La Direction générale de l’armement valide la capacité « longue portée » du missile intercepteur ASTER 30 B1 NT

Si l’on s’en tient aux annonces faites en septembre dernier par Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, le premier des huit systèmes de défense aérienne SAMP/T NG [Sol-Air Moyenne Portée / Terrestre de Nouvelle Génération] commandés dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-30 entrera en service au sein de l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE] en 2026, c’est-à -dire un an plus tôt que prévu.
Pour rappel, développé dans le cadre d’un programme franco-italien par MBDA et Thales, réunis au sein du consortium Eurosam, le SAMP/T NG repose sur le radar Ground Fire 300 fourni par Thales [du moins pour la version française] ainsi que sur le missile intercepteur ASTER 30 Block 1NT [pour Nouvelles Technologies].
Selon les données techniques du ministère des Armées, ce dernier, doté d’un d’un autodirecteur en bande Ka, « sera capable de frapper une cible à 25 000 mètres d’altitude et dans un rayon de 150 kilomètres. Il interceptera des missiles balistiques de moyenne portée et des missiles hypersoniques ». En outre, ce nouveau missile « permettra une distinction fiable entre ennemis et alliés grâce à son système de guidage autonome, un radar embarqué qui analysera les cibles en temps réel ».
Le 8 octobre 2024, la Direction générale de l’armement [DGA] a procédé, avec succès, à un premier tir de développement de cet ASTER 30B1 NT, depuis le site DGA Essais de missiles implanté à Biscarrosse [Landes]. Elle vient d’en réaliser un second, afin de valider la capacité « longue portée » de ce missile. C’est en effet ce qu’elle a annoncé, ce 31 juillet.
« Ce deuxième tir de développement marque une avancée pour le futur système franco-italien SAMP/T NG qui renforcera les capacités de protection contre les menaces aériennes avancées. Conduit dans le cadre du programme ASTER B1NT, il s’inscrit dans la coopération industrielle et capacitaire entre la France et l’Italie, pilotée par l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] », a-t-elle fait savoir, via le réseau social LinkedIn.
« Les essais ont été menés avec le savoir-faire du centre d’expertise et d’essais DGA Essais de missiles à Biscarrosse », lequel « a préparé et conduit le tir, garanti la sécurité et installé les dispositifs d’analyse et de récupération des données techniques », a-t-elle souligné, sans livrer plus de détails.
De son côté, Eurosam s’est félicité du succès de cette campagne d’essais, appelée « Minerve ». « La réussite de ce second tir valide la capacité longue portée du missile ASTER B1NT » et « contribue à la qualification du SAMP/T NG », a fait valoir le consortium franco-italien.
Grâce aux « capacités opérationnelles améliorées du nouveau missile ASTER B1NT », le SAMP/T NG pourra « intercepter des cibles aériennes et des missiles plus performants en termes de portée, de manœuvrabilité, de furtivité ou de vitesse », a-t-il conclu.





Super !
Sauf qu’à Biscarosse, aucun missile hypersonique Russe n’est là pour affirmer ou infirmer cette capacité.
Faisons des essais en Ukraine ! LÃ on saura.
exactement ce que je voulais dire ! oui là nous saurons et nous en vendrons , enfin j « espère . Parce que quand je vois notre présence sur les marchés , j’ai un doute sur la volonté de vendre ailleurs qu en Europe. Mais ce n est que mon avis.
L’arrivée de ce missile n’est sûrement pas étrangère au revirement de trump concernant la reprise des livraisons de « Patriot » à l’Ukraine, car, une fois au point, ce missile pourrait les remplacer avantageusement.
C’est donc un marché qu’il n’a pas voulu laisse échapper, maintenant que ce n’est plus lui qui paye !!
Pourquoi pas effectivement faire un essai là bas.
@piem
Le Kinzhal est le seul missile hypersonique russe utilisé en Ukraine, mais c’est en réalité un missile balistique aéroporté, pas un véritable planeur hypersonique manœuvrant. Il a d’ailleurs déjà été intercepté à plusieurs reprises par le Patriot, ce qui relativise son invulnérabilité supposée. Les vrais planeurs comme Avangard n’ont jamais été engagés en combat, et rien ne prouve que leur manœuvrabilité en phase terminale soit un atout décisif : à ce stade, ils sont au bout de leur trajectoire, ont ralenti, et doivent suivre une trajectoire cohérente avec la cible.
