L’Australie va commander onze frégates de type Mogami auprès du japonais Mitsubishi Heavy Industries

En février 2024, Canberra publia une nouvelle revue stratégique navale dont l’ambition était de renforcer la marine royale australienne [RAN – Royal Australian Navy] « à un niveau inédit depuis la Seconde Guerre Mondiale », en portant le nombre de ses navires dits de premier rang de quinze à vingt-six. Et cela sans évidemment remettre en question l’acquisition de huit sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] dans le cadre du pacte AUKUS [Australie, Royaume-Uni, États-Unis].

« La RAN doit être capable d’assurer la sûreté et la sécurité de nos routes maritimes […] étant donné qu’elles sont essentielles à notre mode de vie et à notre prospérité », fit valoir Richard Marles, le ministre australien de la Défense.

Dans le détail, aux trois « destroyers » de la classe Hobart, il était question d’ajouter six navires à équipage « optionnel » et six frégates de type Hunter [soit trois de moins que prévu] et onze nouvelles frégates polyvalentes, appelées à prendre la relève de celles appartenant à la classe Anzac.

Pour rappel, il avait été décidé de réduire d’un tiers le programme « Hunter » [ou Sea 5000], basé sur la frégate britannique de Type 26, en raison de ses nombreuses difficultés et, partant, de ses surcoûts. En outre, l’Australian National Audit Office [ANAO] s’était interrogé sur les choix des responsables de la marine australienne, les qualifiant « d’obscurs ».

Quoi qu’il en soit, la réduction du nombre de frégates « Hunter » à commander devait permettre de trouver des marges de manÅ“uvres budgétaires pour financer d’autres programmes, à commencer par celui des frégates polyvalentes [programme Sea 3000, ndlr].

Pour ce dernier, la revue stratégique navale australienne avait suggéré qu’il se jouerait entre l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems [TKMS], avec la frégate Meko 200, le japonais Mitsubishi Heavy Industries, avec la frégate Mogami, le sud-coréen Hanwha, avec la frégate de classe Daegu et l’espagnol Navantia, avec la frégate Alfa 3000.

Dix-huit mois plus tard, le verdict est tombé, le ministère australien de la Défense ayant annoncé qu’il commanderait onze frégates de type Mogami auprès du Japon, pour 5,2 milliards d’euros. Et cela aux dépens de TKMS, Navantia et Hanwha ayant été éliminés au cours du processus de sélection.

« À la suite d’un appel d’offres rigoureux, la frégate de classe Mogami de Mitsubishi Heavy Industries a été jugée la plus apte à répondre rapidement aux exigences capacitaires et aux besoins stratégiques de la Force de défense australienne [ADF] », a affirmé le ministère australien. Ce navire « dispose d’une autonomie allant jusqu’à 10 000 nautiques, d’un système de lancement vertical à 32 cellules et il est équipé de missiles surface-air et de missiles antinavires », a-t-il ajouté.

Par rapport aux frégates de la classe Anzac, celles de la classe Mogami ont un rayon d’action bien plus important, une puissance de feu supérieure et sont mises en Å“uvre par un équipage réduit de 50 %. En outre, leur système de gestion de combat est interopérable avec ceux de l’US Navy. À terme, les forces d’autodéfense japonaises disposeront de douze unités.

Désormais, le ministère australien de la Défense va entamer des négociations contractuelles avec Mitsubishi Heavy Industries, l’objectif étant qu’elles soient finalisées en 2026. Les trois premières frégates seront construites au Japon, la tête de série devant être livrée la RAN en 2029. Les huit autres seront produites en Australie.

« Il s’agit clairement du plus gros accord défense-industrie jamais conclu entre le Japon et l’Australie », a commenté M. Marles.

Pour l’industrie japonaise de l’armement, ce sera tout simplement la plus importante commande depuis que le gouvernement nippon a assoupli les règles en matière d’exportation d’équipements militaires, en 2014.

Jusqu’alors, le Japon s’interdisait d’exporter de l’armement, ce qui empêchait son industrie de défense de participer à des programmes internationaux [à l’exception de ceux conduits par les États-Unis] et de rendre plus coûteuses ses productions destinées aux forces d’autodéfense.

