Airbus n’entend rien céder à Dassault Aviation sur la gouvernance du projet d’avion de combat de nouvelle génération

La semaine passée, le président Macron et le chancelier Merz ont demandé aux ministres de la Défense français et allemand « d’évaluer une perspective réaliste de coopération future au sein du projet SCAF [Système de combat aérien du futur] et de présenter des propositions pour résoudre les conflits existants » entre Dassault Aviation et Airbus. Et cela d’ici la fin de cette année, au plus tard. Autant dire que la tâche ne s’annonce pas facile…

Comme son PDG, Éric Trappier, ne cesse de le dire et de le répéter depuis plusieurs mois, Dassault Aviation veut avoir la main pour tenir son rôle de maître d’Å“uvre pour le pilier n° 1, lequel vise à développer un avion de combat de nouvelle génération [NGF pour New Generation Fighter]. Or, selon la gouvernance actuelle, l’industriel n’est pas en mesure d’imposer ses vues à Airbus, représenté dans ce projet par ses filiales allemande et espagnole.

« La question se pose pour l’efficacité du projet qui est à trois pays […] où il n’y a pas un vrai leader mais trois ‘co-co-co’. […] Comment je peux avoir un leadership alors que j’ai en face de moi quelqu’un qui pèse deux fois plus ? Comment peut-on assurer une maîtrise d’œuvre si je n’ai pas le droit de choisir des sous-traitants en France, en Espagne et en Allemagne ? […] Je pense que ce n’est pas la bonne méthode pour faire voler un avion », a de nouveau expliqué M. Trappier, lors de la présentation des résultats semestriels de Dassault Aviation, le 22 juillet.

D’autant plus que le NGF devra effectuer des missions nucléaires et être mis en Å“uvre depuis un porte-avions. Pour la France, ces deux points sont non négociables… alors que les filiales allemande et espagnole d’Airbus n’ont aucune expérience pour développer de telles capacités.

Pour l’industriel français, il s’agirait de mettre en place un mode de gouvernance similaire à celui qui avait été adopté pour le développement du démonstrateur de drone de combat nEUROn. Si ce dernier a été un succès, avec des performances allant au-delà des espérances, c’est parce que les responsabilités avaient été clairement définies dès le départ. Et Dassault Aviation n’avait eu aucune difficulté à tenir son rôle de maître d’Å“uvre, alors que ce projet impliquait six entreprises européennes.

Un mois plus tôt, au Sénat, M. Trappier avait tiré à boulets rouges sur la gouvernance adoptée pour l’Eurofighter EF2000/Typhoon et dont le modèle est défendu par Airbus. Elle « consiste à faire un JV [joint venture ou coentreprise], tout le monde met sa propriété intellectuelle au milieu, on donne tout à tout le monde et puis on fait un avion qui, finalement, répond aux besoins de chaque industriel. […] Ça a coûté plus cher à chaque pays de faire l’Eurofighter à quatre qu’à la France de faire le Rafale. Et regardez les résultats du Rafale », avait-il dit.

À plusieurs reprises, M. Trappier a laissé plané le doute sur les intentions de Dassault Aviation dans le cas où la gouvernance du SCAF, et plus précisément celle du pilier n°1, n’évoluerait pas selon son souhait avant de passer à la phase 2 du projet. « Je serai toujours très réticent à entrer dans une logique qui fait qu’on va dépenser plus, qu’on sera moins performant et qu’on n’exportera pas. Sans compter les fils à la patte en termes de composants ITAR, que certains laissent passer pour des raisons ABCD », avait-il dit aux sénateurs.

La semaine dernière, Éric Trappier a été plus précis. « Ce n’est pas un problème de quitter, c’est un problème de savoir si le projet continue ou pas. Si les États décident que personne n’a de responsabilité et que c’est la cogestion, il n’y a pas de problème. Ça peut durer vingt ans, on peut dépenser des milliards, on sera très content. Mais si on me donne des objectifs, je veux pouvoir les tenir », a-t-il affirmé.

Également désignée maître d’Å“uvre pour les piliers n° 3 [drones] et n° 4 [cloud de combat] du SCAF, la filiale allemande d’Airbus Defence & Space ne cache pas son agacement. Le président de son comité d’entreprise, Thomas Pretzl, l’a d’ailleurs fait savoir, en des termes fleuris. « Dassault Aviation n’est pas le bon partenaire [pour le SCAF]. Un partenariat repose sur la coopération, et non sur la concurrence. Il existe des partenaires plus attractifs et plus adaptés en Europe », a-t-il asséné, le 7 juillet.

Plus tôt, estimant que les désaccords avec Dassault Aviation menaçaient l’avenir du NGF, le PDG d’Airbus Defence & Space, Michael Schoellhorn, avait écarté l’idée de revoir la gouvernance du projet.

« Si les gens veulent que le SCAF existe, nous savons tous comment le faire. Il suffit de revenir à ce qui a été convenu et de s’y tenir. Mais si les gens pensent que nous devons revenir à la case départ et recommencer toute la discussion, ce n’est pas acceptable », s’était-il agacé. Au passage, le gouvernement allemand ne dit pas autre chose…

Après les récentes sorties de M. Trappier, le PDG d’Airbus, Guillaume Faury, a aussi défendu la gouvernance du SCAF. Celle-ci « a été convenue pour le lancement de la phase 1B. […] Si, dans un pilier, un partenaire industriel n’en est pas satisfait, alors il doit décider ce qu’il veut faire. La décision lui appartient », a-t-il dit, le 30 juillet, selon des propos rapportés par Reuters.

« Mais concernant Airbus, nous avons l’intention de continuer à servir les pays et les ministères de la Défense qui nous ont confié la Phase 1B. Nous avons l’intention de poursuivre le programme. Donc, concernant Airbus, nous poursuivons nos efforts », a conclu M. Faury. Quitte à les faire tout seul ?

Sur ce point, Dassault Aviation a déjà prévenu. « Nous, on n’est pas dans la méthode ‘Eurofighter’. On est soit dans la méthode Rafale, c’est-à-dire qu’on fait tout seul et quand je dis tout seul, il y a 500 entreprises autour de nous, il y a Thales et Safran. Soit on est dans la méthode nEUROn, pour faire un démonstrateur à six pays mais avec des tâches et un leadership bien identifiés », a insisté son PDG, pour qui la « complexité n’est pas un moteur pour faire de la performance ».

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144 contributions

  1. Robmac dit :

    Le psychodrame a assez duré : puisque Dassault n’accepte la collaboration que si il est le seul maitre à bord, qu’il quitte ce projet.

    Dassault est très bon avec son Rafale, qui sera F5 cinquante ans après sa création … Airbus est leader dans les avions de transports et dans les hélicoptères, il a l’expérience de l’Eurofighter et sait quelles erreurs à ne pas faire. Il a aussi l’expérience de l’A400 M, qui à force de complexité demandé par les uns et les autres coûte tellement cher qu’il ne s’exporte pas et a failli être abandonné !

    Puisque ces deux entreprises ne savent pas collaborer, qu’on en finisse. La France surendettée essaiera de construire seule son super méga avion, qui risque de devenir inutile avec les développement de missiles et de drones.

    • Slasher dit :

      Il y a 50 ans, on passait tout doucement au mirage 2000 donc calme-toi sur les chiffres…
      Quant à Airbus qui a l’expérience de L’Eurofighter, laisse-nous rire… Sans les anglais et BAE, ils sont complètement paumés sinon ça fait bien longtemps qu’ils se seraient lancé seuls dans l’aventure.

      T’inquiètes pas pour notre dette qui est toujours en deça de celle de l’Italie, du Japon et des USA et qui n’ont pourtant pas renoncé aux aéronefs pilotés…

      • Math dit :

        Le problème est toujours le même, comment faire confiance à Airbus dans un programme d’avion de combat sur un rôle autre que sous-traitant. Le Tigre ne s’est pas vendu, le NH90 non plus. L’Eurodrone n’a pas volé alors que le programme a été lancé il y a 15 ans sous direction allemande. L’A400-M a eu beaucoup de retard du fait de la mise au point du Fadec, pour lequel les équipes allemandes ont eu besoin du secour de notre ingénierie. Et on en revient toujours au même point: l’Allemagne veut le lead, mais si elle a les budgets, elle n’a pas les hommes, les femmes ou l’expérience qui va avec du fait d’autres priorités industrielles. Démographiquement, l’Allemagne n’a pas plus de jeunes que nous. Donc elle n’aura pas plus d’ingénieurs. Et donc elle devra toujours fournir un important quota à l’automobile. Bref, encore et toujours ces mêmes promesses en l’air, que l’expérience nous a permis de regarder pour ce qu’elles sont. Ils engagent la moitié de Poufsouffe quand on aligne Gryfondor plus des anciens compétant. C’est très inégal. Et ils n’ont rien d’autres, parce qu’il n’y a pas de bébés.

