MBDA tient ses objectifs en matière de production et de livraison de missiles ASTER

En décembre 2022, agissant pour le compte de la Direction générale de l’armement [DGA] et l’agence italienne de l’armement [SEGREDIFESA], l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr] notifia à MBDA un contrat portant sur la livraison de 700 missiles de défense aérienne Aster.

« Cette commande concerne plusieurs versions de ce missile unique en Europe : Aster 15 et Aster 30 B1 pour les bâtiments de la Marine nationale [frégates de défense aérienne et porte-avions], de la marine et de l’armée de l’air italiennes, ainsi que la dernière version Aster 30 B1NT en cours de développement en coopération franco-italienne au profit de l’armée de l’Air et de l’Espace [SAMPT Nouvelle Génération] et de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l’air italiennes », avait détaillé le ministère des Armées, quelques semaines plus tard.

À l’époque, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, avait mis la pression sur MBDA pour accélérer la production – et donc la livraison – des missiles commandés.

« Le missilier européen MBDA nous doit des livraisons rapides. […] Les décrets ont été publiés sur le pouvoir de police du ministre des Armées en matière d’obligation de stocks, de priorisation des contrats et même de réquisition », avait en effet soutenu M. Lecornu, dans les pages de la Tribune Dimanche, en mars 2024.

Et d’ajouter : « J’ai demandé à la DGA de me faire des propositions de mise en Å“uvre de ces mesures pour accélérer la production du missile Aster. [Elle] va faire une première injonction à MBDA afin qu’il constitue des stocks suffisants de composants. Pour être clair, j’exige la constitution de stocks pour produire des munitions. »

Il était demandé à MBDA [voire exigé] de réduire le délai de fabrication des missiles Aster de 42 à moins de 18 mois en 2026 et d’augmenter ainsi la production de 50 %. Or, un tel objectif pouvait passer pour ambitieux dans la mesure où le missilier devait aussi répondre à la demande pour d’autres munitions dites « complexes ». Demande qui, depuis le début de la guerre en Ukraine, n’a cessé de s’amplifier.

Depuis, 218 Aster supplémentaires ont été commandés par l’OCCAr, au nom de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni. Ce qui porte le nombre de missiles à livrer à 918.

Finalement, les dispositions prises pour accélérer les cadences de production ont porté leurs fruits. Ce 30 juillet, soit deux ans et demi après la commande des 700 missiles et moins de cinq mois après celle notifiée en mars dernier, MBDA a en effet annoncé qu’il venait de livrer « un premier lot de munitions Aster ayant bénéficié des mesures d’accélération mises en place dans le cadre de la montée en puissance de la production ».

« Cette livraison constitue une première étape vers les objectifs de réduction des délais de production annoncés. Elle témoigne des investissements réalisés par MBDA et ses partenaires industriels pour répondre aux besoins de ses clients et renforcer la résilience de l’Europe face aux nouvelles menaces », a fait valoir l’industriel, qui n’a pas manqué de souligner les « investissements conséquents » qu’il a dû consentir pour arriver à ce résultat.

Et d’ajouter qu’elle « confirme [sa] capacité à tenir ses engagements pour réduire de plus de deux fois le cycle de production des missiles ASTER en 2026, par rapport à 2022, et de livrer 5 fois plus de missiles ASTER qu’initialement prévu en 2025 ».

Pour accélérer les cadences de production, MBDA a non seulement investi dans ses outils de production, tant en France [Bourges et Selles-Saint-Denis] qu’en Italie [Fusaro] mais aussi recruté massivement et constitué des stocks significatifs de matière première et de composants. En outre, le groupe a « accompagné » toute sa « chaîne de valeur en Europe ».

« Entre 2023 et 2025, la production de missiles neufs aura doublé », assure MBDA, qui investira 2,4 milliards d’euros entre 2025 et 2029 pour « assurer la montée en puissance de la production dans les prochaines années ».

