Le Commissariat des armées commande des capteurs pour surveiller l’intégrité des plaques de gilets pare-balles

En février, le ministère britannique de la Défense [MoD] fit savoir qu’il avait été contraint de rappeler 120 000 gilets pare-balles de type ECBA [Enhanced Combat Body Armour] après la découverte de plaques fissurées sur certains d’entre eux. « Il est clairement inacceptable que l’un des membres de nos forces armées puisse s’inquiéter de la qualité d’un équipement de sécurité aussi fondamental », avait affirmé l’un de ses responsables.
D’où l’intérêt du projet de Gilet porte-plaques polyvalent [G3P], mené par le Centre interarmées du soutien équipements commissariat [CIEC] du Service du commissariat des armées [SCA], avec l’objectif de mettre au point une nouvelle protection du combattant alliant modularité, légèreté et ergonomie, sans évidemment rien céder sur l’efficacité.
Selon le CIEC, destiné en priorité aux forces spéciales, le G3P permet de moduler la protection en fonction du niveau de menace. « L’opérateur peut ainsi mettre soit une plaque plus légère pour améliorer sa mobilité, soit ajouter des plaques de classe 4 pour obtenir une protection complète, notamment contre des munitions de type sniper », avait-il expliqué.
Pour cela, le G3P utilise des plaques interchangeables, conçues à partir d’un mélange de plusieurs types de matériaux [titane, carbure de bore, carbure de silicium, entre autres] et ayant la particularité d’être équipées de capteurs afin de permettre de contrôler en permanence leur intégrité, celle-ci pouvant être altérée par des chocs et/ou par des écarts de température.
Pour cela, le CIEC a développé le système GMOS-TherMOS [GaMma One Shot – TherMique One Shot], lequel vise à doter chaque plaque de quatre puces [deux sur la face interne et deux sur la tranche] censées détecter d’éventuelles fissures.
Ainsi, le combattant pourra contrôler l’état de son gilet pare-balles et, le cas échéant, remplacer une plaque défectueuse. Et cela sans besoin de moyens radiographiques comme c’est actuellement le cas.
Dans un hors-série de Soutenir, son magazine officiel, publié en septembre dernier, le SCA avait indiqué qu’il allait commander « plus de 60 000 puces » pour équiper plus de 15 000 plaques, destinées prioritairement aux unités des forces spéciales, dès 2025.
C’est donc dans le cadre de ce projet que le SCA vient de notifier à l’entreprise SilMach un contrat d’une valeur « supérieure à 3 millions d’euros » et d’une durée de sept ans afin de se procurer des capteurs micromécaniques reposant sur la technologie ChronoMEMS.
« Chaque plaque balistique peut désormais intégrer un capteur ultraminiaturisé, autonome et sans énergie, capable de détecter et de mémoriser les chocs subis. Grâce à cet indicateur visuel intégré, les forces armées pourront vérifier instantanément l’intégrité des protections balistiques, assurant ainsi une sécurité optimale aux soldats tout en réduisant les coûts de maintenance », a expliqué SilMach, via un communiqué.
La technologie ChronoMEMS, pour laquelle SilMach a obtenu le prix « Ingénieur général Chanson » décerné par l’Association de l’armement terrestre en 2014, est utilisée pour le Maintien en condition opérationnelle [MCO] de certains véhicules, comme, par exemple, le Système de Pose Rapide de Travures [SPRAT]. Ces capteurs micromécaniques permettent en effet de mesurer l’état de fatigue d’un engin en détectant et en comptant les vibrations ainsi que les déformations d’origine mécanique ou thermique.
« Nous nous sommes aperçus que la détection de choc est une problématique générique qui touche de nombreux domaines, de l’aéronautique aux biens de consommation [casques, smartphones, ordinateurs…] en passant par la logistique des produits à forte valeur ajoutée », a expliqué Pierre-François Louvigné, le PDG de SilMach. « Grâce à l’expertise que nous avons développée avec le soutien de la Direction générale pour l’armement et du Commissariat des armées, nous travaillons activement sur les marchés de diversification. Discrets, précis et fiables, ces détecteurs de choc surveillent en permanence 24h/7j l’objet sur lequel ils sont installés », a-t-il ajouté.
Photo : SCA





Super capteur MEMS, par contre à moins que le process de fab ait un rendement pourri, et qu’il faille trimmer et ou trier les pièces il me semble que le prix est élevé. Le prix tient peut-être compte de la R&D.
Dans quel sens employez-vous le verbe « trimmer » ?
C’est bien, mais encore mieux si le SCA pouvait déjà équiper chaque soldat avec une SMB. De plus si on doit être prêt dès se soir à être engagé !!
C’est l’AdT qui fait le plan d’équipement en fonction de ses moyens. Le SCA n’est pas décideur.