    • LW dit :

      Ne vous inquiétez pas, la dette n’est pas un problème, et elle se vend très bien sur les marchés financiers, et on en redemande. Quant à l’Allemagne, après des décennies de sous investissements dans tous les domaines, elle y vient aussi.

      • Czar dit :

        « Ne vous inquiétez pas, la dette n’est pas un problème »

        50 ans de vie électorale franchouille résumée. T’es au courant busard que cette dette « pas un problème »© dont le service représente 52 milliards en 2025 va coûter 72 milliards d’intérêts dès 2027 ?

        probablement pas, t’as vu un gonze qui faisait le malin a la tévé en répétant que les ardennes financières étaient infranchissables et que la route du fer était coupée, et t’as jugé avec on intelligence sans bornes que ça sonnait bien

        https://www.senat.fr/fileadmin/Commissions/Finances/2023-2024/Essentiels/Essentiel_Charge_de_la_dette_post_commission.pdf

    • Momo dit :

      Tu as oublié à la fin:
      https://www.youtube.com/watch?v=5tCMI0uKbBE&list=RD5tCMI0uKbBE&start_radio=1

      (tu es mieux sans masque)

    • Berethor dit :

      Mouais Airbus DS partage aussi les tords de Dassault concernant ces petits bisbi sur le pilier N°3 et 4 avec d’autres industriels. Et concernant le SCAF si il y a encore des retards ça va au delà de la petit gueguerre Dassault-Airbus DS, c’est bien un outils stratégique pour la France qui est planifié depuis des années. C’est à ce moment que la France prendra la décission ou non de quitter le projet si ça n’avance pas. La date d’introduction du SCAF a déjà glisser pour 2045 donc au-delà c’est mort.

    • Fralipolipi dit :

      …. Dixit le propagandiste de Pekin …

    • Chill dit :

      @ Bobmac, Dassault devait avoir le lead sur le NGF depuis le début, étrangement aujourd’hui, il ne l a plus…
      Donc comment collaborer lorsque vos partenaires veulent vous piller et vous diluer ???

    • Duhamel dit :

      Les allemands veulent bien collaborer à condition que ce soit fabriqué en Allemagne . Air Bus n’est plus français que de nom . Et le futur char européen sera fabriqué en Allemagne !!!!

    • Why not dit :

      Robmac@ Si comme vous semblez le penser cet avion risque de devenir inutile autant ne pas le construire…

    • Ben dit :

      le super avion deviendra t il soudainement utile si on le fait avec les allemands ?

    • Yeux de biche dit :

      Que s’il est

    • Alb atroce dit :

      La partie dépenses militaires sera bientôt retirée des critères de Matrique…
      On est en pré guerre avec les russes et leurs amis terroristes donc faut investir massivement
      la dette on s’en bat lek tant qu’on utilise la monnaie de la seconde puissance économique mondiale (18 000 milliards d’€ : derrière les Etats Unis mais devant la Chine)….
      De plus investir massivement dans la BITD va nous permettre une croissance interne (c’est le multiplacateur kéynesien qu utilise les USA avec leur propre BITD)

  2. vno dit :

    Ok, messieurs les allemands, puisqu’il y a des partenaires plus sexy, faites du leadership, nous ferons un avion en coopération ou pas avec d’autres … de toute manières, nous n’avons pas les moyens de nous payer le votre, sauf pour notre génie de la finance ! Que les budget de la dissuasion finance l’industrie allemande, cela me pose un problème personnellement !

    • Scorpion dit :

      Que la France quitte ce projet, ces prétentieux que sont les toréadors, ces ces crétins que sont les teutons, et ces imbéciles que sont les belges, la France n’a pas de temps à perdre avec ces trois nations qui ne sont pas capables de construire un avion. La France est capable de le faire seule, la plus belle est le Rafale.

  3. sepecat dit :

    On peut au moins reconnaître au PDG de Dassault Aviation le mérite de mettre les Allemands devant leurs responsabilités et d’amener de plus en plus clairement sur le devant de la scène le scénario que ces derniers avaient envisagé pour récupérer du savoir faire. Mettre en place une répartition de style Eurofighter (Joint Venture) n’a pas d’autre but que ce dépeçage en règle et celui-ci leur est de plus en plus renvoyé à la face. Je peux bien entendu me tromper, mais on s’achemine probablement vers un retrait planifié de Dassault, lequel pourra ensuite proposer une coopération de type NEURON à des industriels de son choix (Suédois, Espagnols, Italiens ou autres, voire Canada), sous sa responsabilité et avec des vues purement industrielles. Pour mémoire, les industriels, à la différence des politiques, ont une vision nettement plus claire des contraintes économiques sur un projet. La conclusion qui s’impose et qui aurait dû s’imposer dès le départ à nos politiques s’ils avaient eu un peu plus de jugeotte plutôt que de vouloir laisser une trace dans l’Histoire, c’est que les besoins des deux armées sont fondamentalement différents, exactement comme ce fut le cas lors du retrait de Dassault pour réaliser seul le Rafale. Enterrons le SCAF sous sa forme actuelle, nous ne nous en porterions que mieux. Je note par ailleurs que la notion ITAR Free devient de plus en plus prégnante et que Dassault a parfaitement identifié le fait que certains des partenaires actuels sont prêts à introduire tout de même des composants d’origine US… Tout est dit.

    • P4 dit :

      Les partenaires potentiels d’un projet alternatif ne sont pas ceux que vous citez mais les pays équipés de Rafale.

  4. Slasher dit :

    « Il suffit de revenir à ce qui a été convenu et de s’y tenir »
    Ils sont gonflés les allemands alors que ce sont précisément eux qui n’ont cessé de grignoté des parts supplémentaires depuis le début.
    On s’en tient à ce qui était prévu au départ ? Alors c’est 50/50 France/Allemagne avec système du best athlète à chaque fois et on sait tous ce qu’il en ressort.

  5. Navion dit :

    Rien d’étonnant, chacun est dans son rôle.

  6. Fralipolipi dit :

    « Un partenariat repose sur la coopération, et non sur la concurrence. »
    … le problème est que ce que Thomas Pretzl appelle « concurrence », nous en France le percevons comme « prédation ».
    Airbus Defense seul (même s’il a 2 têtes, Allemagne et Espagne) ne sait pas faire grand chose seul sur un avion de combat, alors que la partie française sait tout faire et très bien. Et pourtant Airbus fait comme s’ils allaient apporter autant ou plus de savoi-faire que Dassault-Thalès-Safran … alors qu’ils vont être les boulets de l’histoire, à qui il faudrait offrir tous nos savoir-faire gracieusement, sur un plateau ?!?
    … Non merci les (faux) amis. Que chacun se débrouille de son côté.
    .
    Côté français, je ne suis pas inquiet. On fera seul un NGF peut-être un poil moins ambitieux, mais on le fera plus vite et pour moins cher.
    Ou on le fera avec d’autres partenaires plus sérieux (Saab en Suède, les UAE, l’Inde).
    .
    Qu’on en finisse au plus vite avec cet horrible mariage franco-allemand autour du NGF !
    Faut plus perdre de temps en restant pieds et poings liés, faut crever l’abcès et se barrer vite fait vers d’autres cieux plus constructifs et efficaces.
    Au plus tôt on le fera, au plus tôt on pourra consolider le plan B en recherchant d’autres partenaires.

    • Why not dit :

      Fralipoli@ Les compétences indiennes en la matière?

    • GHOST dit :

      Ne comptez pas sur Saab car la Suède n´accepte pas la philosophie de « 80 % » de Dassault… l´Inde et l´UAE sans doute, pas la Suède

      • Fralipolipi dit :

        @Ghost
        Sauf qu’il a déjà été dit et re-dit que ce chiffre de 80% est une connerie par trop relayée par des médias pas toujours consciencieux.

  7. Chill dit :

    Pour les allemands coopération veut dire pillage, ils n en sont pas à leur coup d essai ; ces pathétiques bouffons veulent conduire des programmes sans compétences, pas grave, nos « partenaires »les ont pour nous, c est ce qu on appelle chez les verts de gris une collaboration saine…
    Sur ce Programme depuis le départ Dassault doit avoir le lead sur le NGF, cela n a jamais changé !
    Donc désormais soit nos politiques s en achètent une paire, soit Monsieur Macron pourra épingler le joyau centenaire à son tableau de chasse.