Face à des missiles très manœuvrants comme l’ASTER ou le Patriot, la manœuvre terminale peut même devenir un handicap, contrairement à une phase d’interception plus haute et plus lointaine.
Tu as raison sur un point : ces conflits sont l’occasion de présenter et tester nos armements en conditions réelles.
@Cricetus…..
Et c’est le cas.
Il y a une batterie MAMBA en Ukraine, et chaque fois qu’elle fait parler la poudre, elle fait mouche.
Le problème, c’est que les Aster 30 ne sont pas remplacés à la demande, mais à la disponibilité …. C’est à dire lorsqu’on en change sur nos batteries ou nos bateaux, plus quelques neufs..
Nous ne sommes pas les américains qui en envoient nettement plus que nous, l’Italie a fournit du matériel, mais pas encore d’Aster 30, et l’Angleterre n’a rien fournit des siens.
L’Italie a fourni.
L’Angleterre n’a rien fourni.
@Carin
« Chaque fois qu’elle fait parler la poudre, elle fait mouche »… Voilà une formule qu’on entend souvent quand une arme ne fait justement pas toujours mouche, ou quand on cherche à préserver un récit officiel.
Mais les faits, eux, sont têtus.
Le Wall Street Journal, dans un article du 8 mars 2025, explique clairement que le système SAMP/T livré à l’Ukraine a échoué à intercepter des missiles balistiques, en raison de problèmes logiciels dès son déploiement. Je cite :
« France and Italy supplied a Samp/T missile defense system that was designed to handle ballistic missiles. But after arriving in Ukraine, the system’s software struggled and it failed to hit ballistic missiles, according to people familiar with the matter. Ukraine also soon ran low on the Aster missile that the Samp/T uses, they said. »
(The America-Sized Hole in Ukraine’s War Effort, WSJ, 08/03/2025 — https://www.wsj.com/world/trump-russia-ukraine-arms-intelligence-32855af8)
Et pour couper court aux habituelles pleurnicheries du type « c’est écrit par un salaud d’Américain », rappelons que le même article critique aussi les limites du Patriot.
Cela relativise donc fortement les affirmations assénées ici avec aplomb. D’autant que plusieurs sources indiquent que les Ukrainiens ont fini par confier toutes leurs missions anti‑balistiques aux seuls systèmes Patriot, jugés plus efficaces face au Kinzhal.
Il serait bon que certains commentateurs fassent preuve d’un peu plus de prudence.
Est-ce un excès de patriotisme industriel ? Un besoin de défendre un récit politico-commercial ? Ou simplement un amour sincère mais aveugle pour certains matériels ?
Chacun jugera.
Capacité d’interception balistique en Ukraine – Analyse technique: avantage Patriot
1. Type de cibles balistiques gérables
SAMP/T avec Aster 30 Block 1 est spécifiquement conçu pour intercepter des SRBM (Short Range Ballistic Missiles) avec une portée inférieure ou égale à 600 km, à des vitesses terminales de l’ordre de 2,5 à 3 km/s. Il est donc théoriquement capable de traiter des menaces du type 9K720 Iskander-M, voire certains dérivés iraniens ou nord-coréens équivalents.
Patriot PAC-3 MSE, quant à lui, pousse la capacité à des MRBM légers (Medium Range Ballistic Missiles), jusqu’à 1000–1300 km de portée, avec des vitesses terminales de l’ordre de 4–5 km/s. Il peut donc gérer des cibles plus rapides et à plus haute énergie cinétique (ex : Shahab-3, Fateh-110).
2. Profil de vol et altitude d’interception
Aster 30 Block 1 permet une interception en phase terminale jusqu’à une altitude de 25 km, avec une enveloppe efficace en portée d’environ 30 km contre des cibles balistiques.
PAC-3 MSE offre une altitude d’interception supérieure, jusqu’à 30–35 km, et une portée effective supérieure (environ 35–50 km selon les profils balistiques). Cela améliore la protection d’un point stratégique en profondeur.
3. Technologie de guidage et de détection
Aster 30 Block 1 :
Guidage : Inertiel initial + datalink + autodirecteur radar actif terminal (active radar seeker).
Radar de conduite de tir : Arabel, radar PESA en bande X. Il assure la surveillance, la désignation et l’illumination pour le datalink.
Mode d’interception : Hit-to-kill via fragmentation à très haute vitesse (non collisionnel pur).
PAC-3 MSE :
Guidage : Inertiel initial + datalink + autodirecteur radar actif en bande Ka.