Photo : Par Hiroshi Miyaji – CC BY-SA 4.0

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83 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Enfin un bateau que la Marine australienne pourra espérer réceptionner à l’heure …
    .
    En tous les cas, cette frégate Mogami est une belle concurrente pour la FDI (FDI non proposée en Australie, et pour cause, mais proposée ailleurs, comme en Indonésie où FDI et Mogami semblent être en compétition frontale).

    • dolgan dit :

      Pas certain.

      Il y a une grosse prise de risque de la part des Australiens et un gros enjeu pour les Japonais.

      Les Japonais n ont pas d expérience a l export et encore moins en partenariat international de cette nature.

      Il serait surprenant qu aucun obstacle technique (type logiciel incompatible comme entre allemands et pays bas) ou culturel (les Japonais sont particuliers) ne vienne mettre des batons dans les roues du programe.

      D autant que les australiens sont partis sur une version fortement modifiée.

      Une autre interrogation est l équipage tres réduit pour un navire de plus de 6000T. On a essayé en France et on est revenu en arriere. On a bien réduit fortement les équipages, mais on a estimé a l usage que trop peu c est pas assez (en particulier pour les situations d urgence.

    • Yakabon dit :

      472 millions d’Euros l’unité…
      Pas cher pour une unité de 5500 T à pleine charge.
      Les Australiens ont dû oublier quelques trucs qui coûteront un max supplémentaire.

  2. beber dit :

    On entend rarement parler d’export d’arme depuis le Japon bien que doter d’une BITD plutôt polyvalente, un changement dans la politique nipponne ?

    • dolgan dit :

      Comment dire qu on a pas lu l article sans le dire.

    • HMX dit :

      Oui, jusqu’à récemment (2014), le Japon avait une politique très restrictive concernant l’exportation d’armement. Cette politique a débuté en 1967, avec une première série d’interdiction d’exportation d’armes vers les pays du Pacte de Varsovie, ceux sous embargo de l’ONU, et plus globalement tous les pays impliqués dans des conflits internationaux. En 1976, cette politique avait encore été renforcée, ce qui aboutissait à interdire presque totalement les exportations d’armes.

      En 2014, le Premier Ministre Shinzo Abe a assoupli ces règles trop restrictives, autorisant à nouveau le pays à exporter du matériel militaire, notamment à des pays alliés ou dans le cadre de programmes conjoints de développement.

      A noter qu’en décembre 2023, ces règles ont encore été assouplies, le Japon s’autorisant désormais à exporter des missiles Patriot produits sous licence au Japon par Mistubishi Heavy Industries vers les USA, qui souhaitaient reconstituer leurs stocks épuisés par la guerre en Ukraine.

      La BITD japonaise voit donc s’ouvrir de nouveaux horizons, avec l’export. Elle doit désormais travailler sa compétitivité internationale, ce qui n’a rien d’évident : le Japon avait jusqu’à présent la réputation d’acheter fort cher ses équipements militaires, les industriels n’ayant aucune raison particulière de rechercher la compétitivité, face à un Etat qui constituait leur unique donneur d’ordre, et leur unique client.

      Cependant, ce contrat pour des frégates avec l’Australie semble constituer un précédent. Sauf erreur, c’est le plus gros contrat export jamais obtenu dans l’histoire récente du Japon. Il semble démontrer que les industriels japonais sont désormais en mesure de proposer des offres compétitives, et de prendre des parts de marché à l’international face à une concurrence affutée. A suivre donc !

    • La mariée était trop belle dit :

      Bien que doté.