  8. Skyhawk dit :

    Je n’ai plus la source mais Il paraît que Dassault avait proposé à Airbus DS de rejoindre le club Neuron et qu’ils avaient refusé ne se sentant pas assez bien considérés.

    Même à l’époque d’airbus industrie les allemands ont poussé la forme juridique et l’organisation en GIE pour éviter au maximum qu’ Aérospatiale soit seule autorité de conception, ce qu’ils ont obtenu: parité stricte à tous les étages du GIE malgré la domination outrageante d’Aérospatiale qui venait de développer le Concorde.

    Il me semble que pour l’alphajet chacun gardait sa propriété intellectuelle et chacun avait son prototype : 2 pour Dassault et 2 pour Dornier. Chaque industriel avait une ligne d’assemblage, et une partie du domaine de vol pour les essais en vol

    • Why not dit :

      Skyhawk@ Les allemands ont pensé que ce que la France avait accepté pour le bien de la construction européenne, avec le projet airbus, elle l’accepterait aujourd’hui pour le SCAF…

      • Skyhawk dit :

        @Whynot Je ne sais pas si ils tentent de faire un « coup Airbus » à Dassault, mais Dassault à plus que sûrement vu Aérospatiale-Matra se faire bouffer et digérer par DASA dans EADS en 2001 et se méfient. Airbus DS c’est les requins de DASA.

  9. Jeanot dit :

    Ça promet !

  10. Le Breton dit :

    Qu’on se concentre sur le Rafale F5 puis drones de combat pour la suite, l’ère de l’aviation militaire telle qu’on la connaît pourrait appartenir au passé d’ici peu.
    Mais peut-être que je me trompe, après tout le porte-avions à qui on prédit la disparition sous peu depuis le temps de sa création est encore là donc bon…

  11. Chris dit :

    Les Belges sont méchants, les Allemands sont méchants, les Espagnols sont méchants… etc…

    • Air dit :

      Ben là, pour le coup, les Espagnols (car c’est Airbus Allemagne qui s’exprime) sont étrangement calmes, comme s’ils ne voulaient pas être mêlés à cette histoire, un peu des moutons qui attendent celui qu’ils doivent suivre. (pour l’instant)

      Du coup, ils attendent probablement de voir qui va faire tenir son programme. Si les deux mènent leurs programmes séparément, ils vont essayer de s’immiscer dans les deux, pas bête comme idée si ça voit le jour.

      Bon, je leur en voudrai pas pour le coup, j’aurais fait pareil, le but, c’est de faire survivre les emplois, non ?

    • AntiChauvin dit :

      Sans oublier les méchants Américains qui sont à la manÅ“uvre pour couler l’industrie militaire française !

      Boooooouuuuuuhhhhh !!!

    • Christophiou dit :

      Non… les allemands sont simplement « reulous ».
      On ne peut pas leur en vouloir d’essayer de phagocyter le savoir-faire des autre, c’est de bonne guerre. En retour, ils ne peuvent pas en vouloir aux français de défendre le peu qu’il leur reste.
      Dans cette affaire les allemands sont les plus hypocrites.

    • Momo dit :

      Mais non, remets toi, les Français aiment bien les Belges.
      Léger regret qu’ils en soient pour la plupart toujours pas remis des blagues belges de Coluche, c’est vrai, mais vous vous vengez tous les ans à l’Eurovision, alors…
      On en rigole avec mes amis Belges, très intelligents.

    • Ced dit :

      Avec toi ce sont les français qui visiblement sont méchante.

    • Slasher dit :

      Non, ils essaient juste de gratter des compétences qu’ils n’ont pas.

    • Lado dit :

      non chacun defend son » biftèque ».et protège ses actifs intemporels.pas de mechanceté

    • Why not dit :

      Chris@ Non, ce sont les français qui sont méchants, puisqu’ils refusent d’être les dindons de la farce!

    • Chill dit :

      non pas méchants, fourbes…

  12. Rogger dit :

    bonjour, bon je rappelle que le projet de développement de l’avion du future et du char de demain est un accord entre deux pays ( la France et l’Allemagne) .
    l’Allemagne est lieder sur le projet du char de demain, et la France est lieder sur l’avion du 6 ème génération…
    Pour se qui est du développement de l’avion s’est l’entreprise Dassault qui est lieder , l’entreprise Airbus est un élément rapporter suite a un accord avec l’Allemagne… Mais soyons clairs s’est Mr Dassault qui tire les ficelles est qui est responsable de l’ensemble…
    Certe Airbus est une grosse entreprise, mais ils sont incapable de réussir un telle programme de coopération… Important de le dire…

  13. Zaratoustra dit :

    Les feux de l’amour de l’aviacion passion, épisode 15 968.
    Domitille découvre que Gunther la trompe avec Miguel, qui s’appelle en fait Juanita, alors que James lui fait la cour tout en passant ses nuits avec Joachim (qui est troublé par Gunther), Andrea (qui rêve de Domitille) et un pingouin qui cherchait la banquise.
    D’ailleurs, lors de sa dernière nuit, Ramon n’a pas pris ses précautions et a peur de se retrouver enceint.
    De plus, toute la soirée a été filmée par Ivan, déguisé en cornichon malossol géant.
    Le pingouin meurt dans un faux accident de voiture, provoqué par l’agent orange de la CIA, sans avoir trouvé la banquise.
    L’amour triomphera-t-il de ses péripéties sottes et grenues ?
    Vous le saurez en regardant l’épisode 15 969.
    Attention : l’abus de pastis 5x peut vous amener à voir des soucoupes volantes avec des gyrophares bleus et des lémuriens à képi, sans oublier toutes sortes d’hallucinations, y compris sur les sujets les plus séreux.

  14. Bloodasp dit :

    Dans ce cas je crois qu’on dit RIP le SCAF, la messe est dite !! Pfiou ils y ont mis le temps dit donc…Bon quelle est la suite maintenant? Chacun reprend ses billes? Par contre je pense qu’il faudra s’occuper de ce petit chacal de Guillaume Faury, y a traitrise là…

    • DerDesDer dit :

      Encore une fois : où est la modération pour laisser passer des menaces explicites sur une personne ?

      • Bloodasp dit :

        @DerDesDer: On se calme, il n’y a aucun appel à quelques actions coercitives le concernant, en revanche il faudra se rappeler lorsqu’il quittera Airbus DS qu’il n’a plus sa place dans la BITD Française, c’est tout, la collaboration ça se paye!

    • Momo dit :

      Il n’a pas le choix même si le geste est très laid.
      Par contre cela risque de le suivre.

    • Carin dit :

      @Bloodasp…..
      Vous devriez relire la déclaration de Guillaume Faury….
      Je vous résume: il faut s’en tenir à ce qui était convenu…
      Remontez légèrement le temps, et vous allez comprendre que ce qui était convenu, c’est que Dassault aviation était le maître d’œuvre du pilier numéro 1, à savoir le NGF…
      Et Airbus maître d’œuvre sur les drones, le cloud de combat, et d’autres piliers, représentant 70% du projet SCAF, qui soit dit en passant était prévu pour être partagé à 50/50 entre France et Allemagne.
      Non content d’avoir 70% du projet, Airbus DE (Allemagne donc), a imposé sa filiale espagnole pour peser 2 fois plus lourd non pas dans le SCAF, mais dans le pilier 1 à savoir le NGF…
      Dassault ne peut donc pas mener sa mission de maître d’œuvre à bien, et risque fort de quitter le programme.
      Airbus DE et sa filiale espagnole n’étant pas capables de créer un chasseur de 6eme génération seuls… le projet SCAF risque de partir dans les poubelles de l’Europe. Airbus DE sortira un avion de merde, qui ne rivalisera avec aucun chasseur, même de vieux 4eme génération remis à jour, et qui sera accompagné par un drone de décoration, mais qui pourront se parler en secret au travers du cloud de combat d’IBM, pour le plus grand plaisir des grandes oreilles étasuniennes.
      Voilà, vous savez tout, mais à l’avenir lisez les déclarations des uns et des autres, replacez-les dans leurs contextes, et comprenez ce qu’il se passe, pour éviter de ne laisser aucun doute…. Certains comprendront.

