Airbus s’allie à l’américain Kratos pour proposer le drone de combat XQ-58 Valkyrie aux forces allemandes

En novembre 2023, alors qu’il était le chef de la force aérienne allemande [Luftwaffe], le général Ingo Gerhartz avait soutenu qu’il fallait accélérer le développement de certains « piliers » du projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], en particulier celui concernant les effecteurs connectés [ou « remote carriers »] et les drones de combat [UCAV]. « Nous devons les avoir beaucoup, beaucoup plus tôt », avait-il insisté, lors d’un entretien donné à Defense News.
Pour rappel, le développement des effecteurs connectés et des drones censés accompagner l’avion de combat de nouvelle génération [NGF] a été confié à Airbus Defence & Space, avec MBDA pour principal partenaire.
En 2024, alors que la France s’apprêtait à lancer le Rafale F5 avec son drone de combat basé sur le démonstrateur nEUROn, Airbus Defence & Space dévoila le « Wingman », un projet d’UCAV pouvant être piloté à partir d’un « avion de combat actuel comme l’Eurofighter » et capable d’effectuer des missions à « haut risque », comme le brouillage électronique, la reconnaissance et les frappes au sol.
Ce projet a-t-il encore un avenir ? La question se pose après l’annonce faite par Airbus le 16 juillet. En effet, l’industriel a fait savoir qu’il venait de nouer un partenariat avec le groupe américain Kratos pour proposer à la Luftwaffe un « avion de combat collaboratif sans équipage » [UCCA] développé à partir du XQ-58A Valkyrie.
Développé dans le cadre du programme « Low-Cost Attritable Strike Unmanned Aerial System Demonstration » [LCASD] conduit par l’Air Force Research Laboratory, le XQ-58A Valkyrie a effectué son vol inaugural en mars 2019. Lancé par une sorte de catapulte pneumatique montée sur des rails, ce drone de type « Loyal Wingman » [ailier fidèle] affiche une autonomie de 5 600 km et peut voler à la vitesse de Mach 0,9 à une altitude maximale de 45 000 pieds [13 700 mètres].
Propulsé par un turboréacteur Williams FJ33, XQ-58A Valkyrie emporte une charge utile de 270 kg en soute [soit de deux bombes GBU-39]. Celle-ci peut être doublée grâce à des points d’emport externes.
Le 3 juillet, l’AFRL s’est félicité d’avoir franchi une étape « majeure » en matière de « collaboration homme-machine » après que des pilotes aux commandes d’un F-16C et d’un F-15E « Eagle » ont chacun contrôlé deux avions XQ-58A Valkyrie dans un scénario d’entraînement au combat aérien, démontrant ainsi l’intégration en temps réel entre systèmes habités et semi-autonomes ».
Quoi qu’il en soit, dans le cadre du partenariat qu’il a scellé avec Kratos, Airbus Defence & Space aura à fournir le système de mission « souverain » qui sera installé à bord des XQ-58A Valkyrie susceptibles d’être acquis par la Luftwaffe.
« Compte tenu de la situation géopolitique actuelle, nos clients ont exprimé un besoin urgent d’avions de combat collaboratifs, consommables et non consommables », a fait valoir Michael Schöllhorn, le PDG d’Airbus Defence and Space. Notre « collaboration avec Kratos, basée sur une plateforme éprouvée et dotée d’un système de mission multiplateforme souverain, permettra de fournir des capacités essentielles à nos soldats en Europe avant la fin de la décennie », a-t-il ajouté.
Et d’insister : « Ce partenariat contribuera à renforcer les capacités de défense de l’Europe tout en faisant progresser les relations transatlantiques au sein de l’Otan ».
Ce partenariat entre Airbus Defence & Space et Kratos vient après celui que Rheinmetall a noué avec l’américain Anduril, en marge du salon du Bourget, en juin. Leur accord porte sur la production conjointe des missiles Barracuda et Fury [mis au point par l’entreprise californienne, ndlr] ainsi que sur le développement de moteurs-fusées à propergol solide « destinés au marché européen ».





Cela ne m’étonne même pas.
Si les Allemands ne veulent rien faire avec nous, pourquoi pas.
Mais au moins qu’ils fassent seul ou avec d’autres pays européens sur des projets autonomes sans supervision américaine
Mais acheter américain va leurs permettre d’atténuer l’agressivité de Trump envers l’énorme surplus allemand dans les échanges de biens. Et donc l’Allemagne va ainsi limiter la casse dans sa chimie, sa sidérurgie et ses grosses berlines.
Les américains, dans le Golfe, comme autour de la Chine, en Israël, au Royaume-Uni, en Australie et en Europe, pilotent leur diplomatie pour qu’elle profite principalement à leurs exportations d’armes, et pour soumettre toujours les nations qui en croquent, principalement le Monde occidental et ses alliés. L’Allemagne et le Royaume-Uni sont leurs meilleurs soumis, puisque du même coup ils déteignent sur le reste de l’Europe.
Avec le gaz russe l’Allemagne s’était soumise principalement pour exporter vers la Chine, mais c’était avant.
Pour l’Allemagne, depuis 2022, le gaz américain a commencé à remplacer le gaz russe, et les exportations vers les Etats Unis tendent à remplacer celles vers la Chine.
Avril 2025, exportation de l’Allemagne :
États-Unis 13 Md€
France 10 Md€
Pays-Bas 9,5 Md€
Pologne 8,5 Md€
Chine 7 Md€
Depuis 2022 le ratio des exportations allemandes qui d’adressaient à la Chine diminue.
Destinations : plusieurs nations européennes ont même dépassé la Chine, une première depuis bien longtemps.
Vers la Chine, 152 Md$ en 2022 contre 121 Md$ en 2023, en avec ~7 Md€ mensuellement en 2025, ça ne s’arrange pas.
Et comme les Etats-Unis mettent la pression sur l’EU pour que cette dernière taxe encore plus la Chine, principalement pour que l’UE achète plus US.
Comme ces prédécesseurs, pour Trump, la géopolitique et la stratégie, sont principalement utilisées pour récupérer plus de cash. C’est juste plus aigu et totalement revendiqué.
Idem pour les dernières annonces d’armes américaines achetées par l’Allemagne (et autres européens) pour protéger l’Ukraine.
Durant le temps qui va s’écouler, les civils ukrainiens, hommes, femmes et enfants vont bien pouvoir crever sous les missiles et drones russes.
Trump un très bon acteur et manipulateur, mais les civils ils s’en contrefout, c’est juste un vandale, mais comme l’UE (notamment l’Allemagne) fait carpette et lui cire les pompes…..
Le roi Trump, son égo et du cash, et rien d’autre !
Je trouve ces articles plutôt bien foutus et très réalistes, mais ils arrivent trop tardivement pour avoir le moindre impact :
https://www.latribune.fr/idees/tribunes/opinion-defense-les-larmes-de-crocodile-des-europeens-qui-refusent-d-acheter-europeen-1-6-1029217.html
https://www.latribune.fr/idees/tribunes/opinion-pourquoi-les-marches-de-defense-alimentent-un-troc-entre-europeens-et-americains-2-6-1029508.html
https://www.latribune.fr/idees/tribunes/opinion-l-union-europeenne-prefere-la-geo-economie-a-la-geopolitique-3-6-1029663.html
https://www.latribune.fr/idees/tribunes/opinion-comment-les-allemands-privilegient-les-excedents-commerciaux-aux-etats-unis-1029764.html
Merci pour cet éclairage
Merci, mais chacun peut s’auto éclairer, données ni secrètes, ni sous embargo.
Les chiffres (£,$,€), et leurs évolutions, toujours importants pour comprendre une situation à l’instant T.
Sachant que l’Allemagne est une épicerie industrielle, et le Royaume-Uni une épicerie financière, et donc que ces deux là n’ont pas vraiment une mentalité de guerrière. Les raisons de leurs soumissions aux Etats-Unis et de leurs absences de souverainetés.
Donc, de ce fait, ils doivent automatiquement jouer contre la souveraineté de la France et l’indépendance de l’UE.
Entre autres, extraits du « 4/6 », au contraire de la France :
« L’Allemagne connaît un consensus sur la guerre économique, même sans la nommer, depuis des années. Tous les partis politiques s’y rallient, y compris les écologistes et les sociaux-démocrates. »
« L’Allemagne conçoit des chars pour les vendre, pas pour les utiliser. »
L’Allemagne joue solo depuis l’intégration de la RFA, ceci au détriment et tout ou partie du reste de l’UE, selon les secteurs et les équations économiques de son épicerie à l’instant T.
Heureusement la France a encore un bon niveau dans les services, ses banques, ses négoces et ses expertises, ce qui lui évite pour l’instant de sombrer. Elle avait fait le choix débile des désindustrialisations, plus que ses voisines. Chômage supérieur, et donc nous trinquons fortement maintenant, depuis la COVID, la guerre de Poutine, la guerre économique de Trump et diverses autres tensions qui s’empilent et impactent notre économie pas assez solide, ni préparée pour encaisser les montagnes russes sur les prix des énergies, des logistiques et des minerais et produits semi-finis (métaux, alliages, chimie, poudres, etc.), sans oublier les filières qui ne peuvent pas s’approvisionner suffisamment, ne serait que pour une seul besoin qui va bloquer ou freiner la fabrication. Et les manques et pénuries entrainent toujours une montée des prix, la Chine s’en frotte les mains.
