La Direction générale de l’armement va tester le robot terrestre armé Aurochs, conçu par l’Institut de Saint-Louis

Les progrès les plus significatifs en matière de robots terrestres [UGV – Unmanned Ground Vehicles] ont probablement été réalisés par l’armée ukrainienne, celle-ci ayant l’intention de se procurer pas moins de 15 000 engins de ce type, comme le TerMIT qui, développé par le groupe Tencore, peut être utilisé pour le transport, l’évacuation de blessés et l’appui-feu, grâce à une mitrailleuse et/ou un lance-grenades MK19.
Cela étant, plusieurs modèles de robots terrestres susceptibles d’être armés ont été dévoilés ces dernières années. Ainsi, en 2018, MBDA s’était associé au groupe estonien Milrem Robotics pour proposer un robot THeMIS pouvant tirer le missile antichar Akeron MP [ex-MMP, pour Missile Moyenne Portée]. De son côté, KNDS France avait suivi la même démarche avec l’Optio, qui n’était autre qu’un THeMIS doté d’un canon de 20 mm.
Depuis, l’offre s’est étoffée. En février, après avoir noué un partenariat avec SERA Ingénierie, KNDS France a officiellement présenté le Centurio X-30, un robot doté d’un canon de 30 mm. Plus récemment, lors de l’évènement TechTerre, organisé pour la première fois par le Commandement du Combat Futur [CCF], les 9 et 10 juillet derniers, Arquus a dévoilé le DRAILER MARSEUS, appelé à être un « démultiplicateur de puissance pour les unités débarquées », grâce à ses huit missiles Akeron LP fournis par MBDA.
Il y a encore peu, l’armée de Terre se voulait prudente sur l’apport des robots terrestres armés : ce ne fut qu’en 2023 qu’elle fit tirer un tel engin pour la première fois, lors de l’évaluation d’un THeMIS équipé d’un tourelleau téléopéré fourni par le belge FN Herstal et d’un système de « commandement et de contrôle » conçu par la société Glenair.
Désormais, comme l’a souligné le général Bruno Baratz, le chef du CCF, la robotisation est un « impératif » pour l’armée de Terre, comme le fut la mécanisation au XXe siècle. Aussi, certains projets semblent s’accélérer, comme celui du robot Aurochs, développé par l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis [ISL].
Lors d’une audition au Sénat, en novembre 2024, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], le général Pierre Schill, avait d’ailleurs affirmé que l’Aurochs était l’un des plus intéressants. « Les progrès qu’il permettra seront utilisés dans les versions ultérieures », avait-il dit.
« Comment utilisera-t-on ces robots ? Tout d’abord, dans le génie, pour la mission de déminage ; nous avons déjà des robots dans ce domaine, c’est une fonction permettant de ne pas exposer inutilement des hommes. Il y aura, ensuite, la fonction logistique, en particulier pour alimenter les flux entre l’arrière et l’avant, comme par exemple le projet de fabriquer des robots porteurs capables de suivre un véhicule blindé qui ouvrira la route », avait ensuite expliqué le CEMAT.
En outre, il avait aussi estimé que l’utilisation de robots armés serait « plus lointaine parce qu’elle demeure complexe techniquement ». Et d’ajouter : « Des difficultés restent à résoudre s’agissant du déplacement et du contrôle du tir ».
Quoi qu’il en soit, une version armée de l’Aurochs vient d’être évaluée par la Section technique de l’armée de Terre [STAT], à Mourmelon. « L’équipe projet du Battle Lab Terre a pu mettre en Å“uvre concrètement la tablette [ATOMS] intégrant la fonction feu dans ses paramètres, et ce jusqu’à une distance pratique de 400 mètres », a-t-elle indiqué, via le réseau social LinkedIn, la semaine passée.
Il revient à l’ISL de « poursuivre ses travaux d’intégration sur la tablette des fonctionnalités du tourelleau DeFNder [de FN Herstal, pouvant être armé d’une mitrailleuse de 12,7 mm, ndlr] avant que ce robot ne soit prochainement mis à la disposition de la Direction générale de l’armement pour des essais techniques », a conclu la STAT.
Présenté en 2019 comme devant être un robot « mule », l’Aurochs est équipé d’un « guidage autonome par vision artificielle sur un itinéraire de mission avec une précision décimétrique, sans GPS et sans dérive ». Pouvant éviter les obstacles sans avoir à être téléopéré, il possède, selon l’ISL, une « vitesse de progression et une capacité de franchissement tout-terrain hors-norme » et affiche une « manÅ“uvrabilité et une motricité exceptionnelles » [suspensions, roues motrices électriques indépendantes, simple ou double essieu directeur].
