L’avion ravitailleur américain KC-46 « Pegasus » a encore un nouveau problème

Choisi en 2011 par l’US Air Force, aux dépens de l’A330 MRTT d’Airbus [EADS à l’époque], alors qu’il n’existait qu’à l’état de concept, l’avion ravitailleur KC-46A « Pegasus » a déjà donné beaucoup de soucis à Boeing, au point que ce dernier a dû prendre à sa charge la totalité des surcoûts engendrés par les difficultés rencontrées lors de son développement.
Câblage déficient, problèmes mécaniques avec la perche de ravitaillement, vibrations excessives au niveau d’une pompe à carburant, défauts de qualité sur les premiers avions livrés, découverte de fissures sur deux exemplaires fraîchement sortis des lignes d’assemblage, difficultés pour mettre au point le système de caméras permettant de contrôler les ravitaillements en vol [RVS – Remote Vision System], etc.
En mai dernier, le chef d’état-major de l’US Air Force, le général David Allvin, a indiqué que le KC-46A présentait encore cinq déficiences de niveau 1, c’est-à -dire susceptibles de provoquer sa perte. Pour autant, cela n’empêche pas cet appareil d’être sollicité, comme en a témoigné l’opération « Marteau de minuit », menée contre le programme nucléaire iranien, dans la nuit du 21 au 22 juin.
Cela étant, quand un problème est en voie d’être résolu, un autre apparaît… Cette fois, c’est le groupe auxiliaire de puissance [GAP ou APU, pour « Auxiliary Power Unit »] du KC-46A qui cause des soucis à l’US Air Force, et plus précisément à l’Air Mobility Command [AMC].
Pour rappel, le GAP est un turbogénérateur utilisé pour alimenter les différents systèmes de bord et démarrer les moteurs principaux d’un avion quand celui-ci est au sol.
Déjà qu’il passe pour être moins performant que celui du KC-135 Stratotanker, le groupe auxiliaire de puissance du KC-46A est sujet à des « pannes prématurées », a révélé le site spécialisé The War Zone, qui a pu confirmer cette information auprès de l’AMC. En clair, il s’use plus vite que prévu.
« Nous travaillons avec le fabricant pour résoudre » ce problème, a indiqué un porte-parole de l’AMC auprès de The War Zone. Pour le moment, la solution pour économiser le potentiel des GAP du KC-46A est d’utiliser un groupe de parc [pour la tension électrique et la pression hydraulique] et un groupe de démarrage à air [ASU – Air Start Unit].
Seulement, cette solution n’est pas idéale… dans la mesure où, dans le cadre du concept ACE [Agile Combat Employment], qui vise à concentrer des unités pour disposer d’une supériorité aérienne à un moment donné ou à les disperser afin de les soustraire à une menace ennemie, elle suppose une logistique importante et de déployer davantage de mécaniciens de piste.
Cependant, la cellule « innovation » de la 22e Escadre de ravitaillement en vol a développé une autre solution afin de faire en sorte que le KC-46A ait un GAP aussi performant, si ce n’est plus, que celui du KC-135.
En effet, en novembre dernier, elle a fait savoir que deux de ses sous-officiers venaient de mettre au point l’APURSS [APU Remote Start System] dont la particularité est de pouvoir être mis en route à distance, c’est-à -dire avant même que l’équipage ne monte à bord de l’avion ravitailleur. Pour le moment, ce dispositif est encore à l’état de prototype. Mais il doit faire l’objet d’un financement de 250 000 dollars, via la Defense Innovation Unit [DIU] du Pentagone, et d’un partenariat avec l’entreprise PWI, qui doit assurer son développement et sa commercialisation.





Le F35 et le KC46 sont complémentaires pour les Armées US, et me rappellent l’histoire de l’aveugle et du paralytique.
Pourtant il y avait dans les rangs de l’US Air Force quelques clairvoyants, ceux qui ont vainement tenté de faire adopter le MRTT …. OBAMA a cassé la baraque.
Avec le recul, on se rend compte que c’est le Hollande américain…
En quoi le KC46 serait plus complémentaire que le MRTT pour le F35 ?
Au niveau des problèmes…
LOL, excellent.
Et dire que l’USAF vient d’attribuer à Boeing le développement du F-47… bon courage !
J’ai eu exactement la même réflexion.
Le but étant de soutenir financièrement Boeing. Les USA ne peuvent se permettre de perdre Boeing.
Et des pays européens achèteront de F47.
Bizarre quand même, c’est la premier GAP développé par Booeing, et il est de série sur les 767.