Pour conclure :
« France : la réindustrialisation, clé de son autonomie »
Problème, une France en crise boderline : dirigeants dont élus, citoyens et dette.
Leur permettre.
`
Comme Ses prédécesseurs.
Qu’ils fassent seuls.
Et moi, et moi alors ?
Vous n’avez pas fait de faute d’accord avec « seul ».
Besoin d’une boussole? :>))
J’étais jaloux pour mon commentaire, plus haut, qui affiche plusieurs coquilles.
Mais « fassent seul » est bien correct.
@Alain d
Non, « qu’ils fassent seul » est incorrect.
Seul est un adjectif, qui s’accorde tout a fait régulièrement.
En outre, le dictionnaire de l’Académie précise que « Dans certains emplois, Seul peut avoir une valeur adverbiale, mais s’accordera toujours en genre et en nombre avec le mot auquel il se rapporte. »
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9S1456
Qu’il fasse seul.
Qu’elle fasse seule.
Qu’ils fassent seuls.
Qu’elles fassent seules.
OK, je pensé, un peu trop vite que dans ce cas (les allemands représentants un pays) le singulier était acceptable.
Est-ce que cela veut dire que le projet LOUT (https://www.opex360.com/2019/11/05/avec-lappui-de-berlin-airbus-a-developpe-en-secret-le-lout-un-demonstrateur-de-drone-furtif/) est considéré comme peu fiable ou trop peu avancé?
AIRBUS a peut-être donc beaucoup moins de connaissances/compétences qu’il ne veut bien l’admettre sur la partie conception d’aéronef.
Ce projet est un projet de recherche sur la furtivité.
A aucun moment il n’a été question d’en faire un drone de combat.
La question se pose sur le Airbus Wingman.
C’est justement ce qu’il s’est passé : Airbus a utilisé le LOUT comme argument dans les négociations avec Dassault pour que leur rôle soit reconsidéré à la hausse dans le SCAF… finalement vu la direction qu’ils prennent avec BAE Anduril et « KRADOS » on dirait bien que c’était du bluff.
Qu’ils se lancent dans la constructions de maquettes de salon ou la conception de CGI pour films de scence fiction
A ce point la, c’est un aveu. Les maquettes s’était pour sauver la face.
Ils savent produire mais pas concevoir.
Je dirais que c’est ni l’un ni l’autre: Leur tas de papier LOUT avait été « développé » sur une durée comparable au Neuron qui lui avait donné un vrai démonstrateur, c’est au final ce qui restera de cette tentative de ramener la couverture à eux et pas vraiment flatteur. Pour au final faire leurs courses chez Trump!
Après cet épisode de plus, la question est de savoir si la réalité va enfin monter au cerveau de Macron?
Â
Les maquettes, C’était pour sauver la face.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Quand t’es jusqu’au-bout-iste… Cet industriel et son pays sont vraiment le cheval de Troie de l’Amérique en UE.
Et on est censé produire des systèmes de combat souverains ensemble ? J’ai comme un doute…
Il y a bien une apostrophe, mais un seul trait d’union à jusqu’au-boutiste.
Quand t’es jusqu’au-boutiste, depuis trop longtemps… tu t’demandes à qui ça sert
Toutes les règles un peu truquées
Du jeu qu’on veut t’faire jouer
Les yeux bandés
…nan ?
L’Allemagne achète sur étagère un produit américain, la France développe un système souverain. Rien de bien nouveau, scénario maintes fois vu et revu, dans tous les domaines ou presque.
Du point de vue allemand, il s’agit vraisemblablement d’une réponse au lancement par la France du Rafale F5 et son drone ailier.
Pour Airbus, c’est un aveu d’échec : engagée officiellement dans la mise au point d’un drone ailier dans le cadre du SCAF, l’entreprise se révèle incapable de produire un drone opérationnel à horizon 5 ans (2030), ou en tout cas n’a pas réussi à convaincre les décideurs allemands du contraire…
@HMX. On n’est pas du tout dans la même gamme de drones. Pour le drone ailier du Rafale, on parle d’une machine très coûteuse et bien plus massive et absolument pas « attritable ». Les militaires français ont avancé à diverse reprises un coût entre 70 et 90 millions d’euros l’unité. Le XQ-58, est un petit drone ailier, moins sophistiqué et destiné à être produit en masse et à un coût très inférieur. Kratos parle de pouvoir en produire 500 par année à un coût de 2 à 4 millions de dollars l’unité. Le projet présenté il y a quelque temps par Airbus est lui aussi beaucoup plus imposant que le XQ-58. Les besoins ne sont pas les mêmes, c’est tout. Ils ont complémentaires, pas concurrents.
Il est exact que le XQ-58 et le futur drone ailier du Rafale ne boxeront pas dans la même catégorie : le XQ-58 a une masse maximale au décollage de 2.7 tonnes, là où le futur dérivé du Neuron devrait en principe jauger entre 10 et 15 tonnes.
Mais justement, c’est d’autant plus humiliant pour Airbus et l’industrie allemande, engagée activement depuis déjà plus de 5 ans sur le sujet des drones ailiers dans le cadre du SCAF, et qui a déjà fait voler des prototypes de taille modeste, comme le drone Do-DT25 d’Airbus, largué d’un A400M en décembre 2022, drone à partir duquel l’industriel souhaite également commercialiser le projet LOAD (« Low Cost Air Defence » : 3 missiles, 100km de portée). On serait en droit d’imaginer qu’Airbus soit en capacité de répondre à la demande, compte tenu des compétences accumulées en matière de drones depuis 5 ans. Or, le gouvernement allemand préfère quand même s’adresser aux USA, au lieu de commander à Airbus une petite série de drones ailiers…
Le Do-DT25 n’est pas un drone mais un engin cible. Comme cet appareil vole déjà , Airbus l’a choisi pour défricher le vol en essaim, les tests de largage, etc. Pour autant, le travail demandé à un drone ailier est autrement plus complexe que celui attendu d’une cible volante modifiée. En clair, le Kratos est nettement plus proche d’un drone ailier de série et permet à Airbus de sauter des étapes de développement.
Les Québécois disent attritionnable, mais la meilleure traduction en français d’ « attritable » ne serait-elle pas consommable ?
Robert Collins. Pas si simple. De l’autre côté de l’atlantique, on utilise le terme consumable pour les petits drones « simple course » ou récupérable mais vulnérables et très bon marché. Le XQ-58, ils en attendent tout de même une réelle survivabilite mais en acceptant un taux de perte plus important qu’un drone genre YFQ-42 ou 44 qui lui n’est pas considéré comme  » attritable ».
Merci pour cet éclairage technique.
Alors va pour attritionnable (et vive le Québec) !
https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/fiche-gdt/fiche/26571594/drone-attritionnable
On a tous pensé la même chose.
Faut qu’ils arrêtent les allemands d’européaniser ce qui n’est pas européen…
Ils ont rien compris au concept, c’est vraiment un marketeux à la vision courte qui peut faire ça…
Bref, Airbus est dans les choux concernant la R&D pour un drone du niveau du NEuron, et préfère être sous-traitant dépendant des entreprises américaines que sous-traitant d’entreprise européenne (française). Cette politique allemande est aussi à l’oeuvre dans les missiles anti-missiles, les patmar, les avions, etc.
« Quand on parle d’industrie de défense, la France entend ‘défense’, l’Allemagne comprend ‘industrie' ».
@ji_louis. Rien à voir avec un drone ailier genre « Neuron ». Voir mon commentaire plus haut à HMX..
Même contre-arguments que HMX (ou à peu près, pour faire court).
Surtout pour les allemands, l’industrie, ce ne sont que les usines pas les bureaux d’étude. La fabrication sous licence leur semble donc la meilleure solution car la moins risqué et celle demandant le moins d’investissement et de temps. Mais c’est une vision a court terme car cela veut dire ne pas pouvoir vendre de produit a l’export ni avoir sa propre gamme de produit pour le futur.
La moins risquée.
Curieux, j’avais cru comprendre , ces dernières années, que Airbus-Defense était capable de proposer un drone de combat tout seul en toute autonomie. Des intervenants pro-germaniques dans ce forum nous l’avaient promis craché juré, en comparaison du nEUROn de Dassault; allant même supposer que Airbus, en totale discrétion et en tout secret, était même plus avancé que Dassault sur ce sujet.
Et là …Airbus-Defense a besoin d’un petit appui américain ?
Elle est où l’autonomie ?
On nous aurait menti ?
Il faut arrêter d’interpréter ce que vous voulez lire, et apprendre à lire la réalité.