Radar de conduite de tir : AN/MPQ-65 (version AESA sur les batteries modernes).
Mode d’interception : Hit-to-kill cinétique pur, par impact direct. L’énergie cinétique du PAC-3 à l’impact compense la faible ogive.
4. Vulnérabilité aux contre-mesures et saturation
Le radar Arabel PESA du SAMP/T est plus sensible aux contre-mesures électroniques que l’AESA du Patriot PAC-3 MSE (meilleure discrimination des leurres, plus grande agilité de faisceau, meilleure immunité au brouillage).
Le PAC-3 MSE, grâce à son radar embarqué et son autonomie en phase terminale, est moins tributaire du radar sol pour l’engagement final, ce qui augmente sa résilience.
On fait pareil pour le M51 ?
@Tartempion……
En plus d’être tarte vous êtes aussi un pion.
Tout le monde le sait, et vos diatribes ne portent plus depuis des lustres.
Soupir, vous méritez encore une fois votre pseudo concernant la Russie. Qui à commit bien effectivement des sabotages sur notre territoire métropolitain depuis des années !
Il semble que ce soit l’heure de votre tisane …
@piem: L’Aster est combat proven, en Mer rouge, en Ukraine…son seul défaut étant la faiblesse de sa production. Pour preuve, là ou les Patriots, SM1,2,3…sont tirés par 2 pour être sur de toucher au but, l’Aster, un seul suffit et il fait but !
Pour remplacer l’anglicisme est « combat proven », vous pourriez utiliser en français est éprouvé au combat ou a passé l’épreuve du feu.
@Bloodasp
Le nombre de missiles tirés, ça dépend surtout de deux choses : la doctrine… et le stock.
Si ton intercepteur a 75 % de chances de faire mouche, tirer deux missiles te donne environ 94 % de chances de succès. Tentant, non ?
Sauf que… si tu n’as que cinq missiles Aster en réserve, tu y réfléchis à deux fois. Parce qu’après, t’as plus qu’un extincteur et une prière.
Alors oui, contre un drone Houthi lent et peu manœuvrant, un seul Aster suffit largement.
Mais face à un missile balistique rapide, manœuvrant et potentiellement doté de leurres, c’est une autre histoire…
Cf. l’article du Wall Street Journal : le système SAMP/T en Ukraine a échoué à intercepter plusieurs missiles russes au début de son déploiement, pour cause de problèmes logiciels — et probablement aussi parce qu’on ne peut pas se permettre de vider le stock à chaque alerte.
Bref, ce n’est pas que l’Aster rate. C’est juste qu’en vrai, la guerre, ce n’est pas un salon d’armement.
Je ne suis pas spécialiste de La Défense anti aérienne mais si je comprends bien l’aster 30 aura la meme portée que le Patriot. Mais y a t il un projet pour un missile qui pourrait avoir la portée du SS400 c’est-à -dire dire au moins le double de l’aster 30?
Quand on voit le réussite des systèmes ss en Iran, on comprend que ce n’est pas uniquement la distance qui compte…
Pour ma part je préfère le taux de réussite en interception!!
@caius
Très bonne nouvelle ici en tous les cas.
.
Il me semble qu’avant le Covid, un Aster 30 B2 avait été évoqué, notamment dans un rapport du Sénat. Ce missile aurait eu une capacité d’interception contre missiles balistiques de portée de 3.000 km … donc cela devait se rapprocher un peu du THAAD.
Mais depuis, plus rien.
Il semble que les projets au long cours actuels que l’UE tente de piloter en amont via ses financements de démarrage, HYDIS et HYDEF, aient eu raison de ce projet B2 …
Dommage, car bien souvent l’innovation par petit pas est plus efficace et rapide que celle des grandes révolutions (surtout à 15 pays non vraiment coordonnés).
…MBDA perd un temps précieux à cause de ces « machins » inventés par l’UE.
L’important en l’occurrence n’est pas la distance de couverture mais sa capacité à intercepter un missile hypersonique dans l’enveloppe de sa portée maximale.
Quand au S400 on voit son inefficacité dans la campagne Ukrainienne..
S’il vous plaît. Quant à , quant au. Avec un t. Pas un d.
Quant à = En ce qui concerne. Quand à = Lorsque à .
Quant au S400, on voit son inefficacité dans la campagne Ukrainienne.
