administratifs, etc.) et les intérêts particuliers !

  33. Cati Lux Fero dit :

    Et avec ça, combien de kilomètres de couleuvres à avaler est-ce qu’on vous sert encore ?
    Et les infrastructures publiques, elles se portent comment de tous les euros qui n’y sont plus investis du tout ? Mmm ?
    Et les quelques 1,5 millions d’emplois dans l’industrie que l’Euro a détruits en 25 ans, on en parle ou pas ? Et les plus de 100 milliards d’Euros de déficit de la balance commerciale, ils sont bien « équilibrés » par l’impossibilité de dévaluer ou pas ?
    C’est vrai que tout ce pognon (de dingue) vaut bien, par exemple, de laisser crever des vieux sur des brancards après 96h passées dans un couloir des urgences sans jamais avoir pu être pris en charge :
    Merci, l’industrie de la Défense et ses juteux dividendes, pour tant de développement de notre bien-être et de notre protection !
    Et merci à tous les enthousiastes conformistes qui avalent systématiquement la bonne soupe qu’on leur sert.

    • tschok dit :

      Oh, on veut bien en parler de vos millions d’emplois détruits par l’euro depuis 25 ans, mais d’une part c’est quand même un peu tard pour s’en inquiéter (25 ans, ça fait un quart de siècle quand même) et d’autre part on peut vraiment se demander si le chiffre est sérieux.

      Donc, avoir une discussion tardive sur un sujet qui n’est pas vraiment borné, est-ce que c’est vraiment indispensable?

      Vous ne voudriez pas laisser le truc maturer encore un peu? On n’est plus à quelques années près.

    • Qui qu'ils fussent dit :

      Et les quelque 1,5 million d’emplois dans l’industrie. Pas « et les quelques 1,5 millions d’emplois dans l’industrie ».

      Quand « quelque » est placé devant un nombre et signifie « environ », il est invariable.

  34. Lucidite dit :

    Il a raison Lecornu, encore plus de fabrication d’armement, de recherche, et d’exportations de rafales, développera aussi l’économie de la « Santé » : hôpitaux, prothèses, aides-à-domicile, pompes funèbres etc… et de la reconstruction. Car il y a la maxime : Celui qui s’achète un beau marteau va chercher partout des clous à enfoncer. Triste époque ! Si au moins Lecornu prévoyait la construction d’abris pour protéger notre population !

  35. Popotier dit :

    ça me rappelle l’analyse délivrée par Metadéfense et que j’avais lue il y a quelques années

  36. robert dit :

    Pang 2. Il semble qu’on manque de marins. Le proposer aux espagnols et aux italiens avec un equipage multinational. Et quelques adaptations.
    La France a une petite expérience en la matière !
    Un rêve ? Un Pang européen !

  37. Dardev dit :

    En fait, la Russie ne s’effondre pas en termes de croissance, précisément grâce à son économie de guerre, qui stimule l’économie et l’emploi. Voilà votre réponse.
    Mis à part le fait qu’elle n’exporte pas sa production, du moins sauf vers l’Ukraine pour y être détruite. Nous en sommes loin.
    N’oublions pas que la recherche des technologies de demain offre une palette de découvertes qui ne serviront pas seulement à la défense.
    Maintenant, les détracteurs en France qui cherchent à la tirer vers le bas, on commence à les connaître.
    Attendez 2027, vous allez voir vos rêves devenir réalité et là, vous allez déchanter ou vous cacher.

  38. asd dit :

    C’est une règle qui ne s’applique pas uniquement au secteur de la défense mais à tout secteur qui a investit de manière intélligente et constante pour porter l’innovation et la fiabilité de ses produits sur le territoire national (j’insiste bien sur ce point). Hélas il y en a trop peu en France mais on peut citer les plus connus : aéronautique, luxe, chimie. A méditer pour les futurs projet de défense (coucou SCAF)

  39. Sharpei dit :

    Dans l’investissement, il y a deux façons de s’y retrouver positivement, la première est de pouvoir garder le savoir faire et pouvoir le faire évoluer donc de ne dépendre de personne, le second est de pouvoir le vendre et l’exporter pour avoir un retour sur investissement. Pour ces deux exemples, 1€ investi permettra un retour de 1,5€ à 3€. C’est que font les USA. De plus, si l’industrie militaire pouvait vivre d’elle même, l’état pourrait investir son argent sur les problèmes sociétaux plus sereinement. Un dernier point, tout pays a une armée sur son territoire, la sienne ou celle d’un autre pays.Il faut choisir.