Pour commencer, le LOUT est un programme de recherche de furtivité. A aucun moment l’Allemagne n’a parlé d’en faire un équivalent du nEUROn. Personne n’a dit que ce projet était plus avancé que qui que ce soit / quoi que ce soit. Par contre, les compétences allemandes dans la furtivité sont plus anciennes et plus diverses que la France (pour les informations publiques). Cela ne signifie aucunement qu’un drone sera meilleur ou moins bon. Mais faire comme si ils n’avaient pas la moindre compétence (ce que VOUS faites) est le problème.
L’Allemagne veut un drone lourd pour accompagner ses Eurofighter. C’est le projet Airbus Wingman avec Helsing et d’autres industriels.
Ce XQ-58 est proposé par Airbus sans demande de l’armée allemande, et correspond à une demande anticipée par Airbus. C’est un avion léger tiré depuis un rail, prêt pour 2029. Donc oui, Airbus essaie de bénéficier de ce programme.
Cela n’enlève pas le besoin pour l’Airbus Wingman. Et dans ce domaine, pas de collaboration annoncée avec la France.
P.S. Le nEUROn n’est pas un avion de Dassault, mais un avion de bien des industriels ayant collaboré. Et cet avion n’a été qu’un démonstrateur. Faire comme si c’était un drone opérationnel est absurde. 170 vols effectués.
Dire que le nEUROn n’est pas un avion de Dassault, c’est comme dire que le F-35 n’est pas un avion de Lockheed Martin. C’est ridicule… comme tous vos postes.
On ne peut traduire l’anglais « post » (au sens informatique du terme) par poste.
Mais on peut parler d’un billet, d’un message, d’un commentaire, d’une contribution ou d’une publication.
 » Personne n’a dit que ce projet était plus avancé que qui que ce soit / quoi que ce soit. »
Ah ? j’ai des souvenir d’un certain Sorensen qui disait… qu’Airbus avait développé , avec succès bien entendu, un drone ultra-secret et que Dassault et des co-contractants n’avaient qu’à se rhabiller car ils n’étaient pas à la hauteur de la haute-technologie d’Airbus. Je ne peux pas en dire davantage, vu que ce drone est depuis resté…ultra secret.
Je suis là .C’est un accord destiné à noyé l’état d’avancement du drone Airbus DS à Dassault.Croyez moi le prototype est très en avance sur le programme.Que les français persistent à perdre leur temps et le très peu d’argent étatique dont ils disposent dans une chimérique souveraineté, une indépendance illusoire alors que les créanciers leurs ont mis une laisse au cou c’est triste et risible.
Ce qui est risible, c’est votre com de retour !
Étrange, vous ne nous aviez pas manqué !
Bon, on va donc continuer à se marrer à vos dépens…
Lassant.
Un accord destiné à noyer.
Dites John, puisque le Neuron n’est pas un produit Dassault, étant donné que d’autres industriels y ont participé…
Le F-35 n’est donc pas de chez LM et encore moins US, n’essssss paaaas ?…
Vous voulez la liste des industriels étrangers impliqués dans le F-35?
Et pour les soit-disant 170 vols effectués du Neuron. C’est exact, à peu de choses près pour ce qui concernelesvols au profitdes industriels. MAIS vous oubliez tous les vols réalisés sous l’égide de la DGA !
Bref, pour résumer, avec vous c’est toujours le grand n’importe quoi. Pauvreté qui a besoin d’exister.
F-35 n’est donc pas de chez LM………….Vous dites n’importe quoi, vous n’avez pas la lumière.
Soi-disant.
Sans « t » à « soi » (c’est le pronom personnel, pas une forme du verbe « être »).
Littéralement : disant de soi-même. Faisant état d’une qualité qu’on s’attribue soi-même.
Et pour les soi-disant 170 vols effectués du Neuron.
Cependant, « soi-disant » ne devrait théoriquement être employé que pour un sujet doué de la parole, ce qui n’est pas le cas d’un ou de plusieurs vols. À défaut, il est préférable d’utiliser « prétendu » ou « prétendument ».
Et pour les prétendus 170 vols effectués du Neuron.
Et pour les 170 vols prétendument effectués du Neuron.
Comme s’ils n’avaient.
« Elle est où l’autonomie ? »
La longueur de la laisse, pas un centimètre de plus.
Ca peut aller au delà , mais dans les limites du collier étrangleur!
C’est très curieux. Alors qu’airbus défense doit développer les effecteurs du SCAF, pourquoi vont-ils chercher Kratos au lieu de développer une solution par eux-mêmes?
C’est pas censé être ITAR FREE le SCAF ?
Si… Mais l’Allemagne essaye d’y embarquer des industriels US.
Vous n’avez toujours pas compris que chaque élément du SCAF est décidé par tout le monde, mais qu’il y a un industriel qui dirige le bout de programme? L’Allemagne ne développe pas les effecteurs qu’ils veulent indépendamment.
Et pourquoi ne pas avancer dans ce domaine? Demandez à Dassault pourquoi ils font tout pour faire capoter le projet et ensuite se plaignent quand l’Allemagne décide de développer ses solutions dans son coin.
Ces pirouettes improbables pour défendre Airbus coute que coute…
Tout pour faire capoter le projet ? Quels sont vos sources au BAAINBw ? Et pour les espagnole qu’avez vous comme infos ?
Vous dites des choses sensées sur les programmes d’Airbus DS mais vous vous emballez un peu.
Ceci dit Dassault et les autres ont toutes les briques en France pour jouer. Airbus et MTU pas sûr.
Les Espagnols (les Espagnoles si ce ne sont que des femmes).
Quelles sont vos sources.
Vous vous trompez sur un point : Dassault se plaint de ne pas avoir la gouvernance sur le pilier NGF alors que la société est censée être le maitre d’Å“uvre.
Je voudrais aussi vous rappeler que l’Allemagne n’est pas vraiment un partenaire irréprochable dans ce projet : abandon du MAWS au profit d’avions américains, achats de F35, négociations avec les anglais en vue de rejoindre le GACP…
Toi en revanche Johnny, tu n’as pas tout compris aux derniers rebondissements du programme…
Et encore moins aux demandes de France/Dassault…
Étonnant ? Pas vraiment.
Les effecteurs c’est Airbus. Rien à voir avec Dassault. Les US ne sont pas partenaires du programme SCAF donc il n’y a pas de besoin de leur sous-traiter quelque chose. Qu’Airbus veille sous-traiter à une boite allemande, française ou espagnole, je comprendrai même si je serais quand même surpris.
Par contre sous-traiter à Kratos? Pourquoi? Vous ne répondez pas à la question.
La réponse semble simple a déduire, sont ils capables de concevoir un tel système?
Je me souviens que la partie allemande d’EADS avait proposé un drone furtif comme pendant du Neuron (qui lui existe et vole), arguant qu’il était « simulé numériquement ». et puis quand Dassault annonce l’ailier du Rafale F5, les meme gens sortent une belle maquette de Wingman. qui n’existait pas et qui est aussitot oublié quand un vrai avionneur propose une fabrication sous license.
Airbus defense est une compagnie d’effets spéciaux en fait.
C’est sous licence et non sous « license » qu’on fabrique en français.
Tout cela ne m a pas l air itar free, et donc ne peut être un composant du Scaf ; il serait temps de ne plus perdre de temps avec ces gens là .
C’est plus grave que le simple ITAR free (qui est l’autorisation d’exporter nos produits). On peut imaginer que l’es US auront la main sur la préparation de mission dès lors qu’on voudra l’utiliser et donc autoriser ou non nos opérations.
Il est question d’équiper l’armée allemande, pas la nôtre.
Bah voyons ! Cela continue. Les Allemands, c’est le cheval de Troie des Américains. C’est vraiment lamentable quand on voit en 4-5 mois le nombre d’alliance entre entreprises allemandes et Américaines. Airbus n’est pas Allemand mais Airbus Défense joue clairement le jeu de l’Allemagne (notamment sur le SCAF)
Le nombre d’alliances.
Le wingman n’était donc qu’une belle maquette, une vue d’artiste.
Comme l’article le met bien en évidence, l’Allemagne continue sa politique de fabrication sous licence du matériel américain (patriots, Iris, F35,ect..). Ici pas de frais de développement, il suffit de rentabiliser la licence… en exportant en Europe.
Quitte a concurrencer ceux qui payent le prix de l’indépendance stratégique.
@Green. L’Allemagne produit le PAC-2 GEM+ de Raytheon sous licence via MBDA…. L’IRIS-T est un programme européen et n’a absolument rien d’américain…L’assemblage des fuselages centraux de F-35 par Rheinmetall n’est pas une production sous licence. Et ce dernier contrat, tout comme celui pour la production de PAC-2 est un contrat entre entreprises privées, pas avec le gouvernement allemand.. Vous leur proposez quoi à fabriquer??? Rien, car vous aussi vous privilégiez votre industrie sur votre territoire. Voire la relocalisation de la production de poudre d’Eurenco de Suède vers la France….
Je leur propose que dalle. Diehl produit essentiellement des systemes americains sous license. c’est comme ca qu’ils ont commençé et qu’ils ont appris.