Non. Il existe bien un projet d’intercepteur hypersonique, HYDIS² [HYpersonic Defense Interceptor Study], piloté par MBDA France, mais actuellement, par les performances annoncées, le S-400 surclasse tous les systèmes concurrents, y compris américains.
>> le S-400 surclasse tous les systèmes concurrents
oui, sur les ppt du Kremlin
Le Patriot utilise le PAC-MSE depuis une dizaine d’années, avec une altitude max de 40km contre 25km (je pense un peu plus) pour le Block1NG
Le 150 km concernent les cibles peu manoeuvrantes comme les avions de chasses. Dans l’anti-missile, L’altitude max correspond plus ou moins à la portée d’interception max pour tout ce qui est anti-missile balistique.
En anti-missile, le S-400 ne brille pas énormément aux vues du conflit ukrainiens. Mais la portée du système russe contre les cibles classiques est très importante et je dirais, dangereuse, pour un pilote de chasse.
À moins de faire erreur, la France ne prévoit pas encore de se doter de missile très longue portée contre les appareils ( SM-6, SM-2IIIC, 48N6 russe) ni contre les balistique (THAAD, SM-3, ARROW-2/3, etc)
De mon point de vue, la priorité de la France devrait être de faire un stock suffisant de batteries et de missiles avant de faire quoique ce soit de plus ambitieux que les Block1NT et Block 2.
La validation du B1 NT est un jalon essentiel, qui devrait ouvrir la voie à de nouvelles évolutions du système SAMP/T. Le SAMP/T NG permet déjà d’accroître sensiblement les performances de détection et d’interception, et transforme le SAMP/T en système multicouches, avec la capacité de gérer 48 missiles VL MICA (ou CAMM) en plus des 48 Aster.
Il faut désormais viser plus haut, avec un missile issu du projet Aquila de MBDA, qui pourra cibler spécifiquement les menaces hypersoniques manÅ“uvrantes dans l’espace exo-atmosphérique (domaine réservé du THAAD).
Mais il serait également envisageable de développer un missile plus lourd (Aster 45 ?), qui reprendrait « simplement » la base de l’Aster 30 B1NT, mais avec un booster beaucoup plus volumineux pour emporter davantage de propergol et accroître la portée pratique aux alentours de 400km, ce qui serait d’ailleurs cohérent avec les performances des nouveaux radars Ground Fire300/Kronos du SAMP/T NG.
Le contexte géopolitique est plus que jamais favorable pour une telle initiative, visant à continuer à faire évoluer le système SAMP/T. Il est de temps de parler de ces projets avec notre partenaire italien, à l’heure où l’Allemagne cherche à s’imposer en Europe sur la défense antiaérienne, à grand coup de systèmes américains et israéliens…
À grand coups de.
Avant de faire quoi que ce soit. Pas « avant de faire quoique ce soit ».
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/21571/la-grammaire/les-homophones-grammaticaux/les-homophones-quoique-et-quoi-que
Le S-400 ne brille pas énormément au vu du conflit ukrainien. Pas « le S-400 ne brille pas énormément aux vues du conflit ukrainiens ».
Dans cet usage, il ne s’agit pas de « la vue » (nom féminin : se sens de la perception oculaire) mais du « vu » (nom masculin).
https://dictionnaire.lerobert.com/definition/vu
Ne pas confondre « au vu de » et « en vue de » ou « à la vue de ».
On parle de missiles intercepteurs. L’objectif est d’abord d’intercepter la cible avant qu’elle ne puisse frapper. Annoncer une portée théorique très importante n’a pas grand sens si l’interception n’a pas lieu. Envoyer se promener un missile n’est pas un objectif en soi.
Les S300 n’ont pas été très performants en Iran pour défendre les iraniens contre les frappes israéliennes. Et les S400 déployés en Syrie depuis 10 ans n’ont jamais intercepté le moindre avion israélien. Sans être un spécialiste de la défense anti aérienne, ça relativise la valeur du système…
Pas besoin car nous sommes en 3 ème rideau d’interception. Avant qu’un missile russe arrive, il y aura déjà le filtre polonais, puis allemand et enfin nous avec les britanniques et italiens.
Sachant qu’un système c’est 48 missiles prêt à partir, multiplié par 8 systèmes on est pas mal (384 missiles prêt à partir).
48 missiles prêts à partir.
384 missiles prêts à partir.