Toujours d’après les explications de l’ISL, désormais devenu un « robot tactique polyvalent » rustique, l’Aurochs pourra devancer les fantassins afin de les protéger contre « toute menace » grâce à ses caméras embarquées et, surtout, son tourelleau téléopéré deFNder.
Photo : Section technique de l’armée de Terre





Sera t il capable d’approvisionner l’arme tout seul le moment venu ou remédier à un problème d’enrayage ( en espérant que les profs d’orthographe me pardonne si le terme est incorrect ) ou sera t il équipé d’ un robot servant ?
Vos doutes vous honorent.
Enrayage, enraiement et enrayement sont admis.
Toutefois, dans le cas spécifique d’une arme à feu, Larousse et Robert semblent privilégier l’emploi d’enrayage, tandis que l’Académie indique que les trois termes peuvent être utilisés.
Votre emploi du mot enrayage est donc parfaitement correct.
En l’occurrence, si mes confrères et moi-même devions trouver à redire en vous lisant, ce serait plutôt à propos de « que les profs d’orthographe me pardonne[nt] ».
Ego te absolvo, mon fils.
Votre perspicacité et votre bienveillance vous honorent .
Le titre n’est pas tout à fait exact: l’instirut Saint-Louis n’existe pas, ou tout au moins pour ce type d’activité…
ISL – French-German Research Institute of Saint-Louis
Front-line Research
ISL is a binational research institute, jointly operated by the French Agency of Defence Innovation (AID) and the German Ministry of Defence.
Vos doutes vous honorent.
Enrayage, enraiement et enrayement sont admis.
Toutefois, dans le cas spécifique d’une arme à feu, Larousse et Robert semblent privilégier l’emploi d’enrayage, tandis que l’Académie indique que les trois termes peuvent être utilisés.
Votre emploi du mot enrayage est donc parfaitement correct.
En l’occurrence, si mes confrères et moi-même devions trouver à redire en vous lisant, ce serait plutôt à propos de « que les profs d’orthographe me pardonne[nt] ».
Ego te absolvo, mon fils.
?Eiu :
Toutes mes excuses. Cette réponse était destinée à Civis17.
Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa.
oui, « l’instirut Saint-Louis n’existe pas » mais : Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis
5 rue du Général Cassagnou
68300 SAINT LOUIS (FRANCE)
Boîte postale 70034 68301 SAINT LOUIS CEDEX (FRANCE)
Téléphone : 00 33 3 89 69 50 00
Fax : 00 33 3 89 69 50 02 Formulaire de contact http://www.isl.eu
Existe : j’ai connu un ingénieur qui y travaille .
Que voulez-vous dire ?
En dehors du fait qu’il soit parfaitement exact que l’ « instirut » Saint-Louis n’existe pas, votre message n’est pas très clair.
Il n’y a pas que l’instit qui soit en rut.
Bonne analyse !
Ha ! Bientôt un nouveau métier dans l’armée de Terre : formateurs de robots terrestres, plutôt que conscrits…
Puis viendra le tour des psychologues de robots, comme le Docteur Calvin dans la série d’ouvrages de Isaac Asimov.
Méfiance pour le cas où un de ces robots se mettrait à rêver !!!
De moutons électriques?
Bravo !
Vivement que ces robots soient pourvu d’une intelligence surnaturelle pour qu’ils puissent s’exterminer entre eux, comme les humains l’ont fait depuis toujours.
bonjour. bon se sui est intéressant de savoir et de contrôler s’est effectivement de savoir a quel points sont ils autonome, leur capacité a trouver une solution devant un problème. exemple : leur capacité a suivre un itinéraire ( logistique) . leur capacité a trouver un point de passage ou de contournements…
lors du tir avec différents armes, leir capacité a régler seul une correction de tir, voir a régler seul un problème réarmement, réapprovisionner en munition lors du tir. .
l’interet immeditas est la surveillance, la logistique, l’appuis feu …
J’ai les yeux qui saignent, il faudrait un robot capable de corriger votre texte et éventuellement de lui donner un sens. Mais bon, là la tâche est ardue.
Oui, ça attaque la cornée.
Cette personne maitrise mal le français écrit, mais j’ai compris ce qu’il voulait dire.!
Ce n’est pas avec des commentaires méprisants que vous allez l’encourager à progresser ; mais encourager quelqu’un ne doit pas faire partie de votre culture virile …
Pour dire « et même », l’adverbe « voire » convient parfaitement, mais le verbe « voir » est inadapté.