Sous licence.
ah c’est pas une fabrication sous license, tout va bien alors. ca change rien a leur statut de valets mercantilistes des USA.
Non, ce n’est pas une fabrication sous « license », car c’est en anglais américain que cette graphie est employée. En français (et en anglais britannique), on fabrique sous licence.
le truc c’est que je m’en contrefout de ton avis
@Green
Ce n’est pas un avis, c’est un fait.
@Green :
Je m’en contrefous.
C’est une relation de sous-traitance: LM sous-traite la fabrication d’un tronçon du F 35 à Rheinmetall.
Les Allemands ont un savoir-faire industriel, il l’emploient.
Oui métis remplacé par d’autres productions et ainsi x2 pour les capacités en Belgique. Eurenco a besoin de capacité partout et ça roule plutôt bien avec les suédois.
Pour Rheinmetall il s’agit de produire sous brevets US ou autres mais certainement pas Rheinmetall vu qu’ils n’ont pas participé au projet. Que ce soit une production sous license au seen vs strict ou pas n’a que peu d’importance.
« Oui métis remplacé » ?
« au seen vs strict » ?
Sous licence.
Euuuuuh… La poudre en Suède c’est l’Europe. C’est la souveraineté européenne, quoi…
Le F-35, le PAC-2, le Valkyrie, etc… c’est américain, même s’ils sont construits en Europe. C’est pas ITAR Free, pas souverain.
Les Allemands n’ont qu’à faire leur R&D comme nous, plutôt que de jouer les carpettes de l’Oncle Sam et favoriser l’entrisme US dans l’Europe de la défense…
Il comprend ?
Il comprend sans doute, mais c’est vous qui ne comprenez pas que les Allemands ont une autre stratégie.
Les Français exigent que l’Allemagne s’émancipent des Etats-Unis et considèrent que ne pas le faire, c’est être une carpette, un soumis, un vassal, une marionnette, un larbin, un traître (cheval de Troie), etc. Que des petits mots gentils.
Sauf que les Allemands ne l’entendent pas ainsi: ils ont une autre vision des choses.
Plutôt que de se demander pourquoi les Allemands agissent ainsi (il y a fort à parier qu’ils agissent ainsi parce qu’ils estiment que c’est conforme à leurs intérêts) les Français campent sur leur position de façon complètement psycho-rigide et persistent à ne rien comprendre et tout refuser en bloc.
Résultat, les choses se font sans nous. Ca déclenche des torrents d’injures et ça nous plonge dans la déréliction (le sentiment d’être abandonné, d’être mis de côté, exclu, tenu hors du coup, déclassé).
Mais bon, on n’a pas le mental adapté à la collaboration. Nous, on a un mental « tour d’ivoire »: on emmerde le reste du monde et on fait les choses dans notre coin, en boudant. C’est ce qu’on appelle le souverainisme.
Pour moi, c’est ok: si les gens veulent être souverainistes, c’est ok. Mais qu’ils sachent qu’il y a un prix à payer: c’est la solitude. On fait les choses tout seuls dans notre coin, on se met en marge, donc on n’est pas avec les autres. On est dans notre village gaulois assiégé par l’ennemi, entre nous. Mais on est libre et indépendants, fiers de notre souveraineté, tel le Sioux dans sa réserve indienne.
Et les autres, eux, collaborent, ils font des projets, ils tissent des partenariats, ils avancent, ils font du business, ils gagnent du pognon, toussa. Ils vivent leur vie, quoi.
Il n’y a pas de quoi dramatiser, Goose. Vous savez, quand on quitte cette mentalité de péquenot assiégé dans son village gaulois et qu’on se lance à la découverte du monde, on réussit fort bien. Il n’y a pas de raison pour qu’on soit plus con que les autres, non plus.
C’est simplement une tournure d’esprit qui nous coupe des autres et qui rend les partenariats difficiles, c’est tout. Rien de tragique. Du moment qu’on en a conscience.
généralités et généralisations.
J’ai connu des lobbyistes plus habiles
https://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/fonction-publique-management-public/lobbyiste-71906#:~:text=Les%20masters%20en%20affaires%20publiques,%C3%A9galement%20envisageables%20pour%20devenir%20lobbyiste.
@Goose. Et le coton, indispensable, c’est aussi un produit souverain européen ???
« relocalisation de la production de poudre d’Eurenco de Suède vers la France »
Ce n’est pas une véritable relocalisation dans le sens ou la production en Suède se poursuit. On augmente les capacités de production en augmentant la production en France. Votre présentation est malhonnête.
Par ailleurs les suédois se souviennent quelles contrats mirobolants TKMS a laissé à Kochums lorsque cette boite avait été rachetée par TKMS. Kochums, à l’agonie, avait été rachetée par Saab en urgence pour sauver la boite. Un cas absolument unique.
@Aymard. Concernant le mot relocalisation, je ne fais que reprendre la parole de vos autorités….
@Charles III
« L’IRIS-T est un programme européen et n’a absolument rien d’américain »
Certes mais les deux autres couches sont US et israéliennes, ce qui revient toujours à se demander si la notion de souveraineté est une préoccupation européenne ou essentiellement française.
Il y a une forme de clash entre une conception strictement industrielle et une conception de souveraineté européenne.
M’enfin Courmaceul, les Allemands ont un modèle économique qui est à des années lumières du nôtre: ils ont une industrie qui leur permet d’exporter, donc de dégager des excédents qu’ils réinvestissent partout dans le monde. Ils sont tributaires du monde extérieur et doivent sans cesse s’y adapter. En conséquence de quoi ils sont très attentifs à leur environnement stratégique et ont globalement une démarche d’ouverture sur le monde.
Nous, on a un modèle stato-consumériste qui a été très bien décrit par Jérôme Fourquet:https://www.contrepoints.org/2024/05/16/474620-la-france-dans-le-piege-du-stato-consumerisme-une-analyse-de-jerome-fourquet
Ce modèle économique, qui nous rend extraordinairement dépendant du reste du monde, a façonné une mentalité de défiance à l’égard du reste du monde et a renforcé un esprit souverainiste anxieux, agressif et jaloux.
Il est évident que notre conception de la souveraineté diffère complètement de celles de nos partenaires.
Je vous donne un exemple: les excédents commerciaux de l’UE sur les Etats-Unis, c’est à la louche 200 Mds€ par an, dont la moitié réalisée par la seule Allemagne, donc cent milliards. Quand les Allemands discutent avec les Américains, ils discutent pour 100 milliards. Nous, pour un fond de verre à dents (on a quelques milliards d’excédent, et encore, ça dépend des années et ça dépend comment on compte).
C’est tout simplement un autre univers. Nous, un excédent commercial, on ne sait tout simplement pas ce que c’est. On n’en a pas eu en France depuis une génération: le dernier excédent commercial de la France a été enregistré en 2002 pour 10 Mds€, me souffle l’IA de mon moteur de recherche.
Donc, un pays qui défend ses excédent commerciaux, pour nous c’est un OVNI. Un pays qui fonde sa stratégie et sa politique sur la défense de ses excédents commerciaux, pour nous, c’est inconcevable. Ou ça relève du vice, parce que dans notre culture catholique, l’argent, le commerce, l’entreprise, c’est vil, c’est mal. C’est caca. En plus on n’est même pas aidé par la religion…Et d’un point de vue idéologique, c’est encore pire: idéologiquement, le Français est un étatiste né qui tient en horreur le libéralisme économique y-compris dans ses expressions les plus timides et minuscules.
Donc, oui, je vous confirme qu’il y a un gouffre culturel à propos de la souveraineté entre nous et nos partenaires et j’ajoute qu’on n’est pas prêts de déchiffrer l’énigme, parce qu’on est quand même assez hermétiques aux façons de penser qui sont trop différentes des nôtres.
Près de (proche de) ou prêt à (disposé à ), mais ni « prêt de » ni « près à ».
Et j’ajoute que nous ne sommes pas près de déchiffrer l’énigme.
Et j’ajoute que nous ne sommes pas prêts à déchiffrer l’énigme.
La façon de voir de l’Allemagne, je connais, merci.
La question est très ponctuelle: la protection antiaérienne de l’Europe, est-ce un élément de souveraineté d’où une offre européo-européenne ou bien ça ne l’est pas d’où une offre US-Israël-Allemagne pour protéger l’Europe.
« Voire la relocalisation de la production de poudre d’Eurenco de Suède vers la France…. »
Ce n’est pas parce que le verbe « voir » ne doit pas être utilisé à la place de l’adverbe « voire » pour dire « et même » qu’il faut cesser d’employer le verbe « voir » quand son usage est légitime.
Ainsi, au sens de « cf., se référer à , se reporter à  », l’emploi du verbe « voir » est parfaitement indiqué, puisque c’est bien là une de ses significations.
Voir la relocalisation de la production de poudre d’Eurenco de Suède vers la France…
L’abréviation de la locution latine « et cetera » (aussi écrite « et cætera ») est « etc. » et non « ect ».
(Patriot, Iris, F-35, etc.)
super merci et comment dis va te coucher il est 8h en grec ancien?