Ou alors c’est une subvention déguisée pour la société PWI, mais 250 KUSD parait un faible montant.
Leur consommation énergétique a bord serait tellement plus grande, que le GAP série est sur-utilisée ?
En ce cas ce n’est pas une défaillance mais un choix technique, peut être non assumé…
Je ne pense pas que Boeing ai développé d’APU même pour le KC-46. Ils ont du utiliser celui du 767 fabriqué par Honeywell a priori. Je ne comprend pas trop ce souci de manque de puissance d’ailleurs. Pourquoi l’APU s’userai plus installé sur une version tanker que sur la version passagers? Ca reste mystérieux pour moi.
Oui je voulais dire en fait que ce n’était pas le premier GAP /APU développé pour un avions Boeing. Je pense aussi qu’en première approche ils ont du logiquement reconduire celui de série. Et pourquoi s’userait-il plus vite mystère, sauf s’il est sur-utilisé auquel cas, soit il aurait évoluer vers une version plus puissante dans le même encombrement, soit cela nécessitait plus d’espace et un redesign et donc une certification plus lourde, ce que les protagonistes n’ont peut être pas jugé utile, et c’est donc un choix technique, pas une défaillance en sois.
Oui mais l’APU est surtout utilisé au sol. Les moteurs sont à priori les mêmes que pour la version civile donc il n’y a pas de besoin de plus de puissance. Et dans la version tanker il n’y a pas la consommation « confort passagers » pour la clim, l’éclairage, ventilation, services numériques…
Donc le fait que ce soit l’APU qui pose problème spécifiquement dans cette version tanker est vraiment curieux. A moins que pour faire des économies de bouts de chandelle ils aient voulu utiliser un APU plus petit que sur la version passagers, APU qui au final se serait révélé sous-dimensionné?
Soit c’est une défaillance en soi, soit ça n’en est pas une, mais écrire « en soi » avec deux « s » est sans conteste une défaillance orthographique.
Nous dirions même plus : je ne pense pas que Boeing ait valu des hauts de pépées, même pour le KC-46.
Et nous ajouterions : pourquoi l’APU s’userait plus installé sur une perversion écÅ“urante que ça sur l’avion sage?
Vous allez les chercher loin, vos contrepèteries, les Dupondt !
Je comprends, tu comprends, il comprend.
Je ne comprends pas.
Un gros problème de boeing qui peut expliquer tout ou partie de ses nombreux problèmes technique est le passage d’une direction technique composé d’ingénieur à une direction commercial composé d’ignorants.
.
De fait le passé riche de Boeing ne veut plus dire grand chose sur les capacités réelles du groupe en raison des choix des hautes sphères.
Bonne analyse , à mettre en parallèle dans d’autres secteurs industriels .
Toutes les entreprises ont fait la même chose. Michelin en 1998 était une boite de techniciens et en 2003 une boite de financier. C’etait a la mode au Cac 40.
« d’une direction technique composé d’ingénieur à une direction commercial composé d’ignorants. »
D’une direction technique composée d’ingénieurs à une direction commerciale composée d’ignorants.
Je pense qu’on peut écrire un bouquin de 500 pages sur ce projet foireux. La forces des US, c’est qu’à grands coups de rétrofits et de milliards de $, il va finir par tomber en marche.
F-35 et KC 46 , même combat .
Le V22 n’a pas été non plus un grand exemple d’avion sans problème. Quand on regarde bien, les derniers avions US ne sont pas des exemples de réussite technique
Ah oui c’est vrai , je l’avais oublier celui-là .
Ce qui n’est pas rassurant pour les Américains, c’est que c’est aussi Boeing qui est en charge du développement du remplaçant du Minuteman.
Monter une ogive nucléaire sur une casserole, la dissuasion va prendre un coup dans l’aile…
Je l’avais oublié.
AP…URSS! Ca s’invente pas. Y’a un plan quinquennal de remise sur les rails de ce projet foireux que même Boeing doit désormais regretter d’avoir emporté en pipant les dés vu le pognon que ca leur coûte…
Hors sujet : mais j’ai vu que les discussions pour la sous marinade australienne reprenaient avec la France…
Si c’est bien le cas, c’est une bonne chose, car j’ai toujours dis que nous étions les seuls in fine à pouvoir leur livrer des bâtiments opérationnels qui correspondent à leurs besoins, et dans les temps impartis. Il fallait juste être patient et continuer en sous marin à bosser le sujet avec eux, et attendre que le vent (politique) tourne.
Mais je suis sûr que LL nous fera un petit article sur le sujet une fois que c’est bien confirmé.