AQUILA, mon cher AQUILA……3 étages, 1 booster à 2 tuyères, un intermédiaire pour la distance et Mach 7 dans la stratosphère et le kill vehicle à télescope IR et pilotage piF-O-paF….Portée > 250 km et ciblé vecteurs hypersoniques manoeuvrants comme DF-17 et DF-21 ou TZIRKON….
@Caius
Il faut distinguer la portée contre avion (cible lente, manœuvrante) de la capacité à intercepter un missile balistique, qui descend à très haute vitesse. L’ASTER 30 B1 NT, comme le Patriot PAC-3 MSE, est conçu pour la phase terminale : il protège une zone restreinte autour d’un site sensible, avec interception à environ 25–30 km d’altitude. Il est un peu plus performant que le Patriot dans ce rôle, mais reste en dessous du THAAD, qui intercepte plus haut (jusqu’à 150 km) et peut défendre une région entière.
Quant au S-400, il a une très longue portée contre avion (jusqu’à 400 km), mais sa capacité réelle contre les missiles balistiques reste incertaine. Il repose sur un radar PESA, moins performant qu’un radar AESA pour suivre plusieurs cibles rapides en simultané, en particulier face à une attaque balistique ou saturante.
@caius……
Le S400 est un gros missile sol/air que l’ont pourrait qualifier de
« balistique »… ce missile ne va qu’en ligne droite, et ne touche ses cibles que si ces dernières ne font aucunes manœuvres évasives…
Pour utiliser le S400 il faut que l’opérateur calcule la vitesse et la trajectoire de la cible, avant de lâcher un pruneaux…. Si la cible sait avoir un tel missile aux fesses, une simple évasive suffit à l’éviter.
Vous le voyez avec les nombreuses batteries S300 que les pilotes israéliens évitent sans problème, malgré le tir nourrit qu’ils essuient.
Le S400 est le même missile qui va juste plus loin, mais n’est toujours pas manœuvrant d’une part, et d’autre part pas plus durcit contre les contremesures électroniques.
Le tir nourri.
@Carin
Le S-400 est souvent présenté de façon caricaturale. Ce n’est pas un missile balistique ni un système tiré en ligne droite à l’ancienne. Il s’appuie sur une architecture réseau moderne, avec un radar principal de conduite de tir 92N6E Grave Stone, de type PESA (Passive Electronically Scanned Array).
Ses missiles (48N6, 9M96, 40N6) suivent la logique standard des systèmes sol-air modernes :
Phase initiale : guidage inertiel ;
Phase intermédiaire : corrections via datalink ;
Phase terminale : autodirecteur actif radar embarqué.
Le S-400 peut engager des cibles manœuvrantes, à haute vitesse et à haute altitude. Il ne s’agit donc pas d’un système « aveugle » ou « linéaire », comme on l’entend parfois. Le 9M96 en particulier est très agile à l’approche du but.
Cependant, il présente plusieurs limites connues :
Le radar PESA est plus sensible aux contre-mesures électroniques qu’un radar AESA.
Et comme tous les systèmes radar, il est fortement handicapé face à des cibles furtives.
Le système S-400 est parfois associé à un radar de détection lointaine à basses fréquences (comme le 55Zh6M Nebo-M en bande VHF), plus apte à détecter des cibles furtives à longue portée. Mais ces radars ne permettent pas un guidage précis : ils peuvent détecter une présence ou une direction générale, mais pas assurer le suivi précis nécessaire à un tir d’interception. Le relais doit donc passer à des radars plus fins… qui, eux, sont vulnérables à la furtivité.
Bref : ce n’est pas une fronde soviétique, mais ce n’est pas non plus un tueur de F-35.
(Il) n’est pas plus durci.
l’Italie et la France n’ont pas à rougir du reste du monde pour les missiles intercepteurs.
Ils ont su développer et produire l’un des meilleurs missiles existant sur le marché, la dernière version de l’Aster rendra nos forces plus redoutables.
En développant ce missile et en le produisant dans nos contrées les retombées industriels et financière alimentent nos BITD respectives.
Au lieu d’acheter sur étagère comme beaucoup dans ce bas monde…..
@Titeuf
Tout à fait.
J’ajouterais qu’il faut désormais surfer sur la vague, en planifiant dès maintenant les prochaines étapes de l’évolution du SAMP/T. Un nouveau missile plus lourd (Aster 45 ?) qui reprendrait la base de l’Aster 30 B1NT, mais avec une portée de 400km, donnerait une nouvelle dimension au système SAMP/T.