Et s’écrit une seule fois, contrairement à l’usage chez nos amis transalpins (ecc., ecc.) qui, eux, ont italianisé le latin… mais le prononcent comme le latin 🙂
C’est ce que disent certaines sources, mais le dictionnaire de l’Académie indique qu’etc. peut être redoublé.
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9E2841
D’un côté on a un Airbus DS très sûr de sa force face à Dassault au sujet des drones de combat et des effecteurs connectés, et de l’autre on a ça…
Venant de la part d’une puissance européenne qui a du cash on peut le voir comme un aveu de faiblesse: ils assurent leurs arrières en cas d’annulation du SCAF et admettent qu’ils n’y arriveront pas tout seuls.
Ils ont du cash mais plus de compétences (et ça veut avoir le lead sur le SCAF)
Plutôt que de parler d’avoir le « lead » sur le SCAF, pourquoi ne pas employer la gouvernance, la direction, le commandement, la conduite des opérations, la tête de file, la primauté, la prépondérance, la prééminence, la prédominance, la première place, la suprématie, la chefferie, le rôle de meneur, la fonction de numéro un, la charge de chef de file, la place en tête… sur le SCAF ?
Pour moi être sûr de sa force , c’est être capable de faire un drone de combat seul , sans s’associer avec une entreprise Américaine.
Certes Romain, mais le patron de la Luftwaffe veux accélérer le mouvement. Donc, ils prennent une cellule sur étagère et ils lui intègrent un système de mission maison (ou home made, comme dirait Robert Collins).
Moyennant quoi, ils peuvent espérer mettre le truc en service plus rapidement que le drone associé au SCAF, qui est un programme à maturité fin de siècle, si jamais il survit et passe le cap du démonstrateur.
Je cite le monsieur: « Nous devons les avoir beaucoup, beaucoup plus tôt ».
Il a dit deux fois « beaucoup », donc apparemment il y tient. Dans les deux années qui ont suivi cette fracassante déclaration, un industriel lui propose une solution. Et, même son de cloche du côté de l’industriel en question: « Compte tenu de la situation géopolitique actuelle, nos clients ont exprimé un besoin urgent d’avions de combat collaboratifs, consommables et non consommables ». Vous avez entendu le mot « urgent » dans la phrase?
Donc, les mecs vont pas réinventer l’eau tiède. Il se trouve que les Amerloques travaillent depuis quelques années déjà sur un UCAV qui est à peu près opérationnel, bien qu’il ne soit pas en service, mais qui est sans doute le projet actuellement le plus avancé. Eh ben banco. Et roule ma poule.
Le truc qui est intéressant dans cette affaire, c’est que vous avez deux choses:
– Il y a le drone d’un côté,
– Et puis il y a les interactions du drone avec l’avion.
Faire le drone, c’est déjà en soi un défi, mais après, il y a une porte qui s’ouvre sur un long couloir qui peut très facilement devenir un labyrinthe: les interactions du drone avec le reste du dispositif, en premier lieu les pilotes et les avions dont ce drone est censé être le prolongement et puis avec l’ennemi, aussi. Et là , c’est l’aventure.
Parce que si vous croyez qu’il suffit de mettre en service le Rafale F5 et son drone, et dans la minute qui suit déclarer que l’ensemble est opérationnel, nan, nan. Il y en a pour dix ans de prise en main et d’exploration du domaine.
Et, c’est là que je voulais en venir: Kratos a commencé à faire ce job avec l’Air Force Research Laboratory. Donc, ils sont pionniers, l’air de rien.
Vous savez ce qu’on a fait, nous, en matière d’exploration du domaine? Ben on a programmé le Neuron pour qu’il aille bombarder un truc (fictivement, hein) et qu’il revienne à sa base. Voilà à peu près où on en est dans l’exploration du domaine.
Donc, toujours l’air de rien, les Boches viennent de se mettre en partenariat avec ceux qui sont les plus avancés non pas dans la conception d’un drone de combat en tant que telle, mais dans l’exploration des interactions, qui est l’autre versant du défi technologique.
Maintenant, si ça vous soulage de dire que les Boches sont des incompétents, des vassaux des Amerloques, des traîtres à la cause européenne, ou des faibles qui doutent d’eux-mêmes, défoulez-vous les mecs et faites-vous plèz. Mais en attendant, prenez conscience qu’ils accélèrent et qu’ils se sont mis en cheville avec des cadors du secteur. Et accessoirement, n’oubliez pas que la France est un pays qui a loupé le coche du drone, qu’on rame comme des beaux diables pour rattraper notre retard et que l’astuce qu’on a trouvée pour aller un peu plus vite, c’est de faire du « certifiable non-certifié ».
Genre, je contourne les normes réglementaires que j’ai moi-même édictées parce que je suis devenu une bureaucratie obèse complètement dépassée par ma production normative aux allures kafkaïennes.
Donc, avant de dire que les autres sont des brêles, je suggérerais d’observer un silence prudent et attentif, voire scrutateur. Parce qu’il y a certainement des choses intéressantes à étudier dans ce projet allemand.
@tschok
Vous mettez le doigt sur le vrai enjeu : la transformation du métier de pilote de chasse en chef d’orchestre de systèmes interconnectés.
Pour mener à bien ses missions de combat, le pilote ne disposera plus simplement d’une machine volante mais d’un ensemble cohérent de plusieurs machines qu’il peut activer, avec des degrés d’automatisation variables. Ceci sans même parler de la coopération accrue entre pilotes et avec le sol.
Tirer parti de ces nouvelles possibilités sur les plans tactique et opératif est encore un champ exploratoire ouvert. Cela va requérir de nombreuses expérimentations et un travail CONJOINT long entre industriels et militaires, pour une finalité à ne pas perdre de vue : être plus efficace et victorieux en combat.
En France, l’intérêt est que cet interface entre militaires et industriels existe, même s’il n’est pas parfait, c’est la DGA. Cela permet de cadrer d’emblée une innovation industrielle dans un contexte de besoins opérationnels des militaires. Pour rappel, le projet de démonstrateur nEUROn n’est pas une initiative marketing isolée de Dassault, il a été mené sous maitrise d’ouvrage DGA avec implication des militaires.
–
NB « certifiable mais non certifié » n’est pas une astuce française Proustienne à la recherche du temps perdu, dans la mesure où tout le monde le fait en particulier General Atomics pour les Reaper et Predator.
La France emboîte simplement le pas.
L’exigence des militaires est aussi d’avoir des systèmes opérationnels rapidement et c’est ce critère qui prime : il s’agit donc de développer et de produire un drone comme s’il devait être certifié, en gagnant le temps de faire vraiment la procédure laquelle se compte en années.
C’est un choix délibéré en forme de pari raisonnable sur la maturité de l »industriel.
Le patron de la Luftwaffe veut.
Cela peut avoir comme effet de permettre à Airbus de rattraper plus vite son retard dans le domaine, c’est très bien. D’ailleurs à 2/3M€ pièce, je ne comprendrais pas que l’armée de l’air n’en achète pas, une quarantaine pour le prix d’un Rafale, à moins qu’il ne soit pas compatible au niveau des communications?
Dassault développe le NEURON , pas besoin d’acheter un drone Germano-Américain .
pas dit qu’il soit au même prix, pas dit qu’il soit prêt avant 2035, et que ce soit pour l’AAE comme pour Dassault il y a un intérêt à voir plusieurs types de drones voler de conserve.
Et enfin, Airbus Defense n’est pas Allemand, va falloir un jour se mettre en tête que pour tous les projets une bonne part des équipes sont françaises
elles sont implantées ou ?
Toulouse est un site majeur pour les activités spatiales, les satellites, les instruments spatiaux et l’avionique.
Élancourt est spécialisé dans les radio et communications, le réseau et l’électronique
@bluesmartini,
Si personne ne se donne la peine de rendre ces drones interopérables avec des Rafale, ils ne le seront vraisemblablement pas.
L’interopérabilité, il faut la demander, l’exiger, et même se battre pour l’obtenir. Par défaut, on vous livre des trucs qui ne le sont jamais. C’est du commerce: comme ça, on en fait un truc payant.
Nous avons là la confirmation que
1) Airbus n’est pas capable de développer lui-même et tout seul comme un grand ce projet de drone malgré ses fanfaronnades.
2) Que le Scaf machin truc est (enfin) enterré sous la forme jusque là évoquée, en effet, rien de « souverain » dans la plateforme co-développée avec une scie US. Peut-être y aura t il des coopérations sur certains points ? Car il est évident qu’un tel montage est rédhibitoire pour la France qui elle, cherche à être réellement souveraine concernant notamment sa force de frappe nuc.
3) Que nos partenaires ont le feu au popo et sacrifient volontiers un projet réellement souverain et le développement de compétences en interne pour faire un buisines as usual.
4) Que cette farce était écrite à l’avance car une telle coopération ne se décrète pas en quelques mois (on a échappé à un sacré bins).