      • Bloodasp dit :

        @Carin: Si seulement ça pouvait se dérouler de la sorte, ça serait idéal, mais avec notre Micron 1er quand on pense avoir touché le fond, il sort une pioche et il creuse toujours plus profond. Je suis intimement convaincu que c’est lui et sa clique européiste qui ont imposé à Dassault se partenariat foireux.

  15. Mataf5162 dit :

    bonjour.
    Comme d’ habitude. On va baisser notre culotte avant que l’on nous le demande, et hop on va se retrouver avec un avion Allemand. Un peux comme le futur canon du futur char.

    • Pomme dit :

      le scaf commence à ressembler à une arlésienne comme beaucoup de projet franco-allemand …

      Eurofighter n’est pas un bon avion …

      a400m peine à le devenir

      eurodrone psychodrame

      quittons ce projet biaisé des le début …

  16. Green dit :

    « Si les gens veulent que le SCAF existe, nous savons tous comment le faire. Il suffit de revenir à ce qui a été convenu et de s’y tenir»

    On avait appelé cela le « meilleur athlète » d’ailleurs. C’est le principe initial accepté puis remis en cause par Airbus et l’Allemagne. Le SCAF tel qu’il est défini aujourd’hui ne verra pas le jour. Et Airbus DS va perdre beaucoup avec cette approche maximaliste alors qu’il n’a pas les compétences.

    A mon avis, Dassault va (ou devrait) proposer de réitérer la formule gagnante du Neuron. De réunir Saab, mais aussi Airbus DS en Espagne et Léonardo en Italie pour participer au futur drone UCAV du Rafale F5. Et pourquoi permettre aux industriels concernés de le coupler et l’adapter au Grippen, et a l’Eurofighter. Avec un marché important a la clef.

    Sur une base pareille, la suite d’un nouveau SCAF serait bien plus facile avec des partenaires industriels et étatiques directement intéressés.

  17. Titeuf dit :

    En effet ne rien mettre dans le pot en expertise,en technologie et s’accaparer celles des autres (Dassault….) , facile pour Airbus de jouer du violon…
    Ce projet n’apportera rien à la France mais tout aux autres vautours….
    Plan B….Plan B….Plan B….
    Que l’Allemagne l’Espagne et la Belgique se débrouillent entre eux ou avec les États-Unis, de toute façon ces derniers n’attendent que ça !!!

  18. mitridate dit :

    Je vote pour une sortie de la France du SCAF et je soutiens le point de vue Dassault. Laissons à l’Allemagne le lead sur ce dossier où leur compétence est mondialement connue Un programme avec une participation de l’Inde serait elle envisageable? risqué? stupide?

  19. Michel dit :

    Voilà qui est dit!
    j’espère seulement que l’équipe Dassault saisira l’opportunité qui s’offre à elle pour mettre fin à ce cirque.
    Mieux vaut décliner une participation à un projet foireux que d’être le dindon de la farce à qui on fera porter le chapeau au moindre problème.
    Quand du côté Allemand on parle de partenaires sérieux faut il comprendre des béni-oui-oui ?

    • Ced dit :

      C’est à la France pas à Dassault de mettre fin à ce cirque!

      • Carin dit :

        @Ced…..
        D’un autre côté, vous connaissez un autre constructeur d’avion de combat en France?
        Pourquoi croyez-vous que le PDG de Dassault a été désigné par l’Élysée pour mener les discutions sur le SCAF ?
        Mr Trappier a justement ce que vous appelez la France, derrière lui, tant qu’il se conforme aux ententes passées entre l’Élysée, le ministère des armées, et lui.
        Airbus DE va se retrouver une main devant, et une derrière, l’Allemagne s’en fout, (ce pays a beaucoup d’autres grosses industries), mais pour l’Espagne, ça risque d’être une grosse perte au niveau des emplois.
        Et si Airbus DE se casse la gueule, c’est Airbus qui devra essuyer les dettes… ce qui risque de lui être préjudiciable face à Boeing.

  20. Mike dit :

    Le SCAF ne survivra pas à Macron qui, lui-même, a presque succombé à sa dissolution. Il y en aura – sans doute – une nouvelle à la rentrée qui finira de l’achever. DA a très bien compris la situation. Ils jouent la montre.

    • toufik dit :

      @Mike : la nouvelle dont vous parlez à la rentrée ne fera certainement pas les affaires de Dassault. Pensez-vous que dans le scénario à la Grecque qui se profile, il y ait la place pour un investissement plus gros que prévu – car supporté seul – dans le développement du NGF ? Et croyez-vous que le rythme de financements d’études de DA par l’Etat français ne sera pas affecté en cas de blocage du budget 2026 de l’Etat à l’automne ?
      L’argent des Indiens et Saoudiens ne va pas couler à flot du jour au lendemain pour compenser ces difficultés et soutenir le projet.

  21. MAGA dit :

    MAKE AMERICA GREAT AGAIN !!!

    • Tilleul dit :

      Voilà votre tisane. Pas la peine de faire du scandale, vous savez bien qu’elle est à volonté et incluse dans le prix de l’hébergement.

    • Lothringer dit :

      Make Airbus Great Again !

    • Momo dit :

      On se calme, on se calme.
      Airbuse Defense ne fait même pas ça pour ça.
      (Une pensée pour G Faury qui se demande s’il va devoir acheter une bergerie mais en Allemagne pour sa retraite…)

    • Why not dit :

      MAGA@ Make airbus great again?

  22. Momo dit :

    Airbuse Defense et son donneur d’ordre allemand (Merz & ko) sont sur leur logique et appuieront tant qu’ils peuvent le faire (2027) en vue de … euh… de faire réussir le … euh …. magnifique projet SCAF, celui de la véritable dinde européenne.

    En réalité ce n’est évidemment pas pour le projet lui-même, qui n’aboutira pas tout le monde le sait, c’est pour piquer tout ce qu’ils peuvent d’un des 3 seuls avionneurs européens en mesure de réaliser ce programme. Et comme ils ne sont pas dans les 3, c’est la survie de la partie incompétente de leur boutique qu’ils jouent.
    Ils font pleurer localement le zoostag avec ce récit du vilain fransouze qui veut pas lacher ce qu’on essaye de lui faucher et comptent sur le splendide hidalgo Pedro Sanchez (*) pour aller s’offusquer lui aussi à Paris et Bruxelles.

    Il fallait bosser quand il était temps et expliquer aux brillants visionnaires allemands et espagnols que les dividendes de la paix n’étaient peut-être pas éternels. Leur incurie et sournoiserie ne doit pas, pour une fois, être payés par Dassault et les contribuables français qui ont financé depuis des dizaines d’années la meilleure BITD d’Europe.
    Le fait que le plus grand nombre de ces contribuables n’aient toujours pas réalisés que depuis 2017 ils votent contre leurs intérêts et ceux du pays n’étant en aucun cas une justification de leur vilenie.

    (*): oui, celui dont la femme et les collègues du PS en croquent grave. Mais lui il sait rien 🙂

  23. NRJ dit :

    C’est la foire d’empoigne comme on pouvait s’y attendre. Chacun essaye de tirer la couverture vers lui. Maintenant, Airbus est surement plus habile car ils rappellent ne vouloir suivre que la gouvernance de la phase 1B que Dassault Aviation… avait approuvé, par les propres mots de Trappier. Difficile de savoir si Dassault veut changer les règles du jeu qui avaient pourtant été convenues ou si Airbus tente de prendre des parts en plus. Ou si les deux s’imaginent que nos pays respectifs vont investir 3,5% du pib dans la Défense sur les 20 prochaines années (espérons qu’ils ne sont pas aussi naïfs).
    Sinon je ne vois pas la difficulté pour une entreprise compétente comme Airbus DS (car oui ils sont compétents, quoi qu’en pensent les décérébrés pétés d’arrogance de ce blog) de faire un avion maritime ou a fortiori un avion capable d’emporter des armes nucléaires. En ingénieur, je me demande où est vraiment la difficulté là-dedans.

    • Momo dit :

      Effectivement:
      https://www.aerobuzz.fr/aviation-generale/le-dornier-seastar-nouvelle-generation-a-vole/
      https://aircraft.airbus.com/en/aircraft/freighters

      Le premier est pas encore airbus mais c’est pas grave et les deuxièmes peuvent transporter plein de trucs.

      C’est ça, j’ai bon?

    • J'me marre ! dit :

      « Décérébrés pétés d’arrogance de ce blog »
      Oh, oh, oh ! Le bel effet miroir !

    • JC dit :

      Pourquoi dépenser autant d’énergie pour pondre un tel commentaire ?