  3. Alain d dit :

    Avec un prix qui semble compétitif.
    C’est différent des sous-marins AUKUS US-UK, et des frégates BAE Systems (groupe UK-US). Les 9 frégates australiennes (plus grosses que les japonaises), oui, mais étant donné le nombre total programmé de T26, elles restent encore bien chères, soit 22 Md€ /9 = 2.44Md l’unité, à comparer à un prix de la FREMM actualisé, assemblée en moins grand nombre.
    Contre (9 + 9) T26 programmée. Et puis aucune de ces frégates n’est en service ce jour au R-U, et comme les industries US-UK multiplient les coquilles……. :>))
    Mais il faut bien que les investisseurs US dans BAE System engraissent.
    Et donc ça explique bien que le Royaume-Uni, avec un budget défense supérieur à la France, dispose d’armées plus petites que les nôtres, et avec nombre de systèmes britanniques qui sont à la ramasse, voire à l’arrêt, voire défectueux ou inadaptés !
    De rien, avec plaisir, c’est gratis

  4. Lando C dit :

    Je croyais que le Japon n’avait pas le droit de vendre de l’armement

    • Marine dit :

      Merci de lire l’article avant de commenter… Et aussi de se mettre à jour sur ce qu’on croit savoir… « le gouvernement nippon a assoupli les règles en matière d’exportation d’équipements militaires, en 2014 »

    • Faut tout lui expliquer. Mais a-t-il lu l'article ? dit :

      C’est expliqué dans l’article :

      « Pour l’industrie japonaise de l’armement, ce sera tout simplement la plus importante commande depuis que le gouvernement nippon a assoupli les règles en matière d’exportation d’équipements militaires, en 2014. »
      « Jusqu’alors, le Japon s’interdisait d’exporter de l’armement, ce qui empêchait son industrie de défense de participer à des programmes internationaux [à l’exception de ceux conduits par les États-Unis] et de rendre plus coûteuses ses productions destinées aux forces d’autodéfense. »

    • Vequiya dit :

      ils ont assoupli les règles à partir de 2011. Tout d’abord afin d’exporter des équipements vers des partenaires qui coopéraient avec eux pour la sécurité dans le Pacifique. Pour cette raison le Japon avait tenté de vendre des sous-marins à l’Australie en 2016 (le fameux contrat). Depuis ils ont encore allégé les règles pour vendre davantage d’équipements et à d’autres alliés.

  5. HMX dit :

    Il est assez choquant que la candidature de Naval Group ait été écartée d’emblée pour cet appel d’offres « Sea 3000 ». L’entreprise pouvait sans problème répondre avec une version allongée de la FDI, pour atteindre l’autonomie requise de 8 000 à 10 000 nautiques (contre 5 000 pour les FDI actuelles), avec au passage une américanisation de son système d’armes (VLS mk41 en lieu et place des Sylver, notamment). Ce navire aurait en principe parfaitement correspondu aux besoins australiens, et on aurait également pu s’attendre à un tarif compétitif, compte tenu du fait que les coûts de développement de la FDI sont déjà amortis, avec déjà 2 unités construites, 9 commandes fermes et d’autres qui vont suivre.

    Dommage, et probablement tant pis pour les australiens, qui ne voulaient visiblement plus entendre parler de Naval Group à l’époque. L’affaire des sous-marins et du pacte AUKUS a probablement pesé lourdement dans cette décision arbitraire d’écarter Naval Group, même pas autorisé à concourir !

    Mais on voit que les choses peuvent changer rapidement en Australie, au gré des scandales et alternances politiques… il faudrait d’ailleurs prévenir les japonais, d’autant plus qu’ils ne sont pas habitués à travailler en coopération internationale avec production locale. Ce gros contrat export est l’un de leur tout premier, et il s’annonce complexe à mener, pour rester poli ! Si on en juge par les précédents, les difficultés commenceront probablement dès le début de la phase de production en Australie. Pas besoin d’aller chercher très loin, il suffit de regarder comment se déroule le programme de la frégate Type 26/Hunter, retenue dans l’appel d’offre « Sea 5000 », qui est frappée dès le départ par des retards et des surcoûts délirants…

    • NORAD dit :

      @HMX. Je n’ai lu nulle part que NG avait été délibérément écarté par l’Australie. Si vous avez un lien officiel qui le dit, merci de le mettre.. Peut-être que c’est NG qui ne voulait pas participer??

       » il faudrait d’ailleurs prévenir les japonais, d’autant plus qu’ils ne sont pas habitués à travailler en coopération internationale avec production locale. Ce gros contrat export est l’un de leur tout premier, et il s’annonce complexe à mener, pour rester poli ! Si on en juge par les précédents, les difficultés commenceront probablement dès le début de la phase de production en Australie. Pas besoin d’aller chercher très loin, il suffit de regarder comment se déroule le programme de la frégate Type 26/Hunter, retenue dans l’appel d’offre « Sea 5000 », qui est frappée dès le départ par des retards et des surcoûts délirants… ». A part souhaiter l’échec des autres et manifester votre rancune à l’égard des Australiens, votre commentaire n’apporte finalement pas grand chose..