@Echodelta
hors sujet, mais effectivement, cette info semble de plus en plus crédible. Le sujet est porté par des déclarations de l’ancien Premier Ministre australien, Malcolm Turnbull, qui affirme publiquement que le contrat AUKUS est une catastrophe qui coûtera à l’Australie « une fortune bien plus grande que ce que le partenariat avec la France aurait impliqué ».
Et surtout, c’est une tribune publiée le 11 mars 2025 dans le Guardian qui a donné corps à cette info, avec une interview de Peter Briggs, ex-président de l’institut du sous marin australien (donc pas n’importe qui !) qui appelait à « construire le navire français de classe Suffren, plus petit, moins cher et plus facile à équiper » que les sous-marins AUKUS.
Depuis cette date, il semble que les contacts se multiplient discrètement entre la France et l’Australie, et que la coopération militaire a repris.
Attention toutefois à ne surinterpréter de simples déclarations dans les journaux. L’Australie est pour le moment fermement engagée dans AUKUS, et aura probablement les plus grandes difficultés à en sortir sans dommages, si elle le décidait.
Un seul problème. L’avion par lui-même.
Il semble bien que depuis que les financiers ont pris les commandes dans l’industrie US, celle-ci ait beaucoup perdu en compétence et efficacité.
Les ricains savent plus rien fabriquer correctement!!!!! Et l’autre peau d’orange qui veut que tout soit fabriqué chez lui dans les 4 ans alors que son peuple sait plus rien faire de ces 10 doigts!! Et Boeing qui doit s’occuper du joyau de la couronne, le F47.. une farce!!
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Alors que son peuple ne sait plus rien faire de Ses 10 doigts.
https://jeretiens.net/ca-ou-sa-ce-ou-se-ces-ou-ses-cest-ou-ses
Nos amis américains nous dénient notre souveraineté, mais ont refusé l’A330 MRTT par soucis de souveraineté!
Ils ne nous reste plus qu’à faire comme eux, investir un peu de temps de geeks pour leurs tailler un beau costume sur les réseaux sociaux, les journaux etc…
Idem pour le F35, et de même pour le NGAD, qui soit dit en passant va avoir beaucoup de problèmes, qu’il nous faudra mettre sous les feux d’énormes projecteurs, histoire de leurs faire bien comprendre que la délation qu’ils pratiquent auprès de nos clients, depuis des années sur nos matériels, n’est pas à sens unique…
Boeing et LM partent en sucette, pour avoir remplacer des ingénieurs très pointus, par des représentants de commerce au sommet de leurs chaînes de commandement… le résultat c’est que d’années en années ces 2 géants perdent des facultés de conception qu’ils ne retrouveront qu’après de très longues années d’efforts comme à leurs débuts!
Certes, ces 2 entreprises ont gagnées beaucoup plus d’argent, avec leur politique de rentabilité, mais un marchand aussi génial soit-il, ne remplacera jamais un ingénieur. Les lendemains de fêtes vont faire très bobos la tête aux ouvriers, car c’est eux qui vont payer par milliers de licenciements les efferalgans et autres Dolipranes.
Pour avoir remplacé.
Ces 2 entreprises ont gagné.
Dans nos belles campagnes françaises, la question du ravitaillement aérien ne nous cause pas le moindre souci, ce qui nous permet de rappeler que le mot souci s’écrit sans s au singulier.
Par souci de souveraineté, se faire du souci, avoir un gros souci, le palais de Sans-Souci, une fleur de souci jaune vif.
@Dolgan Désolé pour le décallage mais la fonction répondre est encore…………………
Attention vous allez avoir un procés en arguments et en insultes! Un grand classique quand justement on manque d’arguments! Il y en a un autre qui joue la même partition et pour être certain qu’il a bien compris ce qu’il a posté il a répété son numéro de « Caliméro » au moins une demi douzaine de fois!
Le décalage ne s’écrit pas comme le décollage.
Le B 52, dont les derniers exemplaires (modèles G) sont sortis des chaines Boeing dans les années 60, démontre une fiabilité à toute épreuve, due à la qualité des matériaux employés à l’époque et à la rigueur de fabrication.
Le KC 46, du même Boeing, cumule les défaillances du fait de la qualité merdique des sous-ensembles, des sous-traitants (ben oui, il fallait faire plaisir aux actionnaires, c’est le business façon Tavares, cost killer, oui, mais aussi hélas quality killer) et de l’assemblage (depuis 1968, tout est relatif, alors la rigueur…).
Voilà , on finit comme ça et c’est valable aussi pour l’Europe dans son ensemble. Ca m’énerve.