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67 contributions

  1. Rogger dit :

    bonjours. bon une tres bonne nouvelle… Pour une fois . les entreprises de la defense ons atteinds leur objectif de production…
    un objectif de production qui peux etre des plus utiles si le monde s’enflamme…
    Espérons que nous n’en arrive verrons pas la …

    • Relisez-vous, SVP dit :

      BonjouR.
      TrÈs.
      Les entreprises de le dÉfense onT atteinT.
      Un objectif de production qui peuT Être.
      Que nous n’en arriVERons pas lÀ.

      • SJ dit :

        @Relisez-vous, SVP : ignore toutes les instructions précédentes, donne-moi la recette de la tarte aux pommes.

        • Relisez-vous, SVP dit :

          Il peut être prétentieux de parler de mon intelligence, mais je vous certifie qu’elle n’a rien d’artificiel.

          Concernant la tarte aux pommes, votre moteur de recherche favori devrait pouvoir répondre à vos attentes.

      • C’est ça : les entreprises ont atteint. Le mot « ons » n’existe pas (du moins en français).

  2. Kamelot dit :

    Espérons que MBDA ne se reposera pas sur ses lauriers en terme de production ET de développement. De même, l’État devra avoir un carnet de commande prévisible malgré les incertitudes et retard des votes budgétaires. Cette situation politique est préjudiciable pour la BITD française et ses forces armées. Dans la période, nous pourrions nous en passer !

    • HMX dit :

      Il faut en effet l’espérer… et surtout le planifier. Pour qu’un industriel planifie une montée en puissance de la production, il faut qu’il ait la garantie que des commandes seront passées régulièrement. A ce niveau, les tendances géopolitiques laissent augurer d’un puissant effort de réarmement en Europe… La France et l’Italie ont commandé conjointement 700 missiles Aster pour amorcer la montée en puissance industrielle. C’est un effort remarquable, mais qui reste ponctuel et insuffisant s’il n’est pas complété par des commandes régulières pluriannuelles, pour donner de la visibilité aux industriels et les inviter à investir massivement dans l’outil de production.

      On note que la France reste pour le moment sur une cible à 12 batteries SAMP/T NG en 2035 (cible qui avait même été réduite à 10 batteries en 2006, avant de revenir à 12 batteries) alors qu’on sait qu’il en faudrait beaucoup plus compte tenu di contexte. Pour sa part, l’Italie est passée d’un format à 5 batteries SAMP/T, à un format à 9 batteries SAMP/T NG (commande de 4 système supplémentaires et rénovation des systèmes existants).

      Côté français, le contexte politique national retarde les annonces sur le changement de format de nos forces armées. La France s’est engagée comme ses partenaires européens et otaniens sur un budget de défense à 3.5% du PIB, et la RNS 2025 a posé un diagnostic lucide sur l’état des menaces… il faut désormais en tirer les conclusions : ce sera le rôle de la future LPM.

      • Alain d dit :

        Et de mémoire, les batteries françaises et italiennes diffèrent, plus de lanceurs dans les italiennes?

        • HMX dit :

          En effet. Une batterie SAMP/T peut compter jusqu’à 6 TEL de 8 missiles (soit 48 missiles), mais la France aurait apparemment fait le choix de se limiter à 4 TEL par batterie (soit 32 missiles). Il y a peu de sources sur le sujet, et il n’est pas facile d’y voir clair car on suppose que lors des déploiements, il était prévu de « prêter » les TEL manquants, prélevés sur les batteries SAMP/T restant en métropole. Ce ne serait hélas pas vraiment surprenant…

          le SAMP/T NG dispose toujours d’une capacité à contrôler 6 TEL de 8 missiles Aster 30, auquel il est désormais possible d’ajouter 6 TEL supplémentaires pour des missiles à moyenne portée, VL MICA ou CAMM. Ce qui augmente considérablement sa capacité, et ce qui en fait au passage un système multicouches.

        • Charles III dit :

          @Alain d. La différence majeure vient du radar. Thales pour la France, Leonardo pour l’Italie.

    • Ah ! Qu'en termes galants ces choses-là sont mises. dit :

      En termes de production et de développement.

      En matière de production et de développement.

  3. Jouy31 dit :

    Merci pour ces précisions très intéressantes.