    • NRJ dit :

      @HMX
      Si on a la même situation qu’avec les Shortfin, le fait que Mitsubishi soit choisi signifie en fait qu’ils sont en négociation exclusive avec eux. Donc qu’il y a aura plusieurs étapes et que chacune fera l’objet d’une négociation à part entière. Et donc que le coût actuellement donné n’est qu’un prix plancher. En fait, ce que vous appelez surcoûts est simplement le résultat d’une négociation où les Australiens veulent des options et des modifications qui coûteront de l’argent, à l’image des Fremm Constellation italiennes vendues aux USA. Ce ne sera pas forcément le résultat d’une dérive industrielle (même si ça peut arriver, on l’a vu avec les Collins).

      • HMX dit :

        Oui, ça peut arriver, en effet. Et ça arrive même très régulièrement en Australie… après la pantalonnade AUKUS sur les sous marins (qui est loin d’être terminée !), nous avons désormais la farce du type 26/Hunter qui se déroule sous nos yeux :
        https://meta-defense.fr/2024/10/04/classe-hunter-marine-australienne-prix/

        Jamais deux sans trois ?… les japonais parviendront peut être à faire mentir cet adage !

        • NRJ dit :

          @HMX
          Comme ça ne dépend pas d’eux ,je crains qu’ils ne puissent pas faire grand chose. Mis peut-être que les Australiens vont se réveiller et oser se remettre en question.

          • tschok dit :

            Les Australiens ne me semblent pas être des spécialistes de la remise en question. Ils sont bourrés de qualités, mais pas celle-là.

            En matière d’introspective, ils sont plus doués pour étriper des kangourous que sonder leur cÅ“ur et leurs reins (sauf examen médical, pour rester en forme).

          • Si vous pouviez demander à vos copains australiens de se calmer sur l’étripage de kangourous, ça m’arrangerait.

        • Nexterience dit :

          Je pense qu’en achetant des type26 non au point plutôt que des Hobart revues par Navantia, les australiens s’achètent plus que des feegates: un pacte de défense avec les anglais encadré par Aukus.

          • HMX dit :

            @Nexterience
            Possible, mais dans ce cas il fallait assumer, et ne pas passer par un appel d’offre international, en prétextant le fait qu’il s’agissait d’un achat stratégique pour les intérêts nationaux, dans le cadre d’un partenariat international (ce qu’ils ont fait pour les sous-marins, par exemple, alors que là aussi ils auraient pu passer un appel d’offres).

    • Ulysse dit :

      Bonne chance aux japonais …

  6. Roque d'Orbcastel dit :

    Naval Group a eu beaucoup de chance d’être écartée de cet appel d’offres.
    Au concours des faux-c… les Aussies arrivent largement en tête bien que la concurrence soit rude (Ricains etc.).

    • tschok dit :

      Mais pas du tout!

      L’Australie est un pays qui dépense son argent n’importe comment, surtout en matière de défense. Et cela avec une constance admirable.

      C’est un client rêvé!

      Non, franchement, je regrette que NG n’ait pu soumissionner. Vraiment dommage. Il y avait des montagnes de pognon à ce faire avec eux.

      • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

         
        Des montagnes de pognon à Se faire.

  7. Anonymelol dit :

    Oui, jusqu’à présent les lois japonaises interdisaient l’export d’équipements militaires. C’est depuis quelques années terminées

  8. penandreff dit :

    la montée en puissance de la marine Australienne va vite se heurter à un problème sans solution: le manque de marin et le manque de motivation des Australiens pour s’engager dans l’Armée.
    l’Australie accepte des mercenaires dans ses rangs, pardons des volontaires étrangers anglophone venant du Commonwealth?
    la Nouvelle Zelande est dans le même cas, elle a revendue deux de ses patrouilleurs à l’Irlande par manque d’équipage.