    • Lagrange dit :

      C est vrai quoi il y a aucune difficulte la dedans. Qu Airbus fasse seul, ils ont le budget allemand et c est hyper facile, c est NRJ qui l a dit.

      • NRJ dit :

        @Lagrange
        « Qu Airbus fasse seul, ils ont le budget allemand » Au cas où vous auriez des difficultés de compréhension, j’ai justement dit qu’on ne peut pas compter sur les hausses actuelles de budget.
         » et c est hyper facile » Oseriez vous dire que l’industrie allemande, comprenant Airbus DS, Hensoldt, Diehl, MBDA, et d’autres encore, serait incapable de faire un avion de chasse ?

        • Lagrange dit :

          Vous avez des difficultes de comprehension. L allemagne va avoir un budget bien superieur a la France et ce sur la duree grace aux hausses actuelles. L allemagne peut faire un avion de chasse comme beaucoup de pays. Mais le sujet c est faire un avion performant en tenant compte de l acceleration du tempo technologique. Les paradigmes industriels de 2017 sont depasses. Vous etes reste bloque en 2017.

          • NRJ dit :

            @Lagrange
            « et ce sur la duree grace aux hausses actuelles. » Qu’en savez vous ? On peut avoir à l’horizon 5 ans, mais à l’horizon 20 ou 30 ans, ni vous ni moi ne pouvons savoir ce qu’il en sera. Et oui, un programme d’avion de chasse, c’est du long terme…
            « Mais le sujet c est faire un avion performant en tenant compte de l acceleration du tempo technologique » Pensez vous réellement que l’industrie allemande soit à labours concernant les innovations technologiques ? Soyons sérieux deux secondes…

          • Lagrange dit :

            C est bien ca vous etes en 2017. Le sujet est a un horizon de cinq ans avec les budgets de xette periode. Au dela de la phase du demonstrateur rien n est acte. Mais l allemagne n a qu a faire seul si elle est si forte. On va bien rigoler

        • Momo dit :

          Il ne sera pas le seul à oser. 🙂
          Mais vous êtes le seul à oser dire le contraire. 😉

          NB: pour les buses: notre ami NRJ parle ici d’un avion du niveau du projet SCAF. La dinde européenne.
          Sinon pour le Me262, là ok. Peut-être.
          https://www.youtube.com/watch?v=kKKGXeg7udE

          • NRJ dit :

            @Momo
            Ah oui effectivement, si on part du principe que l’industrie allemande n’a pas changé depuis 80 ans, effectivement on ne peut pas imaginer que l’Allemagne puisse développer un avion de chasse.
            Les généraux français de 1870 s’étaient également figurés que l’armée prussienne n’avait pas changé depuis 1806. On sait tous ce qui s’est passé après aux petits coqs arrogants sur leur tas de fumier. Une description qui semble vous coller parfaitement 😉

            « Mais vous êtes le seul à oser dire le contraire.  » Peut-être parce que je suis un des rares sur ce site à avoir un cerveau qui ne soit pas totalement aveuglé par mon arrogance…

    • Slasher dit :

      Si Airbus en était capable, cela fait bien longtemps qu’ils auraient quitté le navire avec les amarres en plastronnant qu’ils n’ont besoin de personne plutôt que d’essayer par tous les moyens de glisser un orteil dans chaque compétence critique qui leur manque.

      • NRJ dit :

        @Slasher
        « plutôt que d’essayer par tous les moyens de glisser un orteil dans chaque compétence critique qui leur manque. » C’est votre petite opinion personnelle, rien de plus. N’en faites pas une vérité générale. Je rappelle qu’un des sujets principaux de conflit entre Dassault et Airbus en 2021, c’était les commandes de vol. Et Airbus est une entreprise compétente en la matière, ayant fait celle de l’Eurofighter.

        « Si Airbus en était capable, cela fait bien longtemps qu’ils auraient quitté le navire » Ils n’ont pas quitté le navire pour la même raison que Dassault ne l’a pas fait, malgré les pseudo plan B clamés par Trappier.
        Airbus et Dassault font face au même problème : ils n’ont pas la trésorerie pour financer un tel programme. Et l’Allemagne et la France, vu la facture annoncée, leur demande de se mettre d’accord.

        • Goose dit :

          C’est DASA qui a conçu les commandes de vol électriques du Typhoon. Et avec beaucoup de difficultés !
          Notamment concernant les logiciels, ce qui a limité le domaine de vol des prototypes durant de nombreuses années.
          Non, pas de réelles compétences, mais recherches et développement à tâton, pour un résultat moins bon qu’espéré…

          • NRJ dit :

            @Goose
            DASA ils ont fait partie de quelle entité après 2000 ?
             » Et avec beaucoup de difficultés ! » Source ? Citation ?
            « Non, pas de réelles compétences, mais recherches et développement à tâton, pour un résultat moins bon qu’espéré… » Source ? Citation ?

            Sinon, je te rappelle tes propres citations:
            «Sinon, sur les Mistral vendus à la Russie, tu disais qu’il ne fallait pas, qu’ils allaient les copier».
            Tu peux expliquer où tu as vu que j’avais écrit ça ? Source et citation ?
            Tu as affirmé en prime « Dans le cas contraire, je présenterai mes sources. Et alors………. « . alors, puisque tu le proposes, je veux bien tes sources.
            Il y avait aussi cette citation :
            « Surtout que nous a affirmé dernièrement que ces mêmes Russes, allaient percer le secret des Rafale Serbes. » Source ? Citation ?
            C’est fou le nombre d’affirmation que l’on peut faire. Mais si on n ‘est pas capable de les justifier, ce n’est pas juste des affirmations c’est des bêtises. Serais tu d’accord de donner ce qualificatif ?

    • Why not dit :

      NRJ@ Si c’est si facile, les ingénieurs d’Airbus n’auront aucune difficulté à réaliser le projet SCAF, sans Dassault, l’empêcheur de tourner en rond…

      • NRJ dit :

        @Why not
        Comme nous, les allemands n’ont pas de problème de compétence. Par contre, comme nous ils ont un problème d’argent. Un tel programme est dispendieux autant pour eux que pour nous.

    • Goose dit :

      Oui, Airbus DS sont compétents, bien sûr…
      Dans certains domaines…
      Dans d’autres, ils le sont tellement qu’ils vont chercher de la techno US dont ils veulent polluer le programme SCAF/NGF !!!
      Vas comprendre…
      (Oui, je sais, tu n’es pas équipé pour… Et toi, ingénieur ? MDR ! Incline toi devant moi, vil manant je suis le roi du Maroc !)

    • peterr dit :

      >> de faire un avion maritime ou a fortiori un avion capable d’emporter des armes nucléaires
      2 points essentiels qui intéressent l’Allemagne comme chacun sait. On peut donc compter sur eux.

      Allez, une petite camomille, pyjama et au lit

  24. Toto dit :

    Je ne comprend pas pourquoi nos politiciens s’obstinent, si un allemand a un plan, il n’en changera pas! C’est totalement irrationnel, mais les allemands sont de grands sentimentaux qui gèrent leurs angoisses et leur stress en fixant un plan et en s’y tenant et ce d’autant plus quand ça devient absurde et ceci jusqu’à taper le mur.

    L’aide mémoire de la négociation interculturel
    https://i.insider.com/5330a4796bb3f781110e24cb?width=1200

    La référence, faite par un Suisse…
    https://www.mediaculture.fr/wp-content/uploads/2018/10/When-Cultures-Collide.pdf

    Pour approfondir
    https://gestion-des-risques-interculturels.com/

    Bonne lecture

    • Jean-soutien dit :

      Appearance:
      « They make grandiose plans. »
      Reality:
      « True, they think big, but having established
      les grandes lignes, they are later
      analytical about details. »

      Toutes ressemblance avec de quelconques projets militaro-industriel seraient purement fortuit…

      Intéressant. merci pour le lien

  25. Laser Waterproof dit :

    Réponse 2027, lorsque le dernier porteur de ce projet ne sera plus le PR.

    • Carin dit :

      @Laser Waterproof….
      Ce projet s’est fait à la demande de Mme Merkel, pour le compte de l’Allemagne.
      Lorsque le président français a vu les difficultés que ce pays posait, il a remis les clés des négociations au représentant de Dassault et de la BITD française, Mr Trappier.
      C’est pas pour lui imposer ce projet
      « quoi qu’il en coûte», mais bien pour faire au mieux pour que ça marche… et si ça doit capoter… tant pis.
      En 2027, lorsqu’il rendra son tablier, le projet sera sûrement à la poubelle, aux côté de celui du MGCS, (les allemands ont expressément couplé ces 2 projets), mais les seuls qui marcheront la tête haute seront Macron, Trappier, et Lecornu.
      Airbus DE ira droit dans le mur, et il faudra sauver ce soldat minable, qui veut être vizir à la place du vizir, et qui ne changera pas d’optique, la rage étant son seul moteur.