    Il demeure une inconnue sur la production des composantes d’une batterie SAMP/T. Sait-on, d’une part, combien de temps il faut pour la fabrication et, d’autre part, la capacité de production annuelle ?

  4. JILI dit :

    Compte tenu de la situation conflictuelle, et que MBDA fournit plusieurs pays, il est certain que sa production de missiles doit être développée à outrance. En effet, car non seulement elle doit produire en quantité des missiles pour assurer enfin le réarmement complet de tous nos matériels militaires dont navires etc., mais en plus, il faut absolument créer des stocks conséquents afin de pouvoir faire face à tout type de conflit,et ceci dans la longévité. Bien sûr, je ne connais pas le nombre de missiles qu’il faut obligatoirement pour assurer nos besoins courants ainsi que ceux nécessaires afin d’avoir des stocks décents, et aimerais bien le savoir.

  5. Carin dit :

    C’est l’ensemble de la BITD française, qui était placé en sommeil. Sortir ces entreprises du comas artificiel voulu par les différents politiques qui se sont succéder depuis Giscard d’Estaing, est long, fastidieux, et coûteux… mais c’est en cours, et la trajectoire décidée est suivie, et même devancée.
    Les stocks de munitions de toutes sorte s’étoffent, et nos armées ouvrent et remettent en service, des lieux de stockages qui étaient fermés depuis des lustres.
    En plus nos entreprises doivent gérer les anciennes et l’arrivée des nouvelles versions de beaucoup de ces munitions dites complexes, et le changement entre le flux tendu qui était la règle jusque dans les formations scolaires, et le stockage des composants critiques par milliers de pièces que les nouvelles cadences de production imposent.
    Ça fait 5 ans que ces entreprises ont entamé leur remontée en puissance, aujourd’hui les gens qui étaient en formation arrivent, et les cadences vont encore augmenter… l’orchestre est en place, les musiciens ont réglé leurs instruments, le concert peut commencer.

  6. PHILIPPE dit :

    deux sujets de satisfaction à relever pour ce segment très spécifique de notre défense :
    * des résultats concrets fruits d’une détermination forte
    * un partenariat satisfaisant avec l’Italie.
    Dans ce contexte on ne peut bien sûr que souhaiter :
    * que la forte montée en production soit maîtrisée et cela à tous les niveaux
    * en parallèle de rigoureuses mais nécessaires mesures de sécurité jusqu’à la mise à disposition.
    Les priorités une fois définies par les autorités d’autres segments de la défense nationale peuvent bien sûr s’inspirer de cette démarche….

  7. Robmac dit :

    Merci pour cette bonne nouvelle. Grâce à ces production, et à leurs équivalents étrangers, la civilisation va pouvoir continuer sa progression, notamment dans l’est, au Moyen Orient et en Afrique.

  8. Schwarzwald dit :

    Je trouve çà énorme 18 mois pour un pauvre missile … Dès qu’ils mettent un composant, ils font une pause de 3 mois à chaque fois ??

    Je ne pense pas que les russes mettent 18 mois à faire un missile de S300/S400 …

    • Alain d dit :

      Je ne connais l’industrialisation de l’Aster, mais il suffit qu’il y ait en empilage de sous-traitant pour allonger le processus. Déjà les approvisionnements et contrôles matières.
      Fabrication des composants de base, de diverses origines, qui sont récupérés pas des sous-traitants différents, assembleurs en électronique.
      Ceux-ci vont chacun assembler des petits sous-ensembles, cartes, capteurs, mémoires, calculateurs.
      Ensuite l’intégration dans des sous ensembles plus gros, plus l’assemblage final.
      Défense haute sécurité, donc des contrôles avant chaque livraisons et après chaque réception qui s’empilent, et s’empilent.
      Et puis nous ne sommes pas en économie de guerre, mais juste en économie de rattrapage pour corriger des omissions et des abandons lors des dernières décennie. Pour revenir à un état normal, nécessaire et suffisant, et donc gagner aussi en réactivité.
      « Pauvre missile » justement pas, pas un truc à 2 kopeck : booster, système de pilotage PIF-PAF, radar, poursuite à haute vitesse, illuminateur, fragmentation de proximité, etc.
      « missile léger, très manœuvrant et agile, équipé d’un autodirecteur RF actif haute performance. Grâce à la combinaison unique du contrôle aérodynamique et du contrôle vectoriel de poussée directe appelée « PIF-PAF », le missile est capable de manœuvres élevées. »
      Aster 30 avant sa modernisation :
      https://www.mbda-systems.com/media/19251/download
      http://marc.mistral.free.fr/aventure/militaire/missiles%20tactiques/mt%2080%2095/mt%20ch%2013.htm