    • Vendu sans les piles dit :

      Elle a revendu.

    • tschok dit :

      Bof, les problèmes sans solution n’impressionnent pas les Australiens, ils vivent avec. L’Australie est un immense problème sans solution. De la taille d’un continent. Ca l’empêche pas de vivre.

      Pour l’instant, ils se focalisent sur un truc: ils creusent.

      Qu’est-ce qu’ils creusent, didon. C’est impressionnant.

  9. Vinz dit :

    « Les huit autres seront produites en Australie. »
    C’est là que tout va dérailler…

    • Ouf ouf dit :

      @ Ontyl d’Egeambh
      Dérailler pour des frégates, ça doit être difficile.
      En faite, elle est facile…

      • Fait et cause dit :

        En fait.
        De fait.
        Par le fait.
        Sur le fait.
        C’est un fait.

        En fait, elle était facile.

  10. émile dit :

    Nous récoltons les fruits de la suppression du corps diplomatique….

    • tschok dit :

      Je ne vois pas trop le lien.

      En France, les diplomates ne négocient pas les contrats d’armement, mais ils interviennent dans la négociation des accords militaires passés entre Etats.

      Là, c’est un contrat d’armement, donc pas leur rayon a priori.

    • Cornichon Diplômé dit :

      Mais que c’est pénible, ces rabotages.

      Mais vous croyez quoi, que du jour au lendemain, tous les membres de l’ancien corps diplomatique ont été mutés aux Kerguelen, se sont mystérieusement évaporés, ont fini au fond de l’Atlantique, se sont reconvertis dans l’apiculture ou ont été découpés en morceaux et dissous dans l’acide ?

      • Bricolo dit :

        Les rabotages, je ne trouve pas ça lassant (j’aime beaucoup travailler la bois), mais les radotages, oui, c’est très fatigant.

  11. Phil 02 l'Ô dit :

    Australie . Après « Rule Britannia », c’est « Rule Japon ». Il aura fallu 80 ans pour y arriver sans tirer un seul coup de feu. Par contre, c’est trop tard pour Kawasaki et son P-1 qui lui est bien trop seul dans son coin.

    • HMX dit :

      @Phil 02 l’O
      N’allons pas trop vite en besogne… ce très beau contrat gagné par Mistubishi est dans les faits le tout premier gagné par le Japon à l’export depuis des décennies. Le Japon reste factuellement un nain en matière d’exportation de matériels militaire (logique, puisque ils s’interdisaient pratiquement toute possibilité d’export jusqu’en 2014). Point positif : quand on part de zéro, on ne peut que progresser !

      Du reste, compte tenu des précédents en matière de programmes de construction navale avec l’Australie, les japonais risquent d’être mis à rude épreuve par leur nouveau client. On attendra donc un peu avant de crier « Rule Japan »…

    • Archipel dit :

      Ce serait plutôt « Rule Japania », il me semble.

  12. PHILIPPE dit :

    l’Australie est une grosse île pour laquelle, comme cet article le signale, sécuriser ses routes maritimes est primordial.
    Cette commande va bien sûr y contribuer mais pour ce pays une flotte de sous-marins opérationnels reste indispensable.
    Concernant ce dernier volet la coalition Aukus reste de première importance car le RU et les USA sont des leaders reconnus en la matière.

    • HMX dit :

      la coalition AUKUS est en effet très importante pour la sécurité de l’Australie. Et elle le sera d’autant plus dans les années à venir, avec la sortie de service de la classe Collins à bout de souffle, sans qu’une solution industrielle et commerciale réaliste n’ait pu être proposée aux australiens pour la livraison des futurs SNA.

      Il y aura donc un trou capacitaire béant dans les capacités sous-marines australiennes, pile au milieu de la décennie 2030, c’est à dire au moment où un pic de tensions géopolitiques dans le Pacifique est attendu. Pas de chance… l’Australie devra donc solliciter l’aide (sans doute pas gratuite…) de ses alliés d’AUKUS pour protéger ses côtes et ses approches maritimes pendant une bonne dizaine d’années.