Je précise pour terminer que les annonces teutonnes (tous ces milliards) ne sont qu’une manière de pomper le pognon du con-tribuable allemand (un peu comme lors de la réunification) pour l’injecter dans un lobby qui a ses entrées chez les politiques, même nous on fait petits bras à côté, ou l’éternelle histoire des vases communicants.
NB; il y en a qui doivent bien rigoler, devinez qui ? Cela commence par un D
Cela m’étonnerait qu’ils rigolent beaucoup, parce que cela veut dire que l’Allemagne va tout faire pour savonner la planche à Dassault en Europe :
– Combien de temps a-t-il fallu pour arriver à exporter le Rafale en Europe ?
– Quel marché va-t-il rester si l’Europe s’équipe de F-35 + XQ-58 ?
– Quelles conséquences politiques, industrielles et commerciales si les européens continuent de dépendre des américains/israéliens ?
C’est une époque propice pour « déchirer le voile » . On va pouvoir compter, dans un délai très court, ceux qui souhaitent avancer vers la souveraineté et ceux qui le refusent. Les vrais amis vont pouvoir se compter, dans un camp comme dans l’autre. Les choses seront claires.
« la plateforme co-développée avec une scie US. » C’est une scie musicale ?
Si vous tenez à employer un anglicisme, essayez au moins de le faire correctement : « business as usual ».
Fort honnêtement je m en … un peu de vos remarques et de votre condescendance mais si cela vous permet de vous occuper durant votre retraite, après tout c’est bien de rester actif qq part.
Le problème c’est que vos interventions refroidissent certainement ceux et celles qui sont en délicatesse avec l’écrit et c’est une nouvelle forme d’exclusion qu’ils doivent ressentir aprés une scolarité qui leur fut certainement douloureuse.
& je ne parle même pas des étrangers qui font l’effort de s’exprimer dans notre langue.
Je pense donc que vos interventions nuisent aux débats ou du moins restreignent le nombre d’intervenants et bouffent inutilement de la mémoire sur le serveur.
Bonne journée cependant
La France d’après Macron deviendra le mouton noir de l’Europe ou de ce qu’il en restera….
Il faudra se faire à cette idée !
Qu’est ce que vous avez contre les moutons noirs ? C’est de la discrimination ovinomélaniste !
Tiens ? J’aurais plutôt dit mélanovine…
Les T€uton$ avouent publiquement leur incomptetence et le fait qu’ils seront toujours un problème pour l’UE et sa defense, ils sont le pion diviseur des US.
Nous n’avons jamais eu, et nous n’aurons jamais rien a artendre d’eux, ne pas le comprendre et ne pas l’accepter, est un symptôme de bêtise caractérisée ou, de compromition…
je valide l’orthographe de T€uton$
Par contre
– incompétence
– Ã et non a attendre
– compromission s’écrit avec 2 s et non « tion »
PS : comme l’histoire se répète encore et encore je crains que la deuxième hypothèse soit la bonne
Voilà , ça c’est l’esprit français dans toute sa splendeur.
Ma tour d’ivoire chérie, j’y suis, j’y reste et qu’on me foute la paix!
Et après, on s’étonne d’être un peu seul… On peut pas avoir un comportement d’asocial sectaire et agressif et en même temps se plaindre d’être marginalisé par l’Allemagne, qui n’est pas notre mère, en plus. Elle n’est pas chargée de nous socialiser dans le groupe des pays européens, comme si on était des ados boutonneux. L’accuser de nous trahir parce qu’elle ne le fait pas, ça relève du psychiquement complexe, là .
La psychothérapie va être longue et douloureuse, à ce stade.
Que ne ferait-on pas pour trouver du travail pour Aibus DS… et combler les lacunes techniques ?
Inféodé prend ici tout son sens. Ne rien développer permet d’industrialiser à moindre coût et de s’affranchir des règles Européennes en matière de subvention ( que nous payons…) pour l’industrie de la Défense, tout en ouvrant la porte en grand aux produits US. Cette politique à courte vue, indépendamment de la souveraineté, va engendrer une déchéance technique.
Nous avons tout à gagner en prolongeant le concept Neuron…
EH BEN, encore une gigantesque caillasse dans le jardin d’une BITD coordonnée européenne ! Encore un énième geste d’inféodation aux USA MAGA qui vient révéler au grand jour une accumulation de failles allemandes qui agissent en synergie malfaisante, hélas, mille fois hélas :
1 > AIRBUS D&S et singulièrement Manching n’ont pas arrêté de pâtir ces 20 dernières années des « dividendes de la paix » à la sauce Merkel, un contexte bisounoursé plein de gaz russe pas cher qui a constitué un bon prétexte pour assurer la sacro-sainte règle d’équilibre budgétaire (éminemment respectable, mais parfois toxique pour la croissance) aux dépens de la Bundeswehr et des constructeurs de matériels militaires outre-Rhin.
2 > Les commandes d’Eurofighter n’ont pas cessé de diminuer, de révision en révision, avec même l’interposition en 2020 des achats ultra-contestés de 45 F-18 pour le fameux contrat opérationnel des B-61 gravitaires follement obsolètes. Il aura fallu souligner aussi l’obligation pour AIRBUS de remonter sérieusement le niveau de polyvalence d’équipement Eurofighter par les programmes Quadriga (38 appareils) ou les 24 ECR de guerre électronique dont le sort est toujours incertain. On l’a répété, l’Eurofighter a toujours souffert de sa trop grande spécialisation comme intercepteur, de sa mauvaise furtivité à cause de ses grosses entrées d’air socs doubles ventrales et d’équipements un peu dépassés, comme les radars à balayage mécanique de génération 1, Captor.
3 > Clairement, la BITD aéronautique allemande a énormément souffert depuis 2000 d’un manque chronique d’investissements réguliers en R&D et cela s’est naturellement traduit par un « vidage » lancinant des effectifs de B.E. A AIRBUS D&S, HENSOLDT, MBDA Deutschland….ou de non-renouvellement de postes d’ingénieurs-experts. Une erreur qui n’a pas été commise dans la même ampleur en France, la DGA ayant alimenté le flux R&T avec les F3 puis F4 et soutenu le NEURON, même si l’absence de développement d’un successeur du RAFALE ou d’un Super-Rafale à cellule composites furtive facettée, qui aurait du être initiée vers 2015, aurait évité certaines »compressions » de poste inévitables et permis de renforcer l’offre Rafale avec un GEN5 remis à niveau.
4 > Donc, objectivement, ce n’est sans doute pas le manque de talents qui pousse probablement AIRBUS D&S à proposer le KRATOS, les B.E. ayant su s’appuyer sur un certain savoir-faire pour proposer le plutôt réussi concept de drone de combat furtif Loyal Wingman canard à entrée d’air « à la Su-75 » à l’ILA début Juin 2024. Ce serait plutôt l’impossibilité de trouver les moyens considérables nécessaires à l’intégration des systèmes, au prototypage, à la motorisation et à la finalisation de ce très beau concept. Ces moyens N’ONT PAS été inscrits dans la moindre ligne budgétaire sérieuse par le BAAInW du Bundestag, les priorités étant tellement « hénaurmes » partout ailleurs en BundesRepublik en défense sol-air, blindés, logistique, bases, recrutement que les pseudo « 100 milliards » tonitruants de 2022 n’ont été que peu concrétisés et divertis ailleurs d’ailleurs si on examine les flux budgétaires réels allemands….Les récentes nouvelles annonces budgétaires énormes en équipements Défense de Merz auront-elles le même sort de fleuves virtuels terminant dans une mer d’Aral des promesses illusoires face à l’Histoire ?
5 > Cet épisode « cheval de Troie » KRATOS XQ-58 VALKYRIE dans la zone euro est la signature révélatrice d’une situation CRITIQUE de la BITD aéronautique européenne. Une situation qui pourrait prêter à sourire, si elle n’était pas FORTEMENT tragi-comique de par les paradoxes cruels sur lesquels elle est basée ! D’un coté, Dassault, fort de ses succès d’export, qui se verrait bien légitimement développer SEUL un NGF RAPACE un peu plus petit et exportable, pour préserver son indépendance et ses gains de marchés, ses plus-values conséquentes, toutes choses bien gagnées depuis 70 ans et……De l’autre coté, un AIRBUS D&S gravement affaibli dans son volant R&T et prototypage de Manching, victime d’une production famélique d’Eurofighter et de lignes de crédit Bundestag qui s’évaporent depuis trop longtemps, 2 paramètres qui ont gravement affectés ses B.E. et ses chaînes d’assemblage.
6 > Un PARADOXE très nuisible à l’Europe des BITD aéro car il a des REVERS très TOXIQUES: Le champion français surfant sur ses réussites export, mais qui ne pourra CERTAINEMENT PAS compter sur 95 à 100 milliards d’origine purement nationale de la part d’un état ruiné à 3.350 Mds de dette et…..d’autre part, un ancien complexe MBB-DORNIER-VfW allemand compétent et solide, MAIS qui est en voie de décrépitude larvée de par des sous-investissements chroniques depuis une éternité. Un complexe qui en est donc réduit à servir de « Cheval de Troie » aux savoir-faire US. Un complexe Manching victime de son parlement, pourtant assis sur une quasi-absence de dettes et sur des capacités de financement gigantesques, MAIS qui n’arrive non seulement plus à cerner l’importance du secteur aéronautique à cause d’un monceau gigantesque de retards de 30 ans à combler, mais encore, s’obsède en sous-main à « draguer » la BITD US dans l’espoir de continuer à s’attirer les « bonnes grâces » de l’administration Trumpiste………..SAD comme dirait le Marquis….