  26. piem dit :

    Je suis d’accord:
    QUE DASSAULT QUITTE CETTE AVENTURE SI SON POIDS INDUSTRIE N’EST NI RESPECTÉ NI CONSIDÉRÉ.
    Et tant pis pour les entreprises (Françaises) associées à ce projet de inextricable au niveau répartition des tâches et responsabilités.
    A Dieu vat !
    La France a des capacités avioniques supérieures aux autre pays européens.
    Réfléchir est une chose indispensable avant de finaliser un tel deal (mention spéciales aux ministres).
    Restons nous-mêmes et restons simples.

    • NRJ dit :

      @Piem
      Et l’argent on le trouve où ? Vous avez quelques dizaines de milliards dans vos poches pour financer un tel programme ? Ne comptez pas sur le budget français, il suffit de regarder notre dette et notre déficit…

  27. piem dit :

    veuillez m’excuser pour les fautes d’orthographe .

  28. KOUDLANSKI Romain dit :

    Qu’on dégage les Allemands et Espagnols et basta .

  29. wololo dit :

    Les USA on tiré un ttait sur le NGAD et LM s’ est retrouvé sans rien, le F47 est attribué a Boing. ça n’a pas généré de psycho drame , ça sera oa et eil pour le SCAF: au rebus.

  30. EOLE dit :

    L’Allemagne qui est si forte en coopération devrait se joindre au projet « tempest » avec les anglais, les italiens, les japonais et, pourquoi pas, les belges et les espagnols. On pourrait aussi y ajouter la Macédoine…

    • Carin dit :

      @EOLE….
      Malheureusement pour l’Allemagne, aucuns des participants au projet Tempest, ne veut d’elle…. Les anglo/italiens, pour le souvenir cuisant de l’EF2000, les Japonais pour justement ne pas vivre la même aventure.
      Les Japonais ont déjà fait une déclaration en ce sens.

    • peterr dit :

      vous oubliez la Pologne, la Suisse, la Macédoine, la Turquie, l’Afrique du Sud et le Venezuela (j’en oublie sûrement) en n’oubliant pas de truffer l’engin de plein de bons composants américains histoire de s’assurer de pouvoir l’exporter sans pb

      Comme disent les Chinois plus il y a de fous et moins il y a de riz

  31. Nicolas dit :

    Encore et toujours, ça palabre, ça s’engueule et rien n’avance! Pendant qu’on se crêpe le chignon d’autres avancent (les Coréens) et d’autres font le forcing pour vendre leur avion, même à ceux qui n’en voudraient pas (les USA)… Le Scaf, s’il vole dans 15 ans, personne n’en voudra car personne, à part la France, n’en aura besoin.

    • Momo dit :

      T’as pas tout compris très bien Nikolah. C’est pas la France qui veut le SCAF.
      A part un ou deux pénibles qui n’ont pas la main et vont partir dans pas très longtemps.
      Hast du es dieses mal verstanden?

  32. Lalande dit :

    Qu’en est-il de SAAB et d’une possible collaboration avec les Suédois pour un plan B ?

    A première vue Safran et SAAB semblent complémentaires, mais concrètement quelles seraient les synergies possibles et au contraire les points de concurrence/bisbilles en perspective ?

    Et surtout, seraient-ils intéressés ? Je crois avoir lu quelque part qu’il était question qu’ils obtiennent une place d’observateurs dans le projet GCAF.

    • GHOST dit :

      Oui, le marché devient si petit. La Corée du Sud et la Turquie sont sur la liste

    • GHOST dit :

      Saab? Ce n´est pas Safran, c´est General Electric depuis longtemps. La première version du Gripen utilise un moteur F-414-400 de General Electric modifié par Volvo aero qui porte le nom RM12.
      La version Gripen E/F utilise le moteur General Electric F 414G et GKN qui contrôle depuis Volvo aero va certainement modifier ce moteur comme la tradition l´exige en Suède.
      Volvo aero (GKN) est partenaire General Electric Aerospace.

      • Lalande dit :

        @GHOST

        « Saab? Ce n´est pas Safran, c´est General Electric depuis longtemps »

        A l’heure actuelle oui. Du coup Safran et SAAB sembleraient complémentaires à première vue … mais je me demande s’il existerait une répartition réaliste de la charge de travail entre les deux BITDs pour un plan B. Ou si au contraire les mêmes problèmes se poseraient qu’avec Airbus.

  33. Laurent 64 dit :

    Franchement, sur ce dossier, les Allemands sont de gros boulets. Bien entendu qu’il faut faire non ITAR, et sans eux qui se parent de vertu à géométrie variable pour nous empêcher d’exporter.

  34. Jason Bourne dit :

    Voilà une excellente nouvelle ! Les allemands ne veulent pas du NGF sous direction de Dassault alors cela va engendrer la mort du programme SCAF et tout le monde repartira avec des billes. Oui la France ne voulait et ne pouvait pas financer ce programme seule… Sauf que ça, c’était avant la guerre en Ukraine… Deplus, Dassault pourra se tourner vers d’autres bailleurs de fonds pour financer le scaf et qui ne vont pas exiger les mêmes partages industriel puisqu’ils partent de zero ou presque : Émirats arabes Unis, Inde, Qatar…. Vivement la fin du SCAF !

    • NRJ dit :

      @Jason Bourne
      « Deplus, Dassault pourra se tourner vers d’autres bailleurs de fonds pour financer le scaf et qui ne vont pas exiger les mêmes partages industriel puisqu’ils partent de zero ou presque : Émirats arabes Unis, Inde, Qatar » Vous pouvez nous expliquer comment vous allez convaincre ces pays d’investir des dizaines de milliards de dollars pour obtenir des miettes (car, comme vous le dites, ils sont parfaitement incompétents) ? Là je suis très curieux de voir 😀

  35. Lalande dit :

    Toto

    Intéressant.

    Par contre la section « italiens » du tableau du premier lien me paraît bien rapide. Limite « parlent beaucoup avec les mains puis vont se coucher »..

  36. Clavier dit :

    Avant c’était le choix de l’avion qui était politique ( horresco referens ), maintenant c’est sa construction qui l’est également ……
    On fait fi de la compétence des ingénieurs, de la fiabilité du constructeur, du besoin des militaires .
    On joue au poker menteur en promettant des financements qu’on devine plus qu’aléatoires, on promet des commandes qu’on s’empressera de diminuer au besoin, bref on bluff en tapant du poing sur la table jusqu’au moment où tout le monde partira fâché !
    Seul restera l’improbable maquette dévoilée autrefois par l’innénarrable madame Van der Leyen et maintenant cachée dans un recoin d’un hangar du Bourget !
    Sic transit gloria mundi

  37. Mickael dit :

    Aucun projet n’a fonctionné correctement avec les Allemands. ils veulent juste piquer les compétences de Dassault qui eux savent faire un avion.
    on le voit bien avec l’Eurofihter, les allemands n’ont pas été capable de faire les commandes de vol sans les anglais. il serait encore au Stade de maquette.
    nos politiciens n’ont pas de bouboules pour dire « Nutz ! » aux Allemands.
    technologiquement en France nous sommes capables de le monter seul ce projet, vu que L’UE se casse la figure il va falloir faire seul .

    Bref arrêtons de composer avec les Fritz ! En plus de cela il n’y a pas d’ennemi à l’est. l’ennemi a toujours été de l’autre côté du Rhin.
    Regardez la formidable négociation de la Hyène face à Trump ! je ris jaune car c’est encore Nicolas qui va payer !

  38. farragut dit :

    Pourquoi se préoccuper du financement et de la dette ?
    Il n’y a qu’à faire en France les mêmes montages financiers que ceux exposés dans l’excellent documentaire « Moneyland » diffusé récemment sur ARTE:
    https://www.arte.tv/fr/videos/101918-000-A/moneyland-l-argent-sale-de-la-finance/
    Après tout, si la Deutsche Bank est capable d’engager des dizaines de milliers de fois le PIB de l’Allemagne avec ses magouilles sur les « credit default swaps », il n’y a rien à craindre (le PDG de la DB n’est pas inquiété pour ces pratiques plus que douteuses).
    https://www.moneyland.ch/en/credit-default-swap-definition
    Et VDL et l’Allemagne viennent d’imposer 15% de droits de douane pour tous les pays européens qui veulent exporter aux USA.
    Sauf Airbus… Tiens, tiens, comme par hasard.
    Ouf, le Club F-35 pourra continuer à acheter américain sans frais supplémentaires.