  13. Bernie dit :

    Ils ont demandé à Donald et Keir avant de se lancer dans cette aventure sans leur maîmaîtres (même si se sont les US qui ont dû autoriser les nippons à vendre leurs bâtiments)? Je trouve cela un peu olé-olé de la part des Australiens de faire de telles infidélités à ses suzerains…

  14. Rogger dit :

    bonjour, bon un bon choix des Australiens qui espère par la même occasion se rapproche des japonais… Dire qu’ils ons le même problème n’est pas faux ..
    Ensuite se choix a était motivé par un équipage extrêmement réduit en terme d’effectif… ( le recrutement est un problème dans tous ses pays à faible population).
    Maintenant, la question est de savoir quel équipement serons installés sur ses frégate..
    De la production du Japon ou des USA …
    pas simple de garantir une certaine fiabilité d’approvisionnement dans cette partie du monde… ,( les USA ne sont pas fiables et le Japon est bien prêt de la chine continentale) .
    important de le dire…

    • toufik dit :

      @Rogger, je vous propose d’expérimenter une IA gratuite pour la correction orthographique de vos contributions. claude.ai par exemple . Je viens de faire le test avec votre texte, c’est net, sans bavure, et pédagogique. Essayez …
      ( A notre gardien du temple de la langue française : je ne cherche pas à vous enlever votre boulot, restez à l’affût de nos plus modestes bourdes).

      • PQSCSQSSVT dit :

        Puisse-t-il suivre votre recommandation…

      • Relisez-vous SVP dit :

        Bien au contraire, je serais très heureux de voir Rogger améliorer son expression écrite.
        N’hésitez pas à prodiguer à nouveau ce conseil à nos intervenants les plus nécessiteux.

    • Pierrot dit :

      Une manière de préparer les esprits à la future « Temporary pre-AUKUS submarine capacity » qui sera achetée au Japon…

    • Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? dit :

      Bonjour,

      Ensuite, Ce choix a été motivé.
      Dans tous Ces pays à faible population.
      La question est de savoir quels équipements seront installés sur Ces frégates.

      https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses

    • C'était l'été dit :

      Ce choix a été motivé.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      Dans « en termes de », on écrit toujours « termes » au pluriel.

      Un équipage extrêmement réduit en termes d’effectif…

      De plus, l’Académie indique que l’usage de l’expression « en termes de » devrait être limité à son sens de « dans le vocabulaire de » et qu’un emploi au sens d’« en matière de » est un anglicisme à éviter.
      https://www.academie-francaise.fr/en-termes-de

      Un équipage extrêmement réduit en matière d’effectif…

    • Relisez-vous SVP dit :

      Des Australiens qui espèreNT.
      Se rapprocheR des Japonais.
      Dire qu’ils onT.
      Ensuite, Ce choix a étÉ motivé.
      En termeS d’effectif.
      Tous Ces pays.
      QuelS équipementS seronT installés sur Ces frégateS.
      Le Japon est bien prÈS de.
      La Chine.

    • Prépositions dit :

      Près de (proche de) ou prêt à (paré à), mais ni « prêt de » ni « près à ».

      Le Japon est bien près de la Chine continentale.

  15. Même si c’est un véhicule civil le Hi-lux aura été leur meilleur réussite militaire à l’export !
    On peut rigoler mais les canons de DCA sur des plateaux on y revient nous aussi à cause des drones ! (avec des conduites de tir améliorés en plus..)

    • Des conduites de tir améliorées.

    • DP dit :

      @Chris,
      « On peut rigoler mais les canons de DCA sur des plateaux on y revient nous aussi à cause des drones !  »

      Vous pouvez m’expliquer vos affirmations , car l’AF a des pick-up Ford Ranger et pas des Toy…

      Les seuls Toy que j’ai vues étaient aux mains des FS FR (voire SA ? ).

      Allez-y, racontez-moi « vos expériences » ; j’adore lire des histoires à dormir debout, ça m’aide à m’endormir le soir.. 🙂

      • Caporal Motors BESSON dit :

        Cit :[ Allez-y, racontez-moi « vos expériences » ; j’adore lire des histoires à dormir debout, ça m’aide à m’endormir le soir.. ]

        Le Hi-Luxâ„¢ est à l’origine du concept contemporain de  » technical  » . Je ne parle pas ici des Tachankas ni des camions Chevyâ„¢ des LRDG .