Oui ben pourtant ils le font.Si les Allemands ont une stratégie très différente de celle qu’on attend d’eux, c’est qu’il doit y avoir une explication.
Pour l’instant, j’entends invariablement ça:
– Parce qu’ils nous veulent du mal
– Parce qu’ils sont traîtres à la cause européenne (cheval de Troie selon les cas des Russes, des Amerloques, voire des Chinois. Et pourquoi pas des martiens pendant qu’on y est?)
– Parce qu’ils sont soumis aux Etats-Unis et qu’ils sont tétanisés par Trump
– Parce qu’ils sont techniquement incompétents et nuls en gestion*
– Parce qu’ils sont en état de panique morale et de détresse intellectuelle face au déclin inéluctable de leur industrie
– Parce qu’ils sont corrompus par les puissances obscures de l’argent, en particuliers les lobbys de ceci et de cela
– Etc…
Tout cela est bel et bon, mais c’est malgré tout un peu court.
* C’est l’argument que je trouve le plus croquignolesque quand il vient d’un Français et que l’on compare les performances économiques respectives de la France et de l’Allemagne…
Non, pas des Martiens. Ce n’est pas possible, il n’y en a plus.
Ils ont eu un petit désaccord protocolaire avec le Lémurien suprême (gloire à lui), ce qui l’a quelque peu contrarié. Du coup, ça n’a fait ni une ni deux : éradication.
Il est comme ça, notre Lémurien suprême (gloire à lui). Il ne faut pas le contrarier. Jamais.
C’est un peu dommage pour les Martiens, je leur trouvais un petit goût de noisette très agréable. On aurait au moins pu en garder quelques uns pour l’élevage…
Mais non, quand le Lémurien suprême (gloire à lui) dit « éliminez-les tous », il n’y a aucune marge d’interprétation dans la notion de totalité. Pas de « oui mais », pas de « sauf », pas de « presque » ou de « quasiment ». Et puis la gastronomie, ce n’est pas vraiment son truc, au Lémurien suprême (gloire à lui).
Donc, voilà , les Martiens, vous oubliez. Ou alors, c’était il y a bien longtemps.
On reste calme, ce drone n’a rien à voir avec le successeur du Neuron. Mais il y aura quand même un problème de coût. Le pb franco français, c’est que le SCAF doit être compatible avec notre force nucléaire et le futur PAN. Bon, Airbus devient de plus en plus allemand. Et dire qu’on fait vivre l’A400M…
Pourquoi les commentaires sur le service militaire long rénové ont été effacés, Laurent Lagneau???
Nos « amis » ont choisi Trump plutôt que l’Europe. Il serait temps de s’en apercevoir pour les naïfs qui nous gouvernent.
Si seulement ça ne datait que de l’ère Trump …
Mais ouiiiii, tout le monde sait que les Allemands sont des traîtres à l’Europe et qu’ils sont le cheval de Troie des Amerloques et que ceux qui nous gouvernent sont des naïfs un peu durs d’oreille, parce qu’on a beau le leur dire et leur répéter, ils font mine de ne pas s’en apercevoir, ce qui est l’indice de leur propre compromission, et même de leur trahison!
On sait toussa. Ca fait une génération qu’on vit dans une société dont la grammaire politique est devenue le complotisme victimaire. Donc, forcément, nos « amis » allemands, qui naturellement sont nos ennemis jurés! -comment pourrait-il en être autrement? – vont nous trahir et faire entrer le loup américain dans la belle bergerie européenne pour qu’il y dévore les pauvres petits agneaux français tout mignons et tout gentils qui n’ont jamais fait de mal à personne et qui ne veulent que du bien à tout le monde, sniff. C’est horrib’
Ouep, on va terminer en méchoui les gars.
Et sinon, à part ça?
A part ça?
Ben vous en devenez pathétique
Au contraire, je le trouve très rafraîchissant.
Si ce drone doit être « rattaché » au F35, cela peut se comprendre pour la compatibilité. Si cest prévu pour être rattaché à un autre avion présent,/futur, c’est un aveu d’incompétence face à Dassault.
Les Boches sont des gens incompétents, tout le monde le sait. D’ailleurs, yaka voir comment ils gèrent leur économie, les nuls. Même pas foutus d’avoir un triple déficit (commercial, comptes publics, balance des paiements), comme nous. Mais qui est-ce qui nous a foutu des tocards pareils, je vous le demande?
Il est plus que temps qu’on prenne les commandes de l’Europe et qu’on redresse la situation. Moi j’vous l’dis. Si on laisse ces gens gouverner leur propre pays, on va droit dans le mur, on est bien d’accord?
J’vais téléphoner au chancelier et j’vais lui dire: « écoute toto, ton partenariat avec le Krados, là , tu me l’annules tout de suite et tu achètes français, quoi merde! ». Et il va filer droit le Merz, vous allez voir. Nom d’un petit bonhomme! Ca va chier!
Bon en fait, Sharpei, l’argument de l’incompétence technique et gestionnaire des Allemands est un « mème » (un élément culturel qui se répète continuellement et qu’on met à toutes les sauces pour justifier un discours). Mais niveau analyse, c’est pauvre. C’est creux, quoi. Il y a rien dedans.
Macron est à Berlin le 23 juillet. Le SCAF sera forcément discuté. De même que cette dernière nouvelle concernant KNDS :
https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/letat-allemand-pourrait-monter-au-capital-du-fabricant-de-blindes-franco-allemand-knds-2176942
Cela me fait bien rire … enfin cela me ferai bien rire si ce projet de m…. n’allait pas entrainer les autres pays europeens dedans … bien triste l’autonomie de defense européenne …
Ces mêmes pays en profiteront pour traiter les francais de hautains, car ils osent developper un truc souverain …
Bref … pas un sous pour la defense europeene de la part de la France … bloquer bruxelles si les rabais accordés aux pays du nord ne nous sont pas appliqués en retour … et j’en passe …
Les lignes commencent peut-être à bouger :
https://www.franceinfo.fr/economie/budget/budget-2026-la-france-donnera-moins-a-l-europe_7380919.html
Ceci dit le fait de devoir le « négocier » me fait de la peine. Pourquoi ne pas l’annoncer et aller plus loin : au regard du comportement de nos « amis » la France à partir de maintenant n’est plus contributeur net. Et si cela ne vous plait pas vous appliquerez la règle des 5C. Thatcher avait dit « I want my money back » et l’avait obtenu
Entrainer les autres pays européens dans quoi, au juste?
Le patron de la Luftwaffe veut un drone de combat plus rapidement que ce que peut faire le programme SCAF. Et il l’annonce. Bon. Deux ans plus tard, l’industriel de référence en Allemagne lui dit: « mon général, j’ai une solution à vous proposer, j’ai fait un partenariat avec un Amerloque qui est très avancé sur le sujet, ils ont la cellule, moi je fais le système de mission ».
Et pour l’heure on en est là .
Le truc sera accepté, oui, non, on sait pas. Et il ne s’agit que de fournir un drone de combat à la Luftwaffe d’une toute autre catégorie que celui du programme SCAF. Est-ce que ça aura une incidence sur le SCAF? Peut-être que oui, peut-être que non, OSEF, parce que de toute façon la maturité du SCAF c’est dans 20 piges au bas mot, et encore, si le programme survit jusque-là .
Donc, il n’y a pas le feu au lac.
Et par ailleurs, la France a elle-même son propre programme de drone de combat, associé au Rafale F5. Donc, nous aussi on a déjà planté nos propres clous dans le cercueil du SCAF, si on prend les choses sous cet angle. Voyez?
Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, quoi: on leur fait des coups de pute, ils nous en font aussi, bon bref, difficile de départager.
Sinon, j’adore ce passage de votre com: « Ces mêmes pays en profiteront pour traiter les francais de hautains ». Mais ouiiiii, ils nous en veulent tous, ces salauds. Ils sont ligués contre nous, ils nous veulent tous du mal! Toussa parce que nous on est souverain. Nous on est bien, eux ils sont moches et pas bien. Ce sont des carpettes, tous autant qu’ils sont.
Na!
Et faut faire le frexit, viiiite.
(ça, c’est le syndrome de la tour d’ivoire, cet énorme machin qu’on a dans la tête)
Dans nos belles campagnes françaises, et pas qu’en Auvergne, un sou, c’est un sou. Ce qui nous permet de rappeler que le mot sou s’écrit sans s au singulier.
Pas un sou. Briller comme un sou neuf. Le sou des écoles. Sans-le-sou. Un sou valait cinq centimes. Le sou fétiche de l’oncle Picsou.