Leur capacité à régler seuls une correction de tir, voire à régler seuls un problème de réarmement.
Bonjour,
Bon, Ce qu’il est intéressant de savoir et de contrôler, C’est effectivement de savoir…
Ce QU’IL est intéressant de savoir.
C’est effectivement de savoir À quel poinT ILS SONT autonomeS.
Capacité À trouver.
Capacité À suivre.
Capacité À trouver.
Point de passage ou de contournemenT.
DifférentEs armes.
LEUr capacité À régler seulS.
VoirE À régler seulS.
Réapprovisionner en munitionS.
L’intÉrÊt immÉdiAT.
L’appuI feu.
Super!
Evaluer l’efficacité de lance grenade de 40mm (longueur au choix…) armés de munitions thermobariques destinés à la lutte anti drones dans les milieux ou la mitraille présente trop d’inconvénients devrait être une priorité.
Le châssis semble très intéressant. Une version 6 roues motrices et 4 directrices seraient encore mieux. Surtout si elle sait nager (après avoir remonter ses roues dans sa coque façon VAB)… Même plus besoins de complication les moteurs électriques pour bateau existent. (Un modèle pour la pêche de loisir SVP.)
A parier je gagerai que le prochain développement devrait être sur la position de l’arme : au plus près du barycentre pour tirer stable, mais soulevable sur un élévateur ciseau pour tirer vers le bas et le haut, en ville ou en montagne, sans limites d’angles…
Et un drone périscope branché sur le porteur…
Plein d’exemples en cherchant Brouette à chenille à déchargement en hauteur ou Minidumper à chenilles élévateur ciseaux … Le bâtiment aussi a sa révolution robotique – télécommande.
Nous dirions même plus : je gagerais que l’alarme de position devrait être sur le prochain développement.
Après avoir remonté ses roues.
Un lance-grenade, des lance-grenades.
C’est une avancée certaine.
Ce robot est équipé d’une 12,7, que son poids peut tenir même sur une longue rafale, et ce quel que soit l’angle de tir. Ce qui est moins évident avec une 20 ou 30mm, dont le recul est nettement plus puissant.
Reste à l’équiper pour qu’il soit guidable à plus des 400 mètres actuels…. Surtout s’il doit tracter une remorque pour le ravito (il ne faut pas gêner le débattement de la tourelle et du canon), entre l’arrière (qui se trouve à plusieurs km), et la zone de contact…
Si l’heure est à la remise en question de l’usage ou l’existence même de l’arme blindée cavalerie en quoi un robot serait moins vulnérable qu’un véhicule avec équipage ?
il va se faire dégommer par le premier drone venu.,.
Le probleme est le SI. Ce n est pas a l ordre du jour du tout.
Vous voulez remplacer les blindés par quoi? Des motos, des voiturettes de golf ou des fantassins a pied? Vous avez du rater les retex calamiteux de ces tentatives russes.
Des fantassins à pied il en faudra en zone urbaine.
Il en faudra d’autant plus que la puissance des drones anti blindés sera à la disposition de n’importe qui.
Ils auront besoin d’appui et de soutien.
L’art du siège va devoir être renouvelé.
De mon point de vue cet engin est fait pour Gaza plus que pour l’Ukraine.
Rien de réjouissant là non plus.
Les fantassins, il en faudra partout. On est loin de pouvoir s en passer.
On discute du meilleur moyen de les amener sur place vivants.
N’empêche. L’utilisation de blindés n’est pas meilleure. Le blindé a été conçu pour faire face aux problèmes posés par les barbelés, les tranchées et les mitrailleuses. Les mines, les attaques par le haut nécessitent une autre réponse qui tarde à venir. Il y a déjà eu la mitrailleuse en tourelle, mais l’afflux de missiles anti-chars, de drones et l’abondance de mines n’ont pas rencontré de bonne solutions. Il y a trop d’objets qui convergent à différentes vitesses sur le char. Il va falloir se casser la nénette.
C est faux.
Les mines sont bien évidemment prises en compte depuis plus de 80ans. Et les véhicules y sont adaptés. D ailleurs, avec la menace IED , la majorité des véhicules blindés modernes sont adaptés a des explosions tres supérieures a une simple mine antichar. Le retex est tres bon dans ce domaine.
Vous croyez a la guerre zéros morts, cela n existe pas.
La réalité, c est des systemes qui limitent les pertes au maximum. Et meme un BMP1 protege mieux ses troupes qu une moto.