  40. Sharpei dit :

    Je travaille dans une boîte du CAC 40, l’état lui à versé + de 70 millions d’euro d’aide en tout genre sur 10 ans (je suis peut-être même en deçà). Mais ma boîte verse chaque année à ses actionnaires près de 300 millions d’euro en plus d’un bénéfice de 500 millions chaque année si ce n’est plus.. Je vous laisse conclure sur l’état budgétaire de la France de Macron et l’utilité de cette aide aux entreprises. Donc sur les 200 milliards d’euro d’aides données à nos entreprises quel est le pourcentage pour le CAC 40 ? Cela pourrait facilement alimenter l’armée, les investissements sociétaux, les aides sociales…et réduire la fameuse dette. Bref c’était mon coup de gueule..!!

    • tschok dit :

      Internet est fait pour ça, n’hésitez pas.

    • Vinz dit :

      Bah plutôt que de pleurer devenez actionnaire votre boîte.
      500 millions de bénef/an à raison d’un IS à 25% => 125 millions dans les caisses de l’Etat.
      Par ailleurs les dividendes sont eux-mêmes soumis à l’impôt sur le revenu, csg etc. de 30% => 100 millions de plus pour Bercy (à la rigueur c’est plus intéressant pour l’Etat que la boîte reverse des dividendes).
      Si on rajoute l’ensemble des taxes, cotisations et impôts de la masse salariale de votre boîte, l’Etat s’y retrouve largement avec sa pauvre alloc de 7 millions/an.

  41. Rogger dit :

    Bonjour. bon ils est probable que le calcule de Mr le ministre soit exactes..
    ( un euro dans la defense reporte pres de 1,5 d’euros a notre économie).
    Maintenant, nous ne devons pas seulement batir notre croissance dans cette optique…
    Meme s’ils edt vrais que la situation actuelle demande un réarmement de notre moyen de defense…
    Maintenant la mehieurs defense reste la volonte de notre nation a defendre ses valeurs et notre pays…
    le retour de la conscription me semblent des plus importants… ( même si cela semble difficile ) .
    Maintenant pour les industrielle de la defense, ils me semblent important de les laisser choisir leur projet de développement…
    ils y a beaucoup trops de projets étatiques et peux d’initiative industriel…
    Pour l’armement terreste , trops de projet arrêté ou non moderniser..
    ( VECTRA ou AUF1 de 155mm)

  42. vno dit :

    Et un euro dans le SCAF rapporte ou coute 0,5 euros ?

  43. Alfred dit :

    Affirmation choc destinee a attirer l’attention, mais totalement surréaliste pour la bonne raison que seules les exportations d’armement sont suceptibles de créer un surcroît de richesse. Les commandes de l’état et les depenses de fonctionnement ne font quant à elles, que reinjecter dans le circuit economique des recettes qui ont été prélevées par l’impôt sans pour autant augmenter la richesse, et constituent tout au plus un levier pour agir sur l’activité. Il convient egalement de prendre en consideration la part de l’industrie d’armement dans l’activité economique totale pour ramener l’importance de cette annonce à sa juste proportion.

    • VinceToto dit :

      Et quand les armées font du n’importe quoi aux ordres des politiques, elles peuvent faire perdre des trilliards d’€, voir un pays.

  44. Sharpei dit :

    @Vinz, malheureusement les actionnaires du CAC 40 sont pour bcp à l’étranger. L’argent ne rentre pas dans les caisses de l’état c’est pour cela qu’il se retrouve endetté. Et à nous,pauvre français, de payer.