    • Courmaceul dit :

      « Sauf Airbus… Tiens, tiens, comme par hasard. »

      Vous voulez dire qu’il n’y a pas une FAL Airbus en France ? Toulouse, Marignane, vous connaissez ? A pleurer !

      « tous les pays européens qui veulent exporter aux USA. »

      On parle balance commerciale genre France-US et Allemagne-US ?

      • farragut dit :

        @Courmaceul
        Je connais vaguement Aérospatiale Hélicoptères à Marignane pour y avoir fait un stage dans le Service Méthode du Travail…
        Maintenant, Airbus Helicopters, c’est pas (franco-) allemand ? 😉

        Il y a un chapitre du livre de Josef Stiglitz « La Grande Désillusion » de 2003 qui parle de la stratégie « Dépouille ton voisin » de l’Allemagne; ça vous parle ?
        https://www.amazon.fr/Grande-D%C3%A9sillusion-Joseph-Stiglitz/dp/2253155381

  39. Nerevar dit :

    Bonjour
    et si on essayait de poser le débat en s’appuyant sur des faits et pas seulement des ressentis?
    Il y a eu une gouvernance actée pour la phase 1B.
    Que demande Trappier qui change de cette gouvernance? Pourquoi? Que font les allemands qui froisse Trappier?
    Toutes ces infos on ne les a pas . Ce ne sont que des supputations ( ouin ouin ils veulent piquer notre techno….qui le dit? des preuves?))
    Psychodrame du NGF mis à part, quid des autres piliers ( effecteurs, cloud)? là pas de psychodrame, pourquoi? Quelle est la part de Dassault dans ces autres piliers, ceci explique cela?

    Et si le problème c’était Dassault? je sais ca fait mal de le dire, mais après tout, Airbus coopère avec d’autres indus sur plein de projet ( Terma, MBDA, Thalès, Hensoldt…) et sans soucis.
    Le seul qu’on entends couiner depuis des mois et des mois, c’est Trappier, pas les allemands.

    Et si Dassault cherchait l’échec car incapable de tenir ses engagements , après tout le début du Rafale c’est le début des années 80, l’ingénieurie est partie en retraite, et faire évoluer les standards (majoritairement l’avionique, donc Thalès) c’est bien différent que de faire une cellule en partant de zéro.

    j’essaie juste de regarder sous un autre angle que celui, émotionnels et patriotique.

    • farragut dit :

      Pour ce que j’en sais, les industriels Allemands veulent bien fournir des éléments du système NGF, y compris des logiciels du SI nécessaire à la conception collaborative, mais sans soumettre ces produits à la qualification du donneur d’ordre !
      Un peu comme les Indiens au premier temps des grands projets nucléaires ou du Make In India : participer à la conception et à la réalisation, mais en laissant le fournisseur principal (que cela soit EDF ou Dassault Aviation) responsable des conséquences d’un défaut de conception ou de réalisation, sans l’avoir fait qualifier auparavant.
      Bref, filez moi vos specs, et je vous livre « un truc », mais c’est vous qui assumez les conséquences d’un accident…
      Heureusement que Macron a refusé de cautionner la « livraison » d’une usine de retraitement du MOX (qui contient du Pu) pour accompagner la vente des EPR à la Chine…
      Bref, les Allemands veulent bien le transfert du savoir-faire exprimé dans les expressions de besoin (c’est à dire la justification de la définition, fruit des cent années d’expérience), mais sans suivre les prescriptions et les exigences de contrôle associées.

      Ce que chacun de nous peut déjà vivre comme relation avec les promoteurs immobiliers: « je livre un 2CV pour le prix d’une Rolls ! », et si cela ne vous convient pas, c’est la Garantie Décennale qui payera… 😉

      C’est amusant, car c’est ce que n’a pas fait l’Inde pour la catastrophe de Bhopal, après que Dow Chemical ait racheté Union Carbide…
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Bhopal
      Pour le fun, consulter le reportage video des Yes Men sur leur blague à la BBC pour féter l’anniversaire de l’accident… 😉
      https://www.youtube.com/watch?v=LiWlvBro9eI
      Y-a-t-il des « Ja Menschen » dans la salle pour fêter l’anniversaire de l’explosion en vol du programme NGF ?

      • Nerevar dit :

        Merci pour ton commentaire mais cela ne me semble pas ( pas du tout même) répondre à mes remarques.
        Je vois pas ce que l’histoire des indiens vient faire là dedans.
        Par contre, pour les « boites noires » non expliquées, Dassault est un spécialiste ( cf système de prépa miss du rafale).
        De plus, industriellement, aucun « donneur d’ordre (cela n’existe pas, il y a des maitres d’Å“uvre, des co-traitant, des sous-traitants), ne certifie ou contrôle ce qui lui est fournis. En amont. il y a des spécifications, il y a vérifications si elles sont tenues, et c’est tout.

  40. Armand-Dampfhoffer Baptiste dit :

    Donc si j’ai bien compris, les allemands veulent le beurre et l’argent du beurre?
    A savoir, le financement Européen, le transfert de technologie vers leur industrie et la production…

  41. Gok dit :

    Pour le coup le PDG de Dassault à plus de corones que notre président face à l’Allemagne.
    Il ne faut pas se coucher. Les Allemands ne se privent pas de saboter le projet du char donc faisons de même pour l’avion.
    Je fais plus confiance à Dassault pour nous sortir un bel et bon avion qu’à la partie allemande-espagnole.
    Pour le char, on sait faire aussi. C’est sur que les Allemands sont excellent dans ce domaine mais bordel, on sait faire aussi.
    De toute façon ce n’est pas le plus important le char, c’est l’aviation qui compte le plus actuellement. Qu’elle soit piloté ou dronisé.

  42. Georges Frérot dit :

    Faut-il rappeler que les projets de défense en coopération avec l’Allemagne ont quasiment tous été abandonnés !
    Quant à la défense sol/air, l’Allemagne, cheval de Troie de l’industrie de défense américiane et israélienne, c’est empressée de nous faire un enfant dans le dos avec le projet Sky Shield.
    Il ne reste donc en liste que le SCAF et le MGCS.

    Le MGCS sera soumis à :
    – la survie de KNDS dont les actionnaires allemands souhaitent se retirer,
    – l’appétit de Rheinmetall qui fabrique déjà de nouveaux blindés susceptibles de répondre au MGCS et coopèrent avec l’Italie,
    La prudence voudrait que la FRANCE anticipe, maintenant, une gamme de blindés chenillés (Comme en leur temps AMX13 et AMX30) couvrant ce segment à l’horizon 2030.
    Les partenaires potentiels ne manquent pas, y compris hors d’Europe (l’Inde a un projet de ce type)
    Le Cloud de Combat terrestre semble déjà très engagé du coté français avec le programme SCORPION.
    Il semble donc pour ce point plus judicieux de consacrer toute les énergies pour endéfinir interopérabilité et interfaçage.

    Pour le SCAF deux grandes thématiques pourraient être séparées :
    – la définition, la conception et la fabrication d’engins volants (souci de répatition industriel des moyens de production)
    – la définition, la conception et la réalisation du cloud de combat (souci préciser l’interopérabilité et les interfaces avec les engins volants et les différents partenaires).
    La thématiques engins volants semble trop :
    – différente quant aux objectifs de chacun des pays, (Force Nucléaire, Aéronavale pour la FRANCE)
    – conflictuelle dans les Projets Industriels de Production,
    – différente quant aux éventuelles Projets Commerciaux (d’où l’impétratif français ITAR Free)
    pour ne pas être rendue à l’initiative de chacun des partenaires.
    La thématique Cloud de Combat, moins conflictuelle, car elle repose beaucoup sur le de développement logiciel, donc plus facile à ventilée et localisée entre les partenaires.
    Comme pour le MGCS la FRANCE doit, dès mainteant, anticiper de devoir construire seule, ou avec d’autres partenaires selon le modèle e_Neurone, le NGF.
    Ce point est d’autant plus urgent qu’une telle alternative pose la question du Rafale F5 et de l’évolution de la flotte de Rafale existante.
    (impossibilité d’upgrader les Rafales F3 et F4 en F5.
    Dans ce cas le projet Rafale F5 devrait être redimensionner à tous les capteurs, effecteurs embarqués et moteurs pour le NGF.
    Les développements actuels de munitions stand off pour le F5 devraient être, alors, pérennisés pour le NGF.