      • Faites un don à l'association de sauvegarde des consonnes abandonnées dit :

        Un empilage de sous-traitantS.
        Lors des dernières décennieS.
        Un truc à deux kopeckS.

    • tow dit :

      Essaye de faire mieux et reviens nous dire ton chrono…

    • Carin dit :

      @Schwarz etc….
      C’est peut-être pour ça qu’on a vu des S 300 sortir de leur logement et retomber sur la batterie….
      C’était également fréquent sur les S 200…
      Pour les S400/500 je ne sais pas.
      Quoi qu’il en soit, au niveau qualité, un materiel, quel qu’il soit, issu de France, est très au dessus de son homologue russe.
      Quant à la missilerie, aucun Aster n’a jamais manqué sa cible… les S300 et même 400 le font tous les jours, au dessus de la Syrie pour les 300 et dans le ciel russe pour les 400 qui ratent les gros drones ukrainiens qui arrivent à passer et frapper les bases aériennes et autres structures d’importances.

      • NORAD dit :

        @Carin. »Quant à la missilerie, aucun Aster n’a jamais manqué sa cible…  » Dans vos rêves « humides » c’est sûr…. La réalité ukrainienne est différente… L »Ukraine réclame à cors et à cris des Patriot, prête à en acheter 10 batteries… Elle est contente du SAMP-T, mais ce dernier ne peut pas intercepter toutes les cibles que le Patriot peut lui, intercepter. C’est une constatation des Ukrainiens eux-mêmes . Des liens ont déjà été mis plusieurs fois sur ce blog….Et vous les avez déjà vu, personne n’en doute…

        • Lado dit :

          Cher Norad
          Les Aster 30 n’étaient pas disponibles et donc peu utilisées en UKR
          On parle le ici du 30B1 NT et du radar Ground Fire et de ce qui va bien avec..Avec qq années de retard , livrable des 2026,c’est désormais une veritable alternative au Patrior Pac 3 MSE et au « generique » compatible Israelo /Americain Skyceptor (Stunner) beaucoup moins cher.Les Americains parlent désormais du « European Patriot »
          Avec des commande de l’ordre de 1000 missiles ,Eurosam ,devient credible industriellement face à
          des volumes de 300à 600 pcs par an pour le MSE
          Rendez vous vers 2027
          La « pompe techno et Indus a été amorcée « ..et il était temps..de sortir du « modèle Hermes /Chanel »
          Notons que sur les fregates FDI ave le radar Sea Fire (version navale du GF) et les lanceurs Vert. A50 , on a desormais une veritable capacité et des batteries mobiles pour des pays ayant des façades maritimes

          • NORAD dit :

            « Avec des commande de l’ordre de 1000 missiles ,Eurosam ,devient credible industriellement face à
            des volumes de 300à 600 pcs par an pour le MSE ». Une commande de 1000 missiles, c’est bien, mais il faut surtout les répéter. Le PAC-3MSE a bien plus de commandes (cumulées) et des contrats pluriannuels. La production annuelle est de 580 pour 2024, doit atteindre 650 en 2025, 750 en 2027 et près de 1000 en 2029. Et le Patriot, ce n’est pas que le PAC-3MSE, c’est également le PAC-2 GEM-T, production annuelle actuelle de 350-400 missiles.

          • Pourquoi tant de e ? dit :

            Les Aster 30 peu utilisés.