De bonnes solutions
Pour survivre au XXIème siècle, le char a simplement besoin de « gardes du corps », pour sa sécurité rapprochée. Il faut bien sûr le doter d’un système de protection active, contre les menaces les plus véloces (missile antichars, roquettes, et potentiellement les munitions flèches). Mais pour les menaces type drones FPV/munitions téléopérées, de loin les plus nombreuses, le char va désormais devoir embarquer son propre essaim de drones d’autodéfense, qui servira prioritairement à assurer sa défense contre les agressions de drones/munitions rôdeuses.
A partir du moment où le char disposera de son essaim de drones d’autodéfense, il sera tentant de travailler la polyvalence de ses drones d’escorte : certains drones pourraient par exemple recevoir des capteurs spécifiques leur permettant de détecter en temps réel les mines ou IED présent sur le trajet envisagé par le blindé, celui-ci pouvant alors instantanément modifier sa trajectoire pour éviter la zone à risque, ou décider de précipiter un des drones de son escorte contre la mine/IED venant d’être détectée.
Certains drones pourraient également être équipés de leurres/fumigènes, permettant de créer des écrans de fumée mobiles, qui auront la particularité de pouvoir suivre dynamiquement les mouvements du blindé, prenant en compte les conditions météo (vent).
Enfin, les drones d’escorte, même s’ils sont à la base optimisés pour l’interception aérienne d’autres drones, pourront tout aussi bien servir à des missions de reconnaissance dans un périmètre de quelques kilomètres autour du blindé, permettant de détecter et attaquer des cibles au sol si besoin. Ce qui en ferait un système d’armes à part entière.
ce sera du consommable…
plus on fabrique moins c est cher.
moins coûteux qu un char
sans perte humaine
puissance de tir démultiplié
possibilité d essaims de drones avec des drones aériens pour renseigner et protéger la progression des drones terrestres…
l avenir de la guerre
Consommable, oui, à condition d’être moins coûteux que ce qu’il faut pour le détruire.
D’ailleurs il serait peut être économiquement pertinent de recycler les épaves de voiture ou au moins les châssis en drones consommables armés avec les armes anciennes et sorties de dotation des réserves .L’heure de la frugalité n’est elle pas venue .
@TM
Vous avez raison de souligner l’extrême vulnérabilité de ces engins terrestres robotisés face aux drones de tous types. Vulnérabilité qui affecte tout autant les engins terrestres pilotés, blindés ou pas. Face à un adversaire muni de simples drones FPV, un robot tel que celui présenté ici aura une durée de vie qui se comptera en minutes sur un champ de bataille… On en revient toujours à ce constat.
La priorité des priorités, face aux drones et munitions rôdeuses, c’est donc de redonner à nos véhicules les moyens d’assurer leur liberté d’action. On en revient à chaque fois à ce besoin préalable, lorsqu’on parle de nos forces terrestres. Cela passe par l’installation massive de systèmes anti-drones. Ces systèmes anti-drones devront donc être :
– peu coûteux : hors de question d’installer des lasers de puissance qui coûteront plus cher que le véhicule à protéger,
– Efficaces et résilients, face à des attaques multiples ou en essaim, ou face à des cibles qui sa cachent derrière les masques de terrain (immeuble, arbres, reliefs…) donc en dehors de la vue directe,
– Autonomes : pour alléger la charge cognitive de l’équipage, qui ne pourra pas gérer simultanément plusieurs interceptions tout en assurant ses autres missions,
– Limitant les risques de dégâts collatéraux ou de tirs amis : cela élimine les options « classiques » à base de mitrailleuses à tir rapide ou de lance-grenades, qu’on ne pourra pas utiliser en milieu urbain ou en présence de forces amies.
A partir de cette ébauche de « cahier des charges », la seule solution viable à court terme, c’est un système de défense basé sur des drones anti-drones. Concrètement, il s’agirait de concevoir un système qui comprendrait :
– un mât avec des capteurs optique et acoustiques, dont la mission consisterait à donner l’alerte et indiquer la direction de la menace, relié à un terminal à l’intérieur du véhicule pour le contrôle du système,
– un container contenant un grand nombre de drones FPV prêts au vol, le container servant à la fois au stockage et à la recharge (par induction) des drones.
Le fonctionnement serait le suivant : en cas d’alerte (ou sur déclenchement manuel), plusieurs drones décolleraient automatiquement et se dirigeraient en direction de la menace. Ils détecteraient leur cible et se verrouilleraient sur elle grâce à leur propre capteur optique, associé à une petite IA pour les aider à reconnaître leur cible. Le tout de manière totalement autonome, une fois en vol (pas de risque de brouillage). Les drones du système de défense pourraient être équipés d’un simple système de marquage optique, pour éviter qu’ils ne se prennent mutuellement pour cible.