‘
Dès Ce soir.
bien. un gilet de combat balistiques. ergonomique , et léger …
Bien l’ergonomie me semblent des plus importantes, avoir une protection balistiques s’est bien , pouvoir aussi utiliser sont arme correctement s’est des plus importants…
la légèreté me semblent important, lorsque le fantassin porte plus de 10 ou 15 kg d’équipements de combats , sa mobilité est fortement impacté. .
la fiabilité me semblent importantes, devoir équipé les pkaque de capteurs me semblent incroyable et peux realiste avec un tactique…
Donc ils y a sûrement des progrès a faire sur le sujets…
Je me semble.
Tu me sembles.
Il/elle me semble.
Nous me semblons.
Vous me semblez.
Ils/elles me semblent.
L’ergonomie (elle) me semble.
La légèreté (elle) me semble.
La fiabilité (elle) me semble.
Devoir équiper les plaques de capteurs (cela) me semble.
Un gilet de combat balistiquE.
L’ergonomie me semblE.
Une protection balistiquE, C’est bien.
Utiliser soN arme.
C’est des plus.
La légèreté me semblE importantE.
Équipements de combaT.
Sa mobilité est fortement impactéE.
La fiabilité me semblE importantE.
Devoir équipER les pLaqueS de capteurs me semblE.
Et peU realiste.
Des progrès À faire sur le sujeT.
En effet : cela semble peu réaliste.
Peu : pas beaucoup.
Un petit peu de, pour si peu, peu à peu, c’est très peu.
Je peux, tu peux, il peut, c’est le verbe pouvoir.
Bonjour,
Avoir une protection balistique, C’est bien, pouvoir aussi utiliser son arme correctement, C’est des plus importants…
y a pas assez de SMB par pax dans les régiments,
alors en matériel d’armements et surtout munition! c’ est la Berezina.
Mais heureusement on ne fait que du sentinelle ou des camps au Liban et Europe de l’Est ca tire pas trop…
Ben oui. L armée Fr fait jamais d opex. Et les gars sont juste en sandalettes et tee shirt …
Trop bien, maintenant reste plus qu’à fournir assez de SMB dans lesquelles mettre les dites plaques.
Au moins pour les unités de mêlées, ça serait un bon début.
On écrit « lesdites plaques » et non « les dites plaques ».
Ledit, ladite, lesdits, lesdites.
Le participe passé « dit » se joint à l’article défini et à certains adverbes pour désigner les personnes ou les choses dont on a parlé : ledit preneur, ladite maison, audit lieu, l’article susdit, la personne susdite… (Acad.)
Si le système confirme sa fiabilité, ce sera une excellente innovation du SCA.
C’est assez rare pour le souligner.
Est ce qu il y à une prise USB C pour les écouteurs ?
Est-ce qu’il y a.
ça permettra de mettre fin à cette situation aberrante ou des forces spéciales situées à Lorient doivent descendre jusqu’à l’ELOCA Marseille pour contrôler leurs plaques par radio
Surpris que la dégradation chimique et thermique ne soit pas évoqué.
J’ai mis maintes tancées a un cordiste qui utilisait ses cordes pour tout, faisait glisser les seaux par les anses, n’utilisait pas de poulies mais des mousquetons pour des pierres lourdes, … et rangeait les cordes dans des seaux ou des auges ayant servi à gâcher n’importe quelle sorte de colle, chaux, résine, dissolvant, mastics,.. , au sol dans les fourgons parmi les carburants, solvants etc…
Lui était convaincu qu’elles étaient invulnérables et il croyait au magique « coef. 7 », légende urbaine qui permettrait de lever septs tonnes pour le prix d’une et aurait un lointain rapport avec le 9,81 ms2 de la gravité abordée si légèrement.
Bref, un jour, sur un joli château, sa corde rompit. Il survécu car l’une de ses jambes s’est planté dans le jardin fraîchement travaillé en profondeur. Quoi que cassée elle fit ancre. Son corps comme son autre jambe (pulvérisée par le mur du jardin) pendait dans le vide mais ne firent pas une autre chute.
D’où ma question : comment surveiller l’exposition aux produits chimiques variés de l’environnement où servent ces équipements ?
Que la dégradation chimique et thermique ne soit pas évoquée.
L’une de ses jambes s’est plantée.
« D’où l’intérêt du projet de Gilet porte-plaques polyvalent [G3P], mené par le Centre interarmées du soutien équipements commissariat [CIEC] du Service du commissariat des armées [SCA] »
J’ai encore dû louper un épisode. 🙁
Pour moi le CIEC c’était le Centre d’Instruction Élémentaire de Conduite et le SCA le Service Cinématographique des Armées. 😉 😉 😉