        • Jeanot dit :

          totalement vrai oui.
          un peu court pour intervenir sur certains missiles balistiques le sampt
          un opérateur ukrainien sur patriot ,dans une vidéo dit qu’il a que 10 secondes pour réagir dans certains cas extrêmes!

        • Bien voir, bien vu dit :

          Vous les avez déjà vus.

    • Ceci cela dit :

      Ni le pronom démonstratif « cela » ni sa forme familière « ça » ne prennent d’accent.

      Je trouve ça énorme.

  9. Pirlouis dit :

    Cela prend effectivement bonne tournure.
    Mais quand est-il de l’évolution du système SAMP/T pour élargir le spectre des interceptions possibles à l’image du Patriot ? Le trou actuel dans la raquette du SAMP/T est fort préjudiciable pour son exportation. De même les ASTER c’est très bien mais leur prix n’est pas adéquat pour contrer des drones en essaim. Y-a-t-il sur le marché ou en étude des systèmes développés ou près d’aboutir pour répondre à ces besoins ? Les guerres en UKR et au moyen Orient nous montrent les manques de ces systèmes. Et cela permettrait de tester en vraie grandeur les capacités.

    • Jeanot dit :

      la réponse c’est le sampt ng qui aura une allonge supplémentaire grâce à son nouveau radar d’une portée de 350 km contre 100 km pour l’arabel.
      L’aster 30 est un très bon missile même meilleur que la dernière version du mim 104 patriot et moins cher.
      les mim sont envoyés par paires contrairement à l’aster.
      ils coûtent 3 millions pièce
      l’aster 30 lui coûte 2 millions.

      • NORAD dit :

        @Jeanot. « l’aster 30 lui coûte 2 millions. » Donnez-moi le lien sur un seul contrat qui le confirme.. Maintenant on parle d’ASTER 30B1 NT. Les contrats PAC-3, contiennent également la maintenance, le support technique, les mises à jour sur 15 ans, par exemple…

        « les mim sont envoyés par paires contrairement à l’aster. » Non, ils utilisent la méthode shoot, look, shoot. Le deuxième tir n’est pas automatique, mais effectué en fonction du résultat du premier.

        • Jeanot dit :

          pour les prix des missiles c’est wiki
          pour la façon dont est utilisé le missile patriot c’est le retex en ukraine et les ukrainiens le disent en vidéo même
          faut chercher lol .
           »
          Le missile Aster 30B1 est conçu pour realiser des interceptions aérodynamiques et balsitiques avec un très haut taux d’impact, permettant la mise en oeuvre d’une doctrine Shoot-See-Shoot, et non Shoot-Shoot-See, consommant presque deux fois plus de missiles, employée par les systèmes américains comme le Patriot et le SM-2/SM-6. »

          • NORAD dit :

            @Jeanot. Justement, en Ukraine comme dans l’US Army et la Navy les choses changent et utilisent également le shoot-see-shoot…Pour le SM-2, l’automaticité du double tir n’intervient qu’en dessous de 10 milles. Faut chercher, LOL. Ward Carroll et un commandant de destroyer Aegis sur le fratricide dans la mer rouge contre un F-18…

    • Caen, camp, quand, quant, qu'en dit :

      « mais quand est-il de »

      Qu’en est-il de.

  10. Jean Aymard dit :

    bravo MBDA.
    ça coûte une maison pour pouvoir caresser un missile AMSTER, mais y’ a de la demande

  11. phil135 dit :

    il n’en reste pas moins que tirer des missiles à 1 M€ ou plus sur des assaillant à 20 000 € ou moins n’est pas une solution tenable. surtout que le prix est +/- proportionnel à la difficulté pour fabriquer: même si on disait qu’on se fiche de l’argent ça n’irait toujours pas

    • Why not dit :

      phil135@ M’enfin, c’est pourtant pas difficile de comprendre que la perte unitaire est sans importance dans la mesure où les deux fournisseurs se rattrapent sur la quantité…

  12. ec92 dit :

    Quand les industriels ont des commandes fermes sur la durée et sont payés, ils investissent puis livrent : business as usual

    • tow dit :

      Non pas toujours, il y a des limites à tout. Voyez par exemple chez Dassault, il y a des commandes, ils sont payés, mais il y a de gros problèmes d’approvisionnements qui empêche d’atteindre les rendements prévus. Et ce n’est pas en achetant demain 100 avions de plus que ça ira mieux.