Nous dirions même plus : cela me ferait rien Byrrh.
Jamais les liens entre l’Allemagne et les USA ne seront coupés, d’autant plus que les négociations de l’UE sont longues et incertaines, et que le matériel US comble les lacunes industrielles des Allemands et permettent un transfert de compétence.
Les Allemands, et Airbus, songent aussi aux débouchés industriels, constante de tout projet.
La compatibilité avec les F35 qui équipent la majorité des pays de l’OTAN est probablement plus simple à obtenir avec un matériel US qu’avec une coopération avec d’autres européens.
ITAR Free ? mais l’essentiel de l’OTAN est de fait dépendant des USA …
Enfin Dassault est de toute évidence très compétant, mais il veut diriger tous les projets coopératifs auxquels il est amené à participer …
Est-ce en compétant qu’on devient compétent ?
Et vous vieil inutile, êtes vous souvent un con pétant ?
Nous sommes tous le con de quelqu’un et nul n’échappe aux flatulences. Mais de là à l’être souvent…
Commentaire bateau d’une très grande médiocrité digne des pires médias et pas que du tiers monde.
XI va pas être content!
Encore un énième exemple que l’Allemagne est devenu le Cheval de Troie des USA en Europe.
Berlin agit de la sorte pour plusieurs raisons :
– Acheter américain lui permet de plaire à Trump en réduisant la part des échanges commerciaux où il est excédentaire;
– Trouver des alliances avec des industriels US sur des produits prêts à à passer en phase industrielle, lui permet également de produire vite et beaucoup en économisant sur toute la partie « Recherche et Développement » très onéreuse;
– Acheter ou s’allier aux USA lui permet d’acquérir et/ou de profiter de briques technologiques qu’il ne possède pas à peu de frais.
Et ce dernier point est important.
Car s’il y a bien un problème dans les coopérations aéronautiques impliquant l’Allemagne aujourd’hui, c’est son manque de compétence. Elle n’est absolument pas au niveau d’un Dassault, d’un BAe ou d’un Leonardo !
Je sais que ça va en faire hurler certains, mais c’est pourtant un fait bien établi.
Les retards sur l’Eurodrone, c’est l’Allemagne ! Avec un Airbus DS à la traine, incapable de donner des directives, de synchroniser les travaux des uns et des autres, et pire, en retard sur ses travaux par rapport à ses sous-traitants, en particulier Dassault à qui par la suite ils essayent de faire porter le chapeau (noter que sur cette histoire, il a suffit que Trappier commence à hausser le ton pour que les responsables d’Airbus DS s’écrasent bien vite…).
Les crises à répétition sur le programme SCAF/NGF, c’est encore l’Allemagne ! Toujours avec Airbus DS qui veut tout diriger, qui veut imposer ses sous-traitants allemands, faire participer les industriels américains (comme sur le très sensible pilier du « Cloud » …) et qui fait de l’obstruction systématique sur les décisions de Dassault concernant le pilier NGF où pourtant celui-ci est maitre d’oeuvre.
Sur le MAWS idem. Airbus DS savait pertinemment qu’il ne pourrait pas se mesurer à Thalès dont l’expertise pour tout ce qui est PATMAR/SURMAR n’est plus à démontrer. Et qu’il serait marginalisé si le Falcon X de Dassault était choisi comme plateforme. Pour éviter ce risque, il suffisait donc de s’engager sur l’acquisition de P-8 Poseidon US, avec un retour industriel, tout en laissant marner les Français en évoquant une solution provisoire, qui in fine, aurait pu conduire à un abandon pur et simple du programme par Paris en manque de financement.
Je pourrais évoquer aussi les problèmes de moteur de l’A400M, les soubresauts qu’a connu le programme Eurofighter, etc.
Donc oui, il y a bien un problème de compétence chez les Allemands d’Airbus DS, et cette nouvelle alliance avec un industriel américain prouve une nouvelle fois, qu’en plus de toutes les raisons évoquées, Airbus DS court après Dassault qui propose un drone de combat pour son Rafale dès 2030, ce dont visiblement l’industriel allemand ne sera pas capable de réaliser par ses propres moyens.
Ce QUE visiblement l’industriel allemand ne sera pas capable de réaliser par ses propres moyens.
l’Allemagne est devenue.
Excellent Alpha ! Comme d’habitude, vous tapez dans le mille.
2033 le drone de Dassault. Mais à part ce détail, je plussoie votre message.
Bon, ok, l’argument du cheval de Troie et de l’incompétence technique et gestionnaire. J’en tombe pas de ma chaise et, de votre part, je ne m’attendais pas vraiment à un truc plus sophistiqué, Alpha. Sans vouloir vous vexer, hein?
On tombe dans la routine, là , je commence à sérieusement m’emmerder en lisant les coms sur ce blog.
airbus défenses est une plaie…
incapable de faire un drone ils prennent sur étagère aux USA ? quelle purge.
Et ça continue, General Atomics s’y met….https://defence-industry.eu/general-atomics-launches-transatlantic-partnership-to-develop-european-collaborative-combat-aircraft/
Je pense très sincèrement que les relations franco allemandes gagneraient en sérénité, sincérité et qualité si les deux partis reconnaissaient leur impossibilité réciproque de coopérer pour cause d’intérêts fondamentaux trop divergents.
La France place sa sa sécurité dans sa souveraineté, l’Allemagne la place dans sa vassalité aux USA. Ce n’est pas un reproche, la GB fait de même, avec un peu plus de subtilité, mais le résultat est identique.
Les conséquences seront lourdes et certainement déchirantes, pour les uns comme pour les autres, mais au moins on arrêtera de jouer au bal des faux culs.
absolument, ce jeu des rancoeurs réciproques n’apporte rien, moi je reconnais que les allemands peuvent légitimement avoir un intérêt en termes de montée en compétences en jouant les seconds des américains qui contrairement aux Français peuvent lâcher des domaines de compétence sans les perdre
le souci vient encore une fois de nos dirigeants, perdus dans la chimère d’une « indépendance » européenne » qui n’intéresse que nous le seul moyen qu’elle existe un jour est d’avoir une pleine autonomie française en termes de décision, et qu’on n’y est portant toujours pas (formation de notre aéronautique navale aux e-U)
notre horizon est mondial
Je partage votre diagnostic.
On peut ne pas être d’accord avec votre analyse, mais elle a le mérite insigne d’être énoncée de manière posée et synthétique.
Ouep, ça change de l’invective gratuite à caractère germanophobe, mais dans le fond ça reste une caricature d’analyse, parce que l’argument majeur c’est: les Allemands sont des vassaux des Amerloques, alors que nous, vous comprenez, on est des gens souverains. C’est pas la même chose, quand même. Nous ne sommes pas du même monde. Nous, on est des hommes libres et souverains, eux, ils sont des larbins soumis.
Donc, en fait, c’est juste un jugement de valeur, tout simplement. Et il est teinté de mépris, dans le fond, même si le vocabulaire employé dans la forme reste à peu près courtois. Mais on peut dire des vacheries en étant courtois, ça empêche pas.
Bon, à ce stade des commentaires, je note l’incapacité des intervenants à dépasser les « mèmes » en circulation, ce qui est assez consternant. Ils racontent à peu près tous le même genre de conneries, qui sont répétées en boucle. Reviennent de façon prépondérante les mèmes du cheval de Troie et de l’incompétence technique et gestionnaire. Et puis l’intention de nuire, évidemment (l’Allemagne nous veut du mal).
J’ai remarqué qu’il y a deux sujets qui font perdre instantanément aux intervenants 20 points de QI:
– Le Rafale versus le F 35: ils deviennent tous sectaires et agressifs,
– Et l’Allemagne: si vous faites un article sur l’Allemagne, les mecs se déchaînent et tombent dans la caricature comme un seul homme.
Pourtant, c’est une info assez triviale finalement: le patron de la Luftwaffe veut un drone de combat un peu plus vite. Un industriel allemand lui propose une solution en partenariat avec une boite américaine. Ca casse pas trois pattes à un canard. Eh ben les mecs vous en pondent une pendule à parquet comme si c’était l’affaire du siècle et que tout l’avenir de la France allait se jouer dans les heures qui viennent. On a l’impression qu’on est à deux doigts de la fin du monde et que c’est la faute des Boches.
Eh bé, ils sont impressionnables quand même.
Pour le « un peu plus vite, on verra », quand au prix final, idem.
S’il vous plaît. Quant à , quant au. Avec un t. Pas un d.
Quand à = Lorsque à . Quant à = En ce qui concerne.
Quant au prix final, idem.
Le rédacteur du post initial prend soin de préciser que son analyse n’est pas un reproche envers l’Allemagne et vous considérez que c’est une vacherie.
Votre interprétation des différentes contributions révèle un profil psychologique pathologiquement en recherche de reconnaissance, qui a besoin de critiquer pour s’attirer la lumière.
Vous ne présentez pas le profil psychologique adéquat pour exercer de hautes responsabilités.
Vous êtes limite inapte.