        Si vous ne savez pas ce que c’est , c’est que vous n’avez pas suivi l’actualité militaire de ces 45dernières années et même du dernier demi-siècle quand ce véhicule civil a commencé à être utilisé de manière systématique par des entités combattantes non-étatiques avant d’être adopté par des forces armées régulières .
        Ce n’est pas par ce que votre expérience – très limitée – se limite aux forces armées françouzes que le monde ailleurs n’existe pas ! Cette remarque vaut pour d’autres sur d’autres sujets …
        Vous parlez des FS françouzes et vous n’êtes même pas foutu de causer de la  » Guerre des Toyotaâ„¢  » à laquelle elles ont participé en 1986-1987 … ???
        Il existe un  » poster officiel » de ces transformations , je ne l’ai pas retrouvé , et un autre beaucoup plus  » cynique  » que M.Lagneau aura la bonté de ne pas modérer ! ;0)

        https://i.redd.it/9w3qjdpxnlo71.jpg

        Bonne nuit !

        @Chris , je m’autorise à reprendre cet interlocuteur bien que la remarque vous soit adressée. En effet , Russes comme ukrainiens utilisent cette plateforme pour la lutte anti-drones avec des  » détecteurs sonores  » inspirés de ceux des années 20-30 mais avec une électronique de pointe . Bon ,le RAM 1000 semble aussi avoir ses adeptes comme on pu le voir il y a peu ! ;0)
        Pour la petite histoire les forces Russes ont utilisé et utilisent des véhicules d’occasion des forces d’autodéfense nippones revendues en 2021-2022 en Russie ( à confirmer hein ) tandis que des parlementaires nippons ont acheté ces véhicules pour les zélensquistes .

      • Toy ? Et Ben « moué lez hommes » mon copain Lulu d’Ehpad, y l’a le « Berliet type carrière » de chez DINKY TOYS. Et vouii……, les jaloux. Celui qui a une petite manivelle pour soulever ……, mais quoi déjà ??? Vingt Dious, « encor’ c’t âge qui m’impech’ d’me souvenir »…..Ah oui les gars….. « La benne » ! C’te machin qui est jaune ou peut-être rose ? Et encor’ ?

  16. toufik dit :

    Ce rapprochement Japon-Australie est cohérent, de par la communauté d’intérêts face à la Chine. Mais dans 2 ou 3 ans, quand les US seront englués comme jamais dans leurs insuffisances en construction navale pour l’US Navy, Trump ne manquera pas de refaire un coup de p… à l’Australie en venant exiger du Japon d’être servi en priorité ; probablement en ayant laissé l’Australie s’occuper, comme client, du « rodage » de Mitsubishi Heavy Industries sur une première frégate.

    • HMX dit :

      @toufik
      Puisque vous n’avez pas tout suivi, je vous rappelle que seules les 3 premières frégates seront construites au Japon. Les suivantes seront construites en Australie. Les capacités de production au Japon ne seront pas impactées.

      Il n’est absolument pas dans les intentions ni dans l’ADN de Trump de faire construire des équipements militaires américains en dehors des USA : il mène très exactement le combat inverse. Cela étant, Trump n’est pas éternel. Ses successeurs à la Maison Blanche pourraient voir se dessiner plus nettement un conflit avec la Chine dans le Pacifique, et être confronté à des capacités industrielles insuffisantes aux USA.

      Dans cette « hypothèse hypothétique », où les USA se trouveraient en demande urgente pour de nouveaux navires, il ne serait pas illogique qu’ils songent à faire appel à leurs principaux alliés, qui disposent pour leur part de solides capacités en matière de construction navale : Corée du Sud, Japon, et en Europe (France, GB, Italie, Espagne, Pologne…). Une telle pilule serait cependant très difficile à faire avaler au Sénat US, puisqu’il s’agirait d’une forme d’aveu de faiblesse, qui ne pourrait être justifiée que par l’imminence d’une guerre.

  17. Themistocles dit :

    J’espère pour les japonais qu’ils font payer les australiens d’abord. Leur parole et leur signature ne valent rien.