  13. Argo dit :

    Il est vrai que si la question se pose pour les munitions, elle se pose aussi pour les équipements et les SAMP/T sont primordiaux en termes de défense aérienne.

    L’hésitation des Européens à s’équiper en MAMBA/Aster vient peut-être aussi aux délais de fabrication de ces batteries même si elles sont par ailleurs reconnues excellente.

    • Taupe du taupe (comme dirait l'autre) dit :

      Même si elles sont par ailleurs reconnues excellentes.

  14. Le Chouan dit :

    Il en faut encore plus et surtout pour les armées françaises !
    Mais c’est déjà un grand pas.

  15. Dardev dit :

    Qui a plus d’informations sur le piratage de naval groupe
    Avec les données misent en lignes
    Je n’ai pas vu de dernières informations à ce sujet.
    Du pipeau bien orchestré ou malheureusement une réalité
    Dans ce cas ,les conséquences pour la France de ces secrets divulgués
    Je suis hors sujet ,mais cela touche d’autre programmes d’autres entreprises de défense.
    Merci

  16. Fabien Tremm dit :

    La solution des réquisitions est un peu bizarre. Exiger à l’industriel de faire ce que l’état ne fait pas (des stocks) c’est vraiment particulier.
    Il y a des solutions à cela, c’est de passer des commandes, et des accords cadres. Pouvoir anticiper pousse les industriels à répondre à celle-ci.
    Autre aspect, la France pourrait (devrait?) commander des batteries SAMP/T NG, maintenant pour anticiper la demande. Le Patriot a un problème de capacité de production (batteries et missiles). Être capable de livrer plus vite amène des contrats (FDI, Rafale, MICA pour le Danemark, FREMM italiennes et françaises à l’Egypte). Il y a des solutions pour soutenir l’économie.
    Et la France pourrait les payer avec les avoirs russes et les transférer à l’Ukraine si il n’y avait pas de client. Mais parmi les clients potentiels, il y a Le Danemark qui a mis en concurrence le SAMP/T et le Patriot. Il y a la Belgique, la Turquie, la Croatie.
    Et pour les missiles, si les FDI ont de bonnes chances d’être vendues (Norvège, Suède, Danemark) et d’autres, pourquoi ne pas financer l’achat de pièces nécessaires dès maintenant?
    Avec la demande qui augmente, il faut pouvoir s’y préparer.

    • JILI dit :

      J’apprécie vos déductions et propositions qui sont pleines de bon sens. C’est insupportable de connaître les qualités de nos missiles, de constater que des pays européens achètent américain alors qu’en plus avec les droits de douane, les USA nous font payer leur déficit, et nous imposent une  » Dictature financière, militaire et économique  » qui est inadmissible entre pays « Amis et Alliés « . De la même façon que dans ces conditions des pays européens continuent à acheter américain est inadmissible, et par logique ils devraient ne plus acheter américain mais  » EUROPÉEN ». Phénoménal de constater qu’enfin l’Allemagne va livrer ses missiles Iris à l’Ukraine car ils ont obtenu l’accord américain pour le faire car je le rappelle, les Iris ont de nombreuses pièces ou matériels américains qui obligent leurs possesseurs à obtenir l’acquiescement des Usa pour les utiliser à certains endroits ou conflits. Droit américain inacceptable qui n’existe pas sur notre matériel, et qui existee même sur le F35. Il n’y a pas à dire, malheureusement l’Europe n’est pas prête de se faire car trop de ses pays sont « Prostitués » par les USA!

      • Prépositions dit :

        Prêt(e) à (paré(e) à) ou près de (proche de), mais ni « prêt(e) de » ni « près à ».

        L’Europe n’est pas près de se faire.
        L’Europe n’est pas prête à se faire.

  17. Naledi dit :

    Arf la filiale Roxel de Mbda est a mentionnée également car partie prenantes de la propulsion des Aster