Un tel système, produit en grand nombre, serait assez peu coûteux : les capteurs sont en effet relativement basiques (et font d’ailleurs déjà partie de la dotation des blindés modernes), et le coût unitaire des drones FPV est très bas (quelques centaines d’euros). Pour autant, le système serait efficace, y compris face à des drones attaquant en essaim (la seule limite est la taille du container et le nombre de drones embarqués, avec une dotation qui peut facilement être recomplétée si besoin), et y compris face à des cibles qui utiliseraient les masques de terrain pour attaquer, puisque les drones iront eux-mêmes traquer leur cible, même si celle-ci est cachée par un relief ou un bâtiment. L’interception est elle-même relativement sécurisée, puisque le drone explose au contact ou à proximité immédiate de sa cible, limitant autant que possible le risque de dégâts collatéraux.
Dans un contexte d’alerte maximale, les drones FPV peuvent être déployés préventivement par l’équipage. Ils viennent alors automatiquement se placer en formation défensive autour du véhicule à défendre, maximisant la probabilité d’interception même face à des cibles rapides. Cerise sur le gâteau, on peut aussi imaginer que certains drones pourront servir à l’équipage du blindé, mais cette fois en mode « manuel » avec une liaison de données, pour remplir des missions de reconnaissance, et pour attaquer des cibles d’opportunité au sol dans un rayon de quelques kilomètres.
C’est ce genre de système dont on doit doter massivement et en urgence nos véhicules, pour retrouver une liberté d’action face à des adversaires eux-mêmes massivement équipés de drones et munitions rôdeuses. Une fois ce préalable réalisé, on pourra cette fois sans problème évoquer nos futurs chars, blindés ou robots téléopérés…
Les drones armés terrestres , aériens et maritimes constituent un changement majeur de doctrine au même titre que l’apparition des concepts d’emploi du combat interarmes et interarmées en GTIA durant la seconde guerre mondiale. Il faut absolument mettre le paquet dans ce domaine.
pour le déminage terrestre, il y a une solution suisse qui fonctionne très bien et qui est exportée en Ukraine actuellement, c’est un engin chenillé qui permet de déminer un champ entier en un temps rapide. Je ne comprends pas que la France ne s’en équipe pas.
La France a le meme type de systemes
l Ukraine est la puissance militaire dotée de drones actuellement
ce pays va développer des essaims de drones aériens et terrestres qui vont interagir
les soldats viendront derrière en appui une fois le terrain conquis…
@TM……
Ça dépend de son équipement… s’il est équipé pour voir ou entendre venir un drone, son tube de 12,7, 20 ou 30 mm, peut s’en charger, jusqu’à épuisement de ses munitions.. ça risque de faire quelques drones au tapis, qui n’iront pas taper nos gars… qui seront avertis de la menace, et pourront prendre les mesures qui s’imposent.
Vous voyez le truc ou pas?
@Carin
Tirer à la 12.7, au 20 ou au 30mm jusqu’à épuisement des munitions sur des drones FPV qui se faufilent à 10 mètres d’altitude ?… au milieu du désert ou en rase campagne, pourquoi pas. En pratique, dès lors que nous opérons en milieu urbain ou semi-urbain, ou au milieu de forces amies (cas de figure le plus probable, vous en conviendrez), ce type d’engagement devient extrêmement risqué et improbable avec des munitions standards, et même avec l’usage de coûteuses munitions « airburst » (qui n’existent qu’à partir du calibre 20mm), sauf à assumer d’avance des dégâts collatéraux et/ou des « tirs amis ».
Les mitrailleuses à tir rapide et autres lance-grenades ne sont donc pas des solutions viables pour la lutte antidrones, précisément pour cette raison. Les brouilleurs seront inefficaces sur des drones dotés d’une IA pour la reconnaissance de cibles. Le laser est beaucoup trop coûteux au regard de la valeur des engins à protéger (sans parler de sa consommation d’énergie). A mon sens, la seule solution techniquement et économiquement réaliste, c’est l’interception des drones et munitions rôdeuses par d’autres drones, conçus pour cet usage. C’est là -dessus qu’il faut mettre le paquet, pour sortir de cette situation d’impasse tactique et d’immobilisation de nos forces terrestres, liée à l’emploi massif de drone et munitions rôdeuses par l’adversaire. Voir post ci-dessus à ce sujet.