De même, les développement en cours dans l’anti-missiles hypersoniques, notamment le projet AQUILA porté par MBDA, pourraient « naturellement » aboutir à doter le système SAMP/T de ce futur intercepteur spécifiquement conçu pour contrer les munitions et planeurs hypersoniques manÅ“uvrants.
A l’heure où l’Allemagne veut faire main basse sur la défense antiaérienne en Europe (avec des systèmes US et israéliens…), il est urgent de montrer qu’une autre voie européenne est possible, en communiquant activement sur la feuille de route du système SAMP/T. Il faut montrer aux potentiels clients que le SAMP/T va continuer à évoluer dans les 10 ans qui viennent.
Les retombées industrielles et financières.
D’ailleurs c’est une honte, le monde entier sait que les missiles hypersoniques russes c’est des conneries à 2 balles pour faire peur. Une grosse plâtrée sur le clown criminel Vladimir, ça ferait du bien aux ukrainiens et principalement aux russes.
bonjour, ils est important de développer nos capacités we defense longues portée….
le temps de detectio n et de mise en oeuvte est des plus importantes pour ce type de systèmes…
félicitations au ingénieurs…
IL est important.
Nos capacités De dÉfense longuE portée.
Mise en oeuvRe.
(Le temps) est des plus importantS.
Félicitations auX ingénieurs.
Et de combien de batterie disposons nous ? Avec combien de missiles ? Je gage qu’avec ce dont nous disposons actuellement, nous devrions pouvoir tenir une petite semaine face à une menace sérieuse. Bien entendu, on va éviter de compter, comme il se fait d’usage, le matériel en commande ou qui sera livré à echance de X années dans les existants. Suis-ke dans l »erreur?
on en garde quelques dizaines dans les soutes avant
de les bazazarder humanitairement dans une embrouille qui n’est pas notre problème?
en matière de missile il y ace qu’ il est réellement capable de faire, ce qu’ il est théoriquement capable de faire, ce qu’ on voudrait qu’ il soit capable de faireet ce qu’ on dit qu’ il est capable de faire la vérité est souvent entre ces quatre points cardinaux
le Patriot comme les S400 etS300 ne sont pas parfait et pour le Patriot j’ai des gros doutes sur ses capacités vendu par les américains, les premiers versions n’ était pas formidable, durant la guerre du Golfe certains se sont pris quand même le SCUD plus le Patriot qui était sensé l’ intercepté après il ya eu de l’ évolution c’ est probable mais il faut se méfié de ce que dit le vendeur
@Un civil. « Patriot j’ai des gros doutes sur ses capacités vendu par les américains, les premiers versions n’ était pas formidable, durant la guerre du Golfe certains se sont pris quand même le SCUD plus le Patriot qui était sensé l’ intercepté après il ya eu de l’ évolution c’ est probable mais il faut se méfié de ce que dit le vendeur ». 1991-2025, il s’en est écoulé du temps…..Quant à ses résultats, demandez donc aux Ukrainiens.. demandez leur également pourquoi ils en réclament à cors et à cri, et pourquoi ils sont prêts à payer pour en acquérir 10 batteries…
« pourquoi ils en réclament à cors et à cri »
À cor et à cri.
https://www.projet-voltaire.fr/culture-generale/a-cor-a-cri-filigrane-a-huis-clos-5-expressions-a-bien-orthographier-toutes-suite/
Le Patriot comme les S400 et S300 ne sont pas parfaitS.
Ses capacités vendues par les Américains.
Les premières versions n’ étaient pas formidables.
Le Patriot qui était censé l’intercepter.
Il faut se méfier.
Il est délicat de dire qu’un missile Patriot, qui n’est pas doué de raison, est sensé ou insensé, mais en ce qui concerne ce qu’il était supposé faire on pourra écrire qu’il était censé intercepter.
Censé : supposé.
Sensé : rationnel.
bonsoir,
ce modèle a déjà été eguarre mais il ne coûte que cent k euro, il ne détruit pas grand chose
du jetable
« ce modèle a déjà été eguarre » ? ? ?
Peut-être « égaré » ?
Le mot « euro » est un nom commun, qui s’accorde régulièrement en nombre en français (le fait qu’il soit invariable sur nos billets de banque n’est dû qu’à un compromis entre les usages des différentes langues des pays de la zone euro).
Un euro.
Deux euros.
Cent euros.
Mille euros.
Il ne coûte que cent k euros.
Il ne coûte que cent k€.
Il ne coûte que cent mille euros.