    Si nous ne prenons pas, dès aujourd’hui, de telles initiatives le réveil en 2027 risque d’être très difficile et nos Armées auront encore perdues 2 ans dans leur ré-équipement et la BITD avec !

  43. Goose dit :

    Je l’ai dit, la solution est toute trouvée :
    Poursuite du SCAF avec moteur, armement et « cloud » communs, et un avion de combat Dassault et un autre Airbus DS !
    Chacun conserve ainsi ses compétences.
    Bon, même si question « avion de combat », il y en a un qui en a plus que l’autre de compétences …
    PS : Question : Est-ce ce que quelqu’un a entendu parler d’une fusion Dassault Aviation/ Thalès (dont Dassault est actionnaire) ?
    Si ça voit le jour, ça ferait un sacré poids lourd français ! Euuuuuh…européen !

    • Momo dit :

      Airbus n’est absolument pas d’accord pour avoir un NGF différent, le leur serait très mauvais, très tardif et hors de prix, ils ne savent pas faire…

  44. Valerianf dit :

    Bon, soyons objectifs, qu’apportent les allemands: des capacités de financement, des commandes potentielles.
    Qu’apportent les français : la technologie et le savoir faire.
    Je rappelle que Safran vient juste de rafler le contrat des moteurs du AMCA indien.
    Potentiellement c’est un marché d’une taille gigantesque.
    Alors que la France reprenne sont indépendance et développe sont prope avion.

  45. guilhom dit :

    On perd du temps précieux surtout.
    on va se retrouver sans avion et sans blindé…
    il faut trancher maintenant et ne plus attendre

  46. Matou dit :

    Les programmes NGF et SCAF sont morts. L’Allemagne avance sur les chars et ça patine sur le NGF. Heureusement qu’il y a le Rafale F5 mais lui aussi, il faudra bien le changer un jour. Dans tous les cas, il serait heureux d’arrêter les frais d’une collaboration impossible avec l’Allemagne sur ces programmes militaires. Les ambitions allemandes sont beaucoup trop importantes. J’éprouve de la compassion pour mr Faury, pris dans l’étau d’un Airbus beaucoup trop germanisé et les besoins de son propre pays. La France doit retrouver de la liberté d’action rapidement, malgré sa dette, et aller chercher des partenariats à l’extérieur de l’Europe. Cette dernière, en l’état est une jungle concurrentielle. Si on n’a pas assez d’argent pour refabriquer un char, on peut peut-être faire alliance avec la Corée par exemple ou construire qq chose avec l’Inde et d’autres pays, dont au moyen-orient. Pour l’avion, on sait faire. Sur le plan de la défense, je reste convaincu qu’il n’y a rien à faire avec l’Allemagne, beaucoup trop dominante et prédatrice.

  47. mike dit :

    Il est possible qu’ HerrBus gmbh ( Airbus D&S sous contrôle allemand ) veuille faire monter la pression pour obtenir une décision politique avant 2027 date à laquelle le nouveau président français serait moins ouvert à ce projet .Rappelons que le SCAF et MGCS ont été à l’initiative du président français en 2017.La justification à l’époque était à la fois stratégique ( europe de la défense ) et économique ( programme trop cher pour un seul pays européen) .Depuis la guerre en Ukraine et l’apparition de nouveaux compétiteurs ( programme équivalent anglo-italien-japonais , Turquie-Indonésie , Corée du Sud ) ont fait évoluer le contexte géopolitique , opérationnel vers une coopération moins centrée sur un continent et privilégie l’effet de masse plutôt que la très haute technologie .
    Il est évident que Dassault Aviation/SAFRAN a à ce jour une plus grande compétence et a mieux réussi sur le marché export que HerrBus/MTU au niveau plateformes ( NGF et drone furtif ) par contre ce dernier apporte une compétence complémentaire au niveau système de systèmes( les autres piliers du SCAF) si l’on exclut THALES sur ce dernier point. Si les deux protagonistes ne veulent pas négocier plus globalement dans le périmètre plus équilibré SCAF/MGCS- solution initiale à mon sens plus sensée- ils leur faut trouver un équilibre autour du périmètre NGF+ drones de combat / autres piliers du SCAF favorisant les compétences avérées de DASSAULT/THALES et HerrBus avec un leadership sans ambiguïté pour chacun des piliers en s’ouvrant à d’autres partenaires non européens ( Inde, Arabie Saoudite…) pour créer une plus longue série ( effet masse ) .En effet Le plus grand nombre potentiel de NGF à construire pour les trois pays (Allemagne- Espagne-France ) ne dépasse pas 300 machines selon moi compte tenu de son prix unitaire ,des commandes de Rafale , Eurofighter et F35 ( A et B) et de la durée de vie des machines ( 30 ans environ ) . Insuffisant selon moi et on risque fort à terme de reproduire l’A400M « inexportable » ( trop cher) et à jamais non rentable. Dassault n’ayant pas les reins financiers d’HerrBus (qui peut s’appuyer sur Airbus commercial) a tout à perdre dans le schéma actuel tant sur la plan techno que marché export .

  48. GHOST dit :

    1. Alpha Jet
    C´est Dassault/Bregeut-Dornier. L´avion de la Patrouille de France vole encore chaque le 14 juillet.
    2. C-160 Transall
    Fabriqué par Transport Alianz a été remplacé depuis par Airbus 400-M où la France se retrouve avec l´Allemagne…

  49. Ératosthène dit :

    Au sujet de l’envie irrépressible d’Airbus d’acquérir les compétences de Dassault :

    « Colbert va mettre en place la première vraie politique industrielle en France. Plutôt que de voir les richesses du royaume partir à l’étranger afin d’acheter des produits de luxe, il comprit qu’il valait mieux les fabriquer en France et durement taxer ceux arrivant de l’étranger. »
    https://wukali.com/2018/04/25/modifier-cet-article-l-affaire-des-miroirs-de-venise-entre-espionnage-et-histoire-economique-sous-louis-xiv-3310/3310/

    Un peu d’eau dans le vin :
    La France a fait venir diplomatiquement des verriers vénitiens, mais elle en a aussi faits venir de force.

  50. Sharpei dit :

    il est est vrai qu’entre l’Allemagne et la France, c’est le mariage de la carpe et du lapin. l’Allemagne n’a pas de PA, n’a pas de territoire outre-mer. La France a des besoins définis depuis l’origine. Donc je ne vois pas comment créer un projet commun avec autant de différences. c’est un projet mort né. La seule possibilité est ke partage de briques technologiques et dans ce cas pas besoin du scaf.

  51. Expression libre dit :

    Les choses sont simples. Airbus avec les Allemands en vedette américaine, veut siphonner Dassault dans un premier temps. Dans un second temps, Airbus pourrait concevoir lui même un avion de combat, il en rêve depuis longtemps. Cependant , après le SCAF, y aura-t-il encore un avion piloté?
    Bon , les compétences acquises serviront à Airbus pour lancer son propre drone de combat après le SCAF. Airbus et les Allemands voient loin. N’oublions pas non plus que les compétences militaires de Dassault peuvent servir aussi pour le civil. Ex Rafale… Falcon. Si rien ne change dans la conduite du projet SCAF, c’est la survie de Dassault qui est en jeu. L’Allemagne sournoise se rêve en maître de l’Europe, (même sur le Nuc, on l’a bien vu récemment). C’est une question de revanche après WW1 et WW2.

  52. iroise dit :

    Bravo tout est dit, clair et net.
    Nous perdons du temps et j ai peur peur avec « les politiciens » que nous avons, de perdre encore du temps avec
    ……..les tristes comédiens au pouvoir, aucune confiance.
    J ai peur d un sabotage contre la France qui sait faire des avions, au sein de cette minable Europe !

  53. Denis dit :

    Pour faire un avion de combat performant, faut d’abord avoir un logiciel de conception performant en corrélation avec une avionique performante. Ce qu’illustre parfaitement le couple CATIA-Thales.
    Les déboires de l’Eurofighter et du F-35 sont quant à eux l’illustration des déficiences de l’un ou de l’autre dans ce couple.
    Le reste c’est de l’industrie aéronautique. Là dessus Airbus est très bon, mais ça ne suffit pas.
    Se passer de Dassault ferait du projet un gouffre financier pour un résultat en